Alerte planétaire aux SDHI (tous aux tranchées)

Ai-je le droit de vous demander un service ? Je le prends. Nous sommes le 22 août et le 11 septembre prochain sortira un livre signé par moi aux éditions Les liens qui libèrent. C’est un livre réellement spécial à mes yeux, car il révèle l’étendue du grand désastre des pesticides, en partant de l’exemple détaillé d’une nouvelle famille chimique que personne ne connaît, les SDHI. Ces SDHI sont d’ores et déjà épandus sur l’essentiel de la surface agricole de France, c’est-à-dire le blé et l’orge, les semences, les tomates, les pommes de terre, les arbres fruitiers, etc. Et même sur les terrains de golf ou les stades de foot. Ils sont partout et ce que je décris, c’est un système aussi fou que criminel, qui empêche que nous soyons protégés contre ce nouveau danger.

Danger ? Il est colossal, ainsi que je je démontre sans peine. Des scientifiques de très haute réputation ont alerté en temps et en heure, et ils ont été méprisés, et même humiliés. Non seulement nos autorités couvrent cette utilisation, mais en outre la recommandent, montrant comme jamais l’extrême puissance du lobby des pesticides, parfaitement intégré à l’appareil d’Etat. Le service que je vous demande est simple : faites circuler l’information qu’un livre va paraître, qui devrait indigner au profond les plus solides d’entre nous. Est-ce de la pub ? Non, c’est un devoir.

17 réflexions sur « Alerte planétaire aux SDHI (tous aux tranchées) »

  1. Cher Fabrice,
    C’est avec joie que je viens de d’annoncer la sortie de votre livre sur les pages FB que je gère car votre révolte est la nôtre, et la tâche de plus en plus ardue… Je vous souhaite bon courage pour ce nouveau combat que nous partagerons avec vous.
    À bientôt.
    Florence

  2. Anecdote (un peu) liée au sujet: En cherchant sur internet des références citées dans le livre, « Un empoisonnement universel », j’ai la surprise que Google a du mal à les trouver! Il faut chercher beaucoup, avec différents mots-clés, et surtout, en laissant de coté beaucoup de fausses pistes. Etrange… ou pas étrange?

    Ce qui est drôle, c’est que Google nous mets assez souvent, malgré lui, sur la piste de ce qu’il voudrait cacher. Comme avec cet article, plutôt frivole, « Non, les meubles modernes ne brulent pas 8 fois plus vite que les meubles anciens »… Qui donne un lien sur une vidéo extrêmement intéressante! Bien sur, l’article est assez rusé pour ne pas donner le lien vers la vidéo originale, la plus intéressante, mais à partir de la vidéo secondaire on a des indices qui permettent de remonter à l’original et tous les détails.
    Voici les liens, pour ceux qui s’intéressent à la sécurité incendie, ou aux plastiques en général:

    https://www.acsh.org/news/2018/03/05/no-modern-furniture-not-burning-8x-faster-house-fire-12661

    https://www.youtube.com/watch?v=LsReYgKpHbE

    En conclusion: Achetez les bons livres, comme ceux de notre hôte, et surtout, gardez-les précieusement! Faites vos archives, et organisez-les! Nous glissons sur la pente terriblement dangereuse de dépendance à Google, et Google, par construction, ne peut que promouvoir le pire.

  3. à mon humble avis, Daniel Cueff montre un voie intéressante. Arrêté anti-pesticides : « J’invite tous les maires de France à prendre le même arrêté », lance le maire de Langouët. Le bras de fer continue
    https://mobile.francetvinfo.fr/economie/emploi/metiers/agriculture/arrete-anti-pesticides-jinvite-tous-les-maires-de-france-a-prendre-le-meme-arrete-lance-le-maire-de-langouet_3587937.html
    Merci Fabrice de persévérer ! Plus que jamais, on a besoin de personne comme toi.

