Archives mensuelles : janvier 2009

Sarkozy et l’art du go (cherchez l’erreur)

Quand j’avais vingt-deux ans, et pendant quelque temps, j’ai joué au go avec une telle intensité que je me rappelle encore, trente ans plus tard, certaines combinaisons. Je ne sais évidemment pas si vous connaissez. Le souvenir que j’en ai conservé est au-delà des mots. Soit un damier – le go-ban – formé de 361 intersections. Les pions noirs commencent toujours, suivis des blancs. Le jeu est la mise en scène d’une bataille militaire dans laquelle s’affronteraient deux corps d’armée.

On place des pions une fois, à une intersection, qu’on ne peut plus bouger. Et de la sorte se dessine peu à peu, sur le damier, un territoire convoité, disputé, mouvant, où chacun tente d’occuper un espace plus grand que celui de l’adversaire. On peut faire des prisonniers, mais tel n’est pas l’enjeu principal. Le but, c’est l’espace conquis, dont on fait soigneusement l’appréciation lorsque les deux adversaires estiment que la partie est finie.

Parmi les émotions les plus grandes de ce jeu, il y a l’incertitude. On peut croire un moment, qui parfois dure, que l’on a encerclé une part du go-ban, et que l’autre joueur est pris dans un piège dont il sortira affaibli. Et puis, dans un éclair, par le placement d’un seul pion, la situation s’inverse complètement. Autre joie inexprimable, celle d’accepter de perdre pour mieux gagner. Le go est un jeu de stratégie, pas de tactique. La meilleure des tactiques au service d’une piètre stratégie conduit au désastre. Il est aisé de se concentrer sur une partie, et de se voir déjà vainqueur, alors que le sort de la bataille se décide à l’étage supérieur, que vous avez stupidement négligé.

Le go. Un grand bonheur de jeunesse. En ce temps, je jouais surtout avec Xavier, chez madame Z., notre hôtesse de l’époque, qui était la mère de Sophie. Bon. Cela se passait au Vieux-Pays de Tremblay, non loin de l’aéroport de Roissy, et l’air, chargé de kérosène, était souventes fois orangé. J’aimais bien Xavier, bien qu’il fût héroïnomane et mythomane. Pour la drogue, ce n’était pas drôle pour lui. Pour le mensonge, c’était parfois pénible pour moi.

Enfin. Nous nous mettions vers neuf heures, le soir, dans la cuisine de madame Z, et nous commencions à jouer après avoir ouvert des bouteilles, fumant comme je fumais alors. Fumant comme le grand délirant que j’étais. La nuit entière passait, sans que jamais nous ne nous rendions compte de rien. C’est le jour, et ses vapeurs oranges, qui nous jetait au lit. Je ne travaillais pas. J’avais horreur du travail, et je n’ai pas changé vraiment, malgré les apparences.

Et alors ? Pourquoi mêler Sarkozy à ces grands souvenirs personnels ? Parce qu’il me fait penser à un désastreux joueur de go. C’est un tacticien habile, mais un lamentable stratège. Il est l’homme de l’instant, il est celui qui croit avoir niqué – un mot fétiche chez lui – le monde parce qu’il a placé quelques pions dans les coins qui retiennent son attention. Mais il est totalement incapable de concevoir, d’entrevoir, de situer les enjeux ailleurs qu’autour de sa personne. Il va donc perdre la partie, mais comme c’est la nôtre, c’est fâcheux. Notez que ceux qu’on dit d’en face sont aussi mauvais. Tous. Un bon joueur de go aurait déjà, par un magari audacieux suivi d’un wariuchi, réduit à néant les moyos que Sarkozy croit en sa possession. Après avoir occupé deux ou trois o-ba,  il aurait lancé un retentissant atari. Atari, qui veut dire échec.

Je lis ce matin que notre président a décidé la construction d’un deuxième réacteur nucléaire EPR, à Penly. Sans discussion. Sans interrogation. En confiant les milliers d’années qui viennent à un partenaire privé, Suez, qui aura peut-être explosé en vol à la prochaine bourrasque financière. Sarkozy. Et tous ces prosternants.

