Je cède ma place à Brice Lalonde (de bon cœur)

Le magazine Terra Eco (ici) publie dans sa dernière livraison un entretien avec Brice Lalonde. Et il est passionnant. Lalonde, ci-devant écologiste – il y a désormais si longtemps – est devenu ultralibéral et copine avec Alain Madelin, ancien responsable politique français reconverti dans les affaires. Lalonde est l’un des meilleurs symboles d’un mouvement surgi des profondeurs du système. Ce qu’on nomme le « développement durable », qui n’est rien d’autre, dans l’esprit de ses concepteurs, qu’un développement appelé à durer. Éternellement. En somme, Lalonde représente le capitalisme vert, qui utilise cette déjà vieille combine nommée chez nous Ripolin et chez d’autres greenwashing. On passe un coup de badigeon, et l’on repart à l’assaut des mers, des forêts, des sols et des peuples.

Attention, Lalonde n’est pas un quelconque pékin. Ambassadeur de la France pour les négociations climatiques, il va coordonner pour les Nations Unies le Sommet de la Terre prévu à Rio en 2012. Un Sommet dans les coulisses duquel des hommes comme Stephan Schmidheiny font la pluie et le beau temps. Ce Suisse est l’héritier du groupe Eternit, spécialisé dans l’amiante, dont l’activité a tué et continue de tuer des milliers de prolétaires d’un bout à l’autre de la planète. Un procès historique se tient en ce moment à Turin, où Schmidheiny est l’un des principaux accusés. Mais il a prudemment décidé de ne pas se présenter.

C’est qu’entre-temps, il a refait sa vie. On croirait presque de la chirurgie esthétique. Installé la plupart du temps en Amérique latine, il y a créé une série de fondations vouées au « développement durable ». Avina, par exemple (ici). Dès 1992, il était le bras droit de Maurice Strong, ancien patron de l’industrie pétrolière canadienne, dans l’organisation du premier Sommet de la Terre de Rio. Un ami me dit qu’il en sera de même pour l’édition 2012. Je n’ai pas encore vérifié, mais je suis prêt à parier que oui. Or Schmidheiny est aussi le fondateur du World Business Council for Sustainable Development (WBCSD). Ce Conseil mondial des entreprises pour le développement durable regroupe d’innombrables philanthropes, parmi lesquels BP, Shell, Syngenta, BASF, Areva, Novartis, Unilever, China Petrochemical Corporation, etc.

Lalonde-Schmidheiny même combat ? Je le crois. Je le crains. Maintenant lisez Lalonde dans le texte. C’est fameux de la première à la dernière ligne. Vous n’avez pas besoin de moi, je pense, pour comprendre de quoi il retourne. J’en profite pour lancer une nouvelle fois un Appel pour préparer la déconstruction critique du funeste Sommet de la Terre 2012, qui s’annonce comme le pire événement des années sombres où nous sommes par force plongés.

Terra eco : Personne ne semble croire à un accord global sur la réduction des émissions à Cancún. Mais que peut-on vraiment attendre de ce sommet ?

Brice Lalonde  : Il faut qu’il y ait une avancée et qu’on scelle cette avancée. On sait déjà que sur certains points, on peut parvenir à un accord : sur les émissions qui proviennent de la déforestation, sur la coopération technologique, sur la création d’un fonds vert qui viendra compléter les mécanismes de financement existants. Et on sait aussi qu’on doit pouvoir traduire, dans une décision, les engagements qui ont été pris à Copenhague par les chefs d’Etat en matière de réduction d’émissions et de transparence. On sait que tout cela est possible.

