Archives mensuelles : juillet 2008

Calade et cagadou (une mauvaise odeur)

Bon, j’ignore si vous savez ce qu’est une calade. C’est une technique, une trouvaille, une invention de l’esprit humain, qui n’est pas la pire. Une calade, c’est un chemin, une ruelle, une rue éventuellement. En pente. Oui, en pente. On en fait dans le Sud depuis des siècles et des siècles, depuis mon enfance au moins. Quelquefois, l’artisan génial à l’œuvre place à la verticale dans le sol des pierres serrées entre elles que le mouvement des roues de la charrette et des bœufs finira par polir. Je m’égare, car ce temps a disparu pendant que je me retournais, et il n’y a plus de bœufs chez nous. Chez vous, peut-être ?

Donc, des calades, des restes de calades qui témoignent de ce que fut l’histoire pénible des hommes, lorsqu’il fallait monter des pierres et du bois depuis le ruisseau. Ou, de manière plus drolatique, quand les gosses du village glissaient dans la couche de cagadou qui obstruait le passage dès le haut du chemin. Le cagadou, oui, c’est de la crotte.

Je précise pour les lecteurs de ce rendez-vous que je suis dans un hameau entre Causses et Cévennes, par bonheur. Sauf que j’ai deux côtes cassées, pour cause d’imbécillité, qui ne saurait disparaître de ma vie, car c’est un destin. L’autre soir, l’esprit surchargé d’humeurs de vin rouge et bio, je suis sorti dans la nuit, et j’ai marché au hasard des pas. Et dans une calade pleine de ronces, je me suis proprement étendu de ma hauteur sur le sol. Lequel avait conservé assez de pierre dure pour me faire (très) mal.

Depuis, je suis un petit vieux égrotant, qui va sa route en se tenant le flanc. Así están las cosas. Mais comme je suis par ailleurs vaillant, faut pas croire, je continue de tailler au sécateur ce qui peut l’être. Je remets en état, ainsi, une calade de Jean, qui descend jusqu’au fond du vallon. En faisant attention à mes gestes, oui da. Un matin vers 8 heures, Jean, passant avec son troupeau de brebis devant l’entrée de la calade où je me trouvais, m’a engueulé. À sa façon, n’est-ce pas. Il redoutait apparemment que je ne disperse ronciers et prunelliers sur la petite route, en quoi il avait tort. Le temps que j’explique mes plans, il était parti, emporté par ses bêtes. Ahimè ! J’ai continué mon travail, mais qui oserait appeler cela un travail ? Une tâche, peut-être ?

J’en oublie de vous parler du reste. Je viens de lire que l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) demande un moratoire sur les biocarburants. L’OCDE ! Cette structure abominable abreuve les États membres, tous développés, de conseils avisés sur la manière – libérale – de détruire ce qui peut l’être encore. On peut trouver pire, mais il faut chercher.

Quoi qu’il en soit, cette prise de position a un sens. Au moment où je vous parle, la presque totalité des institutions les plus infâmes de la planète ont pris position contre les biocarburants. C’est le cas, mais la liste n’est pas limitative, du FMI, de la Banque mondiale, et de l’OCDE donc. Tous les doctes experts de ces assemblées reconnaissent un rôle clé des biocarburants dans l’affolement qui s’est emparé du prix des aliments de base dans le monde. Je vous le rappelle, la Banque mondiale estime que cette criminelle production est responsable pour 75 % de l’inflation en cours.

Et puis quoi ? Et puis me voilà à radoter, ce qui ne surprendra guère les lecteurs les plus assidus de ce blog. Car dans le même temps, le mouvement écologiste, qui devrait être au premier rang de ce combat humain essentiel, décisif, ontologique, n’a pas encore bougé le moindre orteil. Pas plus tard qu’avant-hier au soir, croisant José Bové en voisin – ou presque -, je l’ai pressé une nouvelle fois d’engager son nom dans cette bataille. Le fera-t-il ? Hum.