Pour Patric Nottret (jour de grève)

 Il fallait bien que ton assiduité paie un jour, Patric ! Tes nombreux commentaires sur ce blog montrent à quel point nous sommes différents, mais je n’oublie pas que nous avons bu du vin rouge ensemble au Blanc (Indre). Cela aide, cela fluidifie les rapports sociaux, je pense que nous serons au moins d’accord là-dessus.

Je t’écris publiquement ce matin parce que tu nous incites tous, depuis des jours et des jours, à manifester en ce jour de grève contre la toute-puissance de nos maîtres. Non, je n’ai pas changé, et je crois que ce mouvement incarnera surtout un combat du passé, tourné vers l’usage fou des biens matériels et les revendications qui l’accompagnent.

Mais baste ! Je mets mon drapeau dans ma poche, j’espère que ce rendez-vous sera un succès, et que l’Élysée en tremblera sur ses bases ridicules. Si je n’avais que deux raisons pour soutenir ce jour de mobilisation, elles s’appelleraient Chantal Jouanno et Éric Besson. La première, que j’ai déjà étrillée il y a quelques jours, a donné au journal Libération un entretien qui dit par je ne sais quel miracle des choses vraies (ici).

La dame raconte l’importance du Grenelle de l’Environnement dans le dispositif sarkozien, et avoue sans honte ni tremblement : « Et c’est mon travail d’aller vendre cette idée sur le terrain ». Voilà à quoi ces gens réduisent l’idée publique, l’esprit public, le service public, la res publica. À un job de VRP. À la démarche d’un vendeur-bonimenteur sur la place du marché. Nous sommes en pleine décadence de la parole. Et donc de la pensée.

Quant à Éric Besson, quoi ? Pour ceux qui l’ignorent, ce socialiste comme l’ont toujours aimé les socialistes – et cela continuera, croyez-le ou pas – vient d’entrer à la direction de l’UMP. Il détestait officiellement Sarkozy il y a moins de deux ans, au point d’écrire des argumentaires pour son parti d’alors, le PS. Désormais, à bien l’écouter, il se ferait tuer pour lui. Il vient d’être nommé ministre de l’Immigration.

Si vous ne craignez pas de vomir devant l’ordinateur, lisez donc cet article de la Voix du Nord (ici). Besson, entouré de ses flics, s’est rendu à Calais. Pour emmerder un peu plus les immigrés clandestins de ce monde sans morale ni repères. En 2002, son compère Sarkozy avait fermé, menton en avant, le hangar de la honte, où s’entassaient des centaines de candidats au passage vers l’Angleterre. C’était à Sangatte, tout près de Calais.

Et Besson est donc revenu sur les lieux de l’esbroufe. Pauvre petit homme. Pauvre petit Besson. Bien entendu, rien n’a été réglé depuis 2002. La misère a été éparpillée, les flicards balaient les éclaboussures humaines pour que les ministres puissent parler le soir chez Claire Chazal ou Laurence Ferrari. Besson a déclaré sur place qu’il fallait rendre Calais « étanche » à l’immigration clandestine. Étanche. Étanche. Pensez à l’usage que la langue française fait normalement de ce mot. Il s’agit de ne pas laisser passer une fuite. De fluides. Les hommes ne sont plus que de l’eau. Du sang, peut-être ?

Comme Besson est aussi un pitoyable manipulateur, il s’est rendu dans ce qu’on appelle à Calais la « jungle ». Photos, s’il vous plaît. On la refait, avec l’Afghan qui me sert la main. C’est pour TF1 ? La « jungle » est un simple sous-bois où des centaines de réfugiés survivent entre deux descentes policières. Le soir, ils tentent de forcer le passage du tunnel sous la Manche. Ils passeront. Ils ne passeront pas. Qu’ils crèvent.

Besson a promis une rangée supplémentaire de parpaings au-dessus d’un mur qu’escaladent les clandestins. Et une multiplication des contrôles. Qu’il sache au moins qu’un certain nombre d’entre nous crachent sur cette politique, en attendant de pouvoir faire mieux. C’est-à-dire pire pour M. Besson. Et pour en revenir à Patric Nottret, oui, je crois que ces excellents personnages méritent une leçon dans la rue. Et donc, manif, sans aucune réserve pour une fois. Si on se voit, un coup de rouge, hein ?

