2/ Mais qu’est donc ce merveilleux Macron ?

Si vous ne le savez pas, je vous apprends que j’ai ferraillé contre certains, présentés comme écologistes, qui soutenaient sans hésitation le vote en faveur d’Emmanuel Macron. Contre Yves Paccalet et Corinne Lepage, notamment, auxquels j’aurais pu ajouter Matthieu Orphelin, ancien de la fondation Hulot, et très proche de ce dernier. Je laisse de côté, car ils sont par trop grotesques, des gens comme François de Rugy – lui aussi, comme Valls, avait signé la charte de la primaire socialiste avant de s’essuyer les fesses avec – ou Cohn-Bendit, désormais commentateur de matchs de foot et chroniqueur entre deux pubs chez Europe 1.

J’ai pu dire à certains, ces dernières semaines, que je préférerais me couper un bras que de voter Macron, et c’était faux. J’ai besoin de mes bras, surtout depuis le 7 janvier 2015, car mes jambes ne sont plus ce qu’elles étaient. C’était faux, mais c’était vrai, car je voulais surtout dire : jamais. Mais pourquoi, amis lecteurs ? Le psychodrame finalement comique du deuxième tour de la présidentielle a opposé deux personnages très détestables, mais également très différents.

Il va de soi, et qui me lit un peu le sait évidemment,  que je ne donnerai jamais ma voix à des crapules racistes. Je m’empresse de dire que je comprends aisément ceux qui, craignant – à tort, selon moi – une victoire de Le Pen, ont placé un bulletin Macron dans l’urne. Je les comprends, mais je ne les approuve aucunement. Ils en sont restés à des considérations nationales, estimant, cette fois à juste titre, qu’il est préférable de vivre dans un pays qui n’est pas dirigé par une clique comme celle-là.

Là-dessus, nous pourrions presque – presque – tomber d’accord. En effet, il est plus tranquille de vivre dans un pays où l’on n’expulse pas massivement les étrangers et où la bouille de madame Le Pen n’envahit pas les écrans. Seulement, la question posée n’est pas celle du confort moral, mental et quotidien d’une partie de la population. La question est : où va-t-on maintenant ? J’ai eu l’occasion d’écrire – encore dans mon dernier livre, Ce qui compte vraiment – sur les migrations humaines en cours. Des études concordantes indiquent qu’une bande de terre peuplée de 550 millions d’habitants, courant du Maroc à l’Iran, via l’Algérie, l’Égypte, Israël, la Palestine, l’Irak, la Syrie, l’Arabie saoudite, devient peu à peu inhabitable sur fond de dérèglement climatique. Les températures diurnes vont atteindre 50 degrés, celles nocturnes ne descendront plus sous les 30 degrés.

En clair, des dizaines de millions d’humains, peut-être des centaines de millions à terme, quitteront des territoires grillés par la chaleur. Regardez une carte, et dites-moi, je vous prie, où ils iront en priorité. Ce cataclysme désormais si proche – encore dix ans, encore trente ans ? – représente un danger abyssal pour les valeurs qui sont les nôtres, et ramènerait le Front National à bien peu de choses. Car de vous à moi, comment des peuples habitués à commander le monde – comme le nôtre, depuis le conseil de sécurité de l’ONU – réagiraient-il à des arrivées en masse ? Essayons d’être tous sincères, cela changera des mauvaises habitudes. De ce point de vue, le Front National de 2017 est hélas, hélas, hélas, bien peu de choses.

Le dérèglement climatique est la mère des batailles, car il porte en germe la dislocation de toutes les sociétés humaines, et la guerre de tous contre tous. Or n’est-il pas certain que l’aggravation continuelle de l’effet de serre est intrinsèquement lié à l’explosion du commerce mondial ? Et que cette explosion est fatalement soutenue par cette divine croissance que la plupart des pays sont décidés, comme naguère ce pauvre imbécile de Sarkozy, à aller chercher avec les dents ?

La croissance, c’est bien sûr de l’effet de serre concentré. La croissance de biens matériels, c’est inévitablement des émissions de gaz supplémentaires. Mon satané ordinateur en a produit, mais aussi la moindre chaussette si bon marché fabriquée au Vietnam par des gueux. Mais aussi le moindre ballon de foot cousu par des gosses dans un entrepôt sans lumière du Pakistan. Mais encore tout ce que vous portez, tout ce que vous possédez, tout ce que vous souhaitez posséder un jour. Et je parle de climat, mais je pourrais parler aussi de notre contribution nette, par nos importations, à la désagrégation de tant d’écosystèmes. Et d’ailleurs de l’appétit de tant de classes dites supérieures,  dans les pays du Sud, pour nos propres signes extérieurs de richesse : bagnoles, parfums, alcools, fringues, bijoux.

Tel est en trois mots le commerce mondial, largement dominé par la surpuissance des transnationales, qui n’ont plus à prouver leur amoralité. Celles du tabac, de l’amiante, des pesticides et de milliers de produits chimiques tous différents, ont amplement montré ce qu’étaient leurs buts, et leurs actions. Moi, je crois bien que c’est dans ce cadre, car c’est celui de la réalité, qu’il faut juger l’arrivée au pouvoir suprême d’Emmanuel Macron. Faut-il une fois de plus radoter ? Oui, visiblement.

Mais d’abord un petit détour par le rapport Rueff-Armand, bible des technocrates, publié en 1960. Il insiste beaucoup sur les « retards »  de l’agriculture, l’« archaïsme des structures parcellaires » et le manque de productivité de ce qu’on n’appelle déjà plus des fermes. Ce texte décisif et limpide « ne peut se dissimuler […] que le progrès des rendements tendra à accentuer la contraction des effectifs de main-d’œuvre ». Tout est dit en peu de mots. Il va falloir remembrer, c’est-à-dire augmenter les surfaces moyennes par la loi, et chasser de leurs terres les paysans « surnuméraires ». Le rapport Rueff-Armand n’est pas la seule cause du grand massacre des paysans et des campagnes, mais il leur servi de cadre explicatif. De justificatif auprès des puissants qui allaient dynamiter la civilisation paysanne. Tout devait disparaître, et tout a disparu avec : outre les mares et les tas de fumier dans la cour, outre les haies, les talus, le bocage, outre les abeilles, les grenouilles, les oiseaux, outre le nom des combes, des fossés, des champs, des bois, outre la lenteur et l’épaisseur du temps, la beauté d’un monde encore possible.

