Hubert Reeves, patron du café du Commerce (sur l’ours)

Bon, voilà que j’en suis réduit à m’autociter. Je vous rassure, c’est pour la bonne cause. L’excellent site La buvette des alpages (ici) m’a demandé mon opinion sur des propos de l’astrophysicien Hubert Reeves. Et je l’ai donc donnée, sans hésitation. Face à une cause aussi majeure que la défense de l’ours sauvage, il n’est à mes yeux aucun Intouchable. Ni Reeves ni aucun autre. Fatalement, ça saigne un peu. Je plaide innocent.

Fabrice Nicolino a accepté de répondre pour la Buvette aux propos que Hubert Reeves a tenus sur l’ours à l’AFP et qui ont été publiés par Romandie News.

Par Fabrice Nicolino.

La position d’Hubert Reeves est à pleurer. Elle n’est ni plus ni moins qu’un coup de poignard dans le dos de ceux qui se battent réellement pour la biodiversité, dans les Pyrénées ou ailleurs.

Fabrice Nicolino: La position d’Hubert Reeves est à pleurer. Elle n’est ni plus ni moins qu’un coup de poignard dans le dos de ceux qui se battent réellement pour la biodiversité, dans les Pyrénées ou ailleurs.Et si j’écris le mot réellement en italique, c’est bien pour signaler que monsieur Reeves n’est plus que dans le faux-semblant, après avoir pris le contrôle d’une association jadis vigoureuse, le défunt Rassemblement des opposants à la chasse (ROC).

Car Hubert Reeves n’est pas que le sympathique astrophysicien qui montre les étoiles aux enfants que nous sommes. En 2000, sollicité il est vrai, il a pris la tête du ROC, qu’avait si magnifiquement incarné Théodore Monod. Et avec l’aide de Nelly Boutinot et Christophe Aubel, il l’a transformé en une invraisemblable Ligue pour la préservation de la faune sauvage et la défense des non-chasseurs.

La mort du ROC

Le ROC était mort, et bientôt enterré. J’ai écrit ailleurs la façon scandaleuse dont cette prise de pouvoir a eu lieu. Dans une lettre ouverte cinglante, cinq administrateurs de l’association en démissionnent avec fracas en novembre 2009. Il s’agit de :

  • Michèle Barberousse, adhérente depuis 1977;
  • Francis de Frescheville, adhérent depuis 1988;
  • Pierre Jouventin, démissionnaire depuis février 2009;
  • Viviane Laurier, adhérente depuis la création en 1976;
  • Jean-Paul Péronnet, adhérent depuis 2000.

Que disent-ils ? De véritables horreurs dont je n’extrais que quelques morceaux :

Le premier : « À la demande d’Hubert Reeves, la Ligue Roc ne s’oppose plus. Elle sert de caution aux ministères. Malgré les revers et les affronts subis, elle persiste à rencontrer autour d’une table ronde les représentants des chasseurs, de plus en plus favorisés par les pouvoirs publics. Il a été impossible aux administrateurs signataires d’obtenir qu’apparaissent sur son site toutes sortes d’informations sur les réalités de la chasse, indispensables à la formation objective de l’opinion publique ».

Le second : « L’opacité des pratiques, le non-respect des statuts, la dissimulation et le mensonge, obligent à des vérifications constantes. Lors de la dernière Assemblée Générale, le jeu des pouvoirs a permis à dix personnes, dont les deux salariés, d’exprimer plus des deux tiers des votes, et cela pour des candidats dont les noms n’ont été révélés qu’en séance ».

Inutile de poursuivre, car nous avons tous compris. J’ajoute que le pseudo-ROC fait réaliser des documents d’importance à un nouvel adhérent appelé Gilles Pipien. Chef de cabinet de Roselyne Bachelot en 2003, quand celle-ci, ministre de l’Écologie, vantait les mérites du nucléaire, cet homme est devenu un pilier du ROC-Reeves. Ma foi, tout le monde a bien le droit de changer, n’est-il pas ?

Sauf que Gilles Pipien n’a pas changé. Citation du bulletin Action Nature de juillet 2005, rédigé lui par de vrais défenseurs de la nature : « Bien sûr, on peut croire aux miracles, ou aux conversions tardives. Mais un tel retournement de veste n‘est tout de même pas près de passer pour crédible ! Ainsi, en région Rhône-Alpes, Gilles Pipien est l‘objet depuis le 7 mars 2003 d‘une tendresse toute particulière. C‘est lui en effet qui s‘est rendu sur le col de l‘Escrinet, haut lieu du braconnage de masse, pour y soutenir et y encourager cette pratique totalement illégale ! Les braconniers ardéchois en rient encore… ». Pipien, pilier du soi-disant ROC ? Oui, hélas.

Reeves au secours des ennemis de l’ours

Telle est bien la situation d’un ROC devenu poussière de sable, et que tout le monde piétine désormais. Il est à croire que cela ne suffit pas, que cela ne suffira jamais. Voici qu’Hubert Reeves entend donner des leçons à ceux qui se battent pour la sauvegarde de l’ours dans ces Pyrénées où il est chez lui, n’en déplaise à l’astrophysicien.

De quel droit un homme qui ne sait rien de la situation ose-t-il mettre en cause ce magnifique combat de civilisation ? De quel droit, vraiment ? Ne vous y trompez pas : Reeves n’a pas la moindre idée du climat de haine et de violence que font régner les ennemis de l’ours et de la vie sauvage. Et il se moque visiblement du coup de main inespéré que les quelques paroles accordées à l’AFP donneront aux extrémistes locaux. On appelle cela, lorsqu’on veut rester aimable, de l’irresponsabilité.

Bien entendu, il faut aller au-delà. L’absurdité des propos de Reeves ne saurait échapper aux défenseurs authentiques de la biodiversité. Car s’il est une chose évidente à qui est allé sur le terrain, ici ou ailleurs, c’est que la biodiversité est globalement une gêne pour les activités humaines. L’humanité continue son expansion et pénètre chaque jour un peu plus dans les derniers réservoirs de richesse biologique encore intacte. L’affaire est terriblement complexe, puisqu’elle nous condamne à respecter les droits humains tout en sauvant les formes de vie que ces derniers menacent fatalement.

Et c’est bien parce que la situation commande intelligence, détermination et acceptation du conflit que les mots de Reeves me sont insupportables. Car ils sont d’abandon, car ils sont de désertion, car ils mènent droit au désastre le plus complet. Reprenons en deux mots. Il existe dans les Pyrénées un magnifique espace largement vide d’hommes. La déprise agricole a en effet conduit les paysans à descendre de plusieurs centaines de mètres dans les vallées. Certes, les pasteurs et les troupeaux doivent être défendus, mais ils peuvent l’être, par miracle, en laissant une part à l’autre, à ce grand sauvage qui est l’âme profonde des lieux.

Notre responsabilité dans les Pyrénées

Les Pyrénées sont justement une place extraordinaire pour démontrer notre engagement sincère en faveur du vivant. Notre responsabilité est précisément de montrer qu’un pays riche, croulant même sous les richesses matérielles, peut consentir de menus sacrifices au service d’une cause supérieure et sacrée. De cela, Hubert Reeves ne veut pas même entendre parler. Pharisien, il renvoie dos à dos les deux points de vue, et récuse la perspective d’une opposition qui est pourtant au cœur de toute entreprise humaine. On se croirait, comme je l’ai dit plus haut, au café du Commerce. Ou chez les Normands de caricature : « P’t’être ben qu’oui, p’t’être ben qu’non ».

Ajoutons qu’avec les arguments – leur absence, en vérité – avancés par Reeves, nous n’avons plus qu’à rentrer tous nous coucher. Tous, c’est-à-dire tous les humains encore debout. Car franchement, comment espérer sauver l’éléphant d’Afrique, le tigre de l’Inde, le lynx ibérique, les hippopotames du Niger et les requins de toutes les mers dans ces conditions ? Les éléphants, pour ne prendre que cet exemple, entrent en conflit croissant avec les activités de paysans pauvres, qui ont bien entendu droit à la vie. Mais est-ce une raison pour accepter la disparition à terme de ces racines du ciel ? Il est vrai que Reeves n’a désormais d’yeux que pour les vaches et brebis de « races locales ». Grandeur et décadence.

84 réflexions au sujet de « Hubert Reeves, patron du café du Commerce (sur l’ours) »

  1. Encore une icône qui se passe sur elle-même une couche de vernis craquelé. Épaisse. Il aurait mieux fait de garder les yeux rivés vers le ciel.
    Quant au bétail tué, sur l’ensemble du territoire français, il serait intéressant de connaître le nombre d’animaux tués par des animaux sauvages pour le comparer à celui de ceux qui le sont par des chiens.

  2. Le camarade Dollo s’exprime:

    http://www.tarbes-infos.com/spip.php?article5301

    Dans le Lot, ce sont les chiens échappés qui tuent les moutons; pas d’ours et le loup est encore dans le département voisin (Cantal). Les éleveurs se plaignent de cette situation

    Pas d’ours… pas de Jean Lassalle non plus…On a tout pour s’entendre avec les chasseurs… Malheureusement, il y a encore le renard.. et le sanglier espèce nuisible maintenant pour les cultivateurs de maïs et la préfecture.

    Bref on n’est pas sorti de tous ces problémes et on a encore beaucoup d’occasion de s’eng… en France Surtout quand les élus s’en mêlent (voir les textes chasses encore en lecture:
    http://www.senat.fr/dossier-legislatif/ppl10-524.html)

    Ceci dit Fabrice a raison: le ROC est très déçevant.

  3. Les éleveurs sont moins regardant quand il s’agit de mener leurs « brebis bien aimées » à l’abattoir.

  4. Coucou,

    Oho …. Mr Reeves aurait il trop la tête dans les étoiles et pas assez les pieds sur Terre pour ne pas voir ou est le juste?

    🙂

    Bonne fin de semaine a toutes et tous, Léa.

  5. Fabrice, votre défense aveugle de la biodiversité montre votre connaissance partielle du dossier. Pensez vous qu’une introduction sauvage d’ours slovènes, agressifs, nourris par la main de l’homme (et n’ayant pas peur de lui) participe à la biodiversité? D’autant plus que l’ours brun n’est absolument pas menacé au niveau européen.
    L’ours n’a pas de prédateur, à part l’homme. Il a été montré par les spécialistes du dossier que le nombre d’individus (entre 15 et 20) n’est pas viable à court terme. Cette introduction va a l’encontre d’un pastoralisme de qualité caractérisé entre autre par un travail génétique sur les espèces endémiques (ovine et bovine notamment).
    Les Pyrénées ont été modelées et entretenues par l’homme et ne constitue pas stricto sensu un espace naturel.
    L’introduction de l’ours est décidément un faux débat pour “ceux qui se battent réellement pour la biodiversité”.

  6. Flore Bonsoir , les infos sont simple a trouver il faut allé sur le site de l’oncfs (prédation)mais comme certaines donnée sont mensongé dans un seul but de calmé les espris des éleveurs.
    Je connait un cas ou l’attaque à été attribué au loup, ces a dire qu’on a donné de l’argent a l ‘éleveurs, ils y a de nombreux cas ou les prédateurs n’était pas responsable, pour moi ceci est du vole de l’argent public.
    cet hiver je suis tomber sur un charnier de veaux.

  7. Flore, un ou des articles avec cette comparaison dont tu parles existe sur le site de la buvette des alpages dont Fabrice fait mention.

    ancien berger moutonnier, Alpes et Jura, je sais que les chiens errants ou même accompagnés, sont davantage une préoccupation que les loups et lynx.

