Ce que nous ferons tous le 11 mai 2013 (à Notre-Dame-des-Landes)

Les gars, les filles, les filles, les gars, je ne fais que transmettre. Il se prépare un énorme événement sur le territoire de Notre-Dame-des-Landes et alentours, là où cet exécrable monsieur Ayrault entend imposer son projet d’aéroport. Comme vous verrez (ici), il est question de réunir au moins 100 000 personnes pour réussir trois chaînes humaines concentriques. Ayrault sera depuis longtemps oublié que l’on parlera encore de la mobilisation contre cette saloperie. Je ne dis pas ça en l’air. Je le crois. Je crois que quiconque sera présent le samedi 11 mai 2013 pourra légitimement se sentir fier. Ce n’est pas tous les jours que l’on sait où être, et quoi faire. Le 11 mai, là-bas.

Je précise qu’il faut s’engager à venir et payer à l’avance une obole de deux euros, ce qui permettra de mieux réussir encore ce rendez-vous (peut-être) historique.

Une Chaîne Humaine contre le projet d’aéroport de Notre Dame des Landes

affiche-chaine-humaine-mini

17 novembre 2012, tournant historique,40 000 personnes
à Notre Dame des Landes !

 

45 ans de lutte pour faire sauter les verrous régionaux et donner un éclat national et symbolique à l’opposition au projet d’aéroport de Notre Dame des Landes.

45 ans pour que 40 000 personnes se lèvent contre le gaspillage d’argent public, la destruction de terres nourricières et l’inutilité du projet aujourd’hui techniquement dépassé.

45 ans pour que de nombreux journalistes s’emparent de ce sujet brûlant.

 
2013 année décisive pour enterrer le projet !

L’État a repoussé le début des travaux de 6 mois. Saisissons cette opportunité.

Tous, nous pouvons faire de cette chaîne humaine un moment historique !


Rendez-vous le 11 mai 2013 sur la ZAD
pour la constitution de la chaîne à 14h00.

Le rassemblement sera suivi par des concerts de soutien.

 

jour-j-heure-h

94 Jours

18 h : 57 m : 57 s

 Prochaîne AG le 22 février 2013  cliquez ici

 

14 réponses sur “Ce que nous ferons tous le 11 mai 2013 (à Notre-Dame-des-Landes)”

  1. Coucou,

    J’aimerais tant être des vôtres ce jour là, mais ne le pourrais pas.

    Je le serais de loin … désolée.

    Grosses bises,

  2. Fabrice,

    Surtout ne change pas, je n’en ai pas l’intention non plus.

    Je compte bien être des vôtres le 11 mai à Notre-Dame des Landes.

    Des bises en retour.
    Bételgeuse.

    Fabrice, pour rajouter à la collection : une lettre à Hollande d’un opposant à l’ayrauport, cette fois un pilote de ligne (au cas où tu ne l’aurais pas déjà). (Rassure-toi je ne fréquente pas de pilote de ligne !).

    MASSON Thierry
    Officier Pilote de Ligne
    5 impasse de la Sensive
    44115 Haute Goulaine
    avec le soutien de la coordination des opposants

    Monsieur François HOLLANDE
    Président de la Républiquefrançaise
    55 rue du Faubourg Saint Honoré
    77008 PARIS 8e

    Lettre ouverte à François HOLLANDE

    Haute Goulaine, le 3 janvier 2013

    Monsieur le Président,

    Si je n’ai pas ordinairement vocation à m’inscrire dans une logique contestataire, et encore moins rétrograde, je souhaiterais vous faire part de mon étonnement lorsque nous parlons du transfert de l’aéroport Nantais qui fonctionne parfaitement vers une future structure à Notre-Dame-des-Landes, ce dans le périmètre de mes compétences, fort de mon expertise technique d’officier de Pilote de Ligne exerçant à ce jour depuis près de 25 ans à transporter des passagers, dont 10 années de Commandant de bord avec 18000 heures de vol, pour le compte de notre Compagnie Nationale.

    Ce projet est loin de garantir un niveau opérationnel compte tenu de son architecture future déjà dépassée, à la viabilité relevant d’hypothèses hautes sans prise en compte de la technicité et de la fragilité du modèle économique et industriel lié à la spécificité du Transport Aérien, qu’aucun organisme aussi sérieux que l’Organisation de l’Aviation Civile Internationale ou l’Agence Internationale du Transport Aérien n’aurait osé imaginer. Cependant, l’enquête conduisant à la déclaration d’utilité publique de février 2008 l’a validé.