Un homme est mort (Arne Næss, deep ecologist)

Je connaissais très mal Arne Næss, ce n’est pas la peine de blaguer. Ce Norvégien né en 1912 vient de mourir, le 13 janvier, à l’âge de 96 ans. Il avait imaginé au début des années 1970 une expression qui fait hurler les petits marquis de France et de Navarre, dans le genre burlesque de Luc Ferry. Oui, il était le grand méchant loup, car il avait inventé la deep ecology, l’écologie profonde. Celle qui fait tant peur.

Au fond de moi, je sais que j’ai toujours été de cette pensée-là. Attention, pas de malentendu. J’assume les mots qui vont suivre. Mais pas la totalité de ce qui a été écrit sur le sujet. Certains zozos, surtout aux États-Unis, ont utilisé cette noble cause pour déverser sur la place publique leur haine de l’homme. Je n’en suis pas, cela aurait fini par se savoir. Je suis même un humaniste, a deep humanist, convaincu que seule l’écologie est capable de nous sauver de nous-mêmes.

Mais bon, n’épiloguons pas. Næss était un philosophe, un penseur qui se réclamait par exemple de Gandhi, qu’on aura du mal à faire passer pour un milicien de la Gestapo. La deep ecology  a été définie par Næss et son ami George Session sous la forme de huit points décisifs. Je les reproduis ci-dessous, accompagnés à chaque fois d’un commentaire de Næss lui-même. Je n’ai donc plus besoin de faire un outing : Luc Ferry, si tu cherches un vilain garçon partisan de la deep ecology, tu l’as trouvé. Et je ne pense pas être le seul. Quant à toi, Arne Næss, j’allumerai une bougie en ton souvenir ce soir.

1) Le bien-être et l’épanouissement de la vie humaine et non-humaine sur Terre ont une valeur en eux-mêmes  (ou valeur intrinsèque, inhérente). Ces valeurs sont indépendantes de l’utilité que peut représenter le monde non-humain pour nos intérêts humains.

Commentaire de Næss : « Cet énoncé considère la biosphère ou plus exactement l’écosphère comme un tout (auquel renvoie le terme d’écocentrisme). Notre connaissance actuelle du caractère étroitement imbriqué de leurs relations entraîne à leur égard un respect et un souci fondamentaux. Le terme « vie » est utilisé ici en un sens non technique pour inclure ce que les biologistes classent comme « non-vivant ». Pour les promoteurs de l’écologie profonde, des expressions telles que « Laissez la rivière vivre » illustrent ce sens plus étendu que l’on retrouve dans de nombreuses cultures. La valeur intrinsèque d’un objet naturel est indépendante de toute conscience, intérêt ou jugement d’un être conscient. »

2) La richesse et la diversité des formes de vie contribuent à l’accomplissement de ces valeurs et sont également des valeurs en elles-mêmes.
Commentaire de Næss : « Ce deuxième principe présuppose que la vie en elle-même, en tant que processus évolutif, implique un accroissement de la biodiversité et de la richesse naturelle. Les animaux ou les plantes prétendument « moins évolués » ne sont pas de simples étapes vers des formes de vie plus évoluées et plus rationnelles. »

3)  Sauf pour la satisfaction de leurs besoins vitaux, les hommes n’ont pas le droit de réduire cette richesse et cette diversité.

Commentaire de Næss : « Le terme de « besoin vital » revêt un sens délibérément imprécis pour autoriser une certaine latitude interprétative. En effet les variations dans le climat et dans les facteurs qui en dépendent et les différences dans les structures des sociétés doivent être prises en considération. »

4) L’épanouissement de la vie et des cultures humaines est compatible avec une diminution substantielle de la population humaine. L’épanouissement de la vie non-humaine requiert une telle diminution.

Commentaire de Næss : « Les hommes dans les pays les plus riches matériellement ne peuvent réduire leur influence excessive avec le monde non humain du jour au lendemain. La stabilisation et la réduction de la population humaine prendront du temps, des siècles ! Mais cela n’excuse pas le laisser-aller actuel. Plus nous attendrons longtemps pour entreprendre des changements, plus ceux-ci seront drastiques. Jusqu’à ce qu’ils aient lieu, un effondrement de la biodiversité est toujours possible.

