Ce pétrole qui est si bon marché…

Comme je suis journaliste, j’ai des privilèges. Je n’en suis pas plus fier que cela, c’est ainsi. Et par exemple, je reçois avec quelques autres des messages de Jean-Marc Jancovici. Polytechnicien, grand ingénieur, il est devenu au fil des ans le meilleur vulgarisateur, en France, du dérèglement climatique, et de loin. Si vous ne connaissez son site, je vous invite sans détour à aller y voir de près (ici).

L’homme est intelligent, et même s’il est extraordinairement imbu de lui-même, cela compte peu, au total, au regard de ce qu’il apporte au débat. Si je me permets de parler de ce travers, c’est que j’ai eu l’occasion de passer deux heures en tête-à-tête avec lui, et que je m’en souviens. Je crains qu’il ne sache jamais se départir d’une arrogance à mes yeux ridicule. Bon, je le répète, ce n’est pas si grave, seulement désagréable à certains moments.

Revenons-en à mes privilèges. Jancovici envoie donc des textes à nombre de journalistes, dont je suis. Et le dernier est consacré au prix du pétrole et de l’énergie en général. Et c’est une nouvelle fois intéressant. Jonglant avec les chiffres avec la maestria que je lui connais, il démontre sans grand mal que le prix réel de l’énergie ne cesse de baisser. Si l’on prend comme point de départ le début du 20ème siècle, cette chute est même vertigineuse : on aboutirait à une division par dix en cent ans. Si vous préférez, en imaginant que le prix réel de l’énergie ait été 100 en 1900, il serait aujourd’hui d’environ 10.

Une telle vision contredit frontalement ce que nous lisons tous sur le cours du pétrole. Mais elle est juste : le prix nominal du litre d’essence augmente en effet chaque jour ou presque, mais pour l’heure, la tendance historique reste résolument baissière. Car il faut accepter de calculer le prix autrement qu’en euros courants, ce qui est bien la moindre des choses. Et Jancovici d’écrire : « Je dois travailler 10 fois moins longtemps que mes (arrières-)grands-parents pour me payer un kWh (de n’importe quoi, car on peut tout compter – pétrole, charbon, gaz, électricité, en kWh), que je le consomme en direct ou qu’il serve à fabriquer une maison, une tasse à café, une lampe, une tomate sous serre chauffée ou un stéthoscope (ou un journal, car la pâte à papier sans énergie ce n’est pas facile facile) ».

Pour prendre un exemple plus proche encore, plus concret en tout cas, Jancovici note que « les carburants routiers valent 1,5 à 2 fois moins cher aujourd’hui qu’en 1970 – donc AVANT le premier choc pétrolier – pour un smicard (qui doit donc travailler 1,5 à 2 fois moins longtemps pour s’acheter un litre d’hydrocarbures aujourd’hui qu’en 1970) ».

Il n’y a pas de doute que l’énergie a depuis des décennies un prix dérisoire qui seul explique l’étonnante croissance matérielle des sociétés humaines du Nord, surtout depuis 1945. Est-ce que cela peut durer ? Non, définitivement non. On se rapproche, si nous n’y sommes déjà, du fameux pic de Hubbert, qui marque le point où la moitié du pétrole légué par la géologie est épuisée. Après avoir marqué un sommet, la production pétrolière est ainsi vouée au déclin. Et aux augmentations de prix sans fin.

Or, dit Jancovici, « les hydrocarbures fournissent 80% de la consommation d’énergie de l’humanité ». Une logique d’airain oblige à reconnaître une évidence : le pouvoir d’achat des grands privilégiés que nous sommes ne peut que structurellement baisser. Il va bientôt falloir travailler davantage pour obtenir la même quantité de kWh. Ergo, faire plaisir aux marins-pêcheurs en les maintenant dans l’illusion d’un gazole bon marché est une ineptie politique. Et une grave faute morale. Il est vrai que nous en avons l’habitude.

