Une déclaration d’intention

Il n’y a plus d’ailleurs. Et voilà pourquoi ce site s’appelle « Planète sans visa ». Cette expression n’est pas de moi : je l’ai découverte chez Victor Serge, mais elle est antérieure à lui. À ma connaissance, elle a été utilisée dès 1929 dans un tract surréaliste, probablement écrit par André Breton, ainsi que dans un livre de Léon Trotsky. N’importe. Révolutionnaire, antistalinien, foncièrement démocrate, Serge était aussi un notable écrivain. Et j’ai retenu cette phrase, sous sa plume : « Planète sans visa, sans argent, sans boussole, grand ciel nu sans comètes, le Fils de l’homme n’a plus où reposer sa tête…».

C’est un fait : la planète est devenue une banlieue où s’entassent les peuples. Jadis, c’est-à-dire hier, franchir une frontière vous mettait à l’abri d’une guerre. En 1917, après avoir passé cinq années dans les prisons de France, Serge prend un train pour Barcelone et découvre un pays épargné par la boucherie. Oui, à cette époque si proche que certains parmi nous l’ont connue, la condition humaine pouvait être refusée, dans une certaine mesure. D’autres que Serge, convoqués en 1914 pour le grand massacre européen, refusèrent les tranchées, préférant l’exil. Comme ils avaient raison ! Et comme avaient tort ces soldats partant la fleur au fusil !

Tout a changé. La planète est une, les prouesses technologiques nous ont définitivement cloués sur place. L’homme, devenu un agent géologique de première puissance, a inventé l’ère anthropocène. Ce site parlera donc de la crise écologique, à ma manière. Sans concessions, sans inutiles précautions, sans vain respect pour les hommes et les institutions qui ne le méritent pas.

S’il doit avoir un sens, ce sera celui d’écrire librement. De décrire et de dénoncer ce qui se passe. Car il se passe un événement si considérable, tellement inédit, à ce point stupéfiant que la pensée refuse de l’admettre. Ce qui nous arrive peut se résumer, même si aucun esprit n’est capable de le concevoir pleinement : nous sommes les contemporains de l’anéantissement de la vie. De la destruction des conditions de vie de l’humanité. De l’asservissement des autres êtres vivants à notre bon plaisir imbécile. D’une crise d’extinction des espèces comme la planète n’en a pas connu depuis la fin des dinosaures, voici 65 millions d’années.

Je n’ai pas l’illusion, ni l’outrecuidance, de savoir quoi faire. Je ne sais pas. Mais je pense, mais je suis convaincu qu’il faut marquer au plus vite une rupture complète avec notre manière de penser la société. Et cela implique de se détacher au plus vite des formes politiques anciennes. Je vise la droite comme la gauche. Et les Verts aussi, évidemment.

Ce n’est pas un programme, c’est un drapeau. Il nous reste peu de temps, je le crains, pour imaginer un avenir qui ne soit pas de guerre et d’affrontements majeurs. Comme j’aime la liberté, et parce que je défends l’égalité, et même la fraternité, je souhaite que ces valeurs soient conservées. Il faut donc défendre les droits de l’homme, assurément, mais on ne peut plus en rester là. Le rêve né en France autour de 1789 atteint sous nos yeux ses limites. L’individu est une limite, une triste et terrible limite qu’il nous faut dépasser. L’individu n’a pas, ne peut plus, ne doit en aucune manière avoir tous les droits que lui reconnaissent, pour le plus grand profit des marchands, la publicité et la propagande. Lesquelles ne sont en réalité – qui peut encore l’ignorer ? – qu’un seul et même mot.

Nous devons, dès qu’il sera possible, travailler ensemble à une Déclaration universelle des devoirs de l’homme. Car l’homme a désormais la responsabilité de protéger et de sauver ce qui peut l’être encore. Les plantes et les arbres. Les singes et les colibris. Les fleuves et les pierres. Le vent et les abysses. Les étoiles et les saisons. Sans oublier lui-même. Sans nous oublier nous-mêmes.

C’est peut-être difficile. C’est sûrement moins prometteur, pour les divas de la télé et les margoulins de la presse officielle, que de clamer combien le monde est beau et comme il continue d’aller de l’avant. Mais je n’imagine pas d’autre chemin. Or donc, suivez-moi dans le dédale, et nous tenterons ensemble de ne pas perdre notre fil d’Ariane. Je vous promets de vraies informations. De la dérision et du rire. De la polémique. Et peut-être un peu d’espoir.

  1. Calissia le 29 juin 2013 Editer

    Bonsoir Fabrice, un tout petit amendement à cette déclaration – un bémol qui pèse bien peu en regard du drapeau hissé et de la parole promise… Le tract surréaliste qui donne son nom au blog n’est pas de 29 (date de l’expulsion de Trotski d’URSS) mais de 34 (date de son expulsion de France, avant le refuge mexicain), voir le facsimilé : http://www.andrebreton.fr/fr/item/?GCOI=56600100381330

61 réflexions au sujet de « Une déclaration d’intention »

  1. je promet de venir sur ce site régulièrement pour recueillir vos informations et les dispenser autour de moi.
    et je suis d’accord de se faire chevalier de la Vie et de se battre pour elle, contre ceux qui la détruise sciemment ou pas.
    d’avoir lu quelques uns de vos articles déjà me donne de l’enthousiasme et du courage, armes nécessaires face à cet ennemi qui se cache parfois en nous dans la flemme de faire quelques chose.
    une fin de poème de paul éluard me vient :
    « il nous faut draîner la colère, et faire se lever le fer » même si c’était pour un autre combat, les combats se ressemblent un peu tous, et il y en a tant à mener …
    de l’espoir !!

  2. Je viens de lire le texte que tu as écrit : 40 ans et…que j’ai diffusé auprès de amis Verts…puique je suis depuis 10 ans militant actif de ce parti; et j’ai accompagné mon envoi, sans avoir au préalable accédé à ton site,d’une référence à Victor Serge et d’un livre qui m’avait bouleversé dans les années tendres.. »il est minuit dans le siècle ». Nous y sommes aussi dans ce spectacle du monde qui nous dit , du moins le monde du silence,que le monde meurt.
    Amitiés,
    Philippe BERROD

  3. merci pour ce site.pour moi la prise de conscience de ce que vous dénoncez s’est faite récemment et ca a été une claque. maintenant c’est l’urgence et l’immensité de la tache qui m’angoisse.mais comment agir? il me semble que nous sommes de plus en plus nombreux a faire les memes constats et cependant rien ne bouge. j’ai pour projet de changer mon mode de vie assez radicalement,de cultiver bio de réduire drastiquement les consommations d’energie mais cela semble bien dérisoire.je cherche des actions plus collectives, adherer aux partis existants ne m’interesse pas.je crois aussi qu’il faut changer de voie mais comment?

  4. Bon, moi je suis arrivée sur ce blog (un peu) par hasard. Je ne suis pas issue d’un quelconque mouvement politique ou associatif, même si je me suis longtemps située à gauche. Mais maintenant j’ai l’impression qu’on assiste à une redistribution des cartes et que tout cela ne veut plus dire grand-chose.
    Alors bon je n’ai pas d’expérience militante et c’est peut-être pour ça que je suis très pessimiste quant à l’avenir social et environnemental (pour moi, c’est lié) de la planète.Ici, on est tous à peu près d’accord, il nous faut repenser notre manière de vivre, de se déplacer, de se nourrir, de consommer, etc. Mais on représente quoi? Bien sûr, de temps en temps il y a des victoires que je ne qualifierai pas de petites. Mais sur le fond, ça change quoi?

