Réponse anticipée aux inquiets

Chers lecteurs de Planète sans visa, je n’écrirai rien ici pendant une huitaine de jours, et pendant ce temps, vos éventuels commentaires resteront coincés dans la grande machine. Si vous ne les voyez pas apparaître, ce sera donc normal. Il faut qu’ils soient « modérés », c’est-à-dire lus et acceptés, et ils ne le seront que plus tard. See you.

10 réflexions au sujet de « Réponse anticipée aux inquiets »

  1. Quelques jours après le report sine die de la taxe carbone, la fondation Nicolas-Hulot a claqué la porte du Grenelle de l’environnement. Une décision qui pourrait donner des idées aux autres associations partenaires et soulève la question de l’avenir des travaux.
    http://www.france5.fr/c-dans-l-air/

  2. Non , ce juge n’est pas aveugle !
    Jugez putôt :

    http://www.ecologie-radicale.org
    Gérard CHAROLLOIS le dimanche 28 mars 2010
    TEL 06 76 99 84 65
    Une éthique pratique.

    Sachant que le verbe et l’action sont indissociables, la CONVENTION VIE ET NATURE promeut une éthique pratique visant à modifier radicalement les rapports de l’homme avec les animaux, la nature et lui-même.

    —- rapport à l’animal :

    Puisque nul ne peut disconvenir que l’animal est un être sensible éprouvant le principe du plaisir déplaisir, que les grands singes, les dauphins et les éléphants possèdent, selon les travaux récents de l’éthologie et de la neurologie les neurones permettant l’empathie, que la génétique révèle la continuité du vivant, il faut abandonner le conditionnement social ancien, issu d’idéologies anthropocentristes, permettant aux humains de torturer, de maltraiter, de réifier les autres animaux, pour lui substituer une approche respectueuse.
    Ce défi éthique est occulté par le vacarme médiatique contemporain et ceux qui évacuent la problématique par ce sophisme pervers (il y a bien d’autres causes essentielles à défendre avant celle des animaux ). Cette dérobade relève d’une déplorable indigence intellectuelle et morale.
    Les lobbies de la chasse, de l’élevage concentrationnaire et leurs relais au sein des vieux partis politiques usés censurent la pensée écologiste éthique, au besoin la caricaturent et la criminalisent.
    Ils ne font par cet ostracisme que révéler leur incapacité à soutenir un véritable débat de fond avec nous.

    Ce que l’homme fait à l’animal non-humain, il finit toujours par le faire à ses semblables et si l’on souhaite œuvrer pour que l’humain ne traite pas les autres hommes comme des bêtes, il faut lui apprendre à ne pas traiter les bêtes comme des choses qu’elles ne sont pas.

    — rapport à la Nature :

    Celle-ci n’est point un décor, un environnement au service des appétits et des caprices des humains. La Nature vaut par elle-même et doit être sauvegardée face à la maîtrise technique d’une espèce démographiquement en expansion préoccupante.
    Considérons, en postulat moral, que toute espèce a le droit de vivre sur la terre car toute espèce, comme l’espèce humaine,participe d’un processus d’évolution dont l’homme n’est qu’un élément.
    Une espèce n’a pas à payer un droit de vivre à l’espèce humaine.
    Ce que nous récusons n’est nullement la maîtrise que notre espèce a acquise grâce à ses capacités neuronales mais l’usage qu’elle fait de cette maîtrise.
    Le problème ne réside nullement dans la science, ni même dans la techno-science, mais dans la cupidité, l’esprit de domination, de croissance infinie dans un monde fini, une culture de nuisance absolue dont la technoscience amplifie les méfaits.

    La connaissance, la maîtrise doivent être mises au service de l’être, de la lutte contre la souffrance et la mort et non au service du mercantilisme gaspilleur de vies et de nature.
    Un nouveau rapport à la Nature, un contrat avec elle, le souci de ne pas aseptiser l’espace planétaire exigent de renoncer à la croissance cancéreuse c’est-à-dire à la multiplication illimitée du nombre des humains.
    Il paraît invraisemblable qu’en notre temps perdurent des attitudes proliférantes qui ne prennent pas même la peine de s’assigner des buts de développement.

    Les tenants de la croissance démographique seraient bien incapables de vous dire combien d’habitants au KM2, combien de Français, d’Européens, de bipèdes sur l’ensemble du globe satisferaient leur boulimie d’expansion .
    Pour eux la croissance est une fin en soi et n’aurait jamais de fin.

    Or, couvrir la terre de mégapoles irriguées d’infrastructures de transports revient à nier le droit de survie à la Nature.

    En préconisant la décroissance quantitative, nous n’invitons pas à une régression mais à une recherche de qualité de la vie, de bonheur individuel, d’aisance dans un monde équilibré, accueillant pour toutes les formes de vies.

    — rapport à l’humain :

    L’homme n’est pas un producteur consommateur. Il souffre, dans la société globalisée, d’une soumission à la loi du Marché, du tout économique et la société le fait baigner dans une acculturation de concurrence, de compétition permanente, de quête de la possession au détriment d’un hédonisme altruiste.
    Les valeurs inculquées par les vieilles idéologies permirent à l’espèce humaine de progresser dans l’ordre matériel et technique, mais les tares du système l’emportent désormais sur ses vertus : la conquête devient extermination, la compétition confine à une violence aliénante.
    Suicides au travail, détresse sociale, angoisse de performance, sensation d’isolement des individus dans la jungle capitaliste, plombent une société matériellement comblée mais dépourvue d’éthique, de sens, de respect.
    Après l’animal, après la Nature, l’expansion infinie et purement quantitative tuera l’homme s’il ne trouve pas à temps l’issue de secours en changeant de paradigme.

    La réconciliation de l’homme avec la Nature, les autrs animaux et ses semblables exige un changement de trajectoire car il est évident que la société contemporaine condamne à l’anxiété, à l’aigreur, à la brutalité sociale extrême, au mépris du vivant.

    Le verbe et l’action, car penser une rupture écologiste implique ici et maintenant de vivre en écologiste éthique :
    Placer la terre que l’on possède en réserve écologique volontaire sans chasse, mort-loisir, sans pesticide, sans artificialisation ;

    Refuser le conditionnement du mépris, la boulimie imposée par la publicité,
    S’insurger devant la cruauté ordinaire que le conformisme empêche de voir.

    Bien sûr, oeuvrons politiquement pour que cela change, pour que les valets
    des lobbies de la mort quittent le pouvoir mais, sans attendre leur éviction, vivons en biocentristes et échappons à leur dépravation abrutissante.
    Gérard CHAROLLOIS

    CONVENTION VIE ET NATURE

    MOUVEMENT d’ECOLOGIE ETHIQUE ET RADICALE

    POUR LE RESPECT DES ËTRES SENSIBLES ET DES EQUILIBRES NATURELS.

  3. Peut-être êtes-vous déjà au courant mais les chasses présidentielles sont remises au goût du jour… cela se passe de commentaires, ce serait vraiment trop facile !
    Extrait :
    (…)Généralement, le ridicule ne tue pas, là il dégomme du gibier. Si c’était du folklore, ce serait public comme ce fut d’ailleurs le cas sous les présidents Auriol et Coty. Pierre Charon [conseiller et ami du président] assume tout à fait (il le dit dans L’Express de cette semaine) de faire des chasses présidentielles un instrument de réseau, un lieu et un moment de rencontre entre grands du pays(…).
    La suite de l’article de Thomas Legrand :
    http://www.slate.fr/story/16997/nicolas-sarkozy-le-retour-des-chasses-presidentielles-pierre-charon-dassault-chambord

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