J’ai grand besoin de vous (et c’est vrai)

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Pour répondre à cet appel : nicolino.fabrice1@orange.fr

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Chers lecteurs, j’ai réellement besoin de vous. Je me lance – je me lance peut-être – dans une enquête au long cours. Sur un événement cataclysmique dont à peu près personne ne semble avoir la moindre conscience. Je veux parler de la disparition de la simple nature chez nous, en France.

Nous n’allons pas ici chipoter sur les chiffres qui, de toute manière, resteront indicatifs. On estime que la moitié des oiseaux qui habitaient à un moment ou un autre chez nous au cours d’une année ont disparu. Depuis à peu près 1960. Que nous avons perdu environ la moitié de nos si chers papillons en seulement trente ans. Je vous fais grâce des amphibiens, des abeilles, des lucioles, des coquelicots, des saumons, de tant d’autres merveilles jadis omniprésentes dans la moindre campagne.

Ce qui nous manque, c’est le regard susceptible d’embrasser l’ensemble. Et c’est pourquoi je sollicite avec force – et un peu d’appréhension – votre aide. Je recherche des témoignages, directs ou non; des personnes bien sûr; des lieux évidemment; des histoires aussi. Bref, tout ce qui pourrait documenter cette formidable régression dont tous les aménageurs – si seulement il n’y avait qu’eux ! – se contrefoutent.

Je pense, je crois pouvoir vous assurer que toute information fiable venant de vous me serait et vous serait finalement d’une grande utilité. Je dis bien : toute, y compris un bout de film super8, un carnet déchiré au fond d’une malle, une photo sépia. On se comprend ? J’en suis certain.

Vous pouvez et vous allez répondre sur cette adresse : nicolino.fabrice1@orange.fr

144 réponses sur “J’ai grand besoin de vous (et c’est vrai)”

  1. Pas directement dans le sujet, mais très terre à terre : des déplacements à vélo – ou à pied -, hors agglomération, font voir de nombreux déchets sur les bords des routes. Des petits comme des gros, des encombrants, des gravats. D’autres témoignages de cyclistes me le confirment.
    On ne peut généraliser sans créer une base de données volumineuse, mais tout de même : si quelques sorties montrent souvent ça, c’est affolant. Tout semble se passer comme si la majorité se foutait de garder la nature propre. Alors, pour la perte de biodiversité, même interprétation.

    1. @Miaou
      Habitant moi-même à la campagne, je confirme. Les gens sont des dégueulasses, aucun respect pour les lieux où ils passent (ça rime !). Souvent, rapidement je regarde devant chez moi (simple route départementale au trafic relativement faible). Eh bien, sur 50m, j’arrive toujours à trouver des détritus: paquet de cigarette, bouteille, casquette, moitié de coque de téléphone, emballage, fil de fer, mouchoir,… une fois, tout le reste d’un pique nique, ticket de caisse compris (ils avaient acheté des oignons bio… les cons).

      Pour ce qui est de votre requête, cher Fabrice, j’essaierai de me renseigner auprès de mes aînés. J’ai trop peu de vécu pour témoigner d’autre chose que d’un trop proche passé… mais c’est vrai que ma maman me parle souvent de fleurs qui naguère étaient partout et aujourd’hui se font très rares. De même pour les gros papillons.

      Lisa

      1. Je confirme. Les bords des routes sont devenus de véritable poubelle. Je constate tous les jours l’incivisme, le manque d’attention, alors qu’on ne cesse de rappeler les consignes de propreté, mais c’est encore trop peu. Dans mon immeuble, plutôt bourgeois, les habitants ont beaucoup de mal à faire correctement le tri de leurs poubelles, malgré un affichage clair et facile à comprendre des consignes. Ô rage ! Ô désespoir ! dirait Corneille

      2. Au Danemark les bouteilles en plastiques sont consignées et le système est facile à multiplier (vous introduisez la bouteille dans un distributeur à la porte des magasins, il vous donne un ticket du montant de la consigne), en Allemagne, les canettes en métal le sont aussi, toujours facile, qu’est-ce qu’on attend?
        sinon, pour votre requête Fabrice, j’ai hélas déjà beaucoup de souvenirs même s’ils ne sont pas forcément très scientifiques..

        1. Bonjour,
          Pour info, ce système de consigne (pour les bouteilles en plastique ou canettes) existe déjà en France, même s’il se fait trop rare!
          Il y a des sortes de colonnes d’apport volontaire dans les gares (société Canibal), où l’on y jette nos emballages boissons, et en contrepartie, on « gagne » un café, ou 1 trajet autolib’, ou des points, ou encore faire 1 don pour la plantation d’un arbre (Vu à gare de l’Est à Paris).
          Dans les supermarchés plus locaux (ex : Les Mages dans le Gard), ce dispositif existe pour les bouteilles en plastique, sous forme de consigne. Un ticket nous est remis valant bon d’achat dans le supermarché. 😉
          Me contacter pour plus d’info si nécessaire!
          Environnementalement vôtre!
          Margot

      3. Bonjour Lisa

        « Les gens sont des dégueulasses, aucun respect pour les lieux où ils passent (ça rime !).  »

        Non, non, pas tous !
        Ne nous décourageons pas !

        1. @jeanne
          Bonjour à vous.
          Non, bien sûr, les gens ne sont pas tous des dégueulasses et ne laissent pas tous n’importe quoi où ils passent (tiens, ça rime encore… ). Et heureusement. Ils sont toutefois un certain nombre. Mais le pire est que, selon moi, ces gens font ce geste simple-jeter leur emballage, mouchoir,… par la fenêtre de la voiture- de manière mécanique. Je ne pense pas qu’ils aient un jour reellement réfléchi au devenir de leurs détritus.
          Ça me rappelle une fois. Une adulte à mon lycée ( une AVS, très gentille )qui, voyant un pince-oreille non loin d’elle dans la salle de classe, l’écrase nonchalamment. Je proteste: Pourquoi ? Elle ne sait que dire. L’écraser était pour elle une évidence. La bête n’avait pas à être ici. C’était plus un « réflexe » que de la cruauté. Quelques semaines -voire mois- plus tard, une scène semblable a lieu, sauf qu’elle ne l’a pas écrasé (c’est elle qui me le fait remarquer). Enfin bref, ce sont des mentalités à faire évoluer. Mais non, je ne me décourage pas, je constate.
          Lisa

  2. Très cher Fabrice,

    c’est surtout NOUS qui avons besoin de toi! Quand j’étais jeune, il y a de cela quelques années à peine, Christian Zuber disait « c’est l’information qui sauvera la Nature »… Je crains que cela ne soit pas ce qui se passe, ou du moins que ce que Zuber appelait « l’Information » n’ait absolument rien à voir avec ce déluge d' »informations » (oui, la place des guillemets est différente, et ça change tout!) dont on nous gave pour nous endormir.

    Pour ma part, constate que les « piafs », mêmes les humbles « piafs » disparaissent. Quand je suis arrivé dans ma commune d’adoption il y a 15 ans, il y avait encore des volées de moineaux et d’hirondelles, maintenant on a l’impression qu’ils sont tous partis bien loin .

    Je rentre d’une semaine au bord de la Manche (qui ne brille pas encore dans le noir malgré tous les efforts d’Areva) et les promenades sur la laisse de haute mer laissent un goût amer. Quand j’étais gamin, j’y ramassais quelques bouteilles de verre que j’allais échanger contre quelques francs (aïe, là ça me date!) au café du coin. Maintenant dix fois plus de déchets mais presque plus de verre consigné. Par contre, du plastique de m….. à la pelle!

    Une suggestion au passage: pourquoi ne lances tu pas un financement participatif, où on t’aiderait maintenant pour que tu puisses faire ton bouquin ?

  3. Je ne sais pas si je peux fournir des données concrètes, je vais chercher. Ce que je sais, c’est que j’habite depuis 10 ans dans ma campagne où je suis venue en vacances toute ma vie (maison familiale) et que je peux d’ores et déjà faire un bilan « moral » : enfant et ado, je parvenais à rencontrer des animaux que je ne vois plus que très rarement aujourd’hui, ou même plus tout : je me souviens de la famille de belettes du pré voisin, de nombreux reptiles (aujourd’hui quand une couleuvre traverse mon jardin, c’est un événement) de plein de passereaux qui ont déserté, notamment les chardonnerets, et même des verdiers. plus de huppe fasciée non plus. Il parait que le renard pullule ! Ah bon, pas chez moi alors… Je ne vois presque plus de hérissons, à part morts sur les routes; Enfin, je me souviens du fil électrique devant la maison, couvert d’hirondelles, il y a 15 ans. Aujourd’hui, j’ai de la chance quand j’ai 3 couples…
    Pour être juste, je vois davantage de chevreuils et de grandes aigrettes qu’il y a 10 ans.

    1. Les chardonnerets et les verdiers semblent de retour .Ils adorent les graines des salades que l’on a laissées monter .
      Les hirondelles par contre se raréfient en Ille et Vilaine .

  4. Tu peux compter sur moi Fabrice, et sur l’ASPAS ! Un exemple : depuis que je ramasse des crapauds en Beauce pendant les migrations printanières, c’est l’hécatombe. Il y a seulement 6 ans, j’en sauvais plus d’une centaine chaque soir. Aujourd’hui, j’en trouve 10, au mieux 40 les rares grands jours. Et Eure-et-Loir Nature ne lève pas le petit doigt, seuls quelques bénévoles continuent de se dévouer, de plus en plus découragés.
    Si tu as besoin d’images, tu sais que je suis particulièrement concerné par la nature « banale ». Les photos que j’ai réalisées pour mes livres sur les bords de chemins parlent d’elles-mêmes, hélas : une haie splendide arrachée l’année suivante, des orties grouillantes de vie fauchées pour faire « propre »…
    C’est une belle idée de parler enfin du « banal » : les espèces communes d’aujourd’hui seront peut-être rares demain, et c’est aujourd’hui qu’il faut retrousser ses manches.
    Bises et bises
    Marc

  5. Bonjour,

    Avez-vous pensé à contacter Vigie-Nature ? (http://vigienature.mnhn.fr/)
    C’est un peu leur boulot en fait 🙂 Doit y avoir de la matière (publi, communiqués de presse…). Et c’est un assemblage de structure qui gère l’ensemble, sur papillons, oiseaux, insectes, plantes, mollusques, écureuil roux, lucioles…
    En sciences participatives grands publics, amateurs et chercheurs. Large public !
    Et le CESCO est LE laboratoire de la biodiversité urbaine.

    ça vous convient ?
    Bonne journée
    Jae

  6. NAN!

    Je refuse,

    Tu ne crois tout de même pas que je vais participer à te rendre malheureux en t’envoyant des informations, photos ou autres, qui permettrons de remuer encore plus, le couteau dans la plaie!

    T’es pas maso dès fois?

    Bises orageuses,

  7. Je prendrai le temps de poster un commentaire ayant trait directement à ce sujet qui me tient à coeur mais ne peux m’empêcher de relayer ceci, qui montre combien on est vraiment très mal partis (lisez en particulier ce qui concerne les jeunes):
    http://www.lemonde.fr/planete/article/2016/04/12/malgre-la-cop21-les-francais-ne-s-inquietent-pas-davantage-de-l-environnement_4900850_3244.html
    En résumé: la Nature, on s’en fout (c’est pas moi, c’est les autres)!

  8. Hello Fabrice,

    Je n’ai malheureusement rien à partager, ni à te communiquer sur le plan matériel, à l’exception de mes souvenirs et de mes émotions. Il n’empêche que je te dis « merci » pour l’action que tu mènes, car tout ce que les hommes tentent a le mérite d’exister dans une société si passive.
    Je veux aussi te soumettre une réflexion, une question, qui me vient à l’esprit en pensant à mon enfance, à mon adolescence proches de la Nature et à la vie virtuelle que mènent nombre de gens aujourd’hui : comment celles et ceux qui sont dans cette situation peuvent-ils respecter ou avoir envie de protéger un environnement, qui leur est étranger ?. Que pouvons-nous faire face au rouleau compresseur de la propagande officielle, au lobbying des mutinationales si ce n’est de mener des actions de sensibilisation, mais surtout d’exiger que soit l’éducation des jeunes prenne en compte cette nécessité vitale.

    Amicalement.
    Jean-Michel

  9. Bonjour
    Cet appel est touchant car je crois qu’il vise juste. La nature’ ̀sur le sol français se porte mal. On pourrait temoigner d’un exemple de dispositif mis en place pour éviter l’écrasement d’une population de crapauds communs qui a échoué. Au départ, on avait pourtant recensé 800 crapauds. La population s’est effondrée assez rapidement.
    Chaque année, on part a la recherche du faucon pèlerin sur un site ou il avait élu domicile après une longue absence (j’habite dans la Loire). On a cessé de le voir.
    Apres quelques « pepites » sont encore observables :des larves de salamandre dans un ruisseau, des oedicnemes suivis depuis quelques annees, de retour.
    Mais ça ne compense pas un milieu environnant toujours plus pauvre : moins de haies, une agriculture intensive, des friches en moins (dans notre secteur le busard cendre n’est pas a la noce) les chênes tronconnes ou le pic mar se voit …C’est sans fin..
    Cordialement

  10. Certains syndicats enseignants me consternent (tous en réalité…) :

    http://www.liberation.fr/france/2016/04/12/pourquoi-donc-defendre-la-dissection-des-souris-dans-les-colleges-et-lycees_1445689

    Déjà qu’ils n’ont rien compris à notre mouvement de désobéissance civile contre les réformes Sarkozy de 2008 (ils ont parfois été pires que notre hiérarchie, c’est dire…) alors, leur demander de comprendre l’évolution du droit animal, c’est vraiment trop… J’ai honte pour eux quand même.
    Et la vieille France bien rance de gauche me dégoûte de plus en plus (celle du centre, de droite etc… me dégoûte tout autant, je vous rassure et inutile de parler des néo-fascistes bien entendu…).

