Chantal Jouanno en service sur le front de la bidoche

J’ai évoqué il y a quelques jours les belles déclarations de notre sous-ministre à l’Écologie à propos de l’ours. Chantal Jouanno est réellement au service de son maître bien-aimé, et mène une véritable offensive politique, à l’échelle lilliputienne qui est la sienne. Après avoir condamné l’ours des Pyrénées à ne jamais repeupler le si vaste massif qui est le sien, la voilà qui caresse les tenants de l’élevage industriel. Vous le savez, un débat existe désormais sur la consommation même de viande. Je ne suis pas peu satisfait d’avoir joué mon rôle dans l’histoire en publiant en octobre passé mon livre Bidoche.

Chez Sarkozy, l’heure est aux élections. Tandis qu’il nous déshonore en menaçant de retirer la nationalité française à des délinquants – cela, c’est directement Pétain -, ses sous-fifres sont visiblement sommés de lancer des messages ciblés à toutes les catégories qu’il s’agit de réunir pour le grand rendez-vous de 2012. Jouanno s’exécute, comme les autres. Après l’ours, la bidoche. Je vous livre, brut de décoffrage, ce morceau de bravoure qui nous vient du site Agra Presse Hebdo :

Chantal Jouanno récuse les critiques sur la viande

À l’occasion d’une visite auprès des éleveurs de bovins le 23 juillet, à l’invitation de la Fédération nationale bovine, la secrétaire d’État à l’écologie Chantal Jouanno a récusé l’idée que pour mieux protéger l’écologie il faille cesser de manger de la viande. « La nature nous a faits omnivore, nous ne pouvons pas nous passer de protéines animales. Il est nécessaire de consommer de la viande rouge française » a-t-elle expliqué, selon des propos cités par la FNB. Accompagnée par Alain Marleix, secrétaire d’État aux collectivités territoriales, Chantal Jouanno a également passé un moment en estive dans le Cantal. Selon Pierre Chevalier, le président de la FNB, il a également été question des négociations de la Pac d’après 2013. « Il faut cesser d’opposer les politiques environnementales et les politiques agricoles », explique-t-il. Après avoir montré un exemple d’élevage extensif à Chantal Jouanno, Pierre Chevalier n’exclut pas de lui faire visiter un élevage plus intensif. « Nous avons convenu de nous revoir », affirme en tout cas Pierre Chevalier.

Je ne résiste pas, malgré tout, à reprendre ceci : « Il est nécessaire de consommer de la viande rouge française ». Française.

37 réflexions au sujet de « Chantal Jouanno en service sur le front de la bidoche »

  1. et moi je reprends ceci: « nous ne pouvons pas nous passer de protéines animales ». C’est pour cela que le taux de mortalité des végétaliens est si élevé… les idiots, les ignorants!

  2. Ola,

    « Il est nécessaire de consommer de la viande rouge française ».

    Cette Mâdâmmmme n’a pas besoin de nous dire ce qui est nécessaire.Les lucides savent ou il est….le nécessaire.

    Ciao,Léa.

  3. Jusqu’à la nausée, une fois de plus (c’est bizarre, je suis végétarien depuis des années et j’ai pas l’impression d’être mal portant…)

    Ce que je n’arrive pas à comprendre, c’est l’idée que se font ces gens de droite que défendre quelques lobbies c’est forcément productif, niveau électoral. Si je ne m’abuse, la classe des paysans, ça représente quoi, actuellement ?
    Si encore ces vieilles rengaines pétainistes avaient pu s’accorder avec une pensée un tant soit peu écologiste. Mais non.
    L’idée c’est toujours de défendre ce qui est perçu comme une tradition. Le malheur veut que la tradition des camps de concentration pour animaux ça date de combien d’années ? Vingt, trente ans ?
    Mais ça suffit pour devenir « la tradition ». Donc on n’y touche pas. On vénère l’existant, pourvu qu’il ne bouge pas, qu’il ne palpite pas, qu’il se taise à tout jamais.

  4. Si tout ça n’était pas si grave, ce serait désopilant. Tant de bêtise ! Seuls les carnivores ne peuvent se passer de protéines animales, ça paraît logique, quand même. Quant à la nécessité de bouffer de la protéine animale française, il faut croire que, pour Chantal Jouanno, la nature nous a fait nationalistes.

