Frédéric Wolff parle des SDHI

Je m’étais fait un devoir moral de lire, avec la plus grande attention qui soit, cette nouvelle enquête sur les pesticides et les SDHI (Le crime est presque parfait, par Fabrice Nicolino, éditions LLL). C’est chose faite, et je peux en témoigner à présent : la satisfaction a pris le pas sur le devoir. Cela semblera étrange, peut-être, s’agissant d’un sujet qui, à première vue, peut apparaître aride, voire rébarbatif. Mais voilà, il ne l’est à aucun moment. Probablement, sans doute même, parce qu’il est porté par une conviction, une nécessité existentielle, une écriture. Oui, ces forces dont nous avons tant besoin parcourent ces pages. Elles tiennent en haleine jusqu’au bout, elles donnent à nos combats des arguments puissants, des raisons d’aller plus loin.


Un livre de combat, donc, de vérité et de courage, dont je ressors un peu sonné, tant la gangrène est répandue jusque dans les instances censées nous protéger. Je ne crois pas être suspect de candeur, d’optimisme béat ou de méconnaissance crasse de ces questions, mais le délabrement est à ce point avancé, dénoncé, preuves à l’appui, que j’ai été pris de vertige à plusieurs reprises. Il y a, dans cette enquête, de quoi créer un scandale d’Etat, une dissolution immédiate des structures de décision et de protection sanitaire, une refonte totale des tests réglementaires, une interdiction pure et simple des pesticides, une transformation radicale de notre modèle agricole, un procès contre ceux qui, depuis des décennies, organisent l’empoisonnement et dévastent la paysannerie. Les mêmes qui, souvent, prétendent la défendre !


Il y a, sans l’ombre d’un doute possible. Sauf que voilà. L’Etat a rompu les termes du pacte social. Le droit élémentaire de ne pas être empoisonné est bafoué en toute impunité.
Dans ces conditions, désobéir, comme le propose Fabrice, c’est prendre acte de cette trahison première. C’est formuler une évidence : il y a des lois, celles de la vie sur terre, qui priment sur celles des lobbies. Des intérêts communs qui doivent l’emporter sur les intérêts privés. Un principe supérieur, la santé du vivant, au-dessus de la santé des potentats industriels. Potentats ? Disons que j’ai décidé de rester courtois. Et franchement, j’ai du mérite !


A la désobéissance, j’ajoute la dissidence, un mot que ne désavouera pas Fabrice, j’en suis convaincu. Une rupture mentale avec la société techno-industrielle, une sécession qui en emporte d’autres, très concrètes, faite de refus, de rejets dans nos vies de tous les jours. Nous crevons aussi de cela : nos petites redditions quotidiennes, notre soumission aux injonctions de nos maîtres dont nous reprenons en chœur les mots d’ordre. Il faut bien vivre avec son temps, on ne peut pas faire autrement, on ne va quand même pas revenir à l’âge de pierre, la science et la technologie trouveront la solution, elles nous aideront à repousser infiniment les limites, tout est question d’usage individuel, on ne va pas renoncer à notre niveau de vie, à la mobilité, à nos objets surabondants, à l’extension indéfinie des droits individuels, au culte du pratique et de l’efficacité en toute chose…
Désobéir à ces commandements jusque dans nos choix d’existence, ça n’a sans doute rien de spectaculaire, ça complique parfois sacrément le quotidien, ça conduit à des renoncements, mais sans cette rupture existentielle, je ne vois guère d’horizon et moins encore de vie digne de ce nom.


J’en reviens au livre. Un crime, donc. Qui dit crime dit procès. Je ne suis pas naïf au point d’imaginer qu’il va se tenir demain et nous conduire à des changements majeurs. Sauf, peut-être, si le sursaut gagne les cœurs et fait tomber les bastides. Qui sait ? Et pourquoi pas l’organiser nous-mêmes, ce procès ? Avec de vrais avocats, de véritables juristes, d’authentiques victimes, dont des paysans, car oui, sur tous les tons, sous tous les angles, il faut le dire, le répéter : ce ne sont pas les paysans que nous attaquons, contrairement à ce qu’affirme la FNSEA productiviste, pro-pesticides et co-gestionnaire de la disparition de la paysannerie. Faut-il rappeler les chiffres ? Dix millions d’actifs agricoles après-guerre, 500 000 aujourd’hui. Et demain, avec l’agriculture robotisée et connectée défendue par les mêmes industrialistes ?