  11. Bonjour,

    Bravo pour ce projet 🙂 . Simple constatation sur nos pare-brises de voiture lors d’un trajet de quelques centaines de kilomètres hors agglomération : Dans les années 80, j’étais gamine, le pare-brise était constellé d’insectes, morts, malheureusement, mais qui témoignaient de leur nombre. Aujourd’hui, même au bout de 500 bornes hors la ville…pare-brise quasi nickel… 🙁 Idem pour les soirées d’été sur la terrasse à jouer aux cartes ou à prendre le frais : Les insectes venaient en nombre  » déranger » ( gros papillons…), attirés par la lumière. A présent ? Triste « tranquillité » …
    Beaucoup de courage et d’informations pour la réalisation de votre projet.
    Amicalement, P. ROBERT

  12. C’est vrai par exemple qu’il y a 20 ou 30 ans après un voyage sur l’autoroute les phares avant étaient couverts d’insectes morts , et il fallait nettoyer , et maintenant …..quasiment plus rien , hélas …

  13. Je ne peux qu’apporter un témoignage sans photos: j’ai toujours vécu à la même campagne( géographiquement) et j’ai 72 ans! la campagne de mon enfance foisonnait de
    papillons – 2015 : diminution à 80% en nombre et en variétés
    serpents – 2015: il y a 3 ans que je n’ai pas vu 1 vipère , 2 ou 3 couleuvres dans l’année
    belettes, hermines – 2015 : au maximum une dizaine dans l’année des deux réunies
    abeilles autour des arbres en fleurs çà n’était qu’un bourdonnement- aujourd’hui quelques-unes par-ci par-là
    hirondelles- d’année en année leur nombre se réduit: plus qu’une dizaine de couple sur tout le village , il y a encore 20 ans plus de 40 couples souvent

  14. Bonjour,

    Je suis intéressée pour contribuer à cette alerte.
    Mon lieu de disparition est situé au pied des Vosges, dans le 90.
    J’ai constaté en 30 ans une disparition drastique des papillons et libellules, notamment sur un étang où enfant, je me promenais.
    J’attends vos instructions.
    Avec mes remerciements les plus sincères pour votre action.
    Annabelle.

  15. Fabrice,
    pourquoi ne mettriez-vous pas l´idée de François en pratique ? Je la trouve très bonne, et si elle se concrétise, je participerai, promis juré, et plutôt deux fois qu´une !
    N´y habitant pas, je ne peux malheureusement pas vous fournir d´informations sur la France, mais croyez-moi, en Allemagne c´est pareil, la nature rétrécit comme une peau de chagrin, et cela dans la plus grande indifférence.

  16. En faisant cet inventaire, Fabrice, tu va donner corps à l’un des aspects les plus angoissants de la cascade d’effondrements successifs qui malheureusement caractérisent notre époque…: celui de l’effondrement effectif de la biodiversité .
    C’est important de le faire, les témoignages sont précieux.
    Il faut lire « comment tout peut s’effondrer » de Pablo Servigné.

  17. Je veux réagir sur les canettes, paquets de cigarettes et autres saloperies que certains se plaisent à jeter par la fenêtre de leur voiture.
    Certes c’est dégueulasse, et ça se voit.
    Mais pour moi ce n’est rien du tout par rapport à un voyage en avion d’un « écologiste » ou pas. Chacun peut savoir, à quel point cette « belle » invention pollue et réchauffe le climat, mais encore une fois il est tellement important de pouvoir dire que l’on est allé passer quelques jours à l’autre bout du monde!!!!!
    Pour ceux qui ne cherche pas à savoir voici un lien. http://www.climatmundi.fr/lng_FR_srub_12-calcul-des-emissions-de-co2-avion.html
    Sachant que notre terre peut recycler 1.65T de CO2 par an et par habitant, que nous sommes tous bien au dessus de ce chiffre, y rajouter un voyage en avion de temps en temps est, à mon avis une très très mauvaise idée, pour ne pas dire criminelle, mais nos descendants ont de la chance car nous les aimons.

  18. C’est le printemps et que se passe t-il? On ressort le barbecue pour cuire son beau morceau de steak issu des abattoirs toujours plus dégueulasses et avant? On passe la tondeuse thermique: bruit d’enfer qui broie l’herbe et toute la vie avec. Adieu petits insectes qui vivaient là, sacrifiés sur l’autel de la sacro-sainte pelouse propre.
    Personnellement, je joue de la faux et la vie est préservée. J’habite pourtant dans une grande agglo et on dirait que les insectes préfèrent vivre chez moi plutôt que chez mes voisins dont l’herbe est verte mais si triste: rien ne dépasse, pas une marguerite, pas un pissenlit. Du vert sans vie!!!

    1. Dans mon petit coin de jardin, c’est pareil : j’ai simplement (simplement !) laissé l’herbe pousser et j’ai passé la faux (manuelle : le geste me plait et l’absence de bruit de moteur, c’est divin !) autour des seuls lieux où on a besoin de cheminer. Résultat, ailleurs, l’herbe est déjà haute, oiseaux et papillons, abeilles mais aussi coléoptères et bien d’autres viennent chez moi, les uns butinent, les autres cherchent et trouvent pitance et tranquillité…
      Bientôt, les grands lézards verts vont venir occuper les lieu à notre plus grand bonheur (quand je vais chercher le linge sec, il arrive qu’ils plongent dans le bac de linge oublié un moment dehors… alors je les ramène dans la maison sans m’en apercevoir et les enfants se régalent à observer ces animaux d’une grande beauté ! Evidemment, on ne laisse jamais durer ça longtemps de sorte que les lézards ne se blessent pas, on les libère rapidement et délicatement …).
      En résumé, ce n’est vraiment pas difficile de laisser vivre la nature chez soi !
      Evidemment, à part les vieilles traverses de chemin de fer du voisin (grrrrrrr!) aucun pesti »cide », herbi »cide », fongi »cide », ni autre sui »cide » à petit feu 😉 !

      1. Le grand lézard vert est apparu aujourd’hui ! Quand on parle du loup… il s’est faufilé entre la sauge et les jeunes pommiers en longeant le mur pour échapper à mes pas.
        Par contre, le voisin d’en face s’est déguisé en homme-grenouille ridicule (pauvres grenouilles), il a mis ses réservoirs de poissons sur le dos, en bretelles, et vas-y qu’il pulvérise tout à tout va avec son jet spécialement dirigé et diffusant bien large … à 20 mètres des berges de la rivière !
        CRIMINEL !
        Il y a des jours où j’ai des envies de … de quoi ? Je vous laisse deviner !

        Zéro pesticides, vite, il faut interdire ces poisons de merde avant que tout n’y passe… et nous TOUS avec !

        1. Bon, petit lapsus, il fallait lire poiSon et non poiSSon hélas… et le premier met les seconds au pas…
          Aujourd’hui, les nouvelles ne sont pas bonnes : l’homme au réservoir de mort sévit encore chez lui et… il n’est pas tout seul : au bord de la rivière, une armada de 4 employés municipaux chacun armé de son débroussailleurs « crache-décibel à pétrole » rase toute l’herbe qui dépasse ! Vous savez, celle qui, chez moi, en face, de l’autre côté de la rivière, attire abeilles, papillons, coccinelles, scarabées et autres oiseaux…
          Cet attaque systématique de la nature me désole… il passent tout au débroussailleur !
          Au moins, quand cette machine de merde n’existait pas, on ne se posait pas la question de débroussailler sous les ripisylves !
          Et ça leur prend plus de 2 heures à 4 soit plus d’une journée de travail (2X4 =8) pour réduire la biodiversité en un lieu ou personne ne peut marcher, je veux dire par là que ce n’est même pas pour faciliter l’accès…
          Deux heures qu’on entend un bruit d’enfer (imaginez 4 des ces machines de merde en même temps sur 400m2…).

      2. à Fabrice et à P.P et alain.

        Parisien, mais avec une certaine expérience due à mon âge et à mes centres d’intérêt, je suis aussi profondément attristé par l’état des campagnes que je suis amené à traverser ou que j’habite très ponctuellement. Je me retrouve bien seul quand j’exprime ce sentiment ! Le délabrement des campagnes s’observe déjà depuis la voiture (sic), avec, à côté de champs immenses sans aucun arbre en vue, la construction toujours accrue de plateformes logistiques, de zones commerciales ou de zones pavillonnaires. Ne faut-il pas se féliciter que chacun ait un toit me répondra t-on !?

        le projet que tu poursuis, Fabrice, est immense. Ne faudra-t-il pas circonscrire certains aspects de cette recherche à certains domaines ? User d’outils collaboratif, notamment cartographiques ? S’appuyer sur des groupes existants (foyers ruraux?), voire en créer ( style cafés repaires) ?

        Plus concrètement, et en échos aux commentaires de P.P et d’alain : je suis aussi très désespéré de voir les pelouses et les haies si tristement « propres » de beaucoup de propriétés…alors que les pouvoirs publics promeuvent ça ou là depuis un temps qui peut déjà sembler long, la fauche raisonnée, que ce soit dans les parcs et jardins ou au bords des routes. ces administrations ne publient aucune recommandation concernant la tonte des jardins à l’intention des particuliers. Et les professionnels de l’entretien de jardin, pour ce que j’en sais, ne se montrent guère empressés de procéder à une telle manière de faire – qui présente, il faut en être conscient, des contraintes d’ordre techniques et d’organisation-. Pourtant il y a là- je crois- un énorme potentiel d’action avec des résultats rapidement observables.

        La faux c’est bien, ça peut même être très efficace pour qui sait bien la manier, mais je doute que cet outil soit de nouveau largement adopté ! Pourtant les jardins publics, ceux du Muséum par exemple, pourraient organiser une journée de démonstration de fauche des prairies fleuries ou des zones de gazon où l’herbe a été laissée à pousser en hauteur. Succès assuré, non ?

        Oui, le bruit est également une nuisance accrue qui n’est pas sans effet sur la vie animale…( et l’humain est aussi un animal ). Taillant les haies je le fais de préférence à la cisaille à main. ( mais avec d’émergents problèmes articulaires …et la largeur de certaines haies, je recours parfois ,à contrecœur, à l’outil nucléaire/électrique…et bruyant. Les campagnards savent-ils mesurer la chance qu’ils ont encore de bénéficier du profond silence , sinon de la journée, du moins de la nuit !?

        Salut !

  19. Bonjour Fabrice, j’ai la chance d’habiter dans un lieu privilégié et oui, il y en a encore quelques uns ! Au milieu de la Forêt des Maures dans le Var, seuls en pleine nature. Nous n’utilisons aucun pesticides chimiques et autre polluant. Nous voyons régulièrement renards, belettes, fouines, sangliers, chevreuils… j’en oublie… Mais je constate quand même, y étant depuis 20 ans maintenant, que nous en voyons beaucoup moins qu’avant et beaucoup moins de variétés, surtout les papillons et les oiseaux. les renards également se font rares, avant il y avait toujours une famille au printemps qui jouait au bout du champs, depuis presque 5 ans, plus rien… C’est bien triste. En quoi puis je t’aider ?? Marie

    1. La plaine des Maures, ses vieux chênes, ses ruisseaux, ses tortues… c’est un vrai joyau retiré des griffes des promoteurs, bétonneurs et autres aménageurs qui ont eu la peau de tant d’espaces naturels fabuleux… !
      Pour les renards, chasseurs et piégeurs s’en donnent à coeur joie avec le soutien des politiques et des préfectures… c’est une honte : 600 000 à 1 000 000 sont tués chaque année en France par les chasseurs ! Une énorme colère populaire serait nécessaire…
      http://www.aspas-nature.org/campagnes/protection/protegeons-les-renards/protegeons-les-renards/

      1. Je fais parti de l’ASPAS, bien sur et de la défense des renards ! Dans la forêt des Maures, j’ai eu, il y a quelques années, une aventure extraordinaire que l’on n’a qu’une fois dans la vie, avec une renarde qui est venue réclamer à manger à ma porte ! Elle est venue pendant 10 ans, tous les jours, elle respectait mes chats, qui n’en avaient pas peur et qui mangeaient avec elle, vers le mois de juin j’avais droit à la présentation de sa petite famille, 4 ou 5 renardeaux magnifiques !

  20. Pardonnez-moi à l’avance Fabrice, ceci ne vous sera pas d’un grand secours: pas assez rigoureux scientifiquement. Mais votre billet rejoint quelque chose qui me « turlupine » depuis quelque temps.
    A l’orée d’un village de la vallée de l’Eure, une heure de Paris. Années 1960 – 1970. Adolescence, jeune adulte. Je m’éveille à la nature. La campagne, encore, à quelques kilomètres de la ville. Prairies, champs, coteaux calcicoles, friches, jardins, bois… En quelques hectares, un milieu assez préservé et diversifié, riche même s’il porte partout la marque de l’homme. Des jumelles, un guide. J’observe, je note.
    La vie m’éloigne. Je reviens régulièrement. Au printemps dernier notamment. La période idéale pour voir, écouter. Je note encore, je compare. Je suis obligé de regarder les coches de mon vieux « Peter » pour le croire: oui, tous ces disparus, je les voyais et les entendais bien, voici une quarantaine d’années. Certains étaient même familiers. Ceux qui « résistent » le mieux sont les plus grosses espèces, peut-être davantage opportunistes chez les passereaux. Je voudrais ici les saluer, ceux qui sont encore là et ceux, si nombreux, à jamais disparus. En silence. Car oui la Nature crève en silence. « Le Printemps silencieux » écrivait Rachel Carlson. Prémonitoire, comme le « Avant que Nature meure » de Jean Dorst.
    Alors merci et bon courage Fabrice dans votre entreprise. Pour l’avifaune, votre ressource la plus précieuse devrait être l’Atlas des oiseaux nicheurs de France que vient de publier la LPO. Et pardon pour la longueur de ce commentaire!
    Ils sont encore là:
    Mésange charbonnière, Mésange bleue, Mésange à longue queue, Accenteur moucher, Troglodyte mignon, Pinson des arbres, Grimpereau des jardins, Pouillot véloce, Sitelle torchepot.
    Ils sont peut-être là:
    Moineau domestique (!), Chardonnet élégant, Bergeronnette grise, Fauvette à tête noire, Rouge-queue noir.
    Ils ont disparu:
    Moineau friquet, Verdier d’Europe, Bruant jaune, Bruant zizi, Bruant proyer, Serin cini, Linotte mélodieuse, Mésange nonnette, Mésange huppée, Mésange noire, Fauvette grisette, Fauvette des jardins, Rossignol philomène, Pouillot fitis, Bouvreuil pivoine, Rouge-queue à front blanc, Torcol fourmilier, Hirondelle de cheminée, Alouette des champs, Cochevis huppé, Traquet pâtre, Traquet tarier, Roitelet huppé, Pipit des arbres, Gobemouche gris, Bergeronnette jaune.
    Ils résistent:
    Merle noir, Etourneau sansonnet, Grive musicienne, Coucou, Pie bavarde, Corneille noire, Pigeon ramier, Tourterelle turque, Chouette hulotte, Faucon crécerelle, Pic vert, Pic épeiche.