Si je parle de ce texte, c’est tout simplement parce qu’il a servi de repère, explicitement, à un autre rapport, connu sous le nom de Rapport Attali. À son arrivée en 2007, Sarkozy a aussitôt confié à son ami – de gauche, on s’en doute – le soin de réunir de toute urgence une « Commission pour la libération de la croissance française ». Pardi ! il fallait relancer la machine. Ces corniauds, qui de droite, qui de gauche, promettent depuis 1974 la fin du chômage de masse, et comme ils échouent à en pleurer, ils rêvassent de retrouver l’élan perdu de ces foutues 30 Glorieuses – une partie de notre vrai drame en vient -, quand la croissance atteignait 8% – en 1960 – ou encore 7,1 % en 1969.

Donc, une Commission de plus. J’en extrais les lignes directrices suivantes :

  • Préparer la jeunesse à l’économie du savoir et de la prise de risque ;
  • Participer pleinement à la croissance mondiale et devenir champion de la nouvelle croissance ;
  • Construire une société de plein-emploi ;
  • Instaurer une nouvelle gouvernance au service de la croissance.

Et j’y ajoute, pour faire bon poids, la fin du principe de précaution voulu par Chirac en 2005, pourtant si frêle garde-fou contre les délires « développementistes ». Parmi les 20 mesures-phares du rapport, pas une ne parle même de la crise écologique planétaire. Le dérèglement climatique n’est seulement pas évoqué. Ces gens sont irresponsables,  au point d’en devenir criminels.

Or, et j’y arrive enfin, qui est le rapporteur de ce funeste document, appelé à révolutionner la France au service de la croissance ? Emmanuel Macron, comme certains de vous le savent. Il était alors, à 29 ans, déjà l’ami d’Attali, et l’est resté. Ce qu’est Attali et ce que j’en pense, je l’ai écrit la dernière fois ici, après bien d’autres papiers. Ce type est profondément détestable. Il sera peut-être ministre.

Macron est un être radicalement petit. Je ne discute pas qu’il est doté de ce que certains appellent « l’intelligence logico-mathématique ». Il a fait des études, dont l’ENA. Apparemment fort bien. À ce stade, cela prouve que son cerveau fonctionne, ce qui est bien le moins lorsque vos deux parents sont médecins, dont l’un une sommité. Et puis ? Mais rien du tout ! On sait qu’il a été banquier d’affaires, ce qui prédispose assurément à considérer le sort des humiliés de ce monde. On se souvient, mais on ne se souviendra jamais assez de cette phrase prononcée en mai 2016 en face d’un gréviste : « Vous n’allez pas me faire peur avec votre tee-shirt. La meilleure façon de se payer un costard, c’est de travailler ». Travailler. Parler de travailler, quand cela veut dire pour lui lire des textes, recevoir, blablater, contresigner des ordres. Il a lu des livres, certes, mais surtout passé 99 % de son temps disponible en compagnie de gens riches, en bonne santé, échangeant de plaisants propos avant que de passer à table. Que sait-il du monde réel ? Une infime rumeur du sort de milliards d’êtres humains dont la vie est une plainte.

Ne parlons pas même de la France. Parlons une fois au moins du monde. Des paysans de partout, chassés de chez eux par le marché mondial et les satrapes locaux, qui finiront dans des bidonvilles sans eau ni chiottes. Des grands singes qui meurent, comme meurent les fabuleuses forêts de notre Terre. Des océans dont nous sommes sortis un jour, et auxquels nous rendons ce cadeau par l’empoisonnement et l’hécatombe. Des sols dont tout dépend, gorgés de toutes les bontés chimiques estampillés Monsanto ou Bayer, entreprises si performantes que Macron les porte au pinacle. Des éléphants, des Pygmées d’Afrique, des lions et des tigres, des Bochiman, des Yanomami, des îles Andaman, des habitants de Lagos, de Mexico, de Mumbai, des gosses d’Agbogbloshie brûlant le plastoc de nos vieux ordinateurs pour en retirer un fil de cuivre, de la puanteur, de la saleté, des maladies qui ne guériront jamais, des plaies aux jambes, au nez, aux yeux, aux mains qui ne se refermeront jamais. Il faudrait parler de ceux qui « soufflent vides les bouteilles que d’autres boiront pleines ». Macron se tait et se taira toujours, car il ne sait rien, mais le dit avec ce sourire kennédien qui plaît tant aux commentateurs et aux cuistres, si souvent les mêmes.

Voyez-vous, quelqu’un qui, en 2017, ne voit pas l’abîme qui vient, est à mes yeux irrécupérable. Et tel le cas de Macron, à ce point immergé dans l’idéologie de la machine, de la puissance matérielle, des droits de l’homme industriel à tout saloper, et pour tout dire du capitalisme débridé, qu’il ne rêve que d’une chose : encore plus. Encore plus loin, encore plus vite, toujours plus loin, toujours plus vite. Ne vous y trompez pas : son élection a son importance. Elle en aura dans le domaine clé de l’économie réelle, quand il s’agira de se partager les parts de marché comme on découpait jadis le territoire futur des colonies. Je vous le dis en toute certitude : Macron sera l’homme de la fuite en avant, car il l’est déjà.

Je ne doute pas qu’il offrira des colifichets à ceux des supposés écologistes qui lui auront fait suffisamment de lèche. Ici, un poste de député, là des strapontins au Conseil économique, social et environnemental (CESE), ailleurs quelque poste ou fromage républicains. Et les heureux récipiendaires iront comme de juste vanter le fort engagement « écologiste » de leur maître, avant de pourfendre les sectaires et fondamentalistes de mon espèce. Je ne les plains pas, je les vomis.

Moi, en ne votant pas pour ce sale type au second tour de la présidentielle, je savais ce que je faisais. Moi, je pensais au monde et à ses êtres. Moi,  je ne fantasmais pas un péril fasciste pour mieux cacher que je défends à mon profit un monde moribond, aussi dangereux que peuvent l’être certains blessés déchaînés. Moi, je suis un écologiste.

51 réflexions au sujet de « 2/ Mais qu’est donc ce merveilleux Macron ? »

  1. Hello Fabrice,

    Très beau texte vraiment ! je fais circuler parmi mes connaissances, merci de votre retour !

    Hervé

  2. Bien d’accord avec ce beau billet.

    Une remarque impertinente sur cette phrase (raccourcie) : « […] ceux qui […] ont placé un bulletin Macron dans l’urne […] en sont restés à des considérations nationales »

    Ou matrimoniales. C’est mon cas, car marié avec une étrangère.

    On vivra peut-être la fin de l’espèce humaine mais on la vivra au sein de notre histoire d’amour, c’est quand même plus sympa 😉

    Bonne continuation et bon rétablissement.