    Quant à son maître, la preuve est faite que nous dérivons tranquillement vers l’extrême-droite. Je verrais bien une affiche avec « Sarkozy, enfant de Pétain ! »

  5. La péronnelle est comme son mentor, asséner une contre vérités qui a l’apparence du bon sens et qui permet aux gogos viandards de ne surtout rien changer à leurs façon de se nourrir et donc de pourrir. Quant à la dernière sortie fascisante de l’olibrius il a oublie que dans son propre parti et chez ses amis patrons il y a une multitude de délinquants pour: corruption, prise illégale d’intérêt,etc…

  6. Sans élevage moins de prairies et donc moins de biodiversité!!
    Attention les bons sentiments peuvent conduire à des impasses environnementales!

  7. @ Frédéric
    Parce que les gens de gauche ne sont pas « productifs » eux????
    La classe des paysans comme vous dites …et bien sans eux pas de paysages entretenus.
    La question de l’élevage ne se réduit pas aux bestiaux élevés hors sol comme en Bretagne mais également aux millions d’hectares de prairies permanentes et au un million d’ha de zones humides qui sans entretien retournerait à l’état de friches…

  8. Bonsoir,

    Deux nouveaux oursons né cet hiver aperçus dans les Pyrénées espagnoles

    TOULOUSE – Deux oursons nés cet hiver ont été aperçus dans le Val d’Aran, dans les Pyrénées espagnoles, portant à quatre le nombre de naissances recensées en 2010 dans le massif, a-t-on appris samedi auprès de la direction régionale de l’environnement.

    L’équipe espagnole de suivi de l’ours a observé une ourse accompagnée de deux oursons d’environ 6 mois, sur le territoire de la commune Vielha Mijaran, précise un communiqué du secrétariat à l’Ecologie.

    Une autre portée de deux oursons nés pendant l’hibernation avait été repérée en juin sur la commune de Couflens (Ariège) par la structure française d’observation des ours bruns des Pyrénées.

    Le 26 juin, la secrétaire d’Etat à l’Ecologie Chantal Jouanno avait estimé la population entre 19 et 22 ours dans le massif pyrénéen.

    Face aux protestations d’éleveurs et montagnards opposés au programme de réintroduction d’ours, Chantal Jouanno a annoncé en début de semaine que la politique de lâchers allait être réduite à sa plus simple expression. Outre un lâcher en 2011 dans le Béarn, seuls les ours morts seront remplacés.

    « Cela fait des années que nous n’avions pas deux femelles avec deux oursons chacune, c’est une très bonne nouvelle », a salué Sandrine Andrieux, de l’association pro-ours Ferus.

    La mortalité des oursons durant la première année étant de 50%, elle souligne que les naissances ne suffiront pas à assurer la viabilité de la population d’ours et que de nouveaux lâchers sont indispensables.

    Dans les prochaines semaines, l’analyse de poils ou d’excréments devraient permettre de déterminer le sexe des oursons et l’identité de leur mère.

    31 juillet 2010

    🙂

  9. Pour ceux qui ont de la peine à se représenter « Bidoche », et qui ont déjà vu « we feed the world », un autre film stupéfiant: http://bit.ly/cbhoTZ

    On reste muet devant les machines créées par l’homme…

    Vous saviez comment les olives sont récoltées? c’est barbare…

  10. J’aime beaucoup la précision « française ». Bon, je perçois l’intention, mais dans une seule phrase, sans coupure, ça veut dire ce que ça veut dire.
    Parce que dans les gens qui ne mangent pas de la viande rouge française, nécessaire à leur survie, nous avons :
    – les végétariens ;
    – les consommateurs de viande blanche ;
    – les consommateurs de viande rouge non française ;

    Si notre ministre à raison, alors il ne doit pas y avoir 6 milliards d’êtres humains sur Terre, puisque 99% d’entre eux devraient être morts faute d’avoir mangé de la viande rouge française. D’ailleurs, l’humanité ne devrait pas exister, puisqu’il aurait fallu qu’elle crée la France avant d’apparaître…

    Alors j’imagine qu’il doit bien y avoir une explication rationnelle. Par exemple, en fait les extra-terrestres auraient été les inventeurs de la France, ils y ont élevé de la viande rouge en ont nourri des Homo erectus, ce qui aurait donné des sapiens. Et si nous sommes si nombreux malgré le fait que beaucoup ne mangent jamais de viande bovine française nécessaire à la vie, c’est que nous sommes entourés de morts-vivants… Je ne vois que ça !