    Mais la garde permanente, d’abords, et la présence de chiens patous, ensuite, résoud complètement ce faux problème pour l’éleveur.

    je suis maintenant en Afrique sahélienne…ici les éleveurs empoisonnent les hyènes qui restent et les chacals pour les mêmes raisons…. et notamment la raison des changements de mode garde….. on voudrait laisser les animaux seuls, même la nuit….. faut pas déconner quand même….. on est bergers ou on ne l’est pas….!!!!

  8. jean pierre : jean lassale a voté la nouvelle loi chasse, avec la volonté de notre sous ministre de l’écologie députés de droite a gauche…

    ANALYSE DE SCRUTINS
    180e séance
    SCRUTIN n° 730
    Sur l’ensemble de la proposition de loi portant diverses dispositions d’ordre cynégétique

    Députés n’appartenant à aucun groupe (11) :
    Pour : Jean Lassalle

  9. Ne me parler pas de chasse et de chasseurs, je les ai en horreur ; en plus, j’ai au-dessus de chez moi, une dame de 75/80 ans qui ne cessent de me dire “qu’elle et son mari étaient chasseurs et étaient de grands bienfaiteurs….” ; son fils est dans le nucléaire….bref, tout pour que je m’entende bien avec cette voisine !

    Hier soir, sur France 5, C dans l’Air portait sur l’eau et j’ai trouvé l’émission très intéressante, notamment les propos d’un des invités, Marc Laimé, dont je vous mets le blog après C dans l’air :

    http://www.pluzz.fr/c-dans-l-air-2011-05-26-17h48.html

    Le PDG de Nestlé veut une bourse de l’eau :
    http://www.eauxglacees.com/

    Et, la réponse du CNRS à Claude Allègre :
    http://sciences.blogs.liberation.fr/home/2011/05/climat-le-cnrs-r%C3%A9pond-%C3%A0-claude-all%C3%A8gre.html

  10. Merci beaucoup à Fabrice de se prononcer ainsi pour l’ours !

    Aujourd’hui il y a urgence nous attendons avec impatience une décision de Me N.K.M qui ne vient toujours pas , à savoir le renforcement d’une ourse en Haut-Béarn . Le ministère de Me N.K.M vient d’adopter une Stratégie de Sauvegarde de la Biodiversité en France pour les 9 prochaines années et oublie comme par hasard et en toute incohérence d’honorer ses engagements en faveur de la biodiversité Pyrénéenne dont l’ours est à la fois le symbole et une espèce parapluie abritant chez nous des écosystèmes uniques et remarquables .

    Amis de la Nature , je vous renvoie donc d’urgence sur le site de la Buvette des Alpages pour répondre à la cyberaction de la dernière chance afin de donner un avenir aux derniers plantigrades des hautes vallées Béarnaises .

    Faites passer le message autour de vous ! Merci beaucoup à tous !

    http://www.buvettedesalpages.be/2011/05/que-vaut-la-parole-d-un-ministre.html

  11. il y a pas mal de temps que j’ai trouvé hubert Reeves pas très motivé et bien rangé dans sa maison de bourgogne, ave l’accent et sa femme! un notable de la cause;

  12. En même temps, vous vous plaignez de ce besoin permanent du journal La décroissance de crucifier les icônes écolo, dont vous-même, et vous me semblez un peu atteint du même mal. Je dis ça, je dis rien…

  13. Hors sujet, avec mes excuses pour le dérangement, 🙂

    Le film “The Big Fix”, sur la marée noire du golfe du Mexique.

    Espérons qu’il sera présenté largement sur nos écrans…

    Le film qui expose la plus grande dissimulation environnementale au monde
    Je me suis rendu en France le week-end dernier pour assister à la première mondiale à grand battage du documentaire sur la marée noire de BP, The Big Fix (Fix signifie « pétrin » ou « trucage », les deux reflètent bien le problème, NdT) au Festival de Cannes. Je ne pourrai en faire assez de louanges. C’est un travail brillant, au-delà de toute médiatisation et attente. Le public a été complètement fasciné, autant par la technique cinématographique stupéfiante que de la preuve à couper le souffle que la marée BP a impliqué une opération de camouflage aux plus hauts niveaux de l’industrie, des militaires et de l’administration Obama.

    C’est cette cabale – décrite au mieux comme «complexe pétroléo-militaro-industriel » – qui fait des ravages partout dans le monde et empoisonnant les gens et l’environnement, qui est décrite avec la marée noire de BP.

    Le film, réalisé par Josh Tickell et sa femme Rebecca, révèle nos pires craintes et nos plus grands soupçons: que les grands pétroliers, depuis les jours sombres entourant l’assassinat de Huey Long, ont perpétré une dissimulation totale de leurs pouvoirs et influences et causé d’énormes dommages à travers le monde.

    The Big Fix expose certains des meilleurs secrets bien gardés de BP à propos du Deep Water Horizon, comme l’utilisation continue d’un bombardement de Corexit depuis un an; l’imposture derrière les tests gouvernementaux d’ingestion pour les fruits de mer du Golfe, le fait que BP est l’un des plus grands fournisseurs de carburant de l’armée américaine, et que le pétrole fuit toujours du puits Macondo.

    Pour justifier les allégations du film, M. Tickell et son équipe rassemblent et documentent le travail de la plupart des héros et des militants de l’environnement que nous avons couvert sur ce blog depuis le début de la marée noire, comme le biologiste marin Riki Ott, le dénonciateur de l’agence de protection de l’environnement Hugh Kaufman, Kindra Arnesen la révoltée et la toxicologue marine Susan Shaw. J’ai vu exposée dans le film ma critique du programme gouvernemental truqué des tests d’ingestion de fruits de mer. Et je continue de croire fermement que certains produits de la mer sortis du golfe du Mexique aujourd’hui sont impropres à la consommation humaine.

    La plus grosse bombe du film se centre sur la mort suspecte d’un expert du pétrole et fondateur de l’Ocean Energy Institute, Matt Simmons, qui s’est noyé dans son bain à remous à sa résidence de vacances de North Haven, dans le Maine, le 8 août 2010 moins d’un mois après avoir publiquement indiqué que le nombre de décès par la marée noire de BP serait incroyablement élevé. M. Simmons a averti que des dizaines de millions de résidents du Golfe devraient être évacués pour éviter de nombreux décès et maladies. Il a qualifié la marée noire du Golfe comme « la plus grande dissimulation environnementale de tous les temps», et dit à plusieurs reprises au plus fort de la catas catastrophe que « nous avons d’ores et déjà tué le golfe du Mexique ».

    « L’appel à l’action » du film est à la fois puissant et noble : ce n’est que par une unité sans précédent et un activisme qu’on peut mettre fin à l’impact dévastateur que les grands pétroliers possèdent sur la planète et ses habitants.

    Ayant été en première ligne de la marée noire depuis le début et en tant qu’avocat qui a plaidé contre les grands pétroliers depuis plus de 20 ans, je crois que The Big Fix est le film le plus important de l’année, et je vous exhorte tous à aller le voir. Je serais choqué s’il n’était pas nommé aux Academy Award.

    Je respecte et admire les Tickells, qui ont pris un grand risque en produisant le film. Pour ceux d’entre nous qui ont fait l’œuvre de leur vie d’exposer les maux des grands pétroliers, nous comprenons les dangers inhérents à notre choix de carrière. L’inconfort que M. Tickell et son équipe apportent à l’industrie est du genre que vous ne pouvez pas facilement écarter, et l’industrie du pétrole le sait. Et ce n’est pas la première fois que Tickell a porté un camouflet aux grands pétroliers. Il a également dirigé le film Fuel, qui sonde l’influence et l’impact des grands pétroliers sur la vie des gens et propose des solutions à notre dépendance au pétrole. Il a gagné le prix du meilleur documentaire au festival de films de Sundance en 2008.

    M.et Mme Tickell, continuez ce bon travail. Nous vous félicitons.

    En conclusion, je souhaite à Mme Tickell le meilleur dans le traitement de sa propre maladie liée à la marée noire – intoxiquée par le mélange pétrole-Corexit et sa photosensibilisation grave et permanente de la peau de sa poitrine.

    Le “trailer” du film

    http://bistrobarblog.blogspot.com/2011/05/le-film-big-fix-sur-la-maree-noire-du.html#comments

    Bon dodo, Léa.

  14. Fabrice, merci, un grand merci pour cette note.
    En effet, Reeves nous trahit et nous poignarde dans le dos avec des idées rances qui n’ont rien à envier aux pires commandos anti-ours pyrénéens (Louis DOLLO, BESCHE-COMMENGE et Cie…).

    Ce soir, j’en suis sûr, la Grande Ourse crache sur l’astronome depuis la voûte céléste !

    En ce qui concerne Denis, ton message est truffé d’inexactitudes. Tu dis que la note de Fabrice dénote une “connaissance partielle du dossier”, or, l’ours n’est pas un “dossier”, il est l’âme des pyrénées et c’est toi qui est à la fois partiel et partial :

    – les ours d’origine slovènes sont les MEMES que ceux d’origine pyrénéenne, ni plus “agressifs”, ni “nourris” par l’homme, ni “n’ayant pas peur de lui” (3 mensonges inventés par les anti-ours).

    – l’ours brun est très lourdement menacé en France et dans les Pyrénées.

    – 20 individus (Pyrénées) ce n’est pas viable d’où la nécessité de poursuivre les lâchers jusqu’à ce que les naissances contrebalancent durablement les morts (y compris les morts à cause de l’homme)

    – ours et pastoralisme ne sont pas incompatibles, mieux, davantage d’ours, c’est davantage de bergers dans les Pyrénées (l’an dernier, le plan ours a permis de financer plus de 160 postes de bergers ! Or, les éleveurs anti-ours ne veulent PAS de bergers et c’est là le vrai coeur du problème…). Je ne reviens pas ici sur tout ce que l’ours a permis de financer pour le pastoralisme pyrénéen, puisqu’on parlait de Reeves, c’est tout simplement ASTRONOMIQUE ! (lire la Buvette pour les données chiffrées).

    – une étude que j’ai modestement réalisée montre que plus on met en place un pastoralisme compatible avec la présence de l’ours (berger, troupeau guidé en particulier), plus on favorise la biodiversité de l’ensemble du milieu naturel pyrénéen. Ici :
    http://www.buvettedesalpages.be/2008/08/lours-vritable.html
    Et là :
    http://www.buvettedesalpages.be/2008/08/natura-2000.html
    C’est donc exactement le contraire de ce que tu dis.

    – en plus, l’ours est une “espèce parapluie”, en le protégeant, on est obligé de protéger l’ensemble des espaces et espèces pyrénéennes !

    – les pyrénées sont aussi un espace NATUREL et SAUVAGE, ce qui est parfaitement compatible avec le pastoralisme comme le montrent les deux liens ci-dessus

    – le paysage pyrénéen actuel est aussi le résultat de la déprise agricole, il y a un grand retour de la forêt et ce n’est pas une calamité, bien au contraire si on traite cela en ayant en tête le concept (nouveau et très pertinent) de NATURALITE. La biodiversité forestière dans les forêts à forte naturalité (cf certaines forêts en réserve d’Europe de l’Est) sont parmi les plus fortes en Europe (27 000 espèces différentes dans les forêts en question !).

    – enfin, l’ours fait partie intégrante de la biodiversité pyrénéenne, française et européenne. Mieux, dans les Pyrénées, l’ours est un élément culturel extrêmement fort.

    Bref, il est temps de lâcher cette femelle dans le Haut-Béarn et beaucoup d’autre ensuite : la première pour espérer pouvoir maintenir les gènes* du dernier représentant de l’ours pyrénéen autochtone (le “petit” de Canelle, même si son père est d’origine slovène en est le dernier porteur à 50%) et les autres lâchers parcequ’il s’agit de rétablir dans les Pyrénées une population d’ours sauvage et viable (au moins 100 ours dans un premier temps, deux à trois fois plus ensuite pour une viabilité assurée à l’échelle du siècle).

