Un (minuscule) hommage à Sebastião Salgado

 Je viens de voir le très beau film signé Wim Wenders et Juliano Ribeiro Salgado, Le Sel de la Terre. Il s’agit d’un documentaire émouvant, parfois terrible, mais souvent exaltant, consacré à la haute figure du photographe brésilien Sebastião Salgado. J’aime au-delà des mots le travail de cet artiste de la vie humaine. En 2006, j’ai eu la chance de passer quelques heures vraies en sa compagnie, à Paris. Et je me suis dit que je pouvais partager avec vous cet entretien qu’il m’avait alors accordé pour le magazine Terre Sauvage. Salgado ou l’obligation d’espérer.

————–L’entretien pour Terre Sauvage

Terre Sauvage : On va essayer de ne pas vous prendre pour un monument. Mais ce sera difficile, car votre travail a une dimension épique, mythologique, démesurée. On pense par exemple à une photo de votre exposition appelée Exodes. Vous êtes probablement sur une colline, et ce document poignant montre la plaine, une plaine couverte de réfugiés en haillons, dans des abris de fortune. Jusqu’à l’horizon. Quel sens donnez-vous à votre travail ?

Sebastião Salgado : Je suis à la recherche de l’équilibre. Et je le trouve en ce moment dans un grand projet de dix années de travail, qui s’appelle Genesis, que j’ai commencé il y a deux ans. Je voyage d’un bout à l’autre de la terre.

TS : Genesis ! Un mot qui fait sans détour référence à la Bible et à la Création. Nous nous permettons de résumer à grands traits pour nos lecteurs. Environ la moitié de la planète est restée dans son état originel, notamment les montagnes, certaines forêts, des déserts. Et vous allez essayer de montrer cette partie intouchée encore, avec ses plantes, ses animaux et ses hommes. Où en êtes-vous précisément ?

Sebastião Salgado : Je reviens de l’Himalaya, et le fait de se déplacer dans ces espaces colossaux, de marcher 27 jours sous la pluie, dans le vent, face à la neige parfois, change ton esprit. C’est un plaisir tellement grand d’être à 4200 mètres d’altitude, au milieu des cailloux, sans végétation ou presque. On est au-dedans, et on peut penser à ce qui nous arrive. Notre étrange espèce nous a menés en quelques centaines d’années vers les villes, loin de la nature. Faut-il parler de malheur ? Ou plutôt de désamour ? Oui, je vois cela comme un amour à l’envers. Depuis deux ans que je travaille sur Genesis, je suis allé aux Galápagos, au parc des Virunga, où vivent les gorilles de montagne, j’ai vu les baleines de Patagonie, vécu avec des Indiens du Brésil.

> Eh bien, je sens que je deviens une autre personne. J’ai été élevé et j’ai grandi dans la forêt Atlantique du Brésil, un écosystème très particulier. Lorsque j’étais gamin, elle occupait encore 70 % de ma région, mais aujourd’hui elle ne couvre plus que 0,3 % de la surface. J’ai donc participé au grand déracinement d’une forêt, sans faire attention, sans me rendre compte, comme tout le monde. En retrouvant, grâce à Genesis, la nature, je me répète, je commence à me sentir une autre personne.

TS : Ce qui ne vous était pas arrivé avec des travaux aussi homériques que « La main de l’homme », consacrée aux humains au travail, partout dans le monde.

Sebastião Salgado : Non, probablement parce qu’il s’agissait d’une seule espèce, la mienne. Je me sens désormais lié à toutes les autres, qu’elles soient végétales ou animales. Il me semble que cela vient de très loin. En 1991, j’ai acheté avec ma femme la ferme qui était celle de mon père et de ma mère. Dans cette fameuse forêt Atlantique. Elle était pire que dégradée, elle était morte.

TS : Et que produisait-on dans cette ferme au temps de vos parents ?

Sebastião Salgado : Quand j’étais gosse, elle était couverte à 70 % de forêts, mais elle employait 36 familles au total. 90 % de ce qu’on produisait était pour notre consommation : toute la viande, tous les légumes que nous mangions venaient de là. Et nous avons commencé à couper les arbres pour développer l’agriculture. De plus en plus. Il y avait plus de demande au-dehors pour le charbon de bois, les maisons, et nous avions davantage besoin d’argent à mesure que le système de marché s’installait. Entre l’époque de mon enfance – je suis né en 1944 – et aujourd’hui, la population du Brésil est passée de 40 à 180 millions d’habitants !

