OGM sans frontières, d’Obama à Hollande

Paru dans  Charlie Hebdo le 22 mai 2013

En Amérique, Monsanto fait la loi, jusqu’à la Cour suprême. Si on veut planter du soja, il faut payer la taille et la gabelle. En France, l’Inra fait joujou dans le Loiret et veut changer des peupliers OGM en biocarburants. C’est la fête transgénique.

L’Amérique d’Obama. Il ne faut pas dire du mal, on va se gêner. Début avril, des petits malins glissent dans un projet de loi budgétaire ce qu’on appelle ici un cavalier législatif. C’est-à-dire un amendement qui n’a pas de rapport direct avec le texte présenté. C’est classique et sans vaseline.

Le cavalier, aussitôt appelé « Amendement Monsanto », interdit à la justice de suspendre la vente et la culture de plantes OGM, même dans le cas où l’homologation légale leur serait retirée. Une pétition de 250 000 signatures est apportée, en manif, jusqu’aux abords de la Maison-Blanche. Obama, qui doit bien y trouver son intérêt, s’assoit sur les protestations et donne son feu vert au projet de loi, amendement compris, quelques jours avant le vote.

Et ça continue le 13 mai, sous la forme d’une décision de la Cour suprême des Etats-Unis. Certes oui, les vieux birbes qui y siègent sont « indépendants », mais ils semblent sacrément sensibles à l’air du temps. En gros, la Cour condamne un pedzouille de l’Indiana – Vernon Hugh Bowman, 75 ans aux fraises -, confirmant un jugement de 2009 l’obligeant à refiler à Monsanto, le maître du monde, 65 000 euros. Qu’a fait Bowman ? De 1999 à 2007, il a replanté des graines de soja issues de sa propre récolte, ce que font tous les paysans de la Terre depuis l’invention de l’agriculture.

Sauf que le soja était OGM et que les semences appartenaient, par brevet commercial, à l’ami de la nature, Monsanto soi-même. Le groupe interdit qu’on réutilise les semences qu’il vend, car selon lui – et la Cour suprême désormais – ce serait du vol. Les contrats signés avec les paysans les contraignent à racheter chaque année des semences à Monsanto, ce qui peut se révéler pratique. Dans un rapport publié en février (1), on apprend que planter du soja transgénique coûte bonbon : entre 1995 et 2011, l’augmentation moyenne, à l’hectare, est de 325 %. Or l’Amérique compte à elle seule 60 millions d’hectares de cultures OGM (toutes plantes confondues), soit plus que la surface entière de la France.

C’est donc pas chez nous qu’on verrait ça. Et de fait, grâce notamment aux Faucheurs volontaires (http://sans-gene.org/), qui zigouillent les plants OGM de plein champ depuis 1999, Limagrain, le petit frère auvergnat de Monsanto, n’est jamais parvenu à ses fins. Un à un, tous les essais de terrain ont reculé, ne laissant place qu’à un seul et unique survivant : la plantation de 1 000 peupliers OGM de l’Inra, à Saint-Cyr-en-Val (Loiret). Depuis 1995, nos excellents amis ingénieurs agronomes regardent pousser les arbres, et ils aimeraient continuer.

Une consultation publique, pas qu’un peu bidon, est ouverte jusqu’au 27 mai, portant sur « la prolongation d’une expérimentation en plein champ de peupliers génétiquement modifiés ». Comme on se doute, les ennemis du progrès essaient, de leur côté, d’empêcher la poursuite de cette belle aventure scientifique. Dans un communiqué (2), les Amis de la Terre, la Confédération paysanne, Greenpeace, les paysans bio de la Fnab piquent une crise, car ils redoutent un coup de Jarnac. Selon la dernière autorisation, celle de 2007, les peupliers OGM auraient dû être coupés au printemps 2013. Mais les gens de l’Inra semblent concocter un autre projet.

Conçu au départ pour tester la capacité des arbres OGM à faire du papier – sur ce plan-là, échec complet -, l’essai de l’Inra pourrait bien servir à la fabrication à terme, d’un biocarburant. Depuis l’apparition de cette vérole – on transforme des plantes, essentiellement alimentaires, en carburant automobile -, des dizaines de rapports ont démontré ses liens avec la faim. Ce n’est pas bien compliqué : dans un monde qui compte près d’un milliard d’affamés chroniques, si on distrait une partie des récoltes au profit des biocarburants, il y a fatalement moins à bouffer pour les plus pauvres.