  3. Ceux qui nous « dirigent » pour la plupart savent très bien les pbs cités ici, mais c’est business as usual et en Europe, les choix des journaleux et hommes politiques se décident dans les réunions annuelles des comités de Bilderberg, pilotés par les USA.
    On tire un mec du chapeau bien aux ordres, il peut s’appeler Macron par exemple (bilderberg 2014), et ensuite on avance les pions des médias, et enfin, on en sort le premier ministre français (Bilderberg 2016).
    On brandit un épouvantail (Mélenchon le franc maçon qui aide le système en faisant croire qu’il est contre le système) ou l’extrême droite qui n’a rien à voir avec l’Allemagne des années 30 mais qui sert tjs à faire peur pour « bien voter ».

    Donc, on met ce qu’on veut là où il faut qu’ils soient et ensuite on peut continuer à s’amuser: construire, bétonner, privatiser, détruire et jouer à la bourse.
    Pendant ce temps, les médias prônent la bonne parole (un présentateur télé info ou jeux ou autres c’est 6000 à 120000 euros par mois).

    tout cela, c’est très très bien fait. Ca ressemble à de la démocratie mais c’est juste une dictature bien organisée. Tout le monde n’y voit que du feu, alors que font-ils? ils continuent de voter, comme des cons qu’ils sont…

    1. Stratégie fine, manipulation. Malheureusement le peuple en fait les frais.
      et peu de « gens »se réveille.
      Et au réveil, que peut mettre en œuvre le pot de terre contre le pot de fer ??

  4. Merci ! vous avez, tous, tout juste ! Et on a eu beau le dire, on a beau le dire, on aura beau le redire, le gueuler même personne ne veut entendre !! Y a-t-il un espoir ? Les législatives pourront-elles en apporter une once ? Bof !

  5. Merci Fabrice, d’accord à 100% et très important aujourd’hui de parler de criminels : ce gouvernement sera un gouvernement criminel et nous devons le combattre de toutes nos forces jusqu’à ce qu’il plie !
    Ils ont passé les deux tours à piétiner l’écologie, le climat et l’effondrement des écosystèmes… soit les fondements de la vie.

  6. Je n´attends pas grand chose des pétitions mais je fais suivre celle-là.
    Très bon intitulé :
    « Pour un autre choix qu´entre la peste et la torera » !
    https://www.cyberacteurs.org/cyberactions/pourunautrechoixquentrelapesteetlat-1437.html
    Signez et faites suivre, cette candidature est une honte !
    Macron ne sait-il pas qu´au moins sept Français sur dix se déclarent être opposés à la corrida et demandent son abolition ?
    Encore une raison de plus de me réjouir de ne pas avoir voté au second tour.

  7. Cher Fabrice,

    Pour la Commission Attali, vous avez oublié une perle.
    A la veille du plus grand krach financier en Occident depuis 1929, et alors que la France est le seul pays européen qui compte quatre banques systémiques (une banque systémique : une banque dont la chute peut entraîner une crise grave pour l’économie d’un pays), la commission Attali voulait développer encore plus le secteur financier.

    Qques extraits du rapport (page 93 et suivantes) :
    Texte intégral :
    http://www.ladocumentationfrancaise.fr/var/storage/rapports-publics/084000041.pdf

    Rapport de la Commission pour la libération de la croissance française
    Sous la présidence de Jacques Attali

    « OBJECTIF Faire de Paris une place financière majeure »

    « De fait, l’attractivité de la place financière de Paris pâtit de plus en plus d’un environnement fiscal dissuasif. Si la suppression de l’impôt sur les opérations de bourse a permis d’améliorer la situation, les entreprises du secteur sont toujours soumises à la taxe sur les salaires, à hauteur d’environ 2 Md € par an (corrélativement, les opérations de banque et d’assurance sont exclues du champ de la TVA). » (…)

    En clair : baisser les charges et impôts des banques pour accélérer leur croissance

    « Harmoniser les réglementations financières et boursières avec celles applicables au Royaume-Uni pour ne pas handicaper les acteurs français par rapport à leurs concurrents internationaux européens. »

    En clair : faire de la place financière de Paris un haut lieu du blanchiment de l’argent de la drogue, du trafic d’êtres humains, de l’argent volé par des dirigeants corrompus ds les pays en voie de développement etc à l’image de la City à Londres.

    « Modifier la composition des associations, des commissions et des collèges de régulateurs, pour que les champions de la finance, toutes classes d’actifs confondues, puissent s’exprimer et influencer la position du Haut Comité de place. »

    En clair : laisser les banques rédiger les textes qui vont réglementer leur activité. C’est bien commode, hein ?

    Et plus généralement, pour la politique économique de Macron, je serais très étonné qu’elle atteigne ses résultats. Macron risque de se plier aux exigences de l’Allemagne (« Ubérisation » du marché du travail, casse sociale etc.) sans rien obtenir en retour.
    Voir par exemple interview de l’économiste Ohana sur l’excellent blog de Coralie Delaume (vidéo d’une dizaine de minutes) :
    http://l-arene-nue.blogspot.fr/2017/05/pourquoi-macron-risque-dechouer-en.html?utm_source=feedburner&utm_medium=email&utm_campaign=Feed:+LarneNue+(L%27ar%C3%A8ne+nue)

    En plus en restant ds le cadre néo-libéral de l’Union Européenne + zone euro, je ne vois vraiment pas comment il peut réussir. Le néo-libéralisme est appliqué depuis une trentaine d’années, il serait temps de s’apercevoir que ça ne fonctionne pas en Occident (à qques exceptions près) même en ne prenant en compte que ses objectifs affichés (croissance, plein emploi etc.) et sans tenir compte du problème numéro un, le risque d’effondrement écologique.

    Bien à vous,
    Louis

  8. Salut Fabrice

    Toi qui n’a pas voté contre le FN, tu n’étais pas inquiet. Tu n’avais pas peur du « péril fasciste » parce que tu savais que moi – et tant d’autres qui n’aiment pas non plus ce « sale type de Macron » -, nous empêcherions le FN d’arriver au pouvoir. Grâce à nous, tu n’avais pas peur.

    Alors pour paraphraser ta conclusion : Moi, en votant pour ce sale type au second tour de la présidentielle, je savais aussi ce que je faisais. Moi aussi, je pensais au monde et à ses êtres. Je ne fantasmais pas sur un péril fasciste, je l’empêchais juste d’exister. Et moi aussi je suis un écologiste.

    Je préfère lutter contre Macron au pouvoir que contre Marine Le Pen. Et quelque chose me dit que toi aussi.