  4. Dommage que l’image soit un pdf non utilisable sur facebook
    je vais aller voir si je peux la prendre chez l’éditeur en jpg

  5. A propos des arrêtés anti-pesticides et de leur traitement politique, j’ai d’abord pensé à une farce, un canular de journalistes désœuvrés qui se seraient amusés à bidonner l’actualité pour se désennuyer un peu.
    Rappel des faits. Un maire de Bretagne – Daniel Cueff – prend un arrêté pour interdire les pesticides à moins de 150 mètres des habitations. Le bras droit de l’Etat – la préfecture – fait les gros yeux, le Tribunal suspend l’arrêté. Seulement voilà, les soutiens au maire se multiplient, jusqu’au sommet de l’Etat. Emmanuel Macron soi-même donne raison sur le fond au délinquant qui veut protéger ses administrés – un comble. La ministre de l’Ecologie déclare « partager totalement les préoccupations » du maire et proposera une réglementation.
    A ce stade, il y a déjà de quoi se gondoler quand on a conservé ne serait-ce qu’un embryon de lucidité. Et ce n’est qu’un début. Vague de panique au ministère des pesticides et de la FNSEA – de l’agriculture en novlangue – qui tempère les ardeurs fondamentalistes des nouveaux convertis. A l’arrivée, un projet ministériel mis en consultation pour instaurer des zones sans pesticides à 5 ou 10 mètres des lieux de vie, sur recommandation de l’agence sanitaire, l’ANSES. Au-delà de cette limite, tout disparaît. Disloqués, les poisons, évaporées les insecticides, les herbicides, les fongicides, les bactéricides, les nématicides, les molluscicides… Ne demandez pas comment, c’est ainsi. Un genre de trous noirs qui choperaient tout le mauvais circulant dans l’air, dans l’eau, dans les aliments. Jésus multipliait les pains, les experts officiels font disparaître les substances toxiques. On connaissait le nuage de Tchernobyl qui s’arrêtait aux frontières de la France, voici donc les nuages de pesticides qui ne vont pas au-delà de 10 mètres. Les autorités sont formelles. C’est scientifique. Heureux pays où le vent a été aboli par les autorités, heureux lobbies pour qui la pensée magique tient lieu de science.
    Et en plus, on nous demande notre avis. Participer pour mieux accepter, consulter pour entériner, la tactique est grossière, mais elle fait encore illusion, hélas. La population, dans son immense majorité, souhaite l’interdiction des pesticides de synthèse et que nous propose-t-on ? Une distance de sécurité de quelques mètres. Une farce ? Ça y ressemble, non ?
    On pourrait faire dans la surenchère grotesque et cynique sans grand effort d’imagination. Parce que vous comprenez, valider l’arrêté de Daniel Cueff – et des dizaines d’autres qui lui ont emboîté le pas – serait la porte ouverte aux plus folles dérives qui soient. Pourquoi, tant qu’on y est, ne pas respecter la décision des élus et la volonté des populations, la réglementation européenne sur la qualité de l’eau, le droit individuel de ne pas être empoisonné ? Et par dessus le marché, pourquoi ne pas sauver les abeilles, les oiseaux et, soyons fous, les humains ? Vous imaginez deux secondes ? Le manque à gagner pour les industries chimiques et pharmaceutiques, les suppressions d’emplois médicaux, si demain, l’eau, l’air, les aliments sont plus sains ? Et, allons-y gaiement pour s’amuser un peu, le calvaire des automobilistes, vous y songez ? Obligés de nettoyer leurs pare-brises maculés d’insectes morts au bout de 300 kilomètres ? Seriez-vous insensibles à la souffrance des bestioles écrabouillées en pleine fleur de l’âge ?
    Plus sérieusement, et là, je cite notre ministre de l’agro-industrie chimique : « S’il devait y avoir des zones de non-traitement de 150 mètres autour de toutes les habitations, alors ça serait la plus grosse artificialisation des terres jamais obtenue ». Jusqu’ici, le terme d’artificialisation était réservé aux sols rendus incultes par la bétonisation, l’urbanisation, le cancer des routes, des zones commerciales, des aéroports, des technopoles, des centres de loisirs… Désormais, une surface exempte de pesticides sera déclarée artificialisée. Est-il besoin de commenter ?
    Finalement oui, c’est bien une farce. Macabre et cynique à souhait. Une farce et une manœuvre de basse politique. Une de plus. Son but ? Faire semblant pour continuer à ne rien faire. Rien de nouveau, en somme. Un Grenelle de l’environnement, des plans Ecophyto pour quoi ? L’usage des pesticides devait baisser de 50%, il a augmenté de 20%. Des millions dépensés en pure perte, du temps perdu, l’empoisonnement qui gagne. Bilan sinistre. Donc, continuer. Faire comme si. Glyphosater l’herbe sous le pied des défenseurs de la vie sur terre qui demandent l’interdiction des poisons agro-chimiques près des lieux de vie, et pas seulement. Partout. Car les frontières ou les experts qui font disparaître les pesticides d’un coup de baguette magique, désolés, mais non. On n’y croit pas. On a passé l’âge. Le cercle, notre cercle, s’élargit, et plus il grandira, plus l’espoir d’un monde habitable, lui aussi, grandira.
    A l’horizon, les coquelicots.