Est-ce que l’Inra se fout à ce point-là de ces questions morales élémentaires ? Et Le Foll, le ministre de l’Agriculture ? Et Hollande, son bon maître ? C’est possible. On va voir.

(1)  http://www.centerforfoodsafety.org/reports/1770/seed-giants-vs-us-farmers
(2)  http://www.amisdelaterre.org/Plusieurs-associations-appellent-a.html

34 réflexions au sujet de « OGM sans frontières, d’Obama à Hollande »

  1. L’INRA, (rue de l’Université à Paris), mérite d’être envahi et bloqué quelques jours par les citoyens en colère que nous sommes !
    Quelle(s) ONG auront le courage de se lancer ?

  2. PP, quand ?

    Le refus de fichage ADN est considéré comme un délit que nulle peine, même effectuée, ne vient éteindre.
    >
    > Celui qui refuse les pré­lè­ve­ments et fichages bio­lo­gi­ques peut se voir convoqué à tout moment pour une nouvelle demande de pré­lè­ve­ment. S’il persiste dans son refus, il peut se voir à nouveau convoqué et jugé pour récidive de refus de pré­lè­ve­ment. Ceci même s’il a déjà effectué une première peine à ce sujet, déjà payé une amende ou effectué toute autre peine de sub­sti­tu­tion.
    > Appel à Soutien
    >
    > Condamné à 6 mois avec sursis en Novembre 2012 pour avoir refusé un prélèvement ADN, Jean-Charles a été de nouveau convoqué à la gendarmerie de Mimizan pour le même prélèvement le 15 avril 2013.
    >
    > En contradiction avec l’idée reçue à la création du Fnaeg en 1998, selon laquelle les marqueurs utilisés étaient «neutres» et ne pouvaient fournir aucune autre information que celle permettant l’identification, Catherine Bourgain, statisticienne en génétique à l’Inserm, s’est rendue compte que les 15 à 18 marqueurs génétiques utilisés par le Fnaeg pouvaient livrer des informations sur les maladies, les prédispositions pathologiques ou l’origine géographique des individus fichés.
    >
    > Estimant qu’aucune raison d’Etat ne justifie le fichage des populations, estimant que la création d’un fichier génétique regroupant des millions de personnes constitue un véritable danger, estimant qu’il s’agit d’une mesure totalitaire, Jean-Charles a refusé une nouvelle fois de participer à son propre fichage. Par conséquent, il sera de nouveau présenté devant le tribunal correctionnel de Mont de Marsan, le Jeudi 06 Juin 2013 où il encourt la révocation de son sursis de 6 mois plus une nouvelle peine pouvant aller jusqu’à 15 000 € d’amende et 1 an de prison ferme.
    >
    > Le refus de prélèvement ADN constitue un moyen de répression perpétuel.
    > Refusons-le !
    >
    > Rassemblement de soutien le 06 juin à 08h30
    > Devant le tribunal correctionnel
    de Mont de Marsan
    >
    > Les organisations, associations, collectifs et individuels sont invités à le soutenir (communiqués et soutien financier).
    >
    > contact : justiceetpaix@riseup.net
    >
    >

  3. Je m’aventure sur un terrain qui m’est peu familier, celui de la génétique. Je vais tenter de résumer simplement ce que j’ai compris, corrigez-moi si je raconte des âneries.
    – D’un côté, les Ogm, appelés aussi transgénèse. On introduit dans le génome d’une plante ou d’un animal un gène provenant d’une autre espèce (un transgène). On s’affranchit de la barrière des espèces. On entre dans le domaine de l’irréversible, de l’incontrôlable, de l’incertitude.
    – D’un autre côté, les plantes mutées connues sous le nom de mutagénèse. On n’introduit pas de gêne extérieur, mais on transforme artificiellement leurs gènes en projetant des rayons X, des agents chimiques ou des pesticides. Les graines survivantes sont semées et l’on observe si les mutations provoquent une amélioration, par exemple la résistance à un parasite.