  11. fréderic ils ne venerent pas les paysants ils s’en foutent c’est de l’argent et le pouvoir que celui ci lui amène qui les interressent car derrière les paysans c’est toutes l’industries qui va avec et qui rapporte du frix et des voies pour les elections, il ne faut surtout pas les sous estimer ces (je n’ose pas dire vautours car , ces pauvres bêtes sont dans leur colimateur aussi) alors on dira ces ….pourrits, bandis etc etc..

    bien à vous

    sophie

  12. Comment s’en sortir :

    « Le patriarche orthodoxe russe Cyrille a prié pour la pluie dimanche alors que des feux de forêts continuent de ravager la Russie occidentale et menacent de se propager en raison d’une canicule sans précédent. »

    Ah, heureusement que Dieu est à l’image de l’homme !

  13. Caroff :

    « La classe des paysans comme vous dites …et bien sans eux pas de paysages entretenus. »

    La vaste blague. Les paysans « jardiniers » de la nature. Je sais qu’on nous sert ça régulièrement.
    Entre les « friches » que vous redoutez, et n’importe quel champ recouvert de pesticides, elle est où la biodiversité ?
    Les friches, ce sont des nids à biodiversité. C’est la vie qui reprend ses droits.

    « Entretenir » la nature… (no comment).

    Quant aux prairies, vous me faites bien rire. Tout le monde sait que leur nombre n’a cessé de diminuer depuis des années, les vaches, par exemples, n’étant plus nourries à l’herbe depuis belle lurette, sinon au maïs-(soja), pour faire bref (système américain, cf les bouquins de Pochon sur ce sujet).

    Loués soient les vals perdus où la sale patte des agriculteurs intensifs n’a pu pénétrer ; les hauteurs empierrées ; les tourbières infranchissables ; les fleuves rebelles ; les rivières ombragées ; les horizons impénétrables…

  14. maintenant que j’ai trouvé une édition de son journal, je vous posterais ce que dit le cher Jules sur les paysans.
    il aimait bien la réalité Jules et nous venons de là

  15. La classe des paysans comme vous dites …et bien sans eux pas de paysages entretenus.”

    La vaste blague. Les paysans “jardiniers” de la nature. Je sais qu’on nous sert ça régulièrement.
    Entre les “friches” que vous redoutez, et n’importe quel champ recouvert de pesticides, elle est où la biodiversité ?
    Les friches, ce sont des nids à biodiversité. C’est la vie qui reprend ses droits.

    “Entretenir” la nature… (no comment).

    Désolé mais c’est une contre vérité. Je pense que vous avez une vision idéologique assez ringarde…
    Si vous voulez vous documentez consultez ce qui est fait dans le cadre du 2ème pilier de la PAC avec les MAET: « mesures agro-environnementales territorialisées » qui permettent d’aider les agriculteurs qui se conforment à un plan de charge(par exemple dates de fauche, entretiens des haies) destiné à produire de la biodiversité mesurée par exemple par les oiseaux nicheurs.
    Je vous invite à vous déplacer sur le terrain avec des scientifiques pour comparer les espèces présentes dans une friche et une prairie pâturée!!!!

  16. on a les hommes et les femmes politiques que l’on mérite (proverbe sarkosien).
    En ce qui concerne la délinquance et la déchéance de la nationalité française, il ferait bien de faire attention, car s’il s’avère qu’il ait reçu quelques enveloppes loréaliennes pour son parti, il pourrait bien être un délinquant, lui aussi et Hortefeux serait obligé de le mettre dans un avion pour Budapest.

  17. Il n’y a rien de nouveau dans ce genre de discours, ça fait 65 ans que ce sont les mêmes (mêmes politicards véreux, mêmes représentants d’organisations professionnelles pourries).

