Pourquoi ne pas bloquer les ports français ?

Élections présidentielles au Brésil le 3 octobre. Lula, « grand homme de gauche », ne peut se présenter une troisième fois et a placé sur orbite Dilma Rousseff, qui a toutes chances de l’emporter. Pendant ce temps, l’un des milieux naturels les plus importants au monde – le cerrado  – disparaît. Pour faire plaisir aux amis de Lula.

Le cerrado est lointain, mais il nous est pourtant essentiel. Avis aux nombreux petits rigolos qui ont marché dans la combine du Grenelle de l’Environnement, cette farce aux seules dimensions de la France. Cerrado, en espagnol comme en portugais signifie fermé, refermé, touffu, épais. Et tel est bien le cerrado du Brésil, une immensité d’environ 2 millions de km2, soit à peu près quatre fois la France. Une gigantesque savane arborée qui sépare grossièrement la vaste forêt tropicale amazonienne et l’océan, passant du niveau de la mer jusqu’à l’altitude de 1800 mètres. Il s’agit de ce que l’écologie scientifique nomme un biome. C’est-à-dire l’ensemble des formes vivantes présentes sur une vaste surface. Une cohérence d’écosystèmes corrélé à une aire géographique. La taïga est un biome. Le cerrado un autre.

Dans ce continent d’herbes et d’arbustes, plein de cachettes, d’eaux vives, d’épineux, de clairières, on trouve au total – pense-t-on – 160 000 espèces de plantes, de champignons et d’animaux. 100 espèces d’herbes, par exemple. 430 espèces d’arbres et d’arbustes. Il y aurait 4 400 espèces végétales endémiques, qu’on ne trouve donc que là sur la terre. Et 1 500 espèces animales de même, dont certes beaucoup d’invertébrés. Ce n’est pas tout, car c’est inépuisable. Le cerrado abrite par ailleurs les sources de nombreux affluents de l’Amazone et entretient par ses flots la plus vaste zone humide du monde, le Pantanal. Héros animaux de ce pays de rêve : le jaguar, le fourmilier géant, le tatou jaune et le capybara, qui se trouve être le plus gros rongeur de la planète.

Trop beau pour être vrai ? En effet. Le cerrado subit la plus grave agression de sa longue histoire, de loin. Selon les chiffres officiels du gouvernement brésilien, il aurait perdu la moitié de son territoire en cinquante ans (ici). Évidemment, la surface est toujours là, mais le cerrado, lui, a disparu. Bouffé par les activités humaines, en particulier par l’élevage et le soja transgénique, celui que nous importons par millions de tonnes chaque année pour nourrir notre bétail industriel. Celui qui débarque chaque jour à Lorient ou Brest. Le soja n’existait pas au Brésil il y a cinquante ans. Il couvre aujourd’hui peut-être 25 millions d’hectares, et comme il fait gagner de colossales fortunes aux producteurs et exportateurs, cela n’est pas près de finir. Le « roi du soja » brésilien, qui est probablement le plus gros producteur mondial, s’appelle Blairo Maggi. Non content d’avoir longtemps été le gouverneur de l’État du Mato Grosso – il vient de refiler la charge à un proche -, Maggi est aussi un allié fidèle de Lula, et donc de cette gauche brésilienne aussi pourrie que ne l’était la droite.

Le cerrado est donc dévoré de l’intérieur par ce développement qui est celui de la dévastation générale. Mais ne pas croire que les bureaucrates locaux sont indifférents. Ce serait mal les connaître. Eux aussi ont leurs Borloo et leurs Jouanno. Ils ont un plan, les amis, qui consiste à diminuer de 40 % les destructions d’ici 2020. Remarquez avec moi qu’ils n’ont pas même l’ambition d’arrêter le grand massacre. Non. Diminuer son rythme sera bien assez. Moi, qui vis à des milliers de kilomètres des lieux, je peux vous dire que ce dérisoire objectif ne sera pas même atteint. Ce qui se passe dans le cerrado est comparable à la guerre menée contre la Grande Prairie américaine aux 19 et 20 èmes siècles. Que reste-t-il de cet océan végétal ? Du maïs et des pesticides. Le cerrado aura droit au même destin, sauf révolte radicale. Et pulvérisation de l’industrie du soja. Nous y pouvons quelque chose ? Oui, nous pouvons tenter de détruire de notre côté l’élevage industriel. La tâche n’est pas évidente. Il est vrai. Elle est seulement fondamentale. Morale, écologique, humaine et fondamentale.

Si je m’autorise à écrire que le cerrado n’a, en l’état actuel, pas une chance, c’est qu’on pleure sur son sort depuis des lustres. Lisez avec moi ces quelques mots (le reste est ici, en français) : « Ces cinq à dix dernières années, 300 rivière se sont asséchées dans le cerrado à cause de la culture intensive du soja. Or elles sont parmi les plus importants affluents des grands fleuves qui rendent le Brésil aussi riche en ressources hydriques ». Je n’ai pas eu le cran de remonter à Mathusalem. Ce texte date de 2003, ce qui est bien suffisant. Lula est le président en titre depuis 2002. Mais pourquoi aurait-il embêté ses amis si chers ?

