Dupond-Moretti, le beauf de Cabu

On n’insulte pas, du moins en public. Et c’est justifié, mais parfois rageant, comme dans le cas du ministre de la Justice Dupond-Moretti. Car on le traiterait volontiers de gros con. Mais comme on sait se tenir, contentons-nous de dire qu’il est une parfaite illustration du personnage créé par Cabu. Le fameux beauf. Cherchez pas, c’est lui.

Au motif qu’il sait aligner une plaidoirie et terroriser par la gueulante huissiers de justice et présidents de tribunaux, il se croit le meilleur. L’un des meilleurs. Et une petite cour, y compris médiatique, l’entretient dans l’illusion. Dupond-Moretti, c’est l’encanaillement à deux balles. Mais bon, en ce cas, pourquoi parler de lui ? Parce qu’il a commis une préface à un livre du pathétique Willy Schraen, président de la fédération nationale de la chasse, et superbeauf lui-même.

Si vous voulez savoir qui est Schraen, lisez plutôt cela. On n’est plus très loin d’un discours de guerre civile. Il parle volontiers de ces « “Khmers verts” qui pensent que l’homme vaut moins qu’un phoque ». Ou encore : « Les combats de coqs auxquels il a assisté dès l’âge de 4 ans avec son pépé. « Je l’ai regardé pendant des heures installer des aiguilles de 10 à 12 centimètres qui remplaçaient les ergots coupés. C’était la sortie du dimanche, les gens pariaient. » Le sang ? Les cris des bêtes ? « Un coq qui meurt, c’est pas un drame. Ils sont bons à manger, leur chair est meilleure que celle du poulet. »

Cet homme obtient tout de Macron via le lobbyiste Thierry Coste, qui embrasse notre président devant les caméras sans seulement se gêner. Extrait d’un édito de Schraen en décembre 2018, dans la revue qu’il dirige : « Les engagements du Chef de l’État, confirmés encore il y a quelques jours, vont nous permettre de chasser les oies en février. Je sais que vous êtes nombreux à douter de cela après 20 ans de promesses et de déception, mais nous sommes enfin prêts ».

Bon, je me suis éloigné de Dupond-Moretti pour mieux y revenir. Dans sa préface, celui qui est censé incarner l’esprit de justice en France, écrit : « Ce livre, les ayatollahs de l’écologie s’en serviront pour allumer le barbecue où ils cuiront leurs steaks de soja ». Eux, c’est-à-dire nous, nous sommes les intolérants, les ayatollahs, comme il dit. Et lui, la déesse Thémis, insensible aux cajoleries et aux pressions. Tartufe, va !

Et il ajoute pour montrer à quel point il est équanime : « Ils veulent que nous ayons honte d’être chasseur, (…) nous culpabiliser d’être ce que nous sommes, car nous sommes aussi notre passion. Et depuis trop longtemps nous refusons de nous défendre, convaincus sans doute que l’intolérance et l’absurde ne méritent pas de réponse ». Cela paraît un poil cinglé, non ?

Dupond-Moretti, ignare sans l’ombre d’un doute, mais surtout de mauvaise foi, entend oublier comment le monde de la chasse est parvenu à se faire entendre des politiques. Par le biais jadis du parti Chasse, pêche, nature et traditions. Par un lobbying furieux ensuite, qui permet à 1,1 million de chasseurs de faire la loi dans un pays qui ne supporte plus les coups de fusil sur des animaux artificialisés pour leur plaisir. Retenez ce chiffre : 1,1 million ! Dans la France de 1945, qui ne comptait que 39 millions d’habitants, ils étaient 1,8 million. Et encore 2,2 millions en 1975. Âge moyen en 2020 : autour de 55 ans, et seulement…2,2 % de femmes…

Surtout, n’écoutez pas les fariboles de Schraen et Dupond-Moretti, et leurs odes à une ruralité de pacotille. Il n’y a pas 8% de paysans chez les chasseurs, quand les cadres et professions libérales approchent des 40%. Mais qu’importe la vérité à un ministre de la Justice, aux temps d’Emmanuel Macron ? On croit ne pas pouvoir tomber plus bas, mais on se trompe.