Dernier point, arbitrairement retenu par moi : une citation extraordinaire d’un rapport de Claude Mandil, patron de l’Agence Internationale de l’Energie jusqu’à l’an passé. Dans ce texte destiné au Premier ministre François Fillon, Mandil ose ceci :« Il est de plus en plus communément admis que la production mondiale [de pétrole] aura du mal à dépasser les 100 millions de barils par jour (contre 87 aujourd’hui) alors que la prolongation des besoins tendanciels conduit à une demande d’environ 120 mb/j en 2030. Le risque existe donc que le monde connaisse une crise pétrolière très sérieuse au cours de la prochaine décennie, avec des prix extrêmement élevés ».

Dans le langage codé de ces Excellences – « Ah ! qu’en termes galants, ces choses-là sont mises ! » -, Mandil signifie en réalité qu’il y a le feu au lac. Car tout indique que les réserves véritables de pétrole sont en dessous des chiffres annoncés par les États et les compagnies, qui ont un intérêt évident à les manipuler. Je vous laisse méditer l’ultime pique de Jancovici, qui a vu Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d’État à l’Écologie, venir défendre à la télé la loi de modernisation de l’économie, inspirée par le triste rapport Attali. Ce rapport qui, dit Jancovici, « propose essentiellement, en expliquant que ça va faire notre bonheur, de manger à vitesse un peu plus accélérée le capital naturel ».

J’ai dans l’idée, mais je peux me tromper, que nous allons vers de grands changements, qu’ils soient assumés ou imposés. Ce n’est pas votre impression ?

19 réflexions au sujet de « Ce pétrole qui est si bon marché… »

  1. Impression de plus en plus partagée. On en parle de plus en plus, et pas seulement chez les « écolos »…
    Concernant Jancovici, en effet assez imbu de lui-même, c’est sur ce sujet qu’il est le plus intéressant. Il n’a de cesse de rappeler avec pertinence le coût dérisoire de l’énergie, en regard de ce qu’elle nous permet de réaliser.
    Par contre sur le climat, c’est autre chose. Mais aussi un autre sujet…

  2. Fabrice, je le dis a tous ceux que je croise, surtout ceux qui, a la campagne, me voit les envahir avec mes jardins potagers bio de fazoule americain « hippy » — et qui me le renvoient sans doute a la gueule a coup de tomates imaginaires elevees au roundup, « que nous allons bientôt connaitre, donc re-connaitre, le coût réel de la vie, donc le coup réel de l’énergie, que ce soit une molécule de sucre a base de carbon photo synthétisée par une pastèque, très chere en courbatures (la terre est encore plus basse, sans motoculteur), et connaitre donc enfin le cout réel d’une molécule de carbon fossile prélevée dans un océan de pétrole littéralement enfoui , et donc caché, sous le coût, très élevé, d’un océan de sang au moyen orient. Combien ca coute le pétrole — déjà??
    Ps : Dis moi, ce Jancovici, il t’as déjà parle de la loi très économique du « diminishing marginal returns ? » C’est ce qui pousse tous les empires à la décroissance, forcée ou non.
    Pps: un plein de bagnole correspond, en equivalence energetique, a deux ans de taff manuel, on le savait deja
    ppps: a vos fourches !
    pppps: j’y pense, un excellent docu sur le peak oil par un pote a Kunstler: http://globalpublicmedia.com/richard_heinberg_the_energy_transition_global_responses_to_climate_change_and_fossil_fuel_depletion

