Tout en croisant le fer avec Yves Paccalet

Ce qui suit est sans grande importance, je vous prie de m’en excuser. Pour ma part, je n’entends pas voter à cette élection. D’un côté, la destruction du monde s’accélère, les équilibres écosystémiques tanguent de tous côtés, la faim menace comme jamais les pauvres, la crise climatique déferle, les animaux et les arbres les plus magnifiques disparaissent; et de l’autre, la bande qui occupe le spectre politique nous offre une énième tirade franchouillarde.

Il va de soi que je déteste davantage le répugnant Front National que les autres partis. Il va de soi que je méprise François Fillon comme bien rarement un autre politicien. Mais pour le reste, ni même Hamon et Mélenchon ne sortent réellement la tête du sac qui nous étouffera tous. Aucun ne remet en cause l’économie, nul n’avance la moindre critique des objets, dont la bagnole et le téléphone portable, pas un n’ose dire que la France consomme comme s’il existait trois planètes, ce qui réduit à néant toute prétention à l’universalisme des valeurs morales. Et ces deux-là, les moins antipathiques à n’en pas douter, font exactement comme si nous disposions de quelques siècles pour aborder les sujets qui fâchent. On recommence les mêmes discours, on profère les mêmes inepties d’élection en élection. Cela pourrait durer cinquante législatures de suite, mais cela ne pouvant en fait pas durer, cela ne durera pas.

Voilà que je veux vous parler d’Yves Paccalet, dont vous trouverez ci-dessous un texte appelant à voter Macron. Je connais Yves depuis un quart de siècle, j’ai travaillé avec lui, et je l’ai toujours tenu en estime et en amitié. Seulement, cette fois, ses mots me sortent par les orifices. Comment un supposé écologiste peut-il imaginer voter pour une savonnette, fût-elle ornée sur l’emballage de messages publicitaires en couleurs ?

Dans son texte, Paccalet se contredit sans cesse, ce qui n’est pas une injure, loin de là. Et le collapsus le plus fâcheux, le voilà : il annonce après tant d’autres que notre espèce est menacée du néant, pour aussitôt se jeter aux pieds de Macron, qui ne demande qu’à accélérer encore la marche au gouffre. J’y reviendrai.

Son point de vue est simple, pour ne pas dire simpliste : Le Pen est le grand danger, Macron est le mieux placé pour la vaincre, et je me rallie donc. Cette affirmation ne se démontre ni ne peut être contredite. On croit, ou pas. Il croit, moi pas. Mais poursuivons. Comme il n’entend pas en rester à une appréciation contre, il cherche et trouve une dimension positive à Macron, ce qui l’entraîne à écrire des balivernes. Qui veut noyer son chien… Ainsi, il est faux – c’est même flagrant – de mettre sur le même plan les idées de Mélenchon, Hamon et Macron pour ce qui touche à l’environnement, mot que personnellement je n’emploie pas, car il renvoie, comme chacun peut s’en rendre compte, à ce qui entoure – environne – les hommes, ipso facto au centre. Mais étant donné que Paccalet ne nous parle aucunement d’écologie, je crois que l’on peut retenir ce mot si contestable d’environnement.

Alors, tous égaux, tous pareils ? Mélenchon – que j’ai tant étrillé, que je continuerai à étriller – se croit écologiste. Il ne l’est pas, mais il est absurde de prétendre que son propos est peu ou prou celui de Macron, qui se moque de ces questions – on va en reparler – comme moi de cette guerre du Péloponnèse qui commence en -431 avant le Christ. À la réflexion, bien plus, car tout ce qui touche à la Grèce antique m’intéresse. Quant à Hamon, qui n’est certes pas mon cheval, le point de vue de Paccalet est également gonflé, car le socialo a notamment fait entrer les perturbateurs endocriniens dans le débat public, ce qui pourrait conduire, si nous nous montrons à la hauteur, à la mise en cause de l’empoisonnement universel que j’ai longuement décrit dans un livre récent.

Venons-en à Macron, défenseur décontracté du monde tel qu’il est. Je ne dresserai pas la liste impressionnante de toutes ses déclarations choquantes – d’un point de vue écologiste -, car ce serait trop long pour vous. Il est dans l’âme un banquier d’affaires, soutient l’empire des transnationales, soutient de même la destruction du monde qui leur est liée. Je note juste deux propos, qui m’ont singulièrement choqué. L’un prononcé en Guyane, quand il était encore ministre de l’Économie, dans lequel il vantait le caractère « responsable » de l’entreprise russe Nordgold, cherchant à ouvrir une très vaste mine d’or en pleine forêt tropicale. La Nordgold ! accusée par un rapport accablant de maltraiter les ouvriers noirs de ses mines africaines.

Quant au nucléaire, c’est à chialer vraiment. Macron, le 28 juin 2016 : « Nous croyons au nucléaire, non pas parce que c’est un héritage du passé mais parce qu’il est au cœur de notre politique industrielle, climatique et énergétique (…) Le nucléaire, c’est le rêve prométhéen ». Si demain ou après-demain, la moitié de la France est vitrifiée pour 10 000 ans, vous croyez qu’on pourra demander des comptes à ce salopard ?

Je sais, il faut rester calme. Paccalet semble un ange, qui bénit dans son texte ceux qui ne s’emportent pas. Comme c’est plaisant ! Le monde meurt, ainsi qu’il le reconnaît, mais il ne surtout pas s’énerver contre ceux qui mènent la danse macabre. J’en rirais, si ce n’était aussi grotesque. Je vais vous dire : Paccalet est dans un renoncement total. Il ne veut pas, s’il l’a jamais souhaité, renverser la table et offrir au moins une chance de survie aux hommes, aux bêtes, aux plantes. Ce qui compte désormais est ce qui l’environne lui. Et de ce point de vue individuel et pour tout dire individualiste – tellement en phase avec l’époque -, il a raison. Mieux vaut finir sa vie avec Macron qu’avec Le Pen. Seulement, l’effondrement des écosystèmes dépasse tout de même un petit peu les dimensions d’un ego. Désolé, mais c’est ce que je pense.

 

 

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Je suis écologiste : je choisis Macron !

by Yves Paccalet

9 mars 2017

Écologiste j’étais, je suis et je resterai.

La Terre étouffe et pleure. La sphère de la vie ne supporte plus les dévastations de l’Homo dit sapiens : elle pourrait reconduire au néant cet australopithèque prolifique et guerrier. Je l’ai écrit dans L’Humanité disparaîtra, bon débarras ! : notre espèce a peu de chances d’entrevoir le XXIIe siècle. Mais je continue de lui chercher une Sortie de secours (l’un de mes essais). Je veux croire que le genre humain et ses colocataires végétaux et animaux échapperont à la Sixième Extinction Majeure, provoquée par une fatale conjugaison de pollutions, de saccages, de chaos climatique, de nouvelles épidémies et de « der des ders » façon nucléaire… Notre sauvetage exigera sagesse et volonté, mais nous prenons rarement des décisions raisonnables. Lorsque tel est le cas (par exemple, à la COP 21 sur le climat), nous perdons vite la volonté de les appliquer. Nos gouvernants plient devant les exigences des plus braillards et des plus égoïstes.

Dans cette atmosphère délétère, que décider à l’échelle de la France, pour les prochaines élections présidentielles ? Quel camp rallier ? Pour qui voter, à supposer qu’on glisse un bulletin dans l’urne ?

Afin de choisir le (ou la) candidat(e) dont je me sens le plus proche comme citoyen et comme écologiste, et sachant que voter « blanc » ou « nul » est inutile, j’ai décidé de suivre les préceptes du président Mao Tsé-toung dans le Petit Livre rouge : primo, identifier l’ennemi principal ; secundo, élaborer une stratégie pour le vaincre. J’ajoute un tertio aux recommandations du Grand Timonier : choisir plutôt qu’éliminer. Adhérer aux propos, aux promesses, à la gestuelle, aux câlins, même aux défauts d’un leader qui attire, plutôt que d’un apparatchik engraissé dans les banquets de son parti.

L’ennemi numéro un de la France se reconnaît comme une vilaine plaie sur la figure de Marianne : c’est le Front national, cette association à but anti-démocratique au service de la riche famille des Le Pen, où trônent le père, Jean-Marie, dans le rôle du Menhir antisémite ; la fille, Marine, qui barre le paquebot de la Xénophobie sur la mer de l’Exclusion ; et la petite fille, Marion Maréchal, dont le sourire évoque plutôt celui d’un piranha.

Le danger principal, pour la France, c’est ce parti « facho », selon le vocabulaire que nous utilisions en Mai 68. C’est cette association lucrative dans laquelle une présidente profite des emplois fictifs payés par une Europe qu’elle débine ; et au sein de laquelle la ligne politique dépend des analyses fielleuses de deux cumulards notoires : Gilbert Collard et Florian Philippot. (On voit et on entend sans cesse ces deux là, à la radio et à la télévision, ce qui ne les empêche pas d’en rajouter ad nauseam dans la dénonciation des « médias vendus qui nous privent de la parole ».)

L’élection de Marine Le Pen à la présidence de la République serait un désastre dont les meilleurs économistes nous apprennent qu’il finirait par devenir mondial, en déclenchant une crise financière plus grave que celle des subprimes. On verrait se rabougrir ce « cher et vieux pays » des Lumières, renfermé dans la détestation des étrangers. On regarderait régner une femme obsédée par le modèle Donald Trump. On contemplerait une présidente et ses ministres en train de perpétrer le Franxit, c’est-à-dire l’assassinat de l’Union européenne et le lynchage de l’euro. On assisterait, peu après, à l’écroulement du « franc bleu marine » ; à l’explosion de la dette privée et publique ; au retour de l’inflation à deux chiffres ; aux plaintes des retraités, aux lamentations des salariés, à la ruine des rentiers, à la faillite des paysans privés de politique agricole commune… En guise de « remède » à ces maux, et avec les rodomontades du ministre de la Justice identitaire Gilbert Collard et du ministre de la Préférence nationale Florian Philippot, notre pays érigerait sur ses frontières des centaines de kilomètres de murs anti-migrants, bientôt rebaptisés « murs bleu marine » !

Le citoyen et l’écologiste que je suis ne sauraient redouter pire désastre que l’accession au pouvoir d’une extrême droite aussi négationniste sur la question du réchauffement climatique que sur celle la Shoah. Deux « points de détail », ricanerait le Menhir… Je n’imagine même pas l’état dans lequel, au bout de quelques années de pouvoir frontiste, se trouveraient la flore et la faune sauvages, livrées à des hordes de « beaufs » bétonneurs ou emmanchés d’un fusil de chasse. Avec un air et une eau pollués au nom de la libre entreprise. Avec une terre et une mer sacrifiées, détériorées, ravagées pour subvenir aux besoins miniers, énergétiques, industriels et de transport d’une France réduite à sa petitesse territoriale, et dont la devise imiterait celle de Benito Mussolini dans l’Italie fasciste : « Francia farà da sè ! », « La France fera toute seule ! »

Le Front national appartient au groupe, hélas de plus en plus nombreux, des partis populistes ou fascisants. Ceux-ci rêvent que leur peuple détestera demain les voisins qu’il aimait hier. On commence par calomnier et par mentir, puis on se défie, on se menace, les périls montent, le réarmement s’ensuit et cela finit sur la ligne Maginot. Marine Le Pen et ses homologues nous mènent à la guerre, comme leurs prédécesseurs dans les années trente. Je ne connais pas de plus bel argument humanitaire et écologique pour leur interdire aujourd’hui d’accéder au pouvoir.

Une fois l’ennemi principal désigné, reste à élaborer la stratégie qui lui fera mordre la poussière. Pour qui vais-je voter, si je désire empêcher Marine Le Pen de franchir le premier tour de la présidentielle ? Et surtout de l’emporter au deuxième ?

Il ne me viendrait pas à l’idée de combattre le clan Le Pen en rejoignant Les Républicains, réduits à un noyau dur dont « Sens commun » et la « Manif pour tous » forment la coquille et François Fillon la graine. « FF » ! François Fillon ! Ce mal logé d’un manoir de Sablé-sur-Sarthe, ce potentiel mis en examen pour l’emploi fictif de sa femme et de deux de ses enfants (restera-t-il candidat après son rendez-vous judiciaire du 15 mars ?), aura connu le triomphe à la primaire « de la droite et du centre ». Un succès fondé sur la vertu, la droiture et l’honnêteté, avec en point d’orgue le coup du « Qui imaginerait le général de Gaulle mis en examen ? » On n’a jamais trouvé mieux dans le genre boomerang ! Fillon vérifie, à ses dépens, et dans des concerts de casseroles, la pertinence du vieil adage selon lequel il n’y a jamais loin du Capitole à la Roche tarpéienne. (Ceux de mes lecteurs qui n’ont pas picoré leurs humanités au lycée consulteront monsieur Larousse ou madame Wikipedia.) Les fillonistes affirment qu’en délivrant un discours ultra-droitier, leur champion siphonnera les voix du Front national. Le FN répond, avec un ricanement, que l’électeur préfèrera toujours l’original à la copie. Exeunt Les Républicains, y compris le « plan B » ou « plan J », comme Juppé, lequel vient (certes, un peu contraint !) de céder à la tentation de Bordeaux.

En sautant à l’autre extrémité de l’éventail politique, toujours dans ma double peau de citoyen et d’écologiste, je n’entrevois guère d’issue avec Philippe Poutou (du Nouveau parti anticapitaliste) ou Nathalie Arthaud (de Lutte ouvrière). Le premier est gentiment déconneur, même s’il énonce une vérité prolétarienne. La seconde aboie ses phrases, de sorte qu’on a l’impression qu’elle va dévorer à elle seule la grande bourgeoisie et les valets du capital. Je passe sur les cas des non identifiés : Jacques Cheminade (ce perpétuel revenant dont nul n’a jamais compris le combat), François Asselineau (jamais entendu parler de ce type), Jean Lassalle (un ennemi juré des ours des Pyrénées, or je vote ours) ou Rama Yade (laquelle mérite mieux que le mépris des médias qui l’ont souvent utilisée). J’espère que je n’oublie personne… Ah ! si : Alexandre Jardin et une brochette d’inconnus qui n’auront jamais les cinq cents signatures. Et la statue du petit commandeur qui se dresse devant la République : Nicolas Dupont-Aignan ! Ces braves gens désirent ne pas être élus : ils veulent seulement qu’on parle d’eux le temps d’une campagne à la télévision.

À gauche, il y a eu la primaire « de la Belle Alliance », dite aussi « du PS »… Au premier tour, on a observé la solidité d’un François de Rugy, qui (comme prévu) ne s’est pas qualifié pour la finale. Au second tour, la votation a consacré Benoît Hamon contre Manuel Valls, selon la règle unique de l’exercice, laquelle s’énonce ainsi : « Pour gagner la primaire de ton camp, caresse ton extrême ! » Hamon mène sa campagne présidentielle comme un remake du film de François Hollande : « Mon ennemi, c’est la finance ! », qu’il a retitré « Je vous offrirai le revenu universel ! » ; dans les deux cas, cette promesse de Père Noël ne peut produire que des déçus.

Benoît Hamon nous propose d’autres projets frappés au coin de l’improvisation hasardeuse. Le « 49-3 citoyen », par exemple. Cette disposition permettrait à de bons républicains de contester de mauvaises lois votées au Parlement. Le problème est qu’elle autoriserait aussi les associations d’idéologues à torpiller les bonnes lois ; voire à remettre en cause de très progressistes législations antérieures. On voit déjà la « Manif pour tous » et « Sens commun » faire un triomphe au « 49-3 citoyen » : ces bon chrétiens en profiteraient pour dézinguer le mariage pour tous, le droit à l’avortement et l’abolition de la peine de mort !

Benoît Hamon s’est, certes, découvert une âme environnementaliste : « Moi président, je vous offrirai l’écologie rose ! » Notons qu’il est devenu écologiste il y a moins d’un mois. Son alliance avec Yannick Jadot, le rescapé de la primaire « des écologistes », c’est-à-dire de ce qui reste d’Europe-Écologie les Verts (un groupuscule de groupuscule), ne lui fera pas gagner une voix : ce que le public a retenu de la manœuvre est que Cécile Duflot (la crème de l’arrivisme) y aurait « sauvé » sa circonscription parisienne pour les législatives !

Exit Benoît Hamon – le chef frondeur de la gauche de la gauche au PS, désormais sévèrement frondé par la droite libérale de ce parti ! Irai-je donc vers Jean-Luc Mélenchon, le Parti de gauche et l’allié communiste ? Mélenchon incarne un tribun de talent, qui ressasse ses ambitions avortées et ses illusions perdues en injuriant de jeunes journalistes stagiaires. Il me plaît quand il parle au peuple : il a du bagout et même de l’éloquence (une qualité rarissime chez les politiciens actuels). Il se prétend de plus en plus écolo. Il porte une idée que nous défendions déjà avec le commandant Cousteau voici trente ans : faire fructifier et protéger le prodigieux héritage océanique de la France, avec les Antilles, les Kerguelen, Mayotte, la Réunion et les archipels du Pacifique (Nouvelle-Calédonie, Polynésie), jusqu’à l’îlot de Clipperton, au large du Chili, qui nous offre une zone d’intérêt économique exclusive presque aussi vaste que le territoire métropolitain… Cependant, pour me séduire, Jean-Luc Mélenchon a trop tiré sur la corde du soutien à d’épouvantables dictateurs, Fidel Castro à Cuba, Hugo Chavez au Venezuela, Bachar el-Assad et Vladimir Poutine lorsqu’il s’est agi de la guerre civile en Syrie… Exit Mélenchon.

Il n’en reste qu’un et ce sera celui-là !

Sachant qu’il n’y a jamais eu et qu’il n’y aura jamais d’homme ou de femme idéal(e) en politique (ni dans aucun autre domaine), je le dis tout net : je choisis Emmanuel Macron. J’ai pris cette décision depuis plusieurs semaines, je l’ai annoncée sur les réseaux sociaux, certains me la reprochent avec colère ou amertume. Je l’assume et je m’en justifie dans ce texte. Je rejoins En Marche ! Non pas parce que ce mouvement nous conduira en cortège angélique jusqu’au paradis, mais parce qu’il est le seul à pouvoir nous éviter de finir en enfer, je veux dire : à devoir choisir entre François Fillon et Marine Le Pen, ou (configuration moins probable, mais pire) entre Benoît Hamon et Marine Le Pen. Risque majeur, dans ce dernier cas, de voir notre Trumpette présidente !

Emmanuel Macron n’est pas moins écologiste que Benoît Hamon ou Jean-Luc Mélenchon : tous trois ont répondu aux questions du WWF et d’autres associations de protection de la nature. Je n’entre pas dans le détail (réchauffement climatique, énergies nouvelles, nucléaire, Fessenheim, Notre-Dame des Landes, biodiversité, marées noires, pesticides, perturbateurs endocriniens, etc.) : tous les concurrents en sont à peu près au même niveau d’écologisme scolaire. Élève doué, mais peut mieux faire.

Emmanuel Macron l’emporte dans tous les autres secteurs du programme. Ni droite, ni gauche. De droite et de gauche. Centriste des lumières, mais pas des combines… J’aime cet état d’esprit ! Macron est le seul, sur la scène électorale, à déclamer des tirades d’amour à l’intention de l’Europe, ce continent qui recèle notre avenir, mais que tous les autres candidats critiquent, déprécient et salissent à l’unique profit du Front national. Il est le seul, sur le théâtre électoral en cours, à valoriser le travail tout en se préoccupant de protéger le travailleur ; à vouloir rénover l’école en commençant par la primaire ; à parier sur le labeur et l’intelligence des hommes ; à révérer les sciences et les techniques ; à prôner l’accueil des chercheurs étrangers et plus généralement des étrangers qui veulent bâtir la France avec nous. Il est le seul, dans ses meetings, à demander à ses troupes de ne jamais siffler le nom de l’adversaire : difficile, pour moi, d’expliquer à quel point j’apprécie ce message de paix !

Emmanuel Macron voit plus loin que les autres candidats, mais il reste réaliste. Il entend faire entrer la France dans la mondialisation heureuse : je goûte cette absolue différence avec les thèses frontistes du repli identitaire et de « la France aux Français ». Il voit affluer les soutiens tous bords, parce que nombre d’hommes politiques et de simples citoyens en ont marre des oppositions convenues, des bagarres de cour d’école centenaires entre « la » gauche et « la » droite, ces catégories dont nul ne perçoit plus très bien ni la pertinence, ni la frontière…

Emmanuel Macron dégage une sorte de grâce lorsqu’il parle. On lui a reproché ses attitudes évangéliques, quasi christiques, à la tribune de ses meetings. Mais il séduit la foule : c’est ce qu’on nomme le charisme. Il sourit, il est optimiste, il ne raconte pas sans cesse que la France est en ruine et les Français dans la misère noire. S’il parvenait au deuxième tour de l’élection présidentielle contre Marine Le Pen, ce qui semble à sa portée au moment où j’écris, il la battrait (selon un sondage récent ; je sais : les sondages n’engagent que ceux qui y croient) par 60 % des voix contre 40. Cela suffirait à mon bonheur politique et social pour l’année 2017.

Je vais vous faire un ultime aveu. Personne ne semble avoir remarqué à quel point Emmanuel Macron ressemble à Boris Vian (photos). Il ne joue peut-être pas aussi bien de la « trompinette ». Mais rien ne me ferait davantage plaisir que d’avoir pour président, durant le prochain quinquennat, un homme qui aurait le visage de l’auteur de L’Écume des jours, de Je voudrais pas crever et du Déserteur. La politique se nourrit parfois aussi de littérature, de poésie et de chansons, et c’est dans ces moments-là qu’elle est la plus grande.