Ce que nous dénonçons, c’est un modèle agricole devenu toxique pour les sols, la faune, la flore, l’eau, les agriculteurs eux-mêmes, les humains que nous sommes, les forêts dévastées par le soja destiné à nos animaux d’élevage et par les nécrocarburants (soutenus par la même FNSEA qui prétend par ailleurs nourrir le monde et protéger le climat !), les paysans du Sud anéantis par nos exportations alimentaires bradées et subventionnées (et le même syndicat de dénoncer les distorsions de concurrence !), les fermes-usines à produire du kilowatt, l’élevage qui était un compagnonnage et qui est devenu une industrie de la souffrance et du minerais de viande bientôt complétée par la viande in vitro fabriquée par des multinationales bien peu recommandables avec l’assentiment des végans. Un modèle qui étouffe ses paysans criblés de dettes, empoisonnés, réduits à la servitude, à la merci d’un ordre économique morbide, des fabricants d’engrais et de traitements chimiques, de graines et de plants hybrides, de conglomérats tout-puissants et de racket commercial. Un modèle qui ne fait plus vivre ses paysans et qui coûte plus qu’il ne rapporte. Bref, un anti-modèle dont il est urgent de sortir.


Un procès, donc, mais pourquoi ? Non pour couper des têtes ou pour emprisonner. Mais pour dire que ça suffit, que le déni de justice et de démocratie a vécu. Pour nommer les ennemis, pour que l’infamie tombe sur eux. Pour que des âmes se lèvent et défassent des empires que l’on pensait indestructibles. Une mise en scène de contentieux parfaitement réaliste. Ou parodique à la Jean Kergrist, clown atomique de son état.


L’idée n’a rien d’inédit. Elle a inspiré des batailles, avant nous. Ainsi, en Inde, avec ce tribunal citoyen et fictif contre l’accaparement des terres, le pillage des ressources, les industries extractivistes, les villages brûlés, les milliers de morts. Ainsi à Berlin contre la Banque mondiale et le FMI, à Porto Allegre contre la dette. Et j’en oublie.
Une juridiction sans aucun pouvoir, sinon celui de cristalliser un mouvement, un moment de l’Histoire. Ou autre chose. Qu’importe. Mais que le souffle ne retombe pas.
En attendant, nous avons ce livre à faire connaître, à offrir. Cette affiche, à placarder, représentant un pseudo-scientifique qui ne voit rien, n’entend rien, ne dit rien et finalement se contrefout éperdument des alertes lancées par des savants de renommée mondiale. C’est à la page 242 et c’est sur le site des coquelicots. Nous avons nos rassemblements des coquelicots, l’appel à faire signer, des alliances à nouer, une désobéissance pacifique à élargir. Et de la dissidence à faire vivre dans nos choix de tous les jours.

Alerte planétaire aux SDHI (tous aux tranchées)

Ai-je le droit de vous demander un service ? Je le prends. Nous sommes le 22 août et le 11 septembre prochain sortira un livre signé par moi aux éditions Les liens qui libèrent. C’est un livre réellement spécial à mes yeux, car il révèle l’étendue du grand désastre des pesticides, en partant de l’exemple détaillé d’une nouvelle famille chimique que personne ne connaît, les SDHI. Ces SDHI sont d’ores et déjà épandus sur l’essentiel de la surface agricole de France, c’est-à-dire le blé et l’orge, les semences, les tomates, les pommes de terre, les arbres fruitiers, etc. Et même sur les terrains de golf ou les stades de foot. Ils sont partout et ce que je décris, c’est un système aussi fou que criminel, qui empêche que nous soyons protégés contre ce nouveau danger.

Danger ? Il est colossal, ainsi que je je démontre sans peine. Des scientifiques de très haute réputation ont alerté en temps et en heure, et ils ont été méprisés, et même humiliés. Non seulement nos autorités couvrent cette utilisation, mais en outre la recommandent, montrant comme jamais l’extrême puissance du lobby des pesticides, parfaitement intégré à l’appareil d’Etat. Le service que je vous demande est simple : faites circuler l’information qu’un livre va paraître, qui devrait indigner au profond les plus solides d’entre nous. Est-ce de la pub ? Non, c’est un devoir.

Tremblez, nous sommes la Loire qui se défend

Je viens de recevoir cela, qui me fait chaud au cœur. Enfin, on se bat, autrement qu’avec des paroles creuses. Sachez-le, un village éphémère nous attend près d’Orléans, jusqu’au 18 août. Pourquoi ? Parce que vous lirez la suite. Ceux qui seront à moins de 150 kilomètres – ou 1500 ? – n’auront aucune excuse. Et si vous n’en êtes pas, faites circuler. ¡ Adelante !

C’est ici, mais c’est aussi ci-dessous :

Le Village de la Loire

Nous sommes la Loire qui se défend !