    Les plantes mutées ne sont pas considérées comme des Ogm par la réglementation européenne. Pas d’évaluation, pas d’autorisation, pas de traçabilité, pas d’information du consommateur… Donc, potentiellement, possibilité de retrouver des plantes mutées dans l’alimentation bio ? Apparemment, il y a d’ores et déjà des tournesols mutés présents dans l’huile de tournesol vendue sur le marché. Il en serait de même pour la betterave à sucre, le blé, le colza, les choux…

    Questions :
    Cette mutagénèse présente-t-elle les mêmes risques d’irréversibilité et de dangers sur la santé et la nature que les Ogm ?
    Pourquoi n’en parle-t-on jamais ?
    A-t-on une liste précise des plantes mutées cultivées et vendues comme aliments ?
    Peut-on parler de victoire dans la lutte contre les Ogm si les plantes mutées sont à ce point répandues ?

    http://fr.sott.net/article/9833-Plantes-mutees-ces-OGM-qui-ne-disent-pas-leur-nom

  4. le problème des plantes mutées est qu’elles résistent à des herbicides surtout!
    Cela ne va pas du tout dans le sens de la réduction de 50% des quantités de biocides utilisés dans l’hexagone d’ici 2018.
    (plan écophyto)
    (voir le rapport d’expertise collective l’INRA et CNRS sur ces plantes mutées tolérantes aux herbicides paru en 2011)
    http://www2.cnrs.fr/presse/communique/2350.htm
    Un des soucis de ces « mutées »: les herbicides sont utilisés à coup sûr pour leur culture et, qui plus est, en cocktail (voyez la technique « clearfield »)
    Mais les tests lors de l’AMM ne portent pas sur les coktails à ma connaissance.

  5. M Dufour de la conf a été condamné a 150 OOO€ d’amende,pour fauchage,donc ils veulent abattre les désobéissants avec des amendes énormes,et encore une condamnation sévère.

  6. sur beaucoup de points de vue je ne fais pas confiance aux socialistes. En fait sur tous les points de vue je ne fais pas confiance aux socialistes qui détestent l’environnent et sa protection

  7. @ Alice, À propos des « Epandages chimiques au-dessus de Paris et ailleurs ».

    J’ai regardé un dizaine de minutes de la vidéo (pas pu faire plus).
    Désolé mais même sans être spécialiste météo ou aéronautique, je n’ai rien entendu de crédible dans ce qui est dit.

    Il y a eu des expériences plus que douteuses qui se sont révélées ensuite simplement criminelles. Et il y en aura encore.

    Mais, là, on est nettement plus dans la « théorie du complot » que dans n’importe quoi d’autre.
    Dans ce que j’ai vu, il n’y avait pas un seul argument qui tienne la route.

    Sinon, n’oublions pas que l’INRA a déjà un lourd passé, comme, entre autre, ici : http://www.ina.fr/video/CPF06020231

  8. « J’ai regardé un dizaine de minutes (…) Dans ce que j’ai vu, il n’y avait pas un seul argument qui tienne la route. »
    P’tit nouveau, revenez donc me titiller quand vous aurez tout regardé et avec les arguments et contre-arguments que vous n’avez pas développer jusqu’ici. Autrement et si vous n’avez ni le temps ni l’envie d’envisager l’extrême et d’en débattre, pourquoi ce commentaire ? Avez-vous regardé le ciel au-dessus de Paris ce beau matin du 1er juin ? Moi si.

  9. En France, on connaissait la « cotisation volontaire obligatoire », pour les agriculteurs ressemant leurs récoltes. Aux Etats-Unis, voici les Ogm légaux illicites !

    Avec les peupliers issus du « génie » génétique pour faire rouler nos voitures, quelle expression va-t-on inventer pour indiquer, dans les stations-services, que l’on roule à l’essence de peuplier ?
    On ne remplit pas son réservoir qu’avec du carburant. On y met aussi le sang versé par les vies meurtries sur les routes, dans les guerres du pétrole, dans les corps affamés.
    Dire que son étymologie latine, populus, évoquait le peuple.

  10. À propos des chemtrails

    Déjà, il n’est pas inutile de savoir ce qu’est un turboréacteur et comment il fonctionne :
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Turbor%C3%A9acteur
    Idem pour les traînées de condensation :
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Tra%C3%AEn%C3%A9e_de_condensation
    Il n’est pas non plus inutile de regarder l’évolution du trafic aérien, par exemple :
    http://4.bp.blogspot.com/_GAGgcGbzFpk/Rp8uRbSJ11I/AAAAAAAABBQ/sHvJzj94hQI/s1600/evolution-trafic-aerien.gif
    http://politique.eu.org/sites/politique.eu.org/local/cache-vignettes/L500xH263/figure1-58644.png
    Et d’avoir une idée du trafic aérien comme ici :
    http://tpe-airlines.com/explosion/engorgement/img/couloir.png
    Cela permet de comprendre pourquoi le ciel ne ressemble plus à celui d’il y a 40 ans.