 

 

120 réflexions au sujet de « Tout en croisant le fer avec Yves Paccalet »

  1. Fabrice, je connais tes arguments pour ne pas voter, je les ai encore relus dans dans ton dernier ouvrage. Comme toi, beaucoup envisagent s’abstenir aux élections présidentielles. Ils sont en droit de le faire, bien sûr. Mais pas avant d’avoir lu cet article (jusqu’au bout) :

    https://oeilsurlefront.liberation.fr/les-idees/2017/03/26/marine-le-pen-une-faille-de-taille-dans-le-plafond-de-verre_1558453

    Ce texte explique très bien que le front républicain anti FN pourrait cette fois ne pas fonctionner à cause de l’abstention, calculs à l’appui. Ou comment 40 % d’intention de votes pour Marine Le Pen la veille du scrutin pourraient lui donner le lendemain 51 % des voix exprimées.

    Je suppose qu’ici, personne n’a envie que le FN passe. Et en son fort intérieur, tout le monde est bien content que des électeurs se déplacent pour voter en se bouchant le nez afin de faire barrage au FN. Bref, on délègue la responsabilité aux autres. C’est irresponsable.

    Y a-t-il ici des gens qui peuvent avancer que FN ou la gauche non écologiste ou la droite non écologiste, c’est la même chose ? Qu’avoir l’un ou l’autre, c’est pareil ? Toi même, Fabrice, tu admets que non dans ton billet.

    Quand le front républicain fait son boulot, c’est tout le monde, y compris les abstentionnistes qui en profitent. Ils peuvent ensuite tranquillement descendre dans la rue pour participer à des manifs écolos sans se faire dézinguer par la police. Ils peuvent exprimer leurs opinions sans risque. En serait-il de même sous une présidence FN ?

    Le raisonnement qui consiste à dire : ne votons pas plutôt que de voter sans conviction ne tient pas. Car moi il m’en reste une de conviction. Celle de faire barrage au FN. Et elle renverse encore tout aujourd’hui.

    Je ne suis pas de ceux qui veulent tester une présidence FN, juste « pour voir ». Vous délirez ou quoi ? Quand vous irez manifester pour le loup et que les flics vous taperont dessus, vous vous souviendrez comme c’était pas si pire la France du PS ou de l’UMP… Un pays où l’on pouvait exprimer librement des opinions.

    Abstenez vous si vous le voulez au premier tour, mais votez pour le moins pire au 2nd si Marine Le Pen est toujours en piste. L’urgence dont on parle si souvent sur ce blog, elle est là.

  2. @Stef Personne n’a jamais parlé de vouloir tester « Le pen » présidente ! Jamais !
    Pour moi, comme pour Fabrice, l’abstention est le seule solution, aux deux tours !
    Pas pour déserter, pour RENVERSER LA TABLE et donne le pouvoir à d’autres que ces 11 candidats qui font pitié et qui sont responsables :
    1 – des catastrophes écologiques en cours (avec nous tous mais eux davantage encore, surtout qu’ils n’apportent RIEN en terme de solutions réelles)
    2 – de la montée du FN ! C’est bien leur politique qui fait monter le FN sans cesse !

    C’est en votant pour eux que l’on va finir par voir le FN triompher !
    Les jeunes votent pour le FN majoritairement, dites leur de mettre leur révolte dans l’abstention et c’est autant de voix en moins pour le FN !
    Les électeurs de droite écoeurés par le clown(triste et même pathétique) Fillon s’ils votent, voteront FN, dites leur de mettre leur révolté ailleurs et de s’abstenir ! Ce sera autant de voix en moins pour le FN !

    Que dit Marine Le Pen à chaque élection ? Elle demande aux français de ne pas commettre l’erreur de l’abstention !

    Nom de Dieu, mais sortez de vos cadres d’analyse périmés, osez réfléchir haut et fort, oser croire, dire et faire qu’après ces élection morbides, c’est la rue qu’il faut investir ! Vite !
    Voilà les vrais enjeux de l’abstention ou pas !
    Nous en sommes bien là !
    Juste une donnée pour comprendre la gravité : 20°C cet hiver en Antarctique ! Et si vous voulez une info toute fraîche et grave (peut-être), les ornithos de l’Escrinet se demandent où est passée la migration des oiseaux cette année ! Ils espèrent qu’elle est passée plus haut que leurs yeux (au-dessus des nuages lors des nombreuses périodes de mauvais temps) ou plus au Nord ou plus au Sud. Sinon, on aurait là un effondrement de biodiversité terrifiant ! 2/3 d’oiseaux en mois par rapport aux années précédentes ! Je ne m’emballe pas, ce n’est peut-être pas un effondrement. Mais qui sait ? Et de toute façon, la VIème extinction massive de la biodiversité, ce sera (c’est !) bien ça !
    Et on va se demander s’il faut voter Macron sans comprendre que lui ET LES AUTRES vont achever de nous précipiter tous au fond d’un gouffre sans nom ?

    Mais mince, réfléchissez vraiment, ouvrez les écoutilles, lisez « Ce qui compte vraiment » ou « Voter c’est abdiquer » !
    Sortir des grilles d’analyse rouillées qui nous ont amené là est INDISPENSABLE !

    Soit on croit en l’avenir et on s’abstient en faisant tout pour qu’un vaste mouvement naisse de cet état de fait inédit (50, 60% d’abstentionnistes !), soit on ne croit plus en rien, on remet en piste les responsables et les coupables et on accepte une vie d’esclaves éternels pour soi et les 100 générations à venir !

  3. Que penser du dernier paragraphe sur Vian ? C’est la cerise sur le gâteau trop sucré et trop gras ?

    Et que penser du ralliement de Jean Jouzel à Hamon ?

  4. Moi je vote Hitler. C’est vrai quoi,il a la moustache de Chaplin. Avec des frisettes et un chapeau melon a la place de la casquette, il ferait un chouette president, vachement poetique!

  5. Bonjour PP.

    Ok, nous ne sommes pas d’accord. Inutile d’écrire des mots en majuscule. S’ils sont importants, ils n’en ont pas besoin.

    Ok, abstenez vous et rêvez que cela suffise pour « renverser la table ». Moi je ne prends pas ce risque. J’ai déjà expliqué dans un précédent commentaire qu’il y aura de toutes façons un ou une présidente, car tout le monde ne s’abstiendra pas. A commencer par les militants.

    Si je lis ce blog, je suis au courant comme vous de la situation des oiseaux et de tant d’autres choses encore. C’est superfétatoire.

    Ah et pour finir, oui, je « réfléchis vraiment ». Comme vous. Nous n’arrivons simplement pas à la même conclusion. La vôtre n’est sans doute pas moins intéressante que la mienne. Et inversement.

    Cordialement

  6. Quand la voiture fonce dans le mur, tu peux soit donner un coup de volant à gauche ou à droite, indistinctement, soit aller te fracasser dans le mur et disant : « oh, de toutes façons, il n’y avait pas de vraie politique écolo dans la boite à gants ».

  7. Tu as raison Stef, nous ne sommes pas du tout d’accord​ concernant ces élections mai je me dois de respecter tes idées et ta personne, pas de doute là dessus, merci d’écrire ce que tu penses comme tu le fais. Je me revois il y a 5 ou 10 ans, j’y croyais encore un peu. Le pire, c’est cette terrible (et sûrement fausse) impression de croire qu’avec d’avantage de temps, de réflexion commune, il est évident, évident, qu’il serait possible de réussir à convaincre tt le monde où presque de créer un vaste mouvement par l’abstention. Je crains que les électeurs ne sous estiment de manière spectaculaire l’etat de délitement de notre système actuel, à commencer par le système politique 😉
    Je crains une chose en ce moment : l’électeur, qui va prolonger le système et nous faire perdre encore un temps précieux. Ça ne va plus, Stef, vraiment plus !

  8. Il est faux que les electeurs soient impuissants apres avoir vote. Par exemple, ils peuvent vider leurs comptes a BNP-Paribas, au Credit Agricole, a la Societe Generale, a la Caisse d’Epargne et a la Banque Populaire (groupe BCPE), et ne plus souscrire d’assurance au groupe AXA, jusqu’a ce que ces groupes (qui soutiennent Macron) respectent les droits de l’homme, les decisions de l’ONU et le droit international en Palestine:

    http://www.fidh.org/IMG/pdf/les_liaisons_dangereuses_de_banques_franc_aises_avec_la_colonisation_israe_lienne_mars_2017.pdf

    L’argent pour ces gens-la c’est l’argument ultime, souvenons-nous en. Si nous ne pouvons pas toujours agir nous-meme dans des regions eloignees, nous pouvons au moins eviter de nuire et eviter de jeter de l’huile sur le feu, en evitant de joindre nos forces aux entreprises qui ne respectent meme pas la loi. Sans parler des notions elementaires de decence, sur lesquelles personne ne peut trancher a notre place!

    Autre entreprise ambigue: Lafarge-Holcim, oui celle-la meme qui organise tous les deux ans un concours mondial d’architecture « durable », dirigee par le frere de M. Amiante, Stefan Schmidheiny, lui aussi epris de « durabilite », usine qui produisait en 2013 en Syrie 6,000 tonnes de ciment par jour… Pas si mal pour une zone de guerre occupee par l’Etat Islamique et par Al Qaeda. Belle fidelite « aux clients », en effet. Et pour construire quoi, on se demande? Des logements, des pistes cyclables et des jardins d’enfants… ou les bunkers et usines souterraines que les Russes ont commence a bombarder a partir de septembre 2015??? Ca demande pas mal de beton, des murs de 1m d’epaisseur!

    http://www.lemonde.fr/syrie/article/2016/06/21/syrie-les-troubles-arrangements-de-lafarge-avec-l-etat-islamique_4955023_1618247.html

    Comme exemple qu’il est (presque) toujours possible d’exercer son metier dignement, et eviter de contribuer ses forces au terrorisme, meme dans des cas difficiles, ce livre ecrit par des Israeliens dont des architectes exercant leur metier en Israel, ce qui est assez courageux:

    http://www.bibliomonde.com/livre/une-occupation-civile-politique-architecture-israelienne-2889.html

    Ma petite petition, malheureusement toujours d’actualite:

    rivoice.net/petitions/arr-tez-de-faire-la-guerre-en-syrie.html

  9. La désobéissance civile, un grand soulèvement des consciences, peut-être pas encore la voie royale qui mènera au démantèlement des structures en places, mais en tous les cas, un chemin à suivre. Utopique, naïf, diront certains, mais je veux toujours y croire. Et chacun d´entre nous peut la pratiquer, au quotidien, modestement mais de manière efficace. Il ne s´agit pas d´héroïsme, d´actes de bravoure flamboyants, violents même mais de gestes simples et de bon sens. Il s´agit d´apprendre à dire non, à refuser une perversité devenue normalité. S´entraîner à la fantaisie, à l´originalité, à l´humour. Dire non, là où c´est possible. Et les occasions ne manquent pas, elles sont bien plus nombreuses qu´on se l´imagine. Les petites résistances de chaque jour.
    Si la désobéissance n´était qu´un choix, aujourd´hui, et face aux dangers multiples qui menacent l´ensemble du Vivant, elle est devenue un devoir. Du moins c´est ce que je pense.

    http://www.desobeir.net/le-collectif/le-manifeste/

    Je ne voterai pas non plus au mois de mai. J´ai longtemps hésité, pesé le pour et le contre, lu bien des articles et leurs commentaires, mais ma décision est prise.

  10. sans compter que monsieur Paccalet fait un mauvais calcul car madame Irma l’affirme, 5 ans de Macron nous conduiront tout droit dans les bras de Marine…

  11. Désolé de prendre un peu de place. Mais le sujet me questionne trop pour rester silencieux. Je me suis replongé dans ces histoires d’abstention pour réfléchir à nouveau. Et les confronter à la réalité des chiffres.

    Beaucoup de gens qui vont voter pensent que l’abstention favorise le FN. C’est mon cas. Un argument balayé par les abstentionnistes, chiffres à l’appui. L’analyse des législatives, des municipales, voire des cantonales ou des européennes prouverait le contraire… Fort bien. Mais le prochain scrutin étant les présidentielles, je me suis étonné de ne pas voir de données sur les présidentielles pour étayer ces arguments.

    J’ai donc recherché les chiffres du 1er tour des 4 précédentes présidentielles (http://www.france-politique.fr/elections-presidentielles.htm), persuadé de trouver la même logique. Et bien… Non. Hélas, non.

    2012 : abstentions 20,52 % / FN 17,9 %
    2007 : abstentions 16,22 % / FN 10,44 %
    2002 : abstentions 28,4 % / FN 16,86 %
    1995 : abstentions 21,62 % / FN : 15 %

    Résumons. Avec un taux d’abstention élevé en 1995, le FN est à 15 %.

    En 2002, l’abstention explose, le FN se qualifie pour le second tour. On notera que c’est l’année où l’abstention atteint son record que le FN parvient à passer le 1er tour. Hasard ? Peut-être. Continuons.

    En 2007, l’abstention baisse, le FN baisse aussi. C’est l’année où l’abstention est la plus basse que le FN est aussi au plus bas. Hasard toujours ?

    En 2012, l’abstention remonte au dessus de 20 %. Et le FN fait son meilleur score !
    Encore le hasard ? Peut-être. Ou peut-être pas.

    Lien ou pas lien ? Je ne sais pas. Je ne sais vraiment pas. Mais je ne peux que constater que sur les 4 dernières présidentielles, quand il y a une forte abstention, il y a un fort score du FN. Et quand l’abstention baisse, le score du FN baisse aussi. Voilà, c’est factuel. Et pas rassurant du tout quand on sait que le record d’abstention risque d’être battu cette année.

    Vous en ferez ce que vous voudrez. Mais arrêtons de nous cacher derrière des chiffres de je ne sais quelles européennes ou municipales pour « prouver » que le lien FN-Abstention n’existe pas et se rassurer au passage. Regardons l’élection concernée.

    Franchement, j’aimerais avoir tort. Je livre ces infos comme des infos, pas pour faire la leçon à qui que ce soit. Je respecte tout le monde ici (et je me sens respecté aussi), même si on n’est pas d’accord. Mais réfléchissons à partir de vraies données.

  12. Info, suite : 26° en plein vent, deuxième hirondelle rustique dans la grange et couple de pigeons sous la toiture !
    On termine mars et ça repart …
    Pour les pigeons je pense que 2017 s’annonce comme une excellente année. 😉
    Pour les butors étoilés par contre il y a un sérieux manque d’eau sur les étangs qui sont exploités par l’homme. 🙁

  13. Fabrice
    J ai lu ton dernier livre, je l’ai bien sûr apprécié et si je partage les mêmes révoltes que toi, je n’ai pas les mêmes analyses et perspectives ce qui n’est pas une surprise.
    Encore une fois, je ne crois pas en un homme providentiel qu’ il soit De gaulle et pas plus le Pape.

    Si le Pape se préoccupe d’écologie ( à voir ), de même que si Hamon et Melenchon semblent la découvrir ( admettons un peu de sincérité de leur part mais rien n’ est moins sûr ) c’ est tant mieux si cela peut faire avancer les idées mais … cela n’ira pas beaucoup plus loin que cela !

    Tu crois dans les gens tels qu’ ils sont, écris-tu … moi aussi mais je sais aussi ce qu’ ils peuvent devenir lorsqu’ ils se mettent en mouvement, en révolte.
    Et c’ est dans le mouvement que les idées des droits de l’ homme ou de la démocratie se sont imposées.
    La société continuera d’évoluer de la même manière que dans son passé, par des sauts, des bonds, des reculs, des révolutions.

    Que vous le vouliez ou non !! Regardez l’ histoire et même regardez autour de vous aujourd’hui, souvent hélas de la manière la plus tragique car les peuples sont aujourd’hui sans perspective.

    Et une révolution dans ce monde c’ est une révolution internationale contre l’ordre capitaliste ( pas un mot dans ton livre ).
    Pour éliminer toutes les oppressions : de classe, de sexe, de race, et aussi
    l’ oppression animale qui est une revendication nouvelle qui fait son chemin.

    Le reste c’ est du pipi de chat, de la poudre aux yeux, de l’aveuglement.

    Croire qu’ on va faire évoluer le sort des hommes, des animaux et de la nature en respectant la propriété capitaliste, le marché anarchique
    et la concurrence que se livrent les Etats entre eux, les Entreprises entre elles, c’ est croire au père noël, ou comme croire aux élections pour changer la société !

    Les politiciens passent, les détenteurs réels du pouvoir restent, ne jamais
    l’oublier sinon c’ est la déconvenue à coup sûr, et c’est ce qui se passe.

    Une seule candidate le dit et elle a raison c’ est Nathalie Artaud.

    Mais je n ‘irai pas voter pour elle ( ni pour aucun autre évidemment ) car son mouvement n’a aucune préoccupation écologiste et animaliste.

    Et mon idéal ce ne sont pas des bateaux artisanaux de pêche limités en taille
    ni des élevages d’animaux à taille humaine comme tu l ‘écris dans ton livre,
    mais la fin de la pêche et de l ‘élevage parce que oui je considère que nos frères animaux ont le droit de vivre et donc de pas être emprisonnés, tués et mangés.

    Ce qu’ il faut donc aujourd’hui c’ est préparer et développer ces nouvelles idées d’une société débarrassée de TOUTES les opppressions,
    et de la remplacer par une société basée sur la coopération et le respect du vivant : animaux humains, animaux non humains ( je n’ aime pas le mot bête ) , les plantes et les arbres, l’ air, l’ eau,les sols, les cours d’eau et les montagnes …

    Comprenez-vous que même les salauds et abrutis qui dirigent le monde actuel veulent de l’air pur et de l ‘eau propre mais que le SYSTEME CAPITALISTE est le plus puissant, il est une mécanique monstrueuse et anarchique, incontrôlable même par ses dirigeants qui naviguent à vue quand ils ne jouent pas au poker,
    et la finalité de cette mécanique est de fabriquer du profit égoïste en faisant n’ importe quoi y compris bien sûr des guerres, des pollutions dans l intérêt d’une classe très minoritaire, la grande bougeoisie ou la classe capitaliste qui détient les moyens de production.

  14. Stef, lit bien ce que vient d’écrire Kerloen, c’est imparable. Il faut voir un peu plus loin que 2017 !
    Alors soit on se réveille et on contribue à construire un vaste mouvement, soit on s’illusionne et on aide encore les mêmes à pourrir nos vies en croyant qu’il suffirait de voter encore et encore et encore pour le même ramassis de crétin responsables et coupables. Avec le sésame à la fin : un FN victorieux et pire, légitimé par le fiasco de la nouvelle mandature. Presque un FN que le peuple appellerait en 2022 (et avant aux élections locales). Quel désastre…
    Les temps ont changé, il se passe pour l’Humanité des choses plus graves que ce qu’elle na jamais connu. C’est inédit. Enorme. Cataclysmique et bien davantage encore ! Sommes nous capables d’en tirer des conclusions suivies d’effet sans croire angéliquement qu’un bulletin de vote pour les responsables de ce chaos suffira ?
    S’abstenir est pour moi la seule solution. Pour reconstruire une démocratie réelle. Loin de la pestilentielle présidentielle actuelle.
    Je me répèterai jusqu’aux élections : lisez vraiment « ce qui compte vraiment » et « voter c’est abdiquer » (une collègue de plus convaincue aujourd’hui ;-).

  15. J’ajoute un dernier truc : avec les affaires qui plombent Fillon et même un peu Le Pen, on a une occasion qui ne se produira pas de si tôt de renverser la table !
    Aux prochaines élections, la droite aura tiré les leçons de Fillon et présentera un candidat bien propre (enfin… pas aussi sale que Fillon) et l’extrême droite aura lui aussi fait le ménage dans ses affaires juridique… Et on perdra encore des années parce que… la droite contre l’extrême droite, etc…
    Là, les deux sont affaiblis (même avec les scores élevés du FN au 1er tour).
    Ne l’oublions pas : de nombreux abstentionnistes voteraient hélas FN s’ils votaient. Qu’ils se révoltent en s’abstenant !

  16. Fabrice, je partage ton analyse et tes constats toujours si bien exprimés, sauf sur un point : l’abstention quasi-inconditionnelle.

    Je suis au milieu du gué : j’irai voter au premier tour pour la liste qui, selon Greenpeace, est la plus proche de nos préoccupations, sans être totalement dupe : la France insoumise.
    Parce que je pense qu’il est plus facile de pousser un mammouth qui n’avance pas assez vite dans la même direction, ou presque, que de se prendre dans la gueule une division de panzers. Les exemples ne manquent pas : Wauquiez en Rhône-Alpes Auvergne, Trump aux US, les ultra-conservateurs en Pologne. Là, les écolos ne sont pas à la fête, c’est la politique de la terre brulée.
    En 1936, Le front populaire avait un programme beaucoup plus timoré que ce qu’ils ont fait in fine, sous la pression populaire.
    Et puis, renversement de la table, OK, c’est ce qu’il faut, mais à condition que ce soit dans « le bon sens ». Et je doute que tous ceux qui veulent le faire aient les mêmes motivations. J’ai pas envie de la prendre sur les pieds, la table. Le con qui n’en a rien à foutre des +20°C en Arctique, qu’il vote ou qu’il s’abstienne, il sera toujours là : on en fait quoi ? On le crame au lance-flamme ? Il faudra bien faire avec. Il est nombreux, le con. Je crains que ça fasse beaucoup d’efforts et de risques pour enlever le cadre, mais avec le tableau qui reste obstinément accroché au mur. Ces hommes politiques ne sont-ils pas la mauvaise conscience refoulée de la population ? Combien parmi nos concitoyens sont prêts à renoncer à ne serait-ce qu’un chouïa de leur confort et de leur mauvaises habitudes ?
    Je pense qu’il faut jouer sur tous les tableaux pour pousser dans le bon sens. Tout dépend où on place les lignes rouges.