  5. J’ai fait le même constat que vous, Fabrice, Nous allons tous crever, à ce rythme. J’ai toujours vu à long terme, et j’ai toujours dit autour de moi ceci : « Tant qu’il y aura des guerres, des pollutions, de la famine et de plus en plus de monde et de mois en moins de nature, je ne ferai pas d’enfants pour qu’ils deviennent des crève-la-faim ». A l’époque, on m’a traitée de cinglée. J’avais 12 ans, la première fois où j’ai dit ça. Et je suis très contente de n’avoir pas rajouté à cette planète un futur cancéreux, handicapé, chômeur, écrasé de dettes, affamé, terroriste, psychopathe, alcoolique, drogué, j’en passe et des pires. La première chose à faire était que l’ONU décide, globalement, de limiter les naissances dans TOUS les pays du monde, et de reboiser quand on abattait des arbres avec les espèces abattues… Seulement, personne n’a eu le courage de faire bouger ce que de Gaulle nommait avec dédain LE MACHIN, parce que, visiblement, il n’a jamais servi à grand-chose, alors qu’il aurait pu avoir une vision globale du monde, et, ce sachant, donner des conseils aux différents gouvernements pour qu’ils orientent leur politique dans telle ou telle direction de façon à éviter les injustices sociales, les famines et les désastres écologiques ou la surpopulation et la répartition franchement contestable des richesses et des ressources que nous connaissons actuellement ! L’homme est le suprême prédateur, et il est cannibale, en plus… Il détruit son monde et il se détruit lui-même ! Et personne ne bouge ! Si, les Chinois en vendant du lait frelaté… Pour obliger les gens de leur pays à se moins reproduire ? On peut se poser la question ! Il y a des moyens de réguler les naissances moins horribles, tout de même ! Là, ils ont fait fort, les Chinois ! Bravo, un pas de plus vers la démocratie et le respect des Droits de l’homme !
    Amicalement, Tinky 🙂

  6. « Le jardin des délices », « le Jugement Dernier », « La nef des fous », oeuvres de Jérôme Bosch, résument parfaitement « L’HUMANITE » dans laquelle nous vivons tous…

    J’ai remarqué, Fabrice, que tu faisais souvent allusion à la mythologie grecque pour illustrer tes propos.

    Peut-être que les humains se prennent pour les dieux de l’Olympe ?…

    Des scientifiques de la planète entière, travaillent à la création de supers-ordinateurs (l’intelligence artificielle), quand ils auront réussit cette exploit dans 10, 20, 30, 50 ou 70 ans, les humains auront alors à côté d’eux « des dieux » qui les dépasseront (et de très loin !…).

    La suite est très simple à imaginer !…

    Crise écologique majeur, supers-ordinateurs, surpopulations, mondialisation, pauvreté, etc…

    Cela fait beaucoup de défis à relever !…
    Je ne dis pas que c’est impossible, je dis que se sera très très dur !…

    Nous vivons une époque troublée à l’instar de Jérôme bosch !…

  7. Merci d’ecrire ce texte qui m’a tant touché qu’il me tire les larmes… Il faut des gens comme vous, j’espère qu’enfin, un jour, cette déclaration verra le jour, et que nous pourrons la porter bien haut, comme nous avons porté nos valeurs humanistes jusqu’ici…
    Le respect de l’autre, le respect de l’environnement et le respect de soi sont autant de valeurs qu’il faut plébicité dans un monde où l’on est préoccupé par son seul plaisir tout en n’étant jamais satisfait de soi…

    Si on arrivait à cela, je me sentirai enfin fier d’etre humain…

  8. Je viens de trouver ce blog par hazard en cherchant des references pour des livres… très interessant, mais la dernière participation date du 1 octobre 2008! ???? …. bientôt 2 ans.

  9. Pour Marc,

    Ce texte ne bouge pas depuis sa création. Il explique ma démarche. Pour suivre ce blog, il faut- éventuellement – lire les articles au jour le jour. Bien à vous,

    Fabrice Nicolino

  10. Malaquais

    J’ai lu Malaquais il y a un paquet d’années, et c’est un excellent livre. Je n’appellerais pas cela un chef-d’oeuvre, mais c’est sans importance. En tout cas, si je n’ai pas évoqué sa belle mémoire, c’est pour la raison,indiquée dans le texte ci-dessus, qu’il n’est pas l’auteur de cette grande et noble formule.

    Bien à vous,

    Fabrice Nicolino

  11. J’ai trouvé ce blog à partir d’un autre où il était question du livre « Bidoche », je ne regrette pas d’avoir suivi le chemin des liens qui m’ont amenée ici, j’y reviendrais régulièrement ^^

  12. Je viens d’écouter la tête au carré de France Inter. Merci à vous et bravo pour le boulot !
    Je suis 100% de votre avis. Enfin quelqu’un de « crédible » (passer moi le terme) qui ose dire sur une antenne nationale qu’il est temps de prendre en compte non seulement les conséquences économiques et écologiques de nos appétits de goinfres égoïstes mais aussi et peut-être avant tout la souffrance animale et tout ce qu’elle nous révèle sur nous-mêmes et notre capacité de compassion.
    A tous ceux qui sont sensibles au sujet de la souffrance animale, je conseille mon pamphlet « Vacheries » http://www.manuscrit.com

  13. Bonjour Fabrice Nicolino,
    Je préfère passer rapidement sur l’angoisse qui m’étreint à la pensée de l’aveuglement de notre espèce …je crois devoir m en désolidariser…plus le temps de chercher à convaincre par la parole…
    Concrètement,j’ai besoin de soutien et de conseils pour ce que j’ai entrepris de re-faire près de chez moi, de re-faire, puisque l’activité générée par un premier jardin initié par moi en 2009 est devenue chasse gardée d’un élu et de son pote architecte…
    La petite sexagénaire solitaire et idéaliste que je suis ne faisait pas le poids,il y a deux ans!
    A présent, je me sens plus solide … à l’intérieur!Je suis prête à participer à la rédaction de la Charte des Devoirs Humains!

    A vous lire

    !

  14. Bonjour à tous les pollinisateurs d’idées,

    Tout d’abord, un énorme merci bravo à Fabrice Nicolino, pour son engagement lucide et tenace, son intégrité et son courage bien-sûr.
    SVP, prenez le temps de lire ce qui suit, regardons en bas mais visons haut ! Butinons et pollinisons, pour faire grandir cette idée révolutionnaire :

    Jusqu’à maintenant j’ai fait acte de résistance, en refusant de participer à cette mascarade à grande échelle que constitue ce mode de vie basé sur la croissance à tout prix… Une société tellement boulimique, qui après avoir tété goulument le lait de sa mère la Terre, assouvit son avidité en dévorant son sein nourricier, avant de se repaître de ses entrailles, insatiable de cupidité…

    Ne laissons pas les bas instincts minoritaires prévaloir sur l’empathie et le bon sens… le sens commun, ce qui peut réunir, c’est que la nature est indispensable à notre survie matérielle et spirituelle; c’est pourquoi les pollinisateurs, entre autres, doivent être reconnus d’utilité publique… des alternatives existent et l’humanité les réclame, il faut les réaliser et résister contre l’oppression faite à la nature et à l’homme, et s’il faut se battre pour l’évidence, faisons-le avec discernement mais sans complaisance… et nous vaincrons!