    1. De si jolis noms pour de si beaux oiseaux ! Quelle peine, quel désespoir !
      Je me dis qu’il faudrait peut-être utiliser les méthodes du marketing pour faire paraître et diffuser cette liste, pour faire parler de cette hécatombe que nous tous, qui avons quelles années de vie, connaissons.
      Le fait que des hommes comme Fabrice en parle permet déjà de prendre conscience de la mort de toutes ces espèces et du silence dans lequel cette disparition nous plonge. Moi, qui aime les animaux, notamment les oiseaux et les insectes, je n’en avais même pas pris conscience, quand j’étais plongé dans mon boulot, les yeux et les oreilles clos. Mais étais-je le seul ? Et aujourd’hui, qu’attendons-nous pour que ceux qui sont ailleurs se réveillent ?

      Merci à « tous les  » Fabrice.
      Jean-Michel

  21. Fabrice,
    Pensez aussi aux poissons dans vos recherches. Il y a une quarantaine d’années, les rives du Doubs étaient pleines de baigneurs et de pêcheurs. Aujourd’hui, personne n’oserait plus plonger un orteil dans cette rivière polluée. Quant aux pêcheurs, ils ont disparu en même temps que les poissons.

  22. à la radio, j’écoutais une critique admirative de la prouesse technique de la nouvelle version cinéma du Livre de la Jungle. Tout est numérique sauf Mowgli …
    J’ai eu comme une sensation glaciale. C’est ça notre futur ? Des mômes qui courent dans un décor d’une nature virtuelle ? Que reste-t-il de la forêt qu’à connu Kipling ? De celle des années 40, lors d’une des premières versions filmées ? De celle des années 60 du fameux dessin animé ? Combien restent ils d’ourang outangs King Louis ?

  23. Habitant le Pays Basque, sur la côte Atlantique, l’urbanisation très accélérée de ces dernières années a détruit d’incalculables surfaces naturelles ou agricoles… 3 exemples me viennent à l’esprit:
    la ville d’Anglet (entre Bayonne et Biarritz) était le territoire maraîcher de tous les environs. Aujourd’hui, plus rien de rien ou si peu… les irréductibles étant des soeurs religieuses. http://www.sudouest.fr/2011/07/20/le-grand-jardin-des-soeurs-456136-4720.php
    la ville de St Jean de Luz, a eu le culot de construire -entre autre- l’école de pêche sur les marais qui servaient de pouponnière aux futurs poissons du grand large. Aujourd’hui les pêcheurs se lamentent des stocks…
    Le saumon sauvage de l’Adour, en très petit nombre est pourtant pêché sur les cours d’eau alentours…

  24. Pour diverses raisons, les rapaces en général sont, chez nous, parmi les espèces d’oiseaux dont les populations se portent plutôt bien et même pour certaines ont progressé parfois de manière assez spectaculaire (il est vrai que le faucon pèlerin par exemple avait quasiment disparu: la situation pouvait donc difficilement être pire).
    Ne vous privez donc pas du spectacle de la nidification de ce magnifique rapace qu’est le balbuzard pêcheur. Vous n’aurez autrement que très difficilement l’occasion de le voir (la plus recommandée, mais c’est déjà quasiment trop tard cette année: au moment de la migration de printemps au col de l’Escrinet en Ardèche): il peut alors passer à quelques mètres de vous. Magique!
    http://www.balbucam.fr/index.php/fr/en-direct/

  25. Bonjour,

    Le suivi temporel des oiseaux communes (STOC) semble correspondre à la demande : http://vigienature.mnhn.fr/page/suivi-temporel-des-oiseaux-communs-stoc

    Il y a aussi un suivi des libellules, rhopalocères (papillons de jour), 7 observatoires : http://vigienature.mnhn.fr/page/naturalistes

    Vous pouvez aussi vous rapprocher d’assos naturalistes comme la LPO qui compile beaucoup de données naturalistes et publie une revue naturaliste de terrain, « Ornithos », avec beaucoup d’articles scientifiques sur l’évolution de l’avifaune.

    Il est important d’avoir des données bien recueillies, les témoignages personnels ne reposent pas forcément sur une prise rigoureuse de données et souvent, des gens me disent qu’il n’y a « rien » là où j’observe encore pas mal d’espèces. Et ils sont étonnés de la liste des espèces observées dans la journée.

    Une étude en anglais en 2014 (dans « Ecology Letters ») a lancé le chiffre de 421 millions d’oiseaux en moins sur 30 ans en Europe : http://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1111/ele.12387/abstract

    Olivier

    Olivier.

  26. Bonjour Fabrice,
    Depuis quelques temps sont disponibles sur le site de l’IGN, des vues aériennes dont les premières datent de 1947. On peut ainsi voir disparaitre les vergers hautes tiges de Normandie.
    Les vues sont assez précises.
    La seule bonne surprise : les haies ont bien poussées sur la ferme de mes parents. Peut être parce que longtemps l’élevage y était dominant et les haies constituaient de bonnes clôtures?
    Dans deux ou trois ans, si on tient bon dans ce monde tordu, on pourra observer les arbres « agroforestiers » que nous plantons depuis 2012. Et quelques tas de bâches d’ensilage en moins.
    Bonnes recherches,
    Olivier

    1. @olivier: S’il vous arrive de relire les commentaires… Le vôtre a éveillé mon intérêt: j’aimerais visualiser des photos aériennes de la région où j’habitais à l’époque de mon enfance (années 1960 essentiellement). Je suis donc allé sur le site de Geoportail mais ne suis pas parvenu à mes fins: ce site est une usine à gaz, à moins que je ne sois pas très doué (c’est plutôt ça). Pouvez-vous m’aider? Merci!
      A la même époque, je me souviens très bien de trajets en voiture entre l’Eure-et-Loir et le Cotentin: là-bas, partout le bocage et, incroyable aujourd’hui, des vaches broutant dans des près- vergers. Le bocage n’a pas complètement disparu mais le maillage est beaucoup plus lâche et surtout partout le maïs ensilage dresse ses sinistres bataillons. Compétitivité, disent-ils…

    2. Utiliser les photos aériennes IGN, voilà une idée intéressante. Cependant la précision des photos n’est pas régulière, l’observation de la végétation est quand même un gros défi. De mon côté j’ai trouvé qu’on pouvait s’en servir pour voir la progression …de l’invasion des bagnoles.

  27. fabrice..ca va servir a quoi? une collegue jeune et jolie d un certain niveau intellectuel ma dit c’est revoltable…mais pas revoltant..les gens « normaux » poursuivant carriere famille et enfants ont d’autres chats a fouetter meme si ils déplorent..
    et j’entends ce type du fond de sa prison unabomber
    Le progrès technologique nous conduit à un désastre inéluctable ;
    Seul l’effondrement de la civilisation moderne peut empêcher le désastre ;
    La gauche politique est la première ligne de défense de la Société technologique contre la révolution ;
    Ce qu’il faut, c’est un nouveau mouvement révolutionnaire, voué à l’éradication de la société technologique, et qui prendra des mesures pour tenir à l’écart tous les gauchistes et consorts.
    Kaczynski justifie la violence de ses actes :

    « À mon humble avis, l’utilisation de la violence (exemple : contre la réalisation de l’utopie d’une société technologique inhumaine), c’est de l’autodéfense. Certains peuvent en débattre, bien sûr. Si vous pensez que c’est immoral et inadéquat, alors vous devriez éviter TOUTE utilisation de la violence. Mais j’ai une question pour vous dans ce contexte : quel genre de violence a causé le plus de dégâts dans l’histoire de l’humanité ? La violence qui fut sanctionnée par les États (la société, la civilisation, l’idéologie) ou la violence qui fut utilisée sans sanction, par les individus ? »
    Selon lui, la révolution industrielle conduit nécessairement à un ordre économique et politique de plus en plus contraignant qui détruit la nature vierge, réduit la liberté individuelle, transforme l’homme en simple rouage du système technologique, et à court terme détruira l’espèce humaine elle-même.

    « Ce système n’existe pas pour satisfaire les besoins des hommes, et n’en est pas capable. Les désirs et le comportement des hommes doivent en fait être modifiés pour satisfaire aux besoins de ce système ».

    il offrit le conseil suivant aux anarchistes verts qui partagent sa critique du système technologique et qui veulent hâter l’effondrement du « mastodonte de la civilisation industrielle destructeur de la Terre », comme le dit Edward Abbey : « Ne perdez jamais espoir, persistez et soyez obstinés et n’abandonnez jamais. Il y a beaucoup d’exemples dans l’histoire où des perdants apparents se retrouvent soudain les vainqueurs, d’une manière inattendue, donc vous ne devez jamais conclure que tout espoir est perdu ».

    1. A quand un mouvement Luddite fort?

      Un article de Romain Julliard (2003) du museum d’histoire Naturelle: Désolé pour l’anglais:
      « Using data from the common breeding bird survey in France – a large set of species with much variability with respect to the variables considered – we show that a quantitative measure of habitat specialization and of latitudinal distribution both predict recent 13 year trends of population abundance among 77 terrestrial species: the more northerly distributed and the more specialized a species is, the sharper its decline. On the other hand, neither hunting status, migrating strategy nor body mass predicted population
      growth rate variation among common bird species. Overall, these results are qualitatively very similar to the equivalent relationships found among the British butterfly populations. This constitutes additional evidence that biodiversity in Western Europe is under the double negative influence of climate change and land use change. »
      http://marineecology.wcp.miamioh.edu/climate_projects_04/species-distributions/pdfs/birds%20article.pdf

      Une base de donnée sur l’evolution de la démographie animale:
      onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1111/1365-2656.12482/full

  28. Cher Fabrice,
    C’ est en cherchant comment vous contacter pour vous remercier ( voir pourquoi ci-après) que je découvre votre blog.
    Je vais diffuser votre appel à mon réseau qui est axé sur la protection de du Vivant et en particulier des Animaux, convaincue que des 4 coins de France et peut-être d’ ailleurs viendront des témoignages édifiants. Nombreux sont probablement ceux qui vous connaissent déjà; ils me pardonneront.
    Je vous ai déjà remercié via Charlie Hebdo pour la qualité de votre travail mais là je suis contente de le faire  » en direct » et pour votre article sur la Sélune, les rivières vivantes et les barrages
    « … pour la respiration d’ une eau vive, c’ est une immense et silencieuse horreur. »
    Merci de donner une voix si juste et poétique à Dame Nature, en particulier lorsqu’ Elle est en souffrance à cause de nous.
    Du fond du cœur merci pour vos coups de gueule, de désespoir et aussi d’espoir… puisque sans espoir ( et sans actions) on est foutus!

  29. Suzerain

    Nous commençons toujours notre vie sur un crépuscule admirable. Tout ce qui nous aidera, plus tard, à nous dégager de nos déconvenues s’assemble autour de nos premiers pas.

    La conduite des hommes de mon enfance avait l’apparence d’un sourire du ciel adressé à la charité terrestre. On y saluait le mal comme une incartade du soir. Le passage d’un météore attendrissait.
    Je me rends compte que l’enfant que je fus, prompt à s’éprendre comme à se blesser, a eu beaucoup de chance. J’ai marché sur le miroir d’une rivière pleine d’anneaux de couleuvre et de danses de papillons. J’ai joué dans des vergers dont la robuste vieillesse donnait des fruits. Je me suis tapi dans des roseaux, sous la garde d’êtres forts comme des chênes et sensibles comme des oiseaux.

    Ce monde net est mort sans laisser de charnier. Il n’est plus resté que souches calcinées, surfaces errantes, informe pugilat et l’eau bleue d’un puits minuscule veillé par cet Ami silencieux.

  30. Excellente idée
    je relaie la demande dans mes « réseaux locaux », et à titre personnel je vais répondre

  31. Je n’ai plus ces grands cahiers plein de papillons tous plus beaux les un que les autres qu’on récoltait avec soin en 5ème, je crois, dans les années 70. Ici en Haute-Savoie.
    Il n’y avait qu’à tendre le filet et c’était une récolte sans fin.
    Plus de quarante ans après, je me demande si mes enfants ont jamais vu un seul papillon dans nos campagnes. Hallucinant quand même !

  32. @ Marie,

    A propos de votre commentaire sur Una Bomber,

    Je trouve dangereux cette volonté d’annihiler toute technologie. Qu’est-ce que cela veut dire ? Sachant que l’utilisation de pierres comme le silex est une technologie déjà très aboutie et très subtiles. Sans parler de l’utilisation du feu etc, l’Homme « sans technologie » est, à mon sens, un mythe démenti par la réalité de notre évolution biologique.

