Magouilles à Notre-Dame-des-Landes (le cas Dantec)

Imaginez un peu. Les 9 et 10 juillet, les opposants à l’aéroport de Notre-Dame-des-landes organisaient un nouveau rassemblement de soutien, quelques jours après le référendum mijoté dans les arrières-cuisines de l’Élysée. L’ambiance est à la fête, une fête combative. Il n’est évidemment pas question de céder. Quelques chefs d’EELV sont là, dont David Cormand, bras articulé de Cécile Duflot, laquelle tente ainsi qu’on sait de se présenter à l’élection présidentielle de 2017.

On voit également sur place un certain Ronan Dantec, sénateur EELV de Loire-Atlantique, qui n’a été élu que grâce aux voix obligeantes, mais payantes, du parti socialiste, celui même de MM.Hollande et Valls. Les gens d’EELV sont présents, bien entendu, pour soutenir le si juste combat des zadistes et de leurs nombreux amis. Sauf que tout cela est totalement bidon. Voici ce que j’ai appris de sources hélas certaines : Dantec joue un double-jeu éhonté. D’un côté, il soutient le combat, mais de l’autre confie à quelques initiés de son goût que les jeux sont faits, que l’aéroport se fera, et qu’il faut désormais songer à « une sortie de crise honorable ».

Le monsieur se voit en monsieur Bons-Offices de l’Élysée, où il a ses entrées, et devrait même voir demain lundi 11 juillet François Hollande en personne.[Ici s’arrête ce que je garantis exact. La suite est un commentaire] L’objectif annoncé est d’offrir quelques colifichets de couleur aux combattants « raisonnables », de manière à isoler les irréductibles. En somme, de préparer le terrain à une intervention policière qui reste de toute façon nécessaire pour parfaire l’image de Manuel Valls. Le Premier ministre veut et cherche un affrontement à Notre-Dame-des-Landes car, pense-t-il, cela lui permettra d’éventuellement se présenter à l’élection présidentielle de 2022 comme un candidat acceptable et peut-être même désirable pour une partie de la droite. Son rêve nullement dissimulé est de devenir le Georges Clemenceau de ce début du siècle. Or Clemenceau, je je rappelle, est resté dans les livres comme l’homme qui sut faire tirer à balles réelles sur des grévistes, comme à Draveil, en 1908 (deux morts : Pierre Le Foll  et Émile Giobellina, 17 ans).

Une autre source, que je ne peux certifier elle, m’assure qu’à l’Élysée, Jean-Vincent Placé serait à la manœuvre sur le dossier Notre-Dame-des-Landes. Cela n’aurait rien d’étonnant chez un individu d’aussi considérables ressources, et serait cohérent avec les plans de carrière du monsieur. Quant à Dantec, pour y revenir une seconde, il me faut rappeler qu’il est sénateur. Je ne sais de quel poids pèse cette occurrence sur son attitude actuelle, mais en tout cas, sans le PS, Dantec n’est plus rien, politiquement parlant en tout cas.

32 réflexions au sujet de « Magouilles à Notre-Dame-des-Landes (le cas Dantec) »

  1. La « sortie de crise », quelle qu’elle soit, ne pourra qu’être déshonorante pour Valls , Hollande et tous ceux qui leur prêteront la main. Ne l’a-t-elle pas été à Sivens où après avoir détruit le site et tué un homme, ils ont ont vu leur « utilité publique » mise en pièce par le tribunal administratif. Nous étions au moins 25 000 ce week-end à Notre-Dame-des-Landes pour dire que la seule sortie de crise possible était l’abandon du projet, aussi déshonorante soit-elle, de toute façon, pour les truqueurs entêtés au pouvoir et leurs valets.

  2. Bonjour. « sans le PS, Dantec n’est plus rien, politiquement parlant en tout cas » : il me semble (évident) que c’est la source du mal. La ‘Note sur la suppression générale des partis politiques’ de Simone Weil explique ça très bien, mais il suffit de constater que ces gens-là ne représentent pas ceux qui les ont élus mais leur parti.

    « le référendum mijoté dans les arrières-cuisines de l’Élysée » : oui, car c’est bon pour la croissance et l’emploi (les « bétonneurs » doivent faire travailler une grande partie de la population locale, directement ou indirectement).

    Il est donc plus qu’urgent de passer à autre chose : https://twitter.com/Fabfranceinter/status/745466558231699456 (jusqu’à début juillet je postais sur la page du 7/9 de France Inter, mais ils ont tout supprimé : les anciennes pages et la possibilité de commenter et débattre ! Drôle de conception de la démocratie, de « La voix est libre »).

  3. Le sénateur Dantec avait aussi ajouté un amendament débile dans la loi loi biodiversité, amendement qui qui limitait les plans d’actions nationaux aux espèces menacées en France SEULEMENT pour les espèces sur la liste MONDIALE de l’UICN !
    Je ne sais pas si cet amendement figure toujours dans la loi… mais cela démontre encore une fois la grande imbécilié d’EELV dès lors qu’il s’agit de parler et d’agir pour la nature…
    EELV, j’adore….

  4. Personnellement j’ai bien peur que l’évacuation de la ZAD arrive, non en octobre, mais en août !!
    un mois creux, où beaucoup de gens sont absents et en vacances
    et classiquement le mois des mauvais coups portés par les gouvernements, quels qu’ils soient.
    Août ou octobre, de toutes façons avant la fin de l’année car si les « travaux », même symboliques, n’ont pas commencé avant la fin de l’année, la DUP tombe et tout le dossier sera à refaire pour Vinci et le gouvernement : re-enquête publique, etc.
    Alors vigilance, RESISTANCE !

  5. Quel tableau. Alors Dantec, c’est le condensé de « Dents qui rayent le parquet en teck » ? (comme Givenchy c’est le condensé de « j’y vais et j’en chie » :-)). Quant à ce fou-furieux de Valls c’est une espèce de Sarkozy du PS. Persiste et signe à NDDL malgré la magistrale gifle du tribunal administratif de Toulouse pour Sivens, et les barbouzeries en tout genre autour de la mort de Rémi Fraisse. Dans les livres d’histoire, la page Valls puera le moisi.
    L’adage « diviser pour mieux régner » a de beaux jours devant lui. Et si l’un se prend pour une espèce de Clemenceau, alors l’autre se prendrait pour une espèce de Pétain pour accepter « la paix des braves » et laisser tomber le « réduit breton » ? Triste époque pour l’écologie politique.