En France, les chiffres existent pourtant, et n’ont rien de secret. J’en ai publié certains dans mon livre de l’automne dernier, La faim, la bagnole, le blé et nous (Une dénonciation des biocarburants). Si je suis à ce point furieux, mais furieux à mordre, c’est que ce monde sans âme saigne plus que jamais. Je vous disais l’autre jour que selon Jacques Diouf, de la FAO, 50 millions d’humains de plus ont été jetés dans la famine en 2007. Les biocarburants jouent un rôle essentiel dans cette abomination.

Je ne suis pas amer, mais, je le répète, follement furieux. Surtout, je dois le dire, contre les écologistes, qui forment pourtant ma famille. Je vous jure solennellement que j’ai fait ce que je pouvais pour remuer Greenpeace, le WWF, Nicolas Hulot, José Bové donc. Et beaucoup d’autres. Mais rien ne vient. Nous nous retrouvons ainsi dans une situation inouïe : les maîtres du monde laissent filtrer des vérités premières sur le crime, et la critique se tait, se rendant complice.

Car ce n’est pas la peine de se voiler la face : ceux qui ne luttent pas contre le déferlement des biocarburants acceptent du même coup la multiplication des famines, la détérioration accrue du climat et la destruction de forêts tropicales. Osons dire l’évidence : le mouvement écologiste français se déshonore. Et je me permets de renvoyer à un article écrit sur ce blog voici quelques semaines (ici). Oui, le mouvement qui est le mien va avoir quarante ans. Et il est malade. Et il sent la mort.

Faut-il laisser la part de l’homme ?

Je continue d’être en vadrouille, et comme Lili m’offre l’hospitalité de son appareillage électronique, j’en profite une petite heure. Lili travaille quantité de matières, dont de la terre. Et elle m’a montré une soupière si belle que j’en ai été ému pour de vrai. On dirait un oeuf grisáceo d’il y a 70 millions d’années, quand les dinosaures habitaient le monde. Sur la colline d’en face, il y a une carrière de calcaire d’où l’on extrait des pierres, évidemment. Mais dans ces pierres, parfois, il y a des marques nettes de pas de dinosaures. J’en ai vues, j’en possède même.

Il faut dire que là où je suis, ce fut jadis une lagune tropicale, et sur les bords, des animaux disparus aujourd’hui pataugeaient. Je pense à eux régulièrement, car qui nous dit qu’ils ont totalement quitté les lieux ? Avez-vous déjà lu José Carlos Somoza ? Ce romancier d’origine cubaine a écrit de pures merveilles, surtout Clara et la pénombre. Mais dans La théorie des cordes, eh bien, il montre à sa façon comme le temps est un événement déconcertant. Et c’est ce que je crois : déconcertant.

Passons sur les dinosaures. J’ai lu, mais j’ai perdu les références en route, qu’un rapport tenu secret quelque temps par la Banque Mondiale, disait de fortes choses sur les biocarburants. Si j’ai bien parcouru The Guardian, qui a lancé l’affaire, ces derniers seraient responsables de 75 % de l’augmentation des prix alimentaires dans le monde.

Je repense à l’industriel des biocarburants invité avec moi sur France Inter le 30 juin, et qui prétendait, contre l’évidence, que ses productions criminelles n’avaient aucun rapport avec la crise alimentaire actuelle. J’ai appris aussi que Jacques Diouf, inamovible patron de la FAO, estimait à 50 millions le nombre d’humains supplémentaires jetés dans la famine en 2007.

50 millions. 75 %. Ce ne sont que des statistiques destinées aux colloques suivis de petits fours. Derrière, il y a des hommes qui se mordent la langue pour tromper la faim qui les rend fous.

Et à part cela ? Plein de choses, que je ne peux ni ne veux dire. Mais enfin, j’ai rouvert, seul, le chemin creux qui mène au jardin de Patrick, en contrebas. Et retrouvé les pierres qui le délimitaient, surmontées de haies sublimes. Depuis combien de temps était-il dans la ronce et le prunellier ? Des années.