    Justement, pas de vote inconditionnel pour autant, non plus. Et plutôt l’abstention qu’un Macron, ce candidat fabriqué par les grands média, qui continue le hollandisme en pire (les raclures du PS qui quittent le navire ne s’y sont pas trompées), avec ses promesses écologistes de bonimenteur de foire, pour ratisser le plus large possible.
    Le mode de scrutin de cette présidentielle est tellement moisi que beaucoup votent non pas pour un projet de société, mais en fonction de raisons purement tactiques, comme Yves. C’est par voie de conséquence un véritable déni démocratique.

    Et pour la même raison, probablement abstention au deuxième tour, ça dépendra de ce qui reste. Je trouve que ce que propose Stef (si abstention : plutôt 1er tour et pas 2eme) est le comble de l’absurdité (désolé Stef, je ne m’adresse pas à la personne, mais à l’argumentaire). C’est casser le thermomètre sans soigner la maladie. C’est de facto, mettre Le Pen au centre de la vie politique française avec tout le monde qui se positionne par rapport, et orbite autour. C’est lui laisser l’initiative des questions à traiter ou pas, ce que les grands médias s’empressent de faire. Et c’est de fait renouveler ad vitam aeternam le cercle vicieux de cette présidentielle qui fait que le FN monte à chaque coup, que le libéralisme productiviste s’enracine et que tout se répète inlassablement jusqu’à l’absorption finale dans le trou noir.
    Les législatives ont un mode de scrutin beaucoup plus logique, facilitant plus facilement les alliances au 2eme tour seulement, vu que ce ne sont pas les 2 premiers qui restent. Je pense que voter au 1er tour de la présidentielle et pas forcément au 2eme augmente peut-être le risque d’avoir Le Pen présidente, mais avec une assemblée qui a de fortes chances de lui être défavorable. Et cela permet d’exprimer un peu plus justement l’opinion en faveur des différents projets de société, plutôt que des tactiques qui ne représentent qu’elles-mêmes. A la clé, peut-être cohabitation forcée, crise des institutions, remise en cause de cette présidentielle débile, et de cette 5eme république qui n’a pas évolué depuis 60 ans, malgré des transformations de notre société.

    P.P. tu peux prendre ton bâton, je n’ai pas encore lu tes références qui soutiennent tes arguments et ceux de Fabrice ;-). Qui ont leurs valeurs, je n’en doute pas. A discuter et à suivre…

    1. Merci pour cette position sensée, parmi d’innombrables incompréhensibles pour moi, en premier lieu, celle de Fabrice. Bien sûr j’irai voter le 23 avril, le mouvement de la France Insoumise est extraordinaire à une époque clé de l’histoire de la Terre.

      Bien qu’appartenant à une famille entièrement dévouée à la sauvegarde de la petite planète bleue, je n’ai aucune voix aujourd’hui. Je poste ci-dessous mon dernier mot de soutien envoyé hier, personne ne le lira, mais ce sera ma vibration authentique pour la sauvegarde de la Terre mère en péril. Avec encore la force d’imaginer que malgré tous les aveuglements, la Terre n’est pas voué ces prochaines toutes proches années à devenir une planète rouge.

      Didier Carbiener

      Un vote pour la vie, pour la paix, pour l’Europe

      La Terre, à l’image de l’Alsace est en très grand danger.
      En raison de notre arsenal nucléaire, civil et militaire et de nos institutions, notre pays est l’un des plus vulnérables du monde.

      Notre fleuve, nos rivières, nos collines, nos forêts, nos sols, notre eau phréatique, notre air, notre sang, en l’espace d’un siècle, nous avons détruit et empoisonné un monde merveilleux, fruit de millions d’années de création.

      Notre sérénité nous a été confisquée. Tous les matins, nous sommes accablés par de nouvelles angoisses. Elles anéantissent notre système immunitaire et nous empêchent de développer notre plein potentiel de conscience. Nous sommes sous l’emprise d’un fascisme mondial orchestrant peur, menaces, empoissonnement des humains et de la biosphère. Le chaos climatique se prépare et il n’est question que d’armements et de conflits entre les peuples.

      L’écrasante majorité des citoyens de la Terre n’aspire pas à ce monde hideux. Ils aspirent à l’épanouissement, à la solidarité et à la paix.

      A cette heure, le clivage droite – gauche n’a plus aucun sens. Un seul clivage existe : celui de se consacrer personnellement et collectivement 100 % à la sauvegarde de la Terre ou celui de la fuite en avant menant à l’esclavage (ubérisation) généralisé, la peur, la souffrance et la destruction finale de la petite planète bleue.

      Pourtant, un homme, Jean-Luc Mélenchon, un mouvement de masse hors norme, « l’avenir en commun », chaque jour rejoint par d’autres, notamment des milliers de jeunes et aussi de grands sages. L’un des derniers en date, notre grand voisin, le genevois Jean Ziegler, qui apporte tout son soutien au programme minutieusement préparé de notre sortie du commandement de l’Otan dès le prochain sommet, le 25 mai, renouant ainsi avec l’esprit libre du Général De Gaule, accompagné d’une initiative de paix mondiale. Objectif : la dénucléarisation de notre planète. L’Alsace est la Terre d’Albert Schweitzer, celle de Solange Fernex, inconditionnels militants de la paix. Où sont aujourd’hui nos tribuns de la paix alors même que la tension du monde dépasse aujourd’hui celle de 1962, alors qu’un bouclier anti-missile a été installé par l’Otan en Pologne, strictement la même mesure insensée que celle prévue alors dans la baie des cochons ?

      La paix, rien que la paix, toujours la paix, la paix définitive, pour nous consacrer, tous unis à la cicatrisation de la Terre. Tel est le premier enjeu de cette élection.

      L’avenir en commun propose une révolution : centrer l’activité humaine autour du bien-être de la Terre et de ses habitants. Fermer Fessenhein et une série d’autres chaudières du diable en trois ans, Energie 100% renouvelable, agriculture écologique, cantine scolaire 100 % gratuite, locale et biologique… De nombreuse mesures minutieusement chiffrées sans oublier personne. Nous avons besoins de tous les salariés du nucléaire, ils auront l’immense défis de mettre en oeuvre le démantèlement et la sécurisation des installations dont ils ont vaillamment assuré la charge jusqu’à ce jour. Des centaines de milliers d’emplois vont être créer dans l’agriculture, les nouvelles énergies, l’économie de la mer, le numérique, la relocalisation des productions. Une attention particulière est portée au PME qui verront leurs charges réduites. L ‘impôt redeviendra juste pour les entreprises comme pour les particuliers. Un simulateur d’impôt est déjà à notre service pour nous rendre compte que pour la grande majorité des citoyens (foyer fiscal inférieur ou égal à 4000 euros mensuel), l’effort sera diminué (jlm2017.fr).

      L’avenir en commun c’est aussi la fin des inégalités de salaire homme – femme, la non marchandisation du corps humain, l’abolition de l’abominable « métier », la prostitution, l’inscription du droit à l’avortement dans la nouvelle constitution.

      Constitution qui sera élaborée par des citoyens tirés au sort (comme pour les cours d’assise) et par une assemblée d’élus n’ayant exercé jusqu’alors aucun mandat, garantie de l’impartialité et de la créativité. Tous les élus, quelqu’ils soient, pourront être révocables par referendum.

      Dernier point essentiel, pour nous peuple du Rhin, viscéralement attaché à la construction européenne. Les institutions de l’Europe sont devenues folles. Elles nous mettent en concurrence entre voisins (à ce jour, maraîchers allemands et français se retrouvent en situation inégales par absence d’harmonisation salariale), favorise l’opacité et les multinationales reines des écocides. La France insoumise ne veut pas tourner le dos à l’Europe. Bien au contraire, l’Europe humaniste toute entière se tourne vers elle dans l’espoir que le peuple français éclaire le monde comme il a su le faire à des moments clés de l’histoire.

      Dimanche, le 23 avril, nous avons le pouvoir de changer le monde. Jusqu’à la dernière heure, bousculons nos repères anciens et allons convaincre…

      Didier Carbiener

      Du haut de leur grand age, Sylvie et Roland, mes parents, s’associent à ce message et tentent chaque jour de convaincre leur voisins et entourage.

      Philippe mon chère frère me manque, il manque à l’Alsace… sans nul doute, nous aurions écris ce texte ensemble et la France insoumise, la France heureuse aurait pu compter sur son ferme engagement.

  17. Fabrice,

    Je n’ai jamais aimé Yves Paccalet on en parlais déjà au temps de son cynique L’humanité disparaîtra.

    Pour moi ce qui compte c’est la sortie du nucléaire et deux candidats la veulent et je voterai pour l’un d’eux.

    Je ne comprends pas pourquoi tu n’as pas voulu relayer notre appel contre le numérique à l’école : l’Appel de Beauchastel (1) – publié dans l’écologiste – qui lutte debout contre le vent des communicants du numérique.

    J’ai essayé deux ou trois fois d’écrire sur le blog, ça n’a jamais marché depuis la refonte wordpress.

    Bien à toi,

    Lionel

    (1) : https://drive.google.com/open?id=0Bz9SY_zW3bMGcFVGQzRLa1hTLTg

  18. Vals qui soutient Macron et laisse tomber son parti et tout son engagement… comme ceci en dit long sur les bassesses dont ils sont capables. Du pire. Du pire ! Il est vrai que Vals avait bien montré de quoi il est capable… J’ai honte pour eux.
    Et on imagine encore qu’il va falloir voter pour ce genre de types ?
    Au secours ! Abstention réfléchie, vite !
    Et qu’on ne me dise pas qu’il vaut mieux voter blanc : ce dernier n’est pas comptabilisé, les politiques ont bien compris le problème et on tout fait pour neutraliser le vote blanc. Avec un grand succès, il faut le reconnaitre.
    Il ne reste donc qu’une seule voix : ne pas donner la sienne au merdier ambiant et s’abstenir … pour réellement construire la suite !

  19. @ PL : tu as raison, je n’ai sans doute pas été très clair. Je n’ai pas vraiment invité les gens à s’abstenir au 1er tour, mais à voter au 2nd. Car bien évidemment, c’est au 1er tour qu’on a plus de chance de trouver un candidat avec qui on partage des idées.

    Ce que j’ai voulu dire aux gens qui veulent absolument s’abstenir, c’est que dans le cas d’un second tour avec Marine Le Pen face à n’importe qui, ce serait peut-être mieux de voter pour le « n’importe qui » plutôt que de laisser la Marine prendre le pouvoir !

    Je connais beaucoup d’abstentionnistes qui en cas d’un second tour Le Pen-Je ne sais qui, prieront pour que le « Je ne sais qui » soit élu au détriment de la facho de service. Si j’ai bien compris, personne ici ne veut de Marine Le Pen. Donc ils ne se déplaceront peut-être pas, mais ils seraient soulagés que d’autres aillent faire le job à leur place, si ça peut éviter une présidence FN.

    Et là quand même, ça pose problème. Je ne peux pas lire à la fois dans les commentaires « On ne veut surtout pas tester Marine au pouvoir » et « Ne comptez pas sur moi pour lui faire barrage au 2nd tour si elle y est ».

    Quand on s’abstient, il faut pouvoir dire : « Je me fous pas mal de qui sera président, y compris si c’est la candidate FN. » Mais qui ici peut dire ça ?

    Pour finir, je peux très bien aller voter pour éviter le pire en 2017 et imaginer un vaste mouvement derrière. Pendant 5 ans on construit et on agit (parce qu’on aura encore la liberté d’agir en ayant évité le pire). Il faut être un peu rationnel. Que nous le voulions ou non, nous aurons un nouveau chef d’Etat dans 6 semaines.

    1. Oh les gars ! comment se fait-il que vous décriiez (ndlr !) ce parti qui est tout aussi légal que les autres? posez-vous de vraies questions : comment et pourquoi il existe ?
      Perso, si j’ai bien compris , je devrais opter (si je veux passer une bonne nuit) pour un polomélenchon vert pour deux raisons : c’est une couleur apaisante et Fabrice ne se présente pas. 🙂

  20. Là, je ne suis vraiment pas d’accord pour l’abstention !

    Je peux tout à fait comprendre que l’on ne veuille pas voter pour l’un de ces « brillants » candidats mais ne pas voter du tout me semble être une grosse erreur. En effet, quelle légitimité auront ceux qui ne se sont pas déplacés pour déposer un bulletin, fut-il blanc.

    Nos institutions sont ainsi faites qu’être abstentionniste signifie, de facto, que l’on se moque de ce qu’il va advenir du pays et de ses habitants. Imaginez une abstention à 60 ou 70%. Les médias en parleront une ou deux semaines avant de passer à autre chose. Le politicien très mal élu aura un argument légalement incontestable. La constitution et les lois auront été respectées et les mécontents n’avaient qu’à voter. L’élu pourra s’appuyer sur les institutions régaliennes, police, armée et gendarmerie, qui, selon toute vraisemblance, respecteront le verdict électoral compte tenu de l’élus(e) probable. Les juridictions suprêmes, et notamment le Conseil constitutionnel, n’auront rien à objecter, en admettant qu’elles en aient l’idée.

    Soyons sérieux, la majorité de nos politiciens se moquent totalement d’être bien élus, même s’ils le souhaitent. La seule chose qu’ils veulent, c’est être élus, même si c’est par 10% du corps électoral.

    Il est tout à fait possible de voter contre tous les candidats en glissant un bulletin blanc dans l’urne. Certes, en chiffre, le résultat est le même mais on ne pourra pas nous reprocher de nous être désintéressé de l’élection. Nous pourrons dire que nous avons voté « contre », que nous n’avons voulu ni de cet élu ni des autres candidats.

    Je donne deux situations volontairement caricaturales (pour le second tour).
    • Candidat A élu avec 50,1% des suffrages exprimés et 80% d’abstention (donc élu par 10,02% du corps électoral).
    • Candidat B élu avec 60% des suffrages exprimés, 10% d’abstention mais 60% de bulletins blancs (non pris en compte dans les pourcentages). Dans ce cas de figure, c’est 68,4% des électeurs qui ont voté contre l’élu (14,4% des votants de l’autre candidat et 54% de blanc).

    Compte tenu de ce que sont nos politiciens français, je suis certain que le candidat A n’aurait que peu d’état d’âme alors que B, même bien corrompu intellectuellement*, aurait beaucoup plus de mal à se sentir légitime. Et quand bien même, il serait beaucoup plus facile de lui rappeler que plus des deux tiers du corps électoral ont voté contre lui, ce qui lui ôte toute légitimité.

    ———————-
    (*) Oui, corruption intellectuelle car je suis certain que la majorité de nos hommes politiques ne sont pas financièrement corrompus. En revanche, nombreux sont ceux qui sont tellement moralement pourris que l’on ne pourrait même pas en faire de la colle.

    ++++++++++++++

    Bon ! Personnellement je voterai au premier tour pour celui que j’espère être le « moins pire ». C’est sans grande illusion mais s’il est sincère, ce que j’espère sans trop oser y croire, et s’il ne se fait pas bouffer par ses « petits camarades », ce qui n’est pas gagné, il pourrait peut-être faire avancer les choses. Il faudra bien sûr le pousser vigoureusement dans la bonne direction.

    En revanche, comme il ne sera pas au second tour, du moins si les sondages actuels ne se plantent pas totalement, alors là, oui, ce sera un bulletin blanc si le choix est entre deux des trois « favoris » du moment. Je refuse de choisir entre la peste d’extrême droite et le choléra de la droite extrême. Quant à voter pour Macron, outre cinq ans de destruction de l’environnement et de la nature, c’est la certitude d’un FN ultra-dominant en 2022 (le front républicain, j’ai déjà donné en 2002, merci bien).

  21. Sur FesseBouc Là-Bas Si J’y Suis annonce le prochain long entretien avec toi sur leur site… Miam miam…

    http://la-bas.org/la-bas-magazine/entretiens/demain-tout-nicolino

    Sous l’annonce il y a un commentaire d’un certain Julien Sojac qui écrit : « En 2003, Nicolino avait pris position dans Politis pour le report de l’âge de la retraite. Merci. »

    Du coup j’aimerais bien lui répondre un truc intelligent… si vous avez une idée

    1. Merci pour ta réponse sur le site de Là-bas si j’y suis sauf que le commentaire malveillant était sur « FesseBouc » sous l’annonce du prochain du prochain entretien.
      Désolée pour la confusion…

      « Bonjour à tous,

      Une amie me signale un commentaire publié ici par un Julien Sojac, que je ne retrouve pas. Le texte dit qu’en 2003, j’aurais défendu le report de l’âge de la retraite quand je travaillais pour Politis. C’est aussi absurde que faux. Je conseille à ce monsieur d’accepter la discussion et d’oublier la diffamation. On a bien le droit d’être en désaccord avec moi sans inventer n’importe quoi. Amitiés à (presque) tous.

      Fabrice Nicolino » »

  22. Bonjour Fabrice,
    un petit mot pour de proposer de regarder un peu ce projet dans la presqu’ile d’Ampasindava au Nord Ouest de Madagascar. La destruction prévue est immense pour un rendement des plus faibles (pour un peu de terres rares)… Peux tu en parler…
    Mes amis qui vivent là bas depuis plus de 30 ans sont catastrophés et la population n’en sait presque rien… Evidemment tu peux parler de Total aussi qui dans le sud de Madagascar prévoit d’exploiter des sables bitumineux (avec massacres anonymes dans les villages environnants)… Et dont on entend plus parler….

    Bref, donner un petit coup de projecteurs à cette nature unique au monde d’une richesse fabuleuse serait bienvenue… Merci à toi.

    https://www.change.org/p/projet-tantalus-sauvez-l-archipel-de-nosy-be-et-la-p%C3%A9ninsule-d-ampasindava

    1. Bonjour Donarier,

      Je vais regarder, mais sache que j’ai commencé par signer la pétition. Ce n’est rien, mais enfin, j’ai signé. Bien à toi,

      Fabrice Nicolino

  23. @Stef et P’tit nouveau, on nous a déjà fait le coup en 2002 avec un score qui ferai presque rougir une république bananière. Tout ça pour quoi ? Mêmes poncifs, même sermons, même résultats 15 ans après ? Nous n’avons plus d’une part envie de tourner dans un bocal tel un poisson rouge ou vert et d’autre part, si nous sommes a-crates, il va falloir vous résoudre à sortir de vos schémas mentaux que ceci EST un « choix » logique, pratique et politique. Et d’autre part, nous n’avons pas envie de perdre du temps, 15 ans c’est déjà trop, beaucoup trop.

  24. Voter en 2017, c’est construire un piédestal pour le FN aux prochaines élections.
    Je crois que vous ne voyez pas les gars, vous qui nous demandez d’abandonner une vaste campagne pour une abstention réfléchie.
    Profitons d’une situation inédite (la droite hors jeu sur la forme – pas sur le fond hélas…)) pour lancer une vaste mouvement qui deviendra ce qu’il deviendra et surtout, ce qu’on en fera (tous !). Voilà pourquoi s’abstenir c’est l’ultime possibilité de régénérer la démocratie… réelle !

  25. Il a tout faux, Yves Paccalet, car s’il veut appliquer son programme : « L’Humanité disparaîtra, bon débarras ! », c’est à Marine Le Pen qu’il doit donner son bulletin de vote, ça ira beaucoup plus vite qu’avec Macron !

  26. Cher Monsieur Paccalet,
    Je tiens à vous remercier personnellement pour votre ralliement à Emmanuel Macron. Figurez-vous que je n’ai jamais ouvert un seul de vos livres. Non que je me désintéresse de la question écologique. Pour tout dire, elle m’obsède. Simplement, j’ai manqué de temps, et mon budget n’est pas extensible à l’infini. Ne le prenez pas pour vous, c’est ainsi. Je m’étais promis de vous lire très sérieusement, un jour prochain, et voilà que je découvre votre prise de position politique. Je ne reprendrai la consternation exposée avant moi sur ce site. Non, je vais faire dans le positif, tout comme vous. Voyez, j’apprends vite.
    Vos propos me sont précieux, vraiment. Ils vont m’épargner d’acheter l’un de vos ouvrages et de le lire. Economie de temps et d’argent, et comme tout est calcul et bizness, ainsi que le dirait votre nouveau mentor, je suis doublement gagnant. Merci à vous !
    Il me reste à vous souhaiter un grand appétit. Avec toutes les couleuvres que vous et vos amis – Lepage, Cohn-Bendit, Pompili… – allez devoir avaler en cas de triomphe du chantre de la destruction du monde, il va vous falloir un sacré coach en diététique.
    Vous me direz sans doute qu’il vaut mieux sacrifier des couleuvres, continuer d’agiter l’épouvantail facho et de saccager allègrement les grands équilibres de la vie sur terre, tout en se gardant bien de s’attaquer au techno-fascisme. Tout sauf le péril Le Pen. La machine à détruire vous remercie, elle aussi.
    Vous en profiterez peut-être pour sermonner les abstentionnistes, grands responsables de la montée du FN, tout comme le thermomètre est la cause du réchauffement climatique, comme chacun sait. La machine à décerveler vous dit merci, à son tour.
    Et vous verrez, je suis prêt à en prendre le pari. Le prochain coup, c’est le FN qui vous remerciera, quand il sera élu grâce aux politiciens du type Macron et consorts.

  27. @ PP : « Voter en 2017, c’est construire un piédestal pour le FN aux prochaines élections. »
    Ou encore : « S’abstenir c’est l’ultime possibilité de régénérer la démocratie réelle »

    Je veux bien, mais ce genre d’affirmations méritent une vraie explication. Parce que là, c’est totalement gratuit. Donc, comme je reste ouvert et bienveillant, je veux bien une explication.

    Croaaar qui me parle du score de République bananière de 2002, confond 1er et 2e tour 🙂 J’ai pris soin de rechercher les scores du FN et les taux d’abstention au 1er tour des 4 dernières présidentielles par curiosité et j’ai été le premier surpris. Je ne suis pas de ceux qui cherchent des infos en espérant qu’elles aillent dans mon sens. Juste pour m’aider à analyser et réfléchir. D’ailleurs, personne n’a rebondi dessus. Comme s’il ne fallait surtout pas être ébranlé dans ses convictions.