    L’aéroport de Nantes-Atlantique répond à la totalité des critères les plus stricts imposés à notre secteur d’activité. Sa croissance est certes constante, forte de ses 3,2 millions de passagers. Mais c’est en termes de mouvements d’avions que se calcule et s’anticipe avant tout le dynamisme d’une telle plateforme. A Nantes il y a une quasi stabilité avec environ 50000 mouvements de vols commerciaux par an. L’augmentation du nombre de passagers revient à une meilleure performance grâce à l’optimisation du remplissage de chaque vol où les compagnies aériennes assurent au jour le jour l’activité aéroportuaire avec un emport moyen ici de 75 passagers (moyenne nationale 90).

    Pour cette activité, il faut faire un distinguo entre les lignes régulières qui ont une croissance conforme aux performances des autres aéroports régionaux similaires de France ou des pays voisins, et les vols charters ou lowcost, uniquement liés à la saisonnalité de cette activité, qui  »tirent » vers le haut l’activité de Nantes Atlantique, saisonnalité significative seulement 6 mois par an !

    Par ailleurs, la sécurité de Nantes Atlantique correspond aux performances détaillées par des normes les plus strictes rédigées par l’Organisation de l’Aviation Civile Internationale avec ses 191 états membres et 1200 compagnies aériennes. Celles-ci, reprises en France par le Ministère des Transports et la Direction Générale de l’Aviation Civile, ont classé Nantes Atlantique en catégorie A, c’est-à-dire sans aucune particularité référencée de type environnemental, contrainte de survol en tous genres, obstacles, espaces à particularités type industriel, militaire ou zones à sensibilités remarquables.

    Voici de quoi faire taire définitivement les détracteurs de l’Aéroport actuel arguant maladroitement, espérons par méconnaissance, d’une nécessité absolue de transfert.

    Son hypothétique saturation peut être anticipée à tout instant compte tenu de la surface aéroportuaire actuellement disponible avec de multiples extensions imaginables comme cela se fait partout en Europe mais aussi en France lorsque l’on constate une croissance significative en cours ou à venir. C’est ce qui se produit sur bon nombre d’aéroports nationaux et internationaux avec des extensions des aérogares et/ou des parkings avions. Localement citons Bordeaux, Marseille, Nice, Lyon, etc… La liste n’est pas exhaustive.

    Sa dangerosité un moment soulignée relève surtout de l’agitation médiatique alors qu’aucun constat sérieux ne l’a un instant indiquée au regard de l’ensemble des références aéronautiques sur cette question sensible. Localement, les organismes de surveillance et de suivi sont adroits et efficaces, l’Autorité de Contrôle des Nuisances Aéroportuaires parfaitement opérationnelle à ce jour. De nouvelles techniques de survol ont été ébauchées par des ingénieurs de l’Aviation Civile, démontrant que nous pouvons envisager à moindre coût des améliorations significatives dès lors que nous aurons surpassé le  »syndrome Notre-Dame-des-Landes  » celui qui semble actuellement nous dicter de ne rien faire à Nantes Atlantique puisque Notre-Dame-des-Landes pourrait être réalisé dans les années à venir…

    Si dangerosité potentielle il y avait, que faire du principe de précaution que l’on sait applicable à tout instant, et suspendre sine die l’activité de notre aéroport actuel ?

    Sur l’aspect logistique, faut-il le rappeler, l’aéroport de Nantes Atlantique possède ce dont bon nombre n’ont pas la chance d’être dotés à savoir des servitudes type ligne de tramway à proximité immédiate, voies ferrées jouxtant les aérogares actuelles, réseaux routiers performants ouverts vers l’océan proche ainsi que vers les axes routiers en direction de Paris, Bordeaux, la Bretagne immédiate, la Normandie toute proche. Ici satisfecit total concernant le Schéma de Cohérence Territorial local ! Nous ne sommes pas enclavés !

    L’aéroport de Nantes Atlantique, classé depuis de très nombreuses années au 10 ème rang des aéroports Français, c’est-à dire dans le ventre mou de ces aéroports de province, a et aura une vocation avant tout régionale tant aux niveaux Français qu’Européen. Les compagnies aériennes régionales ont remis le trophée ERA Award 2011-2012 du meilleur aéroport européen à l’équipement pour Nantes-Atlantique.