    1. Stef,

      Pardon, mille pardons, mais tu n’es pas dans ma tête. Et au passage, tu confirmes l’une de mes intuitions, exprimées dans mon texte. L’essentiel du vote Macron-anti Le Pen était une affaire personnelle, au mieux nationale, qui n’a jamais considéré une seconde le reste du monde. Pour être sincère, j’aurais préféré que tu cherches à répondre aux questions posées, sans revenir une fois de plus à ton antienne. Je te redis avec amitié, mais force : nous ne sommes pas d’accord.

      Fabrice Nicolino

    2. Merci Stef, c’est exactement ce que je voulais ,moi aussi ,dire à Fabrice.
      Je suis complètement d’accord avec ton billet, sauf avec cette fin que je trouve si injuste.Imagine un instant qu’on ait tous fait comme toi ..On serait dans une merde noire .Regarde l’ambiance aux USA, avec ce pauvre dingue aux commandes, on aurait pas eu mieux, on aurait eu l’enfer.
      Aujourd’hui, on a Hulot à l’écologie, ce qui donne de l’espoir, n’est-ce pas ?
      Tu l’apprécies il me semble.C’est un homme intègre.Et je pense qu’il se battra vraiment .A nous de l’accompagner.

  9. La formule est bien trouvee: « Qu’est » Macron, pas « Qui est ». Sans vouloir insulter monsieur Macron, c’est bien une chose et pas une personne qui l’a propulse au pouvoir, et c’est bien cette chose au service laquelle il s’est mis en echange de pouvoir peronel, et c’est cette chose qui tente maintenant de maximiser sans retenue la victoire electorale, oubliant soudainement l’unanimite extraordinaire des media et de monsieur Macron lui-meme a demander aux Francais a « voter Macron pour faire barrage au retour du fascisme », pour faire maintenant comme si ces Francais avaient vote pour Macron et pas contre le fascisme.

    Nous nous sommes bien faits avoir, puisque nous avons Macron et Macron nous apporte le fascisme.

    Lisez ou relisez l’interview de Macron dans Challenges.fr. Les Francais sont des chevaux « qui se cabrent ». Il leur faut un president « Jupiterien », qui fait de la « pedagogie ». Dans cette interview-fleuve et obsequieuse, absence totale de programme politique, de vision pour la France, les Francais sont une clientele a capturer et il leur faut un produit adapte a leur demande, et Macron ne parle que de lui, explique en quoi il est un bon produit. Il s’est transforme lui-meme en « chose ». Conception apparemment retrograde de la politique, mais apparemment seulement, car si les aristocrates et leaders militaires de l’ancien temps cultivaient leur autorite comme on cultive sa propre personalite, ils n’etaient pas elus, ils n’acqueraient le pouvoir qu’a l’issue de luttes feroces, souvent a mort, entre eux, et au sens le plus litteral du terme. C’etait une pedagogie qu’ils s’appliquaient a eux-memes, et ils en payaient le prix fort. Mais le projet de Macron, qui veut reconstituer le « president jupiterien » tout en se faisant elire, est la contradiction meme du fascisme, qui est une tentative, un reve de retour a un passe qu’on idealise et qu’on romantise, mais mettant en oeuvre tout l’arsenal de la technique moderne.

    Il est tres interesssant de lire l’interview de Manuel Valls dans le JDD. L’experience de l’humiliation est probablement pour les politiques ce que le vin est aux personnes ordinaires: Un basculement dans le langage de la verite (On a vu d’autres exemples). Manuel Valls confirme, dans des termes qui sont les siens, exactement ce que Macron disait dans son interview et que bien peu de personnes ont voulu lire (sauf peut-etre Hicham Hamza ici: https://www.facebook.com/panhamza/photos/a.259863080821062.1073741827.258337060973664/839999322807432/?type=3&theater )

    Nous avons laisse une « gestuelle », un corps, s’emparer des cles de l’elysee. L’abstention, seule reponse digne, a fait un score honorable mais ca ne pouvait pas empecher cette chose qu’est « Macron » de prendre le pouvoir. Trop de choses, trop d’interets, trop de pouvoir etaient en jeu.

  10. Ok… l’eau se raréfie. Logique. Le vin après la messe dite ? idem. Le mur pêche, lui, face au terrible impact qu’il va subir. Vive l’avis.
    P S : les fautes sont volontaires afin d’éviter toute coïncidence avec des erreurs.
    🙁

  11. Texte vibrant, où je me retrouve pleinement. J’ai l’impression d’avoir hérité du pire des quinquennats de Sarkozy et Hollande ! J’entends partout des « attendons de voir » ou des « laissons-lui sa chance », abondamment relayés par les curés médiatiques et les dévots du marché.
    Mais bon sang, il n’y a pas à attendre, tout était écrit. On n’est pas dans le cas de Hollande qui nous a fait du progressiste en promettant des choses qu’il n’a jamais même envisagé de faire. Là, on a un homme qui a promis de saigner notre pays, nos valeurs, sous les applaudissements béats des chantres du « changement parce qu’il est plus jeune ».
    Qu’allons-nous faire si la propagande lui donne une majorité ? Les gens apprendront-ils enfin à lire, à se soucier de leur monde autrement qu’une fois tous les 5 ans ?
    Moi aussi je reste écologiste, et donc je continuerai de combattre ce monde, représenté par la « république de ceux qui se gavent » !

    φ

  12. Merci Fabrice pour ce texte extrêmement fort et réaliste dans lequel je me retrouve totalement .
    Mais comment faire pour vivre sans être désespéré de cette situation qui semble sans issue et souffrir en permanence de voir que la majorité des gens continuent à vivre comme si tout allait bien , comment faites vous ?
    L’avenir de nos enfants et petits enfants est compromis (le mot est faible sans doute ) , le nouveau premier ministre a voté contre la loi de transition énergétique et contre la loi sur la biodiversité , il se fout de l’avenir de ses enfants où il n’a rien compris ?
    Merci pour vos textes qui permettent de voir que nous ne sommes pas seuls à lutter .

    1. Chère Nathalie,

      Mais moi, j’aime la vie, je n’y peux rien. Je vous écris devant une fenêtre ouvert sur des arbres, en pleine ville. Il fait chaud, trois insectes volants passent d’une fleur à une autre, trop loin pour que je puisse les identifier. Un oiseau chante, même. Il faut aimer, vivre et résister, ce qui est tout un.

      Passez une bonne journée, sans trop penser aux monstres qui hantent nos esprits si souvent.