    Enfin, je suis d’accord avec P’tit nouveau sur les bulletins blancs. Tout le monde se désole que le bulletin blanc soit compté dans les résultats mais pas comptabilisé dans les suffrages exprimés. En gros, tout le monde aimerait bien que ça change. Si lors de ce scrutin, le vote blanc était majoritaire, ça ne remettrait peut-être pas en cause le résultat sur le plan constitutionnel, mais ça changerait tout. Car ça m’étonnerait que la presse n’en parle que pendant 2 ou 3 jours… Ça serait un cataclysme, oui ! Qui obligerait les députés à changer la loi pour les scrutins à venir. Voilà un vrai outil de pression.

    Ne fait on pas évoluer l’élection par ce genre de geste plutôt qu’en s’abstenant ? Celui qui se déplace pour voter blanc dit clairement que le vote reste important. Celui qui ne se déplace pas … Et bien on ne sait pas. Il y a des gens politisés comme ici. Mais aussi quantité de personnes qui s’en foutent. Derrière une abstention, on ignore s s’il y a un rejet des candidats, du système, du vote, une nostalgie de la monarchie… Ou une envie dévorante d’aller à la pêche ou de partir en week-end ! C’est perdre sa capacité d’expression.

    1. Stef, merci pour ces chiffres sur l’abstention aux présidentielles, très éclairants, et pt’it nouveau, merci pour ta démonstration sur le vote blanc, je trouve qu’elle est la solution pour ceux qui rechignent à aller voter.Les politiques adorent et passent beaucoup de temps à analyser les votes, et ta solution leur donnerait un signal clair sur ce que pense d’eux les électeurs.
      Complètement d’accord avec vous deux !!

  28. Stef, je ressens les choses comme cela, c’est tout. Je connais aussi l’histoire de mon pays, j’ai milité 10 ans dans un parti politique. Bref, je ne suis pas un bleu non plus…
    Pour moi, il faut un séisme citoyen et… paradoxalement, il pourrait passer par un taux d’abstention record.
    Non, pas le vote blanc, pas en 2017 (pas encore…) : les politicards l’ont neutralisé avec succès et ce n’est pas près de changer… Sauf si…
    Quand il sera comptabilisé et qu’un vote blanc vaudra autant qu’une voix, oui, il faudra voter blanc, là nous sommes d’accord.
    Je pense que le faire en 2017, c’est, comme disais quelqu’un, « faire un trou dans l’eau »…
    En 2017, je ne vote pas. Ma décision est irrévocable, la gravité extrême et inédite de la situation l’impose.
    A propos de se battre, je pense sérieusement qu’un accident nucléaire en France risquerait fort de me rendre violent. Lisez ça (ci-dessous), c’est une honte, c’est ce qui nous pend au nez lorsque l’accident arrivera en France (et il arrivera, c’est quasi mathématique…):
    http://www.liberation.fr/planete/2017/03/31/fukushima-un-retour-force-en-terre-irradiee_1559867
    Bonne soirée à tous 😉

  29. @Croaaar. Je sais que mon commentaire est trop long mais vous semblez l’avoir lu vraiment trop en diagonale car j’ai bien dit qu’il était certain qu’au second tour, je voterai contre les deux « finalistes », donc blanc (pour le premier tour, il est vrai que j’ai envie de donner une chance à l’un des candidats mais je comprends que l’on conteste ce choix).

    Pour l’argumentaire « vote blanc » vs abstention, je rejoins Stef.
    J’avoue ne pas du tout comprendre comment, dans le cadre constitutionnel de la Cinquième république, on peut exprimer quoi que ce soit avec une abstention. Le seul effet de celle-ci est d’inquiéter les candidats car ils ignorent à qui elle va profiter. Une fois élus, ils n’en ont rigoureusement et strictement plus rien à cirer.

  30. Et moi je veux un président qui ressemble à Brad Pitt, c’est possible ou pas ? Non, bon, tant pis alors… Sacré Paccalet, pris un sacré coup de vieux quand même… Quant à ce cher Macron, je tombe sur cette info, prise au hasard http://www.30millionsdamis.fr/actualites/article/11830-emmanuel-macron-laffront-fait-aux-protecteurs-des-animaux/
    Mais bon, du moment qu’il ressemble à Boris Vian, de loin, dans le brouillard, tout va bien.
    J’ai lu avec profit les commentaires des uns et des autres, et j’hésite encore entre l’abstentionnisme et le vote blanc, je me tâte… enfin, personne n’aura ma voix de toute façon, ça c’est un fait. Je crois bien que c’est la première fois de ma vie que j’ai autant peur d’une élection. Une angoisse diffuse et tenace, qui est née avec l’élection américaine (Trump, le cauchemar devenu réalité, j’ai toujours peine à réaliser…). Bref, pas très optimiste pour l’avenir…

  31. Voter, c’est croire et laisser croire que l’on pourrait encore sauver le Titanic. C’est croire que notre humanité matérialiste a encore un futur souhaitable et qu’il suffirait de (…..) pour retrouver le cap de l’espoir. Voter c’est ignorer que notre Titanic mondialisé a déjà heurté l’iceberg. Voter, c’est ignorer que l’eau s’engouffre déjà dans les cales inférieures du navire Monde globalisé. Voter c’est ignorer les cris des premieres victimes et se contenter de choisir la musique qui accompagne le naufrage.
    Quel homme politique ose dire que la seule politique desirable est celle qui organise le plus dignement possible l’abandon du navire?

  32. Frédéric Wolf,
    votre commentaire sur Yves Paccalet me choque. Que vous désapprouviez son choix électoral, je le comprends, et, sur ce point, je partage entièrement votre manière de voir. Mais, mettre dans le même tiroir, en bloc, sans discernement, l´électeur d´une part, et l´écrivain, le naturaliste Paccalet d´autre part, me semble excessif et injuste. Sa douteuse prise de position pour Macron ne m´empêchera pas de continuer à le lire et à le relire. Et ce sont ses écrits, souvent magnifiques et d´une grande poésie que je garderai de l´homme Paccalet.

    Jeam,
    Yves Paccalet aurait tout faux, d´après vous ! Vous jugez de façon aussi péremptoire que simpliste.

  33. Cher Monsieur Nicolino,

    J’ai lu avec beaucoup d’ intérêt votre article sur la Guyane et la transnationale Nordgold. Cet évènement comme tant d’autre nous glace le sang, et doit nous amener à une réaction immunitaire à la hauteur de la menace. Je soutiens votre appel à des hommes engagés en faveur de l’écologie comme Nicolas Hulot et Pierre Rabhi. Cependant je ne comprends pas cette volonté abstentionniste, à un moment ou précisément nous avons une force qui vient de prendre forme dans le champ politique, qui manifeste un engagement clair et ambitieux en faveur de l’écologie, et qui prévoit en même temps de relancer les règles du jeu démocratique par l’élaboration d’une nouvelle constitution à laquelle chacun est convié.

    Le programme de la France Insoumise est un outil ouvert, accessible à tous les citoyens. Il a été élaboré collectivement durant plus de six mois par des milliers de contributions sur internet, puis par mille personnes tirées au sort lors de la convention de Lille, revalidé ensuite par plus de 100 000 internautes, avant la publication du résultat « l’avenir en commun ». Ce programme continue d’être déployé par 40 livrets thématiques toujours ouverts à l’intervention citoyenne, qui serviront ensuite de base à des ateliers législatifs. Il me semble, que c’est un évènement qui mérite d’être mentionné non-campagne présidentielle.

    J’ai insisté sur l’aspect démocratique, mais le contenu écologique , tout en restant ouvert à d’autres enrichissement me semble déjà très important : engagement clair pour la sortie du nucléaire, plan d’investissement dans les énergies renouvelables, soutien sans faille à l’agriculture bio et paysanne, circuits courts, tout cela rendu enfin possible par le refus du CETA ( c’est quand même ce traité qui va nous obliger à accepter l’importation de gaz de schiste et de pétrole bitumeux, de porc et de poulet insane, et nous mettre à la botte des multinationales .) la renégociation des traités budgétaires, et une lutte contre l’oligarchie financière déjà envisagée dans le détail.

    Certes on peut toujours trouver que ce n’est pas assez beau. Pour moi c’est un facteur d’espoir important, car si la France Insoumise gagne cette élection, et c’est possible, tout ce qui a été élaboré et soutenu patiemment pendant tant d’années par la société civile va être ramifiée, et porté beaucoup plus loin et plus vite. Et nous en avons besoin.

    Soit une révolution citoyenne mature et calme qui passe par les urnes, soit toute la France chaotiquement dans la rue, quelque soit le candidat désigné. Si la France fait volte face, et revisite de fond en comble sa façon de produire et de consommer cela aura un impact considérable pour la planète entière. Cela viendra en renfort à tous les postes de la « blocadie » pour reprendre l’expression de Naomie Klein ( Capitalisme et climat).

    Il est a déplorer que les grands intellectuels de ce pays, se cantonne dans une posture abstentionniste, pour des raisons qui semble surtout tenir à la méconnaissance de la dynamique en cours , en raison notamment de l »invisibilisation » orchestrée par les médias main stream.

  34. Rappelons quand meme que Emmanuel Macron sera le representant de Bilderberg au sommet de l’Etat (Fillon, autre candidat potentiel de Bilderberg, a ete abandonne depuis qu’il propose, meme discretement, de couper les liens avec le jihadisme et de « travailler avec les Russes et avec les Iraniens »), que c’est le protege d’Attali (lui aussi a l’air gentil, n’est-ce pas, surtout en vieillissant, on lui donnerait le bon dieu sans confession), et qu’il a travaille durant 10 ans chez Rothschild, et ses services rendus a Nestle, Sofiproteol, Pfizer (dont il est « fier »)… lui ont rapporte quelques millions d’euro, preuve de leur efficacite. La banque la plus sale au monde, au service de toutes les guerres du XX siecle et du XXI, et les entreprises aujourd’hui parmis les plus sales au monde. Voila notre « homme propre », qui positive, qui propose « du nouveau »!!!

    Ce pseudo-Boris Vian n’est pas seulement l’enfant de son epoque, c’est son disciple. Malheur a lui, malheur a nous si nous le choisissons. C’est le plus pourri de tous, parcequ’il en a moins l’air.

  35. Yves Paccalet s’est completement fourvoye, ce n’est pas « l’humanite disparaitra, bon debarras! », mais comme chantait Boris Vian: « Et de tous ces personnages, il n’est plus rien reste! » (la java des bombes atomiques). Ce sont les banquiers et les presidents qui disparaitront, pas l’humanite. Pas elimination physique, contrairement aux bolcheviques et autres revolutionnaires qui n’ont pour seul but que de devenir banquiers et presidents a la place des banquiers et des presidents, mais elimination de la fonction et de la raison d’etre de ces « personnages », justement, pas de ces « humains ». Nous ne voulons pas eliminer Emmanuel Macron ni Rotschild ni personne, mais le role que ces gens veulent jouer. Ce sont les riches qui detruisent la planete, comme explique Kempf. Un banquier president, un « surdoue » du systeme, un « chouchou de la maitresse », qui a aucun moment n’a exprime de regret pour ce qu’il a fait jusque la, ne pourra que nous enfoncer plus profond encore dans le chaos. Surtout s’il le fait si brillament.

  36. J’avais fermemnt décidé de ne pas aller voter.En partageant cela avec ma fille de 23 ans , elle a été extremnt choquée et très très peinée . Son amoureux venu de Damas pour chanter à strasbourg il y a 17 mois n’a plus voulu repartir car il avait atteindt la limite d’âge l’obligeant à faire son service militaire en Syrie ( 4 années ds son cas ) ou à verser une très grosse somme d’argent qu’il n’avait pas .Bref pour elle si marine le pen passe son amoureux devra retourner en Syrie et comme il est de religion protestante , il sera placé sur le devant des lignes et son esperance de vie sera très limitée…d’après ma fille le pen renverra tous les etrangers qui n’ont pas la nationalité française …devant son desarroi et face à ses larmes je me dois de voter  » contre  » le FN « encore une fois …Qu’en pensez vous ?

    1. Isabulle,

      Pour ma part, je comprends très bien. Et pour être sincère, le péril Le Pen est bien présent dans ma tête. Mais j’ai pris une décision personnelle, compte tenu de ma vision du monde. Une chose me semble à peu près claire : un certain nombre de gens, dont Yves Paccalet, pensent à ce qui se passe en France, et du coup à eux, ce qui n’a rien de honteux, naturellement. Mais la France est un confetti du monde, et ce monde s’effondre. On a le droit de considérer le tout d’une AUTRE point de vue. C’est d’ailleurs le sous-titre de Planète sans visa : une autre façon de voir la même chose. Bien à vous,

      Fabrice Nicolino

      1. Oui Fabrice, la France est un confetti dans un monde qui s’effondre. Et il faut prendre de la hauteur, du recul. C’est essentiel. Et dangereux à la fois. Car plus on prend de recul, moins l’élection qui arrive a de l’importance. C’est à se demander pourquoi on débat autour de l’abstention. Ou pourquoi on s’indigne que Paccalet ait rallié Macron. La belle affaire !

        Je suis d’accord, dans l’absolu cette élection a peu d’importance face à l’urgence climatique. Son issue ne changera rien dans l’immédiat. Le sort de la France n’est qu’un détail par rapport à la crise écologique globale.

        Dans la même logique, on peut se demander ce que vaut notre inquiétude (partagée) face à la montée des nationalismes dans le monde si on les compare à la colère de la Terre : la montée dramatique des océans, la multiplication des sécheresses ou des tsunamis, à un rythme qui va aller croissant. L’humanité va prendre un gros coup sur la tête et vraisemblablement disparaitre en partie à la fin du siècle. La planète, elle, nous survivra sans problème. Il ne lui faudra pas longtemps à l’échelle géologique pour recréer des équilibres.

        Voilà, quand on prend du recul, effectivement les soubresauts de notre élection n’ont guère d’importance. Sauf que nous sommes des êtes humains et que notre sort égoïstement nous intéresse. On ne peut pas s’extraire de ça. Nous avons encore envie de vivre ensemble. Sinon que ferions nous sur ce site ? Qui plus est à lire les commentaires de nos congénères ?

        Oui, la France est un confetti dans un monde qui s’effondre. Mais un confetti qui compte. Qui est regardé. Pour beaucoup d’autres pays, si nous sommes capables de basculer dans le n’importe quoi, alors il n’y a pas de raison pour eux de ne pas faire pareil. Et si nous évitions cela ? Et si on empêchait la montée du nationalisme lors de cette élection par exemple ? Est-ce que ça nous empêcherait de continuer à agir pour l’écologie sur le terrain ? N’y a-t-il pas là deux urgences ? Tout aussi importantes ? Qui de plus se rejoignent. Des millions de réfugiés climatiques + des régimes nationalistes = des guerres inévitables.

        Pour avoir lu ton dernier pamphlet, je note par ailleurs que tu crois toujours dans les services publics, dans l’Etat, dans la loi. Tu appelles à un financement massif de l’agriculture paysanne par exemple. Ou encore à l’élaboration d’une déclaration universelle des devoirs de l’Homme. Excellente idée, mais il faut des législateurs pour la proclamer. Des instances pour veiller à son respect. Des représentants des citoyens. Bref, des élus.

        On veut des élus, mais on ne veut pas les élire ? Où est la logique ?

        Encore une fois, aucune ironie, ni leçon, dans mes propos. Des réflexions toujours. Et des inquiétudes.

        Amitiés

        1. Mon cher Stef,

          Sache-le, je ne suis sûr que d’une chose : les humains vont vivre des crises inédites, à une échelle jamais vue. Je crois que nous sommes d’accord sur ce point. C’est de ce point de vue que je me place, ce qui est une manière évidente de me retirer du jeu politique national. Le Front national est répugnant, c’est certain. Si jamais… – ce que je ne crois pas – il parvenait au pouvoir, il faudrait sans aucun doute s’opposer à lui. Mais Macron, pour ne prendre que cet exemple presque au hasard ? Il est réellement l’homme des transnationales, non parce qu’elles l’auraient acheté, mais parce qu’il croit dans leur programme et dans ce qu’elles font partout dans le monde. Il incarnera(it) une nouvelle accélération dans la destruction du monde, et mon sentiment profond est que cela suffit comme ça. Quand je radote qu’il faut sortir du cadre, cela signifie au passage qu’on ne doit plus accepter les choix qui nous sont imposés. Du point de vue des désastres à venir, Le Pen n’est pas pire que Macron. La différence, notable pour les petits bourgeois de gauche – attention, je ne suis pas en train de me moquer ! -, c’est que la vie politique française sera bien plus pénible. C’est absolument vrai et détestable. Seulement, moi, je suis un révolutionnaire. Et je t’invite à lire un bon livre d’histoire sur 1789. À un moment donné, les questions que se pose un peuple sont toutes nouvelles, et le champ du possible, qui paraissait être un carré de bitume, devient une immensité de blé mur piqueté de bleuets et de coquelicots.
          Ma position est finalement très simple : l’heure des comptes est arrivée, et nous n’avons plus aucun droit moral à faire valoir, car la machine à détruire est partie de chez nous et continue sa route. Ma position, je l’ai exprimée dans un texte d’il y a bientôt quinze ans, dont j’extrais ce bout de phrase : « Pourquoi sont-ils aveugles à ce point ? Pourquoi font-ils penser à une famille installée sur une plage, et discutant du pique-nique – « Enfin, pourquoi as-tu oublié les cornichons ? » – tandis qu’un gigantesque tsunami s’apprête à déferler ? ».
          Pourquoi, Stef ? Il n’est plus temps de penser au sandwich thon-mayonnaise. Il va falloir se battre, pas aller voter. Et se battre pour tous, pas seulement ceux de France. Et pas seulement pour les humains appelés à voter ici. Pour tout ce qui est vivant sur Terre. Macron nous rapprocherait, en nous épuisant un peu plus, du moment fatal où ne nous pourrions plus rien. Le Pen aussi ? Le Pen aussi. Et c’est bien pourquoi je ne choisirai pas. N’en as-tu pas toi-même assez de ce chant des Pleureuses qui, depuis quarante-cinq ans, va répétant que la crise écologique est grave, et qui recommande immédiatement comme remède d’aller mettre un bulletin dans l’urne ? Je te le répète : je ne suis sûr que d’une chose. Ou plutôt deux : cela ne peut durer ainsi. Je te rappelle qu’aucun candidat ne remet rien en cause d’essentiel. Ni la numérisation du monde, qui conduit aux vitesses les plus incroyables, lesquelles mettent à bas jusqu’à l’idée de la démocratie, consubstantiellement liée à la lenteur. Ni la prolifération d’objets inutiles. Ni la publicité, industrie centrale du mensonge. Ni rien qui pourrait enfin faire avancer ne fût-ce qu’une fraction de la société française. Les considérations que tu avances sous-entendent que nous aurions du temps, ce qui n’est simplement pas vrai. Allons, arrêtons là et reçois toutes mes amitiés,

          Fabrice Nicolino

          1. Merci Fabrice d’avoir pris le temps de me répondre. Et encore une fois oui, nous avons beaucoup de convictions communes. C’est bien pour ça que je suis là.

            Macron au pouvoir ne me ferait pas rire du tout. Et Marine Le Pen me terroriserait. Je ne suis hélas pas de ceux qui pensent que cela entrainerait pour autant une révolution. Une bonne partie de la population se rangerait derrière l’ordre établi et vivrait dans la peur.

            Il faudrait autre chose. Les révolutions, celle de 1789 comme celles des printemps arabes, se sont faites pour des raisons politiques certes, mais aussi et surtout parce que les gens avaient faim, non ? Ce qui ne serait pas le cas chez nous. A moins qu’un cataclysme naturel (ou nucléaire… ou les deux) survienne en France, ce qui est toujours possible.

            Bon, tu as raison, arrêtons cela. Nous partageons la même urgence et j’en ai une seconde, qui à tes yeux est chimérique. Je ne pense pas que nous ayons tort. Faisons les choses comme nous les sentons. Je pars fourbir mes armes ailleurs.

            Merci au passage d’avoir laissé cette discussion se poursuivre. C’est précieux qu’il y ait de tels endroits.

            Nous nous recroiserons pour hurler comme le loup ou faire taire les avions.

            A bientôt ; Stef

  37. Martine,
    Je ne nie pas qu’Yves Paccalet ait pu accomplir de beaux écrits. Je ne conteste pas non plus qu’il puisse être un naturaliste admirable. Je n’avance aucune affirmation en ce sens. J’écris simplement que je ne lirai pas ses livres.
    Je n’ai pas la prétention d’être moi-même cohérent, et je n’exige ni n’espère de personne cette qualité. Nous pouvons tout au plus nous attacher à tendre vers elle. Mais quand même. Il y a un minimum, non ? Rallier ce qui détruit le monde que l’on prétend par ailleurs défendre, là, je ne peux pas. Ça touche au cœur de la parole, de la pensée, de la crédibilité de ce que l’on proclame, de la vie elle-même.
    Alors désolé, mais je n’ai aucune envie de le lire, même si ce qu’il écrit est poétique, même si je peux en partager certains passages.
    Est-ce excessif, choquant, maladroit de réagir ainsi ? Ce n’est pas à moi d’en juger, et croyez bien qu’il n’est pas dans mon intention de choquer quiconque ici défend ce qui rend ce monde habitable. Disons que c’est une réaction d’humeur à chaud, pour ainsi dire épidermique. Et je n’ai pas envie de taire ces emportements qui nous constituent aussi, ni d’en rester à leur écume, évidemment. L’enjeu est bien plus vaste qu’une prise de position d’un écrivain-naturaliste français, même si celle-ci reste révélatrice du désastre en cours et plus encore à venir.
    Pour reprendre l’idée de Laurent, ce qui « nous enfonce dans le chaos » ne vient pas seulement des sadiques visibles à l’œil nu, mais aussi – et surtout, peut-être – de celles et de ceux qui n’en « ont pas l’air ». Pour moi, Macron en fait partie.