  6. J’ai souffert pour toi, hier soir, Fabrice alors que tu affrontais les procureurs mandatés par le lobby de tous ceux qui s’en prennent au vivant. Il fallait les voir chassant en meute, attentifs à jouer le rôle qui avait été assigné à chacun. Ils sont méprisables et nous les méprisons… pour le moment. Oui, pour le moment, car le jour viendra où ils devront aussi rendre des comptes individuellement. La peine qu’ils méritent ? Outre le déshonneur déjà gravé sur le front pour l’éternité, l’obligation de recevoir des soins dans un centre de désintoxication au capitalisme.

  7. Bonjour à tous, je vais l’acheter la semaine prochaine.
    Sinon un lien vers Marc Dufumier, un agronome compétent, si si il en a,
    https://www.youtube.com/watch?v=iXzm44Zq7YM

    @Laurent Fournier pas étrange, google référence en fonction des rémunérations que cette entreprise a reçu, si bayer paye bien, le référencement est modifié en sa faveur.

  8. Bonjour, merci pour vos travaux que je suis avec intérêt à chacune de vos parutions. En pleine lecture de votre nouveau livre « le crime est presque parfait », page 41, une erreur « Les insecticides tuent idéalement tous les vertébrés  » . Nous devons lire bien sûr les invertébrés bien que finalement l’ensemble du vivant soit en ligne de mire. À corriger pour de futures rééditions ?
    Amicalement,
    Jean-philippe

  9. comment les USA coulent l’agriculture de l’Afrique un intéressant interview même s’il est sans lien avec votre article Fabrice, de Kako NUBUKPO chercheur au CIRAD agronome, économiste, président de la Francophonie économique et numérique au sein de l’OIF, ancien ministre togolais, co-auteur de « Sortir l’Afrique de la servitude monétaire. A qui profite le franc CFA ? », ed. La Dispute.

    il intervient à partir de la minute 48min 30 environ et pour moins de 10 min dans cette émission:
    https://www.franceculture.fr/emissions/entendez-vous-leco/entendez-vous-leco-emission-du-vendredi-20-septembre-2019

    il dénonce les élites africaines formées pour servir les FMI et banque mondiale

    il dénonce les subventions versées aux agriculteurs US 37000 dollars par agriculteur alors qu’en Tanzanie par exemple un agriculteur a 46 dollars d’aide par an

    il dénonce l’ouverture du marché africain qui ruine l’agriculture locale

    il veut que les élites africaine travaillent avant tout à répondre aux besoins des Africains pour limiter l’émigration et fonder une prospérité heureuse en Afrique

  10. Finalement, les « armes soniques » anti-diplomates a Cuba n’etaient que des insecticides! Mais, comme Fabrice Nicolino nous l’explique si bien (« un empoisonnement universel »), la plupart des insecticides sont bel et bien des armes (gaz de combat sarin et VX) donc on n’etait pas loin… Sauf que les victimes se sont empoisonnees elles-memes, et lorsqu’un probleme arrive, accusent un coupable imaginaire… Pour ne rien changer… Un symbole de ce que nous faisons tous, et surtout nos elites?

    https://www.rt.com/news/469279-cuba-sonic-attacks-crickets/?utm_referrer=https%3A%2F%2Fzen.yandex.com

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