Morale de l’histoire. Il est douteux que j’en trouve une. Mais je sais qu’il est plus que temps de cesser les pleurnicheries. Il est un but clair, cohérent, positif qui pourrait réunir ce que la France compte de véritables écologistes. Bloquer, tenter de bloquer le débarquement du soja dans les ports français. C’est un appel ? C’est un appel. Crédible ? Je m’en fous.

PS : Suite à la remarque justifiée d’Hacène, j’ai modifié un court passage du texte ci-dessus. Celui concernant le nombre d’espèces recensées dans le cerrado. Sur le fond, bien sûr, c’est exactement le même texte.

35 réflexions au sujet de « Pourquoi ne pas bloquer les ports français ? »

  1. Ah mais oui !. Ce qui est crédible c’est d’entreprendre quelque chose qui va dans le bon sens. Si nous nous demandons quoi faire pendant encore longtemps, ce ne sera bientôt plus la peine. Nous sommes sans doute nombreux à piaffer. Vu le nombre de causes à défendre sur tous les continents, nous n’avons que l’embarras du choix, pourquoi pas celui là.

  2. C’est à coup sûr une bonne idée pour ceux qui habiteraient près de ports.

    J’avais eu une autre idée lorsque, demandant de la paille à des amis paysans d’un trou perdu dans l’Ardèche des Boutières que j’affectionne,(pour pailler mes tomates), ceux-ci m’en donnent dans un grand sac de papier utilisé, type grand sac de farine pour boulanger.

    En regardant de plus près l’étiquette, je lis en grosses lettres « Baron suprême : complément alimentaire pour animaux ».

    Déjà je suis assez déçu que ces paysans que je connais depuis ma naissance utilisent du complément alimentaire dont la fabrication leur échappe, alors que je pensais que leurs bêtes étaient nourries dehors, vu l’espace et que leurs méthodes étaient restées les mêmes.

    Je continue ma lecture et là, je lis « Soja transgénique » en premier, donc majoritaire, dans la liste des composants de ce complément.

    Je suis sur le cul et horrifié la mégamachine techno-scientifique contre laquelle je lutte a réussi à atteindre avec ses tentacules, jusqu’à ce coin de paradis que j’affectionne.

    Je m’en vais voir l’ami Maurice et je lui demande où il a eu ce sac et lui explique que ce sont des OGM, bien que cela le dépasse, lui qui se vante de faire du « bio ».

    Il m’a dit que c’était à la coopérative Gamm’vert de Privas.

    Je me suis aperçu ces dernières années que les Gamm’vert (village) se multipliaient, même dans des petits villages, et que c’est l’un des débouchés majeurs des OGM.

    Tout ce détour pour dire que même si l’on habite pas près d’un port, on peut aller « bloquer »un Gamm’Vert en leur demandant s’ils savent ce qu’ils vendent et en lançant le débat avec les clients.

  3. Considérons la forêt primaire, ou tout espace naturel non exploité par l’homme mais possédant un potentiel agricole. Elle est belle, mais elle ne vaut rien, nada, keud. (Qu’on ne nous sorte pas l’argument du réservoir de biodiversité qui sera la pharmacopée de demain. C’est encore une vision trop utilitariste de ces espaces primaires).
    Chaque, mettons, million de km2 défriché et transformé en « usine verte » (intrants: OGM, pesticides, engrais, force mécanique des tracteurs dérivée du pétrole), créant, une première fois (abattage et vente définitive des grumes sur le marché international), mettons, qq dixièmes ou un point de PIB. Ce point de PIB est ensuite maintenu par exploitation récurrente de la terre transformée en « usine verte » à soja, huile de palme, ou bétail.
    Mais une fois cela mis en place, ça ne crée plus rien de supplémentaire.
    Dans un monde où plus encore que le PIB, c’est le taux de croissance du PIB qui est le Dieu des dieux, il faut donc poursuivre, encore et encore, l’opération… (« Il faut doper la croissance » se répand partout JM Colombani. « 5% de croissance, c’est possible », dixit Attali)… Aucun pays en voie de développement disposant de terres inutiles comme de la forêt primaire ou de grandes plaines sauvages convertissables en usines à monoculture ne s’en privera.

    La grève de la participation au massacre est moralement indispensable, quoique pratiquement vaine.

  4. Crédible oui et cohérent,les Mac Do, l’élevage la bouffe les biocarburant,les profits financiers envers et contre tout, le mépris de la vie, de toutes les formes de vie ‘inférieures’ c’est bien tout cela qui nous détruit petit a petit

  5. Il serait plus simple de lancer le boycot de l’élevage industriel qui regroupe tous les risques environnementaux sociaux et sanitaires.