  38. Frédéric Wolf,
    Ne pas lire Paccalet, c´est votre droit le plus strict.

    Vous pensez que nous nous enfonçons dans le chaos, mais en sommes-nous jamais sortis ? Avons-nous jamais traversé des temps « meilleurs », des temps au cours desquels auraient eu lieu le miracle d´un éveil des consciences ? Si jamais ce fut le cas, le chaos a bien vite repris le dessus puisqu´il est inhérent au fonctionnement de l´homme, ce « parvenu de l´évolution » comme l´appelle Pierre Jouventin, cette espèce mal dégrossie, prétentieuse puisqu´elle se nomme « sapiens ». Il y a 100 000 ans, notre rôle dans l´écosystème n´était pas plus étendu que celui des gorilles, des libellules ou des méduses. Et puis, nous sommes devenus l´espèce la plus dominatrice et la plus dangereuse. La révolution néolithique, que personnellement je tiens pour un désastre, pour le commencement de la fin en quelque sorte, nous a lancés dans l´agriculture, la fondation des cités et des royaumes. Les religions s´en sont mêlées, ce qui n´a pas arrangé les choses. Nous nous sommes trucidés en chantant, le sang a coulé, il coule encore et il n´est pas prêt de s´arrêter de couler. Maintenant, nous sommes les esclaves de la bureaucratie, de la répartition du temps et de la consommation à outrance. Le chaos, rien de nouveau. Never change a running system, l´homme et son gros cerveau ont fait la preuve magistrale de leur succès dévastateur.
    L´avidité, la soif du « toujours plus » ne se rencontrent pas exclusivement chez les « élites » dirigeantes. Ce serait chouette, il suffirait de les déboulonner pour que tout aille mieux. Malheureusement, c´est plus compliqué, et plus insidieux. Le danger vient de nous, de l´homo sapiens, qui se verrait bien en homo deus.
    Vous parlez de « sadiques visibles à l´oeil nu ». Une très bonne expression, valable pour les dirigeants politiques mais aussi pour la majorité des citoyens, le terreau dont ces dirigeants sont isssus. Moi, des sadiques, j´en côtoie chaque jour, par dizaines, par centaines, des sadiques qui s´ignorent, gentils certes, braves, travailleurs, disciplinés, mais des sadiques quand même. Ils pullulent, dans les grandes surfaces, où ils remplissent leurs caddies de « junk food », ils se pressent sur les routes, sur les pistes de ski, dans les aéroports, sur les plages bétonnées, dans les stades de foot. Réfléchir aux conséquences de leurs actes, de leurs comportements quotidiens n´est pas dans leur programme, ils fonctionnent plutôt en pilotage automatique, c´est ce que l´on attend d´eux. Ils sont des sadiques de tous les jours, banals, des sadiques de la normalité, qui n´ont pas conscience de faire le mal. Les pires ! La partie immergée de l´iceberg. La plus dangereuse.

    1. Merci Martine pour ce que tu dis à propos des ‘sadiques de la normalité’.
      Je pense effectivement que ce sont les plus dangereux et les plus nombreux.
      C’est la conscience des gens qui doit s’élever et pas le pouvoir d’achat tant réclamé par certains…

      Et merci Fabrice pour ce blog et tout ce qui se lit aussi bien grâce à toi qu’aux nombreux commentaires passionnants.

      Blanc, abstention, Mélenchon, Hamon… pffff la tête me tourne
      Je me déciderai au dernier moment…
      Il peut encore se passer le pire.
      C’est la première fois que je me retrouve aussi désemparée.
      Si Macron devient président je pense qu’on aura vraiment droit au FhaiNe en 22…

  39. @Martine, j’apprécie grandement les écrits (passés) de Paccalet, je dis et répète souvent que j’ai été si sensible à ces écrits que je pense sincèrement leur devoir une grande partie de mon engagement écologiste depuis mes 15 ans !
    Mais rien de ce que n’écrit Frédéric Wolf sur le naufrage politique d’Yves ne me choque. Il dit exactement ce que j’en pense et qui, hélas, n’est pour moi que la vérité lucide et limpide de la situation. Pourquoi dire le contraire ? C’est une vérité pour beaucoup d’entre nous, pourquoi tourner autour du pot quand la vérité nous éclaire à ce point, même si elle est bien douloureuse ?
    Politiquement, Yves avait pris beaucoup de risque avec EELV, il en avait tourné la page. Là, avec Macron, c’est un suicide politique doublé d’un naufrage démoralisant. C’est son choix. Je le respecte. Mais je le trouve vide de sens et tellement dangereux.
    Ainsi, que cela ne donne pas envie de lire ses textes ne me choque pas… contrairement à son ralliement à Macron.
    Je l’ai déjà dit, je vais rester gentil en ne faisant aucune référence ici à son incroyable allusion au grand Boris Vian. Ne m’en faites pas parler, s’il vous plait, ça va se gâter et j’estime trop Yves pour aller plus loin sur ce terrain.

  40. Martine,
    Quelques compléments pour préciser ma pensée.
    Le chaos auquel je fais allusion est celui qui rompt les équilibres de la vie sur terre. Certes, l’homo sapiens est responsable de bien des maux depuis longtemps. On peut les faire remonter au néolithique, pour ma part, je pense qu’il y a quand même eu un saut majeur avec l’industrialisation au 19ième siècle. Ce que nous connaissons aujourd’hui est inédit. Nous n’avons pas progressé d’un iota en sagesse, mais nous avons franchi un seuil de destruction massive grâce à nos moyens technologiques et à la sacro-sainte croissance économique. Au fait, qui remet vraiment en cause ces notions parmi les candidats ?
    Concernant les dirigeants politiques, ils sont loin d’être les seuls à mériter le titre de ceux qui n’ont pas l’air de sadiques visibles à l’œil nu, bien d’accord avec vous. La banalité du mal, la soumission à l’autorité nous concernent à peu près tous à des degrés divers. C’est d’ailleurs ce qui permet à des systèmes totalitaires de causer des morts par dizaines de millions. C’est sur des collabos ordinaires que prospèrent nos crimes industriels. Et ces collabos se recrutent dans tous les milieux, j’en conviens parfaitement.
    Si j’évoquais ce qualificatif à propos de Macron, ce n’était pas pour en exclure les bons pères et les bonnes mères de famille. Mais pour suggérer qu’au fond, nous nous accommodons assez bien, dans l’ensemble, d’un Macron, d’un Hollande… qui ont quand même leur part dans le saccage du monde vivant. Ils ont à nos yeux une étiquette politique respectable, et globalement, nous laissons faire. Quand je dis nous, c’est la majorité de la population. L’ombre du FN finit même par les rendre désirable.
    Le tsunami approche, pour reprendre l’image de Fabrice, et il faudrait se réjouir d’un « centriste des lumières », d’un partisan du nucléaire, des banques d’affaire, des multinationales de la « mondialisation heureuse » et, cerise sur le gâteau, sosie de Boris Vian… Non, vraiment, ça ne passe pas.

  41. Quoi, personne pour répondre à Sylvie Heyvaerts ?!
    Merci à elle pour son commentaire! Un grand ouf!!

    M. Nicolino et autres,
    Vous êtes bien chiens avec La France insoumise.
    Ce n’est peut-être pas la Grande Remise en Cause Anthropologique attendue, mais tout de même!
    Vous ne pouvez pas ignorer l’espoir, y compris écologique, que le mouvement porte.
    On dirait que, un petit sourire en coin qui dit « vous verrez, vous verrez si on a pas raison », vous attendez les Grandes Crises, tellement grandes que le petit théâtre des présidentielles en France ne vaut pas plus que poussière au vent.
    Un peu élitiste, comme posture, non?
    Un peu vieux, même. Car, aux jeunes, vous dites quoi : laissez tomber tout espoir démocratique? Attendez Le Grand Bazar?
    C’est quoi le plan: Deep Green Resistance, et leurs amis du Partage? On prend des pinces et on va couper des lignes haute tension? Clandestins, rebelles? Tous en ZAD?
    Oui, on fait quoi? On attend la fin de ce monde entre gens de Ferus ou de Via Campesina? – à vous lire, on a l’impression d’un groupe d’élus, qui attendent les Événements Futurs d’un hochement de tête entendu et grave, décrivant « la masse des gens ordinaires » en quelque sorte, pas éveillés, eux, aux Grands Enjeux du Monde – groupe d’élus aussi, car au contact d’un monde sauvage dont ils ont et sont la compassion incarnée.
    Nous y allons fort, et c’est exprès. Car ce faisant nous admirons et respectons les mouvements cités plus haut. N’empêche, un parfum d’entre-soi se dégage et irrite, à la longue.
    Car, de solutions, on a soif. Mais « Ce qui compte vraiment » n’en propose pas une seule (hormis quelques associations montrées en « espoirs naissants »), et constitue une litanie de plus, – utile à la prise de conscience de celles et ceux qui découvrent le saccage planétaire, il est vrai.
    (et on dit ça, tenant comme des incontournables Bidoche, Pesticides, Qui a tué l’écologie et Empoisonnement universel)
    Mais, oui, le plan, c’est quoi? Tout a été essayé, c’est ça? – Sacrément défaitiste.
    Les petites initiatives ne suffiront pas? – Immobilisme.
    Vous qui connaissez la question écologique en profondeur, dans ses facettes Monde sauvage comme Monde humain, vous qui avez l’expérience des luttes de ces 30 dernières années en la matière, êtes-vous donc impuissants à nous proposer autre chose que… l’abstention??

    Vous le voyez, nous trouvons très énervante cette posture à toujours prédire le Grand Clash et, son corolaire, « de toute façon c’est foutu », sans le moindre plan derrière.
    Certains appellent ça « brasser des idées », pour arriver à quoi au juste?

    On le sait bien, que La France insoumise ce n’est pas la Panacée; m’enfin, leur programme est réellement audacieux, – et sincère, tout de même: prétendez donc le contraire!

    On les entend d’ici, les autres, à dire : ah, naïf, ceci, cela. Comme des gens déçus d’un Grand Soulèvement qui n’a jamais eu lieu.
    On pense à l’archive de René Dumont en campagne de 74 : effarant! Ses propos pourraient sans exception tous être de ce jour! Confirmation éclatante de « l’exaspérante lenteur d’homo sapiens à s’humaniser » (T. Monod).
    Lenteur qui sera peut-être fatale, certes. Mais « peut-être » justement : car bien malin, même savant du GIEC, qui connait l’avenir.

    Sont-ce des raisons pour bouder la soupe?

  42. « la seule loyauté qui est exigée de nous »

    Ces idees de Soljénitsyne nous mettrons peut-etre tous d’accord:

    « Au début, la violence agit à ciel ouvert, et même avec orgueil. Mais, dès qu’elle se renforce, qu’elle est fermement établie, elle sent l’air se raréfier autour d’elle et elle ne peut survivre sans pénétrer dans un brouillard de mensonges, les déguisant sous des paroles doucereuses. Elle ne tranche pas toujours, pas forcément, les gorges ; le plus souvent, elle exige seulement un acte d’allégeance au mensonge, une complicité.

    Et le simple acte de courage d’un homme simple est de refuser le mensonge. Que le monde s’y adonne, qu’il en fasse même sa loi – mais sans moi. »

    Et aussi:

    « La violence ne peut se cacher que derrière le mensonge, le mensonge ne peut vivre que par la violence, la violence ne met pas tous les jours sa main lourde sur toutes les épaules ; elle n’exige de nous que l’ obéissance au mensonge, la participation quotidienne au mensonge. C’est la seule loyauté qui est exigée de nous. La clé la plus simple et la plus accessible de notre libération que nous avons négligée jusqu’à présent se trouve dans la non participation personnelle au mensonge. Bien que les mensonges cachent tout, bien qu’ils envahissent tout, nous voulons persévérer dans cette manière d’agir et de nous libérer. Laissons les tout envahir mais en leur refusant notre aide. Cela ouvrira une brèche dans cet encerclement imaginaire qui n’est créé que par notre passivité. »

    ++++++++++++++++++++++++++++++++++

    Je n’arrive pas a retrouver la citation originale, mais je crois bien que c’est Goethe qui a ecrit que si nous sommes tous enfants de notre epoque, malheur a qui est son disciple, ou quelque chose comme ca…

    Rien ne m’enerve plus que tous ces ingenieurs de l’armement, ou banquiers d’affaires, qui se decouvrent soudainement vers 60 ou 70 ans, une ame gandhienne ou ecologiste ou sociale ou quelque chose comme ca, et qui essayent de faire quelque chose de bien avec leur argent si mal acquis pendant si longtemps. Boris Vian n’a pas attendu tres longtemps pour « arreter sa participation au mensonge »!

    Soljenitsyne, le discours du Prix Nobel:
    http://classiques.uqac.ca/contemporains/soljenitsyne_alexandre/le_cri_prix_nobel/le_cri_prix_nobel_texte.html

    Jean-Marie Mueller:
    http://irnc.org/NonViolence/TextesChoisis/Items/6.htm

    Un article d’hier de Jonas Alexis et Gerard Menuhin, sur l’etonnante actualite de Soljenitsyne:

    http://www.veteranstoday.com/2017/04/01/new-world-order-lies-suffocate-humanity-but-truth-will-out/

  43. Concernant la France insoumise,

    Nous ajoutons que « l’industrie de la mer » vantée par le programme, tout comme la tendance technocratique vieille école d’un Mélenchon, nous rebute.

    Certes, on préfèrerait de loin un chantre du vivant, version Gérard Charollois.

    Mais comment ne pas voir que La France insoumise au pouvoir, et son programme enclenché, représenterait une formidable brèche ouverte? Laissant sans doute un champ libre pour faire mettre un pied à terre à la Mégamachine extractiviste et biocide?
    Rêvons un peu:
    – Flottement démocratique pendant l’élaboration de la nouvelle constitution => propice à « déconnecter » (ou reconnecter, c’est selon) un peu les urbains de France et d’Outre-mer;
    – Transnationales peu à peu mises au pas (nous avons dit rêvons un peu);
    – Classes possédantes sommées de partager, et d’investir autrement (peut-être une façon de faire bouger d’un millimètre les idées fossiles typiques de ces classes);
    – Pendant ce temps, encore de la consommation et de l’industrie lourde, certes… mais une brèche dans l’esprit commun; qui pourrait et devrait être un tremplin pour tous les désobéissants et a-croissants déjà organisés partout.

    A l’heure actuelle, la bataille est perdue : la classe possédante est gagnante; elle possède une bonne part de la matière et des esprits.
    Mais, avec la Brèche insoumise, l’équilibre des forces bougerait (un peu, beaucoup? à la folie?) et laisserait entr’ouverte la possibilité de se battre en pouvant gagner.
    Brèche dans le système, et dans les esprits (c’est la même chose).
    Brèche-espoir, pas sûre d’aboutir donc.
    Brèche quoi qu’il en soit.

    On en est là. C’est un plan de bataille et voter La France insoumise, c’est miser sur une opportunité de déstabiliser le bloc. Mettre un doigt dans le nœud, et ce faisant, avoir peut-être une chance de le desserrer.

    Nous ne défendons pas le vote d’adhésion complet à La France insoumise, mais la reconnaissance qu’elle représente une stratégie de combat non négligeable, étant donné le déséquilibre actuel des forces en présence.

    Pour l’avenir en commun.

  44. P.P.
    ne vous inquiétez pas, je ne vous ferai pas parler de Boris Vian car cela ne m´intéresse pas particulièrement :-)))!
    Que vous partagiez l´avis de Frédéric Wolf est également votre droit le plus strict.
    Je suis consternée, abasourdie par le choix d´Yves Paccalet et comme je l´ai écrit, je le désapprouve de toutes mes forces. Mais, n´étant moi-même pas exempte de contradictions et d´incohérences, je fais encore la différence entre l´homme et l´écrivain. C´est tout. Libre à vous d´en juger autrement. Nous sommes en démocratie ! Et j´ajouterai que, de par ce fait, nous avons les candidats que nous méritons ! Et donc la classe politique !

    Frédéric Wolf,
    l´homme s´est toujours appliqué à détruire, ce n´est pas le fait de l´homme moderne, même si ce dernier est en effet passé maître dans l´art de la dévastation. On sait aujourd´hui que l´arrivée et l´expansion des premiers humains sur le territoire australien a été la cause de l´extinction de la mégafaune. Le dronte de Maurice (le fameux dodo) n´a pas longtemps résisté, sa rencontre avec l´homme et les animaux qu´il avait amenés lui aura été fatale (17ème siècle). Et les exemples sont multiples, qui démontrent la nocivité et la bêtise de notre espèce tout au long de son histoire. Mon père aimait à dire que cette même espèce est une tumeur cancéreuse à la surface de la terre et ses membres des métastases. C´est bien plus tard que j´ai compris le sens de sa métaphore.
    « Je ne pense pas que l´humanité soit intelligente, parce que si elle l´était, on n´en serait pas là! » dit Pierre Rabhi dans une interview. Cela me va droit au coeur !

    1. Ouille, Martine, cette comparaison à une métastase est violente. Et je pense qu’elle ne reflète pas la réalité.
      En effet, si notre espèce se comporte comme tel, c’est parce qu’elle est anatomiquement équipée pour ça. Le cerveau reptilien (pour faire simple) fait fonctionner le mécanisme de prédation, et c’est précisément ce mécanisme, associé au reste des capacités cérébrales, qui a fait de l’homme cette espèce ultra dominante. Oui mais voilà, ce cerveau reptilien nous a été donné par l’évolution, et est présent, sous une forme ou une autre, chez les autres espèces animales. Il suffit, pour s’en convaincre, d’observer un petit peu la nature : partout, c’est la jungle, et la loi du plus fort, dans tous les milieux biologiques; manger ou être mangé. Il n’y a pas d’hôpital ni de caisse de retraite dans la nature, pas de répit, pas de trêve. Le sauvage, c’est la brutalité pure; ce serait la violence si elle pouvait être pensée comme telle. Même chez les plantes, il y a cette lutte âpre pour la survie. Si l’homme disparaît, alors durant les quelques milliards d’années restantes disponibles sous la manne solaire, une ou plusieurs nouvelles espèces ultra prédatrices ont de grandes chances de voir le jour, et de recommencer les mêmes idioties. Notre apparition n’est pas un raté de l’évolution; c’est au contraire le prolongement des mécanismes construits auparavant.
      Ainsi, si l’homme est une métastase, alors toute la nature, tout l’univers l’est aussi. Je pense que c’est une grosse erreur de raisonnement.
      La brutalité intrinsèque de l’homme est une des caractéristiques de la nature, à laquelle nous devons faire face, comme la durée de vie finie de notre étoile, comme la taille incommensurable de l’univers, comme la mort des êtres vivants. Ce n’est ni bien ni mal, c’est sûrement à vomir, mais ça existe, c’est tout. Malgré ses défauts, l’homme présente tout de même une chance, c’est, selon nos connaissances du moment, la première espèce qui donne à l’univers un début de réflexivité. Ce n’est pas rien, ce n’est pas être une métastase.
      Cela dit, en effet, on peut penser que l’espèce n’est pas finie, que l’humanité n’est pas encore intelligente, pour reprendre le propos donné en exemple. L’évolution n’a pas de finalité, nous sommes le produit d’essais successifs, une espèce qui, un moment, a mieux fonctionné que les autres. L’état courant de l’espèce laisse à désirer. Alors que faire : se suicider collectivement, laisser faire, tenter de corriger ? La majorité va sans doute opter pour la 3e option. Mais alors, je ne vois pas de correction possible, pour que l’évolution n’aboutisse pas à un échec, autre que l’utilisation des fonctions cérébrales supérieures : l’éducation, le raisonnement (philosophique, pas du calcul économique), les sentiments (bien utilisés); complétez, si besoin. Et c’est en fait ce que réclament plus ou moins directement ceux qui ont posté précédemment, et aussi l’hôte de ce site; la judicieuse expression des « sadiques qui s’ignorent » ne fait pas autre chose; le consommateur dans le supermarché utilise son cerveau pour minimiser son questionnement et ses efforts, et, oui, c’est très nettement insuffisant, nous avons d’innombrables efforts à faire.

  45. @Ronron, je comprends tes regrets mais non, il n’a jamais été question de ne se retrouver qu’entre nous, au contraire. Ton ironie est blessante, de même qu’une forme de mépris que tu affiches vis à vis des zaddistes et autres mouvements actuels qui se mettent en dehors du champ électoral (et non du champ politique car ils font et refondent même la politique d’une manière qui pourrait te surprendre si tu te penchais réellement dessus !).
    Tu regarderas le taux d’abstention de ces funestes présidentielles et tu verras que nous sommes très loin d’un « entre nous »… ! « La masse des gens ordinaires » ou en tout cas, une masse non négligeable, vont refuser le cirque électoral qu’on nous impose.

    Pour la France Insoumise, me concernant, ça suffit, c’est la même face de la médaille capitaliste, comme pour le marxisme (beaucoup s’en réclament autour de Mélenchon) et cette médaille, c’est celle de l’imaginaire prométhéen qui détruit le monde.
    Pour moi, ce n’est même plus une histoire d’opinion, c’est simplement de la connaissance. Je renvois encore une fois à Castoriadis pour ceux que ça titille encore de croire au marxisme…
    Je me suis fait amener par un ami que je visitais à une soirée sur la mer de La France Insoumise : on va construire des centaines de paquebots (c’est génial l’ambiance croisière s’amuse et c’est un monde très écologique bien entendu que celui des paquebots géants avec des équipages de semi-esclaves asiatiques), installer des éoliennes et des hydroliennes partout où l’on pourra, etc…
    On est à 1000 lieues d’un programme écolo car (c’est mon avis), tout est miné par un imaginaire de la vieille gauche industrialiste et productiviste, voire, Fabrice a raison, nationaliste car franco-centré (c’est moi qui l’ajoute).
    Ca fait bientôt 40 ans que j’entends ça, tu comprends que cela puisse être lassant quand en face on a une double catastrophe écologique en train de nous engloutir avec les 100 ou 1000 générations à venir (voire davantage…) ? Comme le signale bien Fabrice, on n’a plus 50 ou 100 ans pour agir.
    Par contre, chapeau bas à l’argumentaire technique de sortie du nucléaire que j’ai entendu ce soir là chez les mélenchonistes (surtout quand je sais que là où j’étais, au moins 50 % viennent de la CGT ou du PC …). Hélas, même la sortie du nucléaire du programme de Mélenchon est pour moi trop tardive car dans nos 58 réacteurs + La Hague, tout peut péter… dans une heure ou une minute !

