George Monbiot se déshonore (sur le nucléaire)

J’aurais aimé me passer de ce papier-ci, mais c’est impossible. J’ai à de nombreuses reprises attiré votre attention sur l’éditorialiste du journal britannique The Guardian, George Monbiot. Il est brillant, batailleur, et il était écologiste. Si je dois utiliser l’imparfait, c’est à cause d’un article paru le 21 mars (ici) dans lequel Monbiot annonce son spectaculaire ralliement à l’énergie nucléaire. J’ai été tenté de traduire ce texte pour vous, mais ayant commencé, j’ai réalisé que je n’en aurais pas le temps. Car ce dernier me manque. Je vous livre donc une version non complète, glanée sur le Net, mais dont j’ai pu apprécier la qualité. Les parties négligées sont secondaires. Voici donc le texte de Monbiot, déplorable à tous égards. En deux coups de cuiller à pot, sans autre argument que la fantaisie de l’auteur, il va semer un trouble profond chez les lecteurs de ce journaliste talentueux. Pour vous dire ma vérité toute simple, Monbiot me fait honte.

Why Fukushima made me stop worrying and love nuclear power

Vous ne serez pas surpris d’apprendre que les événements au Japon ont modifié la vision que j’avais de l’énergie nucléaire. Mais vous risquez d’être surpris par le changement en question. A la suite de la catastrophe de Fukushima, je ne suis plus neutre vis-à-vis du nucléaire. J’en suis un partisan.

Une vieille centrale pourrie dotée d’une sécurité inadaptée a été frappée par un séisme monstrueux et un violent tsunami. Elle s’est retrouvée privée d’électricité, ce qui a mis le système de refroidissement hors service. Les réacteurs ont commencé à exploser et à entrer en fusion.
Ce désastre a révélé au grand jour le résultat d’une conception défaillante et d’économies réalisées à la va-vite. Pourtant, pour ce que l’on en sait, personne n’a encore été victime d’une dose mortelle de radiations. Des écologistes ont grossièrement exagéré les dangers de pollution radioactive. Si d’autres formes de production de l’énergie ne causaient pas de dégâts, l’impact de Fukushima serait plus fort. Mais l’énergie, c’est comme les médicaments : s’il n’y a pas d’effets secondaires, il y a de grandes chances que ça ne marche pas.

Les énergies renouvelables dégradent le paysage

Comme la plupart des écologistes, je suis en faveur d’un développement sans précédent des énergies renouvelables. Mais je peux comprendre de quoi se plaignent leurs adversaires. Il n’y a pas que les éoliennes qui inquiètent les gens, mais aussi les nouvelles connexions au réseau (les pylônes et les câbles d’alimentation). Plus la proportion que représente l’électricité renouvelable augmentera, plus il faudra de systèmes de stockage pour que l’on puisse continuer à s’éclairer. Comme d’autres, j’ai appelé à ce que les énergies renouvelables servent à la fois à remplacer l’électricité produite grâce aux combustibles fossiles et à augmenter le volume de production, afin de supplanter le pétrole utilisé pour les transports et le gaz de chauffage. Mais faut-il également que nous exigions qu’elles se substituent à la capacité nucléaire actuelle ? Plus nous imposerons de missions aux énergies renouvelables, plus leur impact sera grand sur le paysage, plus il sera difficile de convaincre l’opinion publique.

Peu de rendement des capteurs solaires

Sous nos latitudes, la production d’énergie ambiante à petite échelle est une perte de temps. La production d’énergie solaire au Royaume-Uni implique un gaspillage spectaculaire de ressources déjà rares. Elle est d’une inefficacité désespérante et ne parvient que misérablement à satisfaire la demande. L’énergie éolienne est plus ou moins sans intérêt dans les zones peuplées. Cela tient en partie au fait que nous nous sommes installés dans des endroits abrités du vent ; en partie au fait que les turbulences engendrées par les bâtiments interfèrent avec l’écoulement de l’air et perturbent le mécanisme. Et avec quoi ferions-nous tourner nos filatures, nos fours à briques, nos hauts-fourneaux et nos chemins de fer électriques — pour ne rien dire de technologies industrielles avancées ? Des panneaux solaires sur les toits ?

C’est quand on s’intéresse aux besoins de l’ensemble de l’économie que l’on cesse d’être amoureux du principe de la production locale. Un réseau national (ou, mieux encore, international) est une condition indispensable à une alimentation en énergie essentiellement renouvelable.
Le nucléaire préférable aux énergies vertes. Même avec une population nettement moindre que celle d’aujourd’hui, les produits manufacturés, dans une économie agricole, étaient réservés à une élite. Une production énergétique 100 % verte — décentralisée, fondée sur les produits de la terre — serait bien plus dommageable pour l’humanité qu’une fusion du cœur d’un réacteur nucléaire.

Mais la source d’énergie à laquelle vont revenir la plupart des économies si elles renoncent au nucléaire, ce n’est pas le bois, l’eau, le vent ou le soleil, mais les carburants fossiles. A tout point de vue (changement climatique, impact des mines, pollution locale, dommages et morts liés à l’industrie, et même émissions radioactives), le charbon est cent fois pire que l’énergie nucléaire. Avec l’expansion de la production de gaz de schiste, l’extraction du gaz naturel devient tout aussi dommageable.

Je n’en exècre pas moins les menteurs qui s’occupent de nucléaire. Oui, je préférerais que tout le secteur cesse ses activités s’il existait des solutions de rechange sans danger. Toutes les technologies énergétiques ont un coût ; l’absence de technologies énergétiques également. L’énergie atomique vient d’être mise à très rude épreuve, et l’impact sur la population et sur la planète a été limité. La crise de Fukushima a fait de moi un partisan de l’énergie nucléaire.