C’est parce que nous en avons assez de l’artificialisation des sols et de la destruction des nappes phréatiques au service de la logistique des flux ininterrompus de marchandises,

C’est parce que nous en avons assez de voir les bétonneurs continuer à être le bras armé des politiques d’aménagement du territoire métropolitaines et centralisatrices d’un autre temps,

C’est parce que nous en avons assez de constater l’impunité de ces écocides perpétrés avec la bénédiction d’arrêtés préfectoraux autoritaires,

Que nous, Premières Pierres du Village de la Loire, avons affiché ces panneaux aux abords du bois des Comtesses, détruit l’an dernier à la sortie de Saint-Denis de l’Hôtel, en signe de notre détermination à nous opposer au projet de déviation et à son monde !

Et c’est parce que nous en avons assez que tous ces grands projets inutiles, conçus par les puissants pour choyer leur ego et leur portefeuille plus que pour le bien commun, soient imposés en mettant les populations locales devant le fait accompli, sans réel débat public préalable,

C’est parce que nous en avons assez que l’on fasse croire qu’un pont dans une zone naturelle protégée, classée au patrimoine mondial de l’Unesco, et quinze kilomètres de route puissent constituer une quelconque solution à l’impasse dans laquelle se trouve notre modèle de société, après soixante-dix années d’orgie industrielle qui mettent en péril l’équilibre climatique et avec lui le mode de vie des milliards d’être vivants qui peuplent encore la terre,

C’est parce que nous croyons sincèrement que ce pont est le pont de trop et cette route celle d’hier plus que celle de demain,

Que nous vous invitons à participer, d’abord à une réunion publique, qui aura lieu le samedi 10 Août au stade de la Binette, à Bou, à 18h, et dès le lendemain, du 11 au 18 Août, au Village de la Loire, pour une semaine d’ateliers, de discussions et de balades, aux abords de la Loire et du bois de Latingy, à Mardié.

C’est avant tout dans l’esprit d’ouvrir un espace de dialogue, inexistant jusqu’ici, que nous organisons cet événement pour que la population locale et régionale puisse se rencontrer et échanger sur ce projet de pont ainsi que sur tout les autres projets qui, jour après jour, continuent de polluer la Loire et son bassin versant.

Les Premières Pierres

Le Village de la Loire

Du 11 au 18 août 2019, à Mardié, non loin d’Orléans et au bord de la Loire, nous installerons les premières toiles du Village de la Loire, un lieu éphémère de rencontres entre les différentes luttes sociales et écologiques qui parsèment le territoire et le bassin-versant, à commencer par la lutte contre la déviation de Jargeau, son pont et son monde.

Ce moment prendra la forme d’un village d’habitats légers, qui accueillera différentes animations (ateliers, conférences, débats, concerts, assemblées, …), avec le soutien de l’association Mardiéval, acteur historique de la lutte contre le projet départemental de déviation et de pont sur la Loire.

Sans oublier l’activité principale : inventer collectivement une manière d’habiter et de protéger les lieux !

Et en attendant, histoire de vous immerger un peu dans ces lieux que nous voulons défendre et que d’autres veulent bétonner, on vous invite à aller espionner certains habitants du bois de Latingy sur le site de la Balbucam et à en parcourir virtuellement les sentiers (avant de les arpenter pour de vrai !) sur le site de Loire et Biodiversité.

Se Rencontrer

Dimanche 11 & Lundi 12

Ces deux premières journées seront consacrées à la mise en route du village. Il s’agira de prendre le temps de se rencontrer, en organisant ensemble les commissions, les temps collectifs fondamentaux et la routine quotidienne pour permettre l’autogestion du village durant toute la semaine.

(Se) Construire

[Ateliers Ouverts]

Mardi 13 & Mercredi 14

Ces deux journées seront consacrées à la fabrication de choses utiles pour le village. N’hésitez pas à nous proposer des ateliers de fabrication et de bricolage, mais aussi des activités artistiques, de la cueillette, des animations pour les enfants, etc. — en essayant d’apporter autant que possible le matériel et les outils nécessaires !

Lutter

[Contre le pont et son monde]

Jeudi 15 & Vendredi 16

L’idée de ces deux jours est de proposer, en plus de la poursuite des ateliers du début de semaine, des temps de réflexion collectifs sous différents formats (assemblées de discussion, tables rondes, conférences, tribunes), avec certainement des projections de films le soir pour poursuivre les réflexions de la journée.

Jeudi – Contre le Pont

> Ce pont sert-il à quelque chose ?

> Dévions la déviation : comment se passer du pont ?