  46. Voila ce qu’écrit Monsieur Yves Paccalet : « Emmanuel Macron l’emporte dans tous les autres secteurs du programme. Ni droite, ni gauche. De droite et de gauche. Centriste des lumières, mais pas des combines… » … « Emmanuel Macron voit plus loin que les autres candidats, mais il reste réaliste. Il entend faire entrer la France dans la mondialisation heureuse »… « Emmanuel Macron dégage une sorte de grâce lorsqu’il parle »…etc.…
    Mais quel âge a Monsieur Yves Paccalet et pour qui nous prend-il ? Dans quel confort vit-il ? Titrer un ouvrage « L’humanité disparaîtra, bon débarras » et aujourd’hui appeler à voter Macron donne à penser à la comtesse du Barry : « Encore un moment, Monsieur le bourreau, un petit moment. » ! En cela Il confirme bien ce qu’il a écrit par ailleurs « l’homme est un grand singe égoïste ».
    Sans y ajouter à l’évidence les hommes d’argent, Monsieur Yves Paccalet oubli ce propos de Georges Orwell : « les intellectuels sont portés au totalitarisme bien plus que les gens ordinaires », face au chaos, pour renverser la table, sans se rendre complice, il ne nous reste plus qu’une solution l’abstention.
    Et vraiment désolé de voir encore tous ceux qui ne sont pas encore convaincu que la farce électorale n’est devenue que « Démagocratie représentative » à tous ceux-là, ce propos relevé sur le blog « L’Exil des mots » : « Faire croire aux gens que par la seule puissance de leur bulletin de vote, ils vont changer la face du monde, que les banquiers vont venir docilement déposer aux pieds des vainqueurs de la consultation électorale leurs privilèges et leurs coffres-forts et qu’ainsi sera abattu un système inique, parfaitement rôdé, puissamment armé, doté d’une police à son entière discrétion, participe de l’escroquerie pure et simple. »

    1. Voter France Insoumise, ce n’est pas mettre un bulletin dans l’urne et attendre que ça se passe tout seul. Les insoumis devront se retrousser les manches et agir, car les forces de l’inertie (la consommation), les forces de l’argent (les riches et leurs servants) feront tout pour empêcher le changement, à partir du moment ou il apparaît possible. Elles le font toujours. Et elles utilisent les armes si besoin. La meilleure preuve que le vote peut servir ? Salador Allende.

  47. Honte à Yves Paccalet !… Il semblerait que tes supers potes, Nicolino ! Te déçoivent les uns après les autres. Il y a eu aussi José Bové avec sa position anti-loup de lobbyiste de l’agropastoramisme à la gomme !… Nicoloni ! Brûle ton agenda !!!

  48. Pour ceux qui seraient tentés par le vote Macron… et qui condamne notre abstentionnisme constructif, radical et définitif (pour 2017 en tout cas !) :
    http://www.liberation.fr/debats/2017/04/03/voter-macron-en-2017-pour-avoir-marine-le-pen-en-2022_1559772

    Fabrice vous a proposé à juste titre de voir au-delà de nos étroites frontières cocardières, cet article propose de voir un peu plus loin (à peine plus…) que 2017.
    C’est 2022 qui me terrorise… et les électeurs de 2017 en train de construire le désastre de 2022.
    2022, c’est demain … c’est aujourd’hui !

    1. Parler de naufrage politique pour qualifier la position d’Yves Paccalet me paraît excessif, je ne partage pas son choix, et les arguments bancals qu’il avance pour le justifier (en particulier la soi-disant ressemblance entre Emmanuel Macron et Boris Vian…) mais comme il n’est plus un homme politique, on ne peut tout de même pas dire qu’il se noie juste parce qu’il se fourvoie.

      Ce n’est pas que je lui pardonne ses prises de positions politiques désastreuses, mais je me dis que la peur grandit avec l’âge, et qu’elle est mauvaise conseillère. J’ai la conviction qu’il n’y a pas plus inutile et futile que le fameux « vote utile ».

      Je préfère de beaucoup la formule extra lucide d’un autre vieux monsieur, que j’aime pourtant beaucoup moins qu’Yves Paccalet, Jean d’Ormesson : « Macron, c’est le grand flou ! Entre l’électeur de droite et l’électeur de gauche qui votent pour Macron, l’un des deux, forcément, sera cocu, mais toute l’intelligence de Macron est de faire croire à l’un que ce sera l’autre et inversement. »

      Ce fameux dimanche d’avril, il est fort probable que j’aille faire mon « devoir de « citoyenne » en allant mettre un bulletin blanc dans l’urne, et c’est bien parce que des femmes se sont battues pour que je puisse le faire que je ferai ce geste minimum, car si j’étais du genre masculin, l’abstention serait aussi mon choix.

  49. « Se faire plus radical encore que la situation meme ne l’exige, c’est encore un piege dans lequel nous ne voulons pas tomber »

    Il y a un discours apocalyptique de tradition chretienne, « la fin du monde est pour dans une heure », qui ne mene plus a grand-chose (si elle a jamais mene quelquepart). De nombreux contributeurs de cette tradition sont extremement intelligents comme Rene Girard qui comme Martine fait remonter le probleme a l’origine du monde. La est probablement l’inspiration revolutionnaire intimement liee a l’occident: le monde tel qu’il est est corrompu a la base et il faut le changer, voire « en changer ». Cette vision est fort intelligente inutile de le nier. Mais on peut prendre le point de vue diametralement oppose qui me semble plus fertile et -pour reprendre la terminologie occidentale- plus « revolutionaire »: le monde est bon, il est en fait parfait, on serait bien incapables de faire mieux, il faut le sauver, pas le changer. Je vois deux directions ou porter son regard pour comprendre cela; l’une est la notion de patrimoine (naturel, architectural, culturel, etc) qui nous vient du passe, l’autre est la confiance en la vie (oserons-nous dire la croyance) qui pour moi est representee par les philosophes francais comme Deleuze, Derrida, Levinas (et meme Badiou) qui s’attachent a decrire le mouvement de la vie (on peut lire les textes de Derrida sur les animaux pour aprehender sa profonde spiritualite) et d’autre part tout ce qu’on designe par ce terme assez drole, « les alternatives », terme paradoxal car ces « alternatives », toutes sans exception, sont la pulsation meme de la vie, sont au coeur meme du courant principal, le reste ne sont que les scories deja abandonnees au fil de l’histoire.

  50. Bon, alors on en rajoute une couche, bien graaaasse, bien visqueuse, le poncif de la journée, qôa, beurk ! :

    Macron: « C’est l’éleveur qui pleure quand un animal meurt, pas les gens qui sont dans des associations »
    « Je n’ai jamais connu un éleveur qui était heureux avec des animaux malades. C’est comme l’idée qu’un employeur serait forcément quelqu’un qui adore licencier des gens. Si quelqu’un est malheureux lorsqu’il y a un problème de bien-être animal, c’est l’éleveur le premier (…) C’est lui pleure quand un animal meurt. Ce n’est pas les gens qui sont dans des associations ou dans des bureaux » a estimé le candidat à la présidentielle Emmanuel Macron, jeudi, devant la FNSEA.

    http://www.bfmtv.com/mediaplayer/video/macron-c-est-l-eleveur-qui-pleure-quand-un-animal-meurt-pas-les-gens-qui-sont-dans-des-associations-929399.html#

    Avec tout ce qui part dans les abattoirs, ils doivent chiâler en continu les éleveurs. Soyez sympas avec les éleveurs, bouffez plus d’viande, ils arrêteront de pleurer. CQFD. Quoi ? J’ai rien compris ? C’est pourtant logique non ?

    En tout cas, même Macron n’aura rien épargné à ce pauvre Yves …

    L’époque est au déboussolement, déboussolage, déboussolitude ma pôv’dame !

  51. Quand on n’aura pas voté pour le moins pire et qu’avec Le Pen redoubleront les ratonnades et autres exactions, il sera trop tard pour regretter…

    Marine Le Pen ne pourra pas gouverner mais quels dégâts s’ensuivront !

  52. Dans un courrier de Gérard Charollois, le président de la Convention Vie et Nature (pour lequel j´aurais mille fois voté), j´ai pu lire la lettre envoyée par Yves Paccalet à Fabrice Nicolino. Descendu en flammes par bon nombre d´intervenants ici-même, la cohorte habituelle des parangons de vertu qui braillent à l´unisson, Yves Paccalet explique sa décision. Chacun a le droit de ne pas l´approuver, d´être en désaccord total avec lui, d´être déçu et peut-être dégoûté, pourquoi pas, mais il a tout aussi le droit de s´expliquer. Gérard Charollois exprime son étonnement face au choix électoral d´Yves Paccalet, il analyse très justement ce qu´il pense être la raison de cette décision pour le moins surprenante, il l´explique calmement et avec une grande finesse. Pourtant, il ne condamne pas à la manière d´un tribunal d´inquisition, il ne fait pas passer l´homme à la broyeuse, il ne pousse pas de grands cris de vierge effarouchée, ses propos sont explicites, mais le ton demeure mesuré et cultivé. Ce qui n´est pas le cas de certains commentaires. Il faudrait plus de Gérard Charollois, et moins de ….. !!! Respect total pour ce grand monsieur, je ne le dirai jamais assez.

  53. Bonsoir Fabrice et à Tous !

    Mon étonnement et ma déception sont immenses !

    Le texte d’Yves Paccalet est d’un révoltant absolu. Comment un écologiste peut tenir de tels propos ? Même si la situation est véritablement préoccupante (vote Front National élevé qu’il faut tout de même ramener au nombre total d’électeurs potentiels – ce qui relativise tout de même la chose), ses propos sont à désespérer à mes yeux.

    Quelle est cette stratégie qui suppose de vaincre l’ennemi principal dès le premier tour alors qu’il est peu probable que cet ennemi soit élu à la majorité dès le premier tour ? Comment Monsieur Paccalet peut soutenir qu’il faut choisir plutôt qu’éliminer alors qu’il ne choisit pas (du moins d’après ce qu’il laisse entendre) puisqu’il vote contre celui qu’il veut éliminer ? Ne vaut-il pas mieux choisir (du moins au premier tour et même si le choix n’est pas idyllique) celui qui propose une avancée plutôt qu’un recul ? Ce genre de raisonnement tenu par Monsieur Paccalet est celui-là même qui nous a conduit à l’immobilisme (si ce n’est la fuite en avant) de ces décennies passées.

    Quant aux paroles des « meilleurs économistes », elles sont loin d’être une référence sur laquelle s’appuyer car la plupart d’entre eux soutiennent le discours dominant et l’ultra libéralisme (j’aimerai bien savoir de quels économistes il s’agit) et je m’en méfie comme de la peste…

    Puisqu’il n’y a pas d’homme providentiel en politique, pour quelle raison choisir Macron qui ne propose absolument rien du point de vue de l’écologie ? Un vote Hamon ou Mélenchon serait bien plus judicieux à ce sujet. Contrairement à ce que dit Monsieur Paccalet, non, les concurrents ne sont pas au même niveau quant à leurs propositions en matière d’écologie (ou d’environnement pour être plus juste).

    La France Insoumise propose tout de même quelques avancées non négligeables (que cela fasse plaisir ou non et au regard de ce qui est proposé en concurrence) :

    – Abandon du projet de construction de l’aéroport de Notre-Dame-Des-Landes (nombreux sont ceux qui luttent contre ce projet me semble-t’il)
    – Sortie du nucléaire et développement des énergies renouvelables
    – Changement de modèle agricole et transition vers l’agriculture biologique
    – Refus des CETA, TAFTA… et de la mondialisation encore plus débridée…

    Macron soutien, lui, la FNSEA et son monde productiviste, est favorable au CETA et ne prend aucun engagement qui risquerait de lui faire perdre des électeurs (Notre-Dame-des-Landes, nucléaire…)…

    Pas de combine Macron ? Ah ah, laissez-moi rire… En tout cas du vide et du cynisme sans aucun doute… Quant à la « protection des travailleurs », j’ai l’impression de nager en plein délire mystique ! Le « message de paix » ? Et quoi encore ? Macron est un faux tendre qui cache bien son caractère à qui se laisse duper par ses discours fleuves et insipides… Ah l’optimisme, c’est beau, il faut en faire usage dans ce monde déprimant et absolument sinistre mais est-ce suffisant pour transformer les choses en profondeur ? L’issue de secours Macron s’ouvre pour moi et à terme sur les portes de l’enfer…

    En définitive, je suis d’accord avec la bonne analyse de PL ainsi que celle de Sylvie Heyvaerts et quelques autres sur certains points.

    Quant à Steph, je ne suis pas vraiment d’accord lorsque vous dites qu’aujourd’hui nous pouvons exprimer nos opinions sans risque. Le drame de Sivens (Rémi Fraisse) et bien d’autres nous en prouvent le contraire…

    La France Insoumise propose (et c’est loin d’être négligeable) la prise en compte du vote blanc. Puisqu’il faudra bien renverser la table un jour ou l’autre, pourquoi ne pas dès à présent poser le pied qui va nous y aider ? L’abstention ne mènera jamais à rien comme nous pouvons le constater élection après élection et les électeurs du Front National, eux, ne s’abstiennent pas… Depuis quand voter et croire en l’avenir empêcherai une éventuelle révolution ? Les deux ne sont pas incompatibles, du moins à mes yeux. La prise de conscience est en train de s’amorcer et ce n’est pas le moment de baisser les bras car je viens de lire votre dernier et splendide livre Fabrice et nous savons tous ici « Ce qui compte vraiment » !

    Bien cordialement !

  54. à Ronron
    Melenchon adopte une posture réformatrice, un peu plus radicale que Hamon et le PS ce qui n’ est pas difficile, mais il se garde bien de dénoncer le système. Donc s’ il était élu il ne serait rien d’ autre qu une marionnette de ce système. Il n’ y a pas un exemple dans l histoire où une election ait changé quoi que ce soit. Ce qui ne signifie qu’ il est inutile qu’ elles existent et qu’ on ne puisse s’ en servir pour exprimer des idées. Le programme de Melenchon est à peine plus radical que celui de l union de la gauche en 1981 et vous savez qu’ en moins d’ un an après leur election ils prenaient des mesures d’austérité. Les exemples de trahison ou non respect des promesses abondent évidemment.

    Je rappelle que Mélenchon continue de se dire mitterrandien ….
    ex petainiste, bourreau de la guerre d’algérie etc …
    l’ histoire du Ps est née dans le sang des ouvriers et cela n’ a jamais cessé.

    Un petit quizz pour détendre l atmosphère : qui a voté les pleins pouvoirs à pétain en 40 ? Qui était ministre quand les derniers ouvriers ( mineurs ) francais ont été tués par l armée ?

    J ai écrit un post plus haut et je n ai pas eu un commentaire. Cela est significatif. La mouvance écologiste pense qu’on changera le système sans la lutte et la révolution et en particulier sans la lutte de classe et sans la classe ouvrière. Ce qu’ ils expriment sans le savoir est une position de classe, par le fait qu ils pensent qu ils n’ en font pas partie ( de la classe ouvrière ) ou ont des intérêts divergents. Comme une secrétaire ou un ingénieur pensent qu ils n’ ont pas les mêmes intérêts. Moi je suis chef d entreprise ( 10 personnes), je gagne très bien ma vie, mais j ai une critique du capitalisme et donc de mon activité économique absurde ( concurrence, marketing etc.. ).

    Et si veux transformer cette société je sais qu’ on ne le fera pas sans la lutte révolutionnaire des travailleurs. Mot qui irrite certains intervenants réguliers de ce blog, certains (e) même les considérant comme de la vermine.

    Moi je suis patron et je suis travailleur , je n’ ai fait que cela une grande partie de ma vie et sans compter mon temps. Mais je ne suis pas un capitaliste, je ne suis pas non plus ouvrier mais je suis solidaire de leurs intérêts.
    Car cette société on ne la changera pas de manière écologique sans supprimer l exploitation de classe et la misère qui ( que vous le vouliez ou non) touche encore une grande part de l’ humanité.

    à PP
    Pour pp , il y a encore trop de marxistes autour de mélenchon.
    Extraordinaire ! Je pense que tu devrais lire le manifeste du parti communiste, C’ est un petit livre, je l’ai lu au lycée à 18 ans, je n’avais pas tout compris mais j ai senti qu’ il y avait en quelque chose de puissant.
    Et je l’ai redécouvert plus tard. Je ne pense pas que tu aies lu Marx, sinon tu ne ferais pas de telles confusions et tu cesserais de nous ramener à Castoriadis illustre inconnu qui a fini sa vie comme psychanalyste ( je n’ ai rien contre ) alors que Marx a passé sa vie à construire des partis ouvriers révolutionnaires et un internationale. On ne peut pas comparer un géant avec un lilliputien.

    1. Vegaby, je suis etonne, lisant ce que vous ecrivez sur vos rapports avec vos employes, que vous croyiez malgre tout aux classes sociales. Je suis entrepreneur depuis quelques temps, et parmi ce que j’ai deja compris de cette nouvelle experience, c’est que les classes sociales n’existent pas. Je veux dire exactement ceci: A aucun moment, la notion de classe sociale ne m’aide a prendre une decision juste, rationelle ou pertinente dans mon travail d’entrepreneur. (Cela ne m’aidait pas en tant qu’architecte, mon role d’entrepreneur me confirme cela de maniere plus nette encore). Le business ne fonctionne que lorsqu’il y a un rapport de confiance entre les gens qui travaillent ensemble (et cela inclue les clients et les fournisseurs, pas seulement le petit cercle interieur de l’entreprise), et je n’arrive a etablir cette relation professionelle efficace que lorsque j’arrive a mettre de cote la notion de classe sociale, ou plus largement de « condition sociale ». Cela ne veut pas dire du tout « la democratie sur le chantier »! Au contraire, je suis plutot un dictateur sur mes chantiers. Mais je respecte les limites de la responsabilite de chacun, et c’est a cette condition que non seulement mon role a moi est respecte, mais surtout que chacun accepte ses responsabilites dans un travail qui nous depasse tous, qui n’appartient en exclusivite a aucune personne prise individuellement. Ce n’est pas « chacun fait un peu de tout », au contraire: Chacun sa specialite, et on n’interfere pas, on respecte. Ce qui me permet, nous permet, d’apprendre beaucoup les uns des autres. Et tout le monde en est bien conscient.

    2. Ah… Vegaby, tu en es donc là dans ta tentative d’échange avec moi ?
      Casto a fini psychanalyste ? Donc quoi ? Il n’était pas que psychanalyste bien entendu et ses écrits de philosophie politique ne les sont évidemment pas en tant que psy ! Où vas tu là ? Je ne comprends vraiment pas ce procès d’intention caractérisé : il faudrait « finir » comment (hormis psy) pour avoir ton écoute ? Incompréhensible que tu cherches à disqualifier une pensée par une profession… Le genre de chose qui m’attriste vraiment. (comme Paccalet et on allusion à Vian pour Macron…).
      Je ne reviens pas sur ta méconnaissance de ce grand penseur de Cornélius Castoriadis qui n’est en rien l' »illustre inconnu » auquel tu fais allusion (sinon qu’il est absolument certain que pour toi, à te lire, c’est en effet, hélas, un illustre inconnu… mais pour toi, pas pour nous tous !)
      Tu devrais réellement faire connaissance avec ce qu’il nomme « linstitution imaginaire de la société » pour bien comprendre pourquoi je dis et je le réaffirme que capitalisme et marxisme sont les deux revers de la même médaille : celle d’un imaginaire prométhéen conquérant et même guerrier qui achève aujourd’hui de détruire le monde sous nos yeux…

      Je veux aussi être honnête et détendre un peu l’atmosphère : saches qu’après une journée de travail particulièrement rude sur le plan humain, ton message ma réellement fait rire et vu le contexte, ce n’est pas rien et je suis sincère et pas ironique, vraiment. Merci au moins pour ça ! Pour le reste… vraiment rien à te dire sinon que les bras m’en tombent, quand même ! Relis donc ce que tu écris et réfléchis vraiment…

      Je termine quand même en disant haut et fort que pour moi, si l’écologie ne peut qu’être l’héritière du mouvement ouvrier dont je suis fier et que l’on se doit de prolonger (appelle cela « lutte des classes » si tu veux, quitte à te fourvoyer car aucune classe n’est spontanément écologistes, soi-en certain…), elle ne peut en aucun cas se montrer… marxiste !
      Et … je ne suis pas vraiment anti-marxiste, c’est en effet une pensée très puissante (bien d’accord, un outil d’une redoutable efficacité… mais complètement incomplet voir niant certains réalités) et parfois bien utile (en tant que grille d’analyse plutôt que rien… cette pensée a notamment inspirée quelques belles pages en sciences humaines) mais… c’est une pensée qui continue de séparer l’homme et l’humanité de la nature de manière suicidaire. On a largement atteint ses limites. Nous sommes en 2017 l’ami !