51 réflexions au sujet de « George Monbiot se déshonore (sur le nucléaire) »

  1. Mais non quoi; l’énergie nucléaire ne va pas remplacer le reste…Et puis si on arrête les panneaux publicitaires lumineux ça fait déjà combien de centrales en moins? Pffffffff

    De toutes façons c’est un faux problèmes; ce n’est pas parce qu’ils vont en construirent de nouvelles, qu’ils vont arrêter les vieilles centrales; trop cher à démanteler! Ils ne sont pas « cons »; ils ne vont pas payer pour les nouvelles et les vieilles, alors que les vieilles sont amorties par l’argent publique.
    Nos dirigeants paniquent; c’est bien la preuve qu’on a passer le « pic pétrolier » entre ça et le gaz de schistes!
    Pourtant se serrait si simple de remettre le fonctionnement de cette société en question… Rien à faire c’est le peuple qui doit les faire bouger.

    Chaque fois que je vois une corrélation entre l’énergie nucléaire et les énergie fossile; je me dis mais qu’est-ce qu’il feront de leurs centrales lorsque que l’énergie fossile serra hors de prix???
    Ils faut de l’énergie pour entretenir; et tous les ouvriers; ils viendront comment, à vélos? Franchement c’est une prise de position inconsciente; et Fukushiama n’est pas terminer; personne n’a idées de l’impacte sur les mers…Quand je les entend dire que la radio-activité en mer « c’est pas grave » parce que ça se dilue; je me dis: ben oui c’est comme le plastique ça va se diluer à des endroits bien précis. C’est « pas grave » hein; comme les traces de plutonium…

  2. No comment.

    L’ argumentaire de Mister Monbiot ressemble à s’y méprendre à celui d’un scientifique français très médiatique dont j’ai oublié le nom… Il me semble qu’il se prénomme Claude.

  3. Si le public se sentait vraiment concerné par l’écologie, en ville en serait tous à vélo pour les petits trajets. On éteindrait les enseignes lumineuses la nuit. On n’achèterait pas d’écrans plats dévoreurs d’énergie. On ne mettrait pas la clim’ pour un oui ou pour un non.
    Mais très peu de gens y pensent !… Le message ne passe pas, du tout, puisqu’il y a la pub, la télé et tout et tout…
    Franchement, les amis je ne me sens pas optimiste, là…

  4. Fabrice
    Je ne sais comment t’encourager et t’aider. Ton dernier livre est intéressant, mais pour moi moins percutent que les précédents. Nous faisons tous des arrangements avec la vie, car plus personne, ou presque, ne peut vivre comme Robinson Crusoë. Il n’ya pas que Montbiot qui est pour le nucléaire, Jancovici aussi, et pourtant il analyse très bien la question, mais il n’est pas prêt à la véritable Décroissance, ou pour employer le terme d’Edgar Morin, à la métamorphose de notre société. Car la grande question reste que voulons-nous ? À moins que la destinée de l’humanité est d’aller jusqu’au bout de sont expérience et de mourrir.
    Je ne voterai pas Nicolas Hulot, mais plutôt Yves Cochet.
    Et puis encore une fois, à tous tes lecteurs, je les invite fortement à lire, relire et méditer « La Décroissance » de Nicholas Georgescu-Roegen, et surtout le chapitre sur l’énergie.
    Il peuvent aussi livre le Voyage en Anthropocène dont tu as été l’un des relecteurs.
    Bonne continuation

  5. « En deux coups de cuiller à pot, sans autre argument que la fantaisie de l’auteur »… c’est aussi ce que vous venez de faire.

    J’avais trouvé le texte de Monbiot du 22 mars très troublant, d’autant plus qu’il est aussi brillant que l’est James Lovelock qui a déjà depuis bien longtemps annoncé sa faveur pour le nucléaire, à la grande fureur des écolos qui ont traité le père de la théorie Gaïa de traitre.

    Il y a malheureusement des arguments, qu’il a évoqués, lorsque les gaz de schistes ne suffiront plus, c’est à la biomasse qu’on s’attaquera, tout ce qui pourra être brûlé le sera et selon cette perspective, le nucléaire est un moindre mal. De là à dire que c’est LA solution il y a un pas que je ne franchirais pas et je regrette que Monbiot l’ait fait.

    Mais de toute façon, le problème est ailleurs: nous sommes environ 7 milliards, bientôt plus, à vouloir vivre comme des princes. Que ce mode de vie soit alimenté par de l’énergie verte, noire ou jaune ne change pas le résultat final: en continuant ainsi nous allons vers un monde où la biomasse naturelle et les ressources auront été transformé en biomasse humaine, en maïs ogm et en polluants.

  6. Un compte en Suisse ou un rapprochement volontaire?
    Dans les deux cas, c’est lamentable !
    Le « progrès » (au sens d’aujourd’hui) est à faire sauter de son piédestal en même temps que le nucléaire… sinon il sera la solution alors même qu’il est le problème

    EBN

  7. Navrant de traitrise.
    Cette petite merde a dû se faire acheter.

    Si l’on se penche un tant soit peu sur la sécurité de nos centrales, Tricastin par exemple, il y a de quoi se tirer une balle dans la tronche de suite.

