Penser l’après CRISPR-Cas9 (vite !)

Je laisse la parole à Stéphane Foucart, qui signe ce jour dans Le Monde un article qui, je le crois du mois, fera date.

Editer la nature

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Depuis 2012, CRISPR-Cas9 se répand comme une traînée de poudre dans les laboratoires de biologie, les revues scientifiques, les offices de brevets. CRISPR-Cas9 est partout, sur toutes les lèvres. Pour la plus grande part d’entre nous, ce n’est qu’un acronyme obscur, mais pour un nombre croissant de scientifiques, CRISPR-Cas9 est la clé ouvrant la voie vers d’inimaginables eldorados. Et peut-être aussi vers des périls tout aussi grands.

De quoi s’agit-il  ? CRISPR-Cas9 n’est pas une molécule, c’est une nouvelle technique, révolutionnaire, de génie génétique. Elle permet d’apporter des modifications précises et ciblées à un génome, et ce bien plus rapidement et simplement que les méthodes utilisées jusqu’à présent. Pour mesurer la révolution en cours, il faut se figurer les biologistes en bûcherons disposant de simples haches, et se trouvant tout à coup munis de tronçonneuses dernier cri…

Les espoirs, immenses, concernent d’abord la santé et la recherche biomédicale. Très rapidement, CRISPR-Cas9 a permis des avancées spectaculaires – pour l’heure sur des animaux. Récemment, des chercheurs sont parvenus, grâce à cette technique, à guérir des souris adultes touchées par une maladie génétique du foie, en corrigeant le gène défaillant.

Potentialités vertigineusesDepuis des mois, les perspectives environnementales ouvertes par cette méthode sont au cœur des préoccupations. La science avance vite.  »  L’an dernier, des chercheurs et des experts exprimaient leurs inquiétudes sur les moyens alors hypothétiques d’utiliser les techniques de pointe en génie génétique pour transformer rapidement des populations entières de plantes ou d’animaux, résumait cet été la revue Nature. Ils mettaient en garde sur le fait qu’une telle perspective pourrait conduire à des conséquences écologiques non anticipées.  «  Ces oiseaux de mauvais augure avaient à l’époque été fort critiqués  : pourquoi sonner l’alarme sur quelque chose qui n’existait pas  ? Un an plus tard, c’est-à-dire aujourd’hui, une telle éventualité existe.

De fait, au printemps 2015, des chercheurs américains sont parvenus à utiliser CRISPR-Cas9 pour introduire chez des drosophiles des modifications susceptibles de se répandre très vite dans une population. Relâchés dans la nature, ces quelques individus ainsi modifiés verraient toute leur descendance être en effet porteuse de ces altérations  : les lois de la statistique et de la combinatoire étant ce qu’elles sont, ces traits artificiellement apportés à quelques individus pourraient se généraliser, en quelques années, à l’ensemble de leur espèce.

Là encore, les potentialités sont vertigineuses. L’exemple souvent cité est celui des moustiques vecteurs de maladies comme le paludisme. En mettant en circulation des individus modifiés pour pouvoir se débarrasser du protozoaire responsable de la maladie, et en attendant quelques années que ce trait se généralise, il deviendrait envisageable d’éradiquer totalement un mal qui tue plus de 600  000 personnes chaque année. Une kyrielle d’autres pathologies très désagréables, vectorisées par des insectes, pourraient être aussi vaincues de la sorte  : maladie du sommeil, fièvre jaune, maladie de Lyme, dengue…

Mais une fois cette boîte de Pandore ouverte, où s’arrêterait la course à l' »  édition   » de la nature  ? Il ne s’agirait plus – comme c’est le cas depuis le néolithique – de modifier les espèces animales ou végétales qui nous sont inféodées et qui nous nourrissent, mais d’influer de manière irréversible sur le reste du vivant.

D’autres perspectives surgissent en effet. Pourquoi, suggèrent déjà certains, ne pas utiliser ces nouvelles techniques pour éradiquer localement les espèces invasives, en y introduisant des gènes délétères  ? Débarrasser l’Europe du frelon asiatique, par exemple, ou soulager les lacs américains de la carpe chinoise et de la moule zébrée… Les exemples ne manquent pas.

 »  La question n’est plus de savoir si nous pouvons contrôler des espèces invasives en utilisant le génie génétique, mais si nous devons, ou non, le faire  « , écrivent Bruce Webber et Owain Edwards (Commonwealth Scientific and Industrial Research Organisation, Australie) dans une tribune publiée le 25  août dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences.  »  Pour la première fois, nous avons un instrument suffisamment puissant pour éliminer de manière permanente une espèce-cible de la surface de la Terre  « , préviennent les deux spécialistes de biosécurité, pour qui les risques en jeu – énormes – exigent la mise en place rapide d’un cadre réglementaire ad hoc.

La tentation d’éditer la nature pourrait aussi faire son chemin au sein de communautés scientifiques où on ne l’attend pas. Les écologues et les conservationnistes, par exemple, redoutent une érosion de 30  % environ de la biodiversité d’ici à la fin du siècle, en raison du réchauffement. A bref ou moyen terme, la tentation pourrait être forte d’utiliser CRISPR-Cas9 pour  »  aider   » certaines espèces à s’adapter. Modifier le plancton pour qu’il tolère des eaux rendues plus chaudes et plus acides par nos émissions de dioxyde de carbone, donner à certains végétaux les armes pour faire face à l’avancée de nouveaux pathogènes, introduire artificiellement de la diversité génétique au sein d’espèces trop dépeuplées pour devenir prospères à nouveau…