Il m’a fallu trois jours d’efforts véritables mais heureux pour qu’on puisse à nouveau déambuler dans ce délicieux passage. Et j’ai été mordu plus d’une fois par des épines, dont certaines grosses comme le doigt. Mais c’est fait. Simplement, arrivé aux trois quarts de ce rude effort, alors que mon esprit battait la campagne au sens propre, j’ai pensé à ce que je faisais. Aux niches et habitats que je détruisais sans état d’âme. Combien de campagnols ai-je effrayés et chassés de leurs trous ? Combien de serpents ont dû fuir le barbare ? Combien d’insectes, combien d’oiseaux ?

Puis j’ai pensé que ce chemin est à l’homme, depuis le Moyen Age. Pour des raisons que je ne peux préciser, le jardin de Patrick est probablement cultivé depuis au moins 800 ans. Et, sans être sûr de rien, il m’a paru que c’était acceptable, équitable. Alentour, l’animal a repris possession du pays. La pente, le ruisseau d’en bas, les vastes étendues de pins sylvestres et de châtaigniers. A perte de vue, je veux dire. Où que porte le regard, et ici, il va loin.

Presque tout appartient désormais aux bêtes et aux plantes. Et j’en suis infiniment heureux. Cela va au-delà des mots que je suis capable de trouver. Mais peut-être que le chemin devait nous revenir, à nous les quelques humains que nous sommes ici ? Peut-être, je ne sais pas vraiment. Quand je le regarde depuis le hameau, il s’étire vers le bas comme le ferait une couleuvre. Il coule, même, dirait-on.

Et je pense fatalement à une photo de l’Américain W. Eugene Smith, que j’adore. On y voit deux enfants qui se tiennent par la main, au bout d’un tunnel sous les arbres, comme s’ils s’apprêtaient à entrer ensemble au pays de la beauté. Le frère – j’imagine que c’est son frère – tient sa petite soeur d’une manière telle que rien ne leur arrivera jamais. Jamais rien d’autre que le bonheur sur terre. La vida es bella ya verás, como a pesar de los pesares.

Juste une seconde

Moi, dans un cybercafé ! Je viens de m’arrêter devant, je suis entré dans une sorte de grotte, et de jeunes et vaillants humanoïdes m’ont mené à la table d’où je tape ces mots. Le monde est décidément plein d’hallucinations. Si je romps mon voeu de (relatif) silence, c’est qu’hier, il m’est arrivé quelque chose. Il était vers 9 heures du matin, je parlais avec mon ami Patrick sur le chemin qui mène au hameau, un peu après la grange de René, et un oiseau est venu se poser sur mon épaule droite.

Un jeune rougequeue noir, posé sur moi, clairement décidé à me délivrer un message. J’ai pu tourner la tête, le regarder, mon oeil tout contre le sien, et il ne partait pas. Il ne partait pas ! Je ne sais pas ce que vous en penserez, mais moi, je suis marqué.

It was time for me to move on (Jack Kerouac)*

Fini ? Fini. J’arrête ce blog un moment, pour cause d’oiseaux, de vallon et de rivière. Je compte regarder dans une longue-vue en compagnie de David Rosane, qui passe me voir. Je précise pour ceux qui l’ignorent, ce grand gars est un Américain, et par chance, il est un ami. Et par bonheur, il connaît les piafs du monde comme peu. Inutile de dire que l’inventaire ornithologique des lieux où je vais s’en trouvera bouleversé à jamais. Je noterai scrupuleusement, et tenterai de rendre compte fidèlement.