    Les petites abeilles laborieuses que nous sommes, doivent s’unir pour défendre le droit des petits contre les prédateurs et sortir le dard… tous pour un et un pour tous… les abeilles sont pacifiques, mais peuvent piquer au péril de leur vie, pour faire valoir leur droit à vivre dignement, même s’il ne s’agit que de survivre. Prenons exemple sur ces merveilleux insectes, soyons des pollinisateurs d’idées, butinons pour notre survie et piquons si nécessaire… notre dard peut aussi être une plume… cela va plus loin que la résistance, c’est un appel à la révolution qu’il faut lancer, une révolution mondialisée, la Révolution des Abeilles!

    S’il y a des obstacles, ce n’est pas l’infini,
    Si cela se compte, il ne s’agit pas d’étoiles,
    Si cela tremble ou s’agite, ce n’est pas une montagne,
    Si cela croit ou décroit, ce n’est pas un océan,
    Si cela passe sur les ponts, ce n’est pas une rivière,
    Si cela se capture, ce n’est pas un arc en ciel,
    Voilà les paraboles des six perceptions extérieures.
    Milarepa

    Grâce à cet outil révolutionnaire qu’est le Net, la Révolution des Abeilles a pris un modeste envol, mais pourrait aller beaucoup plus loin… et ça m’étonnerait qu’elle soit abattue en plein vol, car la balle traverse l’essaim sans le disperser, il se reforme, invulnérable et solidaire ! Si l’idée vous parle, connectez vous sur le Blog Abeilles et Papillons à l’adresse http://abeillesetpapillons.free.fr/wordpress/

    Merci. Que vivent les pollinisateurs et que vive la Révolution des abeilles !

  15. Je voudrait apporter un témoignage sur la politique française honteuse à l’égard du peuple tunisien en particulier et parler ici du monde avec visa.
    Je suis éducateur spécialisé et ai travaillé au sein d’une ASE du Sud-est de la France de 2007 à 2010, spécialement charge des mineurs isolés étrangers.

    J’ai eu l’occasion de rencontrer des mineurs tunisien dont la grande majorité disaient être venu en Europe pour améliorer leur vie. Cependant, certain âgé de 16 et plus, forts de leur convictions affirmaient, sans démordre, ne plus pouvoir retourner en Tunisie pour des raisons politiques, décrivant des arrestations arbitraires et autres maltraitances,….mais jamais entendu par L’OFPRA qui répondait par un non politique systématique.

    J’ai l’exemple précis d’un jeune qui essayant avec un cousin adulte présent en France depuis longtemps de demander un document attestant de son état civil (acte de naissance ou autre…)s’était fait carrément refouler du consulat de Tunisie.

  16. La rage des anciens

    Y’a pas à dire mon frère, tout est clair,
    Tout s’éclaire quand on partage de la lumière.

    L’heure est au choix,
    Ne le vois-tu pas?
    Ne laisse pas les anges déchus choisir pour toi.

    Il n’est pas question de religion,
    Seulement de sensations, de perceptions et d’imagination
    Pour construire cet avenir, qui s’exprime de la matière,
    Pour choisir et s’unir à la chanson de l’univers.

    On est tous des frères, l’intuition comme mère, la sagesse comme père,
    On est tous en colère, c’est l’invitation à briser les barrières, à changer de bannière.

    Ne reste pas dans l’ombre, ne reste pas dans leur monde.
    Je t’en prie, ne te laisse pas piéger par eux;
    D’ici, nous voyons déjà les décombres des prétentieux.

    Rejoins la fronde métaphysique, la lutte magnétique, énergétique, pour une vraie libération.
    Regarde bien tous ces cyniques cathodiques, ces démons atypiques,
    Qui te manipulent par les ondes, qui te tiennent prisonnier dans leur tombe.
    Ils te vendent le chaos avec tous leurs artifices, leurs images, leurs chimères, qui justifient leur soif de fric.

    Mais dans l’indicible leur danse s’efface, se décompose, et explose face trop de proses qui
    s’imposent et appellent au réveil planétaire.

    Prends la pose, arrête toi, l’esprit à l’écoute de ce que tu ne vois pas. Regarde la misère dans les yeux, ressens la souffrance dans les creux de ton ventre, pour que jaillisses de ton coeur la rage des anciens, la rage des lendemains.

    Ecoute les arbres et le ciel gronder, partage leur sagesse, leur tristesse et imprègne toi de leur histoire, de notre histoire.

    Celle de la matière qui s’exprime, qui s’anime et demande de l’équilibre, celle de l’univers qui s’afine et s’imprime dans nos énigmes.

    L’heure est à la libération, il est temps de chanter vos propres histoires, chacun est le centre de l’univers, c’est écrit dans nos mémoires.

    Réveillez-vous, rappelez-vous à la matière, rappelez-vous à l’univers, jusqu’à ce que résonnent les mots, les énergies, qu’il n’y ait plus qu’un seul flow menant à l’infini.

    ML (2010)

  17. Bonjour Fabrice,
    Je viens de vous rencontrer.. par l’intermédiaire de votre blog et je suis enchantée.
    Je vais m’empresser de me procurer votre dernier livre afin de peut être comprendre un peu plus ce qui ne va pas pour que ces vrais écologistes (enfin je le pense jusque là) n’arrivent pas à faire bouger les choses plus que ça.
    Pour ma part, je n’adhère encore à aucune association écologiste même si je fait des dons occasionnellement (WWF, Greenpeace, FNH,…), en effet moi aussi je pense mais mon action n’est pas encore concrète (association locale, AMAP,…).
    J’avais juste une seule chose à vous dire en espérant que vous ayez tenu jusque là : je trouve votre phrase  » travailler ensemble à une Déclaration universelle des devoirs de l’homme » tellement vrai et juste. Ca parait tellement évident qu’il est impressionnant que personne ne l’est dit avant…. Par contre, travaillons maintenant et n’attendons pas le moment adéquat vu qu’il est déjà si tard…

  18. Nous voilà bien tous dans le même bateau… Pourtant discerner une parcelle d’optimisme dans ce bateau ivre…. Humanisme, solidarité, altruisme pour revoir fleurir, dans l’indignation, les luttes de nos ainés. Que laisserons nous aux enfants d’après nous avec ce que nous aurons laissé nos parents ??? Même si nos pensées convergent vers cet inéluctable constat d’un changement impérieux, combien serons nous ? Même Dame Nature nous échappe. Soyons humbles et déterminés, c’est par le savoir que nous conquis nos plus beaux acquis, ne laissons plus la bêtise faire de cette planète, une marchandise. Penser global, agir local semble être une opportunité ouverte grâce au web… A l’image d’un « Via Campesina », tentons, comme Avaaz.org, de mobiliser encore et encore. De l’espoir vit chez nos cadets… Avons nous le droit de continuer à les décevoir ?

  19. Bonjour M. Nicolino,

    Je viens de vous entendre aujourd’hui sur France Info et j’ai tout de suite noté votre nom pour pouvoir me renseigner sur vos écrits. C’est grâce à Internet, que je suis tombée sur votre blog. Je ne peux même pas décrire à quel point vos propos – et ceux de vos lecteurs qui ont laissé un message – me parlent. Je n’ai pas de mots assez forts pour exprimer à la fois mon immense indignation, mon incompréhension totale, surtout mon mal à accepter la façon dont va le monde, et mes peurs.

    « (…)ceux qui placent l’économie, l’emploi et l’argent avant la vie » (en citant le texte du collectif grenoblois PMO), qui sont malheureusement bien trop nombreux à être au pouvoir ou en tout cas en position de décision, me donnent peur en l’avenir.
    Je ne ferai rien « avancer » en parlant ainsi, mais dans un premier temps, cela « fait du bien » de partager cette colère (peut-être encore plus que la peur). Tant de problèmes environnementaux me scandalisent, il serait IMPOSSIBLE de faire une liste ici tant cette liste noire est longue. C’est déprimant! (Le comble du comble étant selon moi les gens qui maintenant reprennent la cause écologique à leur profit, pour faire vendre, et toujours vendre, sans avoir aucun réel idéal écologique, mais comme toujours, pour faire du fric avant tout, du fric pour du fric, car il n’y a que cela qui compte pour eux).

    Cela m’exaspère, mais je ne veux pas en rester là!!! Je suis de nature optimiste, malgré tout et je pense qu’en se laissant aller à la déprime face à l’ampleur du problème, ce n’est pas non plus une attitude souhaitable.
    Même si la situation est plus que critique, je sais et je vois aussi que beaucoup de gens formidables font des tas de choses pour essayer de protéger tout ce qui concerne l’environnement. Il existe tellement d’initiatives, de projets, d’actions individuelles et collectives qui existent et qui permettent d’agir dans le bon sens!
    Bien sûr cela ne fait malheureusement pas encore le poids face à la tendance négative globale, la balance ne parvient pas à s’inverser mais il faut continuer et il y a un boulot énorme à fournir, sans se décourager.
    Je fais partie des gens qui pensent que ce sont les petites gouttes d’eau ajoutées qui font des océans. J’ai depuis toujours développé une conscience écologique forte, je ne milite cependant pas directement (bien que je sois par exemple adhérente de Greenpeace et donne une petite somme chaque mois) mais tout mon quotidien est marqué par des petits gestes et des choix qui vont dans le sens de l’écologie (covoiturer dans les trajets travail-domicile, acheter local, économiser l’énergie etc etc.) Même si malheureusement les choses ne bougent pas encore assez, il y a une prise de conscience globale et Internet est un outil fantastique pour faire circuler les idées. Il faut continuer à croire aux gouttes d’eau…

    C’est aussi en montrant aux gens que des choses se font que cela peut leur donner le courage de faire eux-mêmes. Car je suis aussi en colère contre le « catastrophisme » ambiant, qui est pourtant nécessaire, car les gens doivent être informés, mais qui peut avoir le contre-effet de leur donner à penser que la situation est donc de toute façon désespérée.
    Bien sûr, ceux qui ont le pouvoir, les grands décideurs, sont ceux qui pourraient faire changer plus décisivement et significativement les choses, mais chaque citoyen, nous tous si nous nous allions, avons d’énormes pouvoirs aussi : par exemple celui de consommer intelligemment, ou de « contre-consommer » justement, en boycottant par exemple des produits générant ou ayant généré une atteinte à l’environnement.
    Nous avons aussi le pouvoir de manifester…mais là ce n’est pas assez le cas encore, malheureusement. Je suis en colère de voir que dès qu’il s’agit de leur fric, là les gens sont capables de manifester (ah ça oui, faut pas toucher à leurs retraites! Là ils se lèvent et sont des milliers dans les rues!), mais pourquoi n’y a-t-il pas de grands soulèvement populaires pour des questions écologiques, alors que c’est si important? Tant que leur petit quotidien n’est pas touché directement, il n’y a pas d’idéaux à défendre…comme si il fallait attendre que le pire (le point de non retour) arrive, pour que les masses réagissent (il arrive déjà, mais assez près de chez eux peut-être..). Ce qui se passe c’est que les gens ont perdu le lien avec l’essentiel, avec cette Terre qui les nourrit et qu’ils ignorent alors que c’est par elle et grâce à elle qu’ils existent. Par exemple ils vont dans des supermarchés et ne se posent même plus la question de savoir d’où viennent les denrées qu’ils y trouvent (et si cette surabondance est bien normale…), alors que l’alimentation est la première condition de leur existence. Cela était pour ne citer qu’un exemple de ce lien qui est rompu avec l’essentiel.
    Cela me révolte, mais moi-même, qu’est-ce que je fais pour agir, crier ma colère ? Je passe mon temps à « militer » dans mon cercle de connaissances, je « saoûle » parfois mes amis (quoique la cause écolo devienne de moins en moins marginale chez les jeunes de mon âge – 28-30 ans), j’adhère à Greenpeace, j’écris sur votre blog, j’adopte des « gestes écolos »…est-ce suffisant? Est-ce ma goutte d’eau? Je le crois oui, même si j’aimerais bien pouvoir faire plus et je me sens impuissante aussi.

    J’aime tellement la vie, je suis tellement sensible à la beauté de notre Terre, que je pleure de bonheur face à cette beauté et par là-même je pleure de tristesse face à cette beauté que l’on détruit; et je pleure aussi face à la grandeur de certaines personnes qui font des choses formidables. J’ai la chance d’être entourée par un conjoint, des amis, une famille, des personnes qui ont aussi de nobles idéaux.
    Parfois j’ai donc l’impression que je peux avoir de l’espoir, que peut-être le court des choses va changer dans le bon sens, grâce au bon sens, aux sentiments des gens. Il faut remettre du sentiment dans notre société pourrie par le fric, pour qu’on en revienne enfin à la base de tout, c’est à dire la beauté et le miracle à l’origine de toute vie.

    Mon optimisme est donc mitigé, en tout cas mis à rude épreuve…mais je fais en sorte d’essayer d’en garder un peu. Votre blog par exemple donne de l’espoir en cette idée qu’il y a des gens qui agissent, comme ils le peuvent. Il ne faut pas rester seul dans ce combat.

    Continuez à tout prix, M. Nicolino, votre voix est essentielle. Il faut informer, dénoncer et s’indigner, discuter, débattre.

    Et j’ajouterais qu’il faut aussi à tout prix, à l’instar de la presse officielle continuer à « clamer combien le monde est beau », mais contrairement à celle-ci (qui clame cela pour en fait pouvoir continuer à exploiter les ressources de notre monde en masquant les problèmes), il faut clamer cette beauté pour réellement contribuer à la protéger et la défendre. Je pense en effet c’est en montrant encore et toujours à quel point cette Terre est un trésor de beautés (elle l’est encore…pour l’instant…) que peut-être cela recréera le lien perdu entre les hommes et leur environnement et les fera réagir sur l’obligation de le sauvegarder.

    Merci.