    Je fais partie des petits éleveurs en zones humides littoral, les zoo et phyto, chez moi, on connait bien, ce sont les planctons…
    Pour le reste, étant également paludière, je peux dire mon activité est un rempart aux appétits destructeurs des zones humides, et il y en a beaucoup.
    Et c’est de plus en plus sournois, de plus en plus dur de tenir le coup face a toutes ces pressions.

    Ce qui serait bien peut-être, Monsieur Nicolino, c’est de faire le pendant de « Bidoche », et de donner un brin de parole aux p’tits qui se battent dans l’espoir de créer un réseau, un pont entre un certain monde rural pas si con que vous ne sembler le penser et des penseurs et actifs en protection de l’environnement.
    On pourrait peut-être faire avancer des choses et boucher quelques grandes gueules, tout bords confondus!

  18. @Caroff
    C’est même encore pire que ça… les campagnes sont devenues un tel désert de biodiversité que c’est maintenant en ville qu’on est plus proche de la nature. Beaucoup d’espèces chassées des campagnes par les pesticides et la chasse trouvent un refuge en ville…
    Bon, après, faut pas abuser, il reste quelques bouts de campagne restées en bocage où la nature est encore intéressante. Après, on peut comprendre pourquoi la contre-vérité de l’homme cultivant la nature s’est répandue. Il y a plusieurs raisons à cela :
    – des paysages traditionnels, comme le bocage, ne peuvent être maintenus sans l’homme. Un cortège de biodiversité y est lié, et par rapport à un paysage sans action de l’homme, la répartition des espèces ne serait pas la même.
    – la nature a été tellement artificialisée qu’on ne peut retrouver naturellement certaines formations, comme les tourbières. Il est donc nécessaire que l’homme empêche la fermeture des tourbières existantes car d’autres ne peuvent se former
    – il faut de très nombreuses années pour passer d’une friche à une forêt primaire. Même si la friche est intéressante du point de vue de la biodiversité, on ne conçoit ni son intérêt ni son évolution sans une formation en écologie que tout le monde est loin d’avoir… d’où la contre-vérité que vous avez fort raison de combattre comme quoi la friche serait sans intérêt. C’est propagé par les ignorants…

    A ces stupidités, il faut rappeler encore et encore que la biodiversité n’a pas attendu l’homme pour arriver. Elle était au contraire bien plus forte avant l’homme, et notre action sur le paysage a fait disparaître et reculer bien des espèces, et si elle en a fait avancer d’autres, elle n’en a fait apparaître aucune. Il faut leur montrer ce qu’est la forêt primaire pour qu’ils comprennent ce que pouvait être la nature avant l’homme, et que ça ne ressemble pas à un terrain vague. Leur donner un peu de lecture, pour qu’ils voient comment malgré toutes les merdes qu’on laisse partout, la nature se porterait bien mieux sans l’homme.
    Et finir par leur expliquer que s’il faut sauvegarder les tourbières et le bocage, ce n’est pas parce que la nature entretenue par l’homme est meilleure, mais tout simplement pour laisser aux hommes du futur un aperçu du patrimoine de l’humanité, que l’action humaine en détruisant a également recréé, et parce que tant que nous cohabitons assez avec la nature pour ne pas la laisser reprendre ses droits, il faut entretenir le peu d’espace qu’on lui laisse pour vivre afin qu’elle demeure comme si elle avait tout le reste. Il s’agit d’une compensation, pas d’une amélioration.
    Pour prendre une image, ce qu’on fait avec la nature, c’est comme renverser un homme sur la route, le paralyser, et lui fournir un fauteuil roulant. Et prétendre que l’on a rendu service à l’homme, car sans nous il ne pourrait pas rouler… en omettant de dire que sans nous, il marcherait !