    *en ce qui concerne les gènes, ne jamais oublier que c’est une des dimensions de la biodiversité (écosytèmes, espèces, diversité génétique au sein d’une même espèce) et il s’agit dans les pyrénées à la fois de laisser les derniers gènes autochtones s’exprimer et encourager davantage de variabilité génétique (trop peu de femelles et surtout, le même mâle – Pyros- qui est le père de la quasi totalité des ours actuels ! = consanguinité dangereuse pour l’avenir de l’espèce).

    A bientôt à la Buvette, Denis et les autres 😉

  15. @ Chantal et à tout ceux qui n’aiment pas les chasseurs

    Moi non plus , je n’aime pas les chasseurs . Je les ai bien connu quand j’habitais dans les années 70 , enfant , un petit hameau . A l’age où le danger est une notion bien vague , ils étaient les seuls capables de me faire rester dans le jardin familial plutôt que de m’aventurer dans la forêt toute proche où les coups de feu s’enchainaient plus rapidement que dans un western où le bon John Wayne matte ces sauvages d’indiens sanguinaires … Entre celui qui avait tiré sur une vache un dimanche après-midi , celui qui règlait ses comptes en tuant le chien du voisin , celui qui a tué nombre de mes chats , celui qui , gras , rougeaud et sale , passait comme par hasard quand mon père travaillait pour offrir quelques lapins à peine plus gros que ses mains à ma mère qui était , comme par hasard aussi , la plus belle femme dans un rayon de 5km . J’ai même une coupure de presse reproduite dans une petite revue naturaliste d’alors ( Le Mulot ) faisant état d’une aile delta touchée par des plombs peu après son envol du Puy de Dôme !
    Ont-ils changé ? Quelle question ! Le verbe haut en bande mais très affables quand ils sont seuls , classant les animaux en nuisibles et profitables , n’ayant pas de leçons à recevoir etc etc …

    Et ceux qui n’aiment pas les chasseurs , qui sont-ils ? Ils ont aussi le verbe haut en bande et sont discrets quand ils sont seuls , classent les animaux en ” de compagnie ” et d ” élevage ” , n’ont pas de leçons à recevoir etc etc …
    Comme il est tard , je fais un copié-collé d’un commentaire que j’ai laissé je ne sais où , et qui aurait pu être mieux formulé .
    Voici :

    ” il y a une incohérence majeure dans le fait d ‘ être opposé à la chasse et de ne pas être végétarien .
    Voici pourquoi : déterminer les raisons qui conduisent à refuser d’infliger la souffrance et la mort aux animaux n’est que le problème des humains , pas celui des animaux . Le problème des animaux est de ne pas souffrir et de vivre , et non de se faire une raison ou non à leur souffrance et à leur mort sous prétexte qu’elle relève dans certains cas de la nécessité ( qu’elle est donc justifiée ) et dans d’ autres cas du plaisir , de ses bourreaux .
    Avant de devenir végétarien , je faisais moi-même cette distinction entre plaisir ( la chasse et autre ) et nécessité ( l’ alimentation ) , et je désapprouvais la première mais légitimais la seconde , ce qui du point de vue de l’animal qui va mourir n’a strictement aucune importance puisque le résultat est pour lui identique : mourir et souffrir . Cette distinction n’a donc qu’un intérêt : soulager la conscience de celui qui l’opère , c’est à dire du bourreau par procuration que constitue le consommateur de chair animale .

    Si donc on justifie l’ attitude à l’ égard des animaux par des considérations morales , il faut se rendre à l’ évidence que le sort d’un animal tué au cours d’une action de chasse est plus enviable que celui qui finit à l’ abattoir . Manger du sanglier est moins pourvoyeur de souffrance que de manger du cochon d’ élevage . Que ceux qui n’en sont pas convaincus se demandent s’ils préfèrent être réincarnés en sanglier libre tué d’une balle ou en cochon n’ayant jamais vu le jour et dont le seul déplacement est gracieusement offert vers l’ abattoir …

    Désapprouver la chasse et cautionner l’élevage , c’est donc désapprouver le mal et cautionner le pire .”

  16. Ceux qui ne connaissent pas le debat auraient aime avoir quelques arguments factuels. Autrement ca reste de la rethorique. Je suis d’accord que si c’est pour dire qu’on a rien a dire autant se taire, mais pour quelqu’un qui habite en Inde, et qui a habite quelques temps dans les Sundarbans ou les tigres tuent bon an mal an quelques 150 a 200 personnes par an (la plupart des lecteurs de planete sans visa n’en ont probablement jamais entendu parler, parceque les tigres ne tuent que les pauvres), les doutes et l’hesitation de Hubert Reeves, meme s’ils manquent un peu de vision, evoquent quelques echos. Un article d’introduction sur le tigre et les forets en Inde: http://www.downtoearth.org.in/content/rethink-growth-forest-capital

  17. Beurk, quelle sale surprise !
    Moi j’en était resté au ROC créé par Théodore à la suite de l’assassinat de son fils par un chasseur, à son engagement total, où il se déplaçait en personne pour témoigner (comme dans tout les procès d’objection de conscience où il en recevait la demande).

    Apprendre que sa suite a été confiée à un non biologiste, à un non engagé me fait “scarfaillir” comme on dit chez moi (frissonner de dégout).

    Bordel, c’est quoi cette déliquescence en marche ?
    Tout ce qui est sain passe au broyeur pour renforcer l’immonde de ce monde…

    Quand à l’ours des Pyrénées, heureusement que le pool génétique de la sous-espèce est en Espagne, car coté français, c’est n’importe quoi.

    Et c’est quoi cet espèce d’emblème du gros nounours tandis que l’aire du desman, de l’euprocte se réduit comme peau de chagrin alors que ce sont de vrais endémiques, que l’on ne connait plus qu’une station de Bofilliela subarcuata… Bien sur l’ours ça fait bien, on débloque des millions pour faire venir à grand frais devant les caméra des ours d’ailleurs, c’est plus simple que de protéger des milieux et c’est tellement plus rentable sur le plan médiatique…

    J’ai eu la chance de rencontrer la famille du dernier tueur d’ours d’ariège. Ils m’ont montré le matériel du pépé défunt qui en avait tué 75 au cours de sa carrière : un couteau avec un manche que l’on peut tenir à 2 mains, pourvu d’un large assise que l’on peut appuyer sur son propre sternum, un gilet de cuir renforcé dans le dos de plusieurs couches de cuir épais, un bonnet en cuir épais. Pourvu de ce matériel, l’homme se lasse prendre dans les bras par l’ours qui mord la tête le débarrassant du bonnet, puis le sert entre ses pattes enfonçant le poignard dans sa poitrine par sa propre force… Tueur d’ours, un métier à risques !

    Les grosses bêtes sont médiatiques, les humbles disparaissent autour de nous sans que nous ne voyions rien, et ce sont les humbles qui sont à la base de tout. Sans vers de terre pas de terre vivante, pas de plantes…

    Que les dauphins disparaissent n’est pas en soit important, ce qui réellement important c’est que les bans de poissons dont ils se nourrissent aient disparu sous la pression des navires usines qui tamisent les océans sans relâche, ratissant maintenant à plus de 1000 mètres de profondeur.

    Et puis une petite notion de génétique des populations : en dessous de 30 individus, le pool génétique n’est plus suffisant pour que l’espèce perdure…

    Alors l’ours…

    Moi je pleure les humbles !

    Gaedarem lou moral !

  18. Il y a deux ans, je suis allée dans les Pyrénées, et j’ai rencontré quelques éleveurs.Je leur ai demandé quel était le problème avec les ours. Ils m’ont tous répondu: “mais on en a pas. L’ours, on ne le voit pas, et personne ne le voit d’ailleurs!”

    J’en déduis que comme toujours, certain se revendiquent uniques propriétaires d’un territoire et entendent dicter la loi.Par tout les moyens et au dessus de tous.Je considère ces individus comme profondément dérangés et dangereux. Mais bien peu osent leur opposer la résistance. Pourquoi? Au contraire, ils sont soutenus!!!

    Je voudrais citer un passage du livre de Geneviève Azam “Le temps du monde fini”:

    “[C’est pourquoi] le capitalisme est un système qui menace la vie des humains sur terre; il a fait de la destruction les conditions de la durabilité du monde les conditions de son propre renouvellement. Il est un processus qui ne peut survivre dans la stabilité et la conservation: dans un monde fini, il se nourrit de la destruction.”

    Dans telles conditions, que peut valoir la vie animale, domestique et sauvage????

  19. “des babouins tombaient parfois des arbres devant eux, se mettant à courir, le mâle couvrant les arrières, criant et menaçant, puis la femelle saisissaient les petits qui s’accrochaient à ses poils, et la famille entière disparaissait en glapissant dans les arbres. Nous ne voulons plus çà, dit N’Dolo, avec un mouvement de la tête dans leur direction, nous ne voulons plus être le jardin zoologique du monde, nous voulons des usines et des tracteurs à la place des lions et des éléphants.”

    “LES RACINES DU CIEL” 1956.de Romain Gary : “la prise de conscience écologique, elle même se heurte à ce que j’appelerais l’inhumanité de l’humain”

  20. Je voudrais sans polémiquer, car pour moi la présence de l’ours doit démontrer notre capacité à cohabiter dans le respect de l’autre avec l’ensemble du vivant , dire à Denis que son appréciation de l’ours Slovène est une caricature classique qui montre sa méconnaissance partisane du sujet .

    L’ours Slovène et l’ours Pyrénéen sont génétiquement aussi dissemblables ou semblables qu’un agriculteur Pyrénéen et un paysan Slovène peuvent l’être . L’ours Slovène reprenant naturellement avec les mêmes comportements et les mêmes habitudes l’habitat spécifique laissé vacant par l’ours pyrénéen .

    Il suffit de lire la nombreuse littérature écrite sur le plantigrades pyrénéen pour se convaincre que l’agressivité de l’ours pyrénéen et ses prédations sont absolument les mêmes que celles de l’ours Slovène . Ni plus ni moins . Rappelons enfin que si le risque de l’ours existe il est infime comparé à tous les autres risques aléatoires que l’on accepte de prendre lorsque l’on s’engage dans un milieu naturel quel qu’il soit . Les risques liés au milieu naturel étant toujours bien moindres que tous ceux liés à nos espaces civilisés , urbains et domestiques …

    Ne jamais oublier que l’ours est le symbole de l’excellence de la vie sauvage et donc par définition de la Nature et de sa survie . Ne pas oublier que le mouton même si c’est une race locale en danger qui mérite considération n’est autre que le représentant de la domestication ,de la domination et de la gestion des territoires par l’homme . C’est à dire , même avec sa raison d’être , aux antipodes de la Nature . Préserver la présence de l’ours , c’est sauvegarder la dynamique d’une nature millénaire . Quant à dire qu’il serait moralement respectable de faire disparaitre l’ours des Pyrénées parce qu’il n’est pas pour l’heure en danger dans d’autres pays , c’est d’un point de vue éthique absolument inacceptable et injustifiable . Que chacun se montre responsable et exemplaire pour palier aux urgences de la perte du vivant au lieu de compter sur la seule conscience de son voisin pour le faire aura pour conséquence que la Planète sans visa ne pourra enfin que mieux tourner pour tous !