  8. Je suis un récent « anti-nucléaire ».
    Je crois qu’il faut analyser et entendre ce qui est dit dans cet article et ne pas considérer immédiatement tous ces arguments comme débiles : certains d’entre eux ne sont pas faux.
    En revanche cet article de George Monbiot n’est pas à la hauteur des enjeux. De nombreuses questions ne sont pas abordées ici qu’on ne peut balayer du revers de la main : le nucléaire pose des questions redoutables:
    – ces liens avec la prolifération de la bombe. (C’est curieux on n’en parle plus du tout de la bombe française)
    – la question des déchets que nous laisserons à nos descendants sans aucune assurance qu’ils auront les moyens techniques, financiers. On plombe l’avenir(il me semble que lorsque le nucléaire a été lancé en France, « on » se donnait 30 ans pour la régler la question. Nous y sommes : on ne voit rien).
    – le fait que cette industrie à haut risque nécessite des systèmes de sécurité et une culture du secret (voir du mensonge) peu compatible avec la démocratie?
    Peut être tout cela est il évident pour vous qui êtes des écolos chevronnés

  9. Une devinette
    Qu’est ce qui est non renouvelable et dont les réserves (30 Gtep) représentent seulement le 6ème des réserves de pétrole ou de gaz conventionnels et seulement 1/19ème des réserves de charbon?
    autres indices :
    -cette source d’énergie représente environ 2,5% de l’énergie mondiale consommée
    -soit environ 1/32ème des énergies issues de roches carbonées fossiles.
    – Au rythme actuel de consommation ses réserves estimées oscillent entre 50 ans et 100 ans en prenant en compte l’exploitation des gisements non rentables et les stocks militaires que bien entendu les bisounours que sont poutine, hujintao and co sacrifieront sans rechigner pour satisfaire les besoins des lauvageon and co.
    – Cette source d’énergie est présentée par certains comme LA PRINCIPALE ALTERNATIVE au pétrole, gaz et charbon pour lutter contre le renforcement de l’effet de serre, cependant si on voulait remplacer seulement 1/4 de ces énergies, les réserves ne seraient plus que de 6 à 12 ans.

  10. Dans dix, vingt, cinquante ans, nous – en ce qui me concerne ceux qui viendront après moi- serons confrontés aux pics successifs des ressources fossiles. Aujourd’hui, des gens comme Monbiot peuvent avancer ce type d’arguments – bien faibles soit dit au passage – car ils n’intègrent pas dans leur réflexion les besoins et les coûts considérables en énergie d’origine fossile du nucléaire. Qu’en sera-t-il de cette folle industrie lors de l’inévitable descente énergétique ?
    Une fois de plus, il est patent que nous devons travailler ensemble à proposer une autre vision
    du monde.Sans culpabiliser quiconque et en acceptant que chacun parte de l’endroit où il se trouve. Avec son histoire et ses angoisses. Mais dans la bonne humeur si nous voulons qu’un nouveau projet suscite l’enthousiasme.

  11. « La crise de Fukushima a fait de moi un partisan de l’énergie nucléaire. »:

    J’ai eu très peur: ma mauvaise habitude de lire d’abord en diagonale avant d’approfondir (ou pas) m’a fait lire la phrase finale avant d’avoir compris de qui il était question. Tu aurais au moins pu mettre des guillemets!!! Bon, j’ai pas eu peur longtemps, c’était tellement invraisemblable…

    Tu as encore les honneurs d’@si,sous le titre « Les écolos ont-ils renoncé à franchir les lignes j@unes? pourquoi ils ne t’invitent pas? Je vais leur demander.

  12. La solution est dans un autre mode de vie: simplicité, sobriété… Pourquoi faire toute cette énorme consomation d’énergie?
    La solution c’est la décroissance: décroissance énergétique, décroissance consumériste,décroissance urbaine, décroissance démographique… Mais cela concerne surtout les populations qui ont adopté le mode de vie occidental… Le problème n’est pas: comment remplacer le nucléaire ou les énergies fossiles, mais vivre autrement en ayant besoin de moins d’énergie…

  13. Moi le nucléaire, je l’aimerai bien quand on sera arrivés à reproduire l’énergie des étoiles (naturelle, oui, si on veut), à coup de fusion dans une boîte au lieu de casser de gros atomes tout sales.
    C’est dommage, au train où ça va on n’aura plus le temps de se poser la question de la radioactivité quand on baignera tous dedans.
    On a fait pareil avec le charbon, pareil avec le pétrole, et élevé des enfants dans un air monde pollué.
    La survie, c’est le nom (de jeune fille) de la Nature quand on ne parle pas d’elle au passé.

  14. Je pense que ce genre de comportement a un rapport avec la dégradation de la qualité des grosses associations « écolos ».

    Cela s’appelle l’infiltration. Lorsque vous ne pouvez détruire un ennemi de l’extérieur, vous essayez par l’intérieur.

    Lorsqu’il s’agit d’un individu, et bien… « Tout le monde a un prix » disent les cyniques.

    Pour les assocs, c’est plus simple. On infiltre. Rien de plus facile que de paraître hyper militant et hyper engagé. Vous en voulez. Vous grimpez dans la hiérarchie de l’assoc. Puis une fois aux places stratégiques… vous travaillez à endormir la bête de l’intérieur.

    ça peut se faire à plusieurs d’ailleurs.

    Evidemment, ce n’est qu’une possibilité et il ne faut pas en faire une règle, mais on peut penser que dans la guerre économique que nous vivons, tout est bon pour descendre concurrents, adversaires, législations… Tout doit sauter pour la plus grande gloire de l’Entreprise et les plus grands bénéfices des actionnaires.

  15. Ca ressemble à un canular de 1er avril !

    Au fait, pendant que j’y suis, j’en profite pour glisser un argument en réponse à ceux qui nous expliquent très sérieusement qu’on peut pas sortir du nucléaire parce que comment qu’on ferait pour remplacer l’énergie ainsi dérobée à notre consommation ! A cet instant, il convient juste de rappeler que le nucléaire c’est seulement à peine 3% de l’énergie totale consommée sur la planète !!!

  16. Postcarbone,

    Je n’avais pas lu ce texte de Jancovici. Qui me semble consternant. Mais réellement consternant. Avec la morgue bien connue des grands ingénieurs, il aligne des chiffres, manière parfaitement rodée de clore tout débat. Comme Nicolas Hulot a choisi de faire de Jancovici son conseiller dans le domaine de l’énergie, je me permets de lui demander ce qu’il pense des propos terribles de Jancovici. Et s’il devait s’en distinguer, que ne l’a-t-il fait plus tôt ?