Mais on ne pourra avancer que si l’ensemble de ces points constitue un ensemble à peu près équilibré. Avant, on croyait à un accord exhaustif (soit il y avait un accord sur tout, soit pas d’accord du tout, ndlr) ; aujourd’hui, on a compris qu’on n’y arriverait jamais. On cherche donc un accord dans lequel tout le monde trouve son compte : le Nord, le Sud mais aussi les pays développés entre eux. C’est un équilibre délicat. En principe, ça se passe la dernière nuit de négociation, quand tout d’un coup les ministres se disent : « Ça y est. On a trouvé quelque chose ». Reste que certaines questions peuvent faire déraper le processus. Notamment celle de la forme juridique que doit prendre l’engagement des pays non engagés dans Kyoto. Ou parce que dans le système des Nations unies, où les décisions sont prises à la quasi-unanimité, il suffit que trois ou quatre pays ne soient pas d’accord pour tout bloquer…

Vous parlez d’accord sur des points précis. Un accord global sur les émissions prendra plus de temps ?

190 pays, vous vous rendez compte ? Le paysan andin, le pêcheur mauritanien, le commerçant chinois, tous ces gens pour lesquels le changement climatique n’est pas la première priorité ! Que 190 pays avec toute cette population signe un traité dont l’objectif sera de transformer l’économie mondiale, de progressivement sonner le glas des combustibles fossiles, de passer aux énergies renouvelables, à la sobriété énergétique… Ce n’est quand même pas rien ! Ce n’est pas pour tout de suite, voilà.Disons qu’en 2011, en Afrique du Sud, on peut attendre que l’accord de Cancún soit complet. On aura déblayé ce qui reste à négocier pour mettre en place la seconde phase de Kyoto pour les pays engagés dans le protocole et on aura négocié ce qui reste à déterminer de l’accord de Copenhague : le fonds vert, la source des financement innovants… Ce sera le dernier accord double avant l’accord unique.

Un accord unique qui commence à ressembler au Graal…

Oui, c’est tout à fait ça. C’est comme en physique, on cherche la grande unification ! Mais cet accord ne viendra peut-être que valider ce qui existera déjà. L’impulsion du changement, je ne pense pas qu’elle vienne des Nations unies, je pense qu’elle vient d’ailleurs. Elle vient de groupes plus petits, peut-être de deux ou trois pays…

 Les chefs d’Etat ne devraient pas être présents à Cancún. Certaines ONG pensent que cela apaisera le débat. Vous-même, le regrettez-vous ?

 A Copenhague, heureusement que les chefs d’Etat sont venus. Ils ont transpiré, ils ont mouillé leur chemise. J’étais absolument épaté. Ils ont passé une nuit blanche et une journée entière à négocier. S’ils n’avaient pas été là, ç’aurait été un échec total.

Leur présence est importante. C’est tellement lourd ce qu’il y a à décider… Refaire toute l’économie mondiale, c’est quand même une affaire importante. Et la plupart du temps, les ministères de l’Environnement des pays n’ont pas la capacité d’engager de tels budgets. Mais il faut faire avec ce qu’on a. Au moins, nous aurons des ministres.

Vous allez quitter le poste d’ambassadeur français pour le climat l’année prochaine. Vous ne verrez peut-être jamais la signature un accord international…

Je ne serai pas loin (Brice Lalonde devrait être coordinateur du Sommet de la Terre à Rio en 2012, ndlr). Je le verrai. Peut-être pas de mon vivant. Vous savez, ça risque de durer tout le siècle. Et il n’y a pas que le carbone : il y a aussi le phosphore, l’azote, la biodiversité, la couche d’ozone, l’acidification de la mer… On est entré dans un monde nouveau. Les problèmes sont nouveaux, on est en train d’essayer de les régler. Tout est à inventer.