  6. M.Nicolino

    Pourquoi n’écririez-vous pas une lettre ouverte à tous les écologistes européens, notamment aux plus médiatiques d’entre eux, à savoir M.
    Cohn-Bendit et Mme Duflot pour qu’ils sensibilisent leurs collègues en Europe ? Car j’imagine que le « mal » n’est pas que français ?

  7. Bonsoir,

    Merci Fabrice. »Je m’en fous. » ^^

    Grande victoire pour l’industrie pharmaceutique : Les plantes médicinales bientôt interdites dans l’UE.

    C’est quasiment fait. Nous allons voir disparaître les préparations à base de plante, ainsi que la possibilité pour les herboristes de les prescrire.

    L’industrie pharmaceutique, qui depuis quelques décennies tente d’éliminer toute concurrence, a presque atteint son but. Le 1 avril 2011—dans moins de huit mois—pratiquement toutes les plantes médicinales seront illégales dans l’Union Européenne. L’approche adoptée aux Etats-Unis est un peu différente, mais a le même effet dévastateur. Les gens sont devenus des réceptacles pour toutes les cochonneries que l’industrie pharmaceutique et l’agrobusiness choisit de déposer, et nous n’avons d’autre choix que de payer le prix qu’ils demandent.

    L’industrie pharmaceutique et l’agrobusinesss sont presque arrivés à contrôler chaque aspect de notre santé, depuis la nourriture que nous mangeons jusqu’à la façon dont nous nous soignons quand nous sommes malades. Soyez-en sûrs : cette prise de contrôle prendra tout ce qu’il reste de notre santé.

    http://newsoftomorrow.org/spip.php?article8816

    Bien a vous,Léa.

  8. Le cerrado fait partie avec les zones humides du Pantanal notamment, de ces 200 millions d’ha (!) que le président Lula a déclaré terres dégradées ou inutilisées. Comme ça, il peut augmenter la production de soja et de canne à sucre en prétendant ne pas toucher à l’Amazonie…

    Mais qui se préoccupe vraiment du cerrado, la savane la plus riche en biodiversité de la planète, qund Petrobras annonce une augmentation géante de son capital avec la découverte d’un gisement de pétrole très important au large de Rio ?

    Sans compter tous les projets hydrauliques : « Le président brésilien Luis Inácio Lula da Silva vient de donner son feu vert au consortium Norte Energia, dirigé par Eletrobras. Le consortium construira Belo Monte, une centrale de 11 200 MW sur la rivière Xingu, en Amazonie.Selon les sources, sa construction suppose le déplacement de 10 000 à 20 000 personnes !

    « Eletrobras vient notamment de commencer la construction de deux centrales totalisant 6 600 MW sur la rivière Madeira. Sur les tables à dessin, Eletrobras a pour 40 000 MW de projets. C’est autant que sa capacité totale. La société compte ainsi doubler sa puissance installée d’ici 10 ans. »

    Et n’oublions pas le nucléaire : Le Brésil se tourne aussi vers l’atome. Eletrobras a lancé un appel d’offres pour construire une troisième centrale nucléaire.  » Nos réserves d’uranium figurent au cinquième rang mondial, dit M. Lopez. Un jour, nous aurons réalisé tout le développement hydraulique possible. D’ici là, nous devons maintenir une expertise dans cette filière et dans l’enrichissement de l’uranium.  »

    Le Brésil est sur la bonne voie…

    C.

  9. @ Marie, Lionel, et Fabrice (et aux autres…):

    Quelques actions ont déjà été menées dans divers ports français depuis 2007.

    Le vendredi 2 avril 2010, une centaine de faucheurs volontaires d’OGM ont bloqué à Sète le débarquement d’une cargaison de soja OGM en provenance du Brésil. D’autres actions similaires avaient déjà été organisées à Saint Nazaire et Lorient.
    Je vous renvoie à l’article suivant : http://www.reseauxcitoyens-st-etienne.org/article.php3?id_article=2061

    On retrouve ces fameux tourteaux de soja transgéniques (présentés comme des compléments alimentaires) dans beaucoup de fermes en France. Même les plus petites.
    J’ai eu, comme Lionel, l’occasion de le vérifier de nombreuses fois dans la campagne ligérienne (Loire), lors de balades dominicaines.
    Quant on leur pose la question, les agriculteurs sont souvent très ennuyés, surtout lorsqu’ils ont des prairies verdoyantes à perte de vue autour de leur ferme. C’est le cas chez nous.

  10. La perspective d’un étiquetage détaillé sur les produits effraie singulièrement les multinationales de l’agro-alimentaire. Et pour cause.

    Même si les consommateurs ne sont que peu ou mal informés, une écrasante majorité d’entre nous (80 % environ) rejettent les OGM dans l’alimentation. Il vaut donc bien mieux entretenir le doute et nous laisser dans une ignorance propice aux pratiques douteuses.