26 réflexions sur « Dupond-Moretti, le beauf de Cabu »

  1. Bonjour, je partage votre avis à propos des piètres arguments du nouveau ministre. Ce n’est pas parce que le garde des sceaux monte sur ses ergots qu ‘il nous terrorise. Nous ne sommes pas dans un prétoire, même pas peur. Je compte écrire à la nouvelle ministre de la Transition écologique et au président de la Macronie. La France tombe bien bas. Cordialement.

  2. Merci Fabrice.
    Les chasseurs et leur ministre Dupont-Moretti devraient lire « Le fusil de chasse » de Yasushi Inoue. S’ils n’ont pas oublié ce qu’est un livre.

  3. Étant une femme, je ne serais pas fière s’il y en avait davantage qui prenaient le fusil ! Mais 1,1 million, cela me paraît peu ? Cela fait quand même bcp d’électeurs, ce n’est pas à négliger, cher Fabrice 😉
    La loi du plus fort… et le plus fort, c’est celui qui est en armes… jusqu’à preuve du contraire !

  4. Triste et stupide. L’opinion publique Française semble très en retard dans la prise de conscience de l’importance de la nature. On a même l’impression d’un retour en arrière avec ces discours utilisant les termes du style « ayatollahs de l’écologie ». On peut accoler ce terme à n’importe quelle prise de position, cela n’a aucune valeur d’argument. Ayatollahs des traités de libre échange, ayatollahs des pesticides, ayatollahs des iphones, ayatollahs de l’énergie nucléaire (Jancovici) et ainsi de suite. Ce qui compte c’est une analyse sérieuse, chiffrée et impartiale des impacts : les traités de libre échange apportent-ils plus de prospérité, de sécurité etc. (non) et peut-on faire mieux sans. Pareil pour les pesticides, le nucléaire et les iphones. Mais nous sommes dans un monde où l’idéologie a supplanté la science et le raisonnement, où plutôt les idéologies, puisque aux idéologies traditionnelles comme la religion, la tendance politique s’ajoutent les idéologies de la consommation effrénée et du marché global dérégulé. On est en pleine overdose.

  5. En fait il s’agit d’une regrettable confusion : Dupont-Moretti a compris qu’ils était nommé garde des sots.

  6. Quel gâchis les portes parole de la chasse et le gouvernement sont à côté de leurs pompes.
    Une ecologie et une chasse raisonnée feraient avancer les choses mais…

    1. Lorsque des chasseurs osent encore parler de « régulation », alors que c’est eux qui introduisent des animaux d’élevage, incapables d’autre chose que d’errer au bord des routes… Ils ne traitent même pas leurs chiens de façon décente, ils traversent les routes, excités par les trmpes et les cris, et se font taper par les voitures, quand ce n’est pas encornés par des sangliers traqués par des dizaines d’hommes et de chiens, qui finissent par agoniser dans les fossés parce que lesdits chasseurs n’ont même pas été foutus de les tuer.

  7. Dimanche 26 janvier 2020, l’après-midi vers 15h00, mon vieux chat qui dormait dans le jardin potager où j’étais en train de travailler, a été attaqué par deux chiens marron , un mâle et une femelle de la même « race » à poil ras, portant des colliers orange fluo. Leurs aboiements ont été effroyables j’ai été choquée au sens propre, j’ai hurlé; ils ont lâché mon pauvre chat. Je l’ai emmené chez le vétérinaire de garde, à une vingtaine de kilomètres de la maison: il n’a rien pu faire.
    Ma tristesse a été longue, toutes ces petites habitudes quotidiennes partagées depuis 20ans bientôt, les souvenirs avec les enfants petits…
    Je me suis posé la question de ce qu’auraient fait ces deux chiens face à un bébé ou un enfant jeune…
    Appartenant vraisemblablement à des chasseurs de battue au sanglier, on peut se dire que certains sont vraiment inconséquents et laissent divaguer leur(s) chien(s)
    Provençale fille et soeur de chasseur je suis contente que dans ma famille la nouvelle génération ait abandonnée cette pratique.
    Mais triste de la perte de connaissance de la nature et de savoirs qu’avaient certains des générations précédentes (phytothérapie, champignons, observation des migrations pour les changements de saisons etc)
    Il me semble aussi que les chasseurs en groupe n’ont pas l’attitude du chasseur à pied solitaire attentif, plein de finesse et de mesure tel que le décrivait Pagnol

  8. Quelle tristesse que cette société pervertie par une poignée de lobbyistes prêts à tout pour satisfaire leur petits jeux morbides. Un gouvernement qui n’entend pas nos voix (80% d’entre nous sont contre la chasse) anti chasse et cause animale n’est pas démocratique. Lire le livre de Pierre Rivaux « une nature sans fusil » pour mieux comprendre le pouvoir des chasseurs en France. Un peu effrayant mais très instructif !

  9. Un pas de côté.
    Voyons dans Wikipédia la définition de  » ayatollah  » ou plutôt son acception dans le langage courant pour juger de l’infamie.
     » Dans la langue française courante, le terme est également employé pour désigner une personne particulièrement intransigeante sur un sujet précis.  »
    Alors, question…
    Quel sujet précis – quelle urgence – mérite présentement que nous soyons particulièrement intransigeants et que nous ayons toute raison de l’être ? La liste risque d’être interminable.
    Et sur quel sujet brûlant, Dupont-Moretti qui semble bien en effet être un ignorant aurait-il tout intérêt à se montrer pugnace s’il ne veut pas avoir à répondre dans un proche avenir à l’accusation d’ennemi du vivant. De prédateur et de barbare ?

  10. Une ruralité fantasmée : base de l’idéologie des chasseurs et autres « antitouts »…
    Pour des raisons historiques et culturelles la République, durant plus d’un demi-siècle, a doté les lobbies ruraux traditionnels (agriculteurs et chasseurs) d’une puissance exceptionnelle, assortie de privilèges exorbitants… En 2020, le nombre de chasseurs et d’agriculteurs s’est effondré mais leur puissance et leurs privilèges n’ont fait que s’accroitre.

    Aujourd’hui, les chasseurs et les agriculteurs forment un groupe social ultra minoritaire (y compris dans l’espace rural) avec environ 1% de la population française pour les premiers et un peu moins de 4% de la population active française pour les seconds (en zone rurale, les agriculteurs représentent 7 % de la population active).
    Depuis un demi-siècle la chute a été spectaculaire. Les agriculteurs étaient 4 millions en 1963, ils ne sont qu’environ 900 000 aujourd’hui et les chasseurs ont subi la même évolution avec un effectif divisé par deux depuis 1970 (autour de 1 million de pratiquants en 2020).

    Il serait temps de se rendre à l’évidence : la ruralité de nos parents, celle de nos grands-parents n’existe plus… Le monde change, la ville se transforme, les modes de vie se modifient profondément et les mutations s’accélèrent, y compris et surtout en zone rurale.

  11. Merci Fabrice d’arriver encore à trouver des mots, on se sent moins seul. J’ai lu quelques phrases du livre de Schraen, ce type est en plein délire.

  12. Sa mysoginie et manque d’empathie envers les victimes semblent également légendaires.

    On lui a recemment demandé de considérer le cas de Julian Asange. Fera-t-il quelque chose ?

  13. « Ils veulent que nous ayons honte d’être chasseur, (…) nous culpabiliser d’être ce que nous sommes, car nous sommes aussi notre passion. Et depuis trop longtemps nous refusons de nous défendre, convaincus sans doute que l’intolérance et l’absurde ne méritent pas de réponse ». Nous refusons de nous défendre !! Ce n’est pourtant pas les chasseurs qui sont menacés, « il ne faudra pas vous plaindre si un accident arrive » entendu dans ma jeunesse lors d’une promenade en forêt, voir directement mis en danger, https://www.francetvinfo.fr/economie/emploi/metiers/restauration-hotellerie-sports-loisirs/pieges-anti-vetetistes-sur-les-chemins-de-randonnee-on-observe-une-escalade-inedite-pour-faire-mal-voire-pour-tuer_3630347.html ou encore faire un détours de plusieurs dizaines de km devant le nombre de chasseurs postés sur le bord d’une route m’avertissant du danger d’être où j’étais (en 2019 sur une route en forêt de Brotonne 76 et oui en plus de Lubrizol et de nutella nous avons des chasseurs)

  14. Bizarre, un avocat partisan de la peine de mort !
    D´ailleurs, on croirait entendre un amateur de corrida. Chasseurs, aficionados, toujours les mêmes poncifs , les mêmes arguments vaseux pour tenter de justifier la joie sadique qu´ils éprouvent à tuer un animal sans défense. Oh, pardon, on ne dit pas « tuer », mais « abattre », comme me l´a expliqué doctement un chasseur rencontré au hasard d´une balade en forêt. Ouais, que je lui ai répondu, moins doctement, mais pour l´animal c´est du pareil au même, au bout du compte, il est mort. Victime de la passion d´un abruti !

  15. Que dire de Willy Crachesahaine (« J’aimerais bien qu’on en choppe quelques-uns… Il y a quelques coups de poing dans la gueule qui se perdent » a-t-il dit à destination des contestataires de la chasse, entre autres amabilités) et de Dupond-Moréarti, l’avocat qui défend avec virulence la torture (corrida) et l’assassinat des innocents (« toro », « gibier »). Ils sont toujours nuisibles bien que leur place soit déjà réservée dans la galerie de l’évolution, section des espèces disparues.

    Je voudrais plutôt revenir sur l’information du jour. Macron a suspendu pour un an la chasse à la glu. On constate d’abord que ce n’est pas l’interdiction définitive exigée par l’UE mais une simple suspension d’un an. Loin d’y voir une victoire, cela ressemble plutôt à une basse manœuvre politicienne destinée à éviter à la France une prune gratinée. Si c’est le cas, comme c’est probable et malgré les hurlements que vont pousser les chasseurs, c’est encore un cadeau du Président au lobby cynégétique. En effet, une grosse amende infligée à la France, et donc à l’ensemble des contribuables, nuirait encore un peu plus à l’image des chasseurs. Si je me trompe, alors on aura, d’ici mars 2021, un bon nombre de constats d’infractions et même de poursuites judiciaires. Cela prouvera que personne n’a exigé des agents de l’OFB qu’ils détournent pudiquement le regard s’ils risquent de constater un braconnage à la glu. Rendez-vous en avril pour compter le nombre d’infractions et de procédures.

  16. (pas pour être publié)
    juste un petit mot pour vous souhaiter tout le courage nécessaire
    en cette épreuve du procès dont j’ai entendu parler sur France-inter
    bien sincèrement
    marie r.

  17. https://theconversation.com/la-chasse-une-histoire-avec-le-pouvoir-145191
    extrait:
    « La conception [de la chasse] qui surgit avec l’industrialisation de l’agriculture modifie sensiblement les conditions de cette légitimité à agir en prédateur, défenseur du poulailler contre le renard. Les chefs d’exploitations agricoles envisagent l’état de paysan comme rétrograde et revendiquent le droit à exercer une profession comme une autre, où le terroir n’est plus qu’un support de production. Ils se détachent progressivement de ce loisir qu’est devenue la chasse, investie par un nombre croissant d’ouvriers avec lesquels ils entretiennent des relations distanciées. Chasser ne s’insère plus dans un mode de vie intrinsèquement associé à une culture rurale. »