> Nous nous sommes spécialisés sur une vingtaine de produits pour lesquels existait un marché, mais pendant ce temps, doucement, tout changeait autour de nous. L’érosion des sols, qui n’étaient plus tenus par la forêt, a dévasté puis asséché nos ruisseaux et tué les caïmans qui s’y trouvaient. Quand nous avons commencé notre projet de restauration écologique, tous les caïmans étaient morts. Et les poissons. Il n’y avait même plus d’eau ! Alors nous avons pris la décision de replanter. De « recréer » la forêt qui avait disparu.

TS : La propriété de vos parents était-elle grande ?

Sebastião Salgado : Entre 700 et 800 hectares. En quinze ans, nous avons planté un million d’arbres.

TS : Mais c’est énorme !

Sebastião Salgado : Il le fallait. Nous avons trouvé des fonds, des partenaires et créé une fondation. Cette terre ne peut plus être vendue, car elle est un parc national. Comme elle ne peut plus être mise sur le marché, elle n’a pas de valeur économique. Et l’on commence à transmettre l’expérience que nous avons accumulée, ces nombreuses technologies de restauration que nous avons imaginées. Notamment au travers d’un Centre de formation, qui sert de résidence pour des élèves d’écoles techniques agricoles. Nous avons également créé une pépinière qui a aujourd’hui une capacité de production de 1 300 000 plantes de 160 espèces différentes. Parce qu’une forêt …

TS : Pardonnez-nous de vous couper. Comment peut-on recréer une forêt ? Car un tel écosystème ne peut pas se réduire à ses arbres. La complexité des relations entre espèces est inouïe. Comment, Sebastião Salgado ?

Sebastião Salgado : Eh bien, ce million d’arbres représente plus de 200 espèces différentes. Il nous a fallu réunir un groupe de travail de 70 personnes. C’est donc devenu un grand projet, un grand projet de développement durable. La ville voisine n’avait plus de cinéma depuis trente ans, nous l’avons ramené. Et ouvert un théâtre. Et nous travaillons sur un petit musée qui sera lié à la communauté locale, comme tout le reste. Mais tout cela ne serait rien sans l’eau. En protégeant les arbres et la forêt, nous avons fait revenir l’eau. C’est la plus grande magie de tout. Pendant la saison des pluies, les arbres stockent de nouveau l’eau avec leurs racines, et la libèrent peu à peu, tout doucement sur l’humus retrouvé. Voilà.

TS : C’est tellement beau ! Elle ressemble déjà à une forêt ? Quelle impression a-t-on quand on y met les pieds ?

Sebastião Salgado : Il y a bien sûr des arbres de différentes tailles. Ceux plantés cette année n’ont que 70 centimètres de hauteur. Mais, oui, dans l’ensemble, c’est déjà une forêt. Et un vrai sanctuaire pour la faune, avec plein d’insectes et une telle quantité d’oiseaux que nous avons un projet touristique de birdwatching, d’observation des oiseaux. C’est tellement fantastique !

TS : On a l’impression qu’à force de regarder l’homme, vous avez découvert la vie, et ses insondables mystères métaphysiques. Il y aurait comme une coupure, dans votre vie et votre œuvre, entre un avant et un après. L’homme dans un premier temps, la nature dont l’homme ensuite.

Sebastião Salgado : Oui. J’ai fait jusqu’à présent des photos sociales, des photos humaines, mais celles qui m’intéressaient le plus étaient les photos prises à l’extérieur, en dehors des villes. Je ne suis pas un photographe urbain. Dehors, tu trouves d’autres dimensions : celle des collines, des montagnes, des arbres. Voilà comment je suis arrivé à Genesis. Les photos sociales m’ont mené à ce projet de restauration écologique au Brésil. Et cet engagement m’a conduit peu à peu à Genesis. J’ai 62 ans, et j’en aurai 70 à la fin. C’est mon dernier grand travail.

TS : Que voulez-vous dire, pour finir ? Qu’il faut s’arrêter, qu’il faut arrêter ?