    C’est, je pense, sur ce sujet et sur des campagnes d’information coordonnées qu’il faut se mobiliser afin que chacun d’entre nous puisse enfin savoir ce qu’il mange. Les campagnes « détectives OGM » de Greenpeace ont montré le chemin. Il est sans doute possible de s’en inspirer…

    Dans notre région, notre petite association tente de sensibiliser (par des projections, des conférences-débats et des animations) le public qui fait la démarche pour obtenir des informations sur ces sujets sensibles. Une petite pierre à l’édifice.

  11. Christian Berdot a raison : pour la presse notamment, l’augmentation de capital de Petrobras est bien plus importante que l’avenir du cerrado.

    Vendredi 24 septembre 2010

    Petrobras réussit sa cure de croissance

    Le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva, les mains couvertes de pétrole lors d’une inauguration avec Petrobras.
    Reuters/Bruno Domingos
    Par Francine Quentin
    L’augmentation de capital du groupe pétrolier brésilien Petrobras est d’ores et déjà un succès. La demande des investisseurs en actions nouvelles atteint le double de l’offre prévue par le groupe. Les ambitieux projets de développement de Petrobras ont, à l’évidence, séduit les investisseurs.

    Alors que Petrobras propose pour 70 milliards de dollars d’actions, (52 milliards d’euros) la demande a atteint 140 milliards de dollars. Il n’y en aura donc pas pour tout le monde, d’autant plus que 43 milliards de dollars d’actions sont réservés à l’Etat brésilien en contrepartie du droit d’exploiter les réserves découvertes récemment en eaux très profondes à hauteur de 5 milliards de barils. La part de l’Etat brésilien au capital de Petrobras dépassera désormais 40% et le gouvernement du président Lula da Silva vient justement de changer la législation pour autoriser cette montée au capital. Cette forte présence de l’Etat brésilien dans le groupe n’a refroidi ni les investisseurs privés, ni les fonds souverains originaires du Moyen-Orient et d’Asie.
    Cette augmentation de capital s’avère dès à présent un record historique. Il était jusqu’à présent détenu par le géant japonais des télécommunications NTT et la Banque agricole de Chine, mais pour des montants bien inférieurs.
    Vaste programme d’investissements
    Grâce à cet apport conséquent, puisqu’il représente une augmentation de 40% de son capital, Petrobras va financer un ambitieux programme d’investissements de 224 milliards de dollars d’ici à 2014. Les réserves de pétrole confirmées du groupe s’élèvent à 14 milliards de barils de brut, et ses perspectives de développement en eaux profondes jusqu’à 7 000 mètres de profondeur sous une épaisse couche de sel, lui permettent d’envisager de plus que doubler sa production de pétrole d’ici 2020. Aujourd’hui de deux millions de barils par jour la production pourrait frôler les 4 millions de barils par jour en 2014 et atteindre plus de 5 millions de barils/jour en 2020. Le coût élevé des forages en eaux profondes apparaitrait alors pleinement justifié, car le Brésil serait alors l’un des plus grands pays producteurs et exportateurs de pétrole.
    Le Brésil apporte ainsi une nouvelle preuve de son dynamisme économique. Cette montée en puissance s’accompagne d’une interpénétration financière entre pays émergents. Les apports ne capitaux ne passent plus nécessairement par les grands pays occidentaux. Fin 2009 Petrobras a emprunté 10 milliards de dollars sur dix ans à la Chine afin de financer, là encore, son programme d’investissement.
    Et, la semaine dernière le groupe brésilien Vale, le premier producteur mondial de fer a annoncé qu’il allait, lui aussi, emprunter 1,3 milliard de dollars à des banques chinoises pour financer la construction de 12 navires de fret afin de transporter son minerai vers la Chine, le plus gros consommateur actuel de matières premières industrielles.

  12. En France, des millions d’ha ont disparu au profit du maïs plus rentable, détruisant ainsi des pans entiers de la biodiversité. Qui a protesté en France, à gauche comme à droite, contre ce désastre ?

  13. Jusqu’à cet instant, je connaissais pas le Cerrado.
    Encore un massacre abominable…
    Bloquer les ports? Oui, c’est une action concrète qui permettait de dénoncer le saccage du Monde au profit d’une agriculture ignoble, d’un mode de consommation ignoble.

    Mais le fond du problème?

    Nous sommes tous co-responsables. J’en veux pour preuve l’ignominie des achalandages des grandes surfaces.
    Boycotter l’agriculture industrielle? Ce n’est pas simple car on la retrouve pratiquement partout, dans tout ce que nous consommons.

    Nous autres, les petits producteurs qui pratiquons une vente directe avec nos produits (sans soja, sans ogm, sans chimie etc…)et bien, nous ne sommes pas bien nombreux…

    Il faudrait plus de personnes prêtent à devenir producteur, pour que nous puissions imposer vraiment des choses qui pèsent dans la balance locale, national et mondiale.