    Dans le « documentaire »
    1ère intervention.
    « Nous avons en effet déjà tous observé ce phénomène qui peut durer 15 à 18 secondes.
    Mais là, c’était quelque chose de nouveau : ça a duré plus d’une heure, puis ça s’est élargi. »
    C’est totalement infondé. La persistance et la diffusion dépendent de l’altitude et des conditions météo.
    Cela dépend aussi de l’origine de la traînée. Une traînée en bout d’aile sur ressource à basse altitude disparaît quasi instantanément.
    Une traînée de turboréacteur à 10.000 m peut se transformer en nuage et évoluer comme un cirrus. Même remarque pour le second intervenant, dont on se demande sur quoi il a volé et où.

    Troisième intervenant.
    La localisation, la date et l’heure n’est pas précisée. Aucune vérification n’est faite sur les contrôles radar, les plans de vols, les couloirs aériens. Aucune donnée météo n’est précisée.
    Rien ne prouve que ce monsieur n’est pas « découvert » un phénomène qui se produit tous les soirs, ou tous les dimanches mais qu’il n’avait jamais remarqué.
    Il est également possible que des conditions de navigation aérienne particulières soient en cause, ou que des conditions météo exceptionnelles aient fait apparaître ce qui d’habitude n’est pas visible.
    Un témoignage comme celui-ci a autant de valeur qu’une affirmation d’apparition de soucoupe volante. Il faut une enquête très poussée et très sérieuse derrière pour savoir s’il y a un début de commencement de quelque chose d’anormal.

    Etc.

    Commentaire dans le « documentaire »
    « Nous avons filmé ces chemtrails en Provence. Difficile de croire qu’à cet endroit et à cette altitude, ce sont des avions de ligne qui sont responsables de ces traces rapprochées perdurant des heures ».
    Pardon ? « Difficile de croire… » c’est le summum de la bêtise en science !
    Quelle altitude (d’après la vidéo, c’est au moins 6.000 m) ?
    Où exactement ?
    Situés comment par rapport aux couloirs aériens ?
    Qu’en dit le contrôle aérien ?
    Qu’a fait l’armée de l’air dans cette zone à ce moment ?
    Quelles étaient les conditions météo ?
    Des affirmations sans enquête sérieuse derrière, c’est le degré zéro du journalisme et de l’investigation.

    07:27
    « Des scientifiques [lesquels ?] … ont indiqué que des universités aux États-Unis [lesquelles ?] … collecter de l’air puis l’analyser … Les résultats … montrent… »
    Alors :
    Protocole de collecte ?
    Récolte d’échantillons de comparaison ? (i.e en dehors des traînées)
    Protocole d’analyse ?
    Références des publications scientifiques où l’on peut voir ça ?

    08:10
    Une belle liste bien inquiétante de trucs douteux sans aucune preuve ni référence. Le tout conclut avec une belle photo bien angoissante et parfaitement naturelle. À la bonne heure, avec les bonnes conditions et au bon endroit, on peut faire exactement la même avec des nuages naturels à la place de traînées de condensation.
    Le procédé est ici assez classique. On associe une « information » à un visuel pour remplacer une démonstration. Cela frappe les esprits et rend impossible toute contestation raisonnée. Ce n’est plus de l’information, c’est de la propagande.

    08:54
    Là, on atteint des sommets et c’est pour cela que je n’avais pas tenu plus de 10 minutes.
    « … nous prélevons des échantillons de sol dans trois parcs et jardins parisiens pour les faire analyser par un laboratoire spécialisé.
    Les résultats arrivent quelques jours plus tard. Il y a bien du baryum et de l’aluminium dans les bacs à sable de Paris ».
    Et c’est suivi d’une affirmation d’un intervenant :
    « Donc tout cela vient de l’atmosphère, tombe à terre et nous touche tous ».