    Je suis en parfait accord avec ce qu’exprime Hammel . Il pointe du doigt l’engrenage qui préside à la disparition de par le monde des grandes espèces sauvages en conflit économique avec l’homme . C’est aussi vrai pour le tigre , l’éléphant , l’orang-outang en Indonésie , etc … ” On est berger ou on ne l’est pas ” , Hammel a bien raison de le dire !…

    Notons par ailleurs que c’est l’économie elle-même qui sauve certaines espèces en voie de disparition , comme le gorille et autres , par le biais l’industrie touristique , certains crocodiles pour l’industrie des peaux etc , etc , les exemples sont nombreux ! Car , du fait de l’homme et de ses intérêts toujours croissants , ni la faune ni la flore sauvages ne se suffisent hélas plus depuis longtemps à leur seule valeur intrinsèque naturelle …
    Sur ce sujet , c’est vrai qu’avec un peu de bonne volonté ( tout en lui foutant la paix ) on pourrait trouver à l’ours des Pyrénées un rôle économique qui puisse faire consensus au-delà des subventions habituelles . Ce rôle économique existe aujourd’hui à l’état embryonnaire ( fromage Pé-Descaous , broutard du Pays de l’ours etc … ) mais est contré et contesté par la dictature autoritaire des 200 atrabilaires pastoraux et chasseurs habituels … Il serait temps que l’ours dans les Pyrénées et l’acceptation de la grande faune ainsi que la protection des paysages soient enfin pris en compte par un label bio et éthique d’excellence commerciale qui n’existe malheureusement pas encore chez nous !

    La seule solution intelligente pour préserver la Nature est dans la cohabitation tolérante et respectueuse du vivant . Pas d’autre voie possible sinon la Nature disparaitra complètement aux profits d’espaces domestiqués et civilisés qui ne garantiront plus les équilibres vitaux à l’expression de notre humanité .

    N’oubliez pas de répondre à la cyberaction sur la Buvette des Alpages , faites passer le message , Facebook , blogs etc … : http://www.loup-ours-berger.org/

    Ou sur le site du Pays de l’ours :
    http://www.paysdelours.com/fr/madame-la-ministre-allez-vous-renier-vos-engagements.html?cmp_id=50&news_id=914&vID=249#914

    Encore Merci à vous tous , bon Week-end . Longue vie à l’ours et au pastoralisme !

  21. c’est pas pleurer qu’il faut! c’est lui rentrer dans le lard (enfin..)! à ce notable influent!

    A propos de morts humains : les automobiles, combien de gens tuent elles par an ici en France? et en Inde?

  22. @ azer : mon mari et moi sommes végétarien depuis 2008 ; certes ce n’est pas ancien, mais mieux vaut tard que jamais.

    Par contre, le toubib gueule à chaque visite, même si je n’ai pas de carence, en dehors de la
    vitamine D.

    J’ai le plaisir d’avoir des poules en liberté à 500 m de chez moi et elles me reconnaissent chaque fois que j’arrive avec mes croutes de fromages. Le chien (labrador) aussi d’ailleurs, mais c’est la fête chaque fois que j’arrive.

  23. @Chondrina. Théodore et Olga Monod ont eu trois enfants, dont deux fils (Cyrille et Ambroise), dont aucun n’a été tué par un chasseur. Je ne sais pas où vous avez trouvé cette information, mais, pour autant que je sache, elle est fausse. D’ailleurs, Théodore Monod n’avait pas besoin de vivre un tel drame pour s’engager ainsi.

  24. Chondrina,sauvez l’ours,ce n’est pas occulter les autres espèces,comme le vers de terre,soyez plus réfléchis.il faut sauvez toute les espèces,la terre,les plantes.vous parlez des etres humbles,mais si ça ce trouve vous mettez des insecticides dans votre jardin,ou de l’anti mousse,produits couteux,et coutant pour la vie.

  25. Evidemment ce que dit H Reeves est regrettable.

    Mais si l’on peut souhaiter des ours dans les Pyrénées cela pose des questions:

    1) une seule femelle fera hurler les anti et réjouir
    les autres, mais est que cela relancera vraiment les possibilités de relancer l’ours en Béarn avec un seul mâle?

    2) Relache-t-on une ourse avec la même donne qu’avant,c’est à dire avec les mêmes risques notamment avec des battues à haut risque?
    Voilà à mon sens 2 grandes questions à débattre.

  26. Je vous invite à propos de la réintroduction d’une ourse en Haut-Béarn à lire la lettre de Mr Nihous ( Chasse.Pêche.Nature et Tradition ) à N.Sarkozy … Mr Nihous y réclame avec la légèreté de l’indécence d’exclure l’ours et de remettre l’homme au centre du débat !… Mr Nihous n’a pas encore compris que l’homme n’a jamais quitté le centre du débat et qu’il y règne égoïstement sans partage en conquérant , dominateur et gestionnaire exploitant , écrasant tout ce qui lui résiste alentours . Capable comme nous le dit Marie d’aller, par exemple en Amazonie , jusqu’à l’assassinat pour préserver la toute puissance de ses intérêts centraux au nom d’une funeste économie . L’homme depuis toujours ramène tout à lui avec une telle diligence que la conséquence s’apprécie au mieux dans l’état catastrophique de la planète avec pour corollaire la remise en cause des équilibres vitaux et la perte d’un vivant inestimable pour toute l’humanité . Je vous laisse apprécier les réponses intelligentes et pertinentes faites à Mr Nihous . Elles sont signées par notre ami Boudouin de Menten . C’est sur l’indispensable Buvette des Alpages !
    http://www.loup-ours-berger.org/

  27. Les réponses qui suivent ne sont pas uniquement nominatives et s’adressent aussi à ceux qui se reconnaissent dans les propos qu’ont tenu les intervenants suivant .

    @ Chantal

    C’est bien d’être cohérent , même tardivement . Pourfendre la corrida en mangeant du foie gras ( ce n’est qu’un exemple ) est grotesque et révélateur que certains n’ont jamais balayé devant leur porte …

    @ Erick

    ” ils faut créer un site anti roc, ou pourri le site par des méssages.”

    Tu ne crois pas que ton énergie serait mieux employée à rejoindre le RAC ou CVN , si tu trouves le ROC trop mou ? Et si tu es au RAC et/ou à CVN ( ou une autre association sévèrement burnée ) , tu ne penses pas qu’il serait plus utile de pourrir CNPT ou NKM ? Sauf si tu penses que Nihous , le porte-manteau et Mitterrand Minor sont moins éloignés de ta cause que Reeves …

    @ Chondrina

    ” Beurk, quelle sale surprise !
    Moi j’en était resté au ROC créé par Théodore à la suite de l’assassinat de son fils par un chasseur, à son engagement total, où il se déplaçait en personne pour témoigner (comme dans tout les procès d’objection de conscience où il en recevait la demande).

    Apprendre que sa suite a été confiée à un non biologiste, à un non engagé me fait “scarfaillir” comme on dit chez moi (frissonner de dégout).

    Bordel, c’est quoi cette déliquescence en marche ?”

    En clair , vous n’avez jamais adhéré au ROC , même au temps où Monod était au commandes . Ainsi , vous louez ” l’engagement total ” et pratiquez l’engagement relatif mais le dézinguage total du non-engagé Reeves , qui a eu l’honnêteté de reconnaître qu’il était ” peureux physiquement ” et qu’il avait fait des ” cauchemars ” après une action de non-engagement sur le terrain avec Bougrain-Dubourg , face à des chasseurs particulièrement agressifs qui les avaient conduit à se réfugier dans la fourgonnette des pandores …
    Je frissonne d’admiration à l’idée de vous savoir participer à une action d’opposition à la chasse , surtout si vous avez en face de vous Vern Cotter et Julien Bonnaire , authentiques rugbymen chasseurs abrutis de plus d’un quintal .
    A ma connaissance , le ROC a été fondé par une femme ( dont j’ai oublié le nom ) , et non par T.Monod .

    @ marie

    ” c’est pas pleurer qu’il faut! c’est lui rentrer dans le lard (enfin..)! à ce notable influent! ”

    Eh bien , faites !: donnez l’exemple . Et publiez ici la copie de la lettre que vous allez lui adresser afin qu’on puisse juger du bien-fondé de vos arguments . Ainsi , cela va de soi , de celles que vous avez adressées à Nihous , Casal , Ferry et cie et dans lesquelles vous avez remédié au relâchement de leur sangle abdominale … A moins que vous ne pensiez comme certains que Reeves est un adversaire prioritaire .

  28. @Chondrina et Hacène. Je crois me souvenir qu’un petit-fils, ou petit-neveu, de Théodore Monod a effectivement été tué par un chasseur mais c’était après la fondation du ROC en 1976, par Bernard Groslier, Paule Drouault (Charlie-Hebdo), Théodore Monod, et quelques autres opposants pugnaces à la chasse.

  29. Bonjour à tous et à toutes

    A propos de la nouvelle loi chasse, je regrette vivement qu’un amendement ait été retirée, à savoir la non possibilité d’utiliser des cartouches à grenaille de plomb pour la chasse ou la destruction du ragondin ou du rat musqué.

    2 raisons à cela, les cartouches de substitution en acier, zinc, bismuth ou en tungstène sont nettement plus onéreuses (au moins 2 fois plus chères) et d’autre part j’ai moi même fait l’expérience de leur quasi inefficacité pour tuer net ces animaux exotiques… en particulier les ragondins de plus de 5kg qui pullullent de plus en plus.

    Encore une fois, des gens qui ne connaissent pas le dossier s’en mèlent!

    A ce propos Canada et Etats Unis ont fait demi tour sur l’interdiction du plomb dont la toxicité par saturnisme est au moins douteuse, nos appelants de chasse sont là pour le confirmer.

    Pour l’ours, je vous signale que celui-ci faisait tout autant partie du patrimoine francilien il y a quelques siècles, pour cette raison je demande que l’on relache des ours dans le bois de Boulogne, cela fera d’autres animaux à fourrure dans ce bois si réputé.

    Pour finir, un animal de chasse, lui, a une chance de mourrir de vieillesse, un animal d’élevage aucune!

    Quand on voit l’état de la plupart des réserves orntihos gérées par la LPO, on est plutôt content de voir que ceux qui bossent avec tracteurs, débroussailleuses, tronçonneuse, que ceux qui entretiennent des zones sensibles à leurs propres frais soient enfin récompensés par la suppression des taxes foncières sur les gabions, huttes et autres tonnes, ce n’est que justice!

  30. ben dit donc le Pilet,il est en guerre contre les bêtes vivantes et sauvages et qui sont chez elle ici sur terre,le droit de tuer est inepte,avec les 30 millions d’animaux d’elevage flingués par ces chasseurs et les battues immondes,dans mon departement 4000 renardes,donc petits abandonnés,les ramiers,les bisets,les merles,les grives,les etourneaux ,les blaireaux,les chats sauvages,les buses,les lapins,tout est tué,ragondin,raton laveur,castor,la France vient d’être sermonée sevèrement par l’Europe vu l’état lamentable de sa biodiversité,tout le monde a le droit de s’en mêler,mes terres sans chasses et reserves ecologiques sauvages volontaires CVN,je m’en mêle,arret de toutes chasses ,zone sauvage obligatoire au coeur de forets et sans un chasseur,voila mon projet chez moi,et ca marche tres bien,sans chasse,la vie reprend,la France est le pire des pays qui tuent et devastent tout ce qui bougent et volent,les oiseaux sont en voie d’extinction et qui veut a le droit de dire basta a ce massacre!Nous sommes beaucoup a avoir ces idees et a mles mettre en pratique,on achete les terre et foret pour laiser la faune vivre et se reproduire,humus,paillon rapace nocturne,mamiphéres,etc !!
    le Pilet il aime detruire ,debroussailler,tronconner,tout ce qui est interdit,chez moi,les zones sensibles ,ne’ s’entretiennent pas,on les maisse sauvage,SAUVAGE,il aime tuer,il se prend pour le proprio de la Planete,un piegeur,un tueur,un criminel patenté du Vivant,be, dit donc il est mal tombé sur ce blog!!