    Je parle sérieusement. Arrêtez tout, faites une formation agricole en agro bio, il y en a des pas mal, maintenant.
    C’est faisable!!! Il faut se battre un peu (surtout pour du foncier) mais c’est bien peu par rapport a ce que d’autres endurent sur cette planète, n’est-ce pas?

    Si nous voulons combattre ce terrible rouleau compresseur qu’est l’agriculture industrielle, il faut devenir paysan, oui, oui, comme la plus part de nos grands-parents…et reprendre, hectare après hectare, la liberté de nous nourrir dignement, sans tout bousiller, ni ici, ni ailleurs dans le monde…

    Les campagnes d’ici et d’ailleurs se meurent…

  14. Merci, Petite Bergère de dire cela, c’est mon crédo et c’est ce que je fais: la terre à cultiver et à aider , quelques poules et tout un hameau à empêcher de sombrer sous la monoculture des douglas en gardant de vraies prairies.
    Merci à Fabrice pour tout.Je suis tellement d’accord que je n’ose écrire, qu’apporterais-je de plus?
    Simplement dire que la désobéissance civique reste notre façon de tenir debout.

  15. Bonjour,

    En voulant suivre le lien http://newsoftomorrow.org/spip.php?article8816 signalé par Lléa j’ai pu constater que l’article avait disparu, bien que son intitulé soit toujours repris dans le sommaire du site. J’ai d’abord été déçu, avant de me rendre compte que ce site se fait l’apôtre des climato-sceptiques. Conclusion: pas sérieux, classement vertical. Le seul problème est que j’aimerais maintenant vérifier la véracité de la menace qui pèse sur les plantes médicinales en Europe…

    Merci Fabrice pour ton regard sur le monde.

  16. Réunis en Norvège la semaine dernière, les pays européens sont parvenus vendredi 24 septembre à un accord sur la création de six aires marines protégées dans l’océan Atlantique. Ils ont toutefois rejeté la proposition allemande de moratoire sur les forages pétroliers en eaux profondes.
    Comme quoi les victimes de la marée noire (vous connaissez la liste, allez sur facebook: boycott BP)comptent vraiment pour pas grand chose!comme dirait je ne sais plus qui; çà recommencera…

    http://fr.news.yahoo.com/68/20100927/tsc-forages-en-eaux-profondes-pas-de-mor-04aaa9b.html

  17. Bonjour,

    MarcDS,

    http://gaia-health.com/articles301/000301-big-pharma-scores-big-win-medicinal-herbs-disappear-eu.shtml

    « J’ai d’abord été déçu, avant de me rendre compte que ce site se fait l’apôtre des climato-sceptiques. Conclusion: pas sérieux, classement vertical ».

    Pourriez vous m’expliquer ce que veut dire classement vertical?

    Climato-septiques.Alors?Ou est le problème?Cela ne veut pas dire que les autres liens sont erronés ou bidons!Les journaux alignés sont lus par des millions de personnes et leurs infos sont gobées sans chercher plus loin!Infos?Mensonges déguisés en bonbons avec super joli petit papier doré,avalés comme des boas!Gloup!!!!

    Ceux qui disent probablement la vérité ne sont pas crus,et ceux qui content des fadaises sont crus….c’est avec cela nous serons bientôt tous cuits!:)

    Ce n’est pas méchant,Marc,bien a vous.

    Attention,pas pour tout les yeux,merci.

    Food, Inc. décortique les rouages d’une industrie qui altère chaque jour notre environnement et notre santé. Des immenses champs de maïs aux rayons colorés des supermarchés, en passant par des abattoirs insalubres, un journaliste mène l’enquête pour savoir comment est fabriqué ce que nous mettons dans nos assiettes. Derrière les étiquettes pastorales de « produits fermiers », il découvre avec beaucoup de difficulté le tableau bien peu bucolique que les lobbys agro-alimentaires tentent de cacher : conditions d’élevage et d’abattage du bétail désastreuses, collusion entre les industriels et les institutions de régulation, absence de scrupules environnementaux, scandales sanitaires… éleveurs désespérés, experts indépendants, entrepreneurs intègres et défenseurs du droit des consommateurs esquissent, chacun à leur manière, le portrait d’une industrie qui sacrifie la qualité des produits et la santé de ses clients sur l’autel du rendement.

    http://www.nous-les-dieux.org/index.php/Food_Inc

    Cordialmente,Léa.

  18. Bonsoir,

    Camouflées derrière l’épouvantail de la crise de nos pauvres banquiers,ou sous la phobie des virus de nos services d’hygiène,des décisions importantes vont être votées sans aucun tapage..

    « Une nouvelle directive de l’Union Européenne doit être mise en place au 31 décembre de cette année. Il s’agit d’un « Codex Alimentarius » qui limiterait considérablement les substances autorisées dans le domaine des médecines alternatives et des suppléments alimentaires,si la directive était votée.