  20. Je vous ai découvert hier sur les ondes de france inter et vous m’avez redonné « l’espoir » : Enfin une voix qui s’élève contre cette course effrénée au toujours « plus », enfin quelqu’un qui « voit » que nous allons tout détruire…. La passivité des gens qui m’entourent m’est insupportable…. Comment « réveiller » les femmes et les hommes qui « dorment » ?

  21. Bonjour à tous
    J’ai constaté hier (par l’intermédiaire d’une  » conversation » sur un site de réseau social) que l’on peut partager la plupart des gens en deux catégories: ceux qui se foutent royalement de l’environnement ( en terme de consommation, d’alimentation, de protection) et qui crient à la vaste fumisterie en se réfugiant derrière tous les articles contradictoires des spécialistes et scientifiques, et les autres qui essaient d’apporter leur pierre à l’édifice dans des gestes quotidiens, un changement dans leur façon de vivre mais qui sont bien conscients d’une certaine inutilité de leur démarche écologique individuelle. Aujourd’hui, lorsqu’on prononce ce mot, écologie », on passe pour un intégriste arrièré qui s’éclaire à la bougie, se déplace à cheval et vit dans une yourte.Lorsque j’ai évoqué le problème des déchets radioactifs sur ce fameux site de réseau social, j’ai reçu de charmants commentaires! Cet exemple est très caricatural mais il illustre bien les résistances aux changements d’habitude des consommateurs,le pessimisme ambiant aidant.En effet, pourquoi se préoccuper de l’environnement- tous domaines confondus- puiqu’il y a d’autres priorités comme le chomage, la précarité etc..Et puis tout ça c’est dans longtemps: en France, on mange à notre faim, donc tant pis si l’élevage industriel intensif pollue les betes, les hommes et les terres du moment que l’assiette est pleine;le pétrole? On trouvera toujours de nouveaux gisements, il y a les guerres pour ça..Et puis le nucleaire, on en a besoin, parce que des éoliennes partout, ça dénaturerait le paysage..Voilà ce que j’entends et ce qui me révolte sans que je puisse opposer d’arguments qui ne soient aussitot lynchés sur l’autel de la surconsommation, du confort, du progrès. Alors, aujourd’hui, je suis desespérée car moi aussi je participe à cette destruction: je viens de changer mon portable( certes en fin de course) en ayant conscient de participer à l’exploitation des mines africaines et des hommes; je fais mes courses au supermarché car les magasins bio sont très chers etc..la liste serait trop longue et je me dis que rien ne se fait pour éviter tout cela : on ne donne pas la chance à tout le monde de consommer autrement,puisque comme le dit Alice un peu plus haut, c’est le fric qui a toujours le dernier mot. Je crois sincèrement qu’il faudra atteindre un point de non-retour pour qu’il y ait enfin une réaction de masse: une hausse faramineuse du prix du pétrole due à sa raréfication, une sécheresse exceptionnelle qui ouvrirait les consciences à la préciosité de l’eau, des famines, des réfugiés climatiques en masse, des émeutes dues à la faim..Tout ça se passe déjà, mais pour nous c’est loin, et ça ne peut pas nous arriver.
    Loin de moi le catastrophisme, mais il est vrai que je ne suis pas du tout optimiste pour mes enfants et les générations à venir.Merci à ce blog d’exister et à tous ceux qui ont posté un message, particulièrement Alice qui a exprimé des justes qui m’ont touché.

  22. Pitoyable Fabrice, qui dénonce tous azimuts un monde mauvais, où les génies franco-franchouillards de son genre serait bien incapables de dialoguer avec le premier chinois, indien, brésilien ou angolais venu. Pas belle la planète? Heureusement Fabrice veille et dénonce, ça rassure. Les dictateurs sont répugnants, les ONG sont corrompues, le Grenelle ne sert à rien, le WWF est une organisation mafieuse, nous sommes rassurés que de belles personnes comme Fabrice veillent pour dénoncer ces vilaines personnes. Ils se vendent bien les bouquins? On compte sur une donation des droits d’auteurs au bénéfice de la misère du monde.

  23. Pitoyable Gaspard qui n’a pas le courage de voire la réalité ou peut être comme tant d’homme vit déjà dans le virtuel…et vous de quoi vivez vous? Le monde tend vers le mauvais à l’instar de la croissance économique.
    Certes blablatter ne suffit pas,il faut agir.
    J’ai 23ans , j’appartiens à cette génération d’individu formater par tous ce qu’il ya de plus néfaste pour la croissance positive de l’humain et de la vie sur terre.
    La

  24. Bref…Le seul moyen d’action valable doit passer par l’individu lui même. c’est à lui d’aller chercher son autonomie et de choisir son mode de vie,c’est à lui d’exercer sa volonté de liberté s’il en a encore même l’ombre de l’idée. je dis non à la voiture,je dis non à l’électricité,je dis non à l’industrie.Il y faut un peu sacrifier son être,son confort,sa sécurité au profit de la vie,au profit de la diversité. Mourrir pour rien est tellement indigne.
    En effet,les ONG malgré qu’elles puissent unir des personnes des bonnes volontés ne sont que des vitrines servant de bonne conscience.Les ONG peuvent agir ponctuellement mais jamais n’agirons dans le temps,jamais n’apporteront à l’humain la force d’exercer son pouvoir sur sa vie.
    l’environnement ce n’est pas que la portion de forêt amazonienne (dont il vaut mieux fantasmer que d’y voir ce qui s’y passe réellement),l’environnement ce sont les quais de la Seine à Paris,c’est chaque cl d’air inspiré.
    Ce dont l’humain a besoin c’est d’éducation,d’amour et de respect.SI la France a peur de sa jeunesse (et ô combien je la comprend)c’est parce que son pays la laisser s’abrutir,la laisser devenir de bon consommateur désirant voiture puissante,grand téléviseur,beaux vêtements brillant de marque renommé.
    Voilà la pollution terrestre: les désirs de l’homme.

  25. DONC regardez-vous polluer la planète à chaque instant à travers vos plaisirs,à travers votre vie quotidienne. L’avenir de l’homme dépend de notre environnement ,la santé de l’environnement dépend de l’humain. Toute solution réside dans le choix personnel.dites vous bien que vous ne dépendez de rien ni personne,seulement votre corps…tout tourne autour du corps rien d’autre. et je pleur chaque jour de voir ces humains qui se croit prisonnier,de les voir si faible,si égoïste avec si peu d’espoir. Il n’est plus temps d’imiter le mauvais,il n’est plus de temps de faire des fils qui ressemble à leur père,ils n’est plus temps de désirer,c’est un temps à se battre,c’est le temps d’une guerre silencieuse. c’est l’époque épique des amoureux de la vie et des ignorants domestiqués de l’industrie fermière. Aujourdhui est le temps de l’avenir désiré.

  26. que dire devant ce réalisme? oui nous sommes des chiens, des chiens haletants à la première femelle qui passe, et vice versa. Oui rien que des animaux, prédateurs par excellence,…..oui un certain nihilisme,….tout ça pourquoi?……oui le vivant est ainsi,tout le vivant, absolument tout le vivant,……..regard vers les étoiles, l’univers,l’incommensurable ( par nous évidemment),

    Mais,…….

    -Où sommes nous papa?
    -Je ne sais pas,….
    -euh,…..mais dans tous les cas nous y sommes.