    Et c’est là que j’ai craqué car ces 30 secondes m’ont prouvé de façon irréfutable que j’avais à faire à des branquignols (désolé, je ne trouve pas de mots plus approprié).
    Ces analyses ne signifient absolument rien. Il aurait fallu au moins connaître l’origine des sédiments prélevés. Si c’est effectivement du sable de bacs à sable, faire aussi des analyses du sable à la carrière d’origine et vérifier également les traitements qu’ils ont reçu après extraction puis les traitements qu’ils ont pu subir après leur dépôts (nettoyage, désinfection,…).
    Il fallait aussi analyser d’autres sédiments, surtout à des endroits préservés depuis longtemps pour avoir des points de comparaison.
    Ces 30 secondes serait créditées d’un zéro pointé en TP de première année de fac.

    Ensuite, on passe aux maladies pour lesquelles il est bien connu que la pollution industrielle, automobile, alimentaire et autre n’a aucune influence.

    Tout le reste est du même tonneau.
    Il y a même deux moment sublimes.
    De 20:19 à 20:33 la démonstration est parfaite. Les traînées de condensation ont exactement le même comportement que les cirrus. Bref, ces nuages artificiels constitués de vapeur d’eau condensée et gelée (plus quelques cochonneries résultant de la combustion) sont des nuages, ni plus, ni moins et le commentaire ne peut rien y changer.
    Mention spécial aussi pour les « nouveaux » nuages et les timbres qui leur sont consacrés ; c’est bien connu que l’on sait déjà tout et qu’il n’y a plus rien à découvrir.
    J’ai regardé attentivement la fin en espérant découvrir l’annonce d’un énorme poisson d’avril. Et bien non ! C’est censé être sérieux.

    Ce prétendu documentaire n’est qu’une suite d’affirmations ne se fondant sur rien de sérieux et n’apportant aucune preuve ni démonstration. Quand on compare cette vidéo à un vrai documentaire comme celui d’Arte sur la « disparition » du sable, on mesure bien ce qui différencie l’enquête et l’investigation du n’importe quoi (« disparition » entre guillemets car il est en fait pillé pour être utilisé ailleurs).

    Pour conclure avec ça, je renvoie à la « Critiques de la théorie » [des chemtrails] sur Wikipédia :
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Chemtrail#Critiques_de_la_th.C3.A9orie

    Des expériences pour tenter de modifier très localement la météo, il y en a eu et les militaires travaillent certainement encore dessus car ce pourrait être un atout majeur dans une bataille.
    Des épandages, volontaires ou non, de produits dangereux ou toxiques, il y en a eu et il y en aura encore.
    Des vraies saloperies néfastes à l’environnement et à l’homme, on en trouve des tas d’exemples ici même sur ce blog. Des trucs plus ou moins connus mais vérifiables et démontrables. Il y a assez de vrais combats à mener sans aller s’inventer des causes plus que douteuses.

    Et pour répondre à votre dernière question, j’ai la chance de ne pas avoir le ciel de Paris au-dessus de la tête. Mais je regarde le mien très souvent et assez longuement. Et comme partout dans le monde, il est « rayé » de ces traînées de condensation qui désespèrent les photographes et les amoureux de la nature.
    Mais malgré mes observations régulières et fréquentes, je n’ai jamais constaté de différence de comportement entre ces traînées et les nuages de même altitude.

    Plutôt que d’inventer d’hypothétiques malveillances, ces traînées sont bien plus inquiétantes dans leur signification même. Pollution comme pour tout moteur à combustion d’énergies fossiles, « pollution » touristique, dégradation des environnements des pays su sud pour alimenter en produits exotiques frais les pays riches, etc.

  11. ptit nouveau est vraiment petit nouveau…aurait bien fait de regarder le documentaire jusqu’au bout :

    http://www.whyintheworldaretheyspraying.com/

    et sur youtube sous titré en français :

    https://www.youtube.com/watch?v=KEYlOd_up1s

    C’est de la géo-ingenierie….

    Il y a des formations pour exercer ce métier de géo ingenieur et tout ce qui est décrit dans ce documentaire effrayant y est enseigné à part l’impact de ces techniques….

    Lobby… Il y a aussi des formation pour devenir lobbyiste, lisez le contenu et vous serez surpris d’y lire essentiellement des aspects militaires-défenses relation internationale…

    Nous avons dit il y a longtemps : nous ne pourrons pas batir une société sur la peur? ben on s’est trompé !

    Nous y sommes et elle pue la mort de plus en plus,

    vous avez des gosses ?

  12. Dear New Boy, le story-telling et la peur du ridicule sont les deux faces de la même pièce (de théâtre). Votre premier message n’était qu’une hymne courte et efficace à la peur du ridicule. Il y a vingt ans, on aurait déclaré « conspirationiste » la vocalisation d’une mainmise globale et malveillante sur la nourriture des hommes et des animaux. Mais aujourd’hui ?
    Et bien aujourd’hui, P’tit nouveau, vous avez bien répondu, très bien répondu. Clairement, vous avez l’habitude de ce sujet ou alors il vous tient particulièrement à cœur depuis avant-hier. De tous les sujets importants, horrifiants même que Fabrice nous invitent à considérer et que vous suivez avec intérêt semble-t-il, il n’y a que mon p’tit message qui vous interpelle au point de communiquer une telle tartine d’informations.
    Et cerise sur le gateau, « Des expériences pour tenter de modifier très localement la météo, il y en a eu et les militaires travaillent certainement encore dessus car ce pourrait être un atout majeur dans une bataille. » Mais dites-nous tout ! Please !
    Imperméable aux histoires qui endorment et au ridicule, je reste intriguée et inquiétée par ce phénomène observable à l’œil nu. Ce matin un ciel dégagé de nuages mais complètement couvert par ce qui ressemble fortement à un damier. Et pourtant, les avions que je vois à cette heure-là ne laissent que peu de traces, comme je les ai toujours connus ici et ailleurs. A 10h, plus qu’une voile à peine discernable mais réelle, le damier dispersé, quelques nuages blancs et des avions « normaux ». Peut-être n’y a-t-il rien de plus qu’une pollution « normale ». Mais tout de même. Bizarre, bizarre. Je n’affirme rien. Je ne sais rien de plus. Mais au moins, refusons les étiquettes et les préjugés implicites. Malheureusement, rien n’est impossible de nos jours.
    P’tite question subsidiaire, P’tit nouveau, depuis quand est-il établi que Wikipedia est une site non-polluée par la désinformation ?

  13. M’enfin…choucroutman…

    Seuls les rêveurs – nostalgiques ? – regardent le ciel pas les gens qui se prennent au sérieux !

    Merci à toi et comme moi suis ces quelques jours de « beau temps ».

    Amicalement.

    stan.

  14. A Alice.

    Les défoliants, insecticides, fongicides…c’est bon pour la santé de la faune, flore, et des humains comme l’est le nucléaire.

    D’autre part l’avidité de pouvoir, le mensonge et la corruption n’existent pas sur cette planète.

    Pas de visa 2013 donc pour voir chaque jour ou presque: Chemtrail arrête ton char dans Ben-Hur.

    🙂

  15. J’étais bien décidé à ne plus répondre mais devant les réactions de choucroutman, Alice et stan je poste de nouveau. Soyons clair. Je n’ai jamais contesté l’existence de savants fous, d’entreprises criminelles, de brevets déments, d’expériences dangereuses. Pas plus que je ne nie les épandages de produits chimiques à usage agricole ou l’utilisation de l’agent orange. Tout comme il est probable que les guerres récentes ont donné lieu à l’utilisation de techniques dont la réalité sera un jour démontrée. Je n’ai pas non plus d’intérêts dans des firmes multinationale et je ne défendrait aucune entreprise ni aucun gouvernement coupable de quelque chose.

    J’ai d’abord posté pour le premier lien donné par Alice. Après 10 minutes, je savais effectivement que cette vidéo n’avait aucune valeur et je l’ai dit. On m’a reproché de ne pas l’avoir regardé en totalité, ce que j’ai donc quand même fait. Et j’ai même pris le temps d’argumenter ce que j’en pense, ce qui a été beaucoup plus long que les 30 minutes de la vidéo. Arrivé au bout, le résultat est le même, ce documentaire est nul, ne prouve rien du tout et il est même particulièrement malhonnête dans sa présentation et sa réalisation. Sans tenir compte du contenu, analysez-le et faite la même chose avec « Le Monde selon Monsanto ». Vous verrez ainsi la différence qu’il y a avec un vrai documentaire d’investigation (où toute erreur pouvait se payer très cher en justice).

    « Il y a vingt ans, on aurait déclaré « conspirationiste » la vocalisation d’une mainmise globale et malveillante sur la nourriture des hommes et des animaux. Mais aujourd’hui ? »
    Il y a presque 67 ans, il s’est passé quelque chose à Roswell. Et maintenant ?
    Ce n’est pas parce que l’on a un doute ou une intuition que cela se révélera vrai plus tard.

    L’autre document donné par choucroutman semble un peu plus fouillé et apporte quelques éléments plus solides. Cependant, là encore, il semble vite sauter de faits particuliers à des généralisations hasardeuses. Je n’ai cependant pas le temps de le regarder en détail maintenant. Je le ferais un jour car il me semble aussi « démontable » que le premier.

    Soyons clair. Pour un sujet pouvant être aussi grave que les chemtrails, regarder le ciel, penser que…, supposer que…, sauter d’un brevet à une expérience puis à une généralisation, etc. n’a rigoureusement aucune valeur. Seules peuvent compter des études scientifiques rigoureusement établies avec des protocoles connus et reproductibles. Ou alors, il faut des preuves irréfutables recueillies chez les responsables. Et ça, quand on le veut vraiment, cela fini toujours par sortir quand il y a une réalité derrière.

  16. P’tit nouveau, Alice, Choucroutman, Stan,

    Votre présence à tous m’est précieuse, sachez-le. Je n’ai pas vu les vidéos proposées par Alice, et je n’ai pas de point de vue argumenté pour ou contre l’existence de chemtrails éventuellement liées à des expériences étatiques.

    Juste un mot à propos du secret. Les complotistes et autres conspirationnistes ont fait et continuent de faire un tort immense à la recherche d’informations fiables sur ce qui est caché. Car ils imaginent ce qu’ils ne savent pas, et délirent au besoin, ce qui est souvent le cas.

    Or le secret existe, de même que le complot. Ce mot est aujourd’hui démonétisé, mais je rappelle par exemple que les accusés nazis du procès de Nuremberg ont été poursuivis, entre autres, pour « crimes contre la paix », impliquant l’existence d’un complot. À l’époque, de telles évocations ne gênaient personne. Aujourd’hui, elles vous font passer pour paranoïaque.

    Autre exemple entre cent, plus récent : quel article de presse rapporte-t-il quoi que ce soit sur les activités de l’agence de renseignement militaire américaine DIA, dont les effectifs sont presque aussi importants que ceux de la CIA, objet de tant de livres et de films ?

    Je pense pour ma part que le secret existe, et que le vrai secret aussi. Et que quantité d’informations importantes, éventuellement décisives, ne sont pas connues des sociétés. Mais bien sûr, cela se discute.

    Fabrice Nicolino

  17. 20 $ le cd pour savoir la vérité sur les chemtrails . Combien pour le tee-shirt , et quand la tasse chemtrail , l’assiette chemtrail , le peignoir chemtrail ? Rapidement , j’espère . Ainsi , les fonds récoltés serviront à mener une analyse digne de ce nom : collecte d’échantillons suspects et comparaison avec des échantillons sains , analyse des trajectoires des avions incriminés ( civils , militaires , vols réguliers ….), analyse du kérosène des avions avant le vol etc etc … Ainsi qu’un bilan visuel de la vieille dame qui  » voit  » les traînées dans le ciel se transformer en gouttes ! Ca nous permettra de savoir à qui l’oeil bionique de Steve Austin a été greffé après sa mort …
    Parce qu’en l’état , tout ça est quand même très  » léger  » et aussi scientifique ( au sens de sérieux dans la méthode ) que la couleur noire du cheval blanc d’Henri IV …

  18. 🙂

    « Je pense pour ma part que le secret existe, et que le vrai secret aussi. Et que quantité d’informations importantes, éventuellement décisives, ne sont pas connues des sociétés. »

    Merci.

    Vous voulez que je vous dise?
    Je vous aime. Fort.

    Pour ce que vous écrivez, dénoncer, mais surtout pour ce qui n’est pas encore dit, qui est encore tu, caché par vos soins, par choix, bien au fond de votre « caboche » ».

    Je suis très heureuse de vous avoir fait totale confiance.

    🙂

  19. P’tit nouveau, il ne s’est rien passé à Roswell en 1947 ? Effectivement, l’idée meme d’OVNI qui crash…ridicule. Si ridicule que les histoires d’OVNI par la suite ont souvent fait les gros titres du National Enquirer, connu à partir des années 50 pour le journalisme à sensation, donc ridicule pour ceux qui pensent. C’était le changement de style choisi par son nouveau propriétaire, Generoso Pope Jr, ancien du CIA Psychological Warfare Unit (selon Wikipedia !).
    justement, Wikipedia…Je reste perplexe devant la très longue et très détaillée page sur les vapeurs des avions. Quelqu’un s’est dévoué pour devancer toutes nos questions. Y-a-t-il des preuves ? Les uns disent que oui, les autres que non. Il y aura deux autres documentaires pour enquêter sur le « qui » et le « comment » des chemtrails. Ils sont sincères, ces gens-là, de jeunes enquêteurs à la recherche d’informations fiables sur un sujet très vivement ridiculisé. Je les regarderai. Pourquoi pas ? Ils demandent meme qu’on copie le DVD pour le circuler gratuitement. Leur conviction ne les amène pas à nier le changement climatique, mais à dévoiler les agissements des pouvoirs face à ce danger.
    Pardon, Fabrice. I will stop now.

  20. Cher Fabrice,

    Juste un mot sur nos – ma – présence que tu considères comme précieuse.
    Je ne prends pas ombrage de ta réponse raisonnée et fort juste. N’empêche que je suis quasiment le seul de mes amis écolos à intervenir sur ton blog, ce qui me mets mal à l’aise vis à vis d’eux car je devrais être ailleurs à contrer d’autres de mes « frères ? » humains: des terreurs. Il me reste en effet à localiser des Blaireaux assassinés et enterrés dans leur terrier, ce qui demande pas mal de temps lorsqu’on ne connaît pas le territoire.

    Donc à +

    Si j’osais – incorrigible que je suis – je te demanderais de passer un grand coup d’éponge afin de nettoyer le ciel car Il fait vraiment très sombre sous bois.

    😆

  21. Alice,
    Il n’est pas déraisonnable de regarder avec attention la question des chemtrails. Mais on a tout de même le droit de trouver particulièrement non convaincantes les assertions que l’on trouve dans les divers reportages réalisés sur le sujet.
    Premièrement, il n’y a rien d’étonnant à avoir des traînées d’avion. Quand on balance des aérosols, donc des noyaux de condensation, à des altitudes où l’on trouve de l’eau surfondue, on a ce résultat.
    Ensuite, l’affirmation que ces traînées de condensation ne peuvent pas persister plus de quelques secondes à ces altitudes est ridicule. On est certes pas obligé d’avoir déjà lu des cartes météo au géopotentiel 500 hPa, ou 300 hPa, mais dans ce cas on affirme pas de telles âneries devant les caméras. Certaines situations permettent tout à fait la persistance de ces traînées, parfois, dans les cas de grand calme en altitude, quasiment en l’état, parfois avec évolution vers la forme de cirrus.
    À partir de là, on est déjà en droit de se poser des questions sur la valeur du reportage, puisque le point de départ est quand même que ce n’est pas explicable autrement que par manipulation.
    Ensuite, les justifications trouvées pour expliquer le pourquoi de ces prétendus épandages sont assez farfelues. Réduction de population ? Ben voyons, très ciblé tout ça, avec sous les épandages les instigateurs de ces projets supposés, leurs familles, leurs amis. Quant à l’explication que cela servirait, via le projet Haarp, à modifier le contenu onirique des nuits de monsieur et madame tout-le-monde, c’est d’un ridicule…
    Si avec des contrails évoluant en cirrus on en arrive là, qu’est-ce que ce sera quand ces personnes verront certains types de nuages, arcus ou encore mammatus (qui ne sont en rien de nouveaux nuages, contrairement à ce qui est affirmé à la fin du « documentaire ») ?
    Bref, je suis prêt à changer d’avis, mais avec des arguments qui tiennent la route.

  22. Comme il consomme d´énormes quantités de pétrole, le transport aérien est un champion de la pollution. Il émet du dioxyde de carbone, de soufre, du monoxyde de carbone, de l´oxyde d´azote, des hydrocarbures imbrûlés. Joli cocktail. Sans compter la pollution sonore pour les riverains des aéroports où se pressent pourtant des millions de gens qui eux, se fichent éperdument de tout cela.
    Moins de passagers, moins de coucous dans le ciel, non ? Avec ou sans chemtrails.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *