Les nouvelles facéties de madame Élisabeth Borne

Rions ensemble, de ce désespoir qu’il faut combattre chaque matin au réveil. Rions, il en restera peut-être quelque chose, qui sait ? Donc, la Première ministre de ce M.Macron annonce chaque jour de fracassantes décisions. En avant vers la dite « transition écologique ». Attention quand même qu’elle ne soit pas doublée par la non moins fameuse « transition énergétique ». Dans tous les cas, c’est la mobilisation générale, il n’y manque plus que les affiches collées au coin des rues et des rendez-vous précis pour les conscrits que nous ne tarderons pas à être.

Que veut la dame ? Mais enfin, vous n’écoutez rien ? Pour commencer, un « fonds vert » doté de 1,5 milliard d’euros, « pour développer des projets de transition écologique ». Il s’agirait de rénover « énergétiquement les bâtiments publics comme (…) certaines écoles », de ramener « de la nature dans les villes » et même, soyons fous, d’installer « des parkings relais » à l’entrée des agglomérations. Si l’on y ajoute « la réhabilitation de friches pour limiter l’étalement urbain », je crois pouvoir dire que nous obtenons un carton plein. Toutes ces mesures ont été claironnées je ne sais combien de fois depuis un quart de siècle, et la destruction du monde n’a jamais été aussi avancée. En France, madame Borne et ses fort nombreux clones en sont évidemment les premiers responsables.

Aurait-elle changé ? Oui, la question est rhétorique, car cela n’arrivera pas. Si vous voulez avoir une idée plus précise de cette énième arnaque, n’hésitez pas à cliquer ici. C’est intégralement du flan. Il faudra bien un jour écrire l’histoire du vocabulaire « vert », qui aura pour l’essentiel servi à faire croire que l’on agissait, lors qu’on ne bougeait pas un cil. Cela commencerait par le si funeste « développement durable », passerait par la « responsabilité sociétale et environnementale des entreprises », l’économie verte, l’économie circulaire, la préservation de la biodiversité, la neutralité carbone, la compensation écologique, sans oublier bien sûr la transition écologique.

Si je n’étais pas tricard depuis un bail auprès de ces Excellences, je m’empresserais de poser traîtreusement à madame Borne cette horrible question : « Chère madame, quelle définition donneriez-vous de la « transition écologique ? ». Et comme je ne lâche pas ma proie si facilement que tant d’autres “confrères”, eh bien, je la poursuivrais jusqu’à obtenir une vraie réponse. Que je connais déjà. Elle n’en sait rien. Elle même n’a aucune idée de ce que cela veut dire.

7 réflexions sur « Les nouvelles facéties de madame Élisabeth Borne »

  1. Et « urgence climatique » hahaha !
    Commencer la journée d’un bon rire ça fait du bien ! Le budget militaire va augmenter (si ça se trouve nos rafales sont « verts » – bombardent plus de cibles avec un seul plein – et nos usines de bombes atomiques sont à « haute qualité environmentale ». De la part de gens qui ont assigné la population à résidence pendant des mois et donné des amendes à ceux qui voulaient prendre l’air en forêt, donc nous ont rendu malades au milieu d’une épidémie d’un nouveau virus militaire, et qui au lieu de présenter leurs excuses s’entêtent à vouloir punir les médecins qui soignaient les malades, il faut s’attendre à tout !

    Allez, restons chez nous, achetons du gaz de méthanier 3x plus cher et 6x plus polluant travaillons en ligne, et buvons de l’eau à la santé de ce salaud de Poutine qui sera vert de rage en voyant notre mobilisation citoyenne !