      Fabrice Nicolino

      1. Merci , moi aussi j’aime la vie et je me ressource en admirant la nature dans mon petit jardin et dans la forêt , je plante des fleurs mellifères pour les abeilles , je mets des nids pour abeilles sauvages , je fais du compost , etc…
        Et cela m’aide c’est vrai . Mais c’est difficile de supporter cette destruction de la nature.

      2. « Vivre, aimer et résister… », quel programme magnifique. Merci Fabrice.

        Nathalie Peters,
        je vous comprends si bien. J´ai parfois du mal à ne pas céder au désespoir, surtout quand je vois tous ces humains obnubilés par le multi tasking de leur quotidien. Des humains qui ne voient ni n´entendent autre chose que leur vacarme intérieur, et qui, comme vous l´écrivez, « continuent à vivre comme si tout allait bien » et participent de par leur ignorance et leur indifférence à la destruction de la planète.
        Mais j´essaye de moissonner les joies simples, les plaisirs et les découvertes à côté desquels passe la plupart de mes contemporains sourds et aveugles, et cela réussit assez bien (pas toujours, c´est vrai). Cela tient peut-être un peu de la méthode Coué, mais tant pis.
        Votre commentaire m´a touchée, je vous envoie mes amitiés.

        1. Merci Martine , pour votre réponse , cela me fait du bien de voir que d’autres pensent comme moi , d’autant plus que je ne trouve pas toujours d’écho dans mon entourage .

        2. Bonjour Martine,
          moi aussi je me sens souvent submergée par la laideur,l’injustice , la violence d’un monde exploité, malmené. Mais on ne peut pas vivre qu’en se morfondant dans le désespoir. Il y a quand même des choses qui bougent, des gens qui réagissent : cela ne fait peut-être pas la une des journaux (presque tous dépendants de gros groupes), mais petits à petits des résistances se mettent en place, des personnes s’interrogent, agissent, dans leur quartier, village, ville. Naissent des espaces d’échange, de réparation ou recyclage d’objets, de permaculture urbaine, d’accueil de migrants,de réfugiés, des paniers-bio, une autre place à la nature en ville. Et bien d’autres initiatives citoyennes. Mais les changements prennent du temps, les mentalités ne changent pas si vite. Mais de faire un bloc compact et cataloguer les citoyens d’emblée selon leur degré de compréhension, je trouve cela dégradant. Bien sûr ils ont toujours existé ceux qui s’enrichissent sur le dos des plus faibles, ou les indifférents, les opportunistes etc. mais gardons en tête la possibilité de changer de l’humain,d’inverser la donne, de se réveiller et se révolter surtout devant le spectacle d’un monde absurde qui va dans le mur face à l’obligation de la sacre-sainte croissance.

  13. Macron – En marche…En marche – Macron…etc. Le matraquage incessant que l’on subit en ce moment est parfaitement écoeurant. La propagande pour les législatives tourne à plein régime. Pire qu’à l’époque du tremplin pour le premier tour.

    J’aime bien le « Giscard sorti du congélateur », c’est bien trouvé :-).

    Quand on repense aussi à l’épouvantail FN, agité pour les présidentielles (d’ailleurs, un des 1er départements où ce parti est arrivé en tête est …. l’Aisne), où c’était le centre de gravité unique : il fallait se positionner par rapport à ce déchet. C’était lui qui fixait les thèmes à traiter. C’est affreux, mais on a l’impression d’une histoire écrite d’avance, inexorable, une machine infernale. Je ne suis pas du tout complotiste, mais cette mécanique médiatico-politique est trop bien huilée pour être limpide.
    Quand un des soutiens de Macron la ramène en soulignant qu’il est soutenu par 60% des français, ceux « qui ont fait barrage » doivent vraiment avoir le sentiment de s’être fait rouler dans la farine, une fois de plus. Rien que ça absout totalement les abstentionnistes du 2eme tour dont j’étais. Il faut voir ce que Mélenchon a pris dans la gueule à cause de ça, c’en était indécent. Ces grands médias me font vraiment vomir. D’autant qu’ils se sont appliqués à ne quasiment jamais mettre les problèmes écologiques sur la table.

    Autre chose : on peut mesurer l’avancement en déliquescence de nos sociétés par le fait que l’argent et le travail ne sont pas, ou plus ce qu’ils devraient être, des moyens, mais sont devenus des buts en soi. « La société du travail » (ce qui ne veut pas dire qu’il n’en faut pas non plus) que prônait Valls – Macron est dans la même ligne – est le symptôme d’une décadence bien avancée d’un vieux monde. Les paléolithiques, s’ils pouvaient nous observer, nous prendraient certainement pour des malades, des dingues.

  14. Je passe ce commentaire parce que je connais son auteur, mais j’y ajoute un mot très important, car je ne le referai pas. On ne peut diffuser la prose d’un homme sans le situer (en l’occurrence, j’ignore tout de ce Valentin Martin), et d’autant qu’il attaque Macron d’une manière que je récuse. Laissons de côté le dossier Ricoeur, en vous précisant que les amis de ce dernier ont réagi au dossier cité, celui de Sens public, ici : http://www.fondsricoeur.fr/fr/pages/inventaire-des-archives.html).

    Laissons de côté, et revenons à Macron. Le fait qu’il ait suivi les cours de Ricoeur il y a disons vingt ans, et compte tenu de ce que professait alors le vieil homme, n’a vraiment aucun rapport. Ricoeur, quoi qu’il ait écrit en 1939 ou 1941 – et pour l’heure, aucune infamie ne peut lui être reprochée – était alors très fréquentable. Chercher querelle à Macron sur ce sujet n’a pour moi aucun sens. C’est dit.

    Fabrice Nicolino

    En 2015, Emmanuel Macron déclarait à la presse « avoir été rééduqué sur le plan intellectuel par le philosophe Paul Ricoeur ».

    Qui était donc ce mentor ?

    Dans sa jeunesse, Paul Ricoeur fut un des doctrinaires oubliés de l’idéologie pétainiste. Il se fit par la suite le continuateur en France et à l’étranger de l’oeuvre conceptuelle de philosophes nazis. Plusieurs de ses articles soigneusement cachés mais récemment retrouvés vont dans ce sens. (http://www.sens-public.org/article537.html)

    Au début 1939, Ricoeur écrit un article dans Terre Nouvelle où il évoque la « pureté du discours d’Hitler ». Cela faisait référence au discours du 30 janvier 1939 devant le Reichstag où le Fuhrer exhortait à « l’annihilation de la race juive en Europe ». Ricoeur y fustigeait les « valeurs impures de la démocratie » et « la dureté de la France pour l’Allemagne désarmée ».