    Fabrice Nicolino

  17. Les personnages type Jancovici veulent cadenasser le monde dans des équations où les seules variables tolérées sont les chiffres devant lesquels nous sommes censés nous soumettre comme devant les dieux !

    Et pourquoi Diantre ne serait-il pas concevable de proposer une modification substantielle de nos modes de vie avec plus de sobriété, plus de responsabilité, plus de conscience. Le simple fait que ces gens en dépit du contexte de crise aigüe que nous connaissons n’effleure même pas le sujet montre à quel point ils veulent enfermer le débat dans les frontières qui leur conviennent !

    A ce degré de mépris pour la démocratie, la vie politique, ça relève davantage de la psychopathologie que de la science. Les scientifiques se cramponnent au modèle qui sanctifie leur pouvoir et sacrifie la liberté humaine sur l’autel de la démesure de leur fantasme de maitrise et de toute puissance !

    Plus la société est tributaire de leurs technologies, plus ils sont influents en tant détenteurs des savoirs nécessaires à leur mise en oeuvre. Ils sont shootés au pouvoir.

    Ils ne peuvent concevoir une société où ils ne jouiraient plus d’un tel statut leur permettant de soumettre le corps social à leur volonté de puissance à coups d’arguments scientifiques au nom desquels ils détiennent un avantage décisif sur les citoyens lambda !

  18. Jean Marc Jancovici a pourtant bien raison !
    Il faut d’abord économiser l’énergie pour sortir du charbon, du gaz et du pétrole.
    Quand ce sera fait, on pourra peut être parler de sortie du nucléaire.
    Hélas pour nous tous, les consommateurs ne veulent pas décroître.
    Tout cela risque de finir très mal mais ce n’est pas du nucléaire que j’ai peur, c’est vraiment de la réaction des gens qui vont devoir perdre les acquis de l’énergie pas chère d’où qu’elle vienne.

    J’ai entendu Bourdin ce matin à la radio, il veut lancer un débat sur l’énergie suite à l’explosion du prix du gaz. J’ai essayé de l’interpeller pour justement lui dire que c’est bien en augmentant le prix de l’énergie qu’on va inciter aux économies d’énergie. Mais les seuls à prendre la parole, ce sont les gars qui constatent qui ne peuvent plus rouler, plus se chauffer et que cela les mets dans une colère noire…

    Et vous voulez sortir du nucléaire !??

    Je rêve…

  19. « 5° Economisons, alors ! C’est impératif, quel que soit le choix retenu. Mais il n’y a qu’un moyen prouvé : augmenter constamment les prix de l’énergie (électricité, carburants, gaz), pour tout le monde sans exception. Tous les opposants au nucléaire sont-ils d’accord ?  »

    jancovici pose de bonne questions; et titre « la fin de l’énergie facile ». pas plus; meme si je ne suis pas d’accord avec son positionnement sur le nucléaire; ces questions sont à poser.

  20. Une bonne nouvelle en provenance du Japon :

    Un peu de repit pour les baleines
    Comme a Tchernobyl, les scientifiques s’attendent a ce que la faune s’adapte: les souris de la zone sinistree en Ukraine se sont ainsi transformees pour survivre dans un environnement radioactif. «Ce sont simplement de nouvelles especes qui naissent», commente David Boilley. De nouvelles especes de poissons pourraient ainsi voir le jour en presence d’une forte radioactivite.
    Les seules a se rejouir de la catastrophe sont les baleines, qui beneficient d’un repit inattendu: la chasse a la baleine, qui tue chaque annee des centaines de cetaces, a ete compromise par le tsunami. «La peche baleiniere represente une industrie importante pour le pays, a assure Tatsuya Nakaoku, un responsable de l’Agence japonaise des peches. Nous ferons le maximum pour que les pecheurs, y compris les baleiniers, puissent continuer a travailler».

    Un accident nucléaire relâche la pression de l’homme sur les autres espèces.
    La perspective d’une zone de 30 km autour de la centrale sans humains pour des décennies est en fait une vraie chance pour la nature.
    Alors que partout ailleurs les surfaces sauvages tendent à disparaître du fait de la pression de l’homme et de ses machines.

    Ce qui me choque, c’est que le Japon va vite remettre en l’état sa pêcherie à la baleine alors qu’il pourrait y mettre un terme.

    Et autre bonne nouvelle, les japonais ne veulent pas remettre en route les autres centrales nucléaires arrêtées suite à séisme. Résultat, les japonais sont contraints de s’adapter à l’intermittence de l’énergie à cause des coupures de courant. C’est un premier pas vers l’adaptation à l’intermittence des énergies renouvelables.
    Il faudra suivre avec attention l’adaptation sociale à cette situation car c’est bien ce qui nous attend lorsque le prix du pétrole explosera à 400 dollars le baril d’ici quelques années.

  21. Jancovici a le mérite de voir les choses comme un ingénieur. Il constate. A nous d’en tirer les conclusions ! Mais bien évidemment, on ne peut cautionner cette phrase : « 1° Le nucléaire est bien moins dangereux que la chimie ou le charbon. »

  22. Il y a effectivement des écologistes qui sont terrifiés par les conséquences des bouleversements climatiques et de leur possible emballement.

    L’ouragan Katrina en Louisiane et les derniers événements aux Japon montrent que même les pays les plus riches de la planète sont incapables de faire face efficacement à de tels événements.

    Ces écologistes pensent éviter le pire en se prononçant pour le nucléaire, mais il se trompent.

    Je ne parle pas de Jancovici qui, depuis des années, utilise la crise climatique pour systématiquement mettre en avant le nucléaire de ses petits copains des Mines.