Le transhumanisme aura un jour son pendant environnemental. Au lieu d’éviter le saccage du monde naturel, il professera au contraire de poursuivre jusqu’au bout le travail d’anthropisation engagé, pour sauver ce qui peut l’être grâce au génie génétique, mais aussi à d’autres techniques, comme la géo-ingénierie. A côté de ce débat qui s’annonce, celui que nous avons depuis vingt ans sur les cultures transgéniques fera figure de causerie gentillette au coin du feu.

par Stéphane Foucart

 

56 réflexions au sujet de « Penser l’après CRISPR-Cas9 (vite !) »

  1. Je reste sans voix, sans rien….
    C’est où, la sortie vers un monde normal avec des humains normaux?
    J’espère qu’on sera suffisamment de colibris pour éteindre ce feu là! Ca fiche un sacré coup au moral!
    Quand les dits scientifiques voudront commencer à tripatouiller le génome humain ce sera complet…

    1. « Je reste sans voix, sans rien…. »

      Coffret découverte d’infusions de sciences des Bénédictines… de la dynamite au juste prix !

      Bien sûr que je plaisante. 😀

  2. Un terme est capital dans cet article : « IRREVERSIBLE ».
    Et là, nous touchons à l' »Hubris », l’éclatement des limites, qui finira par faire éclater l’humanité entière gourde qu’elle est à se croire capable de remplacer par son cerveau si limité des milliards d’années d’évolution…
    La bataille contre le transhumanisme et contre ce transenvironnementalisme est essentielle si on veut sauver ce qui reste d’humanité sur cette Terre…

  3. Attention Fabrice, tu vas te faire taper sur les doigts car pour l’instant l’article est réservé aux abonnés du Monde sur leur site…
    Mais merci quand même !

  4. Merci Fabrice,

    Bienvenue a Gattaca. G N et(h)ique. Que devient la vie (humaine) quand tout est programmé?

    Poutoux, gros,

  5. Tripatouiller les génomes doit être une tâche bien exaltante pour certainEs.
    Tellement d’argent à la clé.
    Cela fait un moment qu’on nous annonce des poissons au goût de fraise ou je ne sais quelle vache à douze pis.
    Et toujours en se planquant derrière une noble cause : éradiquer la faim dans le monde, le paludisme ou les maladies orphelines, elles-mêmes créées par la chimie assassine.
    Le Téléthon de décembre arrive… donnez donnez donnez.

  6. Bio-terroristes d’état ou bio-terroristes groupusculaires, qui renoncerait à cette merveille assurant la toute-puissance ? Comme si la crise écologique ne nous menait pas déjà à grande vitesse dans le mur.

  7. C´est un cauchemar !
    Lu il y a quelques jours cet article du BUND, une organisation indépendante de défense de l´environnement et de la nature en Allemagne (je n´aime pas le mot environnement mais c´est la traduction de l´allemand).
    http://www.bund-rvso.de/genie-genetique.html
    La traduction n´est pas fameuse et il y a une faute tout à la fin : il faut bien sûr lire « en consommant de préférence les produits régionaux et sans OGM ».

  8. M. Foucart ne le précise pas dans son article, mais sur la page Wikipédia dédiée à ce truc, on peut lire que « Le 18 avril 2015, des chercheurs de Canton ont publié un article dans Protein & Cell annonçant avoir utilisé la technique CRISPR/Cas9 pour modifier génétiquement des embryons humains. Selon Junjiu Huang, qui a dirigé ces recherches, cet article aurait été refusé par Science et Nature à cause des problèmes éthiques que de telles recherches posent. »

  9. Le probleme qui me semble le plus grave, auquel l’article ne fait pas reference, peut-etre parceque c’est si grave justement, c’est l’utilisation de ces techniques pour faire la guerre. On sait deja que les OGM ont ete developpes par des fournissseurs d’armements (comme Monsanto) justement dans les centres de Vavilov: Riz aux Philipines, Mais au Mexique, etc. avec pour effet principal une eradication massive des varietes traditionelles, une destruction massive du patrimoine genetique et donc de la resilience ecologique de ces regions. Le choix precis et delibere de ces regions pour la contamination OGM montre qu’il ne s’agit en aucun cas de « derives » ou d’accidents mais d’un usage a but destructif, ayant pour cible des populations precises. D’autre part on sait aussi que les microbes ont ete utilises depuis longtemps, et sont encore aujourd’hui etudies dans les centres de recherche militaire, pour des attaques ciblees contre des populations humaines specifiques. Ces nouvelles techniques semblent joindre ces deux choses.

  10. Eh bien, je vois que la fuite en avant de l’humanité est un business bien juteux ! Que dire face à cela? Il est difficile de trouver les mots en ce qui nous concerne, mais pour eux, l’expression est toute trouvée : the show must go on.

    La boîte de Pandore de la génétique a été ouverte et elle n’est aucunement prête à être refermée. Le combat pour la simplicité de la vie continue, dira t-on.

  11. CRISPR est certainement la plus grande révolution conceptuelle en biologie depuis la théorie de l’évolution.
    PodcastScience en a fait un dossier très complet et simple d’accès (pas trop de gros mots scientifique ) : http://www.podcastscience.fm/emission/2015/06/28/podcast-science-223-crispr/

    En fait, cette technique permet surtout des modifications à faible cout (quelques centaines de dollars) et peut donc à n’importe quel labo de faire du génie génétique.
    Suffisamment faible pour que le génie génétique soit maintenant financièrement accessible à une association de village.

    Personnellement, j’ai du mal à refuser une techno pour ce qu’elle est , je pense que son usage en médecine sera une formidable avancé.
    Pour l’application aux semences, j’ai du mal à croire que la société en sortira grandi et à mon sens ; et ce sera encore pire quand des épidémiologistes l’ utiliseront (suppression de moustiques ou de tiques).