Les jours où je ne regarderai pas, je pense que je boirai, car je pars avec une envie furieuse de Patus et de Bogus. Des vins, ceux de Christophe Beau, un chorégraphe de la vigne bio dont je vous dresserai le portrait fabuleux une autre fois. Les jours où je boirai pas, qui risquent d’être rares, je nagerai dans la rivière, qui se trouve être une des plus belles parmi celles que je connais. Et j’en connais, soit dit sans me vanter. Mais je mélangerai peut-être les plaisirs, en y ajoutant des palabres avec Patrick sur la terrasse, attendant que la nuit emporte le monde. Ou avec Alban, mon voisin punk, qui surgit de temps à autre au-dessus du mur qui le sépare de ma terrasse. Je lève la tête, il est là, avec son ceinturon clouté et ses grolles noires. Prêt à descendre en s’accrochant aux arêtes, et à boire un verre face à l’immensité. C’est grâce à lui que ce blog existe. Eh oui, Alban, il faut assumer tes bêtises ! Sans toi, je n’aurai jamais lancé ce rendez-vous en août dernier. Et sans toi, côté webmaster cette fois, il y a beau temps qu’il m’aurait explosé entre les doigts. Croyez-moi, si vous appréciez quelquefois ce que je vous écris, embrassez Alban de ma part. En plus, il le mérite.

Je n’oublie pas Lili – des bises, Lili -, qui compte m’emmener manger quelque chose dans un lieu qu’elle connaît, et que j’ignore encore. Je crois que son atelier devrait être terminé, et je jure de tout faire pour éclaircir sa vue. À l’automne au plus tard, il y aura des branches en moins, et peut-être un arbre. Parce que, je vous le dis sans détour, ne pas voir ce vallon depuis chez soi – chez elle, en l’occurrence -, tel que je l’admire moi-même chaque matin, c’est un crime contre la destinée humaine. Il va falloir agir.

J’essaierai d’envoyer des messages si l’occasion s’en présente, mais enfin, rien de très sûr. Demandez tous les comptes que vous voudrez au Bogus, car moi, je n’y peux plus rien. Enfin, soyez certains que la relation créée avec vous, lecteurs, est forte, et étonnamment plaisante. Ce temps passé autrement me permettra de réfléchir à la suite, aux suites possibles de cette étrange prise de parole. On se retrouve, c’est juré et même promis.

PS : Certains commentaires pourront être bloqués quelques jours je ne sais où. Mais ils finiront par apparaître, et donc, n’hésitez pas. Je lirai.

* Cette phrase (Exactement : It was time for us to move on) ouvre le chapitre 11 de la troisième partie du livre de Kerouac, On the road. Elle veut simplement dire : Il était temps pour nous de nous remettre en route.

Une aiguille dans une botte de foin (au radium)

 La photo ci-dessous représente une usine, vous l’aurez peut-être deviné, car vous êtes malin. La photo date des années 70 et montre les riants locaux de la société Bayard, à Saint-Nicolas-d’Aliermont, en Seine Maritime. On y a fabriqué quantité de réveils-matins grâce à quoi des générations d’ouvriers dociles ont pu, en temps et en heure, aller se faire extraire la quantité de plus-value revenant de droit éternel à leurs patrons respectifs. Mais pourquoi donc chercher la petite bête ? Parce que.

Des réveils qui secouent les fainéants. Et aussi des cadrans de tableaux de bord pour les navions, qui en ont grand besoin. Surtout la nuit, quand tous les chats sont gris. D’où l’idée si ingénieuse des ingénieurs de rendre les aiguilles luminescentes. Reconnaissons-le, soyons sport pour une fois, des aiguilles invisibles dans le noir, on s’en fout.                           

Pour parvenir au triomphe, il faut passer un produit sur ces petites lames métalliques. Au pinceau, idéalement, ce qui permet de ne pas saloper le travail. Les femmes et les jeunes filles, dont les doigts de fée nous étonneront toujours, sont tout indiquées pour cette entreprise, et l’ont fait pendant des décennies. Imaginez de vastes ateliers et des théories de dames attablées sous le regard hautement bienveillant de contremaîtresses. Quel bonheur, la vie !