  2. Totalement d’accord avec vous M. Nicolino, j’aurais pu l’écrire, moins bien que vous, mais j’aurais pu dire exactement la même chose, un peu différemment :

    En France, c’est la faillite, le chaos, l’effondrement, la guerre

    En France, c’est la faillite, le chaos, l’effondrement, la guerre, mais aucun ne fait de déterminisme – Personne ne s’attaque aux causes – Il n’y a aucun programme de rupture – Aucune remise en cause du capitalisme économique ultralibéral mondialisé !
    Ils se contentent tous de passer la serpillère et lancer des leurres par dizaines – Rien ne changera – Rien ne s’améliorera ainsi – Ce réformisme c’est de là que vient le mal – C’est tout de la pipe – Tout ira de mal en pis – La propagande mensongère bat son plein – Nous allons tout droit au Big-Crunch d’origine anthropique – Les causes sont sociétales et préméditées !
    C’est la lutte des classes d’une violence inouïe, celle des riches contre les pauvres sous la férule de l’hégémonisme Américain et de ses vassaux qui veulent soumettre (l’alignement forcé des insoumis) et piller le monde entier ! Ce que certains appellent le fascisme extérieur (jean Ziegler) mais celui de l’intérieur (à l’encontre de sa propre population) existe aussi et est tout aussi violent chez nous !
    La cause de tous les malheurs qui nous frappent c’est le capitalisme économique ultralibéral mondialisé et tant qu’on ne lui tournera pas le dos, tant que nous n’adopterons pas la décroissance ça continuera jusqu’à ce que ça explose d’une manière ou d’une autre, voilà la feuille de route, le programme de ceux qui nous dirigent c’est pourquoi ils ne le disent pas ouvertement !
    Mais déradicaliser des intégristes n’est pas chose aisée, comme je l’ai déjà souvent affirmé, il est trop tard pour changer pacifiquement, en douceur, de manière indolore – quand on a pris le mauvais chemin et que l’on est embourbé jusqu’au milieu des portières l’issue ne peut pas être sans conséquences, c’est pourquoi la « transition écologique » « le développement durable » « la voiture électrique » « les énergies vertes comme les éoliennes et panneaux solaires » « l’isolation des bâtiments » ne sont que des leurres, des serpillères ne sont que la continuation du capitalisme économique néolibéral mondialisé présenté sous une forme vertueuse mais éminemment fallacieuse qui occulte l’effet rebond ! Car il faut arrêter de consommer comme des abrutis !
    La responsabilité de tous les lobbys est aussi écrasante !
    Je prends les paris que tout n’ira que de plus en plus mal à l’avenir (sociétal – environnement – économie – pandémies – cancers – guerre) parce que ce système est non viable, non durable, violent, haineux c’est une évidence qui saute aux yeux, comme le bon sens et la qualité d’observation que nous devrions tous avoir et nous disent que le danger est là et que nous devons faire demi-tour !

    Mais vous n’êtes pas obligés de me croire. (juillet 2022)
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    1. Avec l’inversion ouverte des responsabilités morale, scientifique, économique, éducative, qui a été mise en place depuis l’horrible fiasco mondial (sauf l’Afrique) du covid, et qui restera en place si on ne fait rien, il faut relire l’enracinement de Simone Weil.

  3. L’impression générale c’est que le pouvoir est pourri de l’intérieur. Bruno Latour (je n’aime pas trop son style mais je dois reconnaitre qu’il y a des choses sur lesquelles il est précis) le dit à sa manière: « la ruine des institutions ». On pourrait dire que c’est un point commun entre nous tous, les politiciens et les citoyens, les « inclus » et les « exclus », les « militants » et les « affairistes », les vieux et les jeunes, c’est la perte de la confiance en soi et le sentiment d’impuissance. Même François Fillon, fraichement nommé premier ministre de la 6ème économie mondiale, la France, n’avait pour toute réponse à Philippe de Villiers en 2007, qui lui demandait pourquoi il allait perdre son temps chez les Bilderberg : « Que veux-tu ce sont eux qui nous gouvernent »… Aille aille aille ! Pourquoi avoir accepté un poste de premier ministre dans une démocratie si on a besoin de prendre des conseils chez un groupe autoproclamé qui n’accepte aucune responsabilité et n’a de compte à rendre à personne ? Au moins Fillon avait le mérite de la franchise ! C’est évidemment la partie émergée de l’iceberg. La gestion de la crise du covid, même si les historiens auront besoin d’encore un peu de temps pour tracer les limites entre le complot et l’improvisation, restera un mariage historique et quasi-universel – l’Afrique, ile de bon sens et de rationalité, mise à part – d’incompétence et de panique. Et quand à la crise d’Ukraine, on a franchi toutes les bornes: Personne ne semble avoir un plan, même pour les 6 prochains mois… Donc, tout se décompose, personne n’accepte plus de responsabilité, ni gouvernement ni institution ni professionnel (et plus la responsabilité se désintègre plus le style devient autoritaire et militariste), personne n’a plus confiance ni en personne et pas même (exemple de Fillon) ni en soi-même. Que fais-t-on ?

    Partir de soi et de ses proches, sa famille, ses collègues, ses amis, ses voisins… Reconstruire la confiance d’abord en soi (mais c’est en général très très très difficile sans le soutien des autres), et petit à petit, en ceux qui nous entourent. Redéfinir ses responsabilités, celles que l’on est capable de prendre, et tenir bon. Chacun à sa manière. On ne sait pas où on va, mais dans le groupe d’aveugles qui tombent en se tenant les-uns-les-autres, soyons, chacun de nous, celui qui s’arrête un peu et ouvre les yeux, et choisi son propre chemin et en assume les conséquences. On tombera quand même, mais au moins sans entrainer les autres.

  4. Bonjour,
    Est-il possible de poursuivre ce que vous dîtes ? Oui, je me permets : la sauterie du Medef à Longchamp, je n’y était pas mais j’ai entendu à la radio : Mme Borne tout sourire avec les vrais décideurs qui ne font même pas semblant de faire du greenwashing mais qui lui expliquent bien entre quatre yeux que la seule chose qui compte c’est de rester compétitif, oui c’est bien ça, de rester compétitif, voyez-vous madame, il ne faut pas oublier le marché mondial.
    Et puis, faut le savoir quand même, Mme Borne a fait la synthèse du séminaire sur l’écologie et le réchauffement climatique dispensé par des scientifiques à l’Assemblée Nationale, alors qui c’est qui s’y connait le mieux ?
    Pas de formule de politesse, il est trop tard pour être poli, et j’avoue que je suis un peu triste et c’est rien de le dire.
    marc van der woerd

    1. Sans juger Elisabeth Borne personnellement, dont le père refugié de la shoah et les parents petits commerçants savaient tout aussi bien que n’importe quel travailleur immigré ce qu’est la « compétitivité », il est clair que « compétitivité » dans la bouche d’un politicien(ne) c’est du code pour: « Ne faisons pas de politique », qui est du code pour: « que les citoyens laissent les politiques décider », qui est du code pour: « laisser nous (les politiciens) faire la guerre » ! Et les « verts » et les « socialistes » sont souvent les pires !

      Les politiciens adorent la guerre. Leur pouvoir et la perception de leur importance s’amplifient énormément. Voyez Sarkozy et Clinton en Libye, Obama et ses drones et ses guerres secrètes, Hollande et Clinton en Syrie, et maintenant Macron aussi a la sienne. Quel contraste avec, par exemple, les rois d’Angleterre avant le 18eme siècle: la majorité sont morts sur le champ de bataille, assassinés ou exécutés. Mais aujourd’hui Hollande demande aux militaires de ne pas oublier, durant leur mission de maintien de la paix, de lâcher quelques bombes en vrai (sur des populations non européennes, bien entendu) pour démontrer la valeur commerciale des rafales, et Johnson demande à son « ami » Zelenski de reconquérir les républiques indépendantistes du Donbass jusqu’au dernier Ukrainien… Guerre qui justifie qu’on rationne l’énergie, jette la compétitivité aux orties, et qu’on oublie le changement climatique. Et bien sur qu’on continue le nucléaire. Avant c’était le nucléaire pour ne surtout pas, jamais, avoir à rationner l’énergie, maintenant c’est le nucléaire parce que l’énergie est rationnée parce qu’on a envie de faire la guerre, et peu importe que le nucléaire soit la pire vulnérabilité en temps de guerre. Parcequ’au fond, le nucléaire et la guerre c’est la même chose: Un approvisionnement garanti d’adrénaline et de pouvoir pour les politiciens et leurs gestionnaires de l’école soit-disant « des ponts et chaussées » qui sont prêts à « se battre »… jusqu’au dernier de leurs sujets (pardon je veux dire: citoyens).

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