(Intervenant·e·s : Mardiéval, Daniel Breton et d’autres à préciser)

> Humains, autres qu’humains et “alliances vitales”

(Intervenant·e·s : Samuel Gaudineau, Léna de Youth for Climate, Léna Balaud)

> Dans quel état est notre Loire ?

(Intervenant·e·s : Denis Miege de l’Apside, Dominique Boutin de FNE, et d’autres à préciser)

Vendredi – Contre le monde du Pont

> Contre le patriarcat : anti-industrialisme et écoféminisme

(Intervenante : Juliette Rousseau)

> A qui profitent les grands projets ? (Aménagement du territoire, artificialisation des sols et réseaux intelligents)

(Intervenant·e·s : Fabrice Tassard de SPLF et d’autres à préciser)

> État des lieux du nucléaire français

(Intervenant·e·s : Catherine Fumé, Nans)

Lutter / Habiter

Samedi 17 & Dimanche 18

Pour le week-end, nous invitons les associations et les collectifs qui luttent et inventent des alternatives à venir présenter leurs activités et leurs combats. Venez donc avec votre stand pour la journée ou le week-end ! Nous continuerons aussi à discuter en essayant de libérer nos imaginaires et de penser les conditions matérielles de ces autres mondes possibles — pour être vraiment contre, soyons pour !

Samedi – (Pour) d’autres mondes et d’autres ponts

> Village des alternatives locales #1

> Cercles d’échanges et ateliers thématiques toute la journée

(habiter, se nourrir, se soigner, se relier, s’élever, imaginer, voyager, …)

Dimanche – (Pour) défendre Latingy

> Village des alternatives locales #2

> Assemblée du Peuple de la Loire

> Jeu de rôle grandeur nature : « Défends ton bois d’Latingy ! »

> Rituel de défense et de protection du bois et de ses habitant.e.s

> Grand Bal [Buzard]

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Liste de matos

On essaye de bâtir le Village en récupérant un maximum de choses, pour construire un autre monde grâce aux poubelles de celui-ci… Voici la liste de ce dont nous avons besoin !

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Coups de main

On a toujours besoin de têtes et de bras pour nous aider à organiser et à construire. Voici un formulaire pour nous dire tout ce que vous savez faire et tout ce que vous voulez apprendre !

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Ateliers Ouverts

Durant toute la semaine du Village, chacun.e peut proposer un atelier pour construire la vie du lieu. Bricolage, autogestion, cueillette, … Envoyez nous un mail avec vos propositions !

Agenda

Voici un agenda des prochains temps collectifs de préparation du village (réunions de présentation, soirée de soutien, journée de récup’, etc.)

Du 5 au 8 août – Latingy

Début du montage du Village à Mardié. Nous serons présent·e·s toute la journée sur les lieux pour installer des éléments de base du village et on a besoin de vous pour nous aider et commencer à habiter les lieux ! Pour celleux qui bossent, des soirées de chantiers collectifs sont également prévues de 18h à 21h ces trois jours pour poser la signalétique, finir d’installer les toilettes sèches, construire des douches…

N’hésitez pas à venir nous voir, vous pouvez éventuellement nous passer un petit coup de fil au 07.87.55.48.11 si vous vous perdez en chemin 🙂

Vendredi 9 et samedi 10 août – Toute la journée – LatingyDeux grosses journées de chantiers collectifs pour monter les plus grosses structures (dômes et chapiteaux). N’hésitez pas à venir même pour une heure ou deux !

Samedi 10 août – 18h – Stade de la Binette – Bou

Réunion d’information à destination des habitant·e·s des communes proches du Village (Bou, Mardié, Saint-Denis-de-l’Hôtel, Jargeau…).

Textes & Communiqués

Communiqués de presse, droits de réponse et autres textes.

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Communiqué de presse du 8 août 2019

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Droit de réponse au CD45 – La République du Centre – 8 août 2019

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+Leaflet | © OpenStreetMap, Tiles courtesy of Humanitarian OpenStreetMap Team

Infos pratiques

Quand ? Du 11 au 18 août 2019

Où ? À proximité du bois de Latingy, à Mardié, dans le Loiret

Comment venir ? En voiture, en covoit, en vélo, à pied et en stop par la D960. En transports en commun, à partir d’Orléans, avec les bus 2, puis 8, jusqu’à l’arrêt « Le Merisier », puis à pied.

***

On fait de notre mieux pour vous accueillir le plus royalement du monde, mais essayez quand-même d’être aussi autonomes que possible, notamment pour le couchage (tentes, duvet, etc.) et de nous aider en apportant chacun.e une assiette, un bol, des couverts et un torchon pour compléter nos récup’ ! Merci <3

Contact

N’hésitez surtout pas à écrire pour nous demander des infos, nous proposer des coups de main, des idées, …

levillagedelaloire@riseup.net

On vous conseille aussi de vous inscrire à la lettre d’information du Village ici.