Ah, oui, ce produit luminescent. Eh bien, il faut ce qu’il faut, et deux éléments font merveilleusement l’affaire : le radium et le tritium. Radioactifs ? Oh, n’exagérons rien. Et puis, les ouvrières sont solides. Quoique. Certaines, trouvant le radium si joli, s’en mettent sur les dents, ce qui fait rire les amis dans le noir. Aux États-Unis, le royal crétin qui a mis au point les peintures luminescentes, Sabin von Sochocky, meurt en 1928, à quarante ans, d’un empoisonnement massif au radium. À cette date, nombre d’ouvrières de son usine sont déjà mortes, elles aussi. Conclusion plutôt logique : il faut faire attention au radium.
Mais chez Bayard, Normandie, les nouvelles circulent lentement. Et les ouvrières peignent et peindront. (ici). En 2002, après un nombre de morts que personne n’est en mesure de préciser, notre noble Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra) intervient. L’usine est fermée depuis des lustres, mais le radium, ce pénible intrus, fait de la résistance. Tout le site est gravement pollué, pour une durée qui dépasse d’assez loin nos espérances de vie respectives. Mais les gosses y circulent sans problème, et tripotent tout ce qu’ils trouvent. Dont du radium.

L’Andra est une agence bureaucratique, pour le cas où vous n’auriez pas saisi le fond de ma pensée. Or, et bien que cela paraisse contradictoire, elle est aussi facétieuse. Il faut savoir rire pour oser lancer une campagne nationale destinée (ici) à informer sur les « objets radioactifs à usage familial ». Outre les montres de pépé, on parlera réveils, boussoles, cadrans d’avions et autres systèmes de visée nocturne, aiguilles au radium d’usage médical, etc. Attention les yeux ! Dans un guide pratique qui me fait glousser par avance, on mettra en garde contre les greniers et les vieilles malles.

Un mot sur les aiguilles au radium. Elles ont été massivement utilisées dans les hôpitaux pendant la première moitié du 20 ème siècle, et puis oubliées, quoi, c’est humain. Où ? Mais merde, comment savoir ? En avril 2008, on a retrouvé chez une dame de Marcilly-sur-Tille une « fontaine à radium » achetée la veille dans une brocante. Cela ressemble à une cafetière et servait à rendre l’eau radioactive, car au début du grand destin radioactif qu’est devenue notre vie à tous, on pensait que boire de l’eau radioactive était bon pour la santé.

N’insistons pas au-delà du raisonnable. Des milliers, des dizaines de milliers, des centaines de milliers de babioles contenant de la radioactivité se baladent partout. Rien ni personne ne les récupérera, pour l’essentiel. Car rien n’est possible. La mémoire humaine est un phénomène éminemment volatil, qui résiste mal chez les individus, et plus mal si c’est possible dans les sociétés. Imaginez l’expérience suivante : en 1708, il y a donc 300 ans, un type du Vexin – ou de Lille, ou de Romorantin – décide de cacher quelque chose. Où ? Je ne me souviens pas. Quoi ? On ne me l’a pas dit. Le fiston à qui la commission avait été faite s’est rompu le cou bêtement en rentrant de l’enterrement du papa. Du coup, on se sent bête.

Je n’ai pas choisi 300 ans tout à fait par hasard. En février 1996, un expert absolument expert, Jean Pronost, a donné un avis favorable à la fermeture du Centre de stockage de déchets nucléaires de La Hague (Manche). Pour 300 ans tout rond. À cette date, selon lui et ses amis de l’Andra, les frères humains qui après nous viendront ouvriront la bestiole et regarderont voir. Hum. 300 ans. Depuis 300 ans en France, combien de guerres, de massacres, de changements de régimes, de révolutions, de destructions d’archives ? 300 ans. Hum.

Les gens du nucléaire m’ont toujours paru dotés d’un sens aigu de l’avenir sur la terre.