  27. Bonjour,

    Début août, j’ai lu votre excellent livre « Qui a tué l’écologie ».
    Je partage votre point de vu et plus particulièrement sur  » la caste bureaucratique » page 157, ainsi que l’analyse et les constats du chapitre 9, car je suis gestionnaire forestier de terrain depuis 30 ans au sein d’un grand établissement national.

    A travers votre ouvrage, j’ai découvert ou plutôt devrai je dire eu confirmation sur ce qu’est devenu le mouvement écologiste.
    Ecologiste depuis maintenant 30 ans, j’ai toujours refusé d’ adhérer au mouvement d’écologie politique car j’ai pu constater à maintes occasions l’attitude de certains élus « vert ».

    En matière forestière connaissez vous l’association prosilva ?
    Cette association dont je suis adhérent, fait la promotion d’une sylviculture proche de la nature.
    Je vous invite à découvrir les concepts de cette sylviculture sur son site internet http://www.prosilva.fr
    Si le sujet vous intéresse, n’hésitez pas a me contacter, pour découvrir sur le terrain les applications concrètes de ces principes.

    Emmanuel

  28. Des millions et des millions de braves gens, qui en ont marre des promesses fallacieuses du « PROGRES », ont à nouveau soif de simplicité, de pureté, d’Espérance, de transcendance, et ils vont les chercher dans les textes fondamentaux : le Sermon sur la Montagne, Les Evangiles, la Bhagavad-Gītā, l’Ecclésiaste, certaines Sourates, Bouddha… Tous les braves gens en ont marre de l’existentialisme, de l’absurde, du bruit, de la fureur, du pognon, des idéologies du gadget et de la courte vue, et encore plus des idéologies esclavagistes nazies ou communistes qui ont ravagées le XX me siècle…
    Il n’y a pas de solutions collectives Fabrice, il n’y a que Jésus et son message « Aimez-vous les uns les autres  »
    invite à une balade :http://www.tarn-rando.fr/

  29. Fabrice,

    Je suis lilloise. J’ai milité et je continue de loin en loin contre l’énergie nucléaire ( Gravelines n’est pas loin). Le nucléaire c’est déjà un problème que les Français ont refusé de considérer sérieusement depuis plus de 30 ans! Récemment, j’ai fait circuler de nombreuses informations et des pétitions en ligne sur les gaz de schiste et sur le film américain, dont vous parlez à la fin de votre livre: « Qui a tué l’écologie ».Je pense aussi que c’est un sujet ( qui s’ajoute à la longue liste) et qui nous menace dangereusement en France ( décrets décidés par M’r Borloo- mais bon sang, est-cela une démocratie?) mais qui touchera aussi la Chine et d’autres pays en quête d’énergie.

    Je viens de finir votre livre que j’avais emprunté, je vais l’acheter pour pouvoir le relire , le prêtre à des amis, qu’il circule, qu’il soulève des montagnes. Merci pour cette documentation riche et votre style précis et plein d’humour.
    Les nombreuses personnes de votre liste et vous qui avaient écrit des livres, des articles ou qui donnent des conférences, c’est cela qu’il faut faire circuler, mettre en réseaux. Je pense à Gilles Clément, venu récemment parler de la bio diversité à Lille, aux livres de Pierre Rabhi, à Terre vivante et Claude Aubert.

    Ce que je peux faire à ma petit échelle importe peu- seulement ceci, je suis devenue végétarienne (presque: je participe à certains repas avec viande ou poisson pour remercier mes hôtes) depuis que j’ai lu Bidoche. La prise de conscience et un changement alimentaire nécessite d’en parler aux gens qui vous reçoivent et ceci fait bouger (un peu) les choses.
    Que penser , à ce sujet, que dans aucun programme politique écologiste, on ne parle du réchauffement climatique du à l’accroissement considérable des animaux d’élevage? Pour moi, c’est tout simplement scandaleux.
    Cela fait longtemps que je suis persuadée qu’ il ne faut pas faire confiance à ceux qui nous gouvernent, qu’un bulletin dans l’urne est une vaste blague nommée « démocratie ».

    Oui pour une révolte…des révoltes multiples, variées inventives,artistiques, drôles.
    Oui pour une solidarité entre les damnés de la terre.
    Mobilisons nous et ne craignons ni les condamnations ni les arrestations, ni les violences à notre encontre. On ne parle pas assez de la violence des  » démocraties capitalistes »!
    Oui pour une révolution verte, pour sauver ce qui reste à sauver… pour que les générations futures de plantes, d’animaux, d’insectes, d’êtres humains aient la possibilité de grandir sur la planète bleue….
    Agissons pendant qu’il en est encore temps.
    Acceptons le combat car c’est bien d’un combat qu’il s’agit!

  30. Bonjour Fabrice et vous lecteurs, je ne peux que trop vous conseiller de vous atteler a la lecture du livre de Marc Geet Ethier  » zero toxique mode d emploi  » , achete en 2008 apres mon premier enfant, je suis tombee des nues, trop tard le mal etait deja fait. Merci a la librairie du complexe Desjardins de Montreal , la prochaine fois, j acheterai le livre en version etoffe version plus recente.
    Je m en fait un devoir de le preter a droite , a gauche a qui veut bien entendre.
    Sinon , merci Roissy cdg1 pour toute cette amiante qu on a bien sniffe pendant des annees dans les couloirs souterrains et vive l omerta puisque l ouvrir de trop, ca vous joue des tours.. Moi en l occurance.

  31. Ciao
    I get your cotact by andreina and Paule
    i am a quantic fisic researcher and i discover that my imeges send out a kind of vibrations
    this energy is depolluting the air in Paris
    enjoy the fresh air

    please contact me
    06 38 439 439

    Lorenzo

  32. 27 août 2007 : « Mais je pense, mais je suis convaincu qu’il faut marquer au plus vite une rupture complète avec notre manière de penser la société. »

    L’un des seuls espoirs qu’il nous reste réside « peut-être » ici :

    En effet, voici, à titre d’exemple, deux citations, la première, de René Passet, tirée de : « L’Economique et le Vivant » Payot 1979, à laquelle visiblement des travaux d’études et de recherches ont permis d’apporter une réponse, suivie de la seconde, la plus déroutante, et implacable figurant dans cette pièce jointe (au format PDF * ) laquelle remet entièrement en cause la façon dont notre monde est organisé et fonctionne en générant plus de souffrance et de mort, que de « bien-être et de vivant » :

    1/- « l’économique semble bien, selon le mot d’A. Marshall, relever d’une ‘science de la vie, voisine de la biologie plutôt que de la mécanique.

    Mais la vision tronquée liée aux calculs d’efficacité veut que l’on n’accorde de prix qu’aux biens et services rares et que l’on compte pour rien les ressources humaines ou naturelles qui paraissent surabondantes. Alors la relation du moyen à la fin s’inverse et la logique des choses mortes devient la loi suprême.

    Il n’y a plus à s’étonner si une science ainsi conçue se condamne à développer une logique et à inspirer des actions qui s’inscrivent en contradiction formelle avec les mécanismes présidant à la reproduction du vivant.

    La réconciliation ne peut se concevoir qu’en portant la réflexion au niveau de la biosphère dont les lois s’imposent à l’ensemble de ses sous-systèmes.

