Je cède la place (bienvenue à Patrick Pappola et Michel Eliard)

08 avril 2012

BIFURCation publie son manifeste…

 

CouvertureMichel Eliard & Patrick Pappola, animateurs de BIFURCation, dédicaceront le 14 avril 2012 au Grand Portique – 18 rue Vignols à La Ciotat – à partir de 18 heure l’ouvrage :

 “Il suffit de passer le pont”

Sous-titré : “Manifeste pour une nouvelle civilisation” qu’ils viennent de faire paraître aux éditions Edilivre.

Nous trinquerons ensemble le pot de l’amitié.

 

“L’ouvrage “Il suffit de passer le pont…” se donne pour but de suppléer à l’absence totale d’alternative touchant l’éthique et l’alternative à notre civilisation.

Les deux auteurs s’indignent ici à propos de l’état du social, de l’écologie, de la communication, de la finance, de la transmission du patrimoine; ils se positionnent sur ces sujets importants et donnent leut point de vue sur l’oubli de l’homme ainsi que sur un soi-disant progrès qui cache des volontés de puissance et d’appropriation.

Aucun changement valable ne se fera sans une profonde reconversion des imaginaires à laquelle les auteurs ont un point de vue original qui s’alimente à l’ oeuvre du Professeur Gibert Durand “Science de l’Homme et Tradition”.

L’essentiel d’ “Il suffit de passer le pont…” est donné par le sous-titre: “Manifeste pour une nouvelle civilisation”. On y lira les bases pour une nouvelle fondation.”

Qui sommes nous ?

MEMichel Eliard a 76 ans, il est retraité de la fonction publique, il adhère à différentes associations comme Mountains wilderness, Sortir du nucléaire, Espéranto, etc. Il signe, avec Patrick Pappola, son premier ouvrage aux Éditions Edilivre.

 

DSCN3543Patrick Pappola, lui, a 40 ans, il est instituteur à Aubenas et membre du réseau des enseignants en résistance pédagogique (les « désobéisseurs »). La relation entre l’Homme et la Nature est au cœur de sa réflexion et de ses actions pour la « naturalité » et le «sauvage» : il participe à la sauvegarde des « forêts anciennes » en Archèche et, dans les Pyrénées, à la cohabitation entre l’ours et les activités humaines – il est à l’initiative, réussie, d’intégrer le territoire allant de Cassis à La Ciotat au projet de Parc National de Calanques.

DSCN4261         BIFURCation propose une révolution civilisationnelle qui avec ses fondements originaux rompt avec le mythe du progrès et redonne à l’espérance humaine son sol fertile.

BIFURCation promeut-t-il une philosophie nouvelle ? Certes NON ! Il remet simplement en perspective celle, éternelle, de la tradition hermétique, d’un temps apaisé qui redonne le bonheur de vivre..

        Un monde dont l’homme ne serait plus “maître et possesseur de la nature” mais avec qui il serait en sympathie et humble participant d’un univers symboliquement UN.

          Pour cela,  c’est toute la pensée, la ”rationalité réduite” propre au monde moderne qu’il nous faut revisiter et transfigurer. Au ”progrès” qui nous fait vieux dans un futur après lequel on court toujours pour être présent, nous choisissons “la récurrence” qui nous met dans un temps “synchronique”, le temps de vivre et d’aimer.

         BIFURCation n’invente rien. Il bifurque sur une voie délaissée par nos prophètes faustiens.

         BIFURCation s’inspire des raisons apportées par le livre de Gilbert Durand, “Science de l’homme et tradition”, sous-titré ”La nouvelle anthropologie”, raisons qui resituent notre actuelle civilisation comme un temps local de l’humanité et qui actualise une autre civilisation.

