Macron-le-petit en campagne

Vous le savez, Macron-le-petit renie les vagues promesses qu’il avait faites, depuis son fameux et risible Make our planet great again, de juin 2017. Il prétendait alors faire la leçon à Trump et moquer son Make America great again. Depuis, il s’est couché devant l’agriculture industrielle – voyez les cadeaux faits à la FNSEA – et tente de détruire le peu de choses encore debout, du recensement des pesticides à la surveillance du nucléaire, de la biodiversité des forêts à la protection du Loup et de l’Ours. Cet homme est d’une telle dimension – catégorie nain de jardin – que nul commentaire ne saurait le qualifier vraiment. Je n’ai pas grand-chose à ajouter à ce que j’écrivais ici il y a…sept ans.

Et j’apprends aujourd’hui qu’il va livrer des avions de combat Mirage à l’Ukraine. Avec un tel chef de guerre, nous irons tous fort loin. Et trop, sans l’ombre d’un doute. Ce qui suit n’indique en rien ce qui va se passer, mais quelques éléments d’histoire ne sont pas à dédaigner. Regardons ensemble le passé récent de cette armée à laquelle notre si bon maître vient d’accorder 413 milliards d’euros sur cinq ans, en attendant bien plus.

Depuis 1939, la sottise et l’aveuglement sont aux commandes. La ligne Maginot, prétendument construite pour empêcher tout mouvement de la Wehrmacht, était en réalité un mirage. Les troupes nazies ont traversé les Ardennes, que l’armée de Gamelin jugeait impraticables, et contourné cette même ligne Maginot par la Belgique, car les casemates en béton s’arrêtaient à la frontière. La Belgique ne pouvait bien entendu être attaquée, puisqu’elle s’était déclarée neutre.

La suite est bien agréable. La France a lancé en 1946 une guerre atroce contre l’indépendance vietnamienne, qui se poursuivra par la première guerre écologique – américaine, celle-là – de l’histoire. Encore bravo à nos états-majors, défaits à Dien Bien Phu par une armée de paysans chaussés de morceaux de pneus.

L’Algérie ? Après s’être déshonorée par la torture de masse, l’armée a bien failli basculer du côté des fascistes de ce qui n’était pas encore l’OAS. Le « quarteron » des généraux Salan, Challe, Jouhaud et Zeller représentait bel et bien une part importante de notre belle armée. D’autres massacres moins connus, comme celui mené par nos hélicos de guerre au Cameroun ou à Madagascar, donnent une idée de la valeur morale, mais aussi opérationnelle de nos unités militaires.

Depuis, et je ne peux entrer dans trop de détails, l’armée a perdu la partie face à l’expansion de l’islamisme armé en Afrique. Où veux-je en venir ? À cette évidence que nous devons avoir confiance dans de tels chefs. J’imagine sans peine les réunions au sommet entre Macron-le-petit, dont l’expérience de la vie et de ses problèmes est proche de zéro, et les hauts gradés de cette Grande Muette aux paroles si risibles. Pas vous ?

4 réflexions sur « Macron-le-petit en campagne »

  1. Avec le Darma-nain de Jardin, cela fait un sacré set de nain, bien loin d’être blancs comme neige à chasser les verts de rage !

  2. « la première guerre écologique de l’histoire »

    Merci pour ces mots, si importants, que l’armée, toutes les armées aujourd’hui, voudraient surtout qu’on ne les prononce pas, qu’on ne les comprenne pas !

  3. Qui obligeait Macron à dissoudre l’Assemblée Nationale maintenant ? Cela ressemble à Hindenburg donnant le pouvoir à Hitler. Le « grand » Hindenburg croyait manipuler le « petit » Hitler. L’arrogance et l’hypocrisie croient toujours être aux commandes, et nous mènent toujours à la perte.

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