  31. Yeah, ça swing…

    Azer
    Effectivement je j’ai jamais été adhérent au ROC, car je me coltinais les chasseurs au plan local et une telle étiquette aurait vite dézingué l’expert scientifique et les avancées qu’il obtenait. Pour en avoir parlé avec T Monod, il trouvait cela tout à fait logique (j’ai travaillé avec lui un temps).
    Non je ne me suis jamais fait cassé la gueule comme le fait annuellement bougrain dubourg, mais ce fut plus d’une fois d’extrême justesse sur le terrain et les quintaux de rugbymen, plus ou moins bourrés, je connais… Pour ma part j’agis au niveau information et législatif.

    Slider
    Je n’utilise aucun produit chimique sur les plantes qui sont sous ma responsabilité. Par contre je cultive les vers de terre…

    A tous
    Je me suis emmêlé les pinceaux à plusieurs reprises sur la fondation du ROC, heureusement vous avez rectifié. Merci et mes plus plates excuses.

    A mes yeux, l’ours brun pyrénéen est un attrape couillon médiatique qui permet aux politiques de dépenser des sommes rondelettes pour leur promotion verte. L’ours était partout il y a encore quelques siècle. Aujourd’hui il a disparu comme a disparu la forêt primaire (dernier arbre, 1923, plateau de sault, 900m d’altitude, taille 80m).

    Ce n’est pas la présence ou l’absence qui sont en cause, juste les us et coutumes franco-françaises : pas question qu’un carnassier nous fasse concurrence ! (alors qu’en Espagne, la population semble augmenter).
    Comme le prouve la première cause de décès des dauphins du golfe du lion : chevrotines et gaffes !

    A Pilet
    Nous avons été nombreux à être effaré de la gestion “tout oiseau” qu’a induit la directive européenne de 1989. De larges excès stupides ont été commis dans les réserves naturelles. La tendance actuelle tend à redresser la barre vers une gestion plus globale, même si ce n’est encore partout.

    Mais d’autres excès sont commis, comme la réinstallation de troupeaux de moutons pour réouvrir le milieu au profit des orchidées…

    Comme si tout acte législatif de protection induisait un biais de gestion qui l’éloigne de l’esprit de protection.

    Un autre exemple dont j’ai été le héros involontaire. Un jour je reçois une demande d’expertise de la part de la réserve de St Aygulf.
    J’accepte et me rend sur le terrain à la date convenue. Là j’apprends qu’une partie de la réserve à été rasée au bull pour créer un parking payant pour pouvoir payer les expertises biologiques… J’en suis tombé de cul !

    Gardarem lou moral !

  32. Bonjour Pilet14,

    Au moins, vous avez le mérite de nous distraire et de nous faire rire!!!
    Pourquoi chasser? Puisque avec l’artillerie de tracteurs, débroussailleuses, tronçonneuses dont vous nous parler, vous êtes sur de faire fuir tout les piafs et toute la faune de France et de Navarre!sans parler des nids bousillés!

    Je comprend, dans ce cas, qu’il soit donc indispensable pour une catégorie de chasseurs de recréer “le sauvage” avec des “animaux de chasse” issus d’élevages spécialisés. En effet, ces derniers ont peu de chance de vivre la vieillesse, contrairement à mes petites mémés de brebis qui ne partiront jamais de chez moi. D’ailleurs, comme il n’y a pas de chasse,et que nous pratiquons la mécanisation proche du zéro, toutes les bestioles du marais viennent y trouver refuge et c’est un pur bonheur.Vous savez…balbuzards pêcheurs,busards des roseaux, Milans noirs, hiboux des marais,moyens ducs,faucons, avocettes, spatules,aigrettes,hérons,barges,courlis,échasses,chevaliers gambettes, cul-blanc et guignette, les gravelots,les bécasseaux, les huîtriers, les sublimes sternes, les cygnes,blancs ou noirs,les canards et les oies aussi:colvert,Tadorne de Belon, Eider,bernaches,cendrées.Le gorge bleue et tout les passereaux, les perdrix si peu farouches.
    Sans oublier les lièvres splendides, les vipères devenues si rares, elles aussi, les lézard et les insectes étranges et colorés.
    Le paradis, cela doit ressembler à ça. Je vous souhaite de le connaitre un jour et de croiser la route de naturalistes passionnés et prêts à partager leurs connaissances avec vous.
    Dommage qu’il y ai tout le reste…et du plomb partout.

  33. @ azer : nous ne consommons plus de foie gras, le faux gras est d’ailleurs délicieux, mais en plus toutes ces fêtes imposées me pèsent, et mon mari ne rouspètent pas que je considère ces jours de fêtes comme des jours habituels.

    Chaque jour peut être exceptionnel, il n’est nul besoin de le marquer sur un calendrier.

  34. “L’homme depuis toujours ramène tout à lui avec une telle diligence que la conséquence s’apprécie au mieux dans l’état catastrophique de la planète” je reprends les termes si justes de C BERDOT

    Azer fait la loi..justicier qui s’énerve ; je parlais d’écologistes “connus” admis dans le PAF, ce qui n’est pas mon cas, sinon ne t’inquiètes pas.. je note qu’il ne polémiquent JAMaIS entre eux, au contraire: il se tirent généralement des révérences! ou s’évitent.tous ces gens manquent de passion de conviction de colère affichée lorsqu’ils passent sur les antennes: toujours le bon ton! et ce monsieur très élevé en fait partie; cela serait excellent dans un contexte de paix, mais je crois que nous sommes en guerre! et qu’il s’agit de défendre les oiseaux menacés par exemple…sinon ne t’inquiètes pas je m’expose aussi; plus ou moins bien selon les époques

  35. @ Chantal

    Vous tombez bien ! Je cherchais hier la marque d’un faux gras bien imité que j’ai gouté il y a deux ans . Comme on m’avais donné cette boite ( je n’ai jamais particulièrement aimé le goût du foie gras , en dehors de toute considération éthique ) , je ne sais pas où elle avait été achetée et je ne m’en rappelle plus la marque . Bjorg ou bjork , quelque chose dans le genre … Ca ne vous dit rien ? J’en ai cherché hier dans un magasin bio , sans succès . Si vous pouvez me donner des références , je suis preneur car on aimerait organiser l’hiver prochain un stand de dégustation de faux gras , en proposant quelque chose qui a le goût de ce qu’il remplace ( ce qui n’est pas le cas des ” pâté végétal ” que j’ai goûtés ).
    Merci d’avance pour la réponse .

  36. France :
    550 000 km2
    1,3 million de chasseurs
    68 m d’hab

    Allemagne :
    360 000 km2
    350 000 chasseurs
    81 m d’hab

    Il y a donc , en valeur absolue et en proportion de la superficie ou/et de la population , bien moins de chasseurs en Allemagne qu’en France . Donc bien moins de défenseurs de la faune et de la flore à l’aide de tracteurs , débroussailleuses et autres tronçonneuse !
    On imagine le coeur serré le délabrement de la faune et de la flore de ce pays …

  37. Ourse, je vois que nous vivons la même chose!

    Chondrina, quand vous écrivez: “Mais d’autres excès sont commis, comme la réinstallation de troupeaux de moutons pour réouvrir le milieu au profit des orchidées…”
    Pouvez-vous étayer réellement s’il vous plait? En quoi l’installation d’un troupeau de moutons est un excès? Les Orchidées ne sont pas en contradiction avec l’ornithologie et les moutons non plus!
    Parce qu’ici, sans moutons, il n’y aurait que du Baccharis Hamilimifola. Si vous connaissez cette plante, vous savez à quel point elle est envahissante au détriment de tout le reste. Elle étouffe complètement le sol, elle colonise le littoral avec ses milliards de graines et par ces rhizomes. Elle détruits donc les habitats et est presque indestructible.Avec le pâturage, j’ai fait vraiment des choses bien contre cette plante (américaine, ornementale et échappée des jardins.L’amélioration est extraordinaire, au niveau bota, mais ornitho, aussi. Alors quand je pense au défit et au boulot que j’ai relevé,toute l’implication que cela représente, dans ma vie mais aussi pour ceux qui la partage, à toute la collaboration que cette activité à généré, entre naturalistes et agriculteurs (qui ne sont pas tous de ânes, malgré se qu’en pensent certains scientifiques),sincèrement, quand je vous lis, ça m’agace.
    Alors, vous, que proposez vous?

    Sur le secteur où je travaille, j’ai des écrits de la commanderie Templière voisine qui faisait déjà ici-même de l’élevage de moutons prés salés. Étaient-ils dans l’excès, eux aussi?

  38. et les 700 brebis et agneaux sauvés par Dominique ,au Domaine de Douages ,elle cherche des parrains et marraines,35€ par an pour ces moutons,anciennes selectrices de moutons, elle les aime tant,en parle avec une telle delicatesse et explique leurs façons a elles de fonctionner, que elle a arrêté tout et les garde chez elle,dans sa ferme,avec son fils,pas si facile,j’ai aidé a una chat tracteur,mais cela ne suffit pas.
    donc si vous voulez l’aider ,c’est unique en Europe, ce qu’elle fait sauver des betes dites”elevage a viande”par amour.
    domainededouages@yahoo.fr

  39. @ azer : salut, je l’avais commandé l’année dernière chez L214 : http://www.l214.com/lettres-infos/2010/12/06/

    On en trouverait aussi dans les magasins Carrouf et Lidl, mais j’ai banni les supermarchés, qui n’ont de super que leur étalage de produits à bas prix, et Carrouf ne respecte même pas les droits humains dans les pays émergents.

  40. Je rêve, c’est le même personnage qui m’a averti que tout était OK pour le purin d’ortie : Mr JP Amoudri – Sénateur de la Haute-Savoie :

    Par courrier électronique du 25 mai 2011, vous appelez mon attention sur les dangers de l’exploration et l’exploitation des hydrocarbures de schiste par fracturation hydraulique en France, et plus particulièrement en Haute-Savoie.

    J’ai pris connaissance avec attention de votre envoi, et j’ai bien noté votre vive inquiétude sur les conséquences environnementales que présente ce procédé d’exploitation.

    Croyez bien que je suis très sensible à vos interrogations, que je partage.

    Aussi, je m’efforcerai de tenir le meilleur compte possible de vos préoccupations, dans le cadre des débats qui auront lieu prochainement à la Haute-Assemblée sur les différentes propositions de loi déposées sur ce sujet.

    Il répond par politesse, tout en nous prenant pour des c*ns !!

  41. @petite bergère désolé de vous agacer…

    Néanmoins je vais persévérer.
    le mouton fut domestiquer à partir du mouflons des Adrars (chaines montagneuses du Sahara) il y a environ 15.000 ans. A l’époque le Sahara ressemblait au canada en plus chaud, mais tout aussi festonné de lac.
    Cette grande réussite de domestication a crée le Sahara tel que nous le connaissons.

    2000 ans avant JC, le mouton arrive dans le sud de la France et ainsi commence le carnage et une érosion qui montre partout l’os de la terre. Cet élevage perdurera jusqu’à la guerre de 40.
    Quand vous voyez des garrigues, des maquis et sa sélection de plantes toxique et/ou épineuse, son sol au dernier stade de l’épuisement, c’est 7000 ans d’élevage du mouton et de la chèvre que vous observez.
    Alors des milieux qui tentent de reconstituer un sol vivant au bout de 60 ans de lente patience végétale que l’on débroussaille à la machine dans le cadre de réserves dites naturelle au nom d’un orchis par ailleurs banal mais protégé, cela me semble pour le moins stupide.

    C’est dans ce cadre de soi-disant protection qu’il fallait comprendre ma diatribe, je vous prie donc d’excuser mon imprécision.

    Gardarem lou moral (e los motons !)