    Le codex interdira également la culture de certains végétaux,et certaines techniques de culture naturelles.
    Le codex est entré en vigueur ce 31 decembre, sans que aucun médias n’en parlent.C’est lui qui founri les normes alimentaires à l’OMC, qui est chargée de les faire respecter ( sous peine de sanctions en tout genre ).Bref, c’est un organisme hierarchiquement au dessus de l’Organisation Mondiale du Commerce, et la majorité des êtres humains de cette planète ne le connaissent pas.

    http://www.amisdelaterre.org/Condamnee-pour-avoir-vendu-de-la.html

    2006.L’impensable est devenu réalité.Condamnée pour avoir vendu de la prèle des champs.

    Loi pour empêcher les jardins.

    http://sos-crise.over-blog.com/article-alerte-l-agriculture-sans-permis-activite-criminelle-et-la-sante-publique-57542021.html

    La loi est la loi!Leur loi!

    Bises,Léa.

  19. S’il y a bien un secteur qui a bien compris le problème de l’élimination des déchets. c’est bien l’agro-industrie.
    Et la solution la plus rentable est de nous les faire consommer dans nos assiettes, notre eau, air, sols.
    Bien sur pas directement mais au travers des élevages intensifs médicalisés.
    Chaque consommation de viande industrielle participe à la déforestation, la famine, l’immigration de la faim, pollutions chimiques risques sanitaires.
    Il y a une contradiction que je remarque concernant les risques sanitaires qui semblent plus redoutés dans les milieux de l’élevage intensif que par le consommateur, voire écologistes.

  20. Merci à Petite Bergère et Annick BB. Tout à fait d’accord avec vous: une des principales solutions est de re-ruralisé l’espace… en bio évidemment…

  21. « Italie : 1- France : 0. Dans le match du bio à la cantine, la péninsule nous bat haut la main. Alors que le bio en restauration scolaire est encore rare dans notre pays (0,5 % à 1 % des composantes des menus servis), un repas sur deux est aujourd’hui labellisé bio à l’école en Italie. Autre exemple probant : Rome flirte avec le 100 % bio dans ses cantines, si l’on excepte poissons, viandes et charcuterie alors que 9 % seulement des repas servis dans les écoles parisiennes sont élaborés à partir de produits issus de l’agriculture biologique. Les deux pays ne jouent donc pas dans la même division. Étonnant décalage quand on sait que les Français y sont largement favorables : selon une récente enquête, nous sommes même prêts à payer un supplément de 6 % pour que nos enfants mangent bio à la cantine*. Décalage logique toutefois, au vu de la politique volontariste menée chez nos voisins transalpins.
    Selon Philipe Desbrosses, pionner de l’agriculture biologique en France et chargé de mission auprès du gouvernement pour la mise en œuvre du programme national agriculture biologique lors du Grenelle de l’Environnement, cette avance s’explique par le fait « que les gouvernements italiens ont su utiliser au maximum les dispositions de Bruxelles en faveur de l’environnement et ont affecté tous ces moyens et ces fonds à l’agriculture biologique depuis le début des années 1990 ». Ce qui explique qu’environ 4 500 exploitations et 1,1 million d’hectares** soient dévolus au bio contre 13 298 exploitations et 583 799 hectares** en France. Le second élément ayant favorisé le bio étant, pour notre expert, « le vote d’une loi qui impose au moins un produit biologique chaque jour dans chaque repas de la restauration scolaire…
    tout l’article est là.

    http://www.telemagazine.fr/html/propos-a-quand-les-aliments-bio-dans-toutes-les-cantines-187-1.html

    les gouvernants peuvent quand meme faciliter ou non les choses; soit ils prennent les décisions, soit non; et nous avons besoin d’eux, il faut les forcer à agir! c’est triste mais c’est comme çà!

    http://www.ecomeal.info/?g=agir

    voir aussi ma cantinebio

  22. @ Marie :

    Le plus gros problème que l’on rencontre pour passer une cantine scolaire en bio, c’est l’approvisionnement. Il y a trop peu de producteurs bio en France (2 à 3 % des surfaces cultivées) et si la majorité des aliments doivent être importés, cela complique les choses, sans compter la quantité de CO2 produite pour le transport.

    L’urgence est donc de trouver des terres pour de jeunes agriculteurs tentés par l’aventure et ça n’est pas une mince affaire. Un énorme blocage se fait au niveau local car les exploitants conventionnels essaient de s’agrandir et se liguent souvent pour empêcher la venue de jeunes paysans qui travaillent différemment d’eux.

    L’association Terre de liens et la NEF (banque solidaire) aident à l’acquisition de terrains agricoles. Il est possible de les y aider. Comment ? En achetant des parts (100 euros), éventuellement à plusieurs, qu’ils investiront dans l’achat de foncier agricole pour favoriser l’installation des paysans bio. Il est même possible de choisir un projet et une région.
    Devenir actionnaire, dans ce contexte, n’est-ce pas faire un pied de nez à tout le système capitaliste ?

    Pour en savoir plus : http://www.terredeliens.org/spip.php?page=accueil

  23. @Llea

    « Classement vertical » veut dire poubelle, comme vous vous en doutez. Ce qui m’a fait réagir ainsi est la lecture de cet article: http://newsoftomorrow.org/spip.php?article8838 où la note suivante trahit la volonté d’appuyer les thèses climato-sceptiques par la publication de l’article: « Note de Signes des Temps : article pertinent, dommage que l’auteur se voie obligé de conclure par de la désinfo… ». Désolé, mais pour moi les climato-sceptiques sont dans le déni de la réalité et font actuellement un tort énorme à la nécessaire prise de conscience que ce système va dans le mur.
    Ce n’est pas pour rien que leurs « thèses » sont largement soutenues et financées par des lobbies qui ont tout intérêt à ce que le système ne soit pas fondamentalement remis en cause, comme est susceptible de le faire la question du changement climatique.

  24. hé hé ! Pour Gamm’vert peut-pêtre qu’un engrais vert ne sert pas à fixer l’azote de l’air pour améliorer le sol mais à fixer dans leur jardin les engrais chimiques que les jardiniers biologiques ne veulent pas.
    🙂

  25. Bonjour,

    OGM: les Verts dénoncent le noyautage de l’EFSA par l’industrie.

    BRUXELLES – Le député européen vert français José Bové a dénoncé mercredi un conflit d’interêt au sein de l’Autorité Européenne chargée des avis scientifiques sur les OGM, et a réclamé une réforme « en profondeur » de cet organisme.

    L’élu, vice-président de la commission agriculture du Parlement européen, demande la démission de la présidente du Conseil d’administration de l’EFSA (Autorité Européenne de la Sécurité Alimentaire), la Hongroise Diana Barati, accusée d’avoir caché être membre du conseil d’administration de l’International Life Science Istitute (Ilsi) Europe, une organisation regroupant la plupart des groupes agrochimiques actifs dans les OGM.

    http://www.romandie.com/ats/news/100929101813.m6tmix2u.asp

    Bien a vous,Léa.

  26. Hello,

    C’est financé par qui,toussa?

    WWF, Greenpeace, les Amis de la Terre ou Réseau Action Climat en France, les actions de Campact et de Bund sont financées par l’European Climate Foundation (ECF).

    Samedi dernier, entre 50 et 100 000 personnes ont défilé à Berlin contre la volonté du gouvernement allemand de retarder sa sortie du nucléaire. Déjà en déficit énergétique chronique, l’Allemagne verra disparaître son tissu de PME industrielles si elle ferme ses 17 derniers réacteurs nucléaires : le coût de l’électricité explosera et sa quantité disponible se réduira. Angela Merkel a donc décidé de prolonger la durée de vie des centrales allemandes de 8 à 14 ans, ne faisant que repousser le problème. Mais c’est assez pour réveiller la fureur du lobby écolo anti-humain qui sert de troupe d’infanterie à un impérialisme financier qui a toujours combattu l’idée de républiques agricoles et industrielles développées autour de la créativité humaine.

    Les réseaux associatifs Campact et Bund, qui ont organisé la manifestation berlinoise de samedi, ont promis au gouvernement un « automne très chaud ». Et qui fournit la chaleur ? Eh bien ce n’est pas le nucléaire, mais la City de Londres, un organisme autrement plus dangereux. En effet, comme de nombreuses organisations écologistes telles que WWF, Greenpeace, les Amis de la Terre ou Réseau Action Climat en France, les actions de Campact et de Bund sont financées par l’European Climate Foundation (ECF). Et lorsque l’on regarde de plus près l’ECF, on se rend compte qu’il s’agit d’un faux-nez des intérêts financiers de la City de Londres distribuant des millions d’euros à la cause malthusienne.

    L’ECF a été créée en 2008 par Chris et Jamie Hohn du hedge fund londonien TCI et George Polk, un proche du spéculateur George Soros qui gère son Climate Fund. Dirigé par Chris Hohn, TCI reverse une partie de ses profits gagnés lors d’assauts boursiers brutaux à la fondation CIFF de Jamie Hohn, qui finance à son tour l’ECF (3 millions d’euros rien qu’en 2008). TCI mena pour le compte de la City la purge de la bourse allemande lorsque celle-ci menaçait de racheter le London Stock Exchange. Il fut aussi un des opérateurs du raid contre le producteur d’acier français Arcelor, et participa activement aux règlements de comptes entre ABN Amro, Royal Bank of Scotland et Banco Santander.

    Les autres contributeurs sont : le Arcadia Fund basé à Londres, qui gère la fortune de la riche famille suédoise Rausling ; la Oak Foundation d’Alan Parker, un associé de George Soros dans la finance off-shore ; la McCall MacBain Foundation du milliardaire canadien John McCall MacBain, un associé de longue date du tristement célèbre groupe Wendel.