Sebastião Salgado : Je ne suis pas en train de devenir un photographe environnemental, ou un photographe de paysages, ou un photographe animalier. Je veux seulement que la nature, l’environnement viennent enfin dans le débat, dans la discussion. Nous croyons être les seuls êtres rationnels, alors que les autres ont la leur, aussi importante, aussi grande que la nôtre, mais à leur manière. Je suis allé photographier des gorilles chez eux. Eh bien, certains viennent prendre des clichés et repartent sans comprendre que les gorilles nous reçoivent, tout simplement ! Tu arrives dans une famille, avec des parents et des grands-parents, où les enfants obéissent, où ils les aiment, où ils sont aimés. Et finalement, ces animaux te permettent de t’approcher, ils viennent un moment vers toi, ils t’interrogent, ils sont là, bien en face de toi.

> Je suis allé aussi en Patagonie, photographier les baleines du Golfo Nuevo. À certains moments de l’année, plus de 600 baleines franches se retrouvent dans ses eaux. Comment vous dire cela ? Elles sont d’une sensibilité, tu vois, d’une perspicacité, d’une telle finesse ! On finit par les connaître et les reconnaître. Leur visage, je veux dire, leurs fanons. Il y en a une qu’on a vue un jour avec son petit. Le lendemain, elle est revenue.  La première semaine, elle ne permettait pas que son bébé chaque fois que l’on arrivait elle tournait la tête vers nous. Il faut savoir que la baleine franche a l’œil au bas du corps. Eh bien, elle le tournait complètement pour nous regarder.  Elle voyait qui était là !

TS : Ce que ne peuvent lire nos lecteurs, c’est le ton de votre voix. Sa chaleur, sa grandeur. À cet instant précis, nous sommes avec vous, là-bas. Quelle est la suite de l’histoire ?

Sebastião Salgado : Quelquefois, cette mer si dure était bien douce, et l’on prenait alors un simple Zodiac pour approcher. La baleine était alors tellement proche que je ne pouvais pas la photographier. Je la touchais, je touchais cet animal de 25 mètres de long et de quarante tonnes. Et je la sentais frémir, tu imagines ? Je revois sa tête, cette quiétude, cette beauté, ce calme immense. Jamais elle n’a seulement effleuré notre petit bateau. Elle contrôlait son corps de géant, tu vois, en glissant de part et d’autre du Zodiac. Et au moment où l’on partait, elle tapait la queue dans l’eau.

TS : Vous êtes aussi allé, pour Genesis, aux Galápagos. Et ?

Sebastião Salgado : Ah ! Ah les tortues géantes ! Nous sommes montés sur le volcan Alcedo, où il y a une énorme concentration, et je me souviens d’une en particulier. Je m’approchais d’elle, elle ne bougeait pas. Mais quand elle a fait un mouvement vers l’avant, j’ai fait un mouvement vers l’arrière. Elle a continué vers l’avant, un peu plus, j’ai fait pareil, mais à l’arrière. Elle a compris que je respecterais son territoire. À partir de là, tout a été incroyable. Nous étions proches, elle et moi. Tellement ! Le drame, c’est que nous nous sommes éloignés de la nature. Tellement ! J’ai pris là-bas une photo qui a déjà été beaucoup publiée. La photo d’une patte d’iguane. Eh bien, cette patte est semblable à notre main. Elle a cinq doigts, n’est-ce pas ? Avec le même relief qu’une main gantée métallique de l’époque médiévale. Nous sommes tous cousins, nous sommes tous originaires de la même cellule mère, nous sommes tous venus du même endroit. Tous ! Il m’arrive, comme à beaucoup d’autres, de découvrir des similitudes entre toi et un arbre. Et c’est immense !

TS : Et tout cela, mille fois hélas, nous l’avons oublié.

Sebastião Salgado : Nous prétendons être purement urbains et rationnels. Et il ne faut surtout pas rappeler que nous sommes des animaux. Car on se fait traiter de frappés, tout simplement. Tant pis : l’idée, que ce soit avec notre projet au Brésil, ou avec Genesis, c’est de participer à un rapprochement entre l’homme et la nature. Il faut au moins maintenir notre planète dans l’état où elle est, et s’occuper de qui a été détruit, comme nous faisons au Brésil. Car nous avons les moyens technologiques de réparer nos erreurs. On peut le faire.

TS : On peut le faire, mais le fera-t-on ?