  42. Chondrina,

    Votre interprétation apocalyptique de l’élevage, n’est pas partagée par tous! J’en connais d’autres, notamment la reprise par les premiers éleveurs des pâturages préhistoriques crées par les grands troupeaux sauvages.Car la terre n’était par exempte de ruminants , même avant le mouton!Mais nous épargnerons les lecteurs de Planète sans Visa. A chacun de faire ses recherches.

    Aujourd’hui, c’est bien le fumier de moutons qui permets de lutter contre l’avancée du désert, comme au Sahel avec la technique du Zaï, que doit connaitre notre ami Hammel.
    Vous ne m’avez pas donné de chiffres: quand vous dites: “Mais d’autres excès sont commis, comme la réinstallation de troupeaux de moutons pour réouvrir le milieu au profit des orchidées…”
    Il faut être précis! Combien de moutons par hectare par an pour être dans l’excès?
    Des millions de téléphones portables, un million de kaïquistes par an dans les gorges de l’Ardèche, des millions de bagnoles…mais ce sont quelques troupeaux réinstallés de façon anecdotique qui sont en excès!!!
    Alors, bien sur, toute activité humaine à un impact, et le pâturage aussi.Mais je pense dans l’état de nos connaissances, c’est loin d’être la pire des solutions.Je ne peux donc pas vous laisser dire ce que vous dites car vous ne m’avez toujours proposé d’autres solutions!Et qu’il faut bien quelqu’un pour rappeler aussi tout ce que nous devons à l’élevage, qui nous a nourris et habillés pendant des siècles.
    Donc, je continue à penser que cette agriculture alternative est peut-être une occasion de faire des choses pas trop mal.Avec des personnes formées en 360°sur la vie sauvage. En en dehors des circuits de l’agriculture industrielle. Et aussi quelques emplois intelligents en milieu rural. C’est pas rien, ça. J’attends de voir ce que l’on nous propose mieux.Concrètement. Car contrairement à vous, je ne pense pas qu’il faille garder le moral, on a plus le temps, il faut être réaliste.

  43. @Chondrina.

    L’origine africaine du mouton semble assez controversée. Une provenance proche-orientale est généralement admise. Par ailleurs, la domestication serait bien moins ancienne, de quelques millénaires.

    Il y a 15 000 ans, le Sahara ne ressemblait en rien à la description que vous en faites. C’est l’erreur classique désormais, qui veut que le chaud soit synonyme de sécheresse et le froid de planète verdoyante. Il y a 15 OOO ans, on commençait tout juste la sortie avortée de la dernière ère glaciaire (avant de retomber temporairement dans le Dryas récent). On était donc proche du maximum de la glaciation, époque à laquelle l’aridité était maximale à cause du renforcement de la ceinture des hautes pressions tropicales. Les ergs étaient bien plus développés qu’aujourd’hui, le lac Tchad était à sec, etc.. Le méga-lac Tchad, les lacs plus ou moins temporaires alimentés par les oueds venus de l’Atlas, bref le Sahara vert (expression sans doute un peu excessive) c’est pas à ce moment là ; c’est lors de l’Optimum holocène (9000-5000 ans BP). Quant à l’aridification, elle a été naturelle, due aux paramètres orbitaux. Inutile de faire intervenir les moutons pour cela. Leur rôle est plus tardif, et somme toute marginal.

    Pour le reste, je suis globalement d’accord avec vous. On ne fait que de la protection contre nature. Il n’y qu’à voir le peu de réserves forestières intégrales pour s’en rendre compte, alors même que la forêt est la formation végétale présentant le degré de naturalité le plus élevé.

  44. ahahah ils nous font bien rire les grands défenseurs de l’écologie. Tous pour l’ours, tous contre les chasseurs et les paysans. Réalisez vous votre bêtise? Pour la plupart petit parisiens écolos sur les bords vous venez nous donner des leçons de vie. Ne vous inquiétez pas pour nous on a pas besoin de vos leçons, et l’ours on s’en fout on est très bien sans.
    Premièrement (sans parler du problème des brebis puisque vous avez l’air de cautionner leur mort) introduire un ours slovène c’est introduire un animal complètement étranger au Pyrénées, ce n’est pas préserver une espèce mais en introduire une nouvelle.
    Deuxièmement en arrivant dans leur nouvel élément ces ours sont complètement déboussolés, on en a même aperçu dans des villages manger dans les poubelles. Ni les ours ni les hommes sont épanouis dans ce contexte.
    Troisièmement l’introduction de ces ours coûte des milliers d’euros aux contribuables alors qu’à l’heure actuelle ces deniers publics pourrait être utilisés pour d’autres problèmes bien plus graves.

    Les vrais problèmes sont le nucléaires et l’exploitation des gaz de schistes aujourd’hui. L’ours c’est un faux problème. Alors les parisiens écolos illuminés si vous voulez mater des gros nounours allez au zoo de Vincennes ou allez en Slovénie. Et si vous voulez vraiment une vie pleine d’eau fraîche et de verdure commencez par arrêter internet, et partez en Papouasie. ça vous donnera une petite idée de ce que c’est la vrai vie naturelle. Sinon si c’est pour faire vos baba-cool blasés de la société et pro écolos allez aider les pauvres en Afrique et faites quelque chose d’utile. Quand on pense que des gens meurent de faim dans ce monde et que certains préfèrent dépenser des milliers d’euros pour un ours, on croit rêver ! est-ce l’herbe que beaucoup que beaucoup d’écolos fument qui les déconnecte de la réalité?
    battons nous pour préserver l’eau, battons nous contre le nucléaire, contre l’exploitation des gaz de schiste. Voilà des combats qui ont un sens !

  45. @Hacène

    Effectivement il y a controverse et j’ai en mon temps présentés nombres arguments scientifiques sur le sujet.

    Les datations et les études polliniques montrent bien que lors du dernier optimum glaciaire correspond au grand pluvial saharien, avec un petit pluvial vers 5000, quand les peuls sont venus faire paitre leurs troupeaux dans le Sahara et laisser ces somptueuses peintures rupestres que l’on trouve entre autre en Mauritanie.

    Pour avoir participé à de nombreux débats scientifiques et m’être presque systématiquement retrouvé en minorité par rapport aux conclusions officielles en dépit de l’expérience de terrain et des preuves incontestables présentées, je sais aujourd’hui que le problème vient plus du fonctionnement des scientifiques eux-mêmes : ceux qui ne fréquentent que les salons et les bibliothèques forment une majorité consensuelle dont font les frais ceux qui passent leur vie sur le terrain à recueillir des éléments de preuve.
    Il suffit de laisser le temps passer pour que l’hérésie d’hier devienne vérité d’aujourd’hui…
    sans jamais évidemment revenir sur les jugements antérieurs : c’est un monde où l’on ne se déjuge pas !

    Enfin, un mot pour rappeler qu’un écosystème soumis à une diminution de précipitation naturelle, dans le cas d’une évolution climatique, n’a aucune chance de se maintenir et de s’adapter si une prédation systématique est exercée envers les jeunes individus. Il y a alors vieillissement de la population, puis disparition totale. Ce fut le cas au Sahara comme à st Hélène…

    Ensuite le sol disparait…

    Gardarem lou moral !

  46. Les recommandations des scientifiques restent lettre morte

    Les estimations de taille minimale de la population ursine nécessaire pour asseoir son maintien durable en Pyrénées ont déjà été abordées par des experts ou organismes compétents, fins connaisseurs de l’espèce. Pourtant, leurs recommandations sont restées lettres mortes au vu de la politique gouvernementale attentiste ou pour le moins peu engagée, hors l’honneur, tergiversant même sur le renforcement d’une seule ourse en Haut Béarn.

    Dans cette pantomime de basse-cour, les associations à sensibilité environnementale ou leurs ténors sont, pour la majorité, d’une discrétion remarquable. Ce profil bas participe-t-il d’un réalisme au nom du « un bon tient vaut mieux que deux tu l’auras » ou la traduction d’une profonde lassitude et d’une perte de confiance dans le crédit accordé aux institutions gouvernementales tenantes de ce dossier ?

    (…)L’Etat devrait avoir une réponse plus responsable au sujet de ce cas exemplaire de biodiversité compte tenu des investissements propres qu’il engage et ceux indirects de l’Europe qu’il relaye. Il en va de sa crédibilité!

    Ne rien faire ainsi que la tournure actuelle le laisse présumer, c’est prendre la décision de condamner l’espèce ursine ou de courageusement botter en touche, en laissant à d’autres le soin d’assumer les engagements de façade qui ont été pris. Si cette désinvolture devait être une signature, couvrant également les autres champs d’intérêts publics, alors les électeurs devront prendre aussi leurs responsabilités lors de leur passage devant les urnes.

    La suite de l’analyse de Gérard Bozzolo

    http://www.buvettedesalpages.be/2011/05/gerard-bozzolo-ours-la-d%C3%A9sinvolture-comme-signature.html

  47. @Chondrina.
    Comme je suis curieux, je suis preneur d’un développement de vos arguments,
    1. sur le mouton ;
    2. sur l’existence d’un grand pluvial au maximum glaciaire. Là, je suis encore plus curieux.
    Il faut être particulièrement prudent avec les analyses polliniques en milieu désertique, car des transports éoliens sur de grandes distances sont choses courantes (chênes, tilleuls, saules). De plus, la détermination taxonomique des graminées ne descend bien souvent pas en dessous de la famille, ce qui ne devrait pas permettre de tirer des conclusions, des espèces aux exigences écologiques très différentes pouvant être proches du point de vue de la systématique. Il y a par ailleurs de nombreux arguments montrant l’aridité accrue en période glaciaire, et pas seulement du seul point de vue théorique (circulation atmosphérique générale). Les données de terrain vont dans le même sens, et forment un ensemble cohérent et tout à fait crédible.
    Cela dit, la dernière glaciation ayant connu des bas mais aussi des hauts (événements de Dansgaard–Oeschger), il est vraisemblable que des apports accrus en eau aient alimenté des lacs plus ou moins vastes, disparaissant à chaque nouveau refroidissement (événement de Heinrich ?).

    Si vous trouvez le temps d’exposer des arguments…

    PS : si le taulier considère que cela sort beaucoup, trop du sujet ROC-Reeves-Ours, pas de problème pour que mon adresse électronique vous soit communiquée, si vous le souhaitez.

  48. voilà la France: Pascal: qui ne peut répondre que par le mépris et la moquerie à la préoccupation de certains liée aux ours et à leur disparition! ne peuvent être que des abrutis, feraient mieux de s’occuper des morts de faim; bref le meme c hapelet de conneries tendant à confirmer avant tout que le dit Pascal n’en a rien à fiche ni des ours, ni des loups, ni des oiseaux, ni de ce que l’on appelle la nature terrible et belle dans sa beauté; monsieur a son gagne pain dans la montagne et il est HORS DE QUESTION qu’il partage quoique ce soit avec cett saleté d’ours! monsieur fait partie des super prédateurs qui si on les laisse faire nous détruirons, peu à peu et partout sur la planète, d’autres font pareil ailleurs …toute créature libre et vivante, belle dans sa sauvagerie; par contre ils auront fait de cette planète un enfer sillonnée de routes, autoroutes, sur lesquelles ils rouleront dans leur bagnoles , seuls vrais objets de désir; je les deteste, ils ruinent l’enfance, la poésie; si un dieu existe, il viendra un jour punir ces personnes sans foi.

  49. j’ajoute qu’une légère fumette lui ferait certainement le plus grand bien: ouvrirait peut être le chakra de l’intelligence du coeur, au détriment de celui des pieds beaucoup trop actif.