    Le réseau de lignes aériennes est dicté par la demande. Ce sont les compagnies aériennes qui nous l’indiquent et décident de venir se poser à Nantes à la seule condition que cette clientèle passager soit au rendez-vous. Les capitales économiques à desservir sont limitées par cette demande et seule l’offre des vols vacances fluctue en fonction des choix économiques rentables et rémunérateurs pour les opérateurs de l’aérien. Un aéroport ne dicte pas l’offre, c’est le marché qui l’oriente, offre construite à partir de situations d’origines structurelles ou conjoncturelles.
    Ce sont l’Observatoire des politiques et stratégies des transports en Europe ainsi que le Comité National des transports qui nous chiffrent cet état ainsi que les éventuelles perspectives de croissance reprises par les services de notre Aviation civile, ici en France ! Un aéroport répond toujours à un besoin mais ne génère pas ce besoin.

    Quid alors de cette fameuse croissance pour Notre-Dame-des-Landes à 9 millions de passagers en 2065 et quelles perspectives à moyen ou long terme ?

    L’ensemble des experts indiquent qu’il y aura croissance, mais résolument limitée à la Chine, à l’Inde et au Moyen Orient, régions formidablement émergentes. Peu ou pas sur le continent nord Américain et encore moins en Europe. En cause, la relation directe entre économie du transport aérien et PIB de nos états/région (diagnostic sinon repris par la DGAC). L’IATA annonce que sans croissance durable et supérieure à 2%, la ressource financière pourrait être exsangue. Les coûts carburant impactés par le prix du pétrole et les quotas de CO2 pour l’aérien intégrés aux accords de Kyoto feront du dynamisme économique et industriel un eldorado ou un… fiasco. A l’heure actuelle, toutes les compagnies aériennes mettent en place des plans d’adaptation avec réduction de leurs effectifs et leurs moyens matériels, en les minorants par exemple pour Air France -12%, pour Lufthansa -17%, Air Portugal -20%, British Airways et Ibéride – 25%, Alitatlia -28%, Scandinavian -44%, Ryannair immobilisant plus d’un quart de ses avions au sol…

    Enfin, ces mêmes compagnies, traditionnelles ou émergentes, se rassemblent, créent des synergies en fusionnant et se centralisent sur des plateformes uniques, le cas est valable dans toutes les capitales européennes et au delà.

    Dès lors, la mise en perspective de projet d’Aéroport du Grand Ouest avec une nouvelle plateforme dotée de 2 pistes, qui plus est non parallèles, étonne. Pourquoi 2 pistes ? Pourquoi la plus grande des deux, avec ses 2900m de long par 45m de large, limitatifs au regard des dimensions et des performances pures des avions gros porteurs n’est-elle pas plus grande que celle existant déjà à Nantes-Atlantique, pistes qui plus est non dotées de taxiways parallèles alors qu’aucun autre aéroport de cette catégorie n’a été créé en Europe avec une telle configuration depuis… Orly en 1973 ? Ces premières questions révèlent une méconnaissance significative du fonctionnement d’un aéroport ! Force est de constater qu’une seule piste astucieusement dotée de sorties rapides et d’une bande de roulement parallèle suffirait à absorber les flux espérés.
    La preuve n’est plus à faire qu’une aérogare correctement dimensionnée et optimisée peut traiter des dizaines de millions de passagers. Le nombre de futurs postes de stationnement avions à Notre-Dame-des-Landes est revu à la baisse vis-à-vis de l’existant à Nantes-Atlantique, les servitudes liées aux débarquements/embarquements des passagers se paupérisent, les contraintes des roulages des aéronefs vont s’imposer malgré la spécialisation des pistes annoncées…

    De plus, il n’y a aucune garantie sur l’emploi puisque selon la règle observée, en tout cas si l’on se conforme aux usages, cet aéroport drainera en moyenne tout au plus 700 emplois directs par million de passagers, classique en France comme en Europe pour un aéroport de province.

    Enfin, nombre d’aéroports aux santés financières exécrables sont sous utilisés compte tenu de leur dimensionnement, je pense notamment au troisième aéroport parisien de VATRY avec 52000 passagers/an et une piste de 3850m; que dire de Clermont Ferrand, Épinal, Metz-Nancy Lorraine, Tours, Poitiers, Bergerac, etc… La liste est malheureusement encore longue !