20 réflexions au sujet de « Je cède ma place à Brice Lalonde (de bon cœur) »

  1. Ce type semble connaître l’enjeu :
     » Et il n’y a pas que le carbone : il y a aussi le phosphore, l’azote, la biodiversité, la couche d’ozone, l’acidification de la mer.  »
    Il reconnaît à demi-mot l’ampleur de la crise écologique, la crise de la vie. Je le crois en mesure de décrire, comme beaucoup le font, la catastrophe qui s’étale sous nos yeux.
    MAIS IL A TOUT SON TEMPS.
     » ça risque de durer tout le siècle. »
    Tragique. Comme s’il ne s’agissait que d’une question philosophique à envisager, que d’une considération intellectuelle vaguement stimulante pour l’esprit.
    Nous sommes bel et bien confrontés à une crise démocratique qui se résume en une question : « Comment, nous citoyens, pouvons-nous dès à présent résister, dénoncer les experts qui confisquent notre parole au profit de ceux qui les payent et contourner les pouvoirs pour sauver notre planète ? » Sans eux qui ne feront rien; sans eux qui poursuivront une destruction implacable; sans eux qui sont incapables de relier entre eux tous les faits qu’ils connaissent.

  2. Bonjour Fabrice,

    Sur un autre sujet, j’ai pensé à vous ce matin avec toutes cette pub que l’on entend actuellement de la part du CIV.

    Le pot de terre comme le pot de fer continue !

  3. Freddi,

    Ce qui m’étonne quand même un peu, c’est l’absence totale du personnel de Radio France – j’ai entendu un message du CIV sur Inter – face au déferlement d’une campagne de propagande politique payée par nous tous. Car c’est le ministère de l’Agriculture qui banque, en bonne part. Ô joie.

    Fabrice Nicolino

  4. Les porcheries européennes (moyenne de 180 têtes) seraient à « taille humaine » d’après la pub…A comparer avec celles aux US (20 000 par porcherie…).
    Et dire que la majorité gobe toutes ces conneries…

  5. Régis Pasquet,
    la réponse est en partie sur ce blog. La résistence vient de tout un chacun essayant de changer personnellement ses habitudes de vie confortable; c’est la participation et l’encouragement des nombreux sites et blog sur la question. Il ne faut pas hésiter à diffuser les liens de ce blog, de celui d’Hervé Kempf, de Matthieu Auzanneau, de Paul Jorion, de Biosphère, de Jean-Marc Jancovici, de Audrey Garric, de Décroissance et tant d’autres. Certes, le discours n’est pas forcément toujours en concordance, mais c’est normale, toutetois tous constate que la crise ne se règlera pas par plus de croissance, en tous cas dans les pays occidentaux.
    Quant à Brice Lalonde, il est comme beaucoup d’écologistes politiques dans un optimisme aveugle. Pour il était à la base de l’écologie naissante en France, mais il a fait comme beaucoup, lu et écarté les thèses révolutionnaires de Nicolas Georgescu-Roegen.

  6. On peut les écouter tous (les spots) sur leur site, je ne sais pas vous mais ça me coupe plutôt l’appétit; rien que l’apparence générale avec deux jeunes, souriants, nourris bien sûr à la viande laisse rêveur !

  7. C’est bien entendu le paysan andin et le pêcheur mauritanien qui ont du mal à avaler la sobriété énergétique…
    Une autre vie doit être possible, pour ne plus subir ce genre d’infos : Massacre aux pesticides- Coups de malchance! …
    http://0z.fr/dSyW4

  8. Coucou ,

    Hors sujet . Je peux ? Je ne savais pas ou mettre . En espérant que vous ferez preuve de compréhension . MERCI . Bonne fin de semaine a tous les récalcitrants du système . Enormes bisous claquants .

    LETTRE OUVERTE AUX PERSONNELS DE POLICE .

    Chers gendarmes, policiers, militaires, pour la plupart, vous êtes jeunes, beaux, sensibles et intelligents. A certaines exceptions près, vous n’êtes pas ce pandore imbécile que rosse joyeusement Guignol.

    Vous êtes entrés dans cette fonction par nécessité, car il faut bien vivre, mais aussi souvent par idéal : maintenir la paix publique, protéger les populations, juguler la violence et le crime.

    Vous avez juré obéissance à de grands principes républicains, et de ce fait, abdiqué votre libre-arbitre à une hiérarchie censée être le cerveau, et dont vous seriez les muscles.

    Le sommet de cette hiérarchie, c’est clair, c’est l’état, qui représente l’ordre public. L’ordre, le mot est lâché.

    Au nom de la préservation de l’ordre, tout est possible. Dans la France de Vichy, au temps de la commune, nombreux furent les militaires, gendarmes, policiers, à avoir exécuté d’affreuses et injustes missions au nom de l’ordre.

    De tout temps, le pouvoir compte sur l’obéissance de cette force qui le protège : vous.

    Mais obéissance n’est pas soumission. Si vous êtes les muscles du pouvoir, vous avez aussi un cerveau, un cœur, une moelle épinière, des yeux pour voir.

    Si vous aimez l’ordre, et êtes censés obéir aux ordres, vous n’êtes pas de vils soudards, et cet équipement d’hommes et de femmes dont vous êtes dotés comme tout le monde : coeur, cervelle, oreilles et yeux, doivent à un certain moment prendre le pas sur l’obéissance.

    C’est précisément la différence entre l’homme et la machine.

    Dans toutes les époques, tous les pays, le pouvoir devenu fou, immonde ou injuste a lâché sa garde sur le peuple. Or, le peuple, c’est vous. Si ce n’est vous, ce sont vos parents, vos voisins, vos frères et sœurs, vos enfants.

    Le peuple que vous êtes censés protéger, c’est cet ensemble de gens qui vous sont proches, qui sont vous, votre reflet dans le miroir.

    Ne vous trompez pas de combat, de cible. Si maintenant, bientôt, on vous lâche contre le peuple, ce n’est pas pour le défendre. Mais pour défendre comme très souvent au cours des siècles le pouvoir des plus riches, des plus lâches, des plus cruels, qui se terrent derrière leurs milliards salement accumulés en attendant que vous ayez fini la besogne : les sortir de l’ornière où eux-mêmes se sont jetés, à force de trahisons et d’égoïsme.

    Regardez-vous : pour la plupart, vous êtes jeunes, forts, beaux et purs. Pourquoi accepter de servir encore une fois le camp de la pourriture, contre des gens simples qui ne demandent qu’une chose : vivre ?

    Dans certains pays, les militaires tirent sur la foule misérable affamée de nourriture et de justice.

    Ici, si un peuple entier ne se soulève pas avant, ce sera bientôt ce qu’on vous demandera, au nom du respect de l’ordre.

    Le ferez-vous ? Comme au temps de la commune, tirerez-vous sur la foule pour protéger banques, châteaux, yachts, milliards, collections de tableaux et putes de luxe ?

    Récemment, une sculpture d’Henri Matisse et un dessin de Roy Lichtenstein ont été vendus près de 50 millions de dollars chacun. Bien sûr, vous pouvez trouver cela parfaitement normal, alors que de plus en plus de gens meurent de faim, partout et ici même sous vos yeux.

    Mais vous pouvez aussi refuser de défendre un ordre qui cautionne ces saletés. Un ordre qu’aucun humain digne de ce nom ne peut plus défendre et justifier. Mais à chacun son choix.

    La guerre qui fait rage dans le monde passe par votre conscience. A tout instant, vous avez le choix de dire : oui, je suis le chien de garde des gens qui me paient, et j’obéis comme un robot ; ou alors : non, c’est intolérable. C’est le peuple qui me paie, par son travail et ses impôts. Et c’est lui qu’on me demande de réprimer ?

    Non. Je suis un être humain, libre de choisir comment et pour quelle idée je veux vivre. Non. Je ne veux pas que mes petits enfants aient pour grand-père un salaud, un tueur et un tortionnaire.

    Défendre l’ordre, ce n’est pas défendre n’importe quelle saloperie votée en catimini. Défendre l’ordre, ce n’est pas voler les ordinateurs des juges ou des journalistes qui enquêtent sur de très vilaines choses très secrètes, qui ont engraissé en grande partie la hiérarchie qui vous commande.