    Ce qu’oublie Jancovici, c’est de nous rappeler les commentaires qui accompagnaient l’avènement du nucléaire en France. « Grâce au nucléaire la France produira l’équivalent, chaque année, de la production pétrolière de l’Arabie Saoudite ». N’était-ce pas le prédisent français de l’époque qui affirmait cela ?

    Que les choses soient claires : le nucléaire a été mis en place pour que l’on puisse développer une société basée sur le gaspillage maximum. Et aujourd’hui, nous en récoltons les fruits : épuisements des ressources naturelles, destructions massive de pans entiers de la biosphère, bouleversements climatiques ET nucléaire.

    Le nucléaire a été mis en place justement pour faire l’inverse de ce qui aurait été nécessaire, il y 30 ans : jeter les bases d’une société économe.

    Bonne journée, j’éteins mon ordinateur.

    MH

  23. Bien sûr ! C’est peut-être idiot à dire, mais plus on produit, plus on consomme… Le nucléaire est une industrie comme une autre… sauf qu’elle fait courir des risques insensés aux populations !!!
    Je n’éteins pas mon ordi, car je travaille dessus………

  24. Nous ne pouvons que rester pantois devant la notion de dégradation du paysage et la notion de conséquence en terme d’impact sur la population et la planète évoqués par Mr Monbiot . Thèse tristement défendue par d’autres  » Docteurs Folamour de l’anthropocène ,comme les appelle l’écologue JC Génot , et qui voudraient bien nous faire croire que la nature est la seule responsable de ce qu’il se passe à la Centrale de Fukushima !

    A la lecture du journal Le Monde du 26/03 nous constatons preuves à l’appui que nous allons devoir apprendre à gérer la peur et les catastrophes en même temps que l’inévitable :  » L’ère de la consommation et du confort va s’achever, le capitalisme est devenu un système autodestructeur  » ( Harold Welzer / Chercheur à l’Institut des Sciences Humaines d’Essen )… Sympa !

    Notre sécurité et notre santé deviennent incompatibles avec la consommation effrénée et durable que les technocrates et les grandes industries nous imposent paradoxalement au prétexte du bonheur de l’humanité .

    Beaucoup au nom du progrès réfutent ce qu’ils appellent un catastrophisme ambiant et croient en la solution sécuritaire qui consiste en une anticipation des risques par une meilleur gestion de l’imprévisible ! Ce ne sera hélas pas suffisant pour nous protéger des accidents, des erreurs et des désastres conjugués et à venir dont l’homme est par ambition économique ,corruption , imprudence et inconscience à l’origine .

    Certains voudraient nous faire croire que Fukushima est uniquement le fait d’une catastrophe naturelle . Bien au contraire la vraie catastrophe est celle dont l’homme lui-même est à l’origine et dont on ne connait pas encore toutes les retombées invisibles et létales …

    L’homme est non seulement responsable mais incapable de maîtriser et de gérer le désastre engendré et ce malgré , l’argent , l’intelligence , la technique et les moyens incommensurables de ses certitudes ! Et n’oublions pas de rajouter à la liste le dévouement , l’abnégation et le courage suicidaire , c’est à dire le sacrifice des intervenants sur des lieux devenus inhumains et dénaturés pour des décennies .

     » La catastrophe actuelle a été provoquée par l’imprudence des hommes ,( Les Japonais habitués aux séismes et aux tsunamis ne s’y trompent pas ! ) , la collusion entre l’autorité de sécurité et le Ministère de l’Economie pronucléaire  » …  » Bien des décisions sont prises en fonction d’intérêts opaques  » …  » La catastrophe à laquelle nous assistons a été provoquée par l’imprudence des hommes due à une dégradation progressive du processus de décisions politiques …  » ( Eisaku Sato / Gouverneur de la préfecture de Fukushima / Le Monde 29/03 ) !
    En prenant l’histoire à témoin , qui pourrait nous certifier que ça se passe mieux en France , aujourd’hui , sous le règne d’EDF et d’Areva ?

    Voilà les risques et les conséquences auxquelles nous devrons à l’avenir nous habituer tant que  » Le seul non signal qui répond à la satisfaction des actionnaires est la diminution des coûts de production et la rationalisation de ces coûts afin de sécuriser les profits  » !… ( Philosophe Isabelle Stenger / Au temps des catastrophes .Résister à la barbarie qui vient / La découverte 2009 ). Article à lire sur Le Monde du 26/03 ;

    Bonne journée , quand même , à tous !

  25. « Mais l’énergie, c’est comme les médicaments : s’il n’y a pas d’effets secondaires, il y a de grandes chances que ça ne marche pas. »

    J’ai bien aimé celle là. Ça montre bien l’état de décrépitude intellectuelle dans laquelle se trouvent ceux qui parlent pour nous.

    En gros, si tu ne souffres pas c’est que tu ne vas pas bien!

  26. Le coming out nucléariste de Monbiot m’a stupéfait.
    Lecteur régulier de son blog, c’est dans un de ses articles que j’avais par exemple appris que la capacité de production de l’éolien off-shore anglais était largement plus important que la consommation actuelle. Le genre d’argument qu’il est parfois nécessaire de sortir lors de discussions.
    Se prononcer résolument pour le nucléaire en ce moment, c’est aussi imbécile que de se prononcer pour la peine de mort au lendemain de la pendaison d’un innocent.
    J’avoue n’absolument pas comprendre sa position, les arguments avancés n’en étant pas vraiment, sauf à considérer qu’il n’est de possible que la fuite en avant.