    C’est à ce niveau que l’économique rejoint le vivant et que l’on peut espérer découvrir des principes d’organisation conciliant les règles d’une gestion efficace avec les mécanismes par lesquels la biosphère assure sa reproduction. »

    René Passet

    2/- « Il n’y aurait pas, et il n’y aurait jamais eu de crise écologique si l’économie était basée sur une monnaie dont la caractéristique principale serait de « respecter » le vivant, et un mode de rémunération chargé de le « valoriser ». La seule Justice qui vaille ne peut se faire que sur cette base. »

    G.N.

    * : « Rio + 20 : 1992 – 2012 : 20 ans après le premier sommet de la Terre, que se passe t-il ? » le bilan, en forme de faire valoir, fait et signé par Ségolène Royal, et « le droit de réponse » qui lui a été adressé ce 26 juin, par un certain G.N.

    Pour avoir communication de cette pièce au format PDF, il vous faut adresser votre demande à l’adresse courriel laissée avec ce message.

  33. Bonjour Fabrice,
    Je vous découvre juste, alors d’abord un grand merci pour ce blog hautement vivifiant dans les sphères nauséeuses et spectrales qui s’expriment actuellement. Bien écrit qui plus est et qui, au vu de la qualité des commentaires, laisse espérer que le jour du centième singe n’est peut être plus si loin! Je lisais récemment dans « Ecologie et spiritualité » (ed albin michel),le commentaire de Michka sur la « spiritualité écologique », ou la nécessité de diriger nos pensées vers la guérison (de tout y compris de la planète). Loin du discours fumeux des gourous de tous poils, il me semble évident que l’évolution de nos prises de conscience est la clé du changement que nous espérons. Grandir encore en acceptant d’amenuiser nos égos de grands prédateurs. Bref, merci encore, au plaisir de vous lire, je vais de » ce pas faire un tour en librairie voir vos bouquins, et re-re-lire les racines du ciel, décidément!

  34. Bonjour…je suis heureux de trouver ce site par le truchement de wikipedia , heureux de savoir que plus de gens « comme moi » que je ne pensais existent…
    mais j’en ai marre de rester assis à observer les choses se déliter, j’en ai une conscience aigue depuis mon tout jeune âge , mais par où commencer ? l’oeuvre est si colossale !

    s’affilier , pour agir , à un organisme ! oui …mais non…après avoir lu sur Wiki une réference concernant vos écrits à propos de WWF ou greenpeace , je ne sais plus sachant que dans la partie « critiques » aucun des deux organismes ne semblent irréprochables…
    A un organisme plus petit ? oui mais lequel ? et pour quel poids ?
    vous qui avez sans doute beaucoup plus de notions et connaissances dans ces domaines , pourriez vous me conseiller et m’orienter s’il vous plait ? à qui/quoi s’associer pour agir , vraiment et avec justice et dignité ?

  35. Bonjour

    Mieux vaut tard que jamais je viens récemment de découvrir et vos livres et votre site…
    Par recherches successives après avoir pris conscience de l’insupportable problème éthique que représente la consommation de viande …conditions d’élevage concentrationnaire, tuerie à grande échelle, mépris du vivant, cultures intensives…j’en suis venue à découvrir l’écologie dans ses innombrables dimensions … et je vais de découvertes en découvertes avec l’estomac noué .
    Je me sens un peu moins seule mais je n’ai guère d’espoir.
    Merci de vos infos, c’est si rare une parole libre.

  36. Bonjour Fabrice,

    Je fais miens, en substance, les propos de Marie-Annick du 11 janvier pour te témoigner ma reconnaissance. « Re-connaissance », pourrais-je dire, car nos chemins se sont croisés, disons en gros au cours de la décennie 1980-1990, et je me souviens tout spécialement de la formation accélérée de secrétariat de rédaction que tu avais eu la gentillesse et le soin de me prodiguer. En te lisant, je retrouve une patte, un style, une précision, un certain ton tragi-comique, quelque chose de terriblement généreux et sincère. Merci.

  37. Bonjour,

    Je suis une des responsables de l’association Amap-consom’acteurs de Gennevilliers.
    La ville de Gennevilliers, dans le cadre de la semaine du développement durable, organise une soirée débat sur le thème de « Consommation : circuit traditionnel, circuit court, comment chacun d’entre nous peut avoir une consommaction citoyenne », le vendredi 5 avril à 20 heures. Notre association est partie prenante de cette soirée. Monsieur Michel Besson de l’association Andines sera l’un des intervenants. J’ai pensé intéressant que vous puissiez être également l’un des intervenants. Cela serait-il possible pour vous et à quelle condition ? Cordialement

    Angélique Dupont

  38. Bonsoir Fabrice, un tout petit amendement à cette déclaration – un bémol qui pèse bien peu en regard du drapeau hissé et de la parole promise… Le tract surréaliste qui donne son nom au blog n’est pas de 29 (date de l’expulsion de Trotski d’URSS) mais de 34 (date de son expulsion de France, avant le refuge mexicain), voir le facsimilé : http://www.andrebreton.fr/fr/item/?GCOI=56600100381330

  39. Bien. On croirait que cette déclaration d’intention vient d’être rédigée aujourd’hui (13 janvier 2015, les jours d’après). Alors, échec ou espoir? En tout cas il est urgent de tourner ces réflexions et cette révolte d’une manière positive, pour nous, nos enfants et pour justement l’Espoir. Merci et longue vie.

  40. Bonjour Fabrice,
    Après la lecture du monde puis de ton article à l’instant, je viens encore de passer des larmes au rire .Nous en avons parler et rêver de cette déclaration des devoirs de l’homme . J’y crois toujours .Et ça commence par un changement radicale, sans compromission aucune …de moi-même . (si tu veux changer le monde…) Tu te ballades encore avec un rouge-queue noir sur l’épaule à ce que je vois .Garde le toujours .

  41. Je me souviens d’un salon (en Bretagne) qui prônait les énergies renouvelables et d’un stand où l’on proposait d’installer des panneaux solaires. lorsque j’ai demandé si le minerai était extrait de mines au Tibet, le commercial acquiesça… Je lui disais que j’avais le devoir de respecter la planète et que je ne pouvais supporter l’idée de « dépolluer » d’un côté pour contribuer à une plus grande pollution de l’autre. Mon acte dérisoire de refus peut faire rire ou faire prendre conscience que chaque acte aussi petit soit-il peut contribuer à redonner l’espoir à l’autre bout de la planète. je citerai Gandhi : »nous devons être le changement que nous voulons voir dans ce monde ». Il est temps d’écrire les devoirs universels de l’homme envers la planète et l’humanité.

  42. Merci Fabrice pour cet espoir dans un moment où je suis totalement désespérée par mes frères: les hommes; hélas, je ne peux y croire; je ne dirai pas: l »homme est un loup pour l’homme » mais l’homme
    est un monstre: bêtise, âpreté, aveuglement, égoïsme
    cruauté à une minorité près. Je ne crois pas que l’on pourra le changer; bien d’autres s’y sont
    cassé les dents.
    Je suis « heureuse » d’être assez âgée, car l’avenir
    me fait peur.
    Bien à vous Fabrice, prenez soin de vous.
    Maryvonne

  43. J’ai découvert votre site et ce texte grâce au fameux Charlie Hebdo… J’imagine que ça doit être le cas pour tous les commentaires de ce mois de Janvier. J’ai adoré ce passage :

    « L’individu est une limite, une triste et terrible limite qu’il nous faut dépasser. L’individu n’a pas, ne peut plus, ne doit en aucune manière avoir tous les droits que lui reconnaissent, pour le plus grand profit des marchands, la publicité et la propagande. Lesquelles ne sont en réalité – qui peut encore l’ignorer ? – qu’un seul et même mot.