  19. Une chose que je voudrais ajouter en ce qui concerne le milieu rural (puisque j’y vis) et qui rejoint en partie le constat de La petite bergère : bien que végétarienne, je compte parmi mon réseau de connaissances des éleveurs de moutons et vaches en bio. Ceux-là ont des prairies évidemment et sont effectivement le dernier rempart contre l’appétit féroce des élus locaux et du bon peuple pour qui la moindre parcelle de terrain est synonyme de belle baraque, de lotissement, d’installation de zone commerciale et hypermarchés, etc. Le syndrôme de la zone constructible atteint tout le monde, y compris les gros paysans dont le bon sens est « en sommeil » depuis longtemps…
    Je continue à condamner sans réserve les gros éleveurs, la FNSEA et compagnie mais ne mettons pas tout le monde dans le même panier…

  20. @Yoda
    Votre analyse est juste, mais nous sommes dans un monde de plus en plus anthropisé ce qui conduit à se représenter la nature par rapport aux services qu’elle peut rendre aux hommes et non comme un ensemble de relations systémiques d’une grande richesse.
    Je préfère me confronter au principe de réalité pour réfléchir à la gestion de l’espace ruralo-naturel (ou ce qu’il en reste)dans notre beau pays ce qui impose, pour commencer, de passer un pacte avec le monde agricole qui, qu’on le veuille ou non, est potentiellement capable de nous défendre contre l’artificialisation de nos territoires et contre les catastrophes naturelles (Vendée, Var et leurs inondations). La réforme de la PAC dans 2 ans doit marquer un tournant pour qu’il y ait une alliance objective entre écolos et agriculteurs qui garantisse à ces derniers une juste rémunération de leurs efforts en échange d’une conditionnalité environnementale déjà introduite dans le bilan de santé de la PAC il y a 3 ans.

  21. « ma » région devient de plus en plus horrible! ce qui règne en maitre? BAGNOLE, bagnole bagnole bagnole bagnole bagnole, avec toutes sortes de méchants abrutis là dedans qui roulent à tombeau ouvert! et gaffe à vous si vous manifestez une quelconque résistance; vraiment la bagnole individuelle est un fléau! et les aménageurs de merde, désolée mais il n’y a pas d’autre mot qui me vient en tête, semblent se réjouir de tout fracasser dans l’espace naturel! arbres arrachés, champs souillés par je ne sais quoi, et comme de derniers vestiges çà et là entre 2 routes un beau champ…un beau verger. mais c’est triste oui.une nature croupion! Jacques clément avait bien schématisé tout cela: zone grise la plus grande nous et nos aménagements de merde, zone bleue: l’eau; zone rose (petit reste) « les refuges de la biodiversité » eh bien c’est très parlant: le béton gagne partout, partout et nul (chez les gens comme çà) ne semble en prendre la mesure. ce n’est pas normal, non, il y a quelqu’un dans la chaine qui ne fait pas bien son boulot, les journalistes? les enseignants, les militants? non, je ne crois pas que les humains veulent çà, à ce point-là.

  22. Tout autre chose : concernant la marée noire aux E.U. et la solution « fragmentation et dispersion » appliquée.
    La manière dont le sujet vient d’être traité au journal de 19h45 sur M6 m’a fait bondir : http://www.m6replay.fr/#/info/le-1945/15492 (avancer à 13:18 min.) « Mais où est passée la marée noire ? […] Les experts sont perplexes. […] La nature et l’homme ont agi conjointement. »
    Le plus grave, selon moi, reste la conclusion fort optimiste de G. Peigné du centre de recherche sur les pollutions des eaux : ce produit « fragmente le pétrole en petites gouttes de pétrole qui vont alimenter les bactéries, qui vont se faire un plaisir de digérer ce pétrole ».
    Et hop, le tour est joué ! C’est-y pas beau ça ?

    L’autre version des faits : http://www.lepost.fr/article/2010/07/05/2141202_ce-que-les-grands-medias-ne-disent-pas-sur-le-nettoyage-de-la-maree-noire.html

    Ca me ferait drôlement plaisir si quelqu’un qui maîtrise le sujet réagisse auprès de la rédaction de M6 !

  23. Pour revenir au sujet « bidoche française », il vaut mieux, tant qu’à faire, manger un produit qui n’a pas fait 10 000 kms en avion et qui vient de l’autre bout du monde. Opposer maintenant les végétariens aux carnivores n’est pas le vrai débat.

    Le vrai débat dans ce pays, c’est comment éviter la maltraitance de tous ces animaux domestiqués dont la seule perspective est l’abattoir dans des conditions douteuses. Surtout quand on voit ces pauvres vaches brouter derrière des barreaux de prison, on a honte d’être un être humain.