    En 1939, Ricoeur comprend « qu’il se tournera vers la philosophie allemande ». Il est alors sélectionné pour la participation à l’université d’été de Munich de l’été 1939.

    Fait prisonnier dans un oflag en 1941, il rédige cette même année plusieurs textes de propagande qui seront repris dans la revue pétainiste L’unité française : « Propagande et culture », « La jeunesse et le sens du service social », « Le Risque ».

    Il débute alors sa thèse de philosophie sur la « Volonté » en se nourrissant de la lecture d’Etre et Temps du philosophe Martin Heidegger, membre éminent du parti nazi

    A la fin de cette année 1941, sont créés les Cercles Pétain qui sont des universités internes aux Oflag visant à promouvoir l’idéologie pétainiste auprès des prisonniers. Ricoeur devient « l’un des plus brillants conférenciers » du Cercle Pétain.

    Après 1945, en tentant de minimiser cette « passade pétainiste », il poursuivit sa carrière internationale de philosophe en développant en France la philosophie irrationaliste de « l’herméneutique », centrée sur les thèses de Heidegger et de Gadamer.

    Heidegger fut un des idéologues majeurs du régime nazi.

    Gadamer fut également un conférencier du Troisième Reich. En mai 1941, à l’Institut allemand de Paris alors occupée, il prononça une conférence sur « Le peuple et l’histoire dans la pensée de Herder » où il justifiait la défaite des Lumières françaises face au nationalisme allemand.

    Cette philosophie a eu une influence réelle sur Emmanuel Macron, car non seulement il s’en revendique – « Aux côtés de Ricoeur j’ai appris le siècle précédent et appris à penser l’Histoire » écrit-il dans son dernier ouvrage -, mais en plus il en a conservé les concepts. Ainsi des mots d’ « herméneutique » et de « récit » dont il abreuve les auditeurs de France Culture par exemple.

    A chacun ses lectures et ses amitiés.

    Mais voir aujourd’hui un candidat à la présidence de la France se faire le porte-drapeau de la cause anti-fasciste, alors même qu’il affiche avoir eu pour mentor un doctrinaire pétainiste, relève de la mascarade.

    Valentin Martin

  15. La BRI, La Banque Mondiale et le FMI sont en train de piller le monde, de mettre l’humanité sous le joug de la dette.

    La France s’endette de 2665 euros de plus chaque seconde.!

    La Banque des règlements internationaux (BRI, Bank for International Settlements en anglais ou BIS) a été créée en 1930.

    C’est la plus ancienne organisation financière internationale. Elle est une organisation internationale créé sous la forme juridique d’une société anonyme, dont les actionnaires sont des banques centrales1.
    Elle est située à Bâle en Suisse, et se définit comme étant la « banque des banques centrales » dans son Rapport annuel2 bien qu’elle soit souvent surnommée la « banque centrale des banques centrales »3.

    https://de.wikipedia.org/wiki/Bank_f%C3%BCr_Internationalen_Zahlungsausgleich

    Représentants allemands dans les organes directeurs de la BRI

    Hjalmar Schacht ; Banker, président de la Reichsbank (jusqu’en Février 193, le Conseil d’administration

    Kurt Freiherr von Schröder , banquier et partenaire de Cologne Bankhaus JH Stein , un contributeur majeur à Hitler NSDAP

    Paul Reusch , directeur industriel et directeur général de longue date de Gutehoffnungshütte

    Hermann Schmitz , directeur général de 1935-1945 IG Farben et principalement responsable du financement et la construction du camp de concentration de Monowitz

    Walther Funk , ministre du Reich de l’ Economie (de Février 193 et président de la Reichsbank ( à partir de Janvier 1939)

    Emil Puhl , directeurs adjoints de la BRI, vice – président de la Reichsbank , « le plus important banquier d’Etat d’Hitler et de l’ acheteur de la monnaie » pendant la Seconde Guerre mondiale [4] [23] [25]

    Wilhelm Vocke , banquier et expert financier, 1919-1939 Membre du Conseil d’ administration de la Reichsbank

    Ernst Hülse, co-fondateur de la BRI, président du Département bancaire de la BRI, directeur de la Reichsbank

    Ex: Hjalmar Schacht (prononcez Yalmar Charte1), né à Tinglev (aujourd’hui au Danemark) le 22 janvier 1877 et mort à Munich le 3 juin 1970, est un financier allemand, créateur du Rentenmark (1923), président de la Reichsbank (1924-1930 et 1933-1939) et ministre de l’Économie du Troisième Reich (1934-1937).

    Ministre des finances et conseiller particulier d’Adolf Hitler depuis son accession au pouvoir jusqu’en 1943, promoteur de la politique économique mercantiliste de redressement de l’Allemagne à partir de 1933, il fut inculpé, puis acquitté par le Tribunal de Nuremberg.

    Représentants internationaux dans les organes de la BRI

    Leon Fraser , 1933-1935 Président du Conseil d’ administration et président de la BRI, président de Rockefeller City First National Bank of New York (New Banking BIS), 1941-1943 classe A directeur de la Fed de New York [27]

    Montagu Norman , gouverneur de la Banque d’Angleterre , avec Hjalmar Schacht membre de la Bourse anglo-allemande

    Otto Ernst Niemeyer , 1933-1964 Membre du Conseil de BIS, 1937-1940 Président du Conseil de la BRI, en date du Avril 1938 la présidence de la Banque d’Angleterre

    Thomas McKittrick , Président de la BRI 1940-1948, Rockefeller -Vertrauter, membre du Conseil des relations étrangères
    Depuis 1945 [ Modifier | Modification du code ]

    A vous de fouiller pour en savoir plus!

  16. La trilogie qui devrait être lue, débattue et commentée comme programme obligatoire au lycée entre la seconde et la terminale :

    – “1984” de George Orwell.
    – “Le Meilleur des mondes” d’Aldous Huxley.
    – “Un bonheur insoutenable” d’Ira Levin.

    Notre monde est maintenant rendu au point de conjonction exact de ces trois dystopies….

    1. Il y a aussi le livre d’Etienne de la Boétie :
      « Le discours de la servitude volontaire » , écrit par un jeune de leur age.

      « Soyez donc résolus à ne plus servir et vous serez libres. »
      « La première raison de la servitude volontaire, c’est l’habitude. »
      « Les tyrans ne sont grands que parce que nous sommes à genoux. »

      http://www.fichesdelecture.com/auteurs/etienne-de-la-boetie

  17. « En politique, rien n’arrive par hasard. Chaque fois qu’un événement survient, on peut être certain qu’il avait été prévu pour se dérouler ainsi. »

    Franklin Roosevelt

    Un dernier petit mot,

    Ne tombez pas dans le piège!