  12. Et cela au moment même où les américains tapent fortement du pied pour faire enfin étiqueter les produits contenant des OGM, et se détournent assez radicalement des monstres tels McDo et Subway qui perdent du terrain sous le feu d’une mauvaise pub. Ils font de plus en plus d’importation d’aliments bio car leurs fermiers n’ont pas encore compris que le vent tourne, mais il semble que cela vient. Trop lent, trop tard ? En tout cas, les « grands noms » rachètent les marques bio….on imagine que ce n’est pas pour le plus grand bien des clients.

  13. Effrayant.
    Quand l’homme se prend pour dieu, il commet le pire des crimes envers la vie.
    A ce jeu, il n’y gagnera que sa propre destruction après celle de la biodiversité.

  14. La consommation mondiale de viande va progresser sur les 10 prochaines années

    Clermont-Ferrand (awp/afp) – La consommation mondiale annuelle de viande devrait continuer à progresser dans les dix prochaines années, tirée par les pays émergents, ont indiqué des chercheurs lors du 61ème Congrès international des Sciences et Technologies des viandes, qui s’est achevé vendredi à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme).

    « La tendance attendue est une augmentation de la consommation mondiale de viande de 1,6% par an lors des dix prochaines années », a indiqué lors d’une conférence l’agroéconomiste belge Erik Mathijs, citant des chiffres récents de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).

    http://www.lefigaro.fr/sciences/2015/08/04/01008-20150804ARTFIG00227-des-mouches-ogm-pour-eliminer-leurs-congeneres.php

  15. Exemple d’effondrement, ou lorsqu’un phénomène, que l’on a laissé croitre démesurément, se présente soudain sous une forme et des dimensions telles qu’il ne peut plus être tenu sous contrôle par la société, que ce soit du point de vue économique ou du point de vue organisationnel.

    Les causes de ce qui se passe actuellement sont extrêmement complexes. Elles proviennent à la fois de la globalisation sauvage, des guerres, de la liberté de circulation des capitaux, du pillage opéré par l’Occident vis-à-vis du reste du monde, de la révolution technologique des moyens de communication, des moyens de transport, mais aussi de la coexistence de sociétés extrêmement différentes en termes de rythmes de vie et de culture.

    Le rythme et les accélérations imposés par l’Occident ont créé une situation explosive telle, que désormais l’Occident n’est plus capable de la contrôler. Les peuples occidentaux, insuffisamment préparés à ce phénomène, n’ayant pas mis en place les moyens d’accueil, n’étant pas informés sur ses causes, réagissent violemment et par la peur, et ne sont pas en mesure de l’arrêter. Les peuples qui émigrent en fuyant leur terre, agissent par nécessité, par instinct de survie, hypnotisés aussi par le modèle de vie et de consommation qu’ils entrevoient sur leurs téléphones portables ou leurs ordinateurs.

    Ni les uns ni les autres ne sont en mesure de comprendre ce qui se passe, et pourquoi.

    Il faut absolument réfléchir avec attention. Cela n’est que l’un des nombreux « effondrements » qui menacent la société globale. D’autres vont survenir : finance, énergie, eau, nourriture, climat : tous sont déjà hors de contrôle et candidats pour le prochain effondrement.

    Giulietto Chiesa

  16. Désolée pour le surplus d’infos qui puent,

    Un humain averti en vaut deux, deux quatre, et ainsi de suite ….

    A présent m’en va être mordante, en espérant que mon pessimisme, pardon, ma lucidité vous parle. Ensuite, c’est vous qui voyez!

    Descendez de vos nuages et oser affronter la réalité en face. Elle est moche, très moche! Et autant que nous sommes, avec toutes les meilleures volontés du monde, il nous est impossible de nous battre sur tout les fronts, contre cette folle machine, bien huilée par la cupidité, recherche de rentabilité, avidité de pouvoirs de certains. L’humain dans toute sa splendeur!

    Il est trop tard! Toutefois, ce qui n’est pas une raison pour ne pas agir juste, en son âme et conscience, a petite échelle.

    Bien a vous,

    A 18 : 4

  17. J’ai du mal à comprendre les réactions de certains qui semblent totalement effrayés par cette grande nouveauté consistant à « tripatouiller le génome », comme le dit quelqu’un ici.

    Mais ça n’a rien de nouveau en soi. « Tripatouiller le génome », ça s’appelle précisément – et depuis des milliers d’années – l’élevage et l’agriculture !

    Et puis, à une autre échelle, la sélection génétique est l’un des moteurs-même de l’évolution naturelle des espèces (Darwin) ! Pas très neuf non plus…

    Le blé, comme la vache, sont issus de manipulations génétiques ! Ce n’est pas une sélection naturelle qui les a créés, mais bel et bien une sélection culturelle (et même agri-culturelle).

    (Si on veut vraiment faire de la philosophie, on peut se demander – au passage – en quoi l’action culturelle de l’espèce humaine ne participerait pas elle-aussi des forces naturelles. Au bout du compte, dans la nature, il y a bien toujours un agent qui se charge d’opérer la sélection que l’on dit naturelle : un prédateur, un parasite… L’homme n’est que l’un d’entre eux.)

    Il y a une profonde erreur de compréhension du problème et de ses enjeux de la part de ceux qui dénoncent la manipulation génétique, en soi, comme la difficulté.

    Car le vrai problème n’est pas là. Il est dans la vitesse du processus, pas dans le processus lui-même (qui se produit de toute façon par ailleurs dans la nature). Et, si on veut être plus précis, il est même dans l’accélération de la vitesse du processus. Et il est dans son échelle.

    Si on veut être encore plus précis, il faut aussi admettre que le problème ne réside pas dans les conséquences elles-mêmes, en soi, du processus (de son échelle et de son tempo), mais dans le RISQUE que POURRAIENT faire courir CERTAINES de ces conséquences. D’autres conséquences étant, au contraire, éminemment bénéfiques et même recherchées (en médecine, par exemple).

    Le processus naturel de sélection génétique agit à une échelle géographique et temporelle complètement différentes de celles des techniques humaines. La nature fait des essais et des erreurs, par milliards, dans des zones très éloignées sans contact direct les unes avec les autres, et sur des durées très longues. Ces conditions limitent les risques d’accident, même si des accident se produisent tout de même, entrainant des catastrophes, que l’on dit justement… naturelles.

    L’homme, lui, fait de la sélection génétique dans des conditions très différentes, qui augmentent les risques d’accident au lieu de les diluer. C’est ça LE problème : il consiste dans l’augmentation exponentielle du risque, liée à l’accélération du processus techno-scientifique, mais il n’est pas dans le processus lui-même, qui de toute façon, peu ou prou, imite, s’inspire ou reproduit… ce que la nature fait déjà elle-même plus ou moins différemment.

    La confusion mentale consistant à mettre en cause , en soi, le « tripatouillage du génome », alors que le problème est dans l’augmentation du risque lié à l’accélération du processus, c’est ce qu’on désigne autrement comme le fait de « jeter le bébé avec l’eau du bain ». Et ce n’est pas une preuve d’intelligence.

    Surtout, cette confusion ne permet pas de réagir correctement face au danger. La question n’est pas de savoir s’il faut continuer ou cesser de « tripatouiller le génome » (parce Dieu a déclaré que que cémal et cépabô ?). Il est de savoir dans quelles conditions on le fait, avec quels risques à la clé. Quel risque est-il raisonnable de prendre, en fonction de quelles conséquences on en attend et de quelles conséquences on en redoute. Ce n’est pas du tout la même manière de poser le problème… Donc pas la même manière de le résoudre !

    1. Je crois que personne ne conteste que l’agriculture est une immense, et encore largement incomprise, co-creation de l’homme et de la nature. Vavilov, sur lequel je crois que Fabrice a ecrit ici, a parmi les premiers mis en evidence l’immense, presque infinie, richesse de cette co-creation humaine-naturelle.

      Appeler cette fantastique et merveilleuse creation de richesse et de beaute qu’est l’agriculture, « tripatouillage » est assez choquant pour moi.

      Avant meme d’avoir compris l’extraordinaire edifice que nos ancetres ont construit durant les dernieres 10.000 annees, ce que nous croyons pouvoir faire maintenant, ne merite pas meme le nom de « tripatouillage ». Ca s’apparente plutot a la bombe atomique.

    2. PHILOSOPHIE
      n.f. Etude rationnelle des concepts, principalement ceux qui relèvent de la nature et de la morale. Née en Grèce au Vè siècle avant Julien Chevreau (pâtissier à Bar-le-Duc, dix pour cent de réduction sur présentation du présent ouvrage), la philosophie, par ses cheminements, permet peut-être, pour l’homme pragmatique, de se consoler de son inutilité, comme l’a souligné Détritus de Gazogène (417-356 av. J.C.). (JPD)

      Académie
      Alphonse Allais

      Dictionnaire ouvert jusqu’à 22 heures

    3. Allo,

      Merci Mr tardif, merci a toustes,

      Mon Dieu, m’en va me ridiculiser! Courage Porcinette Jouesenfeu!

      Ce que vous sembler oublier, cher Mr tardif, c’est que la nature se fixe naturellement des limites. Aucun sapin ne fait la taille d’un baobab.

      Tout est évolution, oui. Sauf que l’humain, la ou le naturel y va tout en douceur, a tendance a être très pressé, et que ce génie d’impatience, a fond le pied sur l’accélérateur de jefaitcommejelepenseonverraaprès , jesuisleplusfortl’initial n’aquas’adapter, lui fait couper, sans se soucier, ni de l’ultérieur , ni des malheurs immédiats d’autrui, la branche sur lequel il est assis.

      Il ne le saura que trop tard. Bien que certains scientifiques savent ou ils mettent les pieds, mais leurs prétentions a défier le naturel , a se croire tout puissant sont plus fortes que la raison et l’humilité devant ce qui est parfait.

      Pardon. Ce qui était parfait. La aussi ce sont les humains qui se sont acharné a le rendre imparfait.

      Bien a vous,

      1. Salut Porcinette,

        Je poursuis ce dialogue intéressant. 🙂

        Pour ma part, je ne crois pas que la nature se pose d’autres limites que celles de la physique ou de la biologie : la gravitation, la température de l’ébullition de l’eau…

        Je ne vois nulle part que la nature agisse avec douceur. Elle est au contraire chaos permanent, cataclysmes récurrents, violence et cruauté générales : manger et être mangé ; naitre, vivre (jouir et souffrir, rire et pleurer), ensuite mourir et enfin pourrir…

        La nature n’a pas rechigné par le passé à décréter plusieurs fois déjà une extinction générale et massive de presque toute la vie sur la Terre. Pour tout reconstruire ensuite à partir de quasiment zéro.

        Il n’y a que des humains pour avoir imaginé l’idée même d’une quelconque perfection dans ce qui n’a jamais été autre chose qu’un immense chaos effervescent : du bruit et de la fureur…

        Alors, il se peut que nous vivions aujourd’hui une sixième phase d’extinction massive des espèces, éradiquant 80 ou 90% des espèces vivantes, comme ça s’est déjà produit plusieurs fois dans le passé (remember les dinosaures, par exemple).