    De plus, on ne peut pas souhaiter un effondrement net du système actuel tout aussi détestable soit-il. Ce serait une catastrophe.

    Changer radicalement de système, oui, mais nous aurons besoin de manière vitale de maintenir un état des connaissances et des capacités technologiques ne fut-ce, par exemple, que pour tenter de maîtriser l’évolution des centrales nucléaires et des déchets. Abandonner les centrales à leur sort équivaudrait à des centaines de Fukushima en même temps, cf. la nécessité de maintenir le refroidissement des matériaux radio-actifs…

    Et puis, maintenir « à l’écart » par la force « les gauchistes » est une forme de dictature, et, comme l’Histoire l’a montré, ces dernières n’apportent, en plus du sang des gens mis à l’écart, que le pouvoir absolu d’une clique qui ne vit que pour conserver et élargir sa domination. Nous devons, au contraire, chercher plus de démocratie, et même, créer une démocratie qui, en réalité, n’a jamais existé. Avec tout le monde, et sans les partis politiques, véritables armes anti démocratie.

    Olivier

  33. Olivier, il n’est pas très bon de confondre techniques et technologie. Quand un singe se sert d’une pierre pour casser une noix, parlerait-on de technologie? Non, on parlerait d’intelligence, d’adaptation et de techniques.
    Ne confondons donc pas non plus un silex taillé, des sociétés primitives qui avaient l’air de vivre dans la nature pendant des siècles et des siècles sans pb jusqu’à l’arrivée de l’homme blanc, avide de tout. Un silex taillé est une chose, un téléphone dont 99% de la fonction n’est même pas de téléphoner en est une autre.

    De plus, abandonner les centrales ne changerait pas grand chose à maintenant. Car, toutes ou presque les centrales nucléaires sont déjà en train de fuir. On ne retient que des grands moments historiques (Fukushima, Tchernobyl) mais dans le grand pays qu’est la France, combien d’accidents, de rejets dans les rivières nous cache t-on depuis des décennies? Quel est le véritable état radioactif de la Loire à l’heure actuelle? Je vous laisse chercher.

    Pour finir, la démocratie n’existe pas pour les grands groupes. La démocratie véritable ne se joue que pour des toutes petites sociétés, clans ou tribus. A l’échelle d’un pays, vous pourrez toujours essayer, ca ne marchera jamais. L’histoire le prouve. Les véritables démocraties directes n’ont jamais survécu au nombre.

    1. Alain, quel autre système sinon la démocratie ? Il n’y en a pas d’autres qui soit acceptable, c’est le moins pire de tous les systèmes.
      Et puis notre époque fait qu’il va falloir davantage d’imagination que de sentencieux « ça n’a jamais marché, ça ne marchera jamais » stérilisant et démobilisateurs. Au contraire, comment inventer une démocratie à la fois locale, nationale, européenne et même mondiale…
      Pour ce qui est de la technique, je conseille à nouveau de se rapprocher des travaux de Jacques Ellul excellemment résumés dans cet ouvrage accessible et stimulant : « Jacques Ellul, l’homme qui avait presque tout prévu » de Jean Luc Porquet (journaliste au Canard) éd Le Cherche midi.
      Ce qui me semble intéressant chez Ellul : à partir d’un certain niveau, la technique devient autonome et mène nos existences (ça ne vous dit rien ?).
      Enfin, Ellul distinguait « technique » (son propos) et « technologie » qui, par le « logos » serait le discours sur la technique.
      Mais il est vrai qu’aujourd’hui, on peut se demander si la distinction est toujours de mise avec l’évolution de la langue.

    2. Bonjour Alain,

      Pour moi, en effet, l’ensemble des techniques utilisées par une population est un ensemble technologique. Et je suis prêt à accorder ce terme à d’autres espèces que nous.

      Je voudrais vous répondre sur les deux points suivants :

      « abandonner les centrales ne changerait pas grand chose à maintenant. Car, toutes ou presque les centrales nucléaires sont déjà en train de fuir. »

      Vous blaguez ? Il me semble évident qu’au contraire, ça changerait tout, nous aurions alors 58 réacteurs nucléaires en fusion, hors contrôle, sans refroidissement, soit 58x tchernobyl en même temps sur le territoire, ce qui est loin, vous me l’accorderez, de la situation actuelle.

      Mais je pense comme vous que nous devons nous méfier du parc actuel des centrales qui vieillit (mal) et devient de plus en plus dangereux. j’ajouterai que les EPR semblent bien être une impasse technologique comme financière.

      « Pour finir, la démocratie n’existe pas pour les grands groupes. La démocratie véritable ne se joue que pour des toutes petites sociétés, clans ou tribus. »

      Ne construisons pas de mythe sur les petits groupes qui peuvent aussi être tyranniques.

      Je suis d’accord sur le fait que la démocratie directe soit plus facile en petits groupes, mais je ne suis pas d’accord avec votre jugement d’impossibilité à plus grande échelle. Le fédéralisme, par exemple, est une proposition pour changer d’échelle en préservant la démocratie directe des petits groupes fédérés.

      « A l’échelle d’un pays, vous pourrez toujours essayer, ca ne marchera jamais. L’histoire le prouve. Les véritables démocraties directes n’ont jamais survécu au nombre. »

      Pourquoi tant de fatalisme ? L’histoire n’est pas terminée, à ce que je saches, et le défit de notre époque est justement de sortir de la nasse actuelle en inventant quelque chose qui n’a encore jamais pu exister (ou réussir) avant. Si l’on veut échapper aux échecs du passé (dictatures diverses, communisme d’état), du présent (capitalisme, crash écologique, climat) et à la boucherie sanglante actuelle, il faut aller de l’avant.

      Au lieu de se dire « c’est impossible », demandons-nous « comment faire pour que ce soit possible ».

  34. http://reporterre.net/Gilles-Clement-Jardiner-c-est
    Les dirigeants sont ignares, même au ministère de l’Environnement, ils ne savent pas se nourrir ni cultiver. Les politiques ne comprennent rien. En plus, il y a une volonté de lutter contre les écologistes, qui sont vus comme des empêcheurs de tourner en rond. Il faut dire que l’écologie s’est très mal présentée d’un point de vue stratégique.
    Et puis il y a une question d’habitude. On dit « c’est une mauvaise herbe », ou « ça doit être tondu ». Mais on ne sait pas pourquoi. Ce sont des choses acquises dont on a du mal à se défaire. Quand j’ai proposé de faire un golf sans herbe à l’île Maurice, parce que c’est absurde, mon projet a été refusé. C’est terrible.

  35. Fabrice , pour votre travail je pense aux photos aériennes prises dans toute la France par l’IGN ou ce qui l’a précédé (années soixante) à comparer avec celles plus récentes comme l’avait fait je ne sais plus quel média lors des inondations dans le Var.
    On voyait bien l’urbanisation récente dévorant l’espace naturel d’expansion des crues (prairies en général)
    Sur geoportail il y a beaucoup de clichés de dates différentes:
    c’est tout un travail d’explorer cela…

  36. Embarquez dans les Pyrénées pour servir la cause de l’ours cet été : j’y passe 10 à 20 jours chaque année, cela permet de mieux connaître le territoire et les avis des habitants et des touristes sur l’ours et sur la nature en général.
    Attention : c’est du bénévolat mais c’est du boulot et c’est physique . A la fin de votre séjour, vous connaitrez les grandes lignes des enjeux concernant l’ours dans les Pyrénées.
    C’est ici :
    http://www.ferus.fr/wp-content/uploads/2010/02/Dossier-dinscription-Parole-dours-2016.pdf

  37. bonsoir,

    de retour à paris pour qqs jours, je suis passée place république voir le phénomène nuit debout
    il s’y passe des choses intéressantes > ex: aujourd’hui université pop de R Stallman https://fr.wikipedia.org/wiki/Richard_Stallman r stallman en personne venant exposer ses idées, répondant aux questions d’un auditoire attentif et réactif

    ne voulez-vous point venir?nous faire une leçon educ pop sur l’industrie agroalimentaire, l’industrie chimique, la place de la bagnole dans notre société, ou que sais-je…

    vous évoquez souvent _je crois_ les accélérateurs de consciences…nuit debout en prend le chemin, =une sorte de moment accélérateur de conscience pour certains/es.. votre regard, vos connaissances, y seraient plus que bienvenus

    nous aussi on a besoin de vous!

    🙂

    (si jamais l’envie vous venait… avant jeudi soir, ce serait parfait! _pour moi, huhu, je remet les voiles le lendemain)

    1. Chère Luci,
      Je suis replié en province, mais il n’est pas impossible que je passe à Paris demain soir. Si cela se confirme, je viendrai faire un tour. Quant à parler, je ne sais pas. On verra. Belle journée !

      Fabrice Nicolino

      1. Oui, Fabrice, dépliez-vous de la province, si vous le pouvez, et venez respirer le vent de liberté qui souffle place de la République ces temps-ci, il est suffisamment pur pour que les médias « traditionnels », je veux dire subventionnés par de la pub, essaient plus ou moins hypocritement de le descendre.

        Quant à l’inventaire de ce qui reste de bio-diversité, je lis plus haut qu’on vous a donné les adresses des services du Museum qui tentent de les tenir à jour, mais il faut savoir que même là, la rentabilité prend le dessus et que des pans entiers de la recherche sur les êtres vivants tombent, faute de chercheurs.
        Il est donc très important qu’on sache nous aussi, les béotiens, compter les bestioles et les animaux plus gros, et les végétaux, et pour ce qui est de les nommer correctement, il reste heureusement quelques bases de données indispensables.

    2. « Nuit Debout » ne peut avoir de sens que s’il permet de faire connaitre aux gens qui ont envie d’agir, celles et ceux qui le font depuis des annees, et ne reste pas dans l’abstrait du « tout changer ». Reporterre a l’air tres optimiste sur « Nuit Debout », mais flaire avec aprehension le danger le plus evident: le piege de la violence. D’autres craignent que ce mouvement ne soit alimente discretement par les idees de Gene Sharp, soupcon renforce par la reference dans certains textes du mouvement au « printemps arabe »… Gene Sharp est bien sur extraordinairement intelligent, et ayant compris que l’Etat est essentiellement atomise en chaque individu, citoyen et meme non-citoyen, par le role que celui-ci y joue, la maniere dont il y est represente, il a realiser le tour de force d’instrumentaliser la non-violence et ainsi de la rendre violente. Il n’y a rien de plus violent aujourd’hui que les soi-disant « revolutions » inspirees par Gene Sharp en Libye, en Syrie et en Ukraine. Mais cette realite, que l’Etat est essentiellement atomise en chaque individu, a aussi ete comprise par d’autres personnes, comme Edward Snowden, qui l’exprime notamment ainsi: « Nous ferions bien de nous souvenir qu’en fin de compte, la justice ne nous protege pas; Nous protegeons la justice », ou bien Georges Orwell, et surtout Simone Weil, lorsqu’a la fin de sa vie, apres la desillusion de la guerre d’Espagne, elle appelle a une « declaration des devoirs de l’homme ». Le premier pas, est bien sur de comprendre que l’Etat n’est pas une entite materielle, mais existe en chaque individu, qui y contribue a sa maniere. La reference respectueuse, presque admirative plus haut a « Unabomber » par Marie est un exemple pour moi du refus de voir cette atomisation de l’Etat. Comme si la violence devenait symathique des lors qu’elle n’est pas le fait de l’Etat, comme s’il etait possible meme de ne pas participer a l’Etat, de ne pas « etre » soi-meme l’Etat meme lorsqu’on fait mine de le combattre, comme si le combattre de cette maniere ne faisait pas que renforcer la forme de cet Etat qu’on pretend combattre. Bref, « Nuit Debout » doit devenir « Jour Debout », se debarrasser de toute symbolique de la revolution de rue, s’il veut vraiment vivre a la hauteur de ses aspirations.

      1. Merci Laurent,

        « Nuit debout », un mouvement à dormir deboutorganisé par l’équipe de Gene Sharp (organisateur pour le compte de la CIA des révolutions colorées et du printemps arabe)

        Nuit = Ténèbre

        Bien a toi,

        1. Bon, même la préfecture de Police a du reconnaitre que depuis déjà 2 week-end, les « violences » ont cessé autour de la Place de la République. Mais restez chez vous, vous risqueriez trop gros : on y peut croiser, passé minuit, quelques avinés qui vous apostropherons sans tendresse, un peu comme partout ailleurs dans notre belle capitale.

          « Nuit debout » organisé par l’équipe de Gene Sharp ? Comme vous êtes bien informé ! Ah oui, par le délicieux Thierry Meyssan et son Réseau Voltaire, « say no more »… 😉

        2.  » Si le gouverne ment laisse faire, c’est qu’il y trouve son compte. »
          Expliquez-nous donc quel ce compte dont vous parlez . Cela permettra aussi de savoir pourquoi la contestation à NDDL dure depuis si longtemps .