    Cet amas visqueux d’oligarques gluants, dont le pouvoir et la fortune reposent sur le pillage de l’économie réelle, met tous ses moyens à disposition pour que l’Allemagne en finisse avec la source d’énergie qui seule permet des niveaux de vie élevés pour plus de personnes. Mais il n’y a pas non plus de quoi s’enthousiasmer à l’idée de prolonger la vie de vieilles centrales dont le concept technologique date des années 1950. Cette impasse reflète la dégénérescence économique qui nous frappe depuis 40 ans. Pour en sortir, nous devons nous réapproprier la science atomique, l’orienter vers la fission de 4e génération puis la fusion, et l’offrir en dédommagement aux deux milliards de gens qui n’ont droit ni à l’électricité, ni au développement, ni à penser l’avenir.

    Il est temps de faire un choix politique : la finance ou la vie.

    Il fût un temps l’on disait:La bourse ou la vie!

    J’aimerais bien entendre un jour:La vie,rien que la vie!

    Bises,Léa.

  27. Bonjour Marie,

    Marie regarde…

    TGV Sud-Ouest: le tracé de la ligne validé

    Le couloir dans lequel va s’inscrire le tracé de la LGV qui doit relier Bordeaux à l’Espagne et Toulouse a été définitivement arrêté et le financement des travaux par les collectivités est proche d’être bouclé, a annoncé aujourd’hui à Bordeaux le ministre de l’Ecologie Jean-Louis Borloo.

    « On a arrêté le tracé, le fuseau (d’un km de large qui doit accueillir le tracé de la ligne) sur Bordeaux-Espagne et Bordeaux-Toulouse, c’était une attente forte, on avance enfin », a déclaré M. Borloo lors d’un point presse aux côtés des présidents PS des régions Aquitaine et Midi-Pyrénées, Alain Rousset et Martin Malvy, avec qui il avait eu un peu plus tôt une réunion de travail.

    Ce tracé, qui comporte 410 km de lignes nouvelles, est globalement conforme à celui soumis en mai pour validation au Premier ministre par le Comité de pilotage (Copil), « à un ajustement près » au niveau de Préchac (Gironde), où le tracé final s’éloignera finalement du centre-ville, a souligné le préfet d’Aquitaine, Dominique Schmitt. Deux propriétés viticoles seront également touchées en Gironde « mais nous ferons en sorte qu’aucune des parcelles qui puissent se trouver sur le tracé ne soient inaccessibles », a-t-il ajouté.

    L’hypothèse de nouvelle gares à Bayonne et à Agen est également à l’étude, de même qu’une variante du tracé à Saint-Jory (Haute-Garonne), a ajouté M. Schmitt.
    Quant au financement estimé en juin 2009 à 16 milliards d’euros (chiffres ministère de l’Ecologie) de la totalité des tronçons Tours-Bordeaux, Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Hendaye, « je crois qu’à deux ajustements près, on s’est mis d’accord sur le processus » avec les régions Aquitaine et Midi-Pyrénées, s’est félicité M. Borloo qui espère pouvoir signer « d’ici Noël » la convention définitive avec le concessionnaire Vinci.

    Le projet de Ligne à grande vitesse Sud Europe Atlantique (LGV-SEA) est constituée d’un tronçon central (Tours-Bordeaux, qui doit mettre Bordeaux à deux heures de Paris fin 2016) assorti à l’horizon 2020 des branches Bordeaux-Toulouse, Bordeaux-Espagne (appelées Grands projets du Sud-Ouest (GPSO), mise en service 2020) et Poitiers-Limoges (2017).

    Marie,tu te rends compte,toutes les expropriations,maisons,vignes,terres,qui seront faites au nom de la vitesse,la grande vitesse!Sans parler des chamboulements sur la flore et la faune.

    C’est a être désespérement déséspérée!Plouf-plouf….Borloooo!:)

    Bises,Léa.

  28. Lléa, il serait temps d’arrêter la fumette, même si votre indignation est belle et justifiée. Mais écrire « nous devons nous réapproprier la science atomique, l’orienter vers la fission de 4e génération puis la fusion, et l’offrir en dédommagement aux deux milliards de gens qui n’ont droit ni à l’électricité, ni au développement, ni à penser l’avenir. », c’est du grand n’importe quoi.

    D’abord parce que cette « énergie d’avenir » n’a pas plus de réserve de matières premières que le pétrole, à niveaux de consommation égaux à ceux d’aujourd’hui. Ensuite parce que l’énergie atomique a comme caractéristique de ne pouvoir être (plus ou moins) maîtrisée que par une poignée d’ingénieurs hyper-spécialisés, et échappe de ce fait à la reprise de l’autonomie énergétique par les citoyens. Enfin parce qu’en prétendant offrir cette source d’énergie aux PEVD, vous leur faites le cadeau le plus empoisonné qui soit, celui d’un développement axé sur notre modèle de société. Précisément celui qui nous mène dans le mur et que vous dénoncez vous-même, avec raison.

    Bien à vous

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