  3. En 2003, à l’occasion d’un débat sur le réchauffement climatique donné à Bordeaux, Jancovici (que j’avais trouvé très bon vulgarisateur scientifique)avait provoqué dans mon esprit et celui de mes amis autour de moi un bouleversement (le mot n’est pas trop fort) de notre représentation des fondements de la société « moderne » (sur l’énergie dérisoirement bon marché notamment) dans laquelle nous baignons depuis notre enfance et son évolution future. Pour la première fois, nous entendions parler d’un pic et d’une crise pétrolière imminents. ça m’a durablement marqué, changé profondément mes représentations, même si je peinais encore à le croire. La prise de conscience d’un tel renversement historique si proche dû à une raréfaction de l’énergie était sidérante, inquiétante. Faire passer ce message autour de moi allait tellement à contre courant des « vérités » de l’époque: stocks énormes de pétrole pour au moins 50 ans, puis « on trouvera bien quelque chose pour le remplacer » (genre « biocarburants »,etc). Avec le recul, je crois que la principale difficulté tenait en la croyance très enracinée du progrès perpétuel et linéaire (« il est impensable que notre civilisation s’effondre, les savants trouvent toujours… »). En 2008, face aux crises à répétitions, cette foi dans le « progrès » salvateur commence vraiment à vaciller. Jancovici nous expliquait que les premiers touchés par la flambée des cours seraient les marins-pêcheurs. Puis viendraient les transporteurs… ça allait être le début d’une sacrée pagaille sociale ! ça nous semblait plutôt de la science-fiction, pourtant, nous y sommes déjà. Ce qui me sidère, outre l’aveuglement collectif, c’est l’aveuglement encore plus grand des politiques (excepté le vert Yves Cochet): toutes ces années auraient pu être mises à profit pour nous préparer au choc et tenter de l’amortir. Comment ? Ils n’étaient pas au courant ? Ils découvrent seulement maintenant le problème ? Qui disait : « gouverner c’est prévoir » ?

  4. Cher Fabrice.
    Je lis tes chroniques régulièrement, depuis fort longtemps d’ailleurs (du temps où tu écrivais dans Politis).
    Je partage complétement ton impression sur Jancovici, que je lis réguièrement aussi, et que j’ai vu à la projection donnée par Yves Cochet il y a 15 jours à l’Assemblée Nationale.
    JMJ est un polytechnicien et dire qu’il est imbu de lui même est presque un pléonasme.
    Je ne veux blesser personne, mais ce qui me gêne beaucoup dans le discours de JMJ réside dans le fait que toutes ses démonstrations, brillantes au démeurant, sont faites pour aboutir quasi invariablement à la conclusion qu’il nous faut plus de nucléaire.
    Il est vraiement navrant sur ce sujet.
    A tel point que Sarko pourrait très bien l’emmener avec lui dans ses tournées VRP pro-AREVA.
    C’est peut-être déjà prévu ?

  5. Je suis entièrement d’accord, cet aspect consubstanciel à la question énergétique est trop souvent occulté pour laisser la place aux faits, aux éléments immédiats induits par la conjoncture et arrachés à une certaine relativité qu’ils sous tendent.
    Pourtant, ( je n’ai pas lu cet article de JMJ, peut être fait-il allusion aux propos qui vont suivre de ma part )ce type d’énergie qu’est le pétrole tient une place majeur dans nos sociétés occidentales modernes. Ainsi, très bien, l’énergie est moins chère qu’il y a 100 ans, mais notre dépendance et notre soif ( nécessaire) énergétique ont évolué. Après la seconde guerre mondiale et la naissance du ‘tout automobile » les villes ont vu leur croissance s’emballer pour déborder sur les campagnes. La périurbanisation rendu possible par l’avènement d’une société automobile participe aujourd’hui de cette dépendance accrue au pétrole…
    Alors certe les’énergies étaient moins chères au début du siècle passé, mais étaient-elles aussi indispensables et « démocratisées » qu’elles le sont aujourd’hui?
    La question est fianlement, comment allons nous pouvoir nous sevrer de cette drogue énergétique, par quels moyens transitoires, par quels choix de société, par quels choix de vie?

  6. « Gouverner c’est prévoir »… mais qui gouverne exactement, les politiques ou les complexes militaro-industriels ?
    Sans faire dans le (mauvais) polar conspirationniste, ne peut-on pas imaginer que les grands groupes pétroliers se soient déjà préparés au choc à venir, en verrouillant l’accès à de nouvelles découvertes scientifiques ?