           » Sinon il a belle lurette et de façon très musclée que les manifestants seraient mis au lit. »
          Quand j’avais l’age des auteurs de Nuit Debout , les méthodes musclées de l’homme qui voulait  » terroriser les terroristes  » et  » secouer le cocotier  » ont conduit à la mort de Malik Oussekine , et récemment à celle de Rémi Fraisse . Que l’actuel gouvernement , vu la grande popularité dont il jouit , n’ait pas envie d’en remettre une couche un an avant les présidentielles , est bien le signe de son incurie …

           » bref … »
          Essayer de l’être moins quand vous analysez …

          J’en profite pour parler de la thèse qui stipule que mai 68 a été une manipulation du grand capitalisme judéo-maçonnique afin de détruire les structures sociales historiques ( famille , patrie , église ) afin d’augmenter le Capital par l’instauration du consumérisme .
          Rappelons que les français n’ont pas attendu cette date pour acheter frigos, machines à laver et autres automobiles , pour la simple raison que le frigo est d’une grande efficacité pour conserver les aliments , le lave-linge tout autant pour laver le linge , et la voiture encore autant pour se déplacer . Seuls les estropiés du raisonnement , passant leur vie assis à réaliser leur narcissisme intellectuel en prétendant avoir trouvé midi à quatorze heure , n’ayant jamais expérimenté ni la conservation d’ aliments sans frigo, ni le linge lavé à la main et le vélo pour aller au ravitaillement pendant la guerre , contrairement à moi et d’autres , élaborent leurs théories sans jamais recourir à l’expérimentation .
          Or , à supposer que ces rétheurs admettent ce simple constat , ils persistent dans leur théorie , mai 68 ayant tout de même permis d’amplifier le consumérisme . En somme : pile je gagne , face tu perds . Car la permissivité engendrée aurait facilité l’achat de magnetoscopes et de caméscopes ! En effet , puisque le développement techno-scientifique rend possible la farication de ces objets , pourquoi se priver de leurs avantages et ne plus s’astreindre à sortir de chez soi sans en décider le moment pour aller voir un film , entouré de voisins soit malodorants , soit bruyants , soit les deux ? Nôôônnn , braves gens ! la vérité est ailleurs : dans le complot des banquiers-politiciens ! Ayant bien constatés que les gens sont naturellement honnêtes , courageux , et aux moeurs en parfait accord avec les positions de notre Sainte Mère l’Eglise , ces diables ont fomenté l’affreuse manipulation qui conduisit à la déliquescence de l ‘Ordre Ancien qui , sans quoi , serait encore actuel , les gens aimant tellement qu’on leur dise de ne forniquer qu’en position du missionnaire , cinq minutes maximum , et dans le seul but de procréer ! Et peu importe que le désir d’indépendance et le refus de l’autorité quand on en est la cible et non la source soient aussi vieux que le monde , que la sexualité masculine soit de type voyeuriste et le cinéma porno aussi vieux que l’entré en gare de la Ciotat du train des imbéciles : mai 68 est responsable de la détestation des flics et de l’amour du cul !

          Ne s’arrêtant pas en si bon chemein , nos fins théoriciens nous expliquent , plus récemment , que le monstre Capital étant toujours plus vorace car toujours plus gros , il fallait trouver un moyen de doper la croissance du consumérisme pour le satisfaire : par le mariage homosexuel ! Certes , il est irréfutable que l’augmentation du nombre de mariages entraîne le développement économique des secteurs qu’il concerne : traiteurs , loueurs de salles de réception , fabriquant de robes de mariées , de costumes de mariés , de cotillons pour mariolles etc … Mais les mariés étants d’anciens célibataires ( si si !) , ayant donc chacun un lave-linge , une gazinère et un logement ,et le mariage impliquant 99 fois sur cent la vie en commun , c’est le secteur économique ici décrit qui est défavorisé , les objets en doublon partant soit à déchetterie , soit sur leboncoin , et le bâtiment qui ne va pas .
          D’où l’on déduit sans peine la cuistrerie ( je reste poli ) des adorateurs de Zemmour , Onfray , Deleuze et cie , allitérations en i qui annoncent que j’ai fini .
          Poil aux pieds.

          1. » Si le gouverne ment laisse faire, c’est qu’il y trouve son compte. »

            Expliquez-nous donc quel ce compte dont vous parlez . Cela permettra aussi de savoir pourquoi la contestation à NDDL dure depuis si longtemps .

            Diviser pour mieux régner. L’ordre par le chaos.

      2. Jamais entendu parler de ce Gene Sharps mais n’y a-t-il pas une bonne dose de paranoïa à la rendre quasi responsable des « révolution » (?) arabes, ukrainiennes, etc… ? Et surtout, responsable de ce qu’il en reste ?
        Mettre la CIA là derrière est tristement caricatural (et Greenpeace, c’est le KGB, c’est ça ?) ça me semble un peu gros et on le sait avec les théories du complot, plus c’est gros, mieux ça passe.
        En l’absence de preuves plus solides, ce sera donc sans moi.
        Je tiens à la désobéissance civile non violente, elle existait avant Gene Sharps, et j’y crois car, fonctionnaire d’Etat, je l’ai utilisé dans mon travail avec succès (nous étions 3000 sur 300 000 moutons, mais 3000 déterminés et toujours debouts !).
        Sans rancune, Laurent, mais sans moi sur ce terrain. A moins que je ne comprenne pas l’essentiel, ce qui reste possible bien sûr !

        1. P.P. ca n’est pas indispensable de connaitre Gene Sharp et son equipe, moi non plus je ne le connaissais pas il y a peu, mais si tu cherches son nom tu verras que meme ses « amis » reconnaissent son role dans les « revolutions colorees » et autres « printemps arabes », donc ca ne peut pas etre du « conspirationnisme » de le reconnaitre aussi.

          Il y a plusieurs choses qui me genent dans « la nuit debout », ce sont:

          – L’evitement des sujets difficiles, comme les semences, le nucleaire civil, les bombes atomiques, le terrorisme, l’islamophobie, les OGM, et leur remplacement par des themes consensuels (meme Sarkozy est pour « la revolution ecologique », c’est dire!) ou « societaux » c’est a dire introvertis et immensement recuperables et deja recuperes d’avance. Or toute lutte est specifique et s’alimente de connaissances precises qu’il faut aller chercher.

          – L’esthetique « insurectionelle » facon caprice d’enfant (« on va leur faire peur » ah bon et apres?) et l’efficacite organisationelle et communicationelle en contraste avec la naivete des themes et des actions abordes.

          – Enfin je propose humblement (a des milliers de km de distance c’est facile diras-tu, mais tant pis) une direction pour faire evoluer « Nuit Debout » dans une direction constructive, en citant des references qui s’opposent frontalement aux idees de Gene Sharp, et qui fort heureusement sont elles bien connues: Edward Snowden, Georges Orwell, Simone Weil.

          Donc je ne condamne pas en bloc mais j’espere que le mouvement prendra une bonne direction.

          Enfin je constate que deux media essaient de « voir en amont », chacun a sa maniere, Reporterre qui est tres sensible a la question de la violence, sachant pertinement que c’est toujours par la que le pouvoir recupere un mouvement, et Reseau Voltaire, qui de maniere peut-etre un peu rapide, assimile « Nuit debout » a une operation « Gene Sharp/CIA » de plus.

          La question n’est pas de savoir s’il faut etre « conspirationniste » ou « anti-conspirationniste », mais simplement, avec ce que l’on sous ses propres yeux, decider quelle direction prendre. Donc tu n’es pas oblige d’etudier l’action ambigue d’organisations et d’idees telles que celles inspirees par Gene Sharp, il y a mille autres facons, meilleures ou pires je ne sais pas, d’arriver a comprendre la situation et d’agir en consequence.

          1. Cher Laurent,

            Je trouve sidérant – le mot est faible -, que tu sembles accorder le moindre crédit au réseau Voltaire créé par Thierry Meyssan. Je n’entrerai pas dans les détails, que chacun peut connaître aisément. Mais cette chose n’a en tout cas pas sa place ici. Bien à toi,

            Fabrice Nicolino

          2. Ah oui… le Réseau Voltaire… j’avais oublié ce que c’était tellement ils ne m’intéressent pas (j’ai cette fâcheuse tendance à faire totalement le vide quand un sujet me déplait trop… un peu trop le vide parfois !).
            Laurent, je t’apprécie beaucoup mais ce que tu écris là me déçois beaucoup, beaucoup, beaucoup. Fabrice a raison : le Réseau Voltaire…! enfin ! Bientôt Soral et Dieudonné aussi ?
            Pourquoi faire de ce Gene Sharp une sorte d’ennemi à abattre ?Je ne le connais pas mais le peu que j’en ai lu depuis hier me semble plutôt très bien : un théoricien de la non violence, tant qu’il en reste là, où est le problème ? !
            Et ce que tu écris sur « nuit debout » me gêne passablement : comme moi, tu n’y es pas, comment peux-tu condamner ce que tu ne connais pas réellement ? Comment sais-tu qu’ils évitent les sujets que tu dis « difficiles » ? Comment peux-tu les juger naïfs sans savoir ce qu’il s’y dit ? Pourquoi cette position « en surplomb » ? Pourquoi cette coupure entre anciens et nouveaux militants ? Où vois tu une « esthétique insurectionnelle  » ? C’est quand même mieux que rester chacun dans sa boîte à loyer ou à traite de prêt bancaire le cul devant son écran, non ? Et pourquoi veux-tu passer tant d’énergie à t’opposer à Gene Sharp ? Les gens agissent, réagissent, ils n’en ont rien à cirer de Gene Sharp. Beaucoup connaissent la désobéissance civile non violente par d’autres voies … et même par la pratique !
            Laurent, je te trouve tellement méprisant, je ne comprends pas.
            Reprends toi, et lâche les paranos gravos du Réseau Voltaire : pas toi, pas la théorie du complot ici, pas là, pas chez toi !

        2. Printemps 2016: quelques centaines, quelques milliers refont le monde debout, la nuit.
          Printemps 2017: quelques (dizaines) de millions mettent un bulletin dans l’urne: pour l’un ou pour l’autre? Les deux sont les mêmes.
          Mais aussi: la Nature crève en silence (un exemple parmi des milliards d’autres dans un de mes précédents commentaires). Et ça me fait mal. Alors, printemps 2016, printemps 2017, tout ça me semble totalement dérisoire. Homo sapiens? Homo demens!

        3. PP, ce n’est pas parcequ’on prononce les mots « non violence » qu’on la pratique. On ne peut pas denier une certaine sincerite a Gene Sharp mais il semble qu’il a travaille toute sa vie a essayer de construire une chose impossible: une « technique » de la non-violence.

          Gandhi (ainsi que Lanza Del Vasto, etc. en fait tous les praticiens de la non-violence) insistent bien que l’essence de la non-violence c’est la non-dissociation entre le but et le moyen. Et comme la technique c’est essentiellement l’art de dissocier le but et le moyen… tu vois la contradiction!

          Pour le reste, il n’y a qu’a lire wikipedia… L’organisation de Gene Sharp, « Albert Einstein Institution » (Oui, Einstein, ce champion mondial de la citation creuse et apocryphe) jusqu’en 2004, puis « CANVAS » apres, fut financee par la Ford Foundation, la National Endowment for Democracy, le International Reublican Institute, et eu pour directeurs des anciens cadres de Rand Corporation et Ford Foundation. Gene Sharp a collabore avec de hauts officiers militaires US, et revendique lui-meme son infuence dans « les printemps arabes » et meme en Syrie!

          Bref, il n’y a pas besoin de creuser tres profond pour comprendre le role que joue ce personage, et ses projets.

          Je ne le range pas du cote de Gandhi, G. Orwell ou S. Weil, mais plutot comme du cote des theoriciens contemporains du terrorisme et de la violence, au cotes de Paul Viminitz, Zbigniew Brzezinski (le pere de la guerre d’Afghanistan, qui dure encore), etc.

        4. D’ailleurs, meme wikipedia confirme que Gene Sharp a compris ce que Simone Weil, Georges Orwell etc. avaient compris: Que « l’Etat » est atomise en chaque individu (que G. Sharp appelle les « sujets »… signe de son attachement aux vieilles formes du pouvoir) et n’est pas une entite materielle. Malheureusement, arme de cette comprehension, il a choisi de travailler dans une direction tres differente de celles de Gandhi, Orwell, Weil etc.

      3. Juste par honnetete, je dois signaler que je dois cette notion « d’etat atomise » a Amites Mukhopadhyay qui ecrivait en 2005 dans un article sur la lutte (couronnee de succes) contre une centrale nucleaire dans les Sundarbans, que l’etat est « finement disperse dans la societe tout entiere » (« the state is minutely textured into the wider society »). Cet article se gardant soigneusement de prendre position « pour » ou « contre » ne m’avait guere plut a l’epoque, mais retrospectivement, je lui dois bel et bien ce concept, qui est encore loin d’etre accepte.

        http://www.anthropologymatters.com/index.php/anth_matters/article/view/87/170

  38. C’est vrai effectivement, les gens ne respectent plus rien !! Ils jettent souvent les détritus qui sont dans leurs voitures par la fenêtre, vident les cendriers au feux rouges etc …. alors qu’il suffit de mettre une poubelle (en papier) et de jeter régulièrement !! Et ce qui me choque aussi c’est qu’on construit de plus en plus au mépris de tout, il n’y a pratiquement plus de nature entre certains villages, on ne pense pas aux insectes, à toutes cette diversité qu’on ne protège pas !! la liste est longue !!!! la faune et la flore ne sont plus respectées, c’est la faute des élus, des grosses sociétés !! il n’y a que le rendement qui compte, acheter, construire, vendre, amasser l’argent !!! Bref on est mal barrés !! et si les gens réfléchissaient aussi à l’avenir de cette belle planète, arrêtez de tuer des animaux et de les manger alors qu’on trouve les mêmes produits (viandes et poissons) mais végétal et c’est meilleur pour la santé et pleins de bonnes protéines !! Si on se bouge les fesses en étant moins égoïstes on y arrivera !!

  39. les animaux sauvages cherchent refuges ,chez nous ,2 hectares,fuyant chasse et piegeage,les communes tuent tout ce qui bougent,et font ,dans leurs gazettes des appels a la délation ,au cas où céti qui y aurait une bête dite nuisibles chez eux,les chimiques en hauts dans les champs desormais loués par un gros necroculteurs,ils denichent tout les nids d’hirondelles ,ca fait sale,ils bouchent tout les trous ,ca fait saleetc……..

  40. Nuit Debout
    Je connais George Soros, mais pas Gene Sharp. Je ne connais pas les gens qui protestent Place de la République et dans les autres villes, mais je les admire. Peu importe qui a manigancé derrière tout ça pour mieux gérer le chaos à leur avantage (oui, c’est possible que cela arrange les pourris de ce monde), il faut faire confiance à l’intelligence humaine, et aux jeunes. Et puis quelle merveilleuse opportunité, en effet, pour ceux qui ont quelque chose de vraie à dire. Une foule qui n’attend que vous ! Un agent de la CIA (ou autres….) par ci par là ? C’est parfait ! Peut-être qu’ils apprendront quelque chose ! J’espère que Fabrice ira et qu’il se mettra debout. Il en est capable, et il a beaucoup à dire. Et d’autres aussi !!!

    1. Nuit debout ne sert à rien. Ce n’est pas la révolution, ca ne finit à minuit. Comme les cinémas.
      Un mouvement comme un autre qui ne sort où ne sait d’où et qui se gave d’internet (Facebook, Twitter….). Un truc de gogos qui font la révolution avec leur portable, quelques selfies et hop, au lit….
      Ils se prennent pour Podemos ou Occupy Wall Street, et comme eux, ils finiront sur rien. Il n’y a d’ailleurs plus rien à attendre de ce monde. Que sa chute!

      1. C’est triste de telles sentences si définitives, expéditives, lancées à l’emporte pièce, sans analyse ni connaissance du sujet, car, y êtes-vous seulement allé voir ? Le plaisir malsain de descendre en flamme derrière son écran. Que faites vous de mieux, en fait, pour changer les choses ?

        1. Nous sapons le système à la base!

          Nous ne manifestons pas avec fracas, mais en silence ….

          Si c’est pour rentrer de manif et s’entendre dire: chéri, je te cherche dans deux heures, nous allons dîner chez Merd Do. N’oublie pas de passer chez Merd Carr, pour les fruits exotiques et la viande. Merci. Ma semaine prochaine est trop chargée, le patron me demande de faire des heures sup. C’est bien. Nous pourrons allez en vacances plus que d’habitude et changer la télé, le portable, qui ne sont plus au top.

          Mouarf!

          Alain 😉 😉

    1. Stan,

      Mais non, Stan!

      Chacun est libre de penser et de faire ce qu’il veut, avec respect.
      Mais avouez quand même qu’il aurait été plus judicieux, de rester au lit une quinzaine de jours *, plus encore , plutôt que de passer les nuits debout.

      * Cesser tout. Ne rien consommer.

      Bien a vous,

  41. Quand, mais quand les gauchistes vont-ils ENFIN, ENFIN, ENFIN ! parler de la crisé écologique qui est en train de tout balayer sous nos yeux ? Je vais signer, mais j’aurai signé avec enthousiasme s’il y avait eu enfin une allusion à la jeunesse et à l’avenir bouché qu’on lui laisse avec la bouleversement climatique et la VIème crise d’extinction des espèces… dans un monde à plus de 7 milliards d’habitants…. et toujours plus, plus, plus…
    C’est ici :
    http://www.liberation.fr/debats/2016/04/18/un-pouvoir-qui-matraque-la-jeunesse-est-faible-et-meprisable_1446973

  42. Au sujet de « nuit debout », juste un petit truc concernant Finkelkraut : le pauvre, le pauvre… il ne comprend pas à quel point la situation du monde le discrédite à un point tel qu’il est automatiquement disqualifié. Oui, disqualifié. C’est le principe : « dégage ! » depuis les printemps arabes…
    Il n’en a même pas conscience, se comportant comme une vierge effarouchée… il ne comprend pas à quel point les gens sont en colère contre cette fausse intelligentsia auto-proclamée, combien l’écoeurement est immense au point que certaines fautes ne sont pas pardonnées (ni pardonnables) et Finkelkraut en a fait des fautes, ce réac de première !
    Franchement, ce ne sont pas des manières de virer un vieux c.. de cette manière, même un réac, mais c’est plutôt rassurant quand à un certain niveau de conscience et de radicalisation de « Nuit debout » : les pseudos intellos collabos du système n’ont pas à prendre la parole devant (c’est à dire avant) le citoyen de base. Ca, ça me plait bien !
    Et c’est certain que Môssieur Finkelkraut qui se prend pour l’élite de la nation (cette élite même qui a mené le monde où il est, un peu comme un Attali…) n’a plus qu’une chose à faire : changer radicalement ou bien, se faire aussi petit qu’il ne l’est vraiment : petit, tout petit.

    1. Finkielkraut ne me fait pas peur. Il a l’importance qu’on veut bien lui donner (pour moi, aucune). Lordon, par contre…
      http://gregtabibian.com/video-nuit-debout-les-propos-chocs-de-frederic-lordon-sur-la-democratie-du-mouvement/
      Pour rappel: dans une de ses premières interventions, il dit « la plaine européenne s’embrase! ». Il déraille ou quoi?
      Ça me conforte dans mon impression: un rassemblement de gauchistes post-staliniens. Loin, très très loin de la Nature. Tout ça ne débouchera sur rien. Les maîtres du monde peuvent dormir sur leur deux oreilles.

      1. Tout a fait d’accord. Entre Finkielkraut et Frederic Lordon, que je ne connais que depuis que j’ai lu la transcription de son discours a la chambre de commerce sur le site de Nuit Debout mais ca me suffit, et bien je n’hesite pas une seconde: Avec le premier on peut au moins discuter, il n’a pas le dixieme de l’arrogance et de la suffisance du second. Je ne suis decidemment pas « ami » avec un tel personnage!

        1. Je ne partage aucunement l’aversion largement exposée ici au sujet d’Alain Finkielkraut du moins depuis l’avoir entendu exprimer , il y a un an de cela, ses préventions à l’encontre de la « ferme » dite des « mille vaches ». Pour vous rendre compte de sa position – que je qualifierai d’expectative, ce qui est déjà pas mal vu les opinions qu’on lui prête trop facilement- il vous suffit d’écouter en peau-de-cast son émission de samedi dernier : http://www.franceculture.fr/emissions/repliques/des-vaches-et-des-hommes-0

          Ensuite, au sujet de Nuit-Debout, de son origine d’abord : point n’est besoin de supputer les manigances de quelques officine, il suffit de lire Fakir pour se faire une idée de la genèse de cet évènement. A lire absolument !
          Après, tout mouvement social, surtout ceux qui se veulent aussi rétifs à tout appareil, peuvent être soumis à des influences diverses plus ou moins franches du collier…

          Denis Robert sur Reporterre exprime son opinion / Nuitdebout.

          Plus théoricien, Geoffroy de Lagasnerie livre son analyse du mouvement : https://geoffroydelagasnerie.com/2016/04/05/doccupy-a-nuit-debout-linconscient-politique-du-mouvement-des-places/

          1. Moi non plus je n’ai aucune aversion pour Finkielkraut, ses livres La defaite de la pensee et La sagesse de l’amour ont joue un role important dans ma formation intellectuelle. Meme si je ne partage pas une tendance un peu islamophobe chez lui. Mais s’il etait le seul, si meme il etait le pire, comme le monde serait harmonieux et paisible!

            En revanche, il est profondement ridicule, desastreux meme, que « Nuit debout » se vante tellement d’avoir « vire Finkielkraut ». Quelle belle cible, franchement! Voila un mouvement qui vise haut, qui ira loin!

            Et aujourd’hui on trouve encore un peu les traces de Soros, qui a « investit » egalement en Ukraine:

            https://www.rt.com/op-edge/343019-france-rennes-labor-laws/

            La violence spectaculaire est toujours utile au pouvoir. Le vrai sabotage c’est de realiser que l’etat c’est moi, c’est toi, c’est nous. Si chacun faisait son boulot, son devoir, la police et le gouvernement n’auraient plus aucun pouvoir. Se battre contre les flics est le symbole de sa collaboration avec le pouvoir, avec son besoin de mise en scene de la violence.

  43. Cher Fabrice, cher P.P., donc vous ne lisez pas le Réseau Voltaire, je m’en doutais, et ce n’est pas grave, à chacun de se débrouiller pour comprendre ce qui se passe dans le monde, et inévitablement il y a bien plusieurs manières. Le Réseau Voltaire et Thierry Meyssan n’ont certes pas besoin de moi pour se défendre, mais je veux juste signaler, pour l’anecdote personnelle, que j’ai découvert ces gens en mars 2012, lorsque les journaux Libération, The Guardian, NYT, etc. étaient en guerre en Syrie, et alors que j’écrivais ceci (mon « pseudo » c’était « Laurent ») :

    http://blog.amnestyusa.org/middle-east/19-reasons-why-russia-must-speak-out-against-syria-atrocities/

    J’avais compris que, en particulier, le journal Libération, mentait de manière organisée et délibérée, et consacrait toute son énergie à déclencher un génocide en Syrie. J’avais compris peut-être parce que je vivais en Inde, parce qu’il y avait eu la destruction de l’Iraq, et quelques mois avant, de la Libye.

    Je remarque que, 3 ans plus tard, le « secrétaire d’Etat » (ministre des affaires étrangères) Etats-unien John Kerry est finalement d’accord avec moi :

    https://www.rt.com/usa/338726-kerry-praises-russia-role-syria/

    Ceci souligne l’importance primordiale de faire, chacun de nous, l’effort personnel de se faire une opinion personnelle sur les problèmes du monde, et de s’en donner les moyens autant qu’il est possible, afin d’éviter de se faire utiliser par les media et gouvernements comme applaudisseur de génocide, c’est-à-dire comme terroriste bénévole. J’y vais un peu fort ? Cette stratégie fut explicitement, ardemment défendue dans « The Guardian » l’été 2011 :

    http://www.theguardian.com/commentisfree/2011/aug/30/politicians-oust-foreign-tyrants-alternatives

    Il se trouve que le Réseau Voltaire fut, durant toute la guerre de Syrie, l’un des rares media non seulement à ne pas mentir, mais à rapporter des informations de première main. Et aujourd’hui, ils font partie d’un tout petit groupe (avec RT, PressTV et Veterans Today, cet intéressant groupe d’anciens combattants Etats-uniens qui fut l’une des rares organisations à avoir su maintenir des relations de travail avec les gouvernements des Etats-Unis et de la Syrie durant toute la guerre, et d’avoir contribué à convaincre Obama de renoncer à la dernière minute, à raser le pays en septembre 2014, et Laurent « qui mérite d’être sur la terre » Fabius, à manger son chapeau) bref d’un tout petit groupe qui n’est pas aujourd’hui en train de chercher une manière discrète de retourner sa veste.

    Ceci dit, ceci dit, Fabrice, tu me poses un problème éthique intéressant. Ceux qui ont lu attentivement ont remarqué que je me suis autocensuré en écrivant mon premier commentaire sur Nuit Debout, en citant Reporterre mais en omettant de citer le Réseau Voltaire. Omission remarquée par la malicieuse Sale Gosse, puis par Anne-Lise Millan-Brun. J’ai pris soin d’élaborer les raisons pour lesquelles, à mon avis, il faudrait donner une certaine direction au mouvement Nuit Debout si l’on veut qu’il en sorte quelque chose, d’une manière qui ne nécessite pas la lecture de l’article de Thierry Meyssan. Procédé peu éthique je le reconnais, car même si l’on peut « se passer » d’une référence, il est toujours bon de reconnaitre ses dettes. Même au risque de prévenir la lecture par certains, qui fuirons à la vue d’un de leurs épouvantails personnels.

    Bref, je lis Planète sans Visa régulièrement, et aussi le Réseau Voltaire, et même un autre media dont j’ai déjà compris que tu ne l’aimes pas non plus. Consoles-toi : A ce qu’il me semble, seuls les écrivaillons les plus superficiels furent capables de garder l’illusion d’être « en phase avec leurs lecteurs ».

    1. Cher Laurent,

      Je n’ai pas le temps, pas l’énergie, pas même l’envie de développer sur le cas Meyssan, et son réseau. J’ai écrit là-dessus naguère, et je crois bien que j’en resterai là. La malignité extrême de cette chose, c’est qu’elle mêle des « informations » controuvées et des faits bien réels. Au passage, laisse-moi te dire ma stupéfaction. Quand tu écris : « l’un des rares media non seulement à ne pas mentir, mais à rapporter des informations de première main », as-tu réfléchi à ces mots ? Mensonge(s), vérité(s) à propose de l’horrible guerre syrienne ? Meyssan étant un invité permanent d’Assad à Damas, et l’un de ses soutiens les plus fervents, comment peux-tu décemment croire qu’il rapporte des vérités sur un régime qui est l’un des grands spécialistes mondiaux de la désinformation ? Oui, cher Laurent, tu me stupéfies. Bonne journée,

      Fabrice Nicolino

  44. Notre civilisation? allez faire un tour sur les parkings des grandes surfaces, emplies le jour de véhicules et vides la nuit sous des éclairages blafards…on imagine les champs de coquelicots qui vivaient la ..avant.voyez ces collinettes eventrées pour monter rapidement des cubes en béton nouveaux quartiers rendus désirables par la publicité…je suis bien d’accord avec Alain venu d on ne sait ou ce mouvement finira de sa belle mort …sans que ce systeme de fer n en soit affecté…dans l histoire aucun changement ne s est fait sans violence, sans vraie violence opposant les tenants d un ordre aux opposants dominés par cet ordre qu ils veulent detruire, le tragique de l histoire est la

    1. Le problème est peut être justement là, le monde d’aujourd’hui, résultat de changements imposés par la violence.

      La violence c’est la loi du plus gros flingue, du plus armé, on ne réfléchit plus, on tue et le vainqueur est le maître dans l’art de tuer son prochain, changer le monde par la violence, c’est l’assurance du règne permanent des salauds.

      Va t’opposer aux décision d’une clique sanglante au pouvoir par la violence et tu recevras une volé de plomb pour toute réponse.

      Il est temps justement de sortir de cette voie suicidaire.

