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	<title>Planète sans visa</title>
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	<description>Une autre façon de voir la même chose</description>
	<pubDate>Mon, 14 May 2012 14:15:15 +0000</pubDate>
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		<title>Un commentaire égaré (à propos du WWF et de Jean-Stéphane Devisse)</title>
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		<pubDate>Mon, 14 May 2012 13:54:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>fabrice</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Mouvement écologiste]]></category>

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		<description><![CDATA[ J&#8217;ai décidé de publier ci-dessous un commentaire qui vient d&#8217;arriver, mais à propos d&#8217;un article écrit ici il y a plus d&#8217;un an. De la sorte, il serait resté englouti sous le nombre. Il m&#8217;a semblé qu&#8217;il méritait un meilleur sort. Vous en jugerez. L&#8217;article commenté est celui-ci : http://fabrice-nicolino.com/index.php/?p=1118. Il vaut mieux, je crois, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p> J&#8217;ai décidé de publier ci-dessous un commentaire qui vient d&#8217;arriver, mais à propos d&#8217;un article écrit ici il y a plus d&#8217;un an. De la sorte, il serait resté englouti sous le nombre. Il m&#8217;a semblé qu&#8217;il méritait un meilleur sort. Vous en jugerez. L&#8217;article commenté est celui-ci : <a href="http://fabrice-nicolino.com/index.php/?p=1118" target="_blank">http://fabrice-nicolino.com/index.php/?p=1118</a>. Il vaut mieux, je crois, y jeter un regard pour mieux comprendre ce que veut dire Doc. Il va (presque) de soi que je suis dans un désaccord profond. Mais quoi, discute-t-on ou non ?</p>
<p><strong>LE COMMENTAIRE ÉGARÉ</strong></p>
<p><strong>Doc</strong> |</p>
<p>Pour revenir au sujet initial…</p>
<p>En termes d’efficacité et d’optimisation des forces en présence (je  ne parle pas de beauté du geste ni même d’éthique), la coexistence de  différents modes d’action n’est-elle pas la meilleure de faire face aux  “salopards” ?</p>
<p>==&gt; 1/ Des “radicaux” pour aller au front,<br />
==&gt; 2/ des “collabos” (au-delà du mot) pour faire un peu mieux que rien (si le premier échoue, bien sûr) ?</p>
<p>Alors oui ça édulcore, mais faute de pouvoir faire 100% parfait du  premier coup puisque les “salopards” ne lâchent rien, ça peut être une  solution. En tout cas dans un mode démocratique, où les états ne bougent  que le couteau sous la gorge et où les “salopards” ont les pleins  pouvoirs de l’argent.</p>
<p>Mais : c’est une solution uniquement si elle est progressive et  dynamique dans le temps. Etape par étape. Tel un “ratchet/cliquet”, qui  permet d’avancer un peu sans revenir en arrière ; mais nécessité des  deux approches là encore, car faire seulement un peu “bien” peut  empêcher de faire “mieux” plus tard, et là, les radicaux se doivent de  remettre la pression. Vous voyez ce que je veux dire ? D’un côté la  force de l’idée fondamentale et de la force de rappel, de l’autre  l’outil qui fait le lien avec ce qu’on veut changer (détruire? non, ça  marche moins bien avec “détruire” c’est clair).</p>
<p>Je ne dis pas que les uns et les autres, font ça bien ou pas, de qui  est dévoyé, de qui ne cherche que la gloire et le paradis vert, etc. OK  mon raisonnement ne marche pas avec de vrais arnaqueurs.<br />
Seulement, j’ai tendance à constater que sans l’aide des premiers, les  seconds ne servent pas à grand chose (à part à se mettre de l’argent  dans les poches), et sans l’aide des seconds, les premiers ne servent  pas à grand chose (à part dormir un peu mieux la nuit). Bref, en  associant ces deux approches, on optimise les forces et on répartit les  rôles pour faire avancer le schmilblick, un peu. OK ça part du principe  que la révolution (verte ou autre) n’est pas possible sous la forme  d’une seule rupture, mais avec une succession de micro-ruptures…</p>
<p>C’est un peu guimauve, realpolitik et pas très polémique (tout le  monde a sa place) mais j’ai fini par en être convaincu. Je peux changer  d’avis.<br />