Sebastião Salgado : C’est une autre histoire. Nous étions en Antarctique l’année dernière, et j’ai été choqué de voir toutes ces bases scientifiques et militaires. La France en a, l’Argentine, la Russie, les Etats-Unis, tout les monde est là. Pour l’instant, c’est limité à 1 ou 2 % du territoire, mais demain ? Et si on découvre du pétrole, que feront-ils ? Ou de l’or, ou du diamant, ou des métaux rares ? Leur présence en Antarctique est tout simplement néfaste.

TS : Mais vous êtes devenu un fervent !

Sebastião Salgado : Non. Non, enfin, je suis à fond dans ce projet, comme vous pouvez voir. Oh, et puis cette idée de nation… Ces bases militaires nationales, chacune avec son petit drapeau… Il faudrait penser plus large, et affirmer que l’Antarctique est à nous tous. Comme la forêt amazonienne.

TS : Justement, l’Amazonie. Beaucoup attendaient des actes forts de protection de la part du président Lula. Or, ils ne sont pas venus.

Sebastião Salgado : Il faut dépasser Lula. Lula est un homme, c’est tout. Et qu’il vienne de la classe ouvrière ne change rien au fait qu’il est productiviste avant tout. Il ne pense qu’à créer des richesses, créer des emplois, exporter davantage. Il n’a strictement aucune conscience écologiste. Je crois franchement que la nature est encore moins respectée au Brésil depuis qu’il a été élu. Peut-être faut-il se tourner vers les Nations Unies ? On critique beaucoup l’ONU, qui est, c’est vrai, une addition des bureaucraties nationales. Mais peut-être s’agit-il aussi d’une tentative pour penser un système supranational qui gouvernerait la planète pour de bon. On pourrait imaginer un système qui protège la vie sur terre, qui maintienne ce qui existe encore, qui restaure ce qui a été emporté. Mais il faudrait aussi transmettre une autre éducation à tous les humains de cette planète. Une éducation qui puisse nous aider à comprendre la nature. C’est naïf, n’est-ce pas ?

TS : Mais pas du tout. Nous signons des deux mains ! De toute façon, c’est un peu ça ou rien.

Sebastião Salgado : Oui, c’est ça ou rien. Nous sommes désormais proches du point de rupture.

TS : Il existe encore des peuples qui maintiennent des relations puissantes avec la nature. Et du reste, Genesis a aussi pour objectif de nous les montrer. Sont-ils pour vous un exemple ?

Sebastião Salgado : Ils sont en train de perdre ces relations dont vous parlez ! Mais certains conservent des choses étonnantes. Nous sommes allés voir les Dinka, un peuple au sud du Soudan. Une partie d’entre eux vivent comme avant, avant que la kalachnikov ne remplace la lance. Le matin, par exemple, au campement, tu vois un type qui lave son visage avec l’urine de sa vache. Et cette urine le protège des infections et de toutes ces bestioles qui traînent là-bas. Ces Dinka brûlent la bouse de vache, en font une cendre antiseptique qu’ils passent sur la peau de la vache et même sur la leur. Ce sont des hommes gris. Et les vaches comme les veaux sont partout.

>Tu vois les gosses au milieu, en train de jouer, de rigoler, de se coucher contre les vaches comme contre une chauffeuse chez nous. Ils sont contre la vache, ils sont comme elle. Quelle force ! Quand j’étais là-bas, les Dinka venaient se faire photographier avec leur vache, mais pas un ne m’a demandé d’envoyer une photo. Simplement ils se sentaient nobles. Des nobles posant avec leurs animaux nobles.

TS : En somme, dans Genesis, ces hommes représentent l’espoir.

Sebastião Salgado : Énormément. Nous avons également travaillé avec des Indiens du nord du Brésil. Oh ! quelles choses fantastiques j’ai vues là-bas. D’abord, ils tuent pas les animaux, sauf les poissons. Car ils pensent que s’ils mangent un animal à sang chaud, ils deviendront agressifs. Et c’est vrai qu’ils ne sont pas du tout agressifs. Nous sommes restés des mois sans voir une maman engueuler (rires) ses gosses. Avant-hier, dans la rue, j’ai vu une jeune mère avec son enfant de 3 ans peut-être. Il marchait en regardant partout, et à un moment, il s’est cogné la tête sur un poteau. Sa mère lui dit : « c’est bien fait » ! Moi, j’ai pensé : « pauvre mère ». Elle ne devait pas être bien.