  45. Bonjour,
    Je trouve très intéressant et important que vous vous intéressiez à cette nature dite ordinaire (qui le devient de moins en moins…). Quelles données et informations voulez vous ? car si vous souhaitez des données naturalistes précises sur l’évolution de la faune et de la flore il y a comme le dit plus haut @Olivier des associations de protection de la nature ( j’ai été animateur et chargé de mission pendant quelques années dans l’une d’entre elle dans le 17) et un programme national que vous connaissez probablement, Viginature.
    En tout cas je peux confirmer (sans preuve scientifique) qu’il y a une réelle diminution de la biodiversité ordinaire ; une constatation flagrante est la diminution des insectes. Où sont les envolées de papillons que l’on pouvait encore observer il y a quelques années, mantes religieuses, phasmes que je pouvais encore trouver dans mon jardin….
    Merci pour ce blog (et pour vos ouvrages en tout cas ceux que j’ai lu).
    Olivier D.

  46. Nuit debout sert en tout cas à vous et moi de se rencontrer dans la vraie vie, de se parler dans la vraie vie, de refaire le monde ailleurs que derrière un écran, d’échapper un moment à tout ce qui mine notre humanité dans la « vie moderne ».

    Hier soir par exemple, moi qui suis une féministe assez tiède, c’est un euphémisme, j’ai vu de mes yeux, en participant à un cercle de parole qui aurait aimé rester une toute petite heure non-mixte, combien la place des z’hommes dans l’espace public pouvait être embarrassante, intrusive, étouffante, pour l’autre genre, je ne peux pas bien l’exprimer, il faut y être et voir les attitudes, ce qui se dit, pour le comprendre.

    La commission climat-écologie semble résister, du moins à Paris, aux tentatives de noyautage des partis politiques qui se disent verts.

    Et même si le mouvement fait flop, ou se transforme en parti politique comme en Espagne, est-il déjà temps de tout vouer aux gémonies sans aller se rendre compte par soi-même, là où on se trouve, à Paris ou ailleurs ?

  47. Nuit debout …
    oui bien sûr, au début moi aussi j’ai trouvé ça sympathique
    et puis …
    où est la Nature dans les revendications ?
    ça fait un peu mini-mai 68 d’urbains déconnectés de la nature, discuter, débattre à contre-courant puisque c’est la nuit, certains y parlent de ré-injecter de la nature en ville, pourquoi pas … mais la vraie nature, celle qui résiste loin des villes, celle qui est soumise aux pollutions de toutes sortes, aux prédations, à la chasse, aux lobbys aménageurs, qui s’en soucie ?
    et puis, « la libre expression populaire », ok … jusqu’à ce que Finkelkraut se fasse virer méchamment … ah oui, lui il est soi-disant de droite, certains ont même dit facho, ben oui quand on n’est pas de leur bord on est forcément facho, c’est ça ?? alors qu’il avait l’honnêteté de venir voir sur place, prêt à débattre
    belle démocratie que voilà en vérité !
    Thoreau reviens, on a besoin de toi 😉

    1. @Dom, tu parles de « prédation » comme d’un problème du point de vue de la nature, or c’est un élément absolument essentiel du fonctionnement de tout écosystème : il y a et il faut des prédateurs dans la nature.
      L’homme n’a pas à utiliser ce modèle là dans ses sociétés (sinon ce sont des rapports de violence qui s’instaurent entre les gens) mais dans la nature, c’est essentiel.
      Tu vois, il n’y a pas que les urbains – que tu sembles condamner si facilement- qui ont perdu le contact avec la nature ? 😉
      Cela dit, comment reprocher aux gens d’être des urbains ? Ils le sont très majoritairement.
      C’est trop facile et assez surprenant de reprocher ça à nuit debout.
      Je trouve ça un brin élitiste même : il y a la minorité qui vit à la campagne (comme moi 😉 et puis il y a tous les autres et quoi qu’ils fassent, c’est mauvais ? Incompréhensible…
      Je ne connais pas bien ce mouvement, je me doute bien qu’on y trouve les vieux de la vieilles du PC, NPA, Front de Gauche, etc… Mais sont-ils vraiment les seuls ? Et n’est-ce pas à nous d’y aller pour dire ce que nous avons à dire haut et fort ?
      Bien entendu, le fait que l’écologie et le climat, à Paris, se soient laissés enfermés dans une commission me pose des problèmes de fond : l’écologie n’est pas un thème de plus parmi d’autres, c’est plutôt la vague de fond qui doit renverser la table et orienter fortement toute perspective !
      Mais laissons une chance à Nuit debout d’évoluer et d’exister.
      Je ne comprends pas la propension de quelques uns ici à vouloir sabrer à tout prix ce mouvement.
      Ce soir, j’y vais jeter un oeil, je vous dirai ensuite mon point de vue sur ce que j’aurai vu … et vécu 😉

      1. « l’écologie n’est pas un thème de plus parmi d’autres, c’est plutôt la vague de fond qui doit renverser la table et orienter fortement toute perspective ! »
        je souscris entièrement à ce que tu écris là, c’est même le fond de ma pensée 😉

        quand je parle de « prédation », je ne parle pas de la prédation dans la nature ; bien sûr que tout écosystème fonctionne grâce aux prédateurs (Robert Hainard, grand naturaliste maintenant décédé, écrivait : « si le lapin s’ébat parmi le thym et la rosée, et non dans un paysage râpé, plein de crottes, c’est au renard qu’il le doit … le meilleur ami d’une espèce est son prédateur »)
        quand je parle de prédation je pense à celle exercée par l’homme, et en particulier l’homme mécanisé, technicisé, productiviste, qui détruit les haies, les bois, salope les rivières, exploite les forêts, construit des routes, bétonne le littoral, voudrait nous construire un aéroport à Notre Dame des Landes, etc. etc.

        je ne condamne pas les « urbains » (d’ailleurs j’en fais partie), mais ceux qui sont déconnectés de la nature, ne s’en rendent pas compte mais ont malgré tout la g… ouverte pour faire des lois, voire en sont fiers (à l’image des marxistes d’autrefois qui voulaient que l’homme dompte la nature)

        dans l’attente de ton point de vue quand tu seras allé faire un tour à Nuit debout …

        1. Sans rancune Alain 😉 Robert Hainard était un homme très intéressant et merci de citer ce qu’il écrivait sur la prédation.
          Pour les humains, je ne parle pas de prédateurs, je parle de « pillards » et le terme remplace souvent à merveille celui de prédateurs 😉

          Sur « nuit debout », je comprends tes réserves… mais jecrois qu’il faut laisser une chance à ce mouvement. Une vraie chance. On verra après ce qu’il en est.
          Et puis finalement, j’ai eu deux problèmes importants à régler et je n’ai pas pu aller à la « nuit debout » organisée près de chez moi… Ici, c’est un rendez-vous hebdomadaire. Et pourquoi pas ? Je finirai bien par pouvoir y aller et voir ce qu’il s’y passe vraiment. Ce sera vite vu : les conservateurs de gauche locaux, je les reconnaîtrai du premier coup d’oeil 😉

          1. Je répondais à Dom, pas à Alain… toutes mes excuses Dom.
            Quant à Alain, tu t’obstines à ne vouloir laisser aucune chance à « Nuit debout »… c’est ton droit mais à ce stade, je ne te suis pas. Tu ne peux pas reprocher aux gens de se mobiliser sur les réseaux sociaux pour aller dans la rue pour de vrai en restant, toi même derrière ton écran 😉
            C’est toujours très facile de critiquer un mouvement social en restant à tout prix à l’extérieur. Cette position de pureté effarouchée me rend malade… ce qui n’empêche pas d’émettre des réserves sur « Nuit dbout »… mais de là à tout jeter…

    2. Je ne sais pas bien @Dom si tu sais qui est Finkelkraut et quelles idées il développe. Ce qui est certain, c’est qu’il représente une certaine intelligentsia auto-proclamée et qui prétend mener le monde de ses propres idées énoncées le plus souvent de manière définitive et péremptoire. Et il se trouve que ses idées sont parfois passablement réactionnaires (sur Israël, sur l’éducation, sur l’Islam…).
      Il symbolise le conformisme affligeant et le glissement de plus en plus à droite de notre époque. A ce titre, qu’il se fasse virer de « nuit debout » me fait presque rire, désolé ! Et je l’ai dit : ça me rassure quant à un certain degré de « non-naïveté » de ce mouvement.
      Pour moi Finkelkraut et ses éructations académiques, c’est un épi-phénomène qui ne peut pas à lui seul jeter l’oprobre sur « nuit debout ». Lui, il a tous les médias qu’il veut, l’Académie française, etc… pour dire ce qu’il veut dire. Et il ne s’en prive pas ! Que des citoyens qui se bâtissent eux-mêmes un espace où libérer enfin leur parole soient difficiles sur ce qu’ils peuvent entendre ne m’étonne pas du tout.
      Bref, aller voir un peu plus loin dans ce mouvement que l’écume médiatique qu’on nous en donne ! Et si vous alliez y jeter un oeil ? Un vrai oeil, pas seulement à travers l’encadrement d’un écran 😉

  48. alors.. qu’en avez-vous pensé?

    je crois que je vous ai aperçu autour du comité annulation de la dette _me trompe p-e_. manqué de vous saluer car pas pu rester jusqu’à la fin. bref, on s’en fout

    ma question est : cela vous a-t-il inspiré? à parler? à exposer vos connaissances?

    j’ai pas les billes pour savoir ce que deviendront ces nuits debout : du blabla et puis.. rien? des actions cui-cui? des actions plus tranchantes ?

    ce qui est sûr, c’est qu’en l’état, ces cercles de discussion, cette place devenue agora, ces leçons d’éduc pop ont en soi un intérêt (de mon point de vue).

    l’information et le questionnement circulent… et donc sûrement les prises de consciences également.

    voilà

    (nuits debout >> noyautées par bob?… ouè celui qui tendait son mic à la foule… get…up… stand….)

    huhu

    1. Chère Luci,

      Désolé, je n’ai pas pu y aller. À distance, je vois deux choses à dire. Un, ce mouvement a été lancé par des gens proches de la gauche radicale, comme Ruffin ou Lordon. Je ne critique pas, je constate. Ce qui n’annonce pas forcément le neuf. Mais il est vrai – merci, Anne-Lise – qu’il est travaillé par d’autres questionnements, que je juge plus prometteurs. Et deux, Nuit Debout reste étonnamment minoritaire – combien, en réalité, à République ? – et paraît ne pas devoir déborder, socialement, des couches habituelles.Tout ceci ne m’empêche pas d’éprouver une sympathie spontanée pour ce mouvement, dont il est trop tôt pour connaître l’exacte direction.

      Belle journée,

      Fabrice Nicolino

  49. Il restera toujours le problème de connaitre les motivations de celui qui nous informe de la désinformation. C’est à chacun de faire le tri devant l’évidence. J’hésite à le signaler ici car je sais que nous sommes chez Fabrice, et je n’ai jamais envie de l’énerver ! Mais…. J’ai vu un entretien avec Assad sur Russia Today qui m’a fait prendre conscience de la désinformation ingurgitée pendant des mois auparavant – qui a du commencer dès qu’il avait été décidé de le dégager. Depuis, je fais très attention. (Mais je fais également attention à Fabrice qui connait l’histoire bien mieux que moi.)

    Et pourquoi critiquer Nuit Debout ? Qu’ils parlent, que tout le monde parle. Freedom of speech ! Sans cela, nous sommes foutus. Que chaque message soit reçu ou rejeter, mais souvenons nous surtout de notre humanité partagé. Et apprenons. Par ailleurs, on cherche délibérément à nous désunir par les étiquettes de race, de couleur ou de sexe. Féministe ou masculiniste ? Je déteste toutes ces étiquettes et le sentiment d’injustice qui les colporte. Pourquoi se chercher des ennemies à coté alors que les vrais se cachent pour rire ?

  50. Quand les « bobos » de Bangalore se bougent le cul, ca donne des resultats:

    http://social.yourstory.com/2016/03/software-engineer-mandya-farmers/

    Ce qui me parait la plus belle initiative, au-dela des resultats economiques qui font bien sur tres plaisir, c’est les « campagnes de don de sueur » (« Sweat Donation Campaign »):

    http://social.yourstory.com/2016/03/software-engineer-mandya-farmers/

    Ca a des accents de « colibri » et c’est peut-etre une partie de la reponse aux « center parks », aeroports aux milliards de vaches et autres desastres?

  51. Quand on entends que Nuit debout, c’est reprendre pied avec le réel, on ne comprend donc pas pourquoi les réseaux nuit debout s’organise sur Facebook. Si nous n’avions pas les réseaux américains numériques pour parler du réel…
    A part çà? A part çà, rien. C’est la fin des vacances scolaires. Oyez, oyez, c’est l’heure de la révolution? Prochain arrêt? les prochaines vacances scolaires. Viva la révolution et suivez nos aventures sur facebook et twitter.
    Un mouvement qui parle toutes les langues (nuitdebout.fr) mais visiblement oublie la notre car l’appel à la grande coordination nationale s’appelle FRENCH.
    Bien sûr, si tu veux en savoir plus, clique sur MORE INFOS. Et puis, n’oublie pas qu’on a une page Twitter et Instagram.
    Alors, bien évidemment, on peut aussi signer une pétition en ligne et si on veut plus d’infos, on peut cliquer sur « qui sommes-nous » pour savoir quoi? que le mouvement a une page twitter, facebook, trumbl et scoop-it.
    Que de réalités du monde réel pour sauver le monde. Les abeilles, coccinelles, poissons et libellules s’en réjouissent d’avance.

    Personnellement, la nuit, je dors, ma femme aussi et mon chat idem. C’est le grand cycle de la nature. Le jour, on est réveillé, et la nuit on dort. A moins d’être un hérisson. Ce qui est finalement peut-être le cas de nuitdebout puisqu’on ne sait pas vraiment ce qu’ils sont.

  52. Une histoire surréaliste : une doline transformé en une déchargé de chocolat et caramel…. : http://france3-regions.francetvinfo.fr/franche-comte/le-russey-25-une-decharge-de-chocolats-ciel-ouvert-849283.html

    Et un grand nombre de dolines ont été totalement comblés par tout et n’importe quoi pour gagner quelques m² d’herbe…. et ça continue encore… et quand on sait que l’on est en pleine région karstique, les conséquences peuvent être terribles!

  53. Bonjour,

    J’ai du mal à saisir votre demande. Vous demandez des témoignages sur la disparition de la nature mais ne citez que des exemples de disparition de la biodiversité. Pourriez-vous préciser vos objectifs : Entretenir encore le refoulement de la biodiversité en lui substituant le terme de nature ou vraiment faire un travail d’écolo?

      1. Vous avez complètement raison… Désolé! Mon commentaire n’est pas trop sympa. J’ai conclu beaucoup trop vite.

        Confondre biodiversité et nature étant pour moi anti-durable. J’ai donc bien du mal à saisir votre demande. Pourriez-vous préciser vos objectifs svp?

      1. Vous ne comprenez pas… Je n’y crois pas. Qu’un quidam ne comprenne pas peut ne pas interpeller mais un spécialiste de l’écologie qui ne comprend cela a de quoi étonner.

        Mes mots sont si simples pourtant. J’explique : Substituer intellectuellement la biodiversité par la nature s’appelle un refoulement. Ce refoulement intellectuel du vivant est à l’origine du refoulement pratique sur le terrain (Ne pouvant plus intellectuellement cerner la biodiversité, celle-ci ne devient plus légitime). Du coup, quand vous avez décrit votre projet consacré à la nature mais donné des exemples en biodiversité seulement, cela m’a fait bondir (surtout que le terme de biodiversité a en grande partie été créé pour palier à ce problème.)

        J’aurai pu dès lors le dire autrement et l’exprimer ainsi : « J’ai des renseignements sur la disparition de la nature ordinaire, elle a disparu dans l’énoncé de votre demande. »

        En espérant aider, si j’ai compris ce que vous entendez par « nature ordinaire », je peux témoigner, en caricaturant mais vous verrez pas beaucoup, que ce que vous appelez la nature ordinaire disparaît là où, paradoxalement, la nature s’est installée (dans la tête des gens).

  54. @ sale gosse

    Le referendum à propos de NDDL a deux conséquences :

    – soit la constestaion cesse , la division et donc le règne aussi ,
    – soit la division perdure une fois le verdict des urnes tombé , la division et le règne aussi . Or l’absence de referendum conduit à la même situation .
    D’où l’on déduit que le gouvernement n’a intérêt ni au referendum , ni à son absence .
    Rappelons qu’on ne divise que ce qui est uni , et que la division n’est pas à l’intérieur des camps mais entre eux ( joli truisme ) .

    Les instigateurs de l’aéroport , du barrage de Sivens , des lignes tgv , des éoliennes , du nucléaire , du duo Hanouna-Verdez , bref de tout ce qui divise , auraient donc comme arrière pensée de créer la division afin de règner . Si tel est le cas , les opposants sont leurs complices , puisque c’est l’opposition qui créer la division qui permet de règner .

    Voici qui permettrait de joyeux slogans tels que :

    nico-lino-azer ,
    co-lla-bos ,
    tous-aux- fers !

    1. Merci,

      « soit la constestation cesse , la division et donc le règne aussi , »

      – Non. Les règneurs continueront leur programme.

      « soit la division perdure une fois le verdict des urnes tombé , la division et le règne aussi . »

      – Oui, avec en prime l’accélération du programme.

      Les opposants pensant bien faire, n’ont pas conscience ce à quoi ils participent.

      Les gouvernements menteurs n’ont qu’une ambition. Celle de faire perdurer leur main mise sur les peuples.

      Divisions ou pas!

      Bien a vous,

      1.  » Les gouvernements menteurs n’ont qu’une ambition. Celle de faire perdurer leur main mise sur les peuples. »

        Oui , mais les peuples n’ont que ce qu’ils méritent à partir du moment où ils choisissent leurs représentants , dont ils se plaignent en permanence . Il est impossible que des gens intelligents désignent des imbéciles pour les représenter . Laurel et Hardy ne sont pas arrivés au pouvoir par la force en France : ils ont été choisis . Laurel a dit au peuple ce qu’il voulait entendre : qu’il n’était pas responsable de ses malheurs , et que le responsable était la finance internationale . La vérité est que le chômage résulte de la cupidité du peuple , qui n’ a guère hésité à acheter ses vêtements  » made in PRC  » car ils sont moins chers que les  » fabriqué en France  » de mon enfance dans les années 70 . Et comme le peuple est abruti , il n’a pas compris qu’il sciait la branche de l’emploi sur laquelle il était assi et qu’il se retrouverait bientôt sur le sol caillouteux du chômage . Maintenant qu’il y est , il fait ce que tout le monde a tendance à faire en cas de malheur : externaliser les causes , c’est à dire désigner un bouc émissaire .
        Qu’une poignée d’individus profite de sa sottise pour s’enrichir est vieux comme le monde . Comme disait Coluche :  » Faut pas oublier que les riches , c’est une minorité d’imbéciles qui sont moins cons que la moyenne … »

        A ceux que cette vérité ulcère , je conseille d’aller expliquer au gentil peuple que s’il veut du travail en construisant des voitures , il faut qu’il accepte de les payer bien plus chères que ce n’est le cas , et donc qu’il accepte une réduction de son pouvoir d’achat . Remarquez que je ne parle même pas des problèmes environnementaux …

        1. Une précision afin d’éviter tout malentendu : j’utilise le mot peuple pour désigner l’ensemble de la population moins les détenteurs du pouvoir ( économique , politique , médiatique , culturel ) . En aucun cas ce mot n’est dans mon esprit un synonyme d’une classe sociale particulière . Le peuple inclut les bac+8 comme les bac-8 , avec moins d’indulgence de ma part pour les premiers que pour les seconds , quand l’éducation ne les a pas extrait de la sottise …

  55. Bonjour,

    Projet ambitieux que cette enquête ! Et d’un intérêt inestimable pour les jeunes générations (actuelles et à venir), dont je fais partie, qui ne peuvent soupçonner quels trésors biologiques, paysagers et culturels recelaient encore nos campagnes il y a quelques décennies … si ce n’est au travers de quelques lectures ou via les dires parfois nostalgiques des « anciens » de l’avant-remembrement (pour peu que l’on considère ce dernier comme terminé …).
    N’ayant pas lu tous les commentaires, j’espère ne pas faire trop de redite, mais les ouvrages type « atlas » relatifs à tel ou tel groupe taxonomique (oiseaux, amphibiens, flore, insectes …), publiés notamment par les associations locales de protection/connaissance de la nature, sont réellement une ressource précieuse et fiable pour appréhender l’évolution temporelle de la faune et de la flore. Pour ne citer qu’un exemple : la « Biohistoire des papillons » de Christian Perrein, magnifique ouvrage qui donne des cartes diachroniques très parlantes pour chaque espèce de papillon de jour recensé en Loire-Atlantique et la Vendée. La tendance au déclin généralisé de ces petits citoyens ailés est manifeste, et bien que ce témoignage fort documenté se restreigne à un seul groupe d’insectes (populaires et bien étudiés de longue date), il est représentatif de l’appauvrissement de l’ensemble des communautés animales et végétales de nos espaces ruraux. Quelqu’un a cité également le récent atlas des oiseaux nicheurs, et il y en a bien d’autres tout aussi concrets et intéressants !
    Mais au-delà de ces documents écrits, « scientifiques » et rigoureux, il est certain que les témoignages oraux sont d’une valeur incomparable. A ce titre, et outre les rares « naturalistes de la première heure », les vieux pêcheurs, chasseurs, et agriculteurs sont des interlocuteurs de choix du fait de leur fréquentation continue de nos campagnes. Je trouve qu’un « Dame, aut’fois ‘y avait ben des anguilles qui r’montaient dans chaque fossé, ça grouillait d’partout » … vaut largement un papier officiel de l’ONEMA, appuyé avec force graphiques et études chiffrées, qui finalement débouche sur le même constat : la disparition toute proche d’un poisson encore extrêmement commun au siècle dernier.
    Des exemples du foisonnement antérieur de la vie dans les campagnes, ne manquent pas. Les gamins de l’école buissonière qui allaient pêcher les multitudes de grenouilles dans les mares (alors omniprésentes !), ou s’amusaient à dénicher les couvées de merles ou de rougegorge à chaque tournant de haie ; ou qui vendaient des têtes de Vipère, par dizaines, pour quelques francs de récompense (avant la protection légale de ces animaux fascinants) : apparemment il y en avait partout, et en abondance le long des rangs de vignes, des bois et des friches … chose que j’ai bien du mal à imaginer lors de mes pérégrinations le long les talus, en quête d’une rencontre furtive avec ces belles créatures.
    Quand on connait l’état actuel de la france (littéralement ravagée, en tout cas en plaine, bien qu’il reste heureusement beaucoup de jolis coins en sursis – noyés dans le tissu urbain et agricole intensif) ; et qu’on écoute nos grands-parents, évoquant l’environnement de leur jeunesse … ben franchement y a de quoi désespérer. Mais le temps des lamentations est évidemment dépassé, et d’aucuns ont, depuis longtemps déjà, retroussé leurs manches pour reconstruire ce monde. Ce ne sont pas les initiatives positives qui manquent, par bonheur ! Quelques actions ont porté leurs fruits. La protection légale des rapaces conjugué à l’interdiction de certaines substances toxiques a contribué au retour progressif du Faucon pélerin, du Grand-Duc par exemple ; en revanche, celle des amphibiens et reptiles n’a pas enrayé leur déclin alarmant, plus que jamais d’actualité. Les acteurs de l’eau s’attèlent à restaurer la « continuité » écologique des rivières ; cela ne sera pas suffisant pour que le Saumon retrouve les frayères qu’il a perdu. L’accompagnement de l’arrêt de l’usage des pesticides dans les espaces verts communaux est une voie souhaitable, mais le carabe doré, la courtilière et les myriades de joyaux à six pattes de nos anciens potagers ne s’en contenteront pas si l’agriculture ne franchit pas le pas. On créé quelques îlots de vieillissement dans les forêt domaniales, mais la cigogne noire et la faune associée aux bois mort ne se contenteront pas de quelques hectares préservés si l’essentiel de la surface boisée exploitable est considéré comme un vulgaire champ d’arbres.

    Seulement voilà : quand on naît à la toute fin du 20ème siècle, ou à l’aube du 3ème millénaire, on n’a pas forcément conscience de cette réalité. Les livres d’histoire de l’enseignement classique ne permettent pas, en tout cas, d’appréhender pleinement l’aspect de notre environnement au siècle dernier. Sans doute le sujet, pourtant crucial, n’est-il pas jugé digne d’intérêt par ceux qui établissent les programmes scolaires.
    Aussi ta contribution, Fabrice, une fois de plus, en exhumant d’un passé pourtant si proche tant de faits (souvent) oubliés, en les remettant au grand jour, ne pourra être qu’un moteur pour tous ceux qui auront à coeur de réinviter la faune et la flore sauvages dans nos campagnes. La nature « ordinaire » a grand besoin qu’on prenne soin d’elle … ou, au moins, qu’on lui foute la paix !

  56. Quelques nouveautés de la PAC 2016 (politique agricole commune) qui vont dans le bon sens pour une fois. Et c’est si rare que je me doit de les partager ici, surtout quand il est question de la chute des effectifs des espèces dites ordinaires.

    Il est dorénavant interdit pour les agriculteurs d’élaguer ou couper des haies ou des arbres entre le 1er avril et le 31 juillet de chaque année.
    Une bonne partie des arbres et des haies sont maintenant répertoriés sur les relevés parcellaires des agriculteurs demandeurs des subventions PAC. Ces haies et ces arbres ne peuvent plus être abattus sous peine de sanctions, avec notamment, l’obligation de replanter le linéaire équivalent à celui détruit. Ils sont répertoriés en SNA (surface non admissible) dans la déclaration de surfaces PAC.

    Allez, c’est pas le Pérou mais c’est déjà ça de gagné!

  57. Bonjour,

    Les papillons, les hyménoptères et les oiseaux sont effectivement en déclin. Nous le constatons tous…
    Plusieurs raisons : la pollution, le saccage des habitats…
    Certaines communes (pas assez nombreuses hélas !) font des efforts : fauchages plus tardifs sur les bords des routes (vital pour les insectes), recours à des moutons pour « tondre » les espaces verts, panneaux de signalisation pour avertir des migrations de crapauds sur certaines routes…
    Mais nous pouvons tous agir à notre niveau : ne pas tondre la pelouse à ras et laisser des coins de nature sauvage dans notre jardin qui serviront de refuge pour la faune. Il faut accepter que notre jardin ne soit pas « nickel ». Les pelouses qui ressemblent à de la moquette sont la norme : ce sont des déserts stériles (pour la flore et la faune). Le diktat du « propre » est malheureusement ancré dans beaucoup de mentalités. Pour le plus grand intérêt de firmes comme Monsanto.
    La nature a besoin de tranquillité et de temps. La vie peut réapparaître quand on la laisse en paix (sauf pour les espèces qui ont disparu à jamais bien entendu !).
    La semaine dernière Arte a diffusé un documentaire «Jungle d’eau douce » qui illustre bien cela :
    http://www.filmsdocumentaires.com/films/1785-jungle-deau-douce
    D’où l’importance d’informer et d’expliquer.
    Des associations comme l’ASPAS font un boulot formidable en ce sens.
    Alors bien sûr, ces petites actions pourront sembler dérisoires pour certains aquoibonistes mais il ne faut surtout pas se laisser gagner par le fatalisme.

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