5) L’interférence actuelle des hommes avec le monde non-humain est excessive et la situation s’aggrave rapidement.

Commentaire de Næss : «  Cet énoncé reste modéré. La non-interférence n’implique pas que les hommes ne doivent pas modifier leur écosystème, ils ont modifié la Terre tout au long de leur histoire et continueront de le faire. La véritable question est la nature et l’ampleur d’une telle influence. La destruction des forêts primaires et autres écosystèmes sauvages a été excessive dans les pays riches. Il est donc essentiel que les pays pauvres ne nous imitent pas à cet égard. La lutte pour la préservation d’espaces sauvages et semi-sauvages devra se poursuivre. Les étendues sauvages sont nécessaires dans la biosphère pour l’évolution continue des plantes et des animaux. La plupart des espaces sauvages et des réserves de chasse n’autorisent pas une telle spéciation ! »

6) Les politiques doivent changer, elles doivent affecter les structures économiques, techniques et idéologiques. La situation qui résultera du changement sera profondément différente de la situation actuelle.

Commentaire de Næss : « La croissance économique telle qu’elle est conçue et mise en œuvre dans les pays industrialisés est incompatible avec les points précédents. Il y a un prestige dans la consommation effrénée et le gaspillage. Alors que l’autodétermination, la communauté locale et le « Pensez globalement, agissez localement » demeureront les termes clefs dans l’écologie des sociétés humaines, la mise en place de changements radicaux exige une action à une échelle de plus en plus globale : l’action transfrontalière. Une action par le biais des ONG internationales devient ainsi nécessaire. »

7)  Le principal changement idéologique consistera en la valorisation de la qualité de la vie plutôt que de toujours promouvoir un niveau de vie supérieur. Il y aura une profonde conscience de la différence entre « gros » et « grand ».

Commentaire de Næss : « Certains économistes critiquent le terme de « qualité de vie » parce qu’il est vague, on le considère comme tel parce que la qualité de vie n’est pas quantifiable. Or, il n’est ni possible ni souhaitable de la quantifier. »

(8) Ceux qui adhèrent aux points précités ont obligation de tenter de mettre en place directement ou indirectement ces changements nécessaires.

Commentaire de Næss : « Il y a de la marge pour la discussion des priorités. La ligne de front de la crise environnementale, longue et variée, offre de la place pour tout le monde ! ».

Souvenez-vous que cela a été pensé il y a des décennies. Décennies que nous avons perdues dans des songes creux.

Ravage à tous les étages (en attendant pire)

Je n’arrive pas à me souvenir. Ai-je déjà parlé ici du roman de Barjavel appelé Ravage ? Je vais faire comme si de rien n’était. Ravage est un grand livre écrit en 1943 (en poche chez Folio), au milieu de la nuit noire du fascisme. On y sent d’ailleurs quelques effluves qui ramènent à ce temps maudit.

Mais pour le reste, grand livre d’anticipation. Écologiste, aussi, pourrait-on ajouter. Barjavel y décrit la France – et Paris – en 2052. Cela pourrait être grotesque, mais non. Par quelque miracle de la création, Barjavel est parvenu à imaginer un avenir crédible. Certaines pistes évoquées par lui ont bel et bien été suivies par notre monde, et non des moindres.

Chez Barjavel, des TGV mettent Marseille à une heure de Paris. Dans la capitale, des immeubles aux façades en verre, hauts de cent étages, ne disposent plus de fenêtres, car l’air y est conditionné. Des centaines, des milliers d’engins aériens patientent sur les terrasses géantes. L’électricité est la reine de toutes les activités humaines. Les voitures en ont besoin pour rouler, l’alimentation industrielle et artificielle aussi.

Et brutalement, à cause d’un phénomène étrange, tout bascule. L’électricité disparaît. La civilisation suit de peu. On se bat dans les escaliers de secours, on se vole, on s’étripe. Il n’y a plus d’eau, bientôt plus de mouvement, l’incendie réduit à néant l’immense prétention humaine. Il y a une issue, certes, que je vous laisse découvrir si cela vous tente. Le jeune François, qui a perçu immédiatement qu’il n’y avait plus rien à faire avec ce monde-ci, entraîne à sa suite un petit groupe dans un périple à travers une France en flammes.

Et ? Et bien entendu, je songe en cette fin de dimanche à la tempête qui vient de secouer le sud-ouest de la France. Un (fort) coup de vent, et tout est disloqué. Plus d’électricité, parfois plus d’eau, souvent la fin du chauffage hétéronome. Car même le chauffage au gaz, j’en ai fait l’expérience personnelle, a besoin d’électricité pour démarrer. De la même manière, il y a une vingtaine de jours, une chute de neige avait changé des régions entières en lieux (presque) inhabitables.

C’est grotesque, oui. Et cela a été dit et répété des centaines de fois. À mesure de la sophistication croissante des systèmes, nous perdons en liberté, en autonomie, en solidité. Je ne vois pas que cela puisse changer de sitôt. Mais il est de plus en plus évident que cette petite frange consciente des problèmes doit commencer dès aujourd’hui à s’extraire. Nous devons concrètement apprendre à animer des lieux, des espaces, des activités qui ne dépendront plus que de nous.

Difficile ? Je ne prétendrai pas le contraire. Essentiel et probablement vital ? Je ne prétendrai pas le contraire.

PS : Je sais que ce n’est pas charitable un jour comme celui-ci, mais j’ajoute que je déteste la forêt landaise. Vous le savez sans doute, l’essentiel a été planté après 1857, en pins maritimes. Le Second Empire était aussi bête que notre régime actuel. Et les ingénieurs de ce temps, au nom du progrès, de l’hygiène, de l’assainissement général, ont détruit un territoire grandiose qu’on appelait les landes. Car il s’agissait de landes plus ou moins humides. Un pays sans habitants autres que les bergers et une infinité d’animaux, la plupart sauvages. C’était, ce fut le pays des molinies et des fougères, de la bruyère, des ajoncs, de la bourdaine, du mélampyre des prés, du phalangium à feuilles planes, de l’agrostis à soies.

On en a fait une merde de plus. Alors, mille excuses, mais ces arbres-là, tombés au champ d’infamie de l’industrie, ne me font pas pleurer. Au contraire. Ces millions de cadavres nourriront dans les années qui viennent un nombre incommensurable d’êtres vivants de toute sorte. Car personne n’ira tous les ramasser. Le marché, leur marché n’a que faire d’un tel afflux de bois de basse qualité. En revanche, imaginez tous les territoire nouveaux, nouveaux et impénétrables, que la tempête aura créés. Je ne serais pas étonné que le loup, retour d’Italie depuis 1992, plante sa tente dans les environs. On en reparlera peut-être.

Tout éteindre (authentique poilade)

Deux mots sur Alban. C’est un frère, un jeune frère marseillais qui m’a mis dans le pastis au cours de l’été 2007, et vous avec. Car c’est lui et nul autre qui m’a incité à lancer ce blog. Et qui s’est occupé de toutes les considérations techniques. Il continue, d’ailleurs.

Bon. Alban. Dommage que je ne puisse écrire ici certaines de ses facéties. Car ce garçon est facétieux, dans un genre qu’on ne rencontre pas chaque jour. Bref. Il vient de m’envoyer un lien qui donne accès à un petit film génial. Formidable, si vous préférez. Écologiste en tout cas. Rebelle. Et sacrément déconneur. Tout ce que j’aime. Je dois dire que je ne m’attendais pas à un tel cadeau ce matin. Alban, I owe you a lot.

Et maintenant, à vous. Cliquez ici, vous ne risquez pas d’être déçu. Et juste après, s’il vous plaît, un commentaire. J’aimerais savoir ce que vous pensez de ces voyous.

PS : Je suis pris de remords et rajoute ce post-scriptum pour ceux qui ne pourraient pas voir le film, pour je ne sais quelle raison. Les images montrent des petits jeunes de Paris, Lyon, Marseille, Annecy (je crois) qui ont trouvé un truc fabuleux. Ils parviennent très aisément à éteindre les saloperies de lumières des villes, celles qui m’ont toujours insupporté la nuit. Celles des banques et des magasins, toutes celles qui sont inutiles et qui consomment de l’électricité nucléaire. En plus, c’est drôle.