  50. @Hacène
    je n’ai plus la bibliographie sous la main mais voici les pistes de mémoire :
    -1 mouton : dans les années 90 une étude internationale poussée de génétique a été réalisée sur les mouflons à manchette d’un peu partout et sur les variétés domestiques. La corrélation la plus ancienne remontait aux mouflons des Adrars centraux.

    -2 je suis bien d’accord avec vous sur les pollens, des prélèvements de surface réalisés en mauritanie en plein désert montre une flore méditerranéenne. En revanche les prélèvement réalisés dans les buttes témoins (voir de simple pilier !) de sol miraculeusement conservés montre une grande homogénéité de population avec l’Afrique subsaharienne (ce qui correspond aussi à la faune).
    Si en période glaciaire l’albédo réfléchi par la glace et la neige tendent à minimiser les précipitations locales, elles deviennent plus abondantes autour. De plus les charbons de bois néolithiques datés au carbone 14 ont permis d’une part d’établir une chronologie correspondante, et d’autre part, de déterminer une flore aujourd’hui plus méridionale humide.

    Je pense qu’il faudrait fouiller dans les travaux de Théodore Monod pour retrouver les éléments bibliographiques correspondant. Tous les chercheurs de terrain possèdent beaucoup plus de résultats qui n’en sont publiés et les thèses officielles s’en ressentent, d’autant que lorsqu’on est pluridisciplinaire il est peu d’interlocuteurs qui puissent vous comprendre…

    Le quaternaire récent est très difficile partout, mais particulièrement, comme vous devez le savoir, en Afrique du Nord.
    Pour des datations un peu précises, il a fallu attendre des études réalisées dans les années 80… aux Canaries…

    A mes yeux, le Sahara demeure la plus grande des réalisations humaines… mais je peux bien évidemment me tromper et ainsi tromper les autres.

    Désolé de ne pouvoir être plus précis.

  51. @ Pascal,

    Je vais essayer de faire court.

    “Pour la plupart petit parisiens écolos sur les bords”. Des preuves ? La généralisation et la stigmatisation sont des methodes de manipulation : mettre en doute les qualités, la compétence, la personnalité des autres, dévaloriser, juger. Une commune de 11.000 habitants, 80 km2 dont 40 de bois : c’est Paris?

    “introduire un animal complètement étranger au Pyrénées” : Ursus Arctos = même espèce.
    “” on en a même aperçu dans des villages manger dans les poubelles.” Lire “Le loup, L’ours et le pastou, de Louis Espinassouss, c’est plein de témoignages anciens d’ours pyrénéens, dans les villages, dans les poubelles, des rencontres banales.

    “l’introduction de ces ours coûte des milliers d’euros aux contribuables” : L’ours coûte 1 eurocent par français et par an. Par contre, la filière ovine de montagne coûte 4,43€ (316 x plus) et la filière ocine 10,16€ (726 x plus).

    “Les vrais problèmes sont le nucléaire et l’exploitation des gaz de schistes aujourd’hui.” D’accord, et le réchauffement climatique et la faim et la pauvreté et la pollution et la destruction de la planète. On agit aussi

    “L’ours c’est un faux problème.” On se tue à vous le dire : les vrais problèmes sont la baisse des revenus, la baisse de la consommation, la concurrence étrangère…3

    “Allez en Slovénie”. C’est fait, une semaine d’affût, sans voir un ours ! J’ai meme pas été mange la nuit.
    “Allez aider les pauvres en Afrique” : Je finance du micro-crédit à Madagascar avec la ZOB !

  52. @Chondrina.
    “Si en période glaciaire l’albédo réfléchi par la glace et la neige tendent à minimiser les précipitations locales, elles deviennent plus abondantes autour.” Ouh lààà !
    Bon, voici une première carte : étendue des ergs actuellement et durant le dernier maximum glaciaire.
    Une seconde carte , récapitulatrice, qui montre aussi la faible extension des forêts tropicales à la fin de la dernière ère glaciaire, au contraire très importante lors de l’Optimum holocène, un peu diminuée actuellement, suite à l’aridification, doucement mais sûrement (tendance de long terme, avec des hauts et des bas).
    L’Homme n’est pour rien dans l’existence du Sahara. Mais il est certain qu’à la marge il a joué et joue encore un rôle dans sa physionomie. Il n’est qu’à voir ce que donne une mise en défens respectée. Cela dit, évolution physionomique ne va pas forcément de pair avec évolution floristique, certaines affirmations vont un peu vite en besogne.

    Bon, on m’a assez vu. Peut-être à (bcp) plus tard.

    PS : ah oui, j’oubliais, la pédoanthracologie. Ses résultats montrent en effet une évolution régressive de la végétation depuis l’Optimum holocène. Ce que personne ne remet en cause. Si l’on considère le climat comme stable, forcément il faut faire intervenir de manière décisive l’action anthropique. Cependant, il n’y pas le moindre doute au sujet des variations climatique de l’Holocène. Pour ce qui est d’avant, de la dernière ère glaciaire, Michel Thinon (le père de la pédoanthracologie, un type très pointu), dans Paléomilieux et Peuplement Préhistorique au Pléistocène supérieur par exemple, ne conteste en rien que période glaciaire et aridité maximale sont associées.
    Encore une fois, je ne nie en rien qu’une pression anthropique croissante à justement accompagnée la lente péjoration climatique. Bref, qu'”on” en a rajouté une couche…

    Bon, cette fois c’est la bonne, ciao.

  53. Enfin, bref,tout ceci dit, il n’y a rien de plus merveilleux que des ours dans la montagne, avec peut-être quelques oursons, loin, loin, loin, de la folie et de la bêtise des hommes (et des femmes).

    Pour Pascal: je suis sympa.Je vous propose de prendre seulement 52 minutes de votre temps et de faire un bon de géant dans votre vie.Il n’est JAMAIS trop tard pour comprendre et je vous en offre la possibilité. A vous de voir…
    Idéalement, c’est mieux de comprendre que l’on est au pied du mur avant de le percuter de plein fouet…ce qui est valable pour l’humanité entière et donc, par la force des choses, pour vous aussi.
    Pilet14, c’est pour vous aussi.
    Mais pour sur…je ne le ferai pas deux fois!
    http://terreaterre.ww7.be/reintroduction-des-grands-predateurs.html

  54. Je laisse un dernier petit mot .
    L’essentiel des arguments de la polémique ours a parfaitement été exprimé et résumé à la fois par P.P , par Baudouin de Menten et Pascal . L’inutilité de l’ours formulée par Pascal est un sentiment bien ancré sur le terrain des extrémistes pastoraux et à la base de tout leur argumentaire pour éliminer le plantigrade des paysages de nos montagnes . Le seul point où je suis d’accord avec Pascal c’est pour dire qu’un ours qui vient d’être relâché peut être effectivement perturbé . Non pas par rapport au terrain qui est sensiblement le même en Slovénie ou en basse montagne Pyrénéenne mais par rapport au fait qu’en comparaison à la densité de population ursine slovène l’ours relâché se retrouve soudainement coupé de tous ses congénères à des kilomètres à la ronde . C’est pour cela qu’il est important pour éviter les problèmes de comportements de relâcher un ours à côté d’un noyau existant et non pas nulle part comme cela avait été fait pour l’ourse Françka . Quant à la chasse , je veux rappeler à Pascal qu’en Slovénie les chasseurs gèrent le destin de l’ours en coopération avec les Associations de défense du plantigrade et qu’il en est ainsi dans d’autres Pays où les acteurs sont capables de trouver un modus vivendi . Est-ce une fatalité que d’avoir dans les Pyrénées les chasseurs les plus cons du monde ? Est-il raisonnable de défiler chez nous pour demander l’éradication de l’ours ou du loup comme on le fait dans d’autres pays comme en Indonésie pour réclamer l’élimination des éléphants qui piétinent les cultures , des singes qui se servent dans les palmeraies ou des tigres ? …

    Je voudrais dire à Pascal que pour ma part je considère que tout est lié sur cette petite planète dans la conséquence d’attitudes humaines basées sur l’égoïsme exponentiel ,l’intérêt et le profit économique personnel auxquels je rajouterai l’intolérance ,l’indifférence et le je m’enfoutisme … Climat , eau , gaz de schistes , nucléaire , pétroles , extraction des métaux et terres rares , perte du vivant à tous les étages et jusque dans les Pyrénées sont les conséquences d’attitudes pathologiques humaines , individuelles et sociales basées sur la cupidité . Conquête, domination , gestion , exploitation ont assez d’infrastructures au service d’intelligences perverses , de chefs à l’impéritie notoire , d’armées , de grilles et de gardiens fusils sur l’épaule pour envoyer cette terre en enfer . Enfers tels qu’on les rencontre sur la terre d’Afrique ( pétrole au Nigéria , cuivre en Zambie … etc ) , d’Indonésie , d’Amazonie et d’ailleurs . Intellectuellement et de façon éthique toutes ces dérives malsaines et destructrices du vivant, quel qu’en soit le barreau de l’échelle , ont une base commune qui répond à la dictature économique d’une élite d’hommes puissants sur la masse des populations affaiblies physiquement , intellectuellement ou encore anesthésiées par l’effort et le confort de consommation et ce, au nom d’un prétendu bonheur de l’humanité qui n’est rien d’autre bien sûr qu’un leurre et un cache misère .
    A l’inverse les hommes peuvent avec beaucoup de qualité , de probité, de générosité , d’entraide et les adjectifs ne manquent pas ,se rassembler sur des thèmes de liberté et de fraternité qui aujourd’hui et pour encore longtemps j’espère seront capables de sauver la planète et d’enrayer la perte du vivant …

    Conclusion . Longue vie à l’ours et au pastoralisme , c’est à dire à notre capacité à cohabiter avec l’autre qu’il soit différent ou sauvage .

    ps – Je voudrais dire à Marie que je suis plus que surpris et étonné qu’elle cite une phrase personnellement écrite à main levée dans un commentaire précédent pour l’attribuer à un certain C Berdot dont je n’avais jamais entendu parler avant ( sans doute à tort ! ) …

    Cordialement à tous .

  55. J’ai tronqué le début du titre du livre que j’ai cité. Il s’agissait de Sahara – Paléomilieux et Peuplement préhistorique au Pléistocène supérieur. C’est réparé.

  56. Bonjour,
    je remets ce que j’ai dit le 29/05 puisque personne ne semble y répondre.
    Mais si l’on peut souhaiter des ours dans les Pyrénées cela pose des questions:

    1) une seule femelle fera hurler les anti et réjouir
    les pro, mais est que cela relancera vraiment les possibilités d’une population d’ours en Béarn avec un seul mâle?

    2) Relache-t-on une ourse avec la même donne qu’avant,c’est à dire avec les mêmes risques notamment avec des battues à haut risque?
    Voilà à mon sens 2 grandes questions à débattre.

  57. ROMAN DE ROMAIN GARY : Les racines du ciel, écrit en 1956; un héros, Morel, veut sauver les éléphants de leur disparition ..

    un extrait:

    “des babouins tombaient parfois des arbres devant eux, se mettant à courir, le mâle ouvrant les arrières, criant et menaçant, puis la femelle saisissaient les petits qui s’accrochaient à ses poils, et la famille entière disparaissait en glapissant dans les arbres.

    “Nous ne voulons plus çà, dit N’Dolo, avec un mouvement de la tête dans leur direction, nous ne voulons plus être le jardin zoologique du monde, nous voulons des usines et des tracteurs à la place des lions et des éléphants.”

    et bien depuis les choses se passent comme le voulait aussi cet africain.

  58. Mme Ourse, Ragondin, raton laveur et autre rats musqués n’ont rien à faire en Europe tout comme l’ibis, oie des neiges ou la bernache du Canada

    Une zone humide d’intérêt faunistique et floristique majeure s’entretient sinon on assiste très rapidement au développement des roselières, des saulaies et des aulnaies et enfin à la disparition pure et simple d’une zone humide.