    Diviser pour mieux régner est une des ruses des plus subtile qui soit.

    Bien a vous,

    1. Thierry,

      Pas de malentendu. Il y a, chez Charlie, des opinions divergentes. Et les miennes ne sont pas majoritaires. Mais le journal a toujours passé mes textes sans problème, et je ne sais pas si celui-ci aurait fait exception. En l’occurrence, je n’ai rien demandé, et donc, nul ne sait. Bien à toi,

      Fabrice Nicolino

  18. Encore bien dit
    Encore cinq ans pour rien alors que c’était vraiment le moment de changer de cape direction le respect du vivant, suis pas optimiste pour la suite

  19. Une chose est certaine, cet Edouard Philippe est un homme à combattre, de toutes nos forces :
    http://www.lemonde.fr/planete/article/2017/05/16/edouard-philippe-un-chef-de-gouvernement-pas-tres-vert_5128693_3244.html

    J’ai vraiment l’impression que le grand dégivrage des congélateurs du giscardisme est « en marche »… et notre pays… « en marche arrière » ! Je revois des images de ce pitoyable « Hibernatus » avec le pénible (avis perso) Louis de Funès… C’est une nouvelle mode ? Des radiations cosmiques plus nocives que d’habitude ont ravagé la matière grise présente dans certains cerveaux ? Non ? Mais c’est quoi alors ? Ahhhh! Le « Ma-cro-nisme » ! D’acord… enfin, non, euh… qu’il dégage ! Mais très vite !

    Il y a l’article de Reporterre indiqué ci-dessus par Martine, il y a ça aussi :

    http://www.liberation.fr/debats/2017/05/16/la-corrida-a-l-honneur-a-l-assemblee-la-republique-en-marche-arriere_1569995

    J’ai vraiment l’impression de vivre dans un monde parallèle… Rassurez moi, je suis seul ou vous aussi ?

    Et puis pour bien enfoncer le clou, avant l’arrivée sous les pyamides du jeune givré décongelé, la vieille France poussiéreuse et moisie de Royal a laissé trainer ça pour couronner son départ :
    https://www.fne.asso.fr/communiques/hydro%C3%A9lectricit%C3%A9-pour-l%E2%80%99environnement-l%E2%80%99appel-d%E2%80%99offre-est-un-%C3%A9chec
    Chez nous, ça signifie, entre autre, que la coupure entre deux secteurs de la rivière la plus importante du département pourrait rester béante… donc les populations de poissons migrateurs sont fichues à moyen terme… et à court terme pour certaines en grand danger… et les poissons ne sont que les « espèces-parapluies » de tout l’écosystème des rivières !
    Pendant ce temps, en Nouvelle Zélande, des rivières obtiennent des droits…
    Mais c’est loin d’ici n’est-ce pas ?
    A quand une barbouzerie des services secrets néo-zélandais sur nos installations hydrauliques anti-nature ?

    QUE GRONDE LA REVOLTE PARTOUT ! ECOLOGISTES, REVEILLEZ VOUS ! REVEILLEZ VOUS !

  20. – Edouard Philippe, LR, 1er ministre
    – Bruno Lemaire, LR, ministre de l’économie…
    + tout le reste (les transfuges d’Areva, de l’industrie du pétrole…)
    La messe est dite… avec les obsessions économico-financières de Macron, la messe est dite… comment Hulot (à qui je souhaite pour nous tous de réussir) pourra-t-il obtenir quoi que ce soit de correct ? Pire qu’une quadrature du cercle… et ils commencent déjà à nous parler d’un « Grenelle de l’alimentation » (comme ils me fatiguent avec ce mot « Grenelle » à deux balles… en 68, les accords de Grenelle, c’était la mise au pas du mouvement ouvrier et étudiant, c’est une terme de capitulation !).

    Dpnc, ils vont essayer de faire illusion jusqu’aux législatives grace au vide sidéral, avec ce nouveau concept anti-démocratique : ne dévoilons rien de trop précis sur notre programme avant d’être élus via une campagne d’ultra com’ passe partout vive l’arnaque (genre « 2 français sur 3 soutiennent désormais le programme de Macron.. »…) et les décisions graves, celles qui font mal et servent l’oligarchie, on les applique ensuite (avec les ordonnances ? Et/ou le 49-3 ?)

    Va falloir beaucoup de vigilance les amis..

  21. Bonjour à tous,

    Fabrice, je me rappelle que dans l’un de tes billets, il y a longtemps, tu écrivais estimer Nicolas Hulot.

    Du coup, que penses-tu de sa nomination en tant que ministre de l’écologie ? Ça semble être une bonne entourloupe. Pourtant, le personnage a souvent évoqué sa volonté d’indépendance. Tu penses qu’il y serait allé sans garanties ?

    J’ai du mal à comprendre comment il pourrait faire quelque chose sous la tutelle d’une âme damnée d’Areva.

  22. Sur cette question d’apparence grammaticale, l’usage du « quoi » a propos du « Merveilleux Macron » et pas du « qui », il va apparaitre de plus en plus clairement a tout le monde que cette chose que les Francais ont laisse s’emparer du pouvoir c’estl’OTAN et Bilderberg, ce n’est pas une personne. Le jeune (et pas si brillant d’ailleurs les seuls qui le trouvent competent ce sont Attali Rotschild et ce genre de pitres et d’escrocs) Emmanuel avait-il vraiment le choix de son premier ministre, etait-il reellement en mesure de choisir la personne de son choix? Quel choix etrange quand meme! Un petit politicien de province ni connu pour ses idees ni connu pour ses actions, mais trainant deja malgre son jeune age une reputation d’homme de main pret a toutes les compromissions, est-ce que vraiment il n’y avait pas d’autre talent disponible en France, personne qui, quelles que soient ses idees, aie au moins un peu de personalite, un peu d’envergure?

    Je crois que Macron n’a pas eu le choix. Il a choisi le seul jeune malleable qui soit aussi, comme lui, membre de Bilderberg.

    A partir de maintenant, je considere tout media ou journaliste qui feint d’ignorer la puissance de l’organisation qui mit Macron et Philippe au pouvoir, qui ne nous parle que de la personne de Macron de ses gouts de sa femme et de ses choix litteraires, comme un complice, un repandeur de fausses nouvelles.

  23. Je crois que l’époque est telle… que je vous trouve très optimiste en ce qui concerne Hulot et Notre-Dame des landes : avec les pauvres clowns intéressés qui viennent de gagner leur strapontin de ministre arraché avec les dents (jusqu’aux législatives…), tout est possible… Oui, tant que nous ne bougeons pas davantage, le « There is no alternative » a de l’avenir devant lui…
    N’oubliez pas : contre toute attente, Fillon est resté candidat JUSQU’AU BOUT !

  24. P.P
    un strapontin de ministre « arraché avec les dents… » ?
    C´est leur faire trop d´honneur 🙂
    Je crois plutôt que ce sont les ronds-de-jambes adroits et persistants, les courbettes à s´en flanquer le lumbago du siècle, les coups de langue bien placés sur les bottes cirées du chef, qui déterminent la part du gâteau. Il faut avoir une âme de laquais servile pour faire carrière dans ce métier.
    Je regrette profondément que Nicolas Hulot se compromette avec la domesticité du prince. Moi aussi je suis déçue.

  25. P.P.
    Il s’agissait d’une boutade. Je n’ai jamais pensé et ne pense toujours pas que Hulot obtiendra l’annulation de ce projet, à moins que, comme l’écrit Fabrice, cette mesure serve à faire passer tout le reste.

    1. René,

      Je ne dispose d’aucune info d’insider, mais je suis prêt à parier que Hulot a déjà dealé avec Macron l’abandon de Notre-Dame-des-Landes. Dans le cas contraire, les deux seraient de sacrés imbéciles.

      Fabrice Nicolino

  26. Le 23 avril 2017, les français ont curieusement choisi l’autodestruction. En plaçant les deux guignols au 2e tour, ils ont fait ce que la propagande ininterrompue leur a dicté de faire.
    Le Pen, c’est la destruction en surface : la guerre de tous contre tous pour cause de différence d’apparence, de culture, etc.
    L’autre Cron, c’est la destruction en profondeur; la guerre de tous contre tous pour cause de compétition, de guerre économique. Son non-programme, qui a commencé bien avant lui, mais auquel il va donner une force inédite (un achèvement, espère-il sans doute), c’est la démolition des liens sociaux, culturels, juridiques qui font que la France reste encore différente du mouvement de soumission généralisée au libéralisme (à la religion de l’économie othodoxe), ou qui font que la révolution a été française en 1789. Le sarkouillisme mélangé à du Pépère au carré. D’ailleurs, « en marche » ne signifie-t-il pas : faire de la France une marche, c’est à dire une région tampon et périphérique, soumise à un empire central ? Le macronisme, outre la recette annoncée faite de brutalité intrinsèque (les ordonnances, « aller vite », etc.), sera le temps de l’amplification de la dictature des multinationales, des ultra-riches, de la soumission économique ou mentale aux États-Unis, et donc de la destruction de tout. Cette crapule promeut une nouvelle forme de fascisme : celui du fric.
    Je pense que l’élu sera bien plus dangereux que la battue.
    Sauf si la machine s’enraye.

    En 3e position, les français ont encore choisi une autodestruction de secours : trouFion.
    Ce n’est qu’à la 4e place qu’ils ont mis un programme qui avait quelque chance d’enrayer la destruction généralisée. On peut bien sûr critiquer Mélenchon et « L’avenir en commun », mais le programme de la France Insoumise n’est pas tombé du ciel; il a été élaboré par de nombreux volontaires, et n’est pas un trompe l’œil.

  27. J’ajoute une petite chose : je trouve que depuis l’élection de fifils-Pépère, les médias sont en transe, ou sont devenus hystériques; la même impression que quand on n’entendait ou ne voyait que Sarkouÿ partout tout le temps entre 2002 et 2007. Sentez-vous une telle chose ?

  28. Je ressens ça aussi et ça m’emplit de colère et de pitié aussi (déontologie zéro, journalistes au c.. du pouvoir, etc…).Les médias adorent aller dans ce qui semble pour eux être le sens du vent, même s’il est chargé de miasmes… ils se croient représentatifs de l’opinion… alors que – à méditer- Macron est le président de la Vème qui commence sa mandature avec le moins d’opinions favorable ! Ca en dit long sur le mensonges ubuesque est irresponsable du « 2 français sur 3 adhèrent aux idées de Macron » entendus au lendemain du 1er tour !!!!
    La chute n’en sera que plus douloureuse, et là, ils font le lit des dérives à la Trump/FN, etc…

  29. « peut-être des centaines de millions à terme, quit­te­ront des terri­toires grillés par la chaleur »

    D’où vient cette affirmation ? L’urgence climatique tente de justifier l’invasion de la France par les « migrants. Or cette invasion n’a rien de climatique, elle est constitué :
    1) pour une petite partie de victimes de la France (des civils bombardés par l’armée française entr’autres, à coup de bombes GPS, sous prétexte de lutter contre les méchants terroristes, alors qu’il s’agit en fait d’une épuration sélective, les coordonnées GPS des cibles étant requise avant le bombardement).
    2) d’enfants soldats fabriqués en Afrique selon les méthodes de la légion étrangère (les enfants des familles massacrées quotidiennement en Afrique par nos armées occidentales et leurs complices locaux).

    Mais, pour les scientifiques non payés par les tenanciers du monde, il n’y a pas de réchauffement climatique !
    L’éclairement solaire diminue en ce moment, et l’activité solaire est en déclin (ce qui est mesuré par les satellites en dehors de l’atmosphère).
    Il n’y a donc pas matière à un réchauffement climatique global si aucune intervention humaine n’y apporte sa contribution (pollutions, épandages aériens pour diverses raison à l’échelle globale).
    La théorie des GES n’est pas davantage scientifique, car le pire gaz à effet de serre est l’eau ! faut-il détruire toute l’eau de la planète ???
    La théorie du réchauffement par la consommation d’énergie ne l’est pas davantage crédible (la production annuelle EDF est de 550 TWh, c’est moins que la chaleur d’une seule heure de soleil sur toute la France, soit 640 TW en comptant 1000W/m2).

    Bref, quel est l’intérêt d’appuyer la théorie des migrations climatiques de Thomas Barnett ?

    1. ppm00,

      J’ai passé votre lettre absurde de négation de la crise climatique parce qu’elle est une pièce d’information de premier choix, à y bien regarder. Je suis la question climatique, de fort près, depuis…1990, et j’estime savoir de quoi je parle. Cela ne rend pas mon propos indiscutable, mais cela commande d’utiliser face à moi des arguments, et non du galimatias. Puis, quand on entend à ce point jouer le Grand Rebelle, eh bien, on ne signe pas d’un pseudonyme. On assume, sous son nom.

      Fabrice Nicolino

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