      Je tâcherai bientôt si j’en ai le temps de copier ici un texte de Casto (affreux psychanalyste, mais aussi, philosophe et économiste…) où il explique avec brio pourquoi il n’est plus marxiste… et je te remercie, si tu le souhaites (et seulement si, aucune tonalité injonctive de ma part !), d’y répondre avec des arguments, pas avec des procès d’intention sur le métier par lequel on termine sa vie… Je suis déçu, tu n’imagines pas ! Je ne voulais vexer personne en disant que le marxisme est dépassé, il faut simplement se donner les moyens de faire face à cet état de fait.
      Ceci pour aller vraiment vers du mieux, en aucun cas par plaisir de descendre les communistes ou Marx (immense penseur, nous sommes d’accord… mais de son époque et incomplet… ce qui n’est pas une tare !), ne soit pas vexé comme cela… Si le marxisme et le communisme apportaient la moindre solution réelle aux catastrophes actuelles, mais je foncerai tête baissée dans l’un et l’autre, avec un plaisir fou ! Il se trouve qu’en réfléchissant, en écoutant certains analyses, je suis persuadé que c’est se fourvoyer très gravement. Et… on n’a plus vraiment le temps d’essayer les fausses solutions en 2017 !

      Et puis, vois-tu, Vegaby, il se trouve que j’ai une chance inouïe : jeune, dès l’âge de 16 ans, j’ai été initié par un cercle d’amis plus âgés que moi à la grande qualité de la pensée de Casto. Et il se trouve que cette pensée me semble très bien décrire notre situation. Alors je le dis et j’essaye de le partager, car on a besoin d’intellectuels dignes de ce nom aujourd’hui dans l’Océan d’insignifiance qui est en train d’engloutir nos sociétés…
      Par pitié, réponds par des idées !

      Par contre, 100% d’accord avec toi quand tu écris :
      « Melenchon adopte une posture réformatrice, un peu plus radicale que Hamon et le PS ce qui n’ est pas difficile, mais il se garde bien de dénoncer le système. Donc s’ il était élu il ne serait rien d’ autre qu une marionnette de ce système. »

      J’en reviens à ce que je disais : le même imaginaire prométhéen et conquérant que celui de toute la vieille gauche incapable d’intégrer la vraie dimension du drame écologique actuel (dont elle porte aussi une très lourde part de responsabilité) … au point de se faire même moucher par … un pape et son encyclique ! (Laudato si) Pour le reste, pas de risque, l’Eglise reste bien le siège d’insupportables conservatismes puisqu’elle reste anti-féministe, homophobe, etc… comme la plupart des religions populaires hélas.
      Quand même : le Vatican en avance sur la gauche française en matière d’écologie … pour arrêter de me faire du mal, je préfère sincèrement en rire là aussi, que veux tu que je te dises ?

      Et ce que tu écris à juste titre de l’échec à venir de Mélenchon (même élu), c’est entre autre l’une des raisons de mon abstention pour ces élections de 2017.

  55. Au courant de la polémique Paccalet, un ami allemand a bien ri, l´histoire lui fait penser à un pugilat entre Gaulois dans le village d´Astérix. Et il n´a pas tort. C´est vrai que, lorsque comme lui on travaille pour Médecins sans Frontières, envoyé de par le monde, dans des endroits confronté à des tragédies effroyables, quand les guerres, les massacres, la destruction de milieux naturels dont sont chassés ceux qui y ont toujours vécu et qui se retrouvent ainsi sans rien, quand tout cela est votre quotidien, les élections en France, les minuscules candidats, les minuscules électeurs ou non-électeurs ne sont que roupie de sansonnet ! Relativiser n´est pas la panacée mais cela aide parfois.

    Hors-sujet,
    pour ceux qui s´intéressent à l´histoire des régimes totalitaires : je viens de découvrir (pas encore lu) l´ouvrage de Malcom Muggeridge, « Winter in Moscow ». Séduit par le communisme, Muggeridge part à Moscou en 1932 et y travaille pour le Manchester Guardian. Il reviendra vite de ses illusions, se rendra en Ukraine presque clandestinement, et enverra le premier des rapports sur l´effroyable famine qui y règne, quatre millions et demie d´Ukrainiens morts de faim, assassinés par le génocide soviétique. Je n´en avais jamais entendu parler. A ma grande honte.
    « Never forget that only dead fisch swim with the stream » (Malcom Muggeridge)

    1. La famine de Staline, nous en avons entendu parler tout de meme!

      Mais celle de Churchill? Oui, Churchill. Entre 6 et 7 millions de morts en Inde, la plupart au Bengale, entre le printemps 1943 et le printemps 1944. Periode durant laquelle la production fut superieure a celle de 1941, et durant laquelle la colonie Britannique a CONSTAMMENT EXPORTE du riz. Et quelques details sordides comme l’exploitation sexuelle de masse par les troupes britanniques des femmes contre de la nourriture (30,000 victimes a Calcutta seulement).

      (Churchill qui recommandait l’usage des gaz contre les Irakiens pour « repandre une terreur vivante »)

      La famine de 1943 fut la derniere des grandes famines coloniales britanniques, que Mike Davis appelle les « holocaustes de l’epoque victorienne tardive », qui firent 30 millions de morts.

      Staline et les bolcheviques ont bien essaye a leur tour, mais sont restes un peu a la traine des britanniques dans leur redoutable efficacite.

      1. Parfois on trouve dans un « grand media » un article qui a l’air de sortir d’un blog alternatif, militant ou conspirationniste:

        http://content.time.com/time/magazine/article/0,9171,2031992,00.html

        Ou comment le politicien Shashi Tharoor resume en quelques images percutantes (mais pas fausses) les recherches de Madhusree Mukerjee.

        Quelques excellents articles de Madhusree Mukerjee:
        https://ruralindiaonline.org/articles/the-barefoot-conservator-debal-deb/
        http://himalmag.com/imperial-roots-hunger/

  56. Ce n’est ni ma première, ni la dernière fois qu’un ami, un allié devient le pire ennemi des idées qu’il prétendait défendre. Ce genre de personne porte un nom. Ecoeurant et dangereux dans la mesure où leur nouveau maître les utilise à leur avantage.
    Fabrice, continue ta lutte, ne te résigne pas, exprime-toi toujours avec courage et lucidité. Le Monde, nous avons besoin d’hommes comme toi.

  57. pp

    Je reconnais ne pas avoir lu Castoriadis, donc je ne devrais sans doute pas en parler simplement. Et d’ailleurs le texte auquel tu fais référence
    m’ interesse.
    Mon appréciation à l’ emporte pièce était déductive, par rapport aux empreintes qu’ ont laissées marx et Casto dans l histoire en particulier sur le plan qui nous intéresse le changement de la société. Pardon si je t’ai blessé.

    Je suis autant attaché à l’ écologie que toi, je suis révolté et terrifié par ce que notre société détruit , pollue, gaspille.

    J essaie juste de comprendre les causes qui ne sont pas celles d’un homo sapiens perfide ou d’une humanité sadique comme je l’ ai lu plus haut, mais d’un système qui est le capitalisme au moins depuis quelques siècles . A partir de là, le marxisme comme outil d’analyse, comme stratégie est assez incontournable, le vrai marxisme, pas celui de la gauche dont tu fais référence, je pense que j ai toujours été clair sur cette gauche social-démocrate ou stalinienne que j exècre.

    En même temps je suis étonnamment très isolé dans cette pensée.

    Oui les marxistes révolutionnaires ( extrême gauche comme LO ) partagent des valeurs communes avec l idéologie dominante industrialiste, le développement technologique et la domination toujours plus grande de notre espèce sur la nature. Je pense que c’ est ce qui te fait dire, toi et d’autres que le marxisme et le capitalisme sont deux faces d’une même médaille. Cela est simplificateur ! Oui Marx considérait que le capitalisme au 18-19 eme siècle malgré ses horreurs et ses violences ( ruine de la paysannerie, prolétariat, travail des enfants, esclavagisme et colonialisme ) favorisait l’ industrialisation, la connaissance scientifique mais qu il fallait très vite en sortir pour aller vers le socialisme.

    Est ce qu’ une société socialiste et communiste aurait évité les destructions de la nature, j’ en suis convaincu. La plupart des destructions actuelles sont la conséquence d initiatives privés ( soutenues ou non par les états ) à la recherche de
    l appât du gain.

    Mais certes, Je suis convaincu qu’il faut l’ apport d’idées nouvelles fondamentales sur le respect du vivant, sur un statut de la nature et des animaux, idées qui ne sont pas présentes chez marx ni chez lenine et trotsky ( je ne parle évidemment pas des rejetons monstrueux staliniens et maoistes ).

    Et puis je pense que le programme d’une société internationale sans classes, sans propriété privée , sans armée et police ( état comme outil de coercition de classe ) une économie planifiée dans le but de satisfaire les besoins essentiels de l humanité reste une belle utopie plus que jamais d’actualité. I

    ll faut prendre en considération tous les êtres vivants dans un projet de libération de toutes les oppressions. Et j’ attends ardemment la retraite pour me consacrer entièrement à ce projet.
    Et défendre les oubliés parmi les oubliés , ces millions d’animaux chaque jour torturés et sacrifiés pour remplir des estomacs alors que ce n’est pas nécessaire.

    A propos sur Mélenchon, j ai vu hier soir sur facebook une compilation de ses discours sur la souffrance animale, le scandale de la surconsommation de viande, depuis ces 2 dernières années. C’ est remarquable et je crois une première parmi nos politiciens. Dont acte, à suivre c’ est bon à prendre.
    Quand je pense à nos misérables écolo de EEVL, ils n’ont même pas été capables de prendre le bon cheval…

  58. @Martine, je n’ai jamais eu l’impression de manquer le moins du monde de respect à Yves Paccalet. Il a choisi de prendre position et il assume. Il sait faire et c’est ce qu’il a absolument choisi de faire. Il assume bien entendu les critiques auxquelles ils s’attendait forcément car il pouvait aussi voter Macron et se taire. Je ne lui reproche rien, j’apprécie l’homme, je dis simplement qu’il s’est engagé dans un naufrage politique. Je n’ai pas peur pour lui, la politique, il connait, il a aussi choisi d’en faire. Beaucoup. C’est tout à son honneur d’assumer.
    Et tu as raison avec ton ami d’Outre-Rhin, tout ceci est bien picrocholien, du liliputien comme dit Vegaby, là nous sommes d’accord.
    Mais… idéologiquement, ça pèse quant même : assimiler Macron à l’écologie, ça ne tient pas deux secondes.
    Ainsi, jamais je ne serai d’accord avec sa décision, sans pour autant me sentir dans la « cohorte habituelle des parangons de vertu qui braillent à l´unisson » comme tu l’écris.
    Je crois que quand on choisi une telle position électorale (je n’ose même pas dire « politique » pour qualifier ces élections là… car la politique, c’est bien de cela qu’il nous faut, et de démocratie réelle aussi !), il faut accepter une diversité de réactions.
    Je suis sûr qu’Yves les comprend très bien et qu’il s’en doutait bien.
    Et pour Vian, que dire… rien j’ai dit ! 😉
    (d’ailleurs, loin de moi la prétention de disserter sur Boris Vian, je ne parle là que de commenter l’idée plus qu’étrange qui consiste à mettre en avant une éventuelle ressemblance physique entre Vian et Macron comme une sorte d’ultime argument… moi qui sait à peine quelle tête a Macron…).
    Bien des choses nous rassemblent Martine, j’en suis sûr alors acceptons cette petite divergence, il y a tant à faire tous ensemble ! (c’est même pour cela que Fabrice à mis en avant dans son blog le très étonnant « Laudato si » du locataire actuel du Vatican…)

  59. Laurent Fournier,
    non, voyez-vous, il y a encore des gens qui l´ignoraient ! J´en faisais partie !
    Mais finalement, quelques millions de victimes de plus ou de moins, quelle importance? Le stalinisme a été une monstruosité semblable au nazisme, le « règne » de Mao a provoqué la mort de millions de Chinois. Combien de victimes pour Pol Pot, 25 % de la population cambodgienne ? Et la Corée du Nord, où la folie se transmet de père en fils. Et Suharto, à la solde des USA, « a bastard, but one of our own bastards » ! Massacre au Timor Oriental, épuration des communistes. Castro, Amin Dada, Pinochet, les dictateurs argentins, l´horrible baderne espagnole, j´ai nommé le général Franco, Salazar, etc etc, etc. Le génocide arménien, le massacre des Hereros et des Namas par les Allemands, qui, prétendent les historiens, se seraient en quelque sorte « fait la main » pour ce qui se passera sous le Troisième Reich. Et combien de cadavres la France a-t-elle dans les placards de ses anciennes colonies ? La Grande-Bretagne, en effet, avec l´Inde, mais aussi avec l´Australie et sa politique brutale envers les Aborigènes. Maladies, massacres, séparation des enfants d´avec leurs parents. Quant aux Etats-Unis, après avoir éradiqué une grande partie des populations autochtones, ils sont devenus les maîtres dans l´art de la manipulation à distance, ce qui est tout aussi dégueulasse.
    Comme chacun le sait, la liste de ces exemples de régime sanguinaires, d´exactions commises à l´encontre de populations , d´ethnies, est loin d´être exhaustive.
    Je ne m´intéresse pas spécialement aux chiffres, ce que j´essaye de comprendre, c´est pourquoi un régime totalitaire se met en place et comment il fonctionne. Et je trouve que les régimes coloniaux en font partie, même si cette classification n´est pas tout à fait du goût des spécialistes ! Qu´ils provoquent la mort de 3000 ou de trois millions de personnes ne fait pour moi aucune différence. Et je fais un parallel avec le totalitarisme que l´homme exerce dans l´exploitation meurtrière de la nature (le mot est vague, je sais) avec la conséquence que l´on sait, son éradication pure et simple. Serions-nous « naturellement » totalitaires ?

    1. Martine, votre liste est longue, pourquoi pas, mais alors il faut ajouter Francois Hollande, qui a mange son chapeau lorsque Obama lui a annonce, quelques heures avant l’attaque prevue, que s’il voulait bombarder la Syrie il irait seul. Nicolas Sarkozy le boucher de la Libye. Laurent Fabius et ses jihadistes qui font du « bon boulot sur le terrain ». Barack Obama, ce sympathique animateur social chretien de gauche, avec de l’humour en plus, qui a ordonne plus d’assassinats par drones que tous ses predecesseurs reunis. Et puis quelques autres aussi.

      Je suis donc bien d’accord avec votre question: Sommes-nous totalitaires?

      Question qui remet en cause l’association d’idees totalitaire=massacres, democratie=paix. Il est facile de designer l’individu Churchill, comme par symmetrie avec l’habitude que nous avons prise de designer l’individu Hitler, ou Mao ou Staline, en oubliant que ces individus ont ete mis au pouvoir par un ecosysteme.

      Il ne s’agit pas d’innocenter Churchill, qui aux fonctionnaires inquiets qui l’informaient de la famine, alors que les campagnes et les rues de Calcutta et Madras, grands ports d’ou le riz etait exporte, etaient jonchees de cadavres emacies, repondait « Et Gandhi n’est toujours pas mort? »

      Mais il faut simplement reconnnaitre que Churchill etait le representant d’une democracie qui fonctionnait, en tout cas tout autant que celles que nous avons aujourd’hui.

      L’avertissement de Soljenitsyne est encore plus pertinent aujourd’hui: Meme lorsque le systeme tout entier ment, chacun conserve le pouvoir de refuser d’etre un instrument du mensonge.

  60. P.P,
    tout à fait d´accord.
    Macron et l´écologie, cela ne passe pas non plus pour moi, il n´en a jamais été question et comme toi j´en ai aussi fait part à Yves Paccalet. Macron, c´est le forum de Davos, l´Institut Montaigne, c´est Bilderberg, c´est l´ultra libéralisme, une constellation qui ne laisse aucune place à l´écologie. D´ailleurs, on a vu en Allemagne, avec Schröder, et puis Merkel, ce que cela a pu donner.
    Mais je suis d´avis que la désapprobation, la déception, les critiques même vives et aussi justifiées soient-elles doivent s´exprimer dans le respect de la personne.

  61. Bien !
    Beaucoup de blabla…
    Conclusion :
    – Avez -vous planté les légumes ? On est au printemps…
    – Sans infrastructures informatiques (énergivores…), un blog comme Planète Sans Visa avec ses billets (tous aussi intéressants les uns que les autres) et ses commentaires-débats, n’existerait pas…

    OK, il faut renverser la table…
    – Quand ? Pourquoi pas maintenant ? Pourquoi attend-on un hypothétique président faisant l’affaire ?
    – Comment ? Avec des outils de communication propres ? Lesquels ?
    – Qui le fait ? Où ?
    – Que fait-on concrètement pour qu’il y ait un sens ? Il ne s’agit pas effectivement de se prendre la table sur les pieds, car ça ne marchera pas…

    Alors ? Des idées pour y aller ?
    Car l’image de la table qui se renverse avec quelques dossiers et assiettes c’est bien joli, mais concrètement à l’échelle nationale, mondiale ?

  62. Comme vous le dites, il faut sortir de l’économie pour vraiment changer notre avenir.

    On le fera pas car nous sommes toutes et tous conformés au système de la société du travail capitaliste.

    Nous ne pouvons pas changer ce système sans que ce changement soit universellement porté. Il faudrait abolir le travail abstrait capitaliste, de la valeur, de la marchandise et de l’argent. Il faudrait aussi abolir l’ Etat-Nation, la citoyenneté, le droit qui sont les bases juridiques pour assurer l’exploitation par le système capitaliste.

    En ce qui concerne PACCALET, c’est un guignol comme beaucoup de supposés écologistes, et qui renie l’être humain.

    Ce genre de pitre mène sa barque pour son pus grand profit.

  63. RIP, j’ai le regret de vous annoncer que mon divorce d’avec vous aussi bien d’avec Paccalet est consommé.
    Je vous respecte certes tous deux infiniment en tant que naturalistes, chapeau bas à l’action que vous menez dans ce domaine, comme jadis Théodore Monod ou Alain Bougrain-Dubourg. Mais surtout ne vous mêlez pas de politique, avec tout le respect que je vous dois certainement, vous vous fourvoyez complétement tant en soutenant la sémillante « créature » de Hollande, Soros et Attali qu’en soutenant l’extrême-gauche productiviste ou un Hamon qui propose le versement d’un revenu universel sans contrepartie, ce qui est démagogique et insensé . Vous diabolisez tous les gens qui sont à « droite » de Macron alors qu’il y a beaucoup de gens intéressants parmi eux, en particulier les petits candidats qui dénonçent le NOM et se battent contre l’hydre eurocratique comme Asselineau, NDA et Cheminade sans parler -horresco referens- d’un Philippot qui à mon sens n’a rien d’un « fasciste » et n’a nullement « démérité » au niveau des « amalgames » et des « dérapages » (pour reprendre les termes de la novlangue médiatique officielle). Vous feriez mieux de vous battre contre le vrai « péril brun » d’aujourd’hui , incarné par un Elon Musk ou un Ray Kurzweil ou un Jules Ferry, qui veulent développer le transhumanisme et les manipulations génétiques au profit d’un homme amélioré ou cyborg, qui seront la race dominante car ils en auront les moyens, tandis que les pauvres seront les « chimpanzés du futur », cf. le site « pièces et main d’œuvre » , peu susceptible d’être d’extreme droite!cf. la « pub » écoeurante de l’Obs et de Rue89 en faveur de cette Weltanschauung à la « Soleil vert ».
    et puis m…e à la fin! moi je vous intime de faire un choix entre votre amour de la nature et celui de l’immigration de masse. Entre les deux ne vous en déplaise il faudra choisir. Vous avez vu dans quel état « ils » ont laissé la zone (protégée ) de Sangatte? un affreux dépotoir! c’est trop facile ce confort intellectuel de bisounours. Si vous refusez de choisir, c’est que vous cautionnez la venue de centaines de milliers de migrants (quelle que soit leur origine, je ne fait pas le distinguo), de millions qui aspirent au même mode de vie de gaspillage que le nôtre attiré par le mirage de notre société de consommation, comme en Allemagne, dans des pays à forte densité dont les espaces « naturels » sont dans l’état que vous savez, vous ne pouvez décemment vous parer du titre d' »écologistes ». Ces migrants, vous en être d’accord, on ne peut les laisser à la rue, il faudra les loger, -leur construire des logements décents, donc continuer à bétonner massivement et viabiliser des terres agricoles ou des espaces naturels, peut-être un jour eh oui nos belles forêts domaniales -et leur trouver des emplois (donc poursuite de la course folle à la croissance économique), tout ceci implique un modèle de société que tout écologiste conséquent ne peut que rejeter. Je vous admodeste donc, tant vous que que Paccalet : choisissez l’un ou l’autre, mais arrêtez de nous prendre pour des billes!

    1. Vu de Sirius,

      Je passe votre sanie pour rappeler – c’est au moins la centième fois – que les adversaires des hommes n’ont rien à faire ici. Quant au transhumanisme, je crois avoir été le premier dans la presse françaises à en dénoncer l’existence il y a au moins vingt ans. Je vous prends au mot : adieu.

      Fabrice Nicolino

  64. Merci Fabrice Nicolino, je lis souvent vos billets tout simplement parce qu’ils me font du bien. J’ai beaucoup apprécié Yves Paccalet et l’apprécie encore… malgré son choix et surtout ses arguments pour le justifier, c’est pourquoi je n’ose tenter d’analyser les mobiles profonds de ce choix !

    Quant à Macron, et là je radote, c’est un produit que l’on peut retrouver au cours de l’Histoire, le rapprochement le plus flagrant est avec Badinguet… mais à quoi bon persister à essayer de démontrer ce que fut Badinguet : Macron est de cette étoffe et s’il est élu, attendons dans 2 ou 3 ans ! Après tout l’article 16 de notre Constitution a été fait pour servir… au cas où ! Et M. Macron et son proche entourage n’hésiteront pas à le pousser dans sa mégalomanie soigneusement entretenue par, justement, cet entourage. En tout cas, souhaitons que, en effet, je radote !