        Ce qui est du nouveau aujourd’hui, de l’inédit, du jamais vu, c’est la vitesse du phénomène contemporain, et le fait qu’il semble même s’accélérer. Ça, c’est neuf.

        L’homme n’y est probablement pas pour rien. Mais la planète, quant à elle, n’est nullement menacée. Elle en a déjà vu bien d’autres, et même du « aussi pire ». Elle s’en remettra. Elle est prête à repartir, une fois de plus, de presque zéro, pour tout rebâtir, inlassablement.

        Elle oubliera les humains, comme elle a remisé les dinosaures.
        A l’échelle géologique, tout ça n’est que péripéties…

        Enfin, c’est mon avis d’athée indécrottable, qui ne crois nullement que l’homme ait la moindre destinée particuliére dans l’univers. Et encore moins une quelconque mission à accomplir.

        Je pense juste que l’homme a bénéficié d’une jolie innovation de la part de la nature, au cours de ses milliards d’années d’expérimentations foisonnantes et chaotiques : son intelligence.

        Il ne l’a pas toujours utilisée au mieux. Je trouve, par exemple, sa créativité dans le domaine culturel, et singulièrement religieux, n’a pas pas toujours été du meilleur effet. Surtout quand il s’agit de morale…

        Pour sauver sa peau, l’homme n’aura que faire de cette morale. Seule son intelligence pourra lui être d’un quelconque secours. Et l’intelligence demande d’abord de poser correctement les problèmes, si on a l’ambition de tenter de les résoudre.

        1. Tardif, en remplacant les mots « la nature » par le mot « dieu » dans votre message, est-ce qu’il est toujours athee? Etre athee est un peu plus difficile que simplement s’abstenir d’utiliser le mot « dieu »… Et pour commencer, eviter de voir dans « la nature » de la « violence », de la « cruaute », et une volonte « de repartir »! A moins de retomber dans un romantisme des plus naifs…

          1. Coucou Laurent,

            En plus, Mr tardif a écrit le mot Dieu avec une majuscule. 🙂

            Ce qui n’est pas anodin. Un athée qui se refoule?

            🙂 Je taquine,

            Bien a vous toustes, bisous, merci, et tutti quanti,

        2. Merci Mr tardif,

          « Je ne vois nulle part que la nature agisse avec douceur. Elle est au contraire chaos permanent, cataclysmes récurrents, violence et cruauté générales : manger et être mangé ; naître, vivre (jouir et souffrir, rire et pleurer), ensuite mourir et enfin pourrir… »

          – Cela dépend ou votre regard vous porte. Les beaux sereins y sont aussi. Ce ne sont que nos yeux, nos oreilles, qui d’après l’humeur, l’attention du moment qui font que nous voyons, entendons laids, cruels, ou jolis, doux.

          « La nature n’a pas rechigné par le passé à décréter plusieurs fois déjà une extinction générale et massive de presque toute la vie sur la Terre. Pour tout reconstruire ensuite à partir de quasiment zéro. »

          – Oui. Par le passé, combien de fois sur l’échelle du temps? Et l’humain n’y était pour rien. En quelques années le progrès, la croissance a fait plus de dégâts, que tout les millénaires d’antan.

          « Ce qui est du nouveau aujourd’hui, de l’inédit, du jamais vu, c’est la vitesse du phénomène contemporain, et le fait qu’il semble même s’accélérer. Ça, c’est neuf. »

          – Toujours plus vite, toujours plus haut. Qu’avons nous a prouver? Que nous sommes les meilleurs? Fi! La psychopathie, le narcissisme, la mégalomanie, sont des caractéristiques humaines, non animales.

          « L’homme n’y est probablement pas pour rien. Mais la planète, quant à elle, n’est nullement menacée. Elle en a déjà vu bien d’autres, et même du « aussi pire ». Elle s’en remettra. Elle est prête à repartir, une fois de plus, de presque zéro, pour tout rebâtir, inlassablement. »

          – Elle s’en remettra, pas aussi bien et vite qu’autrefois. Les déchets actuels sont tenaces.

          Un petit café, Mr tardif? Une part de tarte? 🙂

          « Enfin, c’est mon avis d’athée indécrottable, qui ne crois nullement que l’homme ait la moindre destinée particulière dans l’univers. Et encore moins une quelconque mission à accomplir. »

          – Je respecte votre avis. L’Indécrottable cochonnette crois en la destinée. Pas de hasard. Votre âme d’enfant aurait elle oubliée? Observez. Ecoutez. Sentez. Sans la tête, avec le coeur. Tout est là. La mission, s’y trouve. Ce n’est que dans le silence que vous aurez des réponses.

          « Pour sauver sa peau, l’homme n’aura que faire de cette morale. Seule son intelligence pourra lui être d’un quelconque secours. Et l’intelligence demande d’abord de poser correctement les problèmes, si on a l’ambition de tenter de les résoudre. »

          – L’intelligence humaine qui « travaille » a trouver des solutions aux symptômes et non aux causes premières, n’est pas intelligence. Pour être intelligence il faut que l’humain se débarrasser définitivement de ses soifs de paraître, et que tel un oignon épluché, se mette a nu. Et comprenne enfin, qu’il n’est qu’un petit grain de sable dans notre vaste Univers, qu’il ne maîtrise rien, et que quoi qu’il advienne, la vie ( la chair) a une fin, et que rien de palpable ne sera emporté.

          PS. Mr tardif,

          Je ne suis pas contre le progrès. Le juste. Le bon pour toustes. Le respect, la protection du tout. Notre progrès est plus que destructeur, au détriment du reste.

          Bien a vous,

          1. Bonsoir Porcinette,

            Vous avez bien résumé ce qui est mis sur le côté lorsque chacun(e) de nous devient adulte. J’ai retrouvé cette faculté égarée et je comprends tout ce que vous avez écrit, il suffit (avec un effort de renversement tout de même) de ressentir avec le cœur et tout devient évident en ce qui concerne l’humanité. Une minorité de personnes a compris cela, et seul l’avenir dira si la compréhension progressera.

            Bonne nuit à vous.

            Un chrétien dans la nuée humaine.

          2. Bonjour Porcinette,

            Je souhaiterai, afin d’appuyer le point de vue de Monsieur Tardif dont je partage la plupart des arguments, souligner que la « Nature » au sens large, est parfaitement amorale. Car oui dans ce qui nous entoure rien n’est bon et rien n’est mal, les choses se passent juste de manière à suivre les lois physiques qui régissent l’univers et le vivant. Chaque espèce lutte en permanence pour transmettre ses gènes à sa descendance et évolue génétiquement pour s’adapter à un environnent des plus variables, en constante mutation. Peut importe si pour cela d’autres espèces doivent en pâtir. Nous survivons dans ce qu’on pourrait décrire comme un chaos permanent, ou les particules, les molécules, les ondes, les astres , et les galaxies et j’en passe bougent, s’entrechoquent, se transforment, pour peut être à la fin disparaître .
            Le jugement moral est ainsi une parfaite création de notre esprit d’homo sapiens, que des millions d’années d’évolution en communauté ont forgé. C’est là tout le sens d’un point de vue d’athée ( et scientifique) qui permet de prendre suffisamment de recule pour sortir de cet anthropocentrisme étouffant. Il est par conséquent tout à fait envisageable que la nature et la terre se remettront de notre passage, que la vie sur terre et sa biodiversité repartiront de plus belle, et connaîtront surement de nouvelles crises, jusqu’à la dernière, la fin de notre système solaire qui devrait arriver dans 5 petits milliards d’années. Ce qui est important pour nous et nos descendant en tous cas, en notre qualité d’êtres humains, c’est que ces changements radicaux qui sont en train d’advenir par notre faute dans notre environnement n’arrivent pas si rapidement ou n’arrive pas du tout, afin que nos vies, nos envies et nos civilisations telles que ne les connaissons en pâtisse le moins possible.

        3. Encore une bafouille,

          Je ne suis pas contre le progrès …. aussi, a condition de laisser le choix a ceux qui veulent ou pas, en user. Abuser.

          Que ceux qui l’utilise ne l’impose pas aux autres. Ce qui n’est, ne sera pas le cas. C’est pernicieux. Parce que la majorité qui fonce tête baissée dans la facilité, la mollesse, l’assistanat, la moutrucherie, fera que nous serons obligé de suivre.

          Suivre, ou vivre hors système. Avons nous conscience de ce que cela induit? Il nous faudra beaucoup de force d’âme!

          🙂

          1. Bonjour Simon, vous ecrivez: « Chaque espèce lutte en permanence pour transmettre ses gènes »… Et hop! La morale et l’anthropocentrisme re-surgissent! Dans les lois de la physique, il ne peut y avoir aucune « lutte » possible, et aucun « pour » n’est concevable. Comme vous dites, ca bouge, ca remue, dans tous les sens, c’est tout. En fait, le concept de « machine » de Deleuze-Guattari est plus coherent avec l’exigence scientifique athee que toutes ces metaphores imagees qui surgissent en permanence ca-et-la, et qu’il faut chasser systematiquement et strictement. Donc, d’accord avec l’exigence scientifique, mais alors il faut la suivre vraiment, pas a moitie, et ce n’est pas si facile qu’on croit!

    4. non, la question est bien de savoir ce que l’on anipule ainsi de qui le manipule. Lorsque Stéphane Foucard parle d’adapter les espèces aux conséquences du changement climatique, vous vous doutez bien qu’il ne s’agit pas là d’un geste altruiste. Les conséquences seraient de deux ordres et serviraient tout d’abord d’alibi aux défenseurs d’une telle solution : en premier lieu, elle justifierait l’abandon total de toutes les mesures d’atténuation des émissions de gaz à effet de serre, et par là réduirait d’autant plus les espoirs d’un changement de société salutaire pour les plus faibles. Ensuite, comme tous labo sait vivre et fructifier sur une maladie en développant des molécules qui n’éradiquent pas la maladie mais qui soigne au cas par cas, une telle solution serait une manne financière énorme qui garantirais par là même la continuité de toutes les atteintes à l’environnement car source de croissance économique. C’est bien la partie émergée de l’iceberg que décrit S.F., mais à travers ces réflexions, on peux apercevoir quelques mm de glace submergée. Votre commentaire, excusez moi, me semble bien naïf . La technologie est aujourd’hui non plus entre les mains des États, mais bien de multinationales de plus en plus puissante. Arrêtons donc de croire en une eschatologie du progrès qui n’est pas autre chose que l’envers de la chrétienne.

  18. Hubris (Hybris) : « Notion grecque que l’on peut traduire par « démesure ». C’est un sentiment violent inspiré par les passions, et plus particulièrement par l’orgueil. Les Grecs lui opposaient la tempérance, et la modération. Dans la Grèce antique, l’hybris était considérée comme un crime. Elle recouvrait des violations comme les voies de fait, les agressions sexuelles et le vol de propriété publique ou sacrée. » (source https://fr.wikipedia.org/wiki/Hybris )

    L’Hybris à fin (apparemment) positive, pour sauver l’humanité souffrante.
    On n’attrape pas les mouches avec du vinaigre, bien sûr: ils font le coup à chaque fois, que ça en devient fatiguant.