Et si vous voulez venir nous filer un coup de main, n’hésitez pas à nous joindre par téléphone au 07.87.55.48.11

Vite ! de l’argent pour un Parc d’Afrique

Un geste, les amis, et vite ! L’association du Vercors Mille-Traces (ici), l’une des plus belles de France, a lancé une souscription de 3000 euros pour une intervention en Afrique. Qui aime ce continent, fût-ce de très loin, et ses habitants, humains et non-humains, doit pouvoir trouver une trentaine d’euros au fond de sa poche. Attention, urgent. C’est ici.

Lutte contre le braconnage dans le Parc Régional du W - Mille Traces

Aidez-nous à préserver la faune d’Afrique de l’Ouest !

Ce projet a pour objectif de mettre en place une patrouille dont la mission sera d’assurer la surveillance d’une partie du Parc Régional du W, en Afrique de l’Ouest, qui s’étend dans une zone frontalière commune à 3 pays : le Bénin, le Burkina Faso et le Niger.

Ce parc naturel fait partie de la première réserve de biosphère transfrontalière d’Afrique reconnue par l’UNESCO. Il abrite lions, éléphants, hippopotames, cobbes, hippotragues, babouins, etc., toute une faune victime d’actes de braconnage de plus en plus fréquents en raison de la diminution des moyens financiers consacrés à sa lutte et au déclin du tourisme dans la région.

L’origine du projet

Le Parc W est le dernier refuge naturel protégé d’Afrique de l’Ouest présentant une aussi vaste superficie, puisqu’il s’étend sur plus d’un million d’hectares ! Dernier bastion pour la conservation de la faune sauvage dans cette région, il joue également le rôle de barrière naturelle face à la désertification au Bénin, Burkina Faso et Niger.

Malheureusement, cet espace riche en biodiversité est la cible d’un important braconnage. Lions, éléphants, antilopes, aucune espèce n’est épargnée.

Alertée par des proches travaillant dans le Parc W, Mille Traces a décidé d’organiser cette collecte de fonds afin d’aider à lutter contre cette menace en finançant une patrouille dont la mission sera de surveiller une zone représentant environ 380 km², tout au long de la saison des pluies au cours de laquelle le braconnage augmente considérablement. Après cette période, un organisation non gouvernementale déléguée à la gestion du parc devrait être mise en place, en collaboration avec les trois pays.

Mille Traces, en collaboration avec l’Association des Campements Touristiques pour l’Appui à la Gestion du Parc Régional W (ACTAG-PRW)

Depuis 2005, l’association Mille Traces, basée dans le Vercors drômois, soutient la préservation de la faune du Parc W. Ses missions consistent principalement en l’apport de matériel aux forestiers, éco-gardes et pisteurs des 3 pays du W en vue d’améliorer la lutte contre le braconnage.

Depuis 2016, Mille Traces s’est associée à un organisme local : l’Association des Campements Touristiques pour l’Appui à la Gestion du Parc Régional W (ACTAG-PRW). Créée le 1 janvier 2015 par les gestionnaires de quatre auberges touristiques situées au cœur du Parc W (l’auberge des Chutes de Koudou au Bénin, l’auberge du Point Triple au Burkina Faso, l’Hôtel de La Tapoa et l’Écolodge de l’île du Lamantin au Niger), cette association a vu le jour afin d’apporter un appui concret à la conservation durable des aires protégées et de motiver une réelle synergie des acteurs de la conservation de la nature en Afrique de l’Ouest en créant un solide réseau de partenaires compétents dans les domaines de la protection des aires protégées. 

A quoi servira l’argent collecté, les détails du projet

Comme nous le rappelle l’actualité, cette région du monde connaît une situation sécuritaire qui concentre les actions des États, ce qui conduit àdiminuer fortement les ressources financières disponibles pour le Parc W. En particulier, l’absence de moyens financiers et une présence humaine moins importante (liée à la forte diminution du tourisme) permettent au braconnage de se développer. La saison des pluies, qui s’étend de juin à octobre, augmente encore le risque de braconnage. Les gestionnaires du site des Chutes de Koudou sont témoins de coups de feu à répétition près de l’auberge.

L’argent récolté permettra d’accroître considérablement la surveillance de la faune de ce site remarquable et fragile, et de renforcer la sécurité des infrastructures et de leur personnel.

Grâce à cet argent, 8 gardes pourront procéder à une surveillance accrue sur une surface d’environ 380 km², allant de l’auberge de Point Triple à Sampeto au Bénin.