  65. « Et M. Macron et son proche entourage n’hésiteront pas à le pousser… » Me suis emmêlé les pinceaux, navré ! « Et M. Macron n’hésitera pas et son propre entourage le poussera dans sa mégalomanie soigneusement entretenue par, justement, cet entourage. » C’est plus clair ! D’où la nécessité de se relire… pour repérer ses approximations et ses erreurs !

  66. @ tous : Mélenchon n’est pas écologiste. Bravo pour votre perspicacité.
    Cela étant il a fait du chemin, et aujourd’hui il fait le lien entre capitalisme et écologie/environnement. Il veut sortir du pétrole et du nucléaire. Attaquer les supers profits des banques. Et son programme est complet et son argumentaire solide.
    Je ne dis pas que c’est parfait, mais c’est déjà bien. Et ça a le mérite d’aller dans le sens de beaucoup de monde qui lit ce blog.
    Mélenchon veut favoriser une agriculture paysanne, taxer les produits façonnés dans des conditions environnementales et sociales déplorables.
    Et son discours explicatif a le mérite d’une certaine clarté, pédagogie qui vise à responsabiliser les citoyens.
    Personnellement s’il était élu et appliquait ne serait ce que 30% de son programme ça serait le moment de se saouler au vin naturel et de reprendre espoir.

    Objectivement que Mélenchon veuille installer des éoliennes et hydroliennes est une chose critiquable, pour le reste il faut être aveugle pour ne pas voir l’avancée que représente son programme. Rien qu’à l’appliquer ça serait déjà un défi.
    Quant à un candidat écologiste/décroissant, on peut toujours rêver mais aujourd’hui il n’y en a pas. Alors c’est radical et blanc ou abstention ou un compromis. Et dans ce sens Mélenchon, avec ses défauts, me semble être un compromis acceptable.

    1. Julien,

      Je vous donnerais raison sans état d’âme si nous avions 250 ans devant nous. Mais nous ne les avons pas. Et en effet, Mélenchon n’est pas un écologiste. Ce n’est pas encore une injure, mais pour moi en tout cas, c’est certain. Le seul fait que Mélenchon puisse déclarer le 22 octobre 2012 : « Le développement de la Chine est une chance pour l’humanité » démontre clairement qu’il n’a rien compris – ou voulu comprendre – aux racines de la crise écologique. Je ne vais pas plus loin, car j’estime l’avoir assez démontré au fil d’une bonne douzaines d’articles publiés ici, ou dans mon livre « Ce qui compte vraiment ». Bien à vous,même si vous faites partie de l’équipe de campagne de Mélenchon.

      Fabrice Nicolino

      1. Un rectificatif si vous permettez Fabrice. Le Julien des 2 messages : 8 avril 2017, 10h 10 et 5h 12, n’est pas celui du message du 9 avril 2017 4h 51 !! Même si le 1er Julien – que je suis – ne soit pas pas loin de partager la plupart des arguments développés (« sortir du pétrole et du nucléaire. Attaquer les supers profits des banques ») par le 2ème Julien, merci à vous et vos lecteurs de ne pas confondre.

        – Je ne fais partie d’aucune campagne pour l’un ou l’autre des candidats et voterai dès le 1er tour de la façon qui me semble la plus apte à faire le poids face aux guignols pathétiques et dangereux que sont Le Pen, Fillon, Macron ou Hamon ! Mais qui affirme que je suis « Mélenchoniste » puisque je ne suis pas le Julien n° 2 ? Quant au 2ème tour, où vraisemblablement resteront en lice Le Pen et Macron (ou Fillon-Le Pen), je voterai blanc ou plus probablement nul puisque le vote blanc n’est pas comptabilisé mais, voyez-vous, je voterai car j’ai trop entendu ma grand-mère, féministe dans l’âme, dire l’avancée égalitaire puis paritaire (mais y a encore du boulot) que représentait pour elle le vote des femmes enfin considérées comme « êtres humains à part entière ».

  67. Macron et Hamon sont des S…. Je ne vois pas d’autre terme. Ils veulent attaquer la Syrie. Quel courage! Quel a-propos! Ces deux individus sont les pires representants, dans cette election, de cette tradition europeenne, depuis les conquistadores jusqu’au Vietnam, que par principe un pays europeen en guerre contre un pays du tiers-monde n’abandonne jamais la partie avant de s’etre assure la fin de l’existence de ce pays en tant qu’entite politique organisee.

    Macron, Hamon: Vous etes les derniers representants d’une tradition morbide et vous me faites honte.

    Je suis Syrien.

  68. Dans cette interview mise en ligne par Hicham Hamza, Emmanuel Macron prononce des mots etonnament exacts et precis:

    Question: Est-ce que, si vous etes elu president de la republique, vous irez jusqu’a une reconnaissance de l’etat de Palestine?

    Macron: Je pense que sur ce sujet, on peut se faire plaisir, – j’entends certains qui en font un prealable a tout – ca ne sert a rien.

    Q: Pourquoi?

    Macron: Mais parceque, la cle c’est la reconnaissance des deux etats en realite sur le terrain, dans un equilibre politique et construction de la paix. Si aujourd’hui la France s’engageait de maniere unilaterale dans un processus de reconnaissance de la Palestine, on ajouterait en quelque sorte du desequilibre, et on creerait – en tout cas, on affaiblirait la capacite de la France a jouer un role dans la stabilite regionale et sur ce conflit.

    Les mots d’Emmanuel Macron sont etonnament precis. On peut certes debattre sur les interpretations subjectives que Macron associe aux mots « equilibre » ou « unilateral », mais il y a deux concepts qui vont au-dela de l’interpretation subjective et avec lesquels Macron touche des realites tres profondes, qu’il ne faut pas ignorer:

    1) Ca ne « sert » a rien.
    2) Ca affaiblirait la capacite de la France a jouer un role sur ce conflit

    En effet, les entreprises et banques francaises n’ont strictement rien a gagner a une reconnaissance de la Palestine, et le leadership politique de la France perdrait effectivement, par un tel geste, un levier, (une carotte et un baton), sur lequel il peut compter tant qu’il ne l’a pas utilise.

    Mais mettons-nous a la place d’un habitant de Gaza ou d’un territoire occupe, et regardons ces mots d’une autre perspective.

    Il est un fait indeniable que tout progres vers la paix ne sert strictement a rien pour les affaires de ceux qui profitent de la guerre, et qu’au contraire ils risquent d’y perdre beaucoup de pouvoir.

    Sachant que l’Europe Occidentale fut en guerre chaque annee entre 1945 et 2017 (si l’on appelle « guerre » un conflit arme) mais jamais sur son sol, nous sommes effectivement dans cette situation que Rudolf Steiner appelait des 1918 « une bourgeoisie mondiale politiquement organisee », et nous sommes bel et bien, en tant que membres de cette « bourgeoisie mondiale politiquement organisee », les profiteurs de la guerre, de toutes les guerres qui n’ont plus lieu chez nous.

    Ainsi donc, Emmanuel Macron confirme avec ses propres mots ce que nous avons appris de Gandhi et de bien d’autres: Que la paix ne « sert » a rien, strictement a rien, et que meme, elle detruit le pouvoir.

    Il est facile de voir que cela s’etend a la guerre contre la nature. Reconnaitre un statut juridique a une riviere non seulement ne « sert » a rien, mais affaiblit sa valeur monetaire.

    Une conclusion simple est que, non seulement par sa carriere de banquier mais meme par ses propres mots, Emmanuel Macron est le candidat de la guerre, de la guerre contre les hommes et contre la nature.

    Mais il faut se demander si les candidats qui se proposent d’etre les « candidats de la paix » mesurent la difficulte et l’enormite de la tache. Comme s’il suffisait de « ne pas faire la guerre », pour faire la paix. Comme s’il suffisait de dire « Salut, je m’en vais » pour quitter l’OTAN, comme s’il etait plus facile de « quitter l’OTAN » que de « quitter la mafia » (tout en restant vivant). Comme si « discuter des frontieres » n’etait pas le chemin le plus court vers de nouvelles guerres.

    Comme s’il suffisait de faire des lois et des decrets pour proteger la nature. Il est facile de la detruire par des lois et des decrets, tellement difficile de la proteger.

    Il faut mesurer l’enormite du courage et plus difficile encore, l’enormite du travail a accomplir, dont nous ignorons en fait l’ampleur, pour faire la paix avec les hommes, avec la nature et avec nous-memes.

    https://www.youtube.com/watch?v=xDtGKr53aZ4&feature=youtu.be

  69. @Julien n°1 : je ne vois pas en quoi ne pas voter serait insulter le droit de vote pour tous (tu parles des femmes notamment).
    Voter pour tous ces machos, matadors de haut lieu, ou pour cette maquerelle d’extrême droite, voilà une vraie insulte faite aux femmes…
    Je ne parle pas de la candidate LO qui possède un dictionnaire dans lequel le terme écologie est absent, totalement absent…
    9 hommes candidats sur 11, si ça ce n’est pas un coup de couteau dans le dos des femmes, c’est quoi ?
    S’abstenir pour ensuite revendiquer des droits réels pour les femmes, voilà mon programme ! Que celles-ci se révoltent massivement contre cette société patriarcale, phalocrate et machiste, aussi ! Nul besoin d’un bulletin d’abdication pour cela (de vote), voilà mon avis. Nous serons très nombreux j’espère à le traduire ainsi.

  70. ce blogue devient de + en + une plateforme de l’ultragauche totalitaire, tien à voir avec l’Ecologie, la vraie, vous êtes des imposteurs, des pastèques, vertes à l’extérieur, rouge à l’intérieur, avec les petites graines noires, les cadavres des centaines de millions de victimes de l’idéologie délètére qu’est le marxisme-léninisme dont vous êtes des nostalgiques.

    1. Vu de Sirius,

      Vous dites résolument n’importe quoi, et je croyais que vous aviez divorcé d’avec moi. Non ? Dès lors que vous – dans cotre précédent commentaire – prenez indirectement position pour Le Pen, je ne peux que vous dire : choisissez un autre lieu pour vos déversements. Je vois au passage que vous ne me lisez pas, car vous sauriez autrement ce que je pense des stalinismes. Et des fascismes. Je vous en prie, il y a tant d’autres lieux.

      Fabrice Nicolino

    2. Vu de Sirius, arretez de faire le persecute, si vous saviez comme je suis de droite! Certains candidats de « l’alt-right » francaise me sont sympathiques, meme si pas exactement de mon gout, et je voterais sans hesiter Lassale au 2eme tour pour faire barrage a Macron, si l’occasion se presentais! Sans guere d’espoir sur sa capacite a nous liberer de Bilderberg et de l’OTAN mais au moins, pour barrer la route a celui qui refuse benoitement d’admettre qu’il y a un probleme. Mais pas Marine, jamais.

  71. Vu de Sirius,
    vous évoquez plus haut l´Allemagne. Cela m´interpelle puisque j´y vis depuis près de quarante ans. Comme la France, l´Allemagne est de plus en plus malade de cette société et du mode de vie de ses citoyens. Les espaces naturels disparaissent, le procédé de bétonisation est engagé depuis longtemps. Je dirais, depuis la guerre et la reconstruction anarchique et bâclée du pays. Les réfugiés accueillis ici ne changeront pas la donne « écologique ». Ce ne sont pas eux qui demandent à devenir propriétaires d´une bicoque à deux balles dans un quartier pavillonnaire, là où il y a encore quelques années des grenouilles coassaient dans les étangs sous les frondaisons d´arbres centenaires. Ce ne sont pas eux non plus qui achètent de plus en plus de gros 4×4 pollueurs en diable et énergivores. Les réfugiés n´ont pas de voitures, ils circulent à pied ou à bicyclette et ne se pressent pas dans les gigantesques centres commerciaux qui partout défigurent les abords des villes . Ils font la queue devant les points de distribution de produits alimentaires et portent les vêtements qu´on leur a donnés. Leurs enfants travaillent d´arrache-pied à l´école, ils apprennent l´allemand très vite et beaucoup des dix quinze ans parmi eux souhaitent pouvoir rentrer un jour dans leur pays.
    D´après vous, ils ont laissé Sangatte dans un état déplorable ? Et vous, que feriez-vous si vous étiez obligé de vivre dans des conditions semblables ? Vous vous préoccuperiez de trier vos déchets ? De balayer ou de passer l´aspirateur dans votre cabane de plastique ? D´en astiquer les moindres recoins ? Non, Monsieur (ou Madame), quand on se bat pour survivre on n´a pas le temps de penser à autre chose, on n´en a pas les moyens. Allez, soyez honnête, vous les avez vus, vous, les bords d´autoroutes dans certains coins de notre belle France. Des dépotoirs, avec en moyenne une demi-tonne de déchets au kilomètre (chiffres de 2013) ! Et les détritus laissés par les chasseurs (tiens, au fait, je n´ai encore jamais rencontré de réfugiés parmi les chasseurs) ? Ou encore les décharges sauvages en pleine forêt ? Frigos entassés, gravats, tôle ondulée, pneus, etc !

    Arrêtez d´attiser la haine et la peur. Vos préoccupations « écologiques » ne sont qu´un prétexte pour faire passer votre message délétère. Vous le faites chez Yves Paccalet, et vous récidivez ici, avec toujours le même argumentaire fallacieux, le brun enveloppé dans un joli papier d´emballage vert. Certains de vos coréligionnaires choisissent de défendre la cause animale, du moins en paroles, et essayent ainsi, mais personne n´est dupe, de parer un discours nauséabond d´un semblant de noblesse ! Pauvres animaux et pauvre « écologie » ! Pauvre de nous !
    Je vous répète ce que j´ai écrit en réponse à votre commentaire dans l´espace Paccalet,
    la menace de grandes catastrophes pèse sur nous tous, et du jour au lendemain, nous pouvons être jetés sur les routes, essayant désespérément de sauver notre peau.

  72. Je crois que je regrette un peu d’avoir exprime ma ‘sympathie’ pour Lassalle. Rien de personnel, mais j’avais oublie que c’est le mec de ‘chasse peche nature et traditions’ que l’ours ‘fait chier’… Avoir l’accent du Bearn et un frere berger ne sont pas des garanties suffisantes de n’etre pas un idiot utile, idiot utile volontaire, comme lorsqu’il rend visite a Assad a la demande des services francais, pour ne pas bruler tous les vaisseaux au cas ou la paix reviendrait malgre les efforts persistants de nos legionnaires (nos ‘forces speciales’ a nous) qui encadrent Al Nusra.

  73. Assez de procès d’intention! je ne suis nullement électeur FN, mes références sont René Dumont, C Lévi-Strauss et l’écrivain américain Thoreau, surtout pas Hulot ou Lalonde de triste mémoire, en revanche je me sens proche d’un Pierre Rhabi par exemple , qui -curieusement- a fait l’objet récemment d’une attaque venant de l’ultragauche…je suis aussi adhérent de cette assoc, pas vraiment FN, c’est le moins qu’on puisse dire :
    https://www.demographie-responsable.org/
    Dommage qu’entre amis sincères de la Nature, de sensibilités diverses, on ne puisse échanger sans crier…

  74. Surtout pas Jean Lassalle ! Lassalle est un imposteur. C’est l’imposteur de l’IPHB. Pendant une vingtaine d’années, l’état a versé des millions d’euros à l’IPHB (l’Institut Patrimonial du Haut Béarn), dirigé pendant longtemps par Jean Lassalle. L’un des rôles de cet organisme local était de s’occuper de la sauvegarde de la population autochtone, relictuelle et historique, de l’ours brun. Il n’a strictement rien fait, a empoché les subsides de l’état, et cette population historique s’est éteinte avec l’abattage par un chasseur de la dernière femelle en 2004.
    A noter que la méthode de « roulage dans la farine » de l’IPHB est un cas d’école étudié maintenant dans les universités…

    C’est aussi l’imposteur des éleveurs béarnais dont il se réclame tant, et au nom desquels il a tué la souche autochtone de l’ours brun : il a été l’allié électoral du patron de la coopérative à l’origine de « l’affaire Spanghero » (les lasagnes au cheval roumain), ce dernier condamné aussi pour importation illégale de mouton britannique lors de la crise sanitaire.

    Bref, c’est un archétype d’hypocrisie et de malfaisance, alors que les journaleux de base sont en extase devant ce spécimen de la France rurale. Si spécimen de la France rurale il est, son plus proche parent c’est le Papet de « Manon des sources » : fourbe, manipulateur et méchant, sous une bonhomie apparente.

  75. Macron ressemble à Vian ? Même pas vrai, regardez son portrait en « une  » de son 4 page que chacun a reçu par le Poste : c’est mas fille que me l’a dit, il louche !
    Bon, je sais, c’est stupide. C’est fait exprès : je voterai volontiers contre un vrai candidat écolo qui louche… mais là, ce n’est pas le cas.
    Et bien entendu, je n’ai rien contre quiconque louche ! C’était juste pour faire un pendant à une autre stupidité selon laquelle Macron, c’est bon car il ressemblerait à Boris Vian.
    Pauvre de nous… Macron écolo, ça c’est vraiment louche !

  76. PL: merci de ces infos que j’ignorais.

    Lu ce matin, un resume techniquement assez precis du projet d’Emmanuel Macron:

    « Qu’Emmanuel Macron se sépare du régime des partis politiques comme mode de gouvernance du pays est une évidence. Pourtant, cette prise de distance, vis-à-vis des partis constitués, ne fait pas de lui un candidat anti-système, car le « système » qui se met en place n’est plus celui des partis, mais bien celui d’une gouvernance politique directe des États nationaux par les acteurs économiques dominants et les structures politiques internationales. »

    (Jean-Claude Paye dans le Reseau Voltaire)

  77. Je vais voter dimanche. Pire: je vais voter « utile ». Les experimentations politiques, militaires et sociales en cours en Afghanistan, en Irak, en Libye et en Syrie m’ont convaincu d’une chose: Il vaut infiniment mieux un etat meme corrompu, meme injuste, meme violent, que pas d’etat du tout. Vouloir la revolution comme veut P.P., mettre fin a l’etat, c’est comme se couper les mains parcequ’on est malhabile ou parcequ’on a commis un crime et qu’elles sont pleines de sang, ou se couper les jambes parcequ’on n’arrive plus a courir assez vite. C’est rendre les choses encore plus difficiles. C’est pire.

    Comme ecrivait Pierre Fournier dans Hara-Kiri Hebdo le 15 fevrier 1971,

    « Que faire ? La révolution. La vraie. Pas l’anticapitaliste, qui ne fait que déplacer les contradictions a l’intérieur du système technocrassique. L’antitechnocrassique. La radicale, la totale, l’irrécupérable et l’irréversible. Les rapports d’argent sont une forme des rapports de force. On supprime les rapports d’argent, il ne reste que les rapports de force. C’est pire. Il faut ruser. Il faut faire la révolution sans passer par la force, sans passer par la victoire (oh ! que ce sera pénible, ca !) la faire en douce, gentiment, avec le sourire, avec des fleurs, pour le plaisir – en restant sans cesse au-dessous du seuil de fascisation. Sinon, on y passera tous. »

    Cette revolution « en douce », « en restant sans cesse au-dessous du seuil de fascisation », elle a plus de chance de voir le jour si l’etat fonctionne encore a peu pres, que dans son absence totale.

  78. @Laurent, je suis désolé mais tu n’as rien compris : je ne veux ni la fin de l’Etat (la fin de l’Etat, ça veut dire une société responsable et, éventuellement, ça se décide démocratiquement !), ni la révolution (ce n’est pas moi qui demande la révolution, ce sont les lois de la physique, la thermodynamique et des faits écologiques !)… Ton analyse m’inquiète beaucoup…
    Je souhaite simplement contribuer à un immense mouvement de protestation qui, selon moi, passe par un boycott de ces élections, rien de plus, rien de moins.

  79. @Laurent, un dernier truc, la « révolution », violente, implacable et impossible à maîtriser, elle est en train d’éclater à l’échelle planétaire, elle est double et se nomme :

    1 – sortie de l’Holocène (12 000 ans de relative stabilité climatique que nous faisons voler en éclat) : la courbe des oscillations faisait à peu près ça de puis des milliers d’années : vvvvvvvv et là, on passe à 3 fois, 6 fois ça voire davantage avec un envol incroyable de la courbe : V

    2 – VIème crise d’extinction massive (et si brutale !) de la biodiversité, là encore, nous faisons voler en éclat des millions d’années d’évolution biologique et écologique…

    Reprend le livre de Fabrice, une température invivable le jour et insupportable la nuit, interdisant toute agriculture, dans une bande qui va du Maroc à l’Iran soit des centaines de millions d’habitants concernés, voilà l’une des perspectives « révolutionnaire » à laquelle nous sommes confrontés… et ce n’est qu’un minuscule exemple des conséquences de 1- et de 2-….

    Ce n’est pas moi qui veut la révolution, c’est plutôt que nous avons à y faire face et qu’elle s’annonce comme absolument redoutable il est temps d’en être bien conscients ! Ce ne sont pas que des mots et les vieilles solutions de 1971 sont très en deçà de ce qu’il serait nécessaire de faire ! Hélas !

  80. Voilà on y est ! « Voter utile » (et qu’est-ce que c’était voter utile ?), « boycotter » le vote auront servi à quoi ? Apparemment au résultat prévisible Macron/Le Pen !! L’extrême-droite ou le futur Badinguet (n’oublions pas l’article 16 de la Constitution qui servira peut-être) avec en prime Fernandel en femme à l’Elysée, agissant en sous-main, ravie d’avoir eu le nez de créer le petit homme d’un Etat moribond et d’une République dont le concept : liberté-égalité-fraternité est plus que jamais vide de tout sens… avec une Europe pieds et poings liés au fric ! Oui, la révolution c’est pas nous qui la ferons, elle se fait toute seule et on est béat !

    Ce que je souhaiterais « amis, amis, m’ gourer, m’ gourer « ! et dire que j’ai fait des enfants !

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