    L’ordre véritable n’a pas besoin de milices et de se cacher derrière les matraques et les gaz inhibants.

    L’ordre véritable existe en vous, où vous le découvrirez si vous le cherchez. Défendre l’ordre peut mener à la désobéissance.

    Et par là remettre en cause votre engagement.

    Mais, le jour où vous aurez accédé librement, par un choix conscient, à la faculté de désobéir lorsque la cause que vous êtes censés défendre vous semble vraiment trop pourrie, ce jour là sera le jour de votre véritable naissance.

    Et peut-être celui d’une nouvelle humanité.

    Car, entre une humanité écrasée et soumise à tous les rêves de domination et les fous qui rêvent de dominer l’univers, vous devenez la matière de l’unique véritable choix. Entre une masse amorphe et abrutie par toutes les drogues sciemment répandues par les puissants, et les puissants eux-mêmes, dont le but complètement dingue est de devenir de misérables dieux, maîtres de l’univers par le mensonge, la violence et le vol, et l’argent, fruit de toutes les malversations, vous représentez maintenant, vous, flics et soldats de France, d’Europe et d’ailleurs, vous qui avez la véritable force, celle de la jeunesse, de la force et de la conscience, vous qui si longtemps vous êtes opposés à la libération, vous représentez une aujourd’hui une vraie force capable de changer le monde; vous devenez peu à peu, par votre sincérité et la lucidité le terreau d’un des véritables espoirs de l’humanité.

    Car vous avez réellement le choix, au plus profond de votre coeur, entre servir la pourriture qui veut mettre l’humanité à sa botte, ou servir l’humanité.

    Ne vous trompez pas de chemin. Vous nous portez tous.

    http://www.vieux-jade.com/article-lettre-ouverte-aux-personnels-de-police-61513941.html

    MERCI . Léa .

  9. Ouais, le paysan andin, pêcheur mauritanien ou commerçant chinois… « ah ben voilà, la faute aux gueux à la peau et aux yeux bizarres! Heureusement, nous l’élite éclairé, nous veillons »…

    Et si ces gens, étaient en fait les otages du système plus qu’autre chose?

  10. Qui a dit :  » On lutte contre le changement climatique, on luttera d’autant mieux qu’on sera conscient qu’il est déjà en cours. Et compte tenu de l’inertie des systèmes, quelle que soit l’ampleur de la lutte (contre le changement climatique), il faut s’adapter » ?

    En clair , ceux qui jurent que le bateau ne coulera pas conseillent tout de même aux passagers d’apprendre à nager …

    Car  » gouverner , c’est prévoir  » , savent ceux qui gouvernent ou aspirent à gouverner , ce qui ne les empêche pas de dire que  » les problèmes sont nouveaux  » ! La faute à  » l’inertie des systèmes « , formule certifiée ENA et qui recouvre en fait l’absence d’intelligence des anciens de l’Ecole Nationale d’Abrutissement .
    Et aussi , hélas , de tous les recalés ,infiniment plus nombreux que les admis …

    Maintenant , la réponse :

    http://fr.news.yahoo.com/4/20101123/tts-france-climat-adaptation-ca02f96.html

  11. entendu ce matin sur Europe 1 sur le mode questions-réponses: que mangent nos bovins en France?
    et bien de l’herbe; nos bovins mangent de l’herbe et vivent dans les prés lorsque la saison le permet; avec aussi des compléments à base de mais qui viennent de la ferme voilà tout.

    communiqué du CIV. seriné partout et à toutes les heures, ce message risque de marquer les esprits et comment les gens peuvent vérifier si c faux ou pas? çà vaudrait le coup de faire une réponse aux services courrier des radios ; ce message est mensonger.

  12. Un extrait de l’interview de Pierre Rabhi par Sophie Fabrégat (Actu-Environnement) :

    (…) J’ai un énorme désaccord avec la modernité ! L’humanité est en train de s’éradiquer elle-même en pillant la planète pour faire du fric et du capital. Je ne me fais pas de soucis pour la planète, mais pour l’humanité qui est devenue démente. Nous nous suicidons avec ce système.

    C’est une question de responsabilité morale. Je ne pointe pas du doigt les agriculteurs qui, s’ils ont une part de responsabilité, sont piégés dans une spirale qui, elle, relève de la responsabilité collective.

    Le consommateur a par exemple une part énorme à jouer dans le changement, avec l’influence qu’il peut avoir sur le marché par ses choix. Il devrait être un modérateur.

    Aujourd’hui, le consommateur est responsable, soit par ignorance, soit par désintérêt. (…)

  13. Selon un article récent de Catherine Vincent paru dans le Monde, 97 % de la population mondiale des tigres sauvages a disparue de la planète depuis 1900.

    Sur environ 100.000 individus au début du XXème siècle, on en dénombrerait seulement 3200 actuellement. L’Inde en abriterait plus de la moitié, soit 1500.

    Les treize pays qui comptent encore des tigres sur leurs territoires viennent de se réunir en congrès à Saint Petersbourg, à l’invitation de Vladimir Poutine. Dans le but d’organiser plus efficacement la lutte contre le braconnage.
    Un message du WWF, auquel Yannick Noah a prêté sa voix et son image, interpellait récemment l’opinion publique française sur la situation des tigres. En même temps que ceux du CIV…

    Espérons que cette initiative tardive pourra stopper le génocide dont sont victimes ces magnifiques félins.

  14. Bonsoir ,

    PARIS – Les Etats pêcheurs de thon rouge réunis à Paris ont opté samedi pour une quasi-stabilité des quotas de pêche pour 2011, provoquant une immense déception chez les ONG écologistes qui réclamaient une réduction drastique, nécessaire selon eux pour sauvegarder l’espèce.

    ———–

    Manifestation tendue contre le futur aéroport de Nantes .

    NOTRE-DAME-DES-LANDES (Loire-Atlantique) – Près de 500 personnes, qui manifestaient à Notre-Dame-des-Landes contre le futur aéroport de Nantes, se sont opposées samedi à plusieurs reprises aux forces de l’ordre très nombreuses qui protégeaient la mairie où se déroulaient deux enquêtes publiques sur le projet, a constaté l’AFP sur place.

    Bien a vous , Léa .

  15. Rebonsoir ,

    La bêtise humaine …..attention , pas pour tout les yeux !

    http://envoye-special.france2.fr/index-fr.php?page=reportage-bonus&id_article=2600

    Comment peut on être inhumain a ce point ? Comment les femmes peuvent elles se sentir « belles » en portant de la fourrure ?
    Elles qui ne supportent pas que le moindre poil et qui se font un plaisir d’exiger l’épilation complète de leur conjoint !
    Elles qui pour Noël achètent une jolie boule touffu a leurs enfants !

    Je n’ai pas compris et ne le comprendrais jamais !

    Gros bisous , Léa .

  16. Interview abyssale.
    Je ne connais pas Brice Lalonde – j’espère ne pas le connaître.
    Cette perle : « A Copenhague, heureusement que les chefs d’Etat sont venus. Ils ont transpiré, ils ont mouillé leur chemise. J’étais absolument épaté. Ils ont passé une nuit blanche et une journée entière à négocier. S’ils n’avaient pas été là, ç’aurait été un échec total. »
    Régis Paquet parle de « tragique » dans son commentaire, c’est ça.
    Appel entendu Fabrice pour le sommet – comment et où relayer ?

  17. @ erick

    Je ne vois qu’une explication : la ressemblance avec un Rom qui tentait de revenir en France en aile volante …
    Sinon , il y a pinard , méconnaissance de la nature ou pulsion de mort incontrôlable .Du pas sérieux …

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