Cet argent couvrira l’ensemble des frais engagés : salaires, moyens de locomotion et carburant, nourriture et matériels divers (lampes, gourdes, tapis de sol, etc.) pour une période de 6 mois (soit 500 euros par mois de juillet à décembre 2019). Au-delà de cette période, début 2020, une organisation non gouvernementale devrait être mise en place.

L’argent récolté par Mille Traces sera reversé à l’ACTAG-PRW qui emploiera ces 8 gardes.

Notre équipe

De nombreux membres de Mille Traces ont eu l’occasion de rencontrer la faune du Parc Régional du W, ainsi que les personnes qui œuvrent pour sa protection sur le terrain. En particulier :

  • Véronique Thiery et Jean-Marie Ouary, respectivement scientifique et naturaliste, tous deux animateurs nature, ont fondé Mille Traces en 1992. Depuis 2004, l’urgence à aider les populations d’éléphants d’Afrique de l’Ouest les a conduits à développer des actions de protection dans différents pays et notamment dans la région du W, où Jean-Marie et plusieurs équipes se sont rendus en 2005 et de 2015 à 2019. L’aide aujourd’hui apportée à l’ensemble de la faune est la suite logique de leur engagement pour la nature.
  • Sylvie Thirion, présidente, s’est rendue sur le parc en 2005, 2015, 2017, 2018 et 2019. Au quotidien, elle entretient un lien chaleureux et efficace avec les personnes dédiant une partie de leur vie au W (conservateurs et directeurs du parc, guides, naturalistes, aubergistes, etc.).
  • Rémi Collange, administrateur, a récemment participé à deux voyages et a immortalisé ces moments forts en émotion à travers ses photos et vidéos, ce qui a permis d’aider l’association ACTAG-PRW à communiquer sur ses actions grâce à des supports représentatifs du milieu naturel et de sa faune.
  • Claude Juillard, membre très actif, naturaliste, a fait partie du voyage en 2017, 2018 et 2019. Son sens de l’observation et d’écoute, ainsi que ses connaissances naturalistes, ont permis à l’équipe de s’émerveiller devant le foisonnement d’espèces, animales comme végétales, que l’on peut rencontrer au W. Il a engagé un jumelage entre les écoles primaires de Sampéto au Bénin et de Tailly en Côte d’Or.

L’ensemble des administrateurs de Mille Traces participent à cette initiative et ont aidé à ce que se développe cette action pour la faune de l’Afrique de l’Ouest : Romain Ribeiro, Jacqueline Hache, Élisa Gouirand, François Morel, Ariane Ambrosini, Jean-Pierre Biscaye, Jacques L’Huillier, Pascal Maruejol, Patrick Mathiot, Lorène Pascal, Jörg Schleicher et Bernadette Sévère.
Ces collaborations n’auraient pas été possibles sans les militants et adhérents qui ont également participé à ces voyages et missions sur le W comme Melly Rava, Aude Phisel, Françoise et Alain Charras, Adeline Cuisinier, Adeline Soulier, Pablo Dasnias, Chantal Reymond, Coralie Aubry, Perrine Cochard, Fabrice Cappizano, Jacky Sylvestre, Laure et Guillaume Ruth, Frédérique Pécot, Didier Lerenard, Ludo Rouault, Gilles Jovet, Gabriel Gorraz, Jérôme Bonnardot.

Merci à tous les membres qui ont permis d’accompagner la faune du W, et merci à tous ceux qui nous rejoindront en apportant leur aide précieuse, chacun à la hauteur de ses moyens !

H Hichem MACHOUK 06/08/2019 Y Yvan BOICHARD 06/08/2019 J Jacques L’huillier 06/08/2019 Agir
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Méfiez-vous de tous

Encore un appel solennel à la révolte ? On ne se refait pas. Ce samedi soir, pas davantage qu’hier ou le mois dernier, je rumine. L’autre jour, passant à la gare du Mans, j’y ai vu le maire actuel, Stéphane Le Foll, donner une interview à Europe 1 sur le parvis. Je n’ai pas écouté, mais j’ai lu ce qu’il paraît penser sur le Nouvel Obs en juin. D’abord, rigolons gaiement : le porte-serviettes inusable de Hollande – il a été sa carpette de salon pendant 20 ans au siège du parti, rue de Solferino, puis ministre de l’Agriculture – y déclare que non, il n’est plus « hollandais ». Il a donc été « hollandais », c’est-à-dire rien, sans l’ombre d’une idée sur quoi que ce soit. Je rappelle que sur Planète sans visa, le 19 septembre 2010, j’ai écrit ceci :