    En attendant, la quête de cette « drogue énergétique » se poursuit jusque dans le Jura, où l’on risque de voir fleurir des puits de pétrole, dont la hausse des prix rend désormais ce genre d’exploitations rentables. La planète ressemble de plus en plus au bras de l’héroïnomane – à la fin de sa vie, Chet Baker plantait sa seringue dans ses doigts, tellement les veines de ses bras étaient devenues inaccessibles…

  7. On accuse les scientifiques sceptiques vis-à-vis du réchauffement global d’être à la botte du lobby pétrolier, mais on s’étonne à peine de constater que le nucléaire est appelé à la rescousse par nombre de ceux qui font de l’évolution climatique leur choux gras… Comme J.-M. Jancovici d’ailleurs, dont la fausse modestie nous permet heureusement de savoir qu’il n’est pas climatologue. S’il faut douter de la probité des scientifiques (à juste titre parfois hélas, comme ceux qui se contredisent selon le lobby de l’agro-alimentaire pour lequel il font un travail de « recherche »), pourquoi pas envers ceux du CEA (Jouzel et ses quatre collègues nobélisés), qui mettent en évidence le lien entre CO2 et température en oubliant (??) de préciser que la hausse (ou la baisse) de celui-ci suit toujours la hausse (baisse) de celle-là ?
    Quoi qu’il en soit (je ne dis pas qu’il faut commencer par douter de la sincérité des scientifiques, le premier travail est d’avoir un point de vue critique sur leur production), le nucléaire semble se porter de mieux en mieux ces derniers temps…

  8. Le nucléaire, c’est pour essayer de compenser, de maintenir coûte que coûte un mode de vie (pas négociable, disait l’autre abruti) auquel la plupart de nos contemporains sont accros. Récemment, vu, en plein centre-ville, se garer un 4 x 4 de la plus « belle » taille; une femme BCBG en est descendue, enceinte… Inconscience, quand tu nous tiens !

  9. Le nucléaire est le point sur lequel je suis en désaccord avec Jancovici. Les lobbys nucléaires tentent de pousser leurs « avantages » en ces temps de lutte contre le CO2 et crise du pétrole. Mais le nucléaire est aussi contesté, et ne tiendra pas la route quand les discours idéologues de ses promoteurs se dissipera et se heurtera au réel, à ses coûts, à la raréfaction là aussi de la matière première. Hélas, la France persiste dans cette impasse : http://contreinfo.info/article.php3?id_article=1179&var_recherche=nucl%E9aire

  10. beaucoup de changements
    assurément …
    et je m’attriste de ma mutation en petite élève (presque) modèle qui s’inquiète d’où elle va s’inscrire l’année prochaine …
    comme certains rêves d’astronomes qui veulent découvrir une nouvelle planète habitable …
    mais occupons nous d’baord bien de celle-ci, avant de « s’inscrire » à une autre…

    et à propos de feu au lac, il n’y en avait pas un, en amérique, qui justement avait pris feu ?
    parcequ’il avait une pellicule inflammable ou quoi …
    « quand les poules auront des dents » ne parait pas si éloigné puisque les lacs peuvent prendre feu…

  11. Lu dans « Que Choisir » : en 2002, baril de pétrole à 72 dollars soit 86 euros donne le litre de SP 95 à 1 euro tandis qu’aujourd’hui baril à 140 dollars soit 75 euros donne le litre à plus de 1,5 euros. Autrement dit l’écologie sert au pétroliers et à l’Etat Sarkosyste de s’en mettre plein les fouilles sur le dos de ceux qui ont le moins les moyens. Cela s’appelle le développement durable et m’emm… au plus haut point.