  6. Salut,

    Un autre grand projet tout à fait inutile risque bien de voir le jour prochainement si les citoyens laissent faire les « décideurs » locaux …

    Ou comment déclarer d’utilité publique un projet d’autoroute payante parallèle à l’A47 existante qui, elle, est gratuite ! Pour le plus grand profit de qui, à votre avis ? Je vous le donne en mille : de la bonne société Vinci, qu’on ne présente plus…

    Et vous savez quoi ? Si d’aventure cette merveilleuse autoroute n’était finalement pas rentable pour le grand bétonneur français, savez-vous qui financerait les déficits ? Et bien, les contribuables, bien sûr…. c’est stipulé noir sur blanc dans le contrat.

    Le prix de ce superbe ruban de bitume de 40 kms ? Une paille : à peine un milliard deux cents millions d’euros. Pour défigurer à jamais les superbes côteaux du Jarez ainsi que les très bucoliques côteaux du Lyonnais situés entre Saint-Etienne et Lyon.

    L’excellent article de Sophie Chapelle, sur le site Bastamag, permet de mieux comprendre la situation :

    http://www.bastamag.net/Le-Conseil-regional-d-Auvergne-Rhone-Alpes-invente-le-concept-de-la-double

    Belle soirée à vous. Sancho

  7. Dantec, Valls, Hollande, Sarkozy, Le pen, Bussereau, Balkany….. liste très longue, font parti du clan des bétonneurs(Vinci, Bouygues, Lambert), des banques et des pétroliers.
    Existe t -il un lien entre leurs activités conduisant à un gaspillage économique et écologique, avec les affaires HSBC; Panama Papers, Luxleak etc

  8. Les jeunes du centre aéré du village d’à côté de chez moi étaient au feu d’artifice de Nice hier soir. Tous sont sains et saufs mais certains sont très choqués par la soirée d’enfer qu’ils ont été forcés de vivre. Ils rentrent en fin d’après midi, j’espère qu’ils vont être entourés par des psychologues et ils le seront par nous tous.

    Une pensée particulière pour toutes les victimes de tous les attentats, ici et ailleurs, chacun ravivant les plaies des uns et des autres, chacun nous faisant perdre un temps précieux dans la transformation de notre société pour faire face à la redoutable double catastrophe écologique qui se déroule sous nous yeux (climatique et de perte massive de la biodiversité).
    Côté temps perdu, il n’y a qu’à voir l’agitation toute médiatique et tellement dérisoire de la plupart de « nos » politiques pour le constater… sans commentaires…

    Nous restons et resterons une société humaine, solidaire et debout face à l’ultraviolence gratuite et minable des kamikazes au cerveau mutilé.

    La vie et l’envie de vivre vaincront une fois encore, elles sont une force qui surmonte tout. Même après Verdun, après Hiroshima, Tchernobyl, Bhopal ou Fukushima, les brins d’herbe se sont remis à pousser. Nous sommes du côté de cette poussée vitale, elle détient une énergie colossale, nous en sommes face aux pulsions morbides qui nous cherchent et que nous éloignerons toujours.

    Un petit mot pour toi Fabrice : ton énergie, je te le jure, en a donné à beaucoup autour de moi. Un ami m’a dit tout récemment qu’il continuait à se battre parce qu’il ne pouvait pas faire autrement en voyant l’exemple que tu as d’ores et déjà donné. C’est toi qu’il cite pour expliquer qu’il est, lui, toujours debout.
    Et bien entendu, ça n’empêche nullement les grands coups de blues et les coups de pompe, les creux de vagues et tout le reste (on imagine bien tout ça aussi, c’est certain…), tous bien légitimes et même peut-être nécessaires parfois. Mais tu dois savoir Fabrice que ta dignité nous a tous aidé et nous aide tous. Certains font des choses très importantes vis à vis de la double catastrophe écologique grâce à ce que tu nous a montré.
    Que la force dont je parlais ci-dessus soit durablement avec toi 😉

    1. P.P
      Ce que vous écrivez m´a beaucoup touchée. Merci pour ce très beau texte.
      Je partage complètement votre manière de voir, de la première à la dernière ligne.

      1. Belle journée à toi Martine 😉
        A tous les lecteurs de Planète sans visa, n’oubliez pas d’admirer les Martinets et leurs ballets célestes complètement fous : un seul d’entre eux vaux toutes les patrouilles de France et de tous les Etats qui osent encore jeter leurs moyens dans des défilés militaires.
        Un conseil de lecture : les 2 numéros de La Hulotte consacrés aux Martinets, ces fabuleux oiseaux qui font de nos étés des spectacles quotidiens, à la campagne comme en ville 😉
        Deux espèces de Martinets en France : le noir et l’alpin ou « à ventre blanc », plus gros que le premier.
        Vous savez ce qu’ils font la nuit ? Allez voir dans la Hulotte, c’est à peine croyable…

        1. Merci pour ce passage sur les Martinets, PP. N’oubliez pas le Martinet pâle, présent dans le Sud de la France, il niche pas loin de chez moi en ville dans le Sud-Est, et j’ai des Martinets noirs dans une cavité près de ma fenêtre 😉 et plusieurs sites occupés dans ma rue. La petite escadrille dynamique met un bel entrain à qui sait les regarder !

        2. P.P

          Je partage également tout ce que vous avez écrit …
          Pour ce qui concerne les Martinets noirs, nous admirons, nous aussi, avec mon compagnon, leurs ballets incessants dans notre ciel lorrain, en sachant que bientôt, ils nous quitteront pour leur migration vers des contrées lointaines !
          Chaque fois que j’ai l’occasion de parler des Martinets à qui veut l’entendre, personne ne veut me croire quand je leur dis que cet oiseau admirable est capable de dormir en volant !! Je suis obligée à chaque fois de rechercher les numéros de la Hulotte pour les convaincre que c’est vrai !
          Merci au passage à Pierre Déom pour tout ce savoir sur les animaux transmis à travers cette oeuvre immense qu’est la Hulotte .