  27. Je vous ai découvert, Fabrice, en écoutant l’excellente émission Terre à Terre. Et j’atterris ici en suivant les liens, plus atterrée que jamais. Je crains qu’il n’y ait plus grand espoir pour l’humanité 🙁

    Voici mes commentaires:

    1/ Ne faudrait-il pas demander aux pro-nucléaires (enfin aux experts) la solution qu’ils proposent pour nos descendants quand il n’y aura plus rien à cramer, ni uranium, … Face à cette question, je crois que la solution nucléaire ne tient pas. Ou alors ils ont une solution pour l’après, et autant alors la mettre en œuvre ASAP. En tant qu’êtres humains, nous n’avons pas le droit de laisser ce problème à nos descendants (en plus de celui des déchets à gérer). Nous devons employer les ressources restantes à mettre en place une solution vraiment durable, sur ressources infinies (l’énergie du Soleil est infinie, celle de la Terre également).

    2/ La suggestion d’un ami : « faire signer une engagement à tous les pro-nucléaires pour qu’ils soient les liquidateurs en cas de catastrophes (engagement pour eux-mêmes et leurs descendants bien sûr, car c’est bien d’un problème intergénérationnelsssssssssssssssssssss dont on parle !!)… “ Je rajouterais à cette proposition que les candidats liquidateurs devraient s’engager à prêter main forte à tout pays en cas de catastrophe (par exemple, des liquidateurs français iraient en ce moment remplacer les japonais qui ont leurs doses). A problème planétaire, mise en commun des moyens !

  28. Simon Fairlie l’avait déjà facilement convaincu qu’il était écologiquement éthique de manger de la viande… Parce que Monbiot n’a toujours pas pigé qu’être écolo peut être nécessaire pour devenir végétarien, mais certainement pas suffisant…
    Pour le nucléaire, ça doit être un coups de Jancovici… La technique ne pourra pas nous sortir de la dépendance énergétique… sauf évidemment le nucléaire…
    « Il nous faut un nucléaire sûr ! » Nicolas S today.
    J’ai adoré la chanson sur le nucléaire dans la bas si j’y suis, celle sur hulot aussi d’ailleurs.
    C’est qui le groupe ?

  29. Merci pour ton action sur le GDS et tes articles.
    `Sur le nucléaire, je n’ai rien d’autre à dire que l’article qui suit.
    Le tiers du Japon bientôt évacué (si c’est possible).

    http://bellaciao.org/fr/spip.php?article115934

    *Fukushima est entré en fusion, c’est confirmé*

    de : *Stephen Lendman*
    samedi 9 avril 2011 (12h33)
    *
    *

    Le 6 avril, Reuters a signalé que « le noyau du réacteur nucléaire de
    Fukushima au Japon est entré en
    fusion et a traversé la cuve du réacteur, »déclare le républicain Edward
    Markey lors d’une audience à
    la Chambre à propos de la catastrophe :

    « J’ai été informé par la Commission de Réglementation Nucléaire (CNR) que
    le noyau a tellement
    chauffé qu’une partie de celui-ci a probablement fondu dans la cuve du
    réacteur. »

    Promouvant avec inconscience la prolifération nucléaire, la Commission de
    Réglementation Nucléaire
    américaine est tristement célèbre pour dissimulation et déni de ses effets
    nocifs. En conséquence,
    leurs rares aveux confirment vraiment une réelle fusion du c½ur dans un ou
    plusieurs réacteurs,
    signifiant qu’énormément de rayonnement est relâché de manière
    incontrôlable dans l’atmosphère,
    l’eau et le sol, sur une vaste zone.

    C’est le scénario cauchemar ultime qui se déroule actuellement, mais ne
    vous attendez pas à de
    grands reportages dans les médias ou des explications des représentants du
    gouvernement.

    Néanmoins, le 6 avril, les écrivains du New York Times Matthew Wald et
    Andrew Pollack ont mis en
    gros titre « Le coeur du réacteur touché fuit probablement, annoncent les
    États-Unis  » :

     » La CNR américaine a déclaré mercredi qu’une partie du c½ur d’un réacteur
    japonais touché avait
    probablement fui de sa cuve en acier vers le fond de la structure de
    confinement, impliquant que le
    dommage était encore pire qu’on ne le pensait. »

    Bien pire, en fait, parce que le matériau du coeur en fusion brûle ensuite
    de manière incontrôlée à
    travers la fondation en béton, ce qui signifie que tous les paris sont
    ouverts.

    Le 5 avril, James Glanz et William Broad ont titré ainsi le Times :  » Les
    Etats-Unis voient une
    panoplie de nouvelles menaces à la centrale nucléaire du Japon » : Des
    ingénieurs américains ont
    prévenu « que la centrale nucléaire en difficulté…. est confrontée à un
    large éventail de nouvelles
    menaces qui pourraient persister indéfiniment, et qui dans certains cas,
    devraient augmenter en
    raison des mesures mêmes prises pour garder la centrale stable, selon un
    rapport confidentiel du CNR.

    Les menaces identifiées comprennent :

    Possibilité d’autres explosions en raison de l’hydrogène et l’oxygène de
    l’eau de mer utilisés pour
    refroidir les réacteurs, qui pourraient avoir fait plus de mal que de
    bien. Selon l’ancienne
    conceptrice de réacteur, Margaret Harding :

    «Si j’étais dans les chaussures des japonais, je serais très réticente
    pour avoir des tonnes et des
    tonnes d’eau dans un contenant dont l’intégrité structurelle n’a pas été
    vérifiée depuis le
    tremblement de terre», et très probablement sérieusement endommagé.

    En raison de préoccupations au sujet de dommages graves au c½ur du
    réacteur, CNR a recommandé que du
    bore soit ajouté à l’eau de refroidissement pour modérer l’absorption des
    neutrons.

    Les barres de combustible usé exposées/ non protégées dans les unités 1,
    2, 3 et 4 présentent des
    dangers extrêmes. Par ailleurs, des explosions ont soufflé dans
    l’atmosphère du matériau nucléaire
    « jusqu’à presque deux kilomètres des unités », indiquant de beaucoup plus
    grands dégâts que
    précédemment dévoilés.