  12. « Ils n’étaient pas au courant ? Ils découvrent seulement maintenant le problème ? Qui disait : “gouverner c’est prévoir” ? » (Jérôme):

    On peut faire l’hypothèse de leur incompétence, certes, déjà assez inquiétante. Mais on peut aussi soupçonner tous ces gouvernants d’avoir sciemment joué la politique du pire.

    Ne sont-ils pas déjà en train de spéculer et de s’enrichir sur la crise alimentaire? N’ont-ils pas sciemment encouragé voire provoqué toutes sortes de conflits parce que ça fait marcher le commerce des armes?

  13. S’il est vrai que ‘Janco’ n’est pas un anti-nucléaire fervent, il ne me semble pas non plus être un VRP d’Areva pour autant. Que ce soit dans son bouquin (Le Plein s’il vous plaît) ou ses conférences (voir cette interview où il mentionne le nucléaire comme étant moins de 10% de la solution), son message principal est quand même la taxe carbone et les économies d’énergie.

    Qu’il soit instrumenté par les vendeurs de centrales est probable, mais pour autant que je puisse en juger, il ne leur a pas encore vendu son âme.

  14. j’y suis allée il y a un moment sur son site . J’avoue y avoir lu ce que je savais déjà . je suis des années quatre-vingt . Bon . ces années où les enfants comme moi découvraient les longues séries animées , dont « il était une fois l’homme », où l’on voit dans le dernier épisode la fin du monde prévisible avec sa surpopulation, sa guerre des déchets (oui! dans ce dessin animé, la fin du monde commence par une guerre de déchets dont personnes ne veut!!!), la seule chose qui n’y est pas représentée, ce sont les émeutes de la faim, puisqu’à l’époque, on était convaincu que l’on viendrait à bout de la faim, grâce aux techniques . Puis j’ai vu « soleil vert » aussi . Bref, je savais, tout le monde savait qu’en effet, en toute logique, nous ne pourrions continuer à vider ainsi notre planète de ses substances vitales sans le payer de nos vies et de toutes celles qui nous entourent . J’assiste depuis à des débats, analyses, par centaines . J’avoue être lasse . le problème est surtout celui de la mauvaise foi, du manque de scrupules et du retard flagran que nous avons pris dans ce qu’il y a à faire .

  15. La crise énergétique peut être paradoxalement une chance, ou une opportunité devrais-je dire. L’homme « moderne » va bientôt être confronté à une situation relativement inédite depuis quelques décennies. Il va devoir reconsidérer son mode de vie, voire son niveau de vie. Je ne doute pas qu’il fasse preuve de créativité technologique pour tenter de maintenir ses chers avantages acquis. Mais… mais la transition risque également de mal se dérouler. Une zone du turbulences a de fortes probabilités de survenir dans notre civilisation occidentale focalisée sur une consommation non maîtrisée.
    Il serait salutaire de prendre conscience que la réponse à ce casse-tête annoncé ne peut pas être qu’économique et/ou technologique. L’opportunité se situe précisément dans cette prise de conscience.

  16. Pour répondre à Jean-Christophe : attention, il y a erreur historique ! le pétrole n’a pas dépassé 60$ avant 2005 ! Il était donc autour des 30$ en 2002 ce qui explique le prix du carburant CQFD (le journal Alternative économiques a fait la même erreur en avril 08 et a reconnu la bévue…)

    Donc arrêtons d’être paranos, l’état ne s’enrichit pas et dépense même beaucoup trop pour la bagnole (routes, ponts, entretien ….)

    Michel

  17.  » Lu dans “Que Choisir” : en 2002, baril de pétrole à 72 dollars soit 86 euros  » Et ben si que choisi a vrauiment dit ça, que choisir a diffusé en mensonge bien gros et gras. Cliquez sur le lien associé à mon pseudo pour voir la courbe du pris du pétrole en euro et en dollar.
    En 2002, il était à 20-25 dollars, soit autant d’euro, c’était presque 1-1 le taux de change à l’époque.

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