  18. Cher Fabrice,
    Ça fait des jours que ça me démange, mais je ne sais pas par quel bout te prendre…
    Comment t’écrire sans impudeur, étant donné le « risque » de publication, comment te dire que tes mots absents créent un vide, sans chronique dans Charlie, sans post sur Planète sans visa, juste les derniers appels à la résistance sur NVDC (sans bien sûr remettre en cause leur valeur, ni leur pertinence) … Ce sentiment de vide m’en rappelle un autre, un 7 janvier, lorsque je t’ai cru emporté par la rage ciblée et dévastatrice qui a privé tant de lecteurs de leurs compagnons de route critique, intellectuelle, satirique.
    Et puis sans doute la perte de ma sœur chérie, juste avant le confinement, l’accident qui en plein mois de juillet m’a fracassé la jambe et imposé le retrait dans la maison de santé depuis laquelle je t’écris, confronté à mes démons autant qu’à mes sources de joie, aux nécessités de résistance accrue face au merdier national et mondial en pleine expansion, à la tristesse de toutes ces disparitions, ces raréfactions, ces menaces, destructions et agressions qui concernent le vivant.
    Je pensais à toi, lisant quotidiennement avec émotion le vibrant compte-rendu de Mr. Haenel sur le site de CH, attendant de tes nouvelles, imaginant ton trouble, ta douleur ravivée. Perturbé par le constat d’impuissance renouvelé à soulager les maux des êtres dont on chérit l’existence, proches ou éloignés. Et puis hier, un signe de vie : une photo sur un site d’info, l’annonce d’un résumé de ton témoignage lors du procès, de ta rage-courage politique canalisée. Me voilà soulagé.
    Pour terminer cette lettre d’un inconnu (si ce n’est à travers les rares commentaires laissés au fil des ans sur ton blog), je souhaite te faire partager un texte récent qui accompagne une série de portraits de patientes et patients, soignantes et soignants, avec et sans masque, en cours de réalisation sur le lieu de ma convalescence. Puisse-t-il te rencontrer dans ce que tu es.

    UN PIGEON PASSE, UN PATIENT

    Un pigeon passe sur le rebord de la fenêtre
    Un patient passe devant la porte dans le couloir
    L’un s’envole soudain vers le cèdre ou ailleurs
    J’entends l’autre clopiner vers sa prochaine destination, son prochain soin
    Exercer ses membres meurtris
    Et moi, dans mon fauteuil roulant, entre ces deux courants
    M’envolant par l’esprit vers mes visions, mes rêves
    Hasardant mon chemin entre deuil et blessure, mémoire et angoisse
    Rencontrant par moment la sagesse du temps
    Comme à d’autres moments l’inquiétude du vide
    De la perte, la peur du prochain deuil
    Déchirure de solitude ou faille de l’absence
    Puis je photographie les rescapées du gouffre
    Les souffrants de la chair, les blessées de la vie
    Les diminués, les ralenties
    Tous ces autres moi-même usés mais résistants
    Qui se livrent sans crainte à mon faux-œil roulant
    Nos corps en chantier se comprennent d’instinct
    Fraternisent dans les douleurs tues, dans celles racontées
    Avec ou sans masque, il vaut mieux être vrai
    Pour avancer
    Retrouver la confiance
    Ne plus être hésitant
    Réapprendre à marcher
    Ainsi ne pas envier le vol des pigeons
    Être heureux simplement
    Mettre un pied devant l’autre
    Et passer au suivant
    Et puis recommencer librement

    Cher Fabrice, souhaitant que ces mots puissent t’accompagner dans les difficultés du moment, je te souhaite courage et énergie, et des instants de paix dans la lutte qui continue.
    Bien fraternellement à toi.
    Jaygee

    1. Dommage aussi qu’entre la publication de l’arrêté et la décision du Conseil d’État, 6368 tourterelles ont été massacrées, soit plus du tiers du « quota » (d’après One Voice qui considère ce chiffre comme très sous-estimé).

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