Vos commentaires ?</p>
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		<title>106 % de taux de pénétration, et même pas mal</title>
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		<pubDate>Thu, 10 May 2012 19:55:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>fabrice</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Développement]]></category>

		<category><![CDATA[Mouvement écologiste]]></category>

		<category><![CDATA[Industrie et propagande]]></category>

		<category><![CDATA[Politique]]></category>

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		<description><![CDATA[Je viens de piquer la nouvelle qui suit à cette adresse : http://www.businessmobile.fr 
Moi, j&#8217;en suis resté pour mon malheur à cet autocollant que m&#8217;avait donné vers 1996 une amie, devenue depuis adepte : le téléphone portable, c&#8217;est vraiment que pour les trous du cul. Cette pièce de musée est toujours là, à portée de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Je viens de piquer la nouvelle qui suit à cette adresse : <a href="http://www.businessmobile.fr/" target="_blank">http://www.businessmobile.fr </a></p>
<p>Moi, j&#8217;en suis resté pour mon malheur à cet autocollant que m&#8217;avait donné vers 1996 une amie, devenue depuis adepte : <strong>le téléphone portable, c&#8217;est vraiment que pour les trous du cul</strong>. Cette pièce de musée est toujours là, à portée de main, et je la regarde en ce moment, me demandant ce que signifie au juste la folie sociale. Quand je pense à tous ces révoltés de pacotille qui restent incapables de comprendre que l&#8217;usage de cet appareil - donc sa fabrication, sa vente, son achat, et les émotions qui sont liées - est un problème politique central ! Quand je pense à eux, et donc à (presque) tous, j&#8217;en attrape des frissons. La pensée humaine est bien à reconstruire. Sur des bases meilleures. Et maintenant<cite title="Auteur">, lisons.</cite></p>
<h1>Bond du parc mobile au 1er trimestre</h1>
<p><cite title="Auteur"><a href="http://www.zdnet.fr/auteur/0,50008601,39040000c,00.htm"></a></cite></p>
<p><cite title="Auteur"><a href="http://www.zdnet.fr/auteur/0,50008601,39040000c,00.htm">par Olivier Chicheportiche</a> 													 		 	   </cite>, ZDNet France. Publié le 10 mai 2012</p>
<p><img src="http://www.businessmobile.fr/i/edit/2011/02/augmentation_97x72.jpg" class="illu" height="70" width="95" /> 										<strong> 																	<em class="keyword"> Chiffres</em> -  										Lors des trois premiers mois de l&#8217;année, le parc d&#8217;abonnés a  progressé de 854 000, c&#8217;est presque trois fois plus que la moyenne  observée traditionnellement. </strong></p>
<p>Le nombre d&#8217;abonnés mobile a véritablement bondi lors du premier  trimestre 2012 selon les chiffres de l&#8217;Arcep, le régulateur des  télécoms. Le nombre de clients des services mobiles a atteint 69,5  millions au 31 mars 2012, ce qui correspond à un taux de pénétration de  106,5% de la population au niveau national (métropole et outre-mer).</p>
<p class="clear clearfix" style="position: relative">&nbsp;</p>
<p id="fbtwContainer" class="right marginBottom">&nbsp;</p>
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<input class="left w23" size="25" name="SENT_TO" id="SENT_TO" value="e-mail du destinataire" type="text" /> 		</span> 		<span class="clear clearfix"> 			<label for="COMMENT" class="left marginTop">Votre message</label> 		</span> 		<span class="clear clearfix"> 			<textarea class="w1" name="COMMENT" id="COMMENT" cols="50" rows="5"></textarea></span></fieldset></form>
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		<title>Quelques livres pour patienter en attendant autre chose</title>
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		<pubDate>Wed, 09 May 2012 17:08:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>fabrice</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Livres]]></category>