    David Lochbaum de l’Union of Concerned Scientists (UCS) (union des
    scientifiques inquiets) estime :
     » Ceci brosse un tableau très différent, et suggère que les choses sont
    bien pires. Ils pourraient
    avoir encore plus de dégâts à longue échéance, si certaines de ces choses
    ne fonctionnent pas pour
    eux …. Ils ont eu beaucoup de choses désagréables (à manipuler), et un
    faux pas pourrait rendre la
    situation bien bien pire.  »

    D’autres experts pensent que la criticité a été atteinte, ce qui pose de
    bien plus grands dangers
    que révélés.

    Pourtant, le gouvernement et les fonctionnaires de TEPCO prétendent
    toujours « pas de risque immédiat
    pour une explosion d’hydrogène  » ou un dommage grave pour la santé
    humaine. En fait, les niveaux de
    danger sont maintenant extrêmes. Plus à ce sujet ci-dessous.

    Même le CNR a admis que l’eau salée a « sévèrement restreint » et
    probablement bloqué les circuits. En
    outre, à l’intérieur du noyau, « il n’y a probablement pas de niveau d’eau
    (il est donc) difficile de
    déterminer la mesure du refroidissement qui a accès au carburant. »
    Peut-être aucun, et trois
    réacteurs ou plus sont touchés, un ou plusieurs en fusion.

    Opinions d’experts indépendants

    Le 4 avril, le géoscientifique et expert international en radioactivité
    Leuren Moret, a déclaré lors
    d’une interview par Alfred Lambremont Webre qu’Obama et le Premier
    ministre canadien Stephen Harper
    vont cacher les effets d’une guerre nucléaire tectonique sur l’Amérique du
    Nord par les retombées de
    Fukushima.

    En fait, les cartes de radioactivité de l’Institut norvégien pour la
    recherche atmosphérique (NILU)
    confirment une contamination sur la côte ouest, le Midwest et l’Ouest du
    Canada, et dans certaines
    régions plus élevée qu’au Japon.

    De I’iode-131 radioactif dans l’eau de pluie échantillonné près de San
    Francisco a été trouvé à plus
    de 18.000 fois au-dessus des normes fédérales de l’eau potable. Les
    échantillons de l’Idaho, du
    Minnesota, de l’Ohio,de la Pennsylvanie et du Massachusetts ont montré de
    l’iode-131 jusqu’à 181
    fois supérieur à la norme, et qui devrait augmenter. Il fait aussi son
    apparition dans le lait.

    En conséquence, les mesures mobiles dans certaines parties de l’Amérique
    et le Canada ont été
    suspendues jusqu’à nouvel avis pour dissimuler la gravité de la catastrophe.

    Moret a cité deux éminents scientifiques en nucléaire qui ont déclaré
    publiquement que le nord du
    Japon (un tiers du pays) est inhabitable et doit être évacué. Marion Fulk
    est l’un des scientifiques
    du projet Manhattan qui a aidé à développer la bombe à hydrogène. Il a
    également été expert en
    retombées sur l’atmosphère américaine quand les tests ci-dessus ont été
    effectués.

    Le Dr Chris Busby est l’autre, le spécialiste des rayonnements ionisants.
    Le 30 Mars, il a dit à la
    télévision Russia Today que la contamination de Fukushima causera au moins
    417 000 nouveaux cancers.

    Moret a appelé Fukushima une opération « false flag » pour affaiblir un
    rival économique, nuire à
    l’économie, l’agriculture et la pêche, et compromettre sa détente avec la
    Chine. Par rapport à
    Tchernobyl, Fukushima libére énormément plus de rayonnement, peut-être de
    trop énormes quantités
    pour imaginer les effets potentiellement catastrophiques sur le monde.

    En réponse, le Japon, l’Amérique et le Canada sont dans le déni. Les
    niveaux acceptables
    d’exposition au rayonnement ont été élevés. Les tests atmosphériques
    américains et canadiens ont été
    suspendus. Les autorités de l’État ont dit aux médecins de Californie de
    ne pas donner de l’iode
    pour les patients concernés. Mesurer le rayonnement dans le lait a
    également été arrêté.

    La contamination se répand de l’Arctique à l’équateur. Les isotopes
    radioactifs à longue durée de
    vie provoqueront des ravages sur la santé humaine et l’environnement pour
    des générations. Moret a
    dit que les formes de vie développées sur des milliards d’années seront
    détruits dans un siècle.

    Le 29 mars, un article de Chris Busby de Rense.com s’intitulait « Démolir
    les experts nucléaires » :

    « Ce que ces gens ont en commun c’est l’ignorance. (beaucoup de ceux) qui
    apparaissent (dans les
    grands médias) et pontifient n’ont pas vraiment fait de recherche sur la
    question du rayonnement et
    de la santé. Ou s’ils l’ont fait, ils ont…. raté toutes les études clés
    et les références.
    (D’autres sont) réellement méchants en disant qu’on n’a rien à craindre de
    Fukushima, rien comme
    Tchernobyl ou Three Mile Island.

    En fait, Fukushima est déjà bien supérieur aux deux autres et ira de plus
    en plus mal avec les
    disséminations de rayonnement qui se poursuivent et s’étendent. Busby
    citait Joseph Conrad en
    disant : «après que tous les cris se sont tus, le silence sinistre des
    faits demeurent. »

     » «Je crois que (l’éventail des) experts charlatans », a déclaré Busby,
    « sont pénalement
    irresponsables, car leurs conseils mèneront à des millions de morts ….
    J’espère qu’ils seront
    envoyés en prison où ils pourront avoir beaucoup de temps pour lire les
    preuves scientifiques
    (montrant) que leur avis était fondé sur l’analyse mathématique de l’air
    léger.  »

    Il a cité le regretté professeur John Gofman, un grand expert responsable
    américain de l’énergie
    atomique à la Commission, qui a démissionné, en disant :

    « L’industrie nucléaire est une guerre contre l’humanité. » Jusqu’à présent,
    en fait, il a gagné. On
    est entré dans un « endgame » qui décidera si oui ou non l’humanité survivra.

     »Pas d’une soudaine guerre nucléaire », a déclaré Busby. « Mais d’une
    guerre nucléaire en cours et
    progressive qui a commencé avec les rejets dans la biosphère au cours des
    années 60 par toutes les
    retombées des essais atmosphériques, et qui s’est continué inexorablement
    depuis (à ce jour),
    accompagnée par un accroissement parallèle des taux de cancer et la perte
    de fertilité de la race
    humaine.  »

     » Busby l’appelle «le scandale de santé publique le plus grand de
    l’histoire humaine ….» Qui peut
    être en désaccord ?

    *Un dernier commentaire*

    Dans un e-mail personnel, le chercheur en environnement, le Dr Ilya
    Perlingieri a expliqué les
    dangers du déversement par les japonais de milliers de tonnes d’eau
    radioactive dans le Pacifique,
    en disant : /Nous sommes tous en grave danger! Ceci a été de la folie !
    Cette eau radioactive va
    venir ici (vers l’Amérique). Ça ne fait aucun doute. Les courants
    l’emmèneront vers la côte ouest et
    contamineront les plages et toute la vie marine entre la côte et le Japon.
    Ce qui s’évapore
    naturellement viendra alors par les courants aériens sur le reste des
    États-Unis et le reste de la
    planète! « /

    «C’est homérique, et ce n’était pas un accident. »

    *Fukushima Meltdown Confirmed by Stephen Lendman*
    http://www.progressiveradionetwork.com/the-progressive-news-hour

    *Traduit par Hélios*
    http://bistrobarblog.blogspot.com/2011/04/article-tres-important.html

    De : *Stephen Lendman
    samedi 9 avril 2011*

  30. Fabrice,

    je crois que l’erreur de Monbiot, c’est de croire dur comme fer qu’il faut choisir entre charbon et nucléaire. Il est persuadé que ni les gens ni les dirigeants ne sont capables d’accompagner une démarche de sobriété ambitieuse qui permettrait d’envisager un monde d’énergies renouvelables.

    Je crois qu’il se trompe. L’énergie est tellement bon marché que nous avons pris l’habitude de la gaspiller. La bonne nouvelle, c’est que quand on gaspille de façon éhontée, les marges de réduction sont gigantesques (alors que si on en était déjà à racler les fonds de tiroir, ça serait plus difficile).

  31. Chers tous,

    Je n’ai pas lu tous les commentaires. Mais je ne suis pas surpris par le ralliement de Monbiot au nucléaire. En revanche, tout ce qu’il dit au sujet du renouvelable me paraît sans aucun intérêt. Vous savez très certainement, que les énergies renouvelables concernent essentiellement la production d’électricité et qu’en France (même s’il est sans doute vrai qu’on n’a pas franchement pousser fort côté gouvernement), éolien et photovoltaïque ne représentent pas grand chose (1% ?).
    Il faut 100 de photovoltaïque pour 1 de pétrole pour produire un kWh.
    L’électricité dans le monde est faite à 40% avec du charbon qui émet 100 fois plus de CO2 que le nucléaire (15% sur le plan mondial). Le CO2, c’est tout de suite. Les déchets nucléaires, c’est pour plus tard. Cynique peut-être, vrai, certainement.

    Notre conso d’électricité augmente d’année en année même en période de crise financière, contrairement au pétrole.
    Il n’y a donc aucune raison de penser que notre conso va baisser. Donc, si on stoppe le nucléaire, on le remplace très vraisemblablement par du charbon. C’est d’ailleurs ce que va faire l’Allemagne, en plus d’importer de chez nous. Pour ces raisons, je suis assez sceptique concernant le message de Kristen juste au dessus. La marge est énorme. Mais pour l’instant, la conso augmente, donc il y a davantage de raison de s’inquiété que de fanfaronner. Avez-vous fait votre bilan carbone sur le site de l’ADEME ?

    Conclusion : je voit mal comment continuer à vivre comme nous le faisons sans l’appui du nucléaire, à moins de nier la réalité scientifiquement PROUVEE du dérèglement et du réchauffement climatique (qui soit dit en passant est un problème majeur pour l’agriculture qui nous nourrit), mais là, continuez sans moi.

    Ou alors, la dernière solution :
    si une centrale pête chez nous, et contrairement effectivement à ce que dit Monbiot, je pense que le changement climatique devient le cadet de nos soucis. Mais comme nous ne voulons pas nous passer du nucléaire en y préférant des émissions supplémentaires de CO2 SUPPLEMENTAIRE, il ne nous reste qu’à diminuer notre consommation d’électricité par… 4. C’est à dire se contenter de l’hydraulique et de quelques éoliennes déjà présentes. Je suis plutôt convaincu que c’est le terme du raisonnement. Il est vrai que tout ce qu’on pourra avoir comme énergie renouvelable à partir de là sera un bonus pour notre confort d’occidental.

    Bon courage pour la suite, et merci pour se blog.
    Bien à vous,
    Bertrand

  32. Addendum :

    Une fois qu’on a parlé de l’électricité, on n’a toujours pas parlé du transport, qui comme vous le savez, ne fonctionne pas à l’électricité. Transport électrique ? pourraient dire certains. Avec quelle énergie primaire produiriez vous l’électricité ? Avec ce charbon qui émet 10 fois plus de CO2 que le pétrole ? Il me semble qu’il s’agit bien d’une fausse bonne idée pour régler un vrai problème.

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