« J’ai eu la curiosité malsaine d’aller jeter un regard sur le blog (ici) de François Hollande, premier secrétaire du parti socialiste entre 1997 et 2008, date de l’arrivée de Martine Aubry à ce poste. Hallucinant reste un faible mot pour décrire mon sentiment. Ce machin est lamentable de la première ligne à la dernière image (il y en a beaucoup, évidemment). Si vous en avez le temps et le courage, tapez donc sur le moteur interne de recherche des mots comme écologie ou biodiversité. Vous ne serez pas déçu de ce court voyage. Hollande n’est au courant de rien. Cet homme de 56 ans – ce n’est pas le perdreau de l’année – aura donc passé au moins trente ans à faire de la politique sans se rendre compte que la vie sur terre, et donc l’avenir des sociétés humaines, et donc celui des désolants politiciens dans son genre, étaient désormais en question. Il ne sait foutre rien. Et il a commandé le principal parti de la gauche pendant onze années ».

Or donc, Le Foll a servi ce drôle qui espère, pauvre chou, revenir en politique. Demain, l’immense duel Sarkozy-Hollande ? Je galège, bien entendu, car tout de même, non. Il est nel et bien notre passé stérile. Mais Le Foll, qui n’a jamais que 59 ans, est enfin réveillé. Il en tient désormais pour la « social-écologie » et même la « croissance sûre ». Cette expression, Le Foll est allé la trouver dans la Bible de l’entourloupe, qui aura permis de lancer dans l’arène planétaire le si funeste « développement durable ». Elle est dans le rapport Brundland, du nom de la Première ministre norvégienne de la date de publication, 1987. Or un homme a joué un rôle-clé dans sa rédaction, le Canadien Maurice Strong. Vous pouvez en savoir beaucoup plus en cliquant ici-même.

En tout cas, Le Foll découvre ce si beau rapport 32 ans après son apparition, qui a tant aidé à la destruction continuée du monde. Ce pourrait être drôle, c’est sinistre. Du temps qu’il était ministre de l’Agriculture – 16 mai 2012-10 mai 2017 -, Le Foll aura évoqué de temps à autre l’agroécologie, mais surtout tapé la carton du matin au soir avec la FNSEA et bien entendu couvert la farce hénaurme du plan Ecophyto, censé réduire l’usage des pesticides tandis qu’il augmentait. Dis Stéphane, tu nous dis où sont passés les centaines de millions d’euros d’argent public du plan ?

N’insistons pas, car ils sont en réalité tous pareils. On voit même un Cazeneuve ces jours-ci – il est le dernier Premier ministre de Hollande – tenter de faire croire qu’il pourrait se présenter en 2022 à la présidentielle. Mais pourquoi pas ? Ces gens nous ont habitués à tout, jusqu’à faire semblant de croire – derrière Mitterrand – que le parti socialiste entendait terrasser le « système capitaliste ». D’eux tous et en bloc, oubliez, et tournez le regard.

Faut-il vous parler des anciens staliniens ? Je ne suis même pas sûr. Eux aussi, dépourvus de la moindre idée en propre, ils ne savent plus où ils habitent, ces pauvres gens. Oublions même l’époque glorieuse où ces salopards vantaient l’atome – les plus dégueulasses, à l’époque de Maville 1977, c’était eux, et Marchais en 1980 vantait encore la centrale nucléaire de Plogoff en projet -, les grands travaux, la chimie de synthèse, l’Union soviétique. Il paraît qu’ils ont changé. La preuve par Braouezec Patrick, ancien ponte de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis). En 2010, ce glorieux apparatchik quitte le PCF pour créer une très improbable Fédération pour une alternative sociale et écologique ou Fase – comme c’est astucieux -, car le monsieur est devenu écologiste. Très.

En 2012, en compagnie du ministre de la Ville de Sarkozy Maurice Leroy – vendu depuis à Poutine, il y fait du lobbying, mais oui, pour le Grand Moscou -, il signe un label d’excellence au projet Europacity, cette bouse (lire ici) destinée à tuer 700 hectares de terres agricoles aux portes Paris. N’est-il pas le président en titre de Plaine Commune, la structure intercommunale du lieu ? En 2017, il reprend sa carte au PCF et surtout, car le vent a sérieusement tourné, il est devenu un opposant à Europacity. Très.