15 réflexions au sujet de « Un (minuscule) hommage à Sebastião Salgado »

  1. Excellente idée que de republier cet entretien très beau, que je ne connaissais pas. Quel homme !
    Par contre je connais l’œuvre de Sebastao, qui est le plus important photographe que je connaisse… et j’en connais beaucoup, puisque photographe moi même (voir mon site Phoésie 3 http://www.remibegouen.wordpress.com ), je suis très mordu de photographes et de photos, tant sociale que environnementale…
    Merci, Fabrice !

  2. Fabrice,

    merci de nous repasser cet entretien qui figure dans terres sauvages n° 222 de novembre 2006 qui est un n° spécial sur la nature. Y figurent les magnifiques photographies de Sebastião Salgado, faites au pentax argentique 645 en noir et blanc,de gorille et cette humaine – patte ? – d’iguane. Il est pour moi, en plus du photographe, une personne possédant une vraie grandeur.

  3. Grand Merci.

    Images sublimes. Noir et blanc.

    Sublimosuperbosplendidomagnifiquomerveilloso. 🙂

    « Vous êtes le sel de la terre. Mais si le sel perd sa saveur, avec quoi la lui rendra-t-on? Il ne sert plus qu’à être jeté dehors, et foulé aux pieds par les hommes. »

    Bien a vous, toustes,

  4. Je suis surement un peu naïf, mais lorsque j’entends de tels mots, je me dis qu’il y a beaucoup de projets magnifiques et que tout n’est pas perdu.

    merci beaucoup pour ce magnifique témoignage.

    Jean-Gabriel

  5. « Sahel, l´homme en détresse » :
    http://www.amazonasimages.com/travaux-sahel

    Oui, Sebastião Salgado est un grand photographe, et un grand monsieur, incontestablement. J´ai eu l´occasion de voir une très belle exposition à Brême, 300 photos de son cycle « Exodus ». Je dois dire que j´ai tout d´abord éprouvé un profond malaise en entendant les commentaires de quelques visiteurs, enthousiasmés par la beauté des images et qui ne voyaient pas le drame derrière l´esthétique. Desservait-elle le propos et l´engagement social du photographe?
    Peut-être pour certains observateurs, mais la plupart de ceux qui ont vu cette exposition en ont été profondément marqués. Certaines photos sont pour moi presqu´insoutenables, celle par exemple de cette femme marchant avec ses enfants, dans la région du Lac Faguibine au Mali (numéro 10 du portfolio Sahel). Ou celles des enfants dans les camps de réfugiés.

  6. Bonsoir Fabrice,

    Je vous lis régulièrement et poste que très rarement des commentaires même si je partage vos coups de gueule et vos coups de coeur.
    Mais là, vraiment merci pour cette merveilleuse lecture. Je ne connaissais pas ce photographe et je vais de ce pas aller faire plus ample connaissance.
    Magnifique interview, un vrai moment de grâce…

  7. Hors-sujet :

    Avait-il fumé des substances interdite ? Parce que prendre un chat pour un tigre, c´est quand même fortiche 🙂 ! Et cela coûte cher au contribuable !
    « La France est la risée du monde entier » :
    http://www.buvettedesalpages.be/2014/11/tigre-de-seine-et-marne-l-aspas-denonce-l-incompetence-des-autorites.html
    C´est vrai que de ce côté du Rhin on a bien rigolé.

    Toujours sur la Buvette des Alpages : les propos de Gérard Longuet sur le loup. « C´est une sale bête, une sale bête qui a pris de mauvaises habitudes depuis toujours, celle de manger les autres. » !! Alors, cher ami le loup, ou tu deviens végétarien ou tu te fais flinguer par la mafia éleveurs/chasseurs !!!
    Les membres du gouvernement sont-ils recrutés en fonction de leur incompétence, de leur bêtise crasse, de leur hypocrisie et de la souplesse de leur échine? Oui, cela a tojours été ainsi, mais il faut bien reconnaître que la sauce hollandaise est particulièrement épaisse !
    http://www.buvettedesalpages.be/2014/11/gerard-longuet-une-sale.html

    « Quand le soleil de la culture est bas sur l´horizon, même les nains jettent de grandes ombres ». (Karl Kraus)

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *