Le Nouvel Observateur et le film « Demain »

Quel journal ! Quel affreux journal ! Le Nouvel Observateur, rappelons-le, a été fondé en 1966 par une poignée de journalistes, soutenus financièrement par un capitaliste « de gauche », Claude Perdriel. Et parmi eux, Jean Daniel bien sûr – il va vers ses 96 ans et continue de pontifier chaque semaine ou presque dans l’hebdo -, mais aussi Michel Bosquet, que nous connaissons aussi sous le nom d’André Gorz. Ce dernier s’est imposé dans les années 70 du siècle écoulé comme l’un des grands penseurs de l’écologie politique. Il était, il fut l’homme des fulgurances. Je note ce point, car il est preuve parmi des milliards d’autres que le mouvement des idées n’a rien de linéaire. La régression menace à tout instant.

Pendant des décennies, L’Obs aura bassiné le monde des médias, et bien au-delà, en se présentant comme le journal des intellectuels, de gauche cela va de soi. Le comble est que cela était vrai, car que sont les intellectuels ? Et qu’est-ce donc que la gauche ?J’ai déjà écrit deux articles ici qui disent ce que je pense de ce journal. Le premier, paru en 2007, évoque le rôle de la publicité dans cette interminable descente aux enfers de la pensée (ici). Et le second parle de la mort de Claude Lévi-Strauss (ici).

Si je reviens sur ce cas désespéré, c’est par masochisme, j’imagine. J’ai buté, j’ai cogné, je me suis cogné à la couverture du numéro 2677 (du 25 février au 2 mars). Vous en aurez un aperçu en cliquant ici. Ainsi que le montre la photo ci-dessous, elle est consacré au film Demain, réalisé par Cyril Dion, cofondateur du formidable mouvement Colibris, et Mélanie Laurent, actrice et réalisatrice.

Mélanie Laurent et Cyril Dion : "Demain sera bio !"

Le film est un très gros succès populaire, et je vous en dirais volontiers du bien, mais je ne l’ai pas vu. J’ai essayé, mais il n’y avait plus de place. Ce qu’on m’en dit me fait l’applaudir quand même. L’affluence signifie au passage, sans effets de manche ni esbroufe, que l’écologie réelle est déjà une force considérable. Passons pour le moment.

Donc, L’Obs. Je pourrais aisément écrire une dizaine de pages fort critiques sur le dossier qu’il consacre à Demain. Mais je vais me concentrer sur quelques points.

1/ Ces gougnafiers « vendent » l’idée d’un couple, supposément plus efficace commercialement. Dion et Laurent sont-ils « ensemble » ? Je ne le crois pas, mais même si tel est le cas, ils ne l’ont jamais laissé supposer. L’Obs se livre donc, d’emblée, à une désinformation. Mais subliminale. Les plus efficaces.

2/ La Une suggère fortement que cet engouement pour le film est une nouvelle fois affaire de bobos-bio. Gentillette. Le mot bio sur le titre – « La nouvelle vague Bio, alimentation, santé, environnement » – s’achève par un grain de blé tourné vers le ciel, comme on aurait mis, il  y a quelques années, une petite fleur inoffensive.

3/ Ce même titre de couverture désamorce totalement le propos du film, qui montre l’autonomie retrouvée, partout dans le monde. Il évacue l’essentiel, c’est-à-dire la dimension politique de l’entreprise.

4/ Oser parler d’alimentation, de santé et d’environnement ne signifie qu’une seule chose pour ces pauvres gens de L’Obs : il s’agit d’améliorer son bien-être personnel. Ce n’est jamais qu’une nouvelle poussée d’individualisme. Matière à peu près sacrée, et depuis des lustres, dans les colonnes de l’hebdomadaire.

5/ À l’intérieur, ce serait presque pire. C’est pire. Après un entretien des réalisateurs, au cours duquel on évite sans y penser la moindre question essentielle – ex : « Mais on a encore le droit de boire du café ou de manger des bananes ? » -, enfilade de sujets « bobos » sur la bio, les labels, les prix, les contrôles. Puis une page pratique, forcément pratique, sur « les aliments qui font du bien ». À pleurer.