    Si l’art de la politique est de prévoir pour gouverner, anticiper pour s’adapter, les approches intellectuelle, industrielle et pragmatique de ce projet d’aéroport devraient être de ces rendez vous à ne pas manquer. Quelle que soit l’attractivité en cours ou à venir pour nos belles régions de l’ouest, qui va parier sur des vols transcontinentaux entre Los-Angeles, Singapour, Sydney ou Dubaï vers Notre Dame des Landes ? Que va devenir le bassin industriel existant au Sud Loire avec l’unité de production d’Airbus si l’aéroport de Nantes-Atlantique, comme le prévoit la Déclaration d’Utilité Publique, est transféré vers le nord Loire ? Et si Nantes-Atlantique n’était plus déplacé ? Quelle place manque-t-il aujourd’hui à Nantes pour rester en connexion parfaite avec l’Europe immédiate ou le Monde tout proche ?

    Rien n’indiquant que nos concitoyens et notre nation aient besoin d’une telle infrastructure, il est urgent de mettre en place les conditions raisonnables d’un moratoire pour revisiter les demandes et perspectives sérieuses du marché potentiel, les besoins et demandes des compagnies aériennes, ainsi qu’une cohérence industrielle, a fortiori économique et sociale.

    Au regard des règles liées à l’aménagement du territoire, il n’a jamais été constaté qu’un aéroport allait générer une économie nouvelle, particulièrement lorsque l’outil correspondant existe déjà et reste sous utilisé, une efficacité améliorée et optimisée permettrait de ne pas grappiller, gaspiller de nouvelles ressources financières et foncières colossales dont on sait pertinemment que nous devons jour après jour en faire l’économie.

    Dans les meilleurs délais, je vais m’impliquer en me rapprochant de la Commission de Dialogue mise en place à l’initiative de Monsieur le Premier Ministre, adossé au Collectif de pilotes de Ligne doutant de la pertinence du projet d’aéroport à Notre Dame des Landes, pour expliquer en détail les sérieux doutes de notre profession vis à vis de ces choix techniques et stratégiques particulièrement discutables.

    Espérant ne pas avoir été trop long tout en restant suffisamment détaillé dans ces explications, je reste, Monsieur le Président, soyez en certain, à votre entière disposition, et je renouvelle la demande d’entretien que la coordination des opposants souhaite avoir avec vous depuis 4 mois.

    Veuillez agréer, Monsieur le Président, l’expression de mon profond respect.

    Thierry MASSON.

    Coordination des opposants – Secrétariat par l’ACIPA – BP 5 – 44130 Notre Dame des Landes
    Tél : 06 71 00 73 69 acipa.info@free.fr site web : acipa.free.fr

  3. Bonjour à tous.
    J’ai fait une demande sur le site de la Chaine Humaine, je réitère ici: Je désire participer à cet évènement mais je suis Belge habitant donc la Belgique. Je pourrai me rendre à Lille en train, y a-t-il quelqu’un(e) qui ient de Lille et qui compte participer aussi à la manifestation qui pourrait me « co-voiturer »? En vous remerciant d’avance.

  4. Bonjour, il y a sur you tube une chanson intitulée  » Mes petits chiens » http://www.youtube.com/watch?v=THMoGT2W2uw.

    Elle serait écrite par Jean Marc Ayrault! Elle parle de 3 syndicalistes paysans encartés au PS, élus conseillers généraux et député qui soutiennent mordicus le projet d’aéroport.
    Je vous copie le texte:

    « Mes petits chiens » sur l’air de la chanson «  Le poinçonneur des lilas »

     Les paroles sont de Jean Marc Ayrault !

    Je suis le Ayrault de c’bled là
    Je suis arrivé au sommet de l’état
    Je mène toutes les affaires
    D’une main d’fer
    Dont celle que je veux à tout prix
    Mon grand aéroport chéri
    C’est ma grande oeuvre, c’est mon Versailles
    Qui fait crier toute la piétaille
    Mais j’ai trouvé parmi elle
    Des éléments fidèles
    A qui j’ai donné mission
    D’enfumer la population

    Mes p’tits chiens, mes p’tits chiens, mes bons petits chiens
    Yves Daniel, Philippot, Bernard Deniaud
    Je les tiens en laisse
    J’leur fais des caresses
    A mes chiens, à mes chiens, à mes petits chiens
    Yves Daniel, Philippot, Bernard Deniaud
    Mes petits chiens, mes petits chiens
    Mes petits chiens, mes petits chiens