    Il n’y a pas de réflexion: on trouve un nouveau gadget, il faut le mettre en oeuvre – le vendre! – tout de suite: pas le temps de réfléchir, vous vous rendez compte: il y a des files de malades, là, qui attendent le Graal, et vous allez les en priver ? Espèce de sans coeur.

    Ils ont un nouveau jouet, et ils nous imposent de jouer avec eux. Pour notre bien, évidemment…

    Le court-terme du marché, du réductionnisme scientiste – et du Bien contre le Mal – à l’assaut de la modération, de la prise de distance, de la vérification scientifique systémique… loin de l’attrait corrupteur du Divin Marché.

  19. Vrai Tardif.
    Le pape lui-même, dans son récit encyclique, nous met en garde contre cette confusion et notre tendance à généraliser ou simplifier les choses (il y a tout un chapitre à ce sujet :L’innovation biologique à partir de la recherche).
    Et je garde surtout en mémoire sa conclusion : « la technique séparée de l’éthique sera difficilement capable d’autolimiter son propre pouvoir »

  20. Le Pape il est un peu largue je crois. Il ne s’agit pas d’ethique. Il s’agit d’abord de savoir de quoi on parle. Quand on a decouvert le beton arme, l’excitation fut telle – a juste titre, le beton arme a ouvert des possibilites inouies – qu’on s’est mis a detruire tout ce qui a precede et qu’on a compris seulement apres la destruction, apres avoir mis au monde les villes les plus laides de l’histoire, ce qu’on avait perdu. Fallait-il, faut-il toujours en passer par la? Ne pourrais-t-on pas, finalement, arriver a essayer de comprendre ce qu’on voudrait faire un petit peu en avance, avoir d’avoir tout fait sauter? Commencer a faire un petit peu de science, pour commencer. Connaitre, reconnaitre notre patrimoine. Ne pas detruire d’avance ce qu’on ne connait meme pas. On ne sait meme pas comment nos ancetres ont domestique les plantes et les animaux, comment ils ont cree toutes ces varietes de plantes comestibles, les seules qui nous maintiennent en vie aujourd’hui meme. Mais on a invente le crispr-cas9 et tout ca ne vaut rien, n’existe plus. C’est l’arrogance qui pietine la science, ou sa possibilite.

  21. http://www.leprogres.fr/sante/2015/06/01/spectaculaire-boom-de-la-sante-connectee

    La bataille des données.

    La santé connectée repose sur le recueil des données. Mais que deviennent toutes les informations précieuses que récolte une application téléchargée sur internet ou un objet connecté? En France, les données personnelles sont très encadrées, notamment par le biais de la Commission nationale informatiques et liberté (CNIL). Mais la plupart des applications sont des produits internationaux ou la règle n’est pas la même. « On ne sait pas a qui appartiennent les données, qui peuvent être identifiantes et qui sont une valeur marchande », met en garde le Dr Jacques Lucas, vice président du Conseil de l’ordre des médecins.  » Elles alimentent le Big data. Un grand volume de données sur une zone précise permet par exemple de déterminer des facteurs de risques. Cela a une utilité en matière de politique de prévention. Mais cela a aussi un intérêt économique pour des entreprises privées: analyser les risques peut amener les assureurs a proposer des primes plus chères sur cette zone, car ils y ont détecté un risque. »

    Qu’apporte les objets connectés en matière de santé? S’agit il de gadgets ou d’une révolution?

    Dr Jacques Lucas. IL EST DIFFICILE DE PREDIRE L’AVENIR. Il faut les aborder sans fascination ni méfiance excessive. La question a se poser est: qu’apporte un objet la connexion par rapport a un objet classique?

    Applications par milliers.

    Les applications ou « apps » sont ces logiciels que l’ont télécharge pour les installer sur son téléphones portable. La marché des applications santé, forme ou bien être a explosé ces dernières années.

    Selon le livre blanc du Conseil des médecins, le volume mondial des applications mobiles santé au sens large est passé de 6000 en 2010 à 20000 en 2012 et 100000 en 2013.

    Milliards de dollars

    En fin 2014, le marché dépassait 5 milliards de dollars, selon le cabinet de conseil Researchguigance, et devrait atteindre 26 milliards de dollars en 2017. Une boutique comme l’Apple Store compte 500 nouvelles applications par mois. En France, la majorité est destinée au grand public et le reste aux professionnels de santé.

    De la balance qui transmet votre poids à l’ordinateur au bracelet qui trace en permanence le rythme de votre pouls, les objets connectés sont de plus en plus nombreux sur le marché. 15 milliards d’objets connectés sont recensés aujourd’hui dans le monde et 80 à 100 milliards sont annoncés d’ici 2020. 3 millions ont été achetés en France en 2013, pour un chiffre d’affaire de 64 millions d’euros, selon une étude GFK.

    Une entreprise Française pionnière.

    http://www.journaldugeek.com/2015/04/28/francois-hollande-porte-une-montre-connectee-withings-activite/

    C’est une success story  » made in France » que François Hollande affiche au poignet. Le président de la république, lors d’un récent déplacement, portait une montre connectée Whitings. la communication de l’entreprise française, pionnière en matière de santé connectée, se félicite de ce coup de pub du chef de l’Etat.

    Whitings a été créée en 2008 par deux ingénieurs français, Cédric Hutchings et Eric Carreel. Leur premier produit commercialisé, une balance connectée à internet, est sortie en 2009. Les ingénieurs découvrent alors un marché prometteur, et dament le pion aux fabriquants de balances classiques, qui ne s’étaient pas encore lancés sur le secteur.

    Le catalogue s’en ensuite enrichi: tensiomètre connecté, baby phone connecté, bracelet qui mesure le pouls et montre qui trace toutes les données. La Start up française s’est fait un nom à l’étranger. La société ne communique pas sur les chiffres de ses ventes, ni sur son chiffre d’affaires. Mais la hausse de son capital donne une idée de son développement: créée avec 2 millions d’euros, elle a levé 23,5 millions d’euros en 2013, dont 11 millions apportés par l’Etat via la Banque publique d’investissement. Whitings réalise la moitiés de son chiffre d’affaire aux Etats-Unis, 40% en Europe, 10 en Asie-Océannie. La société emploi 150 personnes en région parisienne, une vingtaine a Boston et une dizaine a Hong Kong. L’entreprise a récemment noué un partenariat avec l’assureur Axa qui illustre l’interaction entre objets connectés et utilisations de données de santé.

    ——-

    A votre avis, que va t’il se passer pour les réfractaires a toutes ces technologies?

    Cela ne sera pas nous qui nous isolerons, mais les fanas adeptes accrocs des technologies qui nous ferons bien comprendre que nous ne sommes pas des leurs, et qu’il nous vaille mieux rester a l’écart. Il n’y a qu’a voir comment l’on nous regarde avec des yeux de merlans frits, lorsque nous avons seulement a dire: pas de portable. Alors pour tout le reste, je vous dit pas!

    SOS. Gentille sage cochonne cherche planète sans humains avec folies de grandeurs! ^^

  22. Toujours le même problème on fait d abord n importe quoi sous prétexte d un monde meilleur et après avoir tripatouillé le vivant on va voir proliférer un méga paludisme encore plus tueur que le précédent etc la science va nous aider à en finir plus vite avec l humanité car au final la nature sera la plus forte

  23. Le Pape a institué « la Journée mondiale de Prière pour l’avenir de la création ».
    Ce jour le 1er septembre si éphémère s’achève déjà.
    Pourvu que cette journée soit une éclaircie dans cet horizon si trouble et si nuageux. Pourvu qu’elle favorise la réflexion et qu’elle guide les esprits obscurs sur des chemins plus sûrs.

  24. Vive le ‘CRISR’, la rolls pour bio hacker en herbe ou autre grands bienfêtards multimilliardaires, demain des drones en plumes de corbeaux soigneront notre dia-bête compulsif envers nos maîtres à tous à coup de bruit brun, notre tube digestif ayant été soigneusement préparé par l’invasion de bactéries dans la nourriture d’aliments spécialement conçus. Nos médecins vont apprécier ou non l’arrivée de nouvelles maladies ou leur éradication totale à si vive allure. Mais puisque c’est toujours sous ce prétexte qu’il faut tout accepter, demandons-leur aussi leur avis à ces interfaces humaines « labos-cobayes ».
    De l’autre coté, j’entends des transhumanistes dont le grand gourou illuminé Kurzweil qui souhaite nous « télécharger » dans des machines pour échapper à cette terrible malédiction qu’est la mort, la maladie et la souffrance de la chaire.

    Il s’agit bien d’une arme, comme le souligne Laurent: ça se lit de plus en plus facilement, dans quelques décennies voires quelques années, pour rester dans cette course à l’efficacité que tout le monde accepte comme utilme but et horizon indépassable, de la croissance et de l’excellence bien gracile, docile, facile, fissile, sans-fils, automobile, grosse tuile, en veux-tu en voilà plutôt que chaos et insoumission, vous aurez un choix à faire selon vos moyens et vos convictions (de grés ou de force, par nécessité ou par coercition), la machine ou la modification de vos gènes. Ce sera ensuite l’élimination des plus faibles dans cette course où ceux qui combattent sont ceux qui auront participé et accepter ces nouvelles technologies, et ce sera probablement les plus nombreux.

    On noircit tellement le tableau, mais combien de techno-prohètes nous ont vendu un avenir radieux il y a 50 ans et que de nos jours ‘on voit encore ces images de meurtres, de haine, d’inégalité… il va être beau le monde des sans gènes !

  25. Je pense que l’article est plus alarmiste qu’il ne devrait. Insérer un gène pour obtenir une caractéristique que l’on souhaite voir se répandre dans une population animale exige deux choses : 1) trouver le gène correspondant à la caractéristique cherchée ; 2) qu’il apporte un avantage reproductif aux individus porteurs.

    Même si la crainte de voir des scientifiques jouer aux apprenti-sorciers est légitime, les idées lancées ne sont pas encore réalisables. Sans compter que les écologues sont quand même conscients que des conséquences en cascade de la modification de toute une espèce sont à craindre et imprévisibles. Donc de l’idée de modification à la réalisation de quelque chose de viable, puis à la conviction que les risques sont négligeables, il y a un sacré chemin à parcourir.

    Par contre, ce que l’article n’évoque pas mais qui a été dit dans les commentaires plus haut, c’est finalement l’utilisation de la technique à des fins malveillantes qui me semble actuellement le plus grand danger.

    1. @Yoda, en gros, tu dis qu’il n’y a quasiment pas de risque… mais que finalement, il y a vraiment un risque ! Comprenne qui pourra.
      Le risque est bien le problème et c’est bien ce que dis l’article de Fabrice.
      C’est bien en cela qu’il est nécessaire d’alarmer, sinon quoi ?
      Nous ne VOULONS PAS prendre ce risque.
      Même topo qu’avec les OGM, le nucléaire ou les nanos avec leur risque de se répandre dans nos vies, que ce soit suite à une utilisation régulière ou malveillante… + le risque d’accident que tu n’abordes pas.

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