6/ Enfin, et pour illustrer le tout, un reportage dans le Pas-de-Calais. Tenez-vous bien. Il s’agit de rencontrer un type – intéressant, par ailleurs – qui a une exploitation agricole de 80 hectares. Il cultive 3,5 hectares en bio et le reste – 76,5 hectares – à coup de pesticides. Cerise sur l’agrochimie : il a acheté un drone pour surveiller ses cultures. Un drone. Commentaire du journal : « Thierry Bailliet, 3,5 hectares en bio et le reste en conventionnel, une combinaison qui est selon lui la clé de l’agriculture de demain ».

Voilà, amis et lecteurs de Planète sans visa. Il n’y a résolument rien à sauver d’un journal comme Le Nouvel Observateur, né dans un monde disparu, et qui désormais défendra jusqu’à sa mort ces ruines qui sont tellement les siennes.

 

37 réflexions au sujet de « Le Nouvel Observateur et le film « Demain » »

  1. Comme je partage ton sentiment Fabrice !

    ce journal, que j’ai lu il y a bien longtemps, m’a toujours laissé un goût … de pub
    c’est la bonne conscience « de gauche » avec des revenus confortables vue la pub
    … à vomir

    alors que ce film est un moment fort et inoubliable
    on y trouve tant d’exemples de ce monde en train de naître, loin des banques et du système
    près des hommes et de la nature
    ici à Saint-Nazaire la première projection (salle bondée) a été suivie d’un débat et d’une présentation des initiatives locales
    http://initiativeslocales.saint-nazaire.cc/doku.php
    jardinage bio en ville, déplacements, alter-économie, monnaie locale, juste place de l’Homme dans la Nature, etc.
    ce film suscite à mon avis un engouement justifié
    comme il était dit dans les années 70-80 : « penser global et agir local »

    pour info, un lien vers le site du magazine Kaisen où l’on trouve également un entretien avec les 2 figures médiatiques du film
    http://www.kaizen-magazine.com/

  2. Merci Fabrice ! En effet, ce type de journal vivant à coup de pubs est proprement indigeste… Aucune profondeur d’analyse, des sujets redondants (marronniers), un survol superficiel des problèmes de notre époque sans remise en question du productivisme, de ce capitalisme qui saccage la planète et les gens, de la course effrénée au profit.
    Bref du consensuel mou, une bouillie comme on en lit partout. Je suis persuadé qu’ils n’ont jamais entendu les thèses de la Décroissance (quand je dis entendu, c’ est vraiment réfléchir et compris le sens de ce mouvement)…
    Pas de temps à perdre avec cette feuille de chou

  3. Demain n’a pas besoin du Nouvel Obs pour remplir les salles. En revanche, l’Obs a grandement besoin de surfer sur le succès de Demain pour continuer à vendre du papier, maintenant que Cyril a gagné le César du meilleur doc.

  4. Si l’Obs est dans la ligne de la « gauche Hollande », pfff quelle farce !

    C’est effectivement très réducteur par rapport au film, qui parle en introduction de la 6eme extinction de masse de la vie sur Terre, mais aussi de transports, de monnaie locale, de démocratie directe, d’éducation très ouverte et adaptée à chacun, j’en oublie probablement (c’est un film à revoir pour se retaper le moral), bref une vraie refondation sociétale.
    Mais c’est peut-être trop subversif pour l’Obs ?

  5. la bave du crapaud n’atteint pas la colombe…
    j’ai vu 2 fois le film en février; il est joyeux, intelligent et salutaire car
    * il donne à voir des expériences réelles en fonctionnement
    instituées par des gens très divers, en des lieux divers,
    * pour les jeunes il est précieux car il focalise sur l’essentiel de la vie et pas sur les apparences (personnages très attachants voire émouvants vous verrez Fabrice)
    * il montre les liens entre 5 thèmes ( démocratie, économie, alimentation , enseignement, énergie ) pensés (?)actuellement de manière trop cloisonnée dans notre société occidentale ou pas pensés du tout d’ailleurs.
    bon dimanche

  6. Hello,

    L’obs, bof bof, gros titre accrocheur pour se maintenir au courant du mainstream, un contenu à regarder de loin car trop souvent superficiel et bégayeur dans son « développement » à mon goût… bref, un media qui n’a pas lieu d’être dans mes favoris.
    Même un site généraliste comme atlantico ayant beaucoup de déchets arrive parfois à faire mieux et rappeler certaines évidences simples sur des sujets connexes : http://www.atlantico.fr/rdv/atlantico-green/consommation-excessive-fruits-et-legumes-en-jus-est-mauvaise-pour-planete-dominique-audrerie-2613254.html

    Qui connaît d’ailleurs cet homme qui semble emprunt de bon sens ?

  7. Le nouvel Obs… bah, laissons les morts ensevelir leurs morts, et suivons notre chemin. Sur ce chemin, en effet, le film « Demain » est une belle étape. Et je peux dire que ça touche beaucoup plus de gens que ceux qu’on a pris l’habitude (déplorable) de stigmatiser par le terme de « bobos ».
    Depuis quelques temps, les films catastrophistes s’accumulaient. Les mêmes qui nous disaient précédemment « rendormez vous, tout est sous contrôle, tout va bien » se sont mis à nous harceler « tout va mal, tellement mal qu’on n’y peut rien, mangeons buvons et gaspillons pour nous consoler ».
    Alors un film qui nous dit que ça va mal, certes, mais que des solutions non seulement sont possibles, mais sont déjà en marche, un peu partout et beaucoup plus que nous ne le croyons, que l’avenir dépend, encore, de nous… on prend. Et on regarde, tout près de nous, ce qu’on pourrait faire pour apporter notre contribution.

  8. Le nouvel Obs, confirmartion : il ne sert plus qu’à emballer le poisson au marché (enfin… s’il reste du poisson, sinon, même là, il ne sert plus à rien) !
    C’est important de baliser le terrain en démasquant les imposteurs (ou ceux qui s’y essayent…).
    En les démasquant, nous sommes de plus en plus nombreux à ne rien attendre d’eux. Rien (sinon le pire…).

  9. Salut Fabrice,

    Je n’ai pas vu le film, qui est a priori intéressant et vivant et les commentaires ci-dessus me donnent bien envie d’aller le voir.

    Pour ce qui concerne cette presse vulgaire et insipide du type Obs(cène), Point(zéro), (Midnight) Express excusez l’image peu ragoûtante, mais c’est celle qui me vient, elle peut juste servir de sac à vomi. Il y a même des moments où l’on regrette que la liberté de la presse existe, non, là, je déconne ….

    Amitiés et santé
    Jean-Michel

  10. Extremement interessant!

    – Fabrice n’a pas encore eu le temps de voir le film, mais a priori en pense beaucoup de bien, et il execute froidement et sans pitie, l’article du « Nouvel Obs »… qui, de son cote, prend ostensiblement une posture « favorable » et « amicale » envers le film!

    – Tous les commentaires (jusqu’ici…) sont d’accord avec Fabrice pour denoncer l’article du Nouvel Obs et tout ce qu’il represente.

    Prenons la peine d’observer un instant ce moment paradoxal!

    Et pour une fois qu’on est tous d’accord…

    Nous sommes donc, avec cet article, en presence d’un phenomene assez drole: L’article du Nouvel Obs est en quelque sorte « reactionnaire », puisque, comme certains l’ont note, il tente de prendre un train en marche, de surfer sur une vague, mais tout en essayant de faire sauter les rails, d’empoisonner la vague, le plus discretement possible. Il s’agit donc d’un genre qu’on pourrait appeler le « reactionnaire mielleux ». Un genre tres repandu, pas seulement au « Nouvel Obs » (meme si c’est caricatural au Nouvel Obs, et depuis longtemps). La « montee de l’insignifiance » laisse pointer un visage affreux, en effet!

  11. ce que vous présentez de cet article de l’obs est un concentré de cynisme, de mauvaise foi, une façon de biaiser pour ne pas dire de baiser les auteurs,
    c’est consternant
    j’ai vu le film, un documentaire qui fait du bien, documenté, structuré, ne nous montre que des situations à échelle humaine, accessibles à nous tous,
    pour le moment je travaille à réveiller le rêve autour de moi, il me semble qu’il faut commencer par rêver très fort, et ne pas lâcher, pour arriver à la concrétisation
    « rien de ce qui existe qui n’ait été rêvé « 

  12. Choux bac à, concernant « Atlantico »
    « Alors que la mode de détoxification du corps par le « juicing » – se nourrir de jus de fruits et légumes – n’est pas si bonne que cela pour la santé, elle a également un impact significatif sur l’environnement, notamment lié au gaspillage et à l’émission de méthane. » Voici l’introduction de l’article qui laisse entendre qu’il y a problème à boire jus de fruits ou legumes. On oublie de mentionner qu’il s’agit , dans ce cas, des jus achetés tout prêt dans les supermarchés. C’était évident ?

    On continue le dénigrement des jus de fruits et de legumes en parlant des « hors saison ». Pas besoin de rappeler sur ce site qu’il est parfaitement possible de fabriquer ses propres jus en utilisant des fruits et legumes de saison.

    Ensuite, les dechets. La pulpe ! Oh my God ! Je regarde de plus près : » Le produit artificiel est souvent rejeté, entièrement, parce qu’il aura pourri ou n’aura pas été vendu, ou en partie, parce qu’il y a des peaux, des déchets. » Ouf ! Je peux continuer à jeter la pulpe sur le composte ! Il ne parle pas de mes jus à moi….

    J’espère qu’il est évident qu’avec ce titre tonitruant, on pourrait flairer la désinformation, et peut-être même qu’on prendrait les lecteurs pour des ignares. Ce n’était peut-être pas voulu, mais alors à quoi sert l’éditeur ?

    1.  » On oublie de mentionner qu’il s’agit , dans ce cas, des jus achetés tout prêt dans les supermarchés. C’était évident ?  »
      Non. Ou bien de dire que d’une manière générale, c’est lorsqu’il s’agit d’une industrialisation d’un procédé ou d’une pratique que cela pose problème.

      Car comme il est dit plus loin par analogie: 1000 compost disséminés ou bien concentrés au même endroit, ce n’est pas la même chose, plus la même gestion. Ou pourquoi être contre le nucléaire alors que nous baignons dans une certaine radioactivité.

      D’autre part, le fructose est reconnu pour être mal régulé par l’organisme. La faute à l’évolution. Donc oui, n’importe quel fruit n’est pas forcément bon pour la santé, en grande quantité. Fut-il bio ou pas.

      « Ouf ! Je peux continuer à jeter la pulpe sur le composte ! »
      Quel gâchis ! Se passer des bienfait des fibres en ne prenant que le jus au lieu de manger le fruit/légume… un vrai vampire vegan ! 🙂

  13. A mon souvenir il y avait eu un bon film de Coline Serreau sur le même sujet sorti en 2010.
    C’était « Solutions locales pour un désordre global »

    Pourquoi personne n’y fait-il référence ?

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Solutions_locales_pour_un_d%C3%A9sordre_global

    C’est vrai que la photo de ce « couple parfait » porte à confusion et n’a rien à voir avec le coeur du film.
    Qu’est ce qu’on ne ferait pas pour racoler encore plus de monde et ne pas parler du fond ?

    1. dans un registre voisin, il y a aussi l’excellent film réalisé par Marie-Monique Robin, « sacrée croissance », paru il y a 2 ans
      démontant cette (fameuse/foutue) croissance et montrant aussi des contre-exemples salutaires

  14. « 1000 compost disséminés ou bien concentrés au même endroit »
    Le compost c’est le compost. Ne pas y mettre de la viande. Désolée mais je préfère la terre-à-terre plutôt que l’envolée des paroles. On pourrait sans doute se faire du mal en se gavant de n’importe quel aliment. Et alors ? Les imbéciles ne le savent pas, mais ils vont sans doute lire cet article jusqu’au bout ? J’ai pointé du doigt le titre de l’article qui laisse comprendre que les fruits et légumes sont, sans plus de précisions, nocifs ! J’insiste !
    (On ne perds absolument rien en ajoutant au compost….au contraire. Et n’oubliez pas les cendres. Radioactifs ? Merde alors)

  15. Oui, je confirme, le film de Colline Serreau « Solutions locales pour un désordre global » vaut la peine d´être vu.

    Comme je ne connais ni le film « Demain » ni l´article de l´Obs, je ne peux rien en dire, mais si l´affiche attire encore plus de spectateurs et que le film provoque chez eux un début de prise de conscience, pourquoi pas ! Sea Shepherd se sert aussi du spectaculaire pour frapper les esprits engourdis, encroûtés, et c´est drôlement nécessaire !
    A ce propos, je vous recommande le livre de Paul Watson : »Earthforce : manuel de l´éco-guerrier ».
    Et dans le Nouvel Obs, il n´y avait vraiment que Claire Brétécher pour sauver l´honneur !

    A vomir, la photo des deux crétins. Il reste juste à prier pour qu´il leur arrive malheur pendant une partie de chasse.
    Et à prier tout court si jamais leur père entrait à la Maison Blanche ! Ma Doué !

  16. Voilà d’où venait la radioactivité en Finlande :
    http://www.tdg./monde/radioactivite-venait-mesures/story/13919621
    C’est bien qu’ils s’entraînent : bientôt il leur faudra savoir réagir pour pister les fuites du futur, prochain EPR en projet… à en voir l’état de la cuve à Flammanville, il y a de quoi s’inquiéter.

    Pour info, depuis une heure, très belle averse d’énormes flocons de neige ici dans les Hautes Cévennes ardéchoises. Mais elle ne tient pas au sol à l’altitude où je me trouve. Très beau spectacle en tout cas, l’un de ceux qui nous a manqué tout l’hiver.

    Le week-end dernier, cigognes blanches (et quelques noires) et grues sont venues errer quelques jours avant de retrouver la visibilité nécessaire pour mettre le cap sur l’Escrinet. Elle ont fini pas passer (53 grues samedi !) . Je n’ai pas pu les voir malheureusement, (pris ailleurs) mais ça a dû être un spectacle de haut vol si j’ose dire ! Et ça continue…
    Les données sont là (mis le spectacle est en plein air !) :
    http://www.migraction.net/index.php?m_id=112&graph=synthesis&action=list&frmSite=31&year=2016&frmSpecies=0&frmPrePost=-&frmDoy=068&f=0

  17. Cher Fabrice,

    c’est votre article qui est consternant. Pour moi, l’Obs est parfaitement à l’image de ce couple de « bobos » qui nous rejouent les gentils explorateurs nous guidant vers le bien. En gros, pour moi l’Obs et Mélanie Laurent c’est même combat.

    Comment ne pas oublier que la brave Mélanie Laurent fut l’égérie d’un grand parfumier aux antipodes d’une vision écologiste qu’elle prétend défendre.

    Comment ne pas oublier que Mélanie Laurent fut la poupée avec Marion Cotillard, de notre cher président pour l’inutile mais fort cher en bilan carbone de l’appel de Manille de 2015.

    Personellement, j’en ai ras la casquette de ces gens qui passent leur temps à prendre l’avion pour nous dire qu’on devrait être plus écologiste.

    Je n’ai jamais pris l’avion de ma vie, je me déplace en vélo et le film de vacances de Mélanie Laurent et Cyril Dion non merci.

    D’autre part, l’Obs n’a pas besoin de jouer la pipolisation autour de ces deux là, ils savent très bien en jouer par eux même (passage chez Drucker, photo call dans des festivals où d’ailleurs peut voir traîner des logos pour des marques de bagnoles, photo souvenir à la COP21 avec Ségolène Royal et j’en passe…).

    Votre critique est souvent juste, mais là j’avoue que je suis atteré…

  18. Je n’oublierai jamais certains éditoriaux du NO appellant aux frappes aériennes sur la Yougo. Impardonnable. Et ces gens se prétendent « humanistes »!

  19. http://lemigo.free.fr/echecsble/

    + Les Raymond et Raymonde n’ont pas besoin urgent de voir le film, ils y sont en plein dedans, dans Demain. Tout ce qui y est relaté, démontré, expliqué, a été lu depuis des années, réfléchi et appliqué au mieux dans la mesure des moyens. Avec l’économie du prix du billet d’entrée, ils ont investi dans les graines. Graines qui feront comme le blé du conte de l’échiquier, puissance incalculable. A offrir, partager.

    Les RR lisent de tout, et ne garde que ce qui fait avancer. Pour le bien de tous.

    – Les infos, les solutions proposées pour le bien de tous, suivi d’efforts a changer la donne pourraient ne servir qu’a faire aboutir la totale main mise encore plus vicieuses des argenteurs. Sachons nous passer d’eux. Art iour radis? 😉 😉

    Le vent vous bise fort, 🙂

  20. Cher Fabrice,

    Je suis affligé par cet article. Votre critique me semble juste dans sa première partie, mais vous ne semblez voir qu’une face de la même pièce.
    L’Obs et Mélanie Laurent, c’est blanc bonnet-bonnet blanc. Une néobourgeoisie 2.0 déconnectée, hors-sol, qui fait semblant de découvrir des actions « vraiment positives » dont la pensée écologiste est dominée par la révolution numérique qui au contraire accélère le chaos globalisé. Le recyclage complet et la transition énergétique à quantité égale pour le même coût produit entre les énergies fossiles et renouvelables est un leurre.

    Je ne ferais pas l’offense de plagier l’excellent article de la revue La Décroissance (dont je ne partage, loin de là, tous les points de vue)de ce mois-ci, mais la critique qui est faite de ce film vaut cent fois la tienne Fabrice, et ce d’autant que tu n’as même pas vu ce film.

    Comment oublier que Mélanie Laurent fut l’égérie d’un parfumier dont les pubs s’affichait en 4×3 il y a quelques années de cela.

    Comment oublier que Mélanie Laurent faisait la potiche aux côtés de Marion Cotillard et bien sûr notre président national l’année dernière à Manille (pour quel bilan, mis à part celui conséquent en carbone de leur déplacement?)

    Comment oublier que le couple Mélanie Laurent/Cyril Dion s’est de lui même auto-peopolisé pour la promotion de ce film.

    Je suis désolé, mais je commence à en avoir marre de ces gens donneur de leçons, qui font des kilomètres en avion pour me dire que je dois planter des patates dans mon jardin, et que je dois prendre le vélo ou les transports en commun.

    Merci, on le sait.

  21. Ce film est un attrape-nigauds! C’est de l’écologie non politique justement.

    Les colibris sont assez naïfs de penser que l’on pourra changer les choses radicalement en faisant sa petite part! Pure utopie! Pierre Rabbhi comme beaucoup d’autres s’est fait récupéré par ceux-là mêmes qui détruisent tout!

    Non, nous ne pourrons pas changer ce monde de merde par nos petites actions! Oui, l’écologie doit investir le politique pour changer de paradigme.

    Mélanie Laurent qui roule pour Dior et compagnie: laissez-moi rire!

    Ce film fait l’ apologie du capitalisme vert, du développement durable, de l’économie circulaire qui ne sont que des moyens de continuer à perpétuer le système.

    Pathétique. D’ailleurs, c’est bien pour cela que ce film a été présentée à l’arnaque de la COP21 et est plébiscité par tous les éditocrates, les média bien pensants.

    1. Toi, tu as du voir le film… De l’écologie non politique, inviter les gens à réfléchir au (mauvais) fonctionnement de la démocratie ? Hmmm…

  22. Ahhhhhhh, quel pied!

    Les derniers commentaires me font sentir moins seule. Quelle « trouille » ai eue! 🙂

    Développement durable. Non! Y’a rien a développer. C’est une injure de plus faite a la Nature. On l’accepte telle qu’elle est, et ce n’est qu’en la respectant telle qu’elle est (était) qu’elle donnera ses plus beaux fruits.

    Je me demande si trop d’intelligence n’est pas un voile de plus!

    Hein?

    Bien a vous,

  23. Bonjour,

    Je suis d’accord avec Ned, Cyril et Le vent (les 3 derniers commentaires).
    Ce type de film ne nous apprend plus grand chose.
    Et effectivement, nous vivons « Demain » tous les jours.
    –> Lire attentivement l’excellent article « Demain où le nouvel âge de l’écologie libérale » de Pierre Thiesset dans la Décroissance N°127, mars 2016.

    Cordialement

  24. Ce film ne « VOUS » apprend rien… mais le monde est fait de milliards d’être humains… + vous !
    Et si ce film apprenant des choses à d’autres (il y en a tant en dehors de VOUS, je vous jure, c’est vrai !) ? S’il montrait à d’autres que vous (si nombreux, je vous assure!) qu’il existe autre chose que le métro-boulot-dodo pour les rêves de fric et de pouvoir ? S’il donnait à d’autres (ils sont foules an dehors de VOUS, promis juré !) envie d’agir pour un monde différent ?
    Bref, sur cette planète, aucun film n’est fait pour n’apprendre de nouvelles choses qu’à VOUS seuls! Car vous êtes tellement vertueux que ce film ne peut rien vous apprendre, rien puisque vous le dites. Wahouh !
    Arrêtez de penser que tout n’est fait que pour vous, ça en devient inquiétant.

  25. Bonjour,

    Ça fait plusieurs articles que je lis ici car le sujet m’intéresse mais de mon point de vue ces articles me paraissent assez flous voire incompréhensibles pour les profanes. En etes vous conscients ?

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