          Bel été à vous ainsi qu’à Fabrice et à tous les lecteurs de Planète sans visa !

          Blandine

    2. Moi aussi cher PP je te remercie pour ce que tu as ecris. J’avais meme commente « Bravo PP » il y a 2 jours, mais le « wordpress » a repondu… « commentaire trop court! » Je jure que c’est vrai! Alors j’ajoute quelquechose: Il faut refuser avec toute notre energie que les victimes « servent » a quelquechose, meme a ce qui apparemment est le plus noble, le plus inattaquable. Donc il faut refuser que l’evenement ait un « sens », une « signification », car il y a plus de dignite dans chacune des victimes que dans l’idee meme la plus haute. Alors comme tu le dis, il faut croire en la vie, essayer de vivre dignement, c’est une maniere de rendre hommage aux victimes, une maniere accessible a tous. Il faut refuser l’instrumentalisation de la violence de maniere encore plus radicale qu’on ne le croit en general: Meme une idee bonne « pure », « genereuse », tout ce qu’on voudra, ne doit pas etre justifiee par un evenement violent. Sinon ca veut dire que l’idee n’est pas si bonne, pas si pure, qu’elle ne peut pas se porter toute seule. Ce qui ne veut pas dire que les idees « bonnes » et « pures » existent, mais qu’appuyer ces idees sur un evenement violent nous prive de la possibilite de les rendre meilleures, ces idees, introduit un germe destructeur dans leur defense meme. Je crois que le poeme de Charlotte Delbo, Priere aux vivants pour leur pardonner d’etre vivants, exprime en plus simple et plus direct, ce que j’essaye de dire ici.

  9. Quand nous aurons enfin compris que c’est le capitalisme lui-même qui est en crise finale, nous aurons fait un grand pas. Tapez sur la finance, les décideurs, les banquiers et autres, cela peut nous permettre d’évacuer du ressentiment, mais cela ne permet pas de taper là où cela fait mal.

    La société de la marchandise est dans sa lente agonie. Le capitalisme, c’est de maximiser le profit, valoriser la valeur. Cela ne peut se faire que par le travail humain vivant qui seul produit cette valeur et cette valeur est réalisée par la vente de la marchandise sur le marché.

    Comme je l’ai déjà dit, étant donné les gains énormes de productivité surtout depuis la révolution micro électronique, il y a de moins en moins de valeur injectée dans une marchandise car il y a de moins en moins de travail vivant humain nécessaire pour fabriquer la marchandise. Donc, d’un côté, moins de travail humain, de l’autre moins de valeur. Il est donc indispensable de produire plus (ce qui caractérise le capitalisme) et de trouver de plus en plus de débouchés (obsolescence, innovation, part de marché, mondialisation, privatisation des services publics, marchandisation de tous les aspects de la vie).

    Il en découle une razzia sur les ressources naturelles et la destruction du Vivant et des milieux de vie.

    Comme je l’ai dit aussi, il y a des personnes cupides, avides, opportunistes, arrivistes, dans le besoin, etc.. Mais, tous, nous sommes encastrés dans cette domination. Les prétendus dominants sont dominés par la machine infernale de l’économie.

    Avant l’ére capitaliste, la domination se faisait autrement et non par l’argent. Domination féodale, religieuse, etc…

    Aujourd’hui, nous sommes tous subsumés au capital et il n’ y aucune échappatoire pour l’autonomie, l’auto détermination.

    Ce que font les politiques, les technocrates, est simplement du court terme pour l’emploi, mais ils savent très bien que nous allons dans le mur à vitesse grand « V ». Ou alors, ils sont complètement idiots.

    Tout ce que nous voyons aujourd’hui est une société en déliquescence. une société où on continue à croire au progrès salvateur, mais qui nous amène la société totalitaire de contrôle, surveillance et contrainte.

    Les islamistes promettent le ciel grâce aux technologies, le libéralisme promet en la technologie l’accès au nirvana. Même médaille à 2 faces, même nihilisme.

    Dans cette barbarie, l’ Humanité perd tout. D’ aucuns rêvent de la rédemption au ciel n’ayant pas la liberté sur terre, d(autres veulent la liberté totale sur terre ne voulant plus entendre parler du ciel et de la finitude.

  10. Bonjour Fabrice,

    En parlant de Ronan Dantec et de son double-jeu cynique, il faut savoir qu’il est le président de l’association climate chance, association co-organisatrice avec d’autres, du 1er évènement international des acteurs non-étatiques sur le climat.

    Suite à la COP21 et en préparation de la COP22, Nantes accueillera ainsi du 26 au 28 Septembre le 1er sommet international des acteurs non-étatiques du climat. Seront présents toutes les grosses multinationales de ce monde dont certaines bien impliquées dans l’extractivisme et avec le soutien de nombreux membres ou ex-membres du bureau national et local d’EELV.

    Je te transfère l’appel à saboter le sommet plus bas, de même que je te transmets un lien pour des infos complémentaires :
    https://stopclimatechance.wordpress.com/2016/07/18/parmi-les-invites-au-climate-chance-un-top-20-des-plus-gros-connards-hum-capitalistes-et-decideurs-de-la-planete/

    N’hésite pas à relayer l’info !
    En espérant te voir prochainement sur Nantes en Septembre ainsi que toutes celles et ceux qui lisent ton blog.