    Je vous signale que je respecte le droit des propriétaires non chasseurs dans la mesure où ceux ci assument leurs responsabilités (dégats agricoles), je ne vois pas pourquoi ce serait au chasseur de gérer financièrement des problèmes que nous ne pouvons régler sur le terrain.

    Pour votre gouverne, je n’ai jamais tué de perdrix de ma vie et mon dernier faisan de colchide remonte à prés de 10 ans. Je n’ai jamais tué de renard de ma vie mais si l’occasion se présente, je n’hésiterai pas une seconde.

  59. Pour la petite Bergère

    Bonjour, pour votre gouverne, ce travail d’entretien se fait bien évidemment hors période de nidification, bien souvent même en période de chasse et ne dure que quelques jours. Le dérangement occasionné est à cette saison très faible mais l’amélioration des conditions d’accueil des espèces gibiers ET NON gibiers est nettement plus favorable pour l’ensemble de l’avifaune aquatique. Le pacage par des bovins normands, si si cela existe encore, permet de gérer efficacement l’herbe.

    Les exemples de gestions désastreuses de zones humides sont légions et les chasseurs ne peuvent être pointé du doigt sur ces états de fait: le marais poitevin en est l’exemple typique.

    Je vous signale depuis quelques années que le plomb est malheureusement interdit dans les zones humides, les substituts sont plus chers et nettement moins efficients que les anciennes munitions, tout le monde le sait, c’est d’ailleur la raison pour laquelle des pays comme le Canada ou les USA envisagent le retour du plomb dont le rôle néfaste dans les zones humides reste à prouver.

  60. A chondrina

    Merci pour votre réaction courrageuse, je pense que nous pouvons nous diriger vers une gestion coordonnée des zones remarquables, à ce titre, l’apport des chasseurs, des pécheurs ou des éleveurs extensifs dans ce domaine est primordial.

    Il est heureux de constater que le vent tourne et que l’on commence à voir des associations bénéfiques pour tout le monde.

    Un peu d’ouverture d’esprit ne fait de mal à personne. Les chasseurs de gibier d’eau sont enfin reconnus comme acteur dans le domaine de la biodiversité, gageons que cela soit un premier pas vers de fructueuse association pour le développement raisonnée de véritables sanctuaires… et pas ces espèces de parcs ornithologiques de type zoo.

    Je reconnais de mon côté qu’il existe des abus chez certains chasseurs, ce n’est pas mon cas, mon seul plaisir est de parcourir bois, forêts et autres marais (privés je précise ou biens personnels) pour chasser juste de quoi améliorer l’ordinaire. OUI je tue des animaux sauvages, et excusez moi, je ne vois pas en quoi c’est choquant dans la mesure où les espèces concernées sont en bonne santé et où mes prélèvements sont des plus raisonnables.

    PS: une mare de gabion sera toujours plus productive pour la biodiversité qu’un parking de centre commercial

  61. A Marie, curieusement, parmi les espèces citées dans cet article, aucune ne fait partie des espèces gibiers hormis l’alouette pour laquelle la chasse anecdotique n’explique pas les chiffres (à vérifier) de l’UICN?

  62. “Les exemples de gestions désastreuses de zones humides sont légions et les chasseurs ne peuvent être pointé du doigt sur ces états de fait: le marais poitevin en est l’exemple typique.”

    Hum, hum…il se trouve que je me situe précieusement entre le marais poitevin et le bocage normand, à l’ombre de la deuxième zone humide de France que l’on nomme la Grande Brière Motière.Pour ceux qui connaissent le coin, quand j’ai dit ça, j’ai tout dit dit…
    Vous voulez vraiment que l’on parle de la chasse et de la “gestion” que nous impose une certaine catégorie de chasseurs?
    Vous voulez vraiment que l’on parle de la “gestion” du sanglier et de la terreur que font régnier certaines fédé de chasse????
    Moi, ce que j’apprécie dans la chasse, ce sont les gardes fédéraux de l’ONC qui sont des gars extraordinaires et le petit grand-père de 80 ans qui vient deux fois par an et qui connait le marais comme vous ne connaîtrez jamais.Le garde-chasse est assez sympa mais il peut difficilement empêcher le braconnage et autres atrocités.
    A part ça, la pression exercée sur le peu de faune sauvage qui reste, (c’est-à-dire globalement, au niveau de la planète),Y COMPRIS LES ESPÈCES PROTÉGÉES,par le nombre impressionnant de chasseurs est insupportable. Ma parole, à certaines périodes, on se croirait en temps de guerre!!!Et la quantité de cartouches plastiques jonchant les campagnes, fussent-elles au plomb ou à l’or, est abominable.
    Abandonnez la chasse et concentrez vous sur la protection plutôt que la prédation et la destruction.Il est urgentissime de changer votre vison du monde. Vous n’en aurez que plus de satisfaction de vivre le marais.

    Pour Christ64 que je cite: “Est-ce une fatalité que d’avoir dans les Pyrénées les chasseurs les plus cons du monde ?”
    Il me semble que nous avons dans nos campagnes et nos montagne un certain nombres de chasseurs très très cons qui cumulent les mandats: chasseur mais aussi agriculteur. Ils sont cons en tant que chasseurs mais sont aussi cons en tant qu’agriculteurs. C’est souvent ceux-là qui sèment le boxon.Ils considèrent que tout leur appartient.
    Si l’on rajoute à cela le petit pouvoir d’un élu local…

  63. Hum, à l’origine du programme européen roselière, voilà un milieu que je connais fort bien.

    Par exemple, les décennies de chasse en zone humide en font des réservoirs à saturnisme, et les nombreux canards tués par les chasseurs en sont atteint.
    Comme le plomb se bioaccumule, ils sont les premiers touchés.

    Il n’y a plus de sanglier en France, mais des sanglochons, croisement réalisés par les chasseurs pour augmenter les populations. Objectif atteint : du coup ils se sont rendus indispensables et deviennent des “gestionnaires” incontournables de la “nature”.

    Fédérations de pêche et de chasse ont fait absolument tout ce quelles ont voulu pendant un siècle avec un résultats monstrueusement déplorable sur le plan de la gestion de la dite “nature”.

    Depuis que les associations environnementales se mêlent de leur “pré carré”, c’est la haine contre l’écolo qui prédomine avec les violences que l’on sait et celles que l’on ne sait pas (le feu, les clous sur les chemins, l’empoisonnement d’animaux domestiques, les intimidations musclées, les menaces fusil à la main, aucune mesquineries n’a été épargnée aux défenseurs de l’environnement.

    Dans les années 90 on a vu arriver de nouveaux chasseurs, plus instruits, moins agressifs, tenant mieux leurs troupes.

    Il est d’autant plus regrettable que l’état sponsorise par subvention la moitié du coût de cette activité, c’est à dire qui nous payons par nos impôts la moitié de chaque kilo de gibier pour qu’un million de “sadiques” prennent leur plaisir dans l’assassinat d’animaux.

    Ce privilège est loin d’être ancestral et ne remonte qu’à la révolution…

    Les fusils à répétition sont la honte des chasseurs. J’ai connaissance de quelques fadas qui chasse le sanglier à l’arc, poursuivant la proie saur des kilomètre. Ceux-là sont des chasseurs. Les gros et gras postés à coté de leur 4×4, le gilet voyant et le fusil à la main sont des ………. (à vous de choisir le terme qui vous convient, dans mon monde on dit “grocs”).

    Si les associations de gestion de réserve naturelle ont commis quelques erreurs, que dire d’organisations qui passent leur temps depuis des décennies a accumuler les conneries avec l’argent de l’état…

    Mon rève serait un référendum sur la chasse, où subventions, dates de chasse seraient soumises à la population.
    Imaginez vous que la chasse au oiseaux d’eau commence en aout sur le littoral touristique méditerranéen…
    Que les cols pyrénéens font l’objet d’adjudications décennales pour que des beaufs en 4×4 viennent abattre des oiseaux épuisés qui passent à ras du sol AVANT qu’ils ne puissent se reproduire…
    Que les meutes de chiens abrutis restent dans des cages pendant des mois pour n’être sorti que pour les battues à sanglier, nourris aux granulés 1 fois par jour, dans ds conditions abominables…

    La chasse est un archaïsme que nous payons de notre poche pour ne plus pouvoir se balader librement pendant des mois.

    Et enfin, les accidents de chasse qui font entre 20 et 40 morts par an pour quelques 200 signalés.
    http://www.buvettedesalpages.be/accidents-de-chasse-france.html

    Je suis bien d’accord avec toi “petite bergère”, les meilleurs alliés que nous ayons contre les abus des chasseurs sont la poignée de garde de la fédération qui font un travail remarquable en dépit de leur faible nombre et de leurs moyens limités.

    Non à la chasse !
    Gardarem lou moral !

  64. jules Renard en 1907 homme de la campagne,maire et homme de théatre a bien fait le tour des chses avec réalisme….déjà bien “écolo” avec sa musique à lui.

    “L’amour de la nature est comme un amour, et la campagne m’empêche de travailler comme une maitresse.”

    “Le paysan est peut-être la seule espèce d’homme qui n’aime pas la campagne et ne la regarde jamais.”

    “Chasse à courre, chasse à tir, tout cela est ignoble et sans excuse. On ne chasse pas pour se nourrir ; si c’était une excuse, le seul chasseur excusable serait le braconnier.. Celui-là vend son gibier et en vit toute l’année. Mais vous tuez une poule, un bœuf ! Cela n’a aucun rapport avec la chasse. Jamais la poule, ni le bœuf ne prévoit sa mort. Jamais ils n’ont peur de nous. Ils ont bien vécu grâce à nous : leur mort, c’est presque le paiement d’une dette. Entre la vie d’une poule et celle d’une perdrix, un animal de bon sens n’hésiterait pas. Regardez, aux premiers jours d’octobre, comme les perdrix fuient , affolées. Leur vie, qu’elles ont eu tant de peine à défendre contre la grêle, la sécheresse, les bêtes de proie, n’est plus que terreur depuis l’apparition de l’homme avec son bâton qui fait du bruit et de la fumée. ”

    Déjà à l’époque, les perdrix et des types comme Jules ne comprennent pas que le chasseur est un acteur de la biodiversité! comme l’écrit Pilet.a l’époque ils débutaient dans la carrière..

    “Les chasseurs de gibier d’eau sont enfin reconnus comme acteur dans le domaine de la biodiversité,”;
    et les chasseurs de mentalité à Pilet? acteurs dans le domaine de la lutte contre la connerie?

    ici les chasseurs se font vibrer les c…à tirer sur des faisans d’élevage! ce sont souvent les petits notables du coin..super! sympa! le volatile vaguement habitué à ce machin avorton nommé homme, ne les craint évidemment pas! la galinette cendrée résumait bien ..

  65. ajoutons qu’à l’époque la belle invention sonnante et trébuchante des élevages industriels n’existaient pas !

  66. ” Jamais la poule, ni le bœuf ne prévoit sa mort. Jamais ils n’ont peur de nous. Ils ont bien vécu grâce à nous : leur mort, c’est presque le paiement d’une dette .”
    Les temps ont changé et il faudrait désormais écrire :” Nous avons fait de leur vie un enfer : leur mort , c’est la délivrance qu’ils hâteraient s’ils pouvaient ” .

  67. Malheureusement, tant qu’on aura pas résolu la place de l’animal en france, au mieux un objet (si quelqu’un a une dette a payer aujourd’hui, c’est bien l’animal humain), au pire un nuisible, réintroduire des ours, c’est en faire de nouvelles cibles. Faut-il continuer à faire de l’ours un martyr de la vie sauvage ?… Oui, sinon quoi…

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