    Ils rêvaient de hautes fonctions
    Loin des bouses et merdes de cochons.
    Je leur ai filé des sièges
    Beaux privilèges
    Dont ils me seront gré demain
    Quand par les landes et les chemins
    La piétaille prendra le maquis
    Contre mon aéroport chéri
    De partout montent des voix
    J’suis aux abois
    Mais je l’ai dit, je suis tenace
    Mordez, soyez de ma race

    Mes p’tits chiens, mes p’tits chiens, mes bons petits chiens
    Yves Daniel, Philippot, Bernard Deniaud
    Vous aurez des croquettes
    Dans de belles assiettes
    Marquées à vos noms de petits chiens
    Yves Daniel, Philippot, Bernard Deniaud
    Mes petits chiens, mes petits chiens
    Mes petits chiens, mes petits chiens

    Mais aboyer ne suffit pas
    J’vais maint’nant leur rentrer dans l’tas
    Je lâche mes rotwaillers
    j’démarre mes bulldozers
    Elle est ouverte la chasse à l’homme
    Elle durera plus que l’automne
    Pendant que mes grosses bêtes déchirent
    Lèchez mes pompes, faites les bien reluire
    On m’dit qu’ j’m’enlise
    Sortez-moi de la mouïse
    Si ça tourne mal pour ma cravate
    Vous aurez la queue entre les pattes

    Mes p’tits chiens, mes p’tits chiens, mes bons petits chiens
    Yves Daniel, Philippot, Bernard Deniaud
    Et je vous laisserai vous démerdez
    Avec la piétaille de vos contrées
    C’est ça la vie des petits chiens, des petits chiens
    Yves Daniel, Philippot, Bernard Deniaud
    Des petits chiens, des petits chiens
    Des petits chiens, des petits chiens

  5. SUPER ! Bravo pour le texte de la chanson !!!
    je vais essayer de venir, c’est trop important, courage aux Zadistes, résistance !

  6.  Vous avez quelque chose dans le dos Monsieur Ayrault!
     Quoi donc ? interroge icelui.
     La lente mais irrémédiable destruction du boccage de Notre Dame des Landes.
    Proconsulaire, la lèvre rosée, comiquement bouffi de son importance, le donneur d’ordre fait semblant de ne pas entendre ; tant qu’il tient les rênes du pouvoir, cela ne lui sert à rien. Il se dit « j’avance ».
    Avancer ! Voilà le grand verbe au nom duquel se commet sur l’ordre de ce chat fourré d’innombrables et irrémédiables dégâts ! Il n’est pas méchant garçon, il veut seulement « avancer », fusse sur le cadavre du boccage de Notre Dame des Landes ! Il avancerait à la nage dans le purin, bouche ouverte, bras en avant, déglutissant avec volupté !
    Et pour cacher les crimes de ceux qui le servent, pour étouffer les cris désespérés de celles et ceux qui se battent pour leurs terres, ce Grippeminaud fait battre tambour, rameute police, avocats, magistrats, journalistes aux ordres. Il intimide, menace, corrompt, ajoute le mensonge au forfait et la forfaiture au mensonge ! Il marche sur la propriété, crache et salit celles et ceux qui ne partagent pas son point de vue. Quant à ses affidés, ils approuvent en dodelinant de la tête, affichent une sorte de supériorité détachée devant l’inique ; l’habitude de ramper sans doute, afin d’atteindre des postes enviés. Car il connait son personnel le bougre, il sait ce qu’il peut exiger de celui-ci ou de celui-là…. Et pour faire bonne mesure, avec une mine quelque peu dégoûtée, il a jeté en pâture aux opposants une pseudo concertation, comme on jetterait du pain aux canards ou des raclures de pomme de terre à des cochons.
    Depuis quelques années, Monsieur mange, boit, rit, danse, plastronne, fait le plaisantin avec ce projet d’aéroport dans le dos. Il ne le gêne pas plus que cela cependant « cette affaire n’a que trop duré ».
    Sur ce point nous sommes d’accord. Il ne nous en voudra pas, le chat roué, de ne pas cautionner ses manieurs d’argent, ses entrepreneurs et ses jobards, paladins prodigieusement vantards et ostentatoires qui s’apprêtent à détruire notre terre nourricière et à dissiper l’argent public ?
    Un jour, vous cesserez de plaire, Monsieur.

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