Je pourrais vous tenir des pages entières sur la décomposition accélérée des derniers anciens staliniens, car je vomis leur histoire en totalité. Croyez-moi, je connais cette tragédie comme bien peu. Ce n’est la preuve de rien, mais la garantie que je n’écris pas pour ne rien dire. Un mot sur Mélenchon ? Allez, pour la route. Avez-vous remarqué combien la question écologique, pourtant présentée – frauduleusement, selon moi – comme centrale il n’y a guère, paraît avoir disparu. Là encore, je pourrais me perdre dans le labyrinthe des fantaisies mélenchoniennes, et je rappelle aux oublieux qu’il existe en haut et à droite un petit moteur de recherche qui permet d’aller droit aux très nombreux articles que j’ai consacrés à un homme que je juge exécrable.

Ceci posé, quoi ? La droite, Macron compris. J’ai si peu à voir avec eux, leurs idées, leurs fantasmes, leurs réalités, que je me sens tout dépourvu pour parler d’eux. Notez que je l’ai déjà tant fait. Voyez donc le cas Macron tel que je l’ai décrit ici et . Quant à ceux du Rassemblement national, j’ai également assez dit ce que j’en pensais. Je les conchie et les maudis.

Que reste-t-il ? Ceux qui se réclament de l’écologie politique. Comme si l’écologie pouvait être autrement que politique, pour un humain en tout cas. Je n’ai guère le cœur d’insister ce jour sur cette génération qui s’est tant vautrée dans le cirque politico-médiatique. Tout de même ! Qui demande le moindre compte à Dominique Voynet et Yves Cochet, ministres de Jospin pendant son quinquennat de Premier ministre entre 1997 et 2002 ? Qui ? Les deux pouvaient et devaient – n’était-ce pas une injonction absolue ? – se battre contre le dérèglement climatique. L’ont-ils fait ? Non. Ils avaient trop envie de leur petit trajet sous les lumières de leur monde. Suis-je en colère contre eux ? Pas qu’un peu, beaucoup. Voynet a siégé près de trois ans au conseil des ministres en compagnie du criminel climatosceptique Claude Allègre. Sans moufter jamais. Et Cochet qui a pris sa suite en 2001, après le départ d’Allègre il est vrai, qu’aura-t-il tenté ? Rien non plus. Honte éternelle.

Ne croyez surtout pas que le silence régnait sur les faits. Le journal Politis, dont je faisais partie – ô combien – était lu tant par Voynet que par Cochet. Cet hebdo était tenu comme l’ami des Verts, ce que moi-même je n’ai jamais été. Eh bien, Politis consacrait sa couverture et un dense dossier au Grand flip climatique dès février 1989. Huit ans avant que Voynet n’entre au gouvernement ! Moi qui vous écris, j’ai constamment bataillé dans ces années-là, exprimant avec force dans mes articles publics, lus pourtant par la chefferie verte, que la crise climatique était la mère de toutes les batailles humaines.

Et j’ai attaqué publiquement Allègre dès le 4 décembre 1997 – in Politis – et récidivé tant de fois que je n’en ai pas le nombre. Les faits étaient sur la table et ces gens – Voynet, Cochet et toutes leurs troupes maigrelettes – s’en sont foutu. Voilà la vérité. Le 12 novembre 1998, il y aura bientôt 21 ans, j’écrivais : « Il n’y a pourtant aucun doute : sans le dynamitage de nos modes de vie, la température de notre globe augmentera irrésistiblement. On ne peut pas demander aux Français de consommer massivement – la croissance, la croissance ! – et défendre les grands équilibres écologiques. Du point de vue de Gaïa, il n’y a aucune différence entre Jospin et Chirac ».

Comme la génération socialiste de 1981, ridiculement couchée au pied de son maître et seigneur Mitterrand, celle des écolos – mot que j’abhorre fort justement – a montré qu’elle était incapable d’honorer le moindre engagement sérieux contre la crise écologique planétaire. Yannick Jadot, s’il voulait conquérir un peu d’un espace politique véritable, commencerait par interroger le passé de son parti. Car ce n’est pas dans l’aveuglement que l’on avance, mais dans la clarté du jour. Embourbé comme le furent les autres, il ne le fera pas, je le parie ici. Et son règne provisoire s’achèvera sans qu’aucune question fondamentale n’ait été posée. Les Verts, 34 ans d’histoire et de folles défaites, et pas une seule explication.

Vous me trouvez dur ? Eh bien, c’est ainsi que je suis et ce n’est plus l’heure de changer. Je l’ai écrit dix, peut-être cent fois : nous devons inventer des formes politiques neuves, adaptées aux défis que nous connaissons. Tous ceux qui rament aux côtés des barques et galères du passé perdent leur temps, et le nôtre. Avons-nous encore assez d’énergie ? Voulons-nous vraiment combattre les monstres qui nous assaillent ? Voilà à quoi devrait passer le mois d’août des gens studieux.