    Un membre du collectif stopclimatechance

    SABOTONS LE « CLIMATE CHANCE »!*
    *Sommet Mondial des acteurs non-étatiques du Climat
    Pour un capitalisme plus vert , pour une exploitation durable
    A la Cité des Congrès de Nantes du 26 au 28 septembre

    La ville de Nantes, « capitale verte » à la pointe du développement durable, a été choisie pour accueillir la tenue du premier sommet « Climate Chance. »
    Ce sommet mondial des acteurs non-étatiques du climat consiste à traduire les décisions politiques prises lors de la COP 21 en réalités économiques. En effet, sera présent lors de ces trois jours le gratin de l’économie capitaliste mondiale (voir membres participants plus bas), mais aussi des ONG, associations, start-up, etc…
    Cette rencontre des élites politiques et économiques vise également à préparer la COP 22 de Novembre à Marrakech.
    Nous assistons aux prémices de la mutation du capitalisme vers une forme plus verte, plus éco-responsable, qui parle dorénavant de croissance verte, d’énergies renouvelables, de transformer les crises environnementales et climatiques en opportunités économiques… Bref ce néo-capitalisme tend à rendre la catastrophe présente plus durable (économie dématérialisée, haute-technologies, industrie de la sécurité, énergies renouvelables, nanotechnologie…)
    Ils voudraient ainsi tenter de proposer de fausses solutions rentables et juteuses aux problèmes qu’ils ont eux-même causé…

    Or, ils font bien partie du problème, pas de la solution.

    Les décisions prises lors de ce genre de sommet ont des répercussions concrètes à l’autre bout du monde et menacent, pour le profit de quelques un-e-s, la survie de millions de personnes. Ces voraces ne s’arrêteront pas tant qu’une once de ressource pourra être exploitée, quitte à menacer la survie même de l’humanité !
    Cela se traduit, par exemple, par la réouverture de mines (de métaux rares) partout en France, la construction d’une énorme centrale thermique gaz/bois à Trentemoult (en cours de construction), ou sur le site du Carnet d’un projet éco-industriel accueillant plusieurs start-up (dont le prémontage d’immenses éoliennes off-shore), etc…
    ­ Tandis qu’ailleurs, là où l’exploitation pétrolière passe, la vie trépasse et le désert se propage. A la cordillère des Andes, l’extraction de minerais pollue systématiquement l’eau nécessaire à l’existence de dizaines de milliers d’amérindiens. En Crête, EDF a décidé de couvrir l’île d’un immense parc éolien, expropriant les habitants, paysans, rasant forêts et montagnes pour assouvir ses besoins en « énergie propre ».

    Nous le savons bien, et la plupart des climatologues s’accordent à le dire, que ce sont les derniers instants dont nous disposons pour renverser la vapeur avant de dépasser d’ici quelques années, un point de « non-retour », qui provoquerait un phénomène d’emballement climatique sans rétro-action possible.
    Si nous désirons vivre dignement en nous réappropriant nos espaces de vies, nous avons besoin de coopérer avec ces mêmes écosystèmes menacés.
    A présent la catastrophe est partout et l’heure n’est plus aux constats et à l’indignation mais bien à la résistance !
    La plupart de ces saccages sont réalisés par des multinationales françaises bien connues. Ce sont les mêmes qui seront partenaires du « Climate Chance » à Nantes.
    Seront donc présent-e-s à la Cité des Congrès : le directeur général d’Engie, le président de la Banque Mondiale Ulrich Schröder, Jean-Pierre Maugendre (Suez), Aurélie Jardin (Schneidder Electrics), Dominique Héron (Chambre de Commerce Internationale) ou encore Julien Colas à la tête de « Entreprises pour l’Environnement » qui rassembles les plus grosses firmes françaises tells que Air France, ArcelorMittal, Bayer France, BNP Paribas, Crédit Agricole, EDF, Engie, Lafarge-Holcim, Renault, RTE, Sanofi, SNCF, Société Générale, Suez, Thalès, Total, Véolia, et bien sûr Vinci! (liste non-exhaustive)
    A propos de Vinci, quelques jours après ce sommet du greenwashing, la ZAD de Notre-Dame des Landes sera de nouveau menacée par une intervention militaire de l’état.

    Tou-te-s à Nantes du 26 au 28 septembre, montrons leur que notre détermination est à la hauteur de leur capacité de nuisance, à la hauteur aussi, de notre insatiable envie de vivre !

    Nous ne nous battons pas pour la nature,
    nous sommes la nature qui se défend.

    À L’ABORDAGE !
    L’ultra-gauche anti-démocratique
    plus d’infos sur : https://stopclimatechance.wordpress.com/

  11. En bonus deux twits récupéré sur le twitter de climate chance :

    Romain Crouzet ‏@RCrouzet 19 juil.
    @RonanDantec: la société civile sera mobilisée et délivrera ses messages pdt le sommet @ClimateChance #MedCOPClimat

    Romain Crouzet
    ‏@RCrouzet
    Brillante intervention de @RonanDantec à #MedCOPClimat sur Sommet des acteurs non étatiques du climat @ClimateChance

  12. Salut P.P, je rejoins Martine concernant ton chouette commentaire.

    Dès que j’allume la radio, ça sent mauvais. Ceux qui prêtent une oreille complaisante à l’extrême droite se réveillent à Nice. Ils réussissent même à faire des esclandres autour du lieu hommage aux victimes, car, par exemple, une femme voilée est venue déposer des fleurs, ou parce que d’autres prônent une unité de la population.
    Il faudrait les envoyer en Irak ou en Syrie, peut-être comprendront-ils (s’il leur reste quelques neurones) que les principales victimes de l’islamisme radical ce sont les musulmans eux-mêmes qui payent chaque année un tribut se chiffrant en milliers de victimes. Ils ont vite oublié aussi ce cancer du fascisme européen qui, comme cet islamisme radical, s’est exporté dans le monde entier il y a 70 ans, avec à la clé des millions de morts. Leurs grands-parents et tous les européens étaient-ils alors forcément fascistes ?
    Qu’ils gardent leurs cadavres puants dans leurs greniers, on n’a pas besoin de leur guerre civile.
    En France, les partis de droite et d’extrême-droite ne font que jeter de l’huile sur le feu en faisant sans cesse de la surenchère sur tous les sujets par rapport à la politique « de droite » du PS, pour garder leurs « identités » et ne pas se faire couper l’herbe sous le pied.
    Les grands médias aussi, en jouant uniquement sur l’instantané, l’émotion, et le voyeurisme, sans rien mettre en perspective.
    Des forces totalement antinomiques montent dans notre pays. Sur quoi cela va-t-il déboucher ?

