Sur François de Rugy, nouveau ministre (6)

Je sors de mes cartons électroniques quelques vieilleries écrites ici, sur Planète sans visa, à propos de François de Rugy, notre nouveau ministre de l’Écologie.


Vous qui ne connaissez pas François de Rugy

2 novembre 2014

Vous ne connaissez pas François de Rugy, et vous ne ratez rien. Il est coprésident du groupe Europe Écologie-Les Verts à l’Assemblée nationale. Il est donc écologiste, tout comme je suis moi-même un chien andalou mâtiné de panthère des neiges. Ce monsieur ambitionne d’être ministre, maire de Nantes – où il a été élu -, et plein d’autres choses dont il a le secret. En attendant mieux, il est l’idéale serpillière des socialistes au pouvoir, et cherche, à chaque occasion, ce qui pourrait leur faire plaisir. Il est vrai que son avenir prévisible dépend de l’état de santé de ses maîtres, ce qui réduit d’autant la taille de sa laisse.

Sa spécialité ? Dénoncer les violents.  À commencer par ceux de Notre-Dame-des-Landes, à qui il voue une haine de troisième zone – la sienne -, mais mortelle (ici). C’est un plaisant paradoxe, qui me fait penser à ce balourd de député des Pyrénées, Jean Lassalle, le copain comme cochon avec Bayrou. Sans l’ours tant détesté, Lassalle serait resté un obscur politicien de seconde catégorie. Grâce à lui, il est passé des années durant dans toutes les télés régionales, puis nationales. De même, ce pauvre De Rugy. Sans les zadistes de Notre-Dame-des-Landes, qui ont le courage qu’il n’aura jamais, il serait conseiller municipal de Nantes. Car lécher les fesses de Jean-Vincent Placé ne suffit pas, malgré la rumeur qu’entretiennent les amateurs, à vaincre tous les obstacles.

Rugy aurait pu nourrir quelque reconnaissance, mais ce serait bien mal connaître la bête. Ce qui compte, c’est lui. Et il va donc de tribune en émission cracher au visage de ceux qui acceptent de se battre physiquement en notre nom. Fait-il le préciser ? Sans les jeunes couillons de Sivens, qui ont accepté le face-à-face avec les grenades offensives, cette pauvre madame Royal n’en serait pas rendue à leur donner raison (ici).

Mais il n’y a pas là de quoi impressionner un Rugy, qu’on imagine sans peine traîner sa bedaine de député sénateur, d’ici vingt ans, à la buvette de l’Assemblée, échangeant quelque bon mot avec un quelconque Yves Jégo. Non, décidément, Rugy est un homme à principes et à poigne. Cela fait au moins cinq fois que je lis ses dénonciations – et sa détestation – de ceux de Sivens. La dernière (ici) est si misérable et si drôle qu’elle défie le commentaire. Ce type, eût-il été en poste aux bons moments, aurait envoyé à la guillotine des régiments de condamnés. Et fait fusiller au son des clairons les réfractaires et mutinés de la si terrible année 1917.

Qu’au moins ce grand garçon sache que certains le méprisent. Moi, sans le moindre doute.

 

 

 

Une réflexion au sujet de « Sur François de Rugy, nouveau ministre (6) »

  1. Et je reviens toujours à ce point de départ ( vigilante tout de même sur mes possibles dérives paranoïaques) : la série de documentaires d’Arte sur les débuts, les racines, de la mafia ; une sorte de bible (!) avec genèse, ancien testament , et le nouveau (testament) où nous baignons actuellement . La question que je me pose c’est comment vient-on à bout d’un fonctionnement mafieux paré , grimé en système vertueux, comment sort-on de ce gigantesque et gluant chalut manié par des imbéciles décérébrés ?

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