Voilà de quoi mieux situer BIFURCation dans le paysage internet et aussi par rapport aux contestataires qui aspirent à une vraie république (res-publique = chose publique), qui défendent l’écologie, les droits de l’homme, la laïcité, une citoyenneté européenne avec la langue neutre espéranto pour communiquer, par rapport aux mouvements comme ”la décroissance” ou ”attac” pour l’économie, par rapport  à tous les acteurs sociaux de l’antiracisme, des droits des femmes, des homosexuels et à bien d’autres encore qui souhaitent des changements…

 

POUR PARTICIPER : BIFURCation a besoin de tous ses sympathisants et des compétences thématiques des uns et des autres. Pour chaque note publiée, cliquez sur “commentaire”  (au-dessous des notes) pour réagir, donner votre avis, enrichir la réflexion engagée etc…

Pour ajouter un texte, proposer une idée, un article, utilisez l’adresse suivante : bifurc@orange.fr



9 réflexions au sujet de « Je cède la place (bienvenue à Patrick Pappola et Michel Eliard) »

  1. du bleu, de l’orange, des photos : révolution dans Planète Sans Visa.
    Merci pour nous faire connaître ces gens et leur livre qui me tarde de dévorer…

  2. Il est dit “…Un monde dont l’homme ne serait plus “maître et possesseur de la nature” mais avec qui il serait en sympathie et humble participant d’un univers symboliquement UN.”

    “Symboliquement” ? Pourquoi ” symboliquement” ??? Pour faire plus intello ? Sauf erreur de ma part, l’ univers n’est pas une chose abstraite.

    A part cela, je suis bien d’accord avec la formule utilisée.

  3. disha – tu as raison, l’univers n’est pas une chose abstraite, mais l’image que chacun s’en fait est abstraite. L’homme ne peut jamais dire >, il n’est pas Dieu. Gilbert Durand, dont le livre > se réfère
    après les diverses appellations : homo faber, homo sapiens, affirme que l’homme est d’abord >.
    … cela me plait, mais on peut en discuter…

  4. Je recompose le texte de mon ami Michel ELIARD découpé par le signe en forme de chevron (utilisé à la place de “et” quand il s’agit de citer) signe qui à mon avis en html efface ce qui se trouve entre ces chevrons (mon message ci-dessus le confirme…)…

    Michel écrit donc :

    “Diskha – tu as raison, l’univers n’est pas une chose abstraite, mais l’image que chacun s’en fait est abstraite. L’homme ne peut jamais dire “en vérité”, il n’est pas Dieu. Gilbert Durand, dont le livre “Science de l’Homme et Tradition, la nouvelle anthropologie” se réfère
    après les diverses appellations : homo faber, homo sapiens, affirme que l’homme est d’abord “Homo symbolicus”.
    … cela me plait, mais on peut en discuter…”

    J’ajoute, (en mon nom maintenant), qu’il ne s’agit pas d’intellectualiser le débat mais de se dire que c’est bien d’une chose intellectuelle que l’on parle ici parce que, comme les mythes qui sous-tendent le fonctionnement du monde actuel et le détruisent, sans fondement intellectuel solide, on ne pourra pas changer de civilisation, sauf à se laisser aller dans le sens du courant (comme les poissons morts ;-), c’est à dire, aux différents fascismes qui, eux, sont structurés sur le plan théorique. De façon peut-etre simpliste mais ils sont redoutablement efficaces et ce sont eux qui vont prendre la place du monde actuel si on ne prend pas la peine de réfléchir en profondeur à autre chose, sans avoir peur d’agir de façon intellectuelle aussi. Le score du FN en France est hélas l’illustration exacte de cette absence d’alternative intellectuelle aussi bien à gauche que chez nous écologistes. Il n’y a pas que l’action. L’action est importante mais attention, on peut aussi passer sa vie à agir sans rien changer réellement, comme les Sysiphes que nous autres écologistes actuels sommes devenus.
    Et c’est terrible, un aveu d’impuissance qui m’est de plus en plus insupportable. Nous ne sommes pas humains pour nous battre une existence durant contre un monde qui détruit le monde et les Hommes. Nous devons revendiquer l’apaisement de nos êtres et de nos consciences et le trouver aussi !
    Ce serait une force extraordinairement efficace pour accomplir plutot qu’agir sans cesse comme si nous étions de perpétuels agités…

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