  13. Bonjour à toutes et à tous,

    Alors, mon commentaire portera sur quelque chose de complètement « hors-sujet » par rapport à la publication de Fabrice, et je présente mes excuses pour cela, mais voilà, je viens de lire ceci, et je ne peux m’empêcher de venir ici partager mon effarement face à cette nouvelle :

    Quelque part, aux États-Unis, une bande de « scientifiques » viennent de créer un « robot » avec… des matériaux organiques. Des cellules musculaires de lièvres de mer, pour être plus précis. Ils les ont cultivées, assemblées, et balancent des impulsions électrique dedans pour que « ça » bouge. Oui, c’est encore artisanal, mais bon… pas de panique, on n’arrête pas le progrès, n’est-ce pas ? Comme le dit l’article « une prochaine version du robot intégrera un circuit électrique interne avec des réseaux de neurones comme les nerfs dans les organismes vivants ».

    Enfin voilà, l’article en question :
    http://www.sciencesetavenir.fr/high-tech/20160719.OBS4916/un-robot-fabrique-avec-des-cellules-de-lievres-de-mer.html

  14. Bon, le gouvernement ne perd pas de temps, lui, en plus de renforcer ses guerres à distance (Moyen-Orient). Il aime l’été, les chambres (députés, sénateurs) elles aussi. D’ailleurs Valls a dit cet hiver aux Anglais (BBC) que l’état d’urgence était en vue de pérennisation (et l’aspiration profonde de l’État, probablement ! j’ajoute).

    Des écolos étaient déjà embêtés lors de ses mises en place et service (très utiles, on l’a vu !), le cancer se répand. Les martinets sont heureux, eux. Intérêt à ne parler que de leur vol ou descente assurée ?

    http://gregtabibian.com/video-vlog-48-depuis-cet-apres-midi-nous-sommes-dans-1984/

    (Greg Tabibian a également mis en scène l’irruption de gendarmes au petit matin chez des maraîchers sensibles à la cause de NDDL, après les attentats de novembre / à chercher sur son site, ou ailleurs).

    Seriez-vous marxien Cyril ? Je vous suis sur toute la ligne !
    Tout ça parce que le désir est un ferment nauséabond aussi…

  15. « Reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages »
    « Interdiction à compter du 17 janvier 2020 de la mise sur le marché des cotons-tiges en plastique »
    Enfin de l’info « durable » comme l’huile de palme !
    Bure ça bétonne et pour le coup ce ne sont pas les écolos !
    Bref…
    Les martinets jadis… Ah s’ils cinglaient l’air ! Faut dire que ceux -là étaient issus directement du génie de l’homme !
    Bon changement climatique à tous !

  16. Ma réponse à Fabrice Nicolino : à NDDL, il nous faut absolument préserver notre capacité à rassembler des cultures militantes différentes

    Cher Monsieur,

    Je ne souhaitais pas répondre à votre précédent billet mais votre écho dans Charlie ne me laisse guère le choix, tant il est chargé de violence verbale contre EELV, et en particulier à mon encontre. Je ne le souhaitais pas car répondre pourrait brouiller un autre message : l’admiration profonde que je nourris pour ceux qui maintiennent la vigueur de leurs plumes et de leurs crayons même quand ils se savent menacés. Je veux donc réaffirmer tout d’abord mon profond respect pour le courage permanent de l’équipe de Charlie.

    Mais, vous le reconnaitrez sans nul doute, il faut aussi savoir se dresser contre les postures faciles et les excommunications à la va-vite.

    Les intentions qui me sont prêtées dans cet écho au vitriol sont totalement infondées et je les déments fermement. Il y a d’ailleurs dès le départ une contradiction évidente que l’auteur, dont on a bien compris qu’il voyait tout cela de très loin, ne s’est guère embarrassé à démêler. Mais pourquoi aurais-je passé autant de temps et d’énergie avant et après le résultat de la consultation sur un aéroport de Notre-Dame-des-Landes, à souligner qu’elle ne légitimait pas le projet (Libération, RTL, Télénantes le soir de la consultation, tous les médias locaux, au point d’être aussi une des têtes de turc des pro-aéroports sur les réseaux sociaux) pour, quelques jours après, arrêter la lutte pour une poignée de cacahuètes ? La question n’a pas, semble-t-il, effleuré le journaliste. Si les intentions qui me sont prêtées étaient vraies, j’aurais mieux fait, comme d’autres, de solennellement reconnaître le résultat, de dire ma tristesse et mon respect de la démocratie, et le tour était joué !

    Ce n’était pas mon choix tant ma colère reste grande sur la transformation par Manuel Valls de cette consultation en tentative de relégitimitation d’un projet indéfendable. Avancer aussi l’hypothèse, au risque d’un populisme atterrant, que je penserais d’abord à un accord électoral en Loire-Atlantique est même risible après l’échange extrêmement tendu que j’ai pu avoir le 17 mars avec Manuel Valls au lendemain de l’annonce des modalités de la consultation (voir ici). Je vous propose, Mr Nicolino, de le visionner pour prendre la mesure de notre complicité politique ! Embarqué dans une croisade anti-EELV dont je serai curieux de connaître les ressorts, notre chroniqueur acrimonieux ne semble pas accepter un fait déjà ancien, sur le rôle des élus EELV pour porter, avec d’autres, la parole dans cette lutte, notamment au niveau national. Nous ne cherchons pas à l’accaparer, mais quand les journalistes nous appellent, nous leur répondons.