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		<description><![CDATA[ J&#8217;entasse les livres, j&#8217;en ai partout autour de moi, j&#8217;en ai toujours eu, j&#8217;en aurai toujours. Mais il faut bien que je rende un peu de ce que je reçois, me semble-t-il. Et c&#8217;est pourquoi je me propose de vous parler de quelques-uns d&#8217;entre eux, avant que la poussière ne retombe dessus. L&#8217;ordre apparent de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p> J&#8217;entasse les livres, j&#8217;en ai partout autour de moi, j&#8217;en ai toujours eu, j&#8217;en aurai toujours. Mais il faut bien que je rende un peu de ce que je reçois, me semble-t-il. Et c&#8217;est pourquoi je me propose de vous parler de quelques-uns d&#8217;entre eux, avant que la poussière ne retombe dessus. L&#8217;ordre apparent de ce qui suit n&#8217;est qu&#8217;un habillage du désordre ambiant. Picorez. Voyez. Sentez. Et ne me croyez pas sur parole. Parole.</p>
<p><strong>(1) D&#8217;abord ce livre signé</strong><em><strong> </strong></em>Bertrand Guillaume et Valéry Laramée de Tannenberg, <strong><em>Scénarios d&#8217;avenir</em> </strong>(<em>chez Armand Colin</em>). C&#8217;est un bon bouquin, trop court selon moi, qui fait le point sur deux questions intimement liées. La première, c&#8217;est celle du dérèglement climatique en cours, vraisemblablement bien plus grave que ce qu&#8217;annonce le prudent Giec (<span class="st">Groupe d&#8217;experts intergouvernemental sur l&#8217;évolution du climat)</span>. Le constat est clair, argumenté, sombre. La deuxième question traitée est finalement celle de la technologie. Cette dernière est considérée comme l&#8217;ultime baguette magique, censée nous sauver de tout. Les auteurs démontrent, là encore avec clarté, l&#8217;étonnante naïveté de tant de promoteurs d&#8217;idées « neuves » en la matière.</p>
<p>Tel propose d&#8217;injecter de grandes quantités de dioxyde de soufre dans la stratosphère, dans le but de mimer une forte activité volcanique, qui « rétrodiffuserait » les rayons du soleil, abaissant du même coup la température au sol. Tel autre suggère d&#8217;ensemencer les mers avec du fer, ou de blanchir villes et nuages, etc. Bref, ce que les auteurs appellent « l&#8217;ingénierie de la planète » est l&#8217;autre nom de la foi naïve dans la technologie. Les auteurs s&#8217;en détachent nettement, même s&#8217;ils accordent un certain crédit - immérité selon moi - aux projets de séquestration de carbone sous terre. Bien qu&#8217;éloigné de leurs vues générales, je les rejoins volontiers sur cet essentiel-là : pour lutter contre le dérèglement climatique, il faut une révolution énergétique. <strong>Dernier point, déplaisant : le prix de ce livre est de 25 euros, pour 160 pages. Armand Colin se moque de qui ?</strong></p>
<p>J&#8217;ajoute ceci, qui n&#8217;a (presque) rien à voir. Valéry Laramée de Tannenberg est le rédacteur-en-chef d&#8217;une des meilleures sources en français d&#8217;information sur l&#8217;écologie. Le <em>Journal de l&#8217;Environnement</em>, en ligne, est une grande réussite. Payante, mais cela me semble normal (<a href="http://www.journaldelenvironnement.net/" target="_blank">http://www.journaldelenvironnement.net/</a>). L&#8217;abonnement est cher, mais on peut faire un essai gratuit de trois mois.</p>
<p><strong>(2) Passons à Alain Hervé</strong>, écologiste historique, créateur au début des années 70 du journal <em>Le Sauvage</em>. Il tente et réussit dans <strong>Merci la Terre</strong> <em>(Sang de la Terre/Médial, 72 pages, 4,90 euros) </em>un petit miracle minimaliste. En 23 chapitres de deux pages en moyenne, il nous offre sa vision de la vie sur cette planète, nous compris. Je pourrais aisément me disputer avec lui sur tel ou tel sujet - il y a de quoi -, mais au total, l&#8217;admiration l&#8217;emporte. Hervé a une façon merveilleuse, à la fois simple et puissamment évocatrice, de décrire les vastes phénomènes qui nous entourent, et nous font. On passe de la nuit à la forêt, de nos origines à la mer, de l&#8217;agriculture aux animaux, en passant par l&#8217;eau et le feu. Un seul mot : bravo.</p>
<p><strong>(3) Qui est Gilbert White ?</strong> Un curieux Anglais né en 1720, qui  a passé l&#8217;essentiel de sa vie dans le village de Selborne. La petite et  valeureuse maison d&#8217;édition  marseillaise Le Mot et le Reste (<a href="http://atheles.org/lemotetlereste/page/quisommesnous.html" target="_blank">ici</a>) publie un classique d&#8217;outre-Manche, parfaitement inconnu chez nous, <strong><em>Histoire naturelle de Selborne</em></strong>  (320 pages, 23 euros). Il s&#8217;agit de deux séries de lettres adressées  par Selborne au zoologiste Thomas Pennant d&#8217;une part et au juriste  Daines Barrington d&#8217;autre part.</p>
<p><img src="http://www.atheles.org/couverture/couv_2403.jpg" class="couv" alt="Histoire naturelle de Selborne" width="176" height="252" />Selborne est un village de moins de 700 habitants, à environ  75 km au sud de Londres, que White explore pour nous dans tous les sens.  Comme il est un naturaliste, son regard est précis, mais aussi chargé  d&#8217;émotion. Extrait : <em>« Au fur et à mesure que la paroisse s&#8217;étend  vers la forêt de Woolmer, à la jonction des terres argileuses, le sol  devient un terreau sableux et humide, impeccable pour le bois de  construction, mais épouvantable pour la circulation »</em>. Les oiseaux  fascinent White, et nous fascinent à notre tour, 220 années plus tard.  Si peu de choses semblent avoir changé ! Extrait : <em>« L&#8217;alouette a commencé d&#8217;émettre ses chuintements dans mes champs samedi dernier »</em>.  Les pouillots voisinent avec les choucas, le faucon hante les marais à  la recherche de sa pitance, l&#8217;engoulevent et l&#8217;œdicnème fendent les airs  ou les herbes.</p>
<p><strong>(4)</strong> <strong>Alex Mac Lean</strong> m&#8217;avait soufflé, en 2008, avec <em>Over</em>, un livre de photos aériennes consacré à l&#8217;<em>American Way of Life, </em>sous-titré : Une aberration écologique (La Découverte). Il publie, de nouveau à La Découverte, <strong><em>Sur les toits de New York</em></strong> ( 240 pages, 42 euros).<span style="font-size: 12pt"></span></p>
<p>Il s&#8217;agit de photos prises du ciel, qui nous montrent ce que l&#8217;on ne  voit jamais. Par la pure et simple magie de son œil - car il en faut -,  Mac Lean se fait le découvreur d&#8217;un monde.Sur les toits se trouve une autre ville, faite de bars, de restaurants, de potagers, de vrais jardins, de petites centrales d&#8217;énergie, d&#8217;espaces coopératifs, de solariums bien entendu. Le seul immeuble de la Standard Motor Products - 6 étages - a permis la création, sur 4 000 mètres carrés, de la Brooklyn Grange Rooftop Farm. Ce livre est comme un passeport, fait pour le voyage, fait pour le plus beau des voyages, celui du rêve. Urbain.</p>
<p><strong>(5) Patrick Piro, journaliste</strong>, a écrit pour les éditions <em>Les Petits Matins</em> un livre fort bien fait, dont le titre est : <strong>Le nucléaire, une névrose française</strong> (250 pages, 14 euros, enfin un prix raisonnable).</p>
<p><a href="http://lespetitsmatins.fr/upload/livrehd_102.jpg" class="lightwindow page-options"> 							<img src="http://www.lespetitsmatins.fr/upload/livre_102.jpg" alt="Le nucléaire, une névrose française" title="Le nucléaire, une névrose française" width="150" /></a>Je connais Patrick depuis des lustres, je le précise, et je le tiens pour un ami, même si je ne le vois que rarement. Mais cette note n&#8217;est pas du copinage. Son bouquin est d&#8217;un bout à l&#8217;autre clair, synthétique, éclairant. Et en cette manière, il y faut un vrai talent, dont l&#8217;auteur dispose pour nous. Le livre, critique - heureusement ! -, passe en revue les grandes questions, de la sécurité post-Fukushima à l&#8217;économie du nucléaire, sans oublier la décisive question de son histoire, EPR comrpis. Patrick revient ainsi, et entre autres éclairages, sur ce qu&#8217;il nomme fort justement le « coup d&#8217;État du 6 mars 1974 ». Au centre du livre, ce fait qui reste une révélation, tant il est peu connu : au plan mondial, le nucléaire est sur le déclin, et nullement à l&#8217;offensive. Conclusion forte : <em>« le débat va rester sous tension pendant des années »</em>.</p>
<p>Bon, je vous épargne la liste des romans que j&#8217;ai entre-temps dévoré de bon appétit. Il me faut avouer que je ne mets rien au-dessus. J&#8217;ai encore dans la gorge le goût du tout dernier, <em>El Asedio</em> (Le siège), un roman d&#8217;Arturo Pérez-Reverte, publié en poche dans la collection espagnole <em>Punto de lectura</em>. Oui, je l&#8217;ai lu en castillan, et pas pour faire bisquer qui que ce soit. Cette langue est à elle seule une fête, une ivresse intérieure. Et comme j&#8217;ai la chance de la lire, pourquoi m&#8217;en priverais-je ? <em>El Asedio </em>raconte le siège de Cadix par les troupes napoléoniennes, en 1811.</p>
<p><a href="http://www.perezreverte.com/"><img src="http://baytardix.files.wordpress.com/2010/04/el_asedio_arturo_perez-reverte.jpg?w=600" class="alignleft size-full wp-image-5443" title="El_asedio_Arturo_Perez-Reverte" /></a>Dans le genre, on peut parler d&#8217;un récit picaresque, même si ce n&#8217;est pas tout à fait cela. Inventé en Espagne, le roman picaresque est le plus souvent autobiographique. Mais le mot espagnol <em>pícaro</em> (tantôt <em>« misérable »</em>, tantôt <em>« malin »</em>) colle parfaitement à plusieurs personnages de ce fleuve d&#8217;aventures qu&#8217;est <em>El Asedio</em>. Et notamment Pepe Lobo, le capitaine Pepe Lobo, qui se fait corsaire, sans doute mon préféré. Dans cette ville de Cadix posée au bord de l&#8217;Atlantique, battue par les vents, les flots et les canonnades françaises, le drame est partout. Le commissaire Rogelio Tizón traque un assassin de jeunes filles, qui meurent de façon énigmatique, tout près de lieux d&#8217;impact des bombardements français. Tandis que le capitaine Desfosseux tente à toute force d&#8217;améliorer la portée de ses chers canons, ce pauvre couillon de Felipe Mojarra - un paysan-<em>guerillero</em> qui n&#8217;aura bientôt plus que ses larmes pour pleurer  - harcèle autant qu&#8217;il peut ces autres couillons que sont les fantassins français perdus au fond de l&#8217;Andalousie. Quant à Lolita Palma, la propriétaire de l&#8217;entreprise Palma e Hijos, ne partez pas dans vos fantasmes. Malgré son prénom, elle n&#8217;a rien d&#8217;une séductrice. Plutôt, elle est probablement celle d&#8217;un seul. Mais lequel ?</p>
<p>Avant de vous quitter, un dernier mot sur l&#8217;un des plus évidents personnages du roman, l&#8217;océan. Qu&#8217;on lui fasse face, qu&#8217;on lui tourne le dos, qu&#8217;on y navigue, qu&#8217;on y meure, qu&#8217;on le regarde à la lunette en espérant l&#8217;arrivée d&#8217;un chargement, il est un sublime organisme vivant. Qui nous remet à notre juste place.</p>
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		<title>Robin des Bois n&#8217;aime pas les couleuvres</title>
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		<pubDate>Wed, 09 May 2012 14:02:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>fabrice</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Mouvement écologiste]]></category>

		<category><![CDATA[Politique]]></category>

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		<description><![CDATA[ Je connais Jacky Bonnemains, fondateur de Robin des Bois, depuis près d&#8217;un quart de siècle. C&#8217;est un homme bien singulier. Remarquable à de nombreux égards. Pénible quelquefois. Malgré au moins une grave engueulade avec lui au sujet du porte-avions Clemenceau, bourré d&#8217;amiante, qu&#8217;il acceptait de voir démantelé en Asie, je lui conserve une amitié lointaine, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p> Je connais Jacky Bonnemains, fondateur de Robin des Bois, depuis près d&#8217;un quart de siècle. C&#8217;est un homme bien singulier. Remarquable à de nombreux égards. Pénible quelquefois. Malgré au moins une grave engueulade avec lui au sujet du porte-avions Clemenceau, bourré d&#8217;amiante, qu&#8217;il acceptait de voir démantelé en Asie, je lui conserve une amitié lointaine, mais sincère. Voici son dernier communiqué, qui me semble juste. Le site de Robin des Bois : <a href="http://www.robindesbois.org/" target="_blank">http://www.robindesbois.org/</a>.</p>
<p><a href="http://www.robindesbois.org/"><img src="http://www.robindesbois.org/communiques/images/logo%20couleur%204.jpg" border="0" height="89" width="90" /></a></p>
<p><strong>Les anguilles avalent les couleuvres<br />
</strong><br />
Les anguilles sont en voie de disparition dans les océans mais se maintiennent dans les eaux politiques françaises.</p>
<p>Après leur campagne des élections présidentielles qui a précipité l’écologie dans les annexes des priorités, les Verts revendiquent quelques ministères. C’est une habitude chez eux de se réveiller à l’approche des festins, quitte à avaler des couleuvres. Leur appétit est insatiable. Les Verts sont les capitalistes de l’écologie.</p>
<p>Par abus de langage, ils disent s’exprimer au nom de tous les écologistes ; c’est faux, il y a beaucoup plus que 2,3 % des électeurs en France ouverts à l’écologie et inquiets des dégradations infligées à la Terre et à la mer par les activités humaines et les dérèglements de l’économie mondiale.</p>
<p>L’ONG Robin des Bois souhaite que le Ministère d’Etat en charge de l’Ecologie, quels que soient son nom et son périmètre, soit attentif à la diversité des revendications, des réflexions et des solutions susceptibles de préserver la biodiversité, le bien-être des populations et les fonctions vitales de la Planète.</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Tâchons de (nous) regarder en face</title>
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		<pubDate>Mon, 07 May 2012 20:55:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>fabrice</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Politique]]></category>

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		<description><![CDATA[Tentons une seconde d&#8217;être sérieux. Bien entendu, je ne peux qu&#8217;être soulagé par la défaite de Nicolas Sarkozy. Cet homme m&#8217;était insupportable, comme aucun autre président avant lui. Je croyais en avoir détesté plusieurs. Mais il me faudrait trouver des mots nouveaux pour évoquer la personne du vaincu d&#8217;hier.
Pour le reste, je souhaite rester bref. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Tentons une seconde d&#8217;être sérieux. Bien entendu, je ne peux qu&#8217;être soulagé par la défaite de Nicolas Sarkozy. Cet homme m&#8217;était insupportable, comme aucun autre président avant lui. Je croyais en avoir détesté plusieurs. Mais il me faudrait trouver des mots nouveaux pour évoquer la personne du vaincu d&#8217;hier.</p>
<p>Pour le reste, je souhaite rester bref. La crise écologique planétaire est-elle une forme inédite de menace sur la vie ? Y a-t-il eu, au long de l&#8217;aventure humaine, quoi que ce soit de comparable ? Les écosystèmes les plus essentiels, le cycle de l&#8217;eau, le climat risquent-ils - ou non - de connaître des effondrements brutaux ? Les réponses ne sont-elles pas évidentes pour toute personne moyennement informée ?</p>
<p>Question annexe : pour quelle énigmatique raison notre espèce détruit-elle son habitat, et de plus en plus vite ?</p>
<p>Toute politique devrait s&#8217;atteler, en priorité absolue, à ces gigantesques chantiers de l&#8217;esprit humain. J&#8217;ai écouté d&#8217;une oreille, hier au soir, notre nouveau président, François Hollande. Il est évident qu&#8217;il est à des années-lumière de la moindre interrogation vraie. Et cela ne changera pas. Il n&#8217;est plus temps d&#8217;ergoter, de supputer, de se mentir : les socialistes et tous leurs alliés, Verts compris, ne feront rien qui garderait un sens au regard de la situation. J&#8217;entends bien que cela sonne comme un désespoir. Tel n&#8217;est pourtant pas mon sentiment. Il faut agir, assurément. Et faire de la politique, bien sûr. Mais en ayant des idées claires sur les impasses définitives du jeu officiel. Il faut rompre, voilà le chemin. Tout le reste est, tout le reste demeurera insignifiance.</p>
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