    Quant à la théorie selon laquelle ces pauvres bêtes aggraveraient la pollution par leur consommation ou leur méthane, on ne peut que se frapper le front et se dire que l’Homme ferait bien de regarder sa propre consommation d’objets inutiles, issus de la mode et des tendances, objets sans lendemain qui puisent inutilement dans nos ressources natuelles plutôt que d’accuser la gente animale qui subit la cupidité de l’être humain.

  24. « les journalistes? les enseignants, les militants? »

    -Les journalistes (à part quelques uns) font bien leur boulot de caniches à la botte des multinationales les plus polluantes et des fabricants de voitures pour pouvoir continuer à vivre en obtenant une quantité d’argent (salaire).

    -Les enseignants : ne sont pas là pour remplacer les parents démissionnaires qui passent 3h30 de devant l’abrutissoir (télé) et vont tous les samedis en bagnoles au supermarché.

    -Les militants écolo n’ont pas compris que « si la nature est aujourd’hui détruite, c’est parce qu’aujourd’hui le métabolisme avec cette nature a pris la forme sociale du travail (abstrait), ce qui n’avait jamais existé (dans les sociétés pré-capitalistes). Ce que les écologistes ne sont pas encore arrivés à saisir et à creuser, comme un gros angle mort de l’écologisme radical. »
    (http://palim-psao.over-blog.fr/article-le-seul-critere-de-l-emancipation-humaine-54129778.html)

    -Les militants altermondialistes sont eux aussi à la ramasse en restant englués dans un marxisme traditionnel qui est un anticapitalisme tronqué puisqu’ils affirment toujours et encore ce qui constitue le noyau et la synthèse sociale des sociétés capitalistes (travail, argent, valeur, marchandises…).

    ——————————
    Consommer moins de l’1consolable :

    « Si on consommait moins…eh ben ?
    On bosserait moins…
    Et on irait bien… p’têt bien ?
    Parce qu’on trimerait moins… ».

    http://www.youtube.com/watch?v=lpUp6l05fYE

    (dommage qu’il ait filmé son clip dans un supermarché)

  25. @caroff
    Je ne crois pas qu’on puisse opposer les deux visions de la nature que vous exprimez. Du moins pas sans commettre une erreur importante, celle de croire qu’on peut réduire la nature en évacuant ce qui ne sert pas à l’homme.

    Je ne pense pas que le monde agricole soit capable de nous défendre contre l’artificialisation du territoire, puisqu’un territoire agricole est un territoire artificiel. Eventuellement contre une bétonisation, ça je comprendrais, mais là non plus je ne compte pas sur les agriculteurs pour nous en protéger… je crois qu’il vaut mieux compter sur nous pour en protéger les agriculteurs !

    Concernant la PAC, vous êtes très optimiste, surtout quand on voit comment dans le passé la PAC a été fortement destructrice… Je doute qu’un changement si radical soit possible…

    PS : Même si à d’autres endroits, les pratiques agricoles sont en cause dans les inondations et d’autres pratiques auraient pu les éviter, concernant les inondations vendéennes, l’agriculture n’aurait rien pu faire contre.

  26. @Caroff

    La Pac qui va sauver l’humanité 🙂
    68 millions d’€ à l’agro-géant Doux

    Amen.

    Qui a obligé les agriculteurs à s’occuper (protéger) un tant soit peu des zones humides, autrement qu’en les drainant( mais j’ai peur que ça ne soit ici encore que de cela qu’on parle)… les associations !!

    Il y a une énorme biodiversité en maraichage bio, qui se limite à un simple biotope reproduit d’un bout à l’autre de la france sur des milliers d’hectares de prairies, même avec une agriculture 100% dédé pochon… trèfle blanc et raygrass pour tous le monde !! et attention, 25 – 75% !! sus aux mauvaises herbes.
    au diable oseille et bouton d’or…

  27. Je m’inquiétais il y a quelques jours de la manière dont certains médias traitaient le sujet « marée noire » après la désolante solution « dispersion miraculeuse » appliquée par BP.
    Voilà une émission qui remet un peu les pendules à l’heure, non seulement sur cet accident mais aussi sur le contexte général et sur l’avenir ( http://www.france5.fr/c-dans-l-air/index-fr.php?page=resume&id_article=6000 ). Avec notamment notre ami Yves Paccalet.
    Mais combien de personnes ont vu cette émission ?

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