    Cela nous donne aussi comme responsabilité de bien mesurer où en sont les acteurs de terrain qui portent historiquement cette lutte, notamment les paysans et leurs syndicats, qui continuent aujourd’hui comme hier à avoir notre soutien dans les choix qu’ils font pour la suite de la mobilisation. C’est de là que semble être partie cette incompréhension, pour ne pas dire ces ragots. Oui, j’ai passé mon samedi 9 juillet à NDDL à voir nombre d’acteurs, pour discuter de la suite, et aborder avec eux, sans tabous, toutes les hypothèses, y compris pour dissiper certaines rumeurs préexistantes sur l’attitude à venir de certains acteurs. « Un certain » chroniqueur ne s’est pas, semble-t-il, senti obligé d’en faire autant ! En quinze ans et des centaines d’interventions publiques sur le dossier NDDL, vous ne trouverez donc pas de propos de ma part fragilisant ce mouvement que je trouve exceptionnel sur bien des plans, notamment sur la capacité d’expertise citoyenne qu’il a générée. J’ai affirmé au lendemain de la consultation en Loire-Atlantique (cf. interview dans Libération du 27/06/16), que le refus du gouvernement d’en faire un véritable moment démocratique se concluait sur « deux camps encore plus mobilisés ». On peut difficilement faire plus clair. J’ai effectivement vérifié lors de la journée de mobilisation du 9 juillet dernier à NDDL, en rencontrant nombre de responsables associatifs et syndicaux que cette détermination était intacte, et la manifestation début octobre permettra de le vérifier à nouveau. Je l’ai fait en évoquant toutes les hypothèses possibles, ce qui ne veut pas dire que je les faisais miennes (c’est là que votre papier tourne au procès d’intention sur fond d’anti-EELV primaire). C’est donc bien cette détermination que j’ai pu ainsi mesurer, que je rappelle à ces interlocuteurs parisiens que je rencontre forcément (j’ai quand même beaucoup ri de l’évocation du repas à l’Elysée du 11 juillet où nous étions 300 pour accueillir le président sud-africain ; selon vous, avoir ses « entrées » signifierait donc juste être membre du groupe d’amitiés France-Afrique du Sud !). Et il n’y a pas aujourd’hui de ma part de négociation d’abandon de la lutte en rase campagne, que les choses soient ici bien claires. Seuls les pro-aéroports ont intérêt à faire courir ce genre de rumeurs.

    A propos d’EELV, et ne vous en déplaise, notre action ne se limite pas aux interventions publiques. C’est d’ailleurs pour cela que je suis en colère contre cet écho peu responsable. Être brocardé par un distributeur auto-proclamé des bons et mauvais points de la lutte n’est pas d’une très grande importance, mais distiller l’idée que le mouvement se fractionne est plus fâcheux. J’en viens donc à me demander si cette lutte ne vous embête pas un peu, car ses principaux animateurs ont théorisé la complémentarité de l’action, y compris entre des militants aux cultures antagonistes. Contre tous les tenants des combats simplistes, avec les bons et les méchants, elle assume la complexité, y compris en intégrant donc, comble de l’horreur, d’affreux réformistes, des élus locaux en ménage ici et là avec d’encore plus horribles socialistes, ce qui est le comble de l’immoralité pour certains prédicateurs de la pureté des luttes !

    Il me semblait pourtant, cher Monsieur Nicolino, que nous partagions un même sentiment sur l’enjeu de cette mobilisation, qui marque l’opposition entre deux visions, celle qui intègre la finitude de la planète comme une exigence s’imposant à toute action publique, face à celle, encore dominante, où s’insérer dans la compétition libérale, y compris entre territoires, reste une priorité inéluctable des choix politiques. Ces deux lectures du monde s’entrechoquent à NDDL, mais pour autant elles ne disent pas l’uniformité des deux camps, bien au contraire. La grande force des animateurs historiques de cette lutte a ainsi toujours été de conserver cette diversité des acteurs, chacun venant avec ses propres convictions et cultures militantes … y compris celles s’inscrivant dans le champ politique du compromis. Ainsi, même si vous ne portez de toute évidence pas EELV dans votre cœur, vous ne pouvez ignorer l’importance qu’ont eu les accords municipaux PS / EELV de Nantes et de Rennes pour obtenir, au printemps 2014, l’engagement du gouvernement à attendre les résultats des recours juridiques en cours avant tous travaux, accords politiques dont le respect reste plus que jamais ma priorité sur ce dossier, champ d’intervention où je suis probablement et humblement le plus utile.
    Cette lutte est donc complexe, en tension, sujette aux rumeurs, aux mauvaises interprétations, chaque phrase mal prononcée peut donner lieu à des réactions en chaîne. Mais si nous brisons la capacité de cette lutte à marier des formes d’action d’essences différentes, voire antagonistes, alors cette mobilisation magnifique sera perdue.

    J’assume aussi très profondément mes prises de position pour une recherche de solutions. La non-violence n’est pas une posture théorique, une facilité pour s’en laver les mains si les choses dérapent ; c’est bien chercher, de là où on est, à recréer un dialogue, y compris au cœur de la tension. C’est ce que j’ai toujours fait sur ce dossier, appelant sur place à l’arrêt de l’opération César, ou définissant au conseil national de la transition écologique (CNTE) ou dans la presse (cf. Presse Océan du 27 février 2016) les conditions d’une consultation aux résultats acceptables par les uns et les autres, après que le président de la République ait annoncé, suite au drame de Sivens, que la consultation locale pouvait être une réponse pour trancher les situations de blocage. Ma colère est grande car je pense effectivement qu’une consultation bien préparée, avec les expertises indépendantes manquantes, le bon périmètre et l’égalité des moyens, aurait été une vraie démarche non violente, une vraie solution, que Manuel Valls a donc sabordée.

    Je n’ai pas à ce stade une idée de la manière d’éviter un affrontement qui pourrait être tragique, car on ne parle pas ici de risque statistique, mais de militants réels qu’on connaît, de jeunes qui peuvent être issus de nos familles. Je suis juste convaincu, dans cette période de surenchère dans les coups de menton et de retour plausible de la droite au pouvoir, que ce risque est bien réel. Il est donc de notre responsabilité de chercher à éviter tout nouveau drame sans pour autant abandonner une lutte légitime. Quitte donc à me retrouver brocardé par certains, au risque de phrases mal comprises, d’hypothèses posées et mal interprétées, je continuerai ce dialogue avec tous les acteurs …

    C’est probablement plus risqué que de se contenter de slogans de postures, ça mérite sans nul doute d’être brûlé en place publique par les gardiens de la cause, mais il faut savoir, sans honte, tenir son fil.

    ****
    Pour obtenir les liens hypertextes actifs contenus dans ce message, voir à cette page : http://www.ronandantec.fr/index.php/tribunes/680-22-juillet-2016-ma-reponse-a-fabrice-nicolino-a-nddl-il-nous-faut-absolument-preserver-notre-capacite-a-rassembler-des-cultures-militantes-differentes

  17. Tout cela est désagréable, nauséabond, puant et donne une bien piètre idée de la politique.
    Je persiste à penser que la politique (la vie de la cité) est une belle et grande chose dont tous les habitantEs doivent s’emparer.
    Quand je lis le nom de Jean-Vincent Placé je ne sais pas pourquoi mais j’ai envie de rire.
    Ce monsieur s’est tellement ridiculisé qu’il n’a plus rien de crédible.
    C’est juste un pauvre type à la recherche de sa propre gloire.

    Notre Dame Des Landes vivra.
    J’y étais ce dimanche 10 et c’était tellement enthousiasmant de se retrouver ensemble pour la même cause.
    Pour ma part je ne crois pas à une intervention.
    Ce serait suicidaire pour le PS et les prochaines élections dans moins d’un an.
    Je pense qu’ils vont laisser la patate chaude à la droite
    Sinon, si les grandes manoeuvres destructrices commencent, je crains que tout local du PS, parking ou autoroute Vinci n’aient à en souffrir.
    Et de toutes façons, à la fin, c’est la planète qui gagne.

  18. Ma réponse à Fabrice Nicolino : à NDDL, il nous faut absolument préserver notre capacité à rassembler des cultures militantes différentes

    Cher Monsieur,

    Je ne souhaitais pas répondre à votre précédent billet mais votre écho dans Charlie ne me laisse guère le choix, tant il est chargé de violence verbale contre EELV, et en particulier à mon encontre. Je ne le souhaitais pas car répondre pourrait brouiller un autre message : l’admiration profonde que je nourris pour ceux qui maintiennent la vigueur de leurs plumes et de leurs crayons même quand ils se savent menacés. Je veux donc réaffirmer tout d’abord mon profond respect pour le courage permanent de l’équipe de Charlie.

    Mais, vous le reconnaitrez sans nul doute, il faut aussi savoir se dresser contre les postures faciles et les excommunications à la va-vite.

    Les intentions qui me sont prêtées dans cet écho au vitriol sont totalement infondées et je les déments fermement. Il y a d’ailleurs dès le départ une contradiction évidente que l’auteur, dont on a bien compris qu’il voyait tout cela de très loin, ne s’est guère embarrassé à démêler. Mais pourquoi aurais-je passé autant de temps et d’énergie avant et après le résultat de la consultation sur un aéroport de Notre-Dame-des-Landes, à souligner qu’elle ne légitimait pas le projet (Libération, RTL, Télénantes le soir de la consultation, tous les médias locaux, au point d’être aussi une des têtes de turc des pro-aéroports sur les réseaux sociaux) pour, quelques jours après, arrêter la lutte pour une poignée de cacahuètes ? La question n’a pas, semble-t-il, effleuré le journaliste. Si les intentions qui me sont prêtées étaient vraies, j’aurais mieux fait, comme d’autres, de solennellement reconnaître le résultat, de dire ma tristesse et mon respect de la démocratie, et le tour était joué !

    Ce n’était pas mon choix tant ma colère reste grande sur la transformation par Manuel Valls de cette consultation en tentative de relégitimitation d’un projet indéfendable. Avancer aussi l’hypothèse, au risque d’un populisme atterrant, que je penserais d’abord à un accord électoral en Loire-Atlantique est même risible après l’échange extrêmement tendu que j’ai pu avoir en mars avec Manuel Valls au lendemain de l’annonce des modalités de la consultation (voir ici). Je vous propose, Mr Nicolino, de le visionner pour prendre la mesure de notre complicité politique ! Embarqué dans une croisade anti-EELV dont je serai curieux de connaître les ressorts, notre chroniqueur acrimonieux ne semble pas accepter un fait déjà ancien, sur le rôle des élus EELV pour porter, avec d’autres, la parole dans cette lutte, notamment au niveau national. Nous ne cherchons pas à l’accaparer, mais quand les journalistes nous appellent, nous leur répondons.

    Cela nous donne aussi comme responsabilité de bien mesurer où en sont les acteurs de terrain qui portent historiquement cette lutte, notamment les paysans et leurs syndicats, qui continuent aujourd’hui comme hier à avoir notre soutien dans les choix qu’ils font pour la suite de la mobilisation. C’est de là que semble être partie cette incompréhension, pour ne pas dire ces ragots. Oui, j’ai passé mon samedi 9 juillet à NDDL à voir nombre d’acteurs, pour discuter de la suite, et aborder avec eux, sans tabous, toutes les hypothèses, y compris pour dissiper certaines rumeurs préexistantes sur l’attitude à venir de certains acteurs. « Un certain » chroniqueur ne s’est pas, semble-t-il, senti obligé d’en faire autant ! En quinze ans et des centaines d’interventions publiques sur le dossier NDDL, vous ne trouverez donc pas de propos de ma part fragilisant ce mouvement que je trouve exceptionnel sur bien des plans, notamment sur la capacité d’expertise citoyenne qu’il a générée. J’ai affirmé au lendemain de la consultation en Loire-Atlantique (cf. interview dans Libération du 27/06/16), que le refus du gouvernement d’en faire un véritable moment démocratique se concluait sur « deux camps encore plus mobilisés ». On peut difficilement faire plus clair. J’ai effectivement vérifié lors de la journée de mobilisation du 9 juillet dernier à NDDL, en rencontrant nombre de responsables associatifs et syndicaux que cette détermination était intacte, et la manifestation début octobre permettra de le vérifier à nouveau. Je l’ai fait en évoquant toutes les hypothèses possibles, ce qui ne veut pas dire que je les faisais miennes (c’est là que votre papier tourne au procès d’intention sur fond d’anti-EELV primaire). C’est donc bien cette détermination que j’ai pu ainsi mesurer, que je rappelle à ces interlocuteurs parisiens que je rencontre forcément (j’ai quand même beaucoup ri de l’évocation du repas à l’Elysée du 11 juillet où nous étions 300 pour accueillir le président sud-africain ; selon vous, avoir ses « entrées » signifierait donc juste être membre du groupe d’amitiés France-Afrique du Sud !). Et il n’y a pas aujourd’hui de ma part de négociation d’abandon de la lutte en rase campagne, que les choses soient ici bien claires. Seuls les pro-aéroports ont intérêt à faire courir ce genre de rumeurs.