    Nous devons, dès qu’il sera possible, travailler ensemble à une Déclaration universelle des devoirs de l’homme. Car l’homme a désormais la responsabilité de protéger et de sauver ce qui peut l’être encore. Les plantes et les arbres. Les singes et les colibris. Les fleuves et les pierres. Le vent et les abysses. Les étoiles et les saisons. Sans oublier lui-même. Sans nous oublier nous-mêmes. »

    J’ai cru lire du Ralph Emerson en lisant le second paragraphe, et surtout, j’aime énormément cette idée de Déclaration des devoirs de l’Homme.

    Merci !

  44. Bonjour Fabrice,
    Merci pour votre texte magnifique lu dans Charlie. Je partage votre combat et suis de tout cœur avec vous.
    J’espère vous relire bientôt et pourquoi pas descendre encore dans la rue mais cette fois-ci à vos cotės.
    Portez vous bien et à bientôt !

    Gilles.

  45. Une Déclaration universelle des devoirs de l’homme ? Non, je ne pense pas que cela soit nécessaire ! Car en fait, le seul devoir de l’homme doit être de respecter et faire respecter les droits de l’homme à tous et pour tous, pour les générations actuelles et futures, partout sur la planète. Bien sûr, il faudrait que les droits de l’homme soient complets, qu’ils incluent le droit pour chacun de vivre dans un environnement sain et équilibré où qu’il se trouve sur Terre, le droit de vivre dans un environnement pouvant subvenir à ses besoins alimentaires, le droit de boire une eau de qualité, le droit de respirer un air non pollué, le droit de voir les étoiles scintiller dans le ciel nocturne, … Et ainsi la préservation de l’environnement deviendra un devoir de l’homme, au même titre que la lutte contre le racisme ou le respect de l’opinion de chacun. L’homme devra alors protéger l’ensemble du vivant, afin d’assurer un équilibre écologique indispensable à la qualité de notre environnement. Pour la même raison, il devra protéger le climat, les rivières et les forêts. Nul besoin d’une Déclaration universelle des devoirs de l’homme, un seul devoir suffit.

  46. Bonsoir Fabrice,

    Merci pour ce joli texte. Je l’ai lu dans Charlie et cela m’a donné envie de venir voir un peu plus loin sur votre site. J’approuve tous vos mots et cela m’a fait grand bien de trouver son de cloche à certaines de mes pensées. Vous dites que vous n’avez pas l’illusion de savoir quoi faire. Je suis persuadé que ce n’est pas totalement vrai. Et je me disais que peut être pourrions-nous commencer à chercher des solutions ? Par solutions je veux dire : mais comment changer notre monde, notre société, sans pour autant les détruire ? J’aimerais beaucoup engager cette discussion, mais je me demande souvent où je pourrais le faire, au-delà de mon cercle d’amis et collègues. Alors voilà, je le tente ici. J’ai envie de proposer des idées, à réfléchir, à contrer, réfuter ou approuver.

    Première idée vers laquelle pourrait tendre notre société : la plus simple et plus complexe : Favoriser la pensée de chacun et sa parole. C’est un peu le but de ce site je crois et je vous en suis très reconnaissant. Car il faut bien comprendre que l’entrée dans l’aire du tertiaire, de la surinformation, du développement des médias etc. nous poussent vers la même culture de la non pensée. Et l’on devrait tous se demander : mais combien de temps est ce que je passe, chaque jour, à penser à moi-même, à nous, notre monde, notre société ? Et combien de temps à écouter la radio, regarder la télé, surfer sur le web ? Je crois qu’aujourd’hui, l’on nous force à confondre réflexion et prise de position. On choisit ainsi son appartenance à un parti politique, à un courant de pensée, aussi facilement que l’on aura décidé à 4 ans que l’on n’aimait pas les poireaux, pour se rendre compte 15 ans plus tard que l’on aime ça. Ce genre de choix devrait faire partie d’une réflexion personnelle, et par personnelle, j’entends loin des idées que l’on nous a inculquées. Et choisir ses opinions ne devraient en aucun cas naître d’un besoin sociétal. Donc comment pourrions-nous imaginer « favoriser la pensée et sa parole » ? Cela paraîtra peut être naïf, mais pourquoi ne pas subventionner un maximum les associations et événements qui favorisent les débats, les conférences, les groupes de discussion etc. C’est simple, insuffisant, mais c’est un début. Voilà pour la première idée.

    Pour la deuxième, je dirais qu’il faudrait tendre vers une indépendance financière de notre système politique. Car il faut bien comprendre que le simple fait que de grands groupes industriels puissent subventionner l’ascension d’un candidat ou un partie politique créé déjà un conflit d’intérêt. Ces subventions devraient être limitées, par personne, et devraient être issues d’un grand nombre, et non pas de quelques mécènes. Tout simplement car l’on ne peut pas demander à un gouvernement de favoriser telle ou telle loi humaine ou écologique si lui-même est tiraillé vers ses devoirs économiques qui lui demandent l’inverse. Cela parait simple et pas si irréalisable que ça, à condition de trouver les personnes capables de mettre cela en place.

    Dernier point, favorisons tout parti politique qui prône les valeurs simples que sont « le partage et l’entraide » sans pour autant les imposer. Si vous en connaissez un, faite moi signe. Et mince, arrêtons aussi de parler de notre fierté d’être français ! Nous sommes humains avant tout, et notre amour, notre partage, bienveillance et entraide doivent pourvoir aller bien plus loin que nos frontières. On demande aux bretons d’être un peu moins fiers d’être bretons et aux corses d’être un peu moins fiers d’être corses… Mais cela est aussi vrai pour nous, français.

    Donc voilà, trois idées à discuter. Et dernier point, comment faire que ces discussions ne tombent pas à l’eau ? Parler, parler, parler, parler. Chaque discussion aura une chance d’entrainer une réflexion sur notre société, et vers ce à quoi elle doit tendre. N’oublions pas que même si les industriels ont tendance à influencer le marché, cela reste quand même nous qui créons ce marché, ou plutôt qui pouvons le créer si nous le voulons vraiment. Bref, notre parole est une force, ne l’oublions pas.

    Nicolas

  47. Je cherche ce parti ! Mais existe t’il en Europe ?

    favorisons tout parti politique qui prône les valeurs simples que sont « le partage et l’entraide » sans pour autant les imposer.

  48. Je commence à peine ma lecture et je découvre des merveilles !! Immense merci pour ce beau texte… Sauver les pierres, sauver le vent… nous sauver.
    An abrazzo muy fuerte, et des milliards d’ondes positives.

  49. Dommage qu’il n’y a pas plus de monde qui souhaite répondre à cet appel alors que le journal a été tiré en plusieurs millions d’exemplaires, mais j’aime bien voir recevoir une notifications à chaque commentaire, content de voir que quelques personnes ont été touchées comme moi.

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