    A propos d’EELV, et ne vous en déplaise, notre action ne se limite pas aux interventions publiques. C’est d’ailleurs pour cela que je suis en colère contre cet écho peu responsable. Être brocardé par un distributeur auto-proclamé des bons et mauvais points de la lutte n’est pas d’une très grande importance, mais distiller l’idée que le mouvement se fractionne est plus fâcheux. J’en viens donc à me demander si cette lutte ne vous embête pas un peu, car ses principaux animateurs ont théorisé la complémentarité de l’action, y compris entre des militants aux cultures antagonistes. Contre tous les tenants des combats simplistes, avec les bons et les méchants, elle assume la complexité, y compris en intégrant donc, comble de l’horreur, d’affreux réformistes, des élus locaux en ménage ici et là avec d’encore plus horribles socialistes, ce qui est le comble de l’immoralité pour certains prédicateurs de la pureté des luttes !

    Il me semblait pourtant, cher Monsieur Nicolino, que nous partagions un même sentiment sur l’enjeu de cette mobilisation, qui marque l’opposition entre deux visions, celle qui intègre la finitude de la planète comme une exigence s’imposant à toute action publique, face à celle, encore dominante, où s’insérer dans la compétition libérale, y compris entre territoires, reste une priorité inéluctable des choix politiques. Ces deux lectures du monde s’entrechoquent à NDDL, mais pour autant elles ne disent pas l’uniformité des deux camps, bien au contraire. La grande force des animateurs historiques de cette lutte a ainsi toujours été de conserver cette diversité des acteurs, chacun venant avec ses propres convictions et cultures militantes … y compris celles s’inscrivant dans le champ politique du compromis. Ainsi, même si vous ne portez de toute évidence pas EELV dans votre cœur, vous ne pouvez ignorer l’importance qu’ont eu les accords municipaux PS / EELV de Nantes et de Rennes pour obtenir, au printemps 2014, l’engagement du gouvernement à attendre les résultats des recours juridiques en cours avant tous travaux, accords politiques dont le respect reste plus que jamais ma priorité sur ce dossier, champ d’intervention où je suis probablement et humblement le plus utile.

    Cette lutte est donc complexe, en tension, sujette aux rumeurs, aux mauvaises interprétations, chaque phrase mal prononcée peut donner lieu à des réactions en chaîne. Mais si nous brisons la capacité de cette lutte à marier des formes d’action d’essences différentes, voire antagonistes, alors cette mobilisation magnifique sera perdue.

    J’assume aussi très profondément mes prises de position pour une recherche de solutions. La non-violence n’est pas une posture théorique, une facilité pour s’en laver les mains si les choses dérapent ; c’est bien chercher, de là où on est, à recréer un dialogue, y compris au cœur de la tension. C’est ce que j’ai toujours fait sur ce dossier, appelant sur place à l’arrêt de l’opération César, ou définissant au conseil national de la transition écologique (CNTE) ou dans la presse (cf. Presse Océan du 27 février 2016) les conditions d’une consultation aux résultats acceptables par les uns et les autres, après que le président de la République ait annoncé, suite au drame de Sivens, que la consultation locale pouvait être une réponse pour trancher les situations de blocage. Ma colère est grande car je pense effectivement qu’une consultation bien préparée, avec les expertises indépendantes manquantes, le bon périmètre et l’égalité des moyens, aurait été une vraie démarche non violente, une vraie solution, que Manuel Valls a donc sabordée.

    Je n’ai pas à ce stade une idée de la manière d’éviter un affrontement qui pourrait être tragique, car on ne parle pas ici de risque statistique, mais de militants réels qu’on connaît, de jeunes qui peuvent être issus de nos familles. Je suis juste convaincu, dans cette période de surenchère dans les coups de menton et de retour plausible de la droite au pouvoir, que ce risque est bien réel. Il est donc de notre responsabilité de chercher à éviter tout nouveau drame sans pour autant abandonner une lutte légitime. Quitte donc à me retrouver brocardé par certains, au risque de phrases mal comprises, d’hypothèses posées et mal interprétées, je continuerai ce dialogue avec tous les acteurs …

    C’est probablement plus risqué que de se contenter de slogans de postures, ça mérite sans nul doute d’être brûlé en place publique par les gardiens de la cause, mais il faut savoir, sans honte, tenir son fil.

    Pour obtenir les liens hypertextes actifs contenus dans ce message, voir à cette page :
    http://www.ronandantec.fr/index.php/tribunes/680-22-juillet-2016-ma-reponse-a-fabrice-nicolino-a-nddl-il-nous-faut-absolument-preserver-notre-capacite-a-rassembler-des-cultures-militantes-differentes

  19. ENFIN on va virer manu militari ces zadistes qui squattent depuis 2008 les terres de l’Etat. ENFIN les décisions de justice seront respectées. ENFIN le vote popualaire de la majorité des habitants CONCERNÉS sera entendu. ENFIN la République va reprendre la main sur des délinquants violents qui ont saccagés Nantes Rennes pour des MILLIONS € sans jamais PAYER le juste prix de ces dégradations. Enfin la paix, le travail, la sérénité la marche du progrès seront retrouvés, ENFIN le Grand Ouest aura son aéroport qui va le désenclaver et redonner à Nantes avec encore plus de vigueur l’élan dont notre jeunesse à besoin. ENFIN les vieux Rétrogrades vont retourner devant leurs TV et journaux d’extrême gauche pour admirer ce que la société moderne QUI AVANCE est capable de faire comme le viaduc de Millau. ENFIN on ne va pas gacher 560millions qui seront payés à 70% par Vinci et TOUT dépassement à 100%. Enfin NDDL rapportera comme NA et Vinci reversera 8,5% du CA comme c’est prévu dans la DSP contrairement aux villes de gauche colle Lille et Lyon qui ont construits des stades à 1milliard avec un PPP. Etant du 44 Après tout ça ne me concerne pas! VivE NDDL qui s’appelera Jules Verne pu Anne de Bretagne.

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