Mélenchon et tous les autres (seconde partie)

Je vais essayer de ne pas vous faire peur avec des grands et gros mots, mais ce sera difficile, je préfère vous le dire de suite. Cet article se lit idéalement à la suite de celui qui le précède, Mais qu’est donc ce fier monsieur Mélenchon ? Voyez-vous, amis lecteurs, lecteurs non-amis, je dois nous rappeler que la pensée humaine est – aussi – une vaste histoire.

Je viens de lire un livre fort intéressant, bien qu’un peu bancroche à mon goût dans sa construction, qui me sert de point de départ. Dans La société écologique et ses ennemis (La Découverte, 744 pages, 27 euros – mais quel vilain titre ! -, Serge Audier traque pour nous, avec prudence mais constance, les penseurs plus ou moins proches de l’écologie qui ont jalonné l’histoire de ce qu’on nommait jadis le mouvement ouvrier. Ce mouvement qui, né avec l’industrialisation et la prolétarisation des ouvriers, artisans et plus tard paysans, a donné naissance à toutes les gauches. Marx, la social-démocratie, le stalinisme, l’essentiel du mouvement syndical.

Le rendez-vous historique de 1864

Cette histoire était-elle écrite d’avance ? Était-elle fatale ? Bien entendu, non. Un courant dominant l’a emporté, celui que les anarchistes de la Première internationale appelèrent, avec une géniale prescience le « courant autoritaire ». Cette Première internationale, fondée en 1864, explosera entre ceux qui soutenaient le Russe Bakounine – les anarchistes anti-autoritaires – et ceux qui défendaient l’Allemand Marx. La querelle deviendra scission en 1872. Mais retenez : tout le monde n’était pas d’accord avec les idées de Marx, et certains des plus clairvoyants redoutaient une soumission croissante à l’autorité et à la hiérarchie. Cette évolution non plus n’était pas inévitable, mais elle s’est produite.

Et bien avant ce que les staliniens et tant d’autres, hélas, nommeraient le soi-disant « socialisme scientifique », de merveilleux penseurs avaient délicatement déployé leur ailes de géants. Comme le mal-aimé Charles Fourier, qui imaginait, outre les phalanstères remis au goût du jour après 68, la si belle Île d’Harmonie, couverte de forêts et de fleurs, enchantée du matin au soir par le chant de milliers d’oiseaux. Certains de ses contemporains, sans être aussi socialistes que lui, méritent au moins mention, comme la divine George Sand, subtile amoureuse du monde. Tenez, ces quatre vers À Aurore : « La nature est tout ce qu’on voit,/Tout ce qu’on veut, tout ce qu’on aime./Tout ce qu’on sait, tout ce qu’on croit,/Tout ce que l’on sent en soi-même ».

Élisée Reclus, mon idole

Ils sont nombreux, et le plus souvent inconnus, ceux qui dessinaient pourtant les contours d’une autre destinée commune. Je songe au moment où j’écris au formidable Thoreau de Walden. À son amour pour l’eau, les arbres, la marche, à son fameux traité sur la désobéissance civile, à sa révolte si profonde contre le despotisme d’État. Au si grand John Muir, fabuleux naturaliste, infatigable découvreur du sauvage. Aux jeunes fous, aux ardents poètes qui partaient à la fin de chaque semaine, vers 1860, décapiter les résineux plantés en masse – déjà ! – à Fontainebleau. Au pionnier de l’écologie scientifique George Perkins Marsh, dont j’ai parlé il y a sept années ici. Au grand géographe Elisée Reclus, l’une de mes idoles, anarchiste jusqu’au fond de l’âme, qui me fit vibrer jadis avec son Histoire d’un ruisseau. À tant d’autres, je vous perdrais.

Non, décidément, une autre pensée de l’avenir était possible. Qui sera restée dans les limbes. Ses auteurs, ses promoteurs ont été tantôt moqués, tantôt oubliés, tantôt battus ou abattus. Je ne doute pas une seconde que, si l’on avait suivi leurs pas au lieu que de plébisciter la machine, la vitesse, l’argent, nous ne serions pas aujourd’hui  face à une horrible crise écologique planétaire. Mais le temps passe, et  il me faut vous parler de cette lèpre de l’espérance humaine que furent le stalinisme et toutes ses si nombreuses dépendances. Je ne vous l’ai pas dit, mais je l’ai écrit plus d’une fois : le mouvement ouvrier aura été une œuvre de civilisation. Des générations de combattants ont rêvé d’un monde qui ne s’édifierait pas sur le malheur et les cadavres. Seulement, cette immense espérance se sera brisée en deux temps. D’abord au moment de la terrible guerre de 1914, qui vit le suicide de l’Europe. La grande responsabilité n’en incombe pas, à mes yeux, aux bourgeoisies rapaces de notre continent, quel qu’ait pu être leur rôle. Mais au mouvement socialiste, incapable d’unir les peuples contre la boucherie.

En souvenir de mes morts de Kronstadt

Des ruines de l’affrontement surgit la « Révolution bolchevique » – un pur et simple coup d’État – de 1917, qui vit apparaître de nouveaux monstres. Vous vous souvenez de cette merveilleuse Internationale des ouvriers, fondée en 1864 ? Ceux qu’on appelait désormais les « marxistes », au premier rang desquels le parti bolchevique, étaient bel et bien obsédés par l’obéissance, la hiérarchie – un bureau politique régnant sur un parti dominant toute la société – l’autorité pseudo-scientifique. Et je ne parle pas de leur folie productiviste, eux qui voulaient, comme l’écrivit Trotski dès les années 20 du siècle passé (dans l’essai Art révolutionnaire et art socialiste) : « L’homme socialiste maîtrisera la nature entière, y compris ses faisans et ses esturgeons, au moyen de la machine. Il désignera les lieux où les montagnes doivent être abattues, changera le cours des rivières et emprisonnera les océans ». In memoriam le Goulag et la Kolyma, la famine ukrainienne et son lot de cannibales, les hauts-fourneaux et le stakhanovisme, le nucléaire sans nul contrôle, la police partout. Lénine, Trotski et Staline vainquirent, mais à quel prix exorbitant !

Rappelons au moins trois faits connus. Un, les bolcheviques, très minoritaires, dispersèrent par la baïonnette l’Assemblée constituante réunie, après des élections libres, en octobre 1918. Deux, les marins, ouvriers et soldats de la ville de Kronstadt se révoltèrent contre le nouveau pouvoir en mars 1921 et réclamèrent des élections libres et la liberté de la presse. L’Armée rouge de Trostki attaqua aussitôt, emprisonna, assassina des milliers de Justes. Trois, l’armée de l’Ukrainien Makhno, lui-même anarchiste, parvint à réunir en Ukraine, entre 1918 et 1921 la Makhnovchtchina, une armée d’inspiration libertaire qui atteindra jusqu’à 50 000 combattants. Opposée tout à la fois aux troupes nationalistes de Petloura, aux armées blanches de Dénikine et Wrangel, aux divisions bolcheviques, elle finira elle aussi noyée dans le sang de ses soldats.

Non, je ne raconte pas tout. Mais je veux évoquer encore l’Espagne de 1936, où un syndicat anarchiste, la CNT, était le plus puissant de tous. C’est dans ce pays que l’idée anarchiste est allée le plus loin, notamment dans les campagnes. Écrivant cela, applaudissant encore, au fond de moi, la geste des Solidarios, d’Ascaso, de Durruti, je n’oublie nullement les ombres de ce grand mouvement et certains meurtres injustifiables. Mais en l’occurrence, laissez-moi penser que l’essentiel est ailleurs. Les staliniens russes, aidés par des crapules stipendiées locales, et quelques étrangers comme notre Duclos national, ont proprement tué le mouvement social espagnol. Par le meurtre, les enlèvements, la torture, par le crime à tout instant.

Un détour par le Nicaragua sandiniste

Bien entendu, un tel travail d’anéantissement de la liberté vient de loin, et va plus loin encore. Si je n’aime pas Mélenchon, c’est que je maudis en bloc l’histoire du parti communiste, qui a longtemps été son allié. Et de même cette épouvantable histoire emplie d’un sang noir et rouge qui s’est poursuivie dans l’Est de l’Europe, en Chine, au Vietnam, au Laos, au Cambodge, à Cuba, au Nicaragua, au Venezuela, partout où le mensonge règne ou a régné. Vous avez le droit imprescriptible de ne pas voir le lien, évident pour moi, entre la structure mentale des staliniens d’antan, et des expériences qui, en apparence, sont éloignées. Mais je crois sincèrement que, dans ce cas, vous avez tort.

J’ai connu de près le Nicaragua sandiniste de 1979, au moment où le tyran Somoza était chassé du pouvoir par quelques bandes de jeunes guerilleros. Un mois plus tard, je découvrais dans Barricada, le quotidien du FSLN, le Front sandiniste victorieux, un article « de fond » sur la « révolution » d’octobre 17. Tous les mensonges, toutes les calomnies, toutes les si cruelles inventions, comparables au faux Protocole des Sages de Sion, y étaient en toutes lettres.

Pour le triomphe du mycorhize

Je vous le dis, et je le proclame : la pensée libre, dont nous avons tant besoin, est une plantule fragile, qui disparaît plus facilement qu’elle n’apparaît. Et au moins deux traditions s’opposent et s’opposeront. Celle si chère à mon cœur, établie par tant de peintres, de poètes, d’écrivains, de penseurs, de militants. Elle fait irrésistiblement penser à un rhizome, ou mieux encore à un mycorhize,  cette association parfaite entre les racines des plantes et des champignons, par quoi passe la sève du monde, l’information, la lumière et la clarté, la mobilisation et l’action. Cette dimension est horizontale, refuse l’existence de chefs autoproclamés, et prétend, contre l’évidence j’en conviens, que la destinée des hommes est d’être libres et solidaires.

L’autre tradition m’aura toujours épouvanté, et je la récuse en totalité. C’est celle de la servitude volontaire au nom de l’admiration vouée au grand personnage. C’est la langue de la domination, qui multiplie toujours les dominés. Celle des cages mentales dans lesquelles les pouvoirs de la place, aussi différents qu’ils aient pu paraître, enferment leurs adversaires et ennemis. Or moi, je ne suis pas un adversaire, je suis un ennemi de ce monde et de ceux, Mélenchon compris, qui ne rompront jamais avec le joug, remodelé certes, rafistolé et repeint, mais qui aura toujours le même poids sur la nuque des serfs de l’Autorité.

 

 

 

 

 

54 réflexions au sujet de « Mélenchon et tous les autres (seconde partie) »

  1. « La divine George Sand, subtile amoureuse du monde » ne l’était pas de la Commune dont elle a écrit beaucoup de mal. Extrait de sa lettre à Flaubert du 14 juin 1871 « Quel sera le contrecoup de cette infâme Commune ? Isidore (= Napoléon III) ou Henri V ? ou le règne des incendiaires ramené par l’anarchie ? ».
    Un autre extrait ( 23 juillet 1871):
    « Les ordures de la Commune nous montrent des dangers qui n’étaient pas assez prévus et qui commandent une vie politique nouvelle à tout le monde : faire ses affaires soi-même et forcer le joli prolétaire créé par l’Empire à savoir ce qui est possible et ce qui ne l’est pas ».
    Elisée Reclus lui a payé le prix fort pour sa participation à la Commune ( onze mois de captivité et une condamnation à dix ans de bannissement).

    1. Puisque vous citez des extraits (juin et juillet 1871 lors de la Commune – cette période de notre Histoire encore si mal connue et exploitée,) des lettres de George Sand à Flaubert, extraits qui, reconnaissons-le, ne sont guère à son honneur à elle qui avait soutenu des hommes, en 1840-1848 , comme Louis Blanc ou Giuseppe Mazzini par exemple, précisez s’il vous plaît qu’en 1871 elle était à Nohant et que les « nouvelles » et les journaux n’arrivaient qu’au compte-gouttes.

      Elle a aussi répondu au même Flaubert, farouche « conservateur, lui, dirait-on aujourd’hui, à la même époque, le 14 septembre 1871, cette lettre magnifique à propos du « Peuple » :

      « Tu affirmes que le peuple a toujours été féroce, le prêtre toujours hypocrite, le bourgeois toujours lâche, le soldat toujours brigand, le paysan toujours stupide ? Tu dis que tu savais tout cela dès ta jeunesse et tu te réjouis de n’en avoir jamais douté, parce que l’âge mûr ne t’a apporté aucune déception : tu n’as donc pas été jeune. Ah ! nous différons bien car je n’ai pas cessé de l’être, si c’est être jeune que d’aimer toujours…

      Non, non, on ne s’isole pas, on ne rompt pas les liens du sang, on ne maudit pas, on ne méprise pas son espèce. L’humanité n’est pas un vain mot. Notre vie est faite d’amour, et ne plus aimer, c’est ne plus vivre.

      Le peuple, dis-tu ! Le peuple, c’est toi et moi, nous nous défendrions en vain. il n’y a pas deux races, la distinction des classes n’établit plus que des inégalités relatives et la plupart du temps illusoires. »

      N’est-iI pas bon de se replonger, avant analyse et jugement, dans le contexte historique ? Oui depuis 1848 et notre éphémère IIème république, Sand avait évolué mais face au conservatisme de Flaubert elle était restée toujours farouchement « républicaine » ! Et puis, marre que, lorsque c’est une femme qui se trompe sur son parcours, on s’empresse de le relever :  » « La divine George Sand, subtile amoureuse du monde », si elle s’est fourvoyée pour la Commune, comme nous tous « pauvres humains » le faisons, n’en finit pas de payer ses erreurs.

      En tout cas, pour les femmes EN politique, qu’elles soient de droite, de gauche et tout aussi pénibles, ambitieuses et féroces que leurs collègues masculins, apparemment il y a encore du boulot pour faire évoluer les mentalités. Et est-ce qu’une Ségolène Royal, par exemple, puisse contredire ce constat ?

  2. Ouf!
    Fort heureusement grâce aux efforts conjugués de toutes ces belles pensées qui fleurissent depuis quelques semaines nous échapperons au grand satan Mélenchon et tout devrait aller pour le mieux dans le meilleur des mondes possible. Enfin pas tout mais l’essentiel puisque l’ennemi va être terrassé. Oui l’ennemi car c’est ainsi que vous parlez Mr Nicolino et au moins on doit vous reconnaitre cette franchise. Les autres (Le Pen Macron etc ) n’étant que des adversaires.
    Je ne suis pas groupi de Mélenchon et bien des aspects que vous soulevez (à commencer par la période Mitterand) je peux les reprendre à mon compte. Mais je ne confond pas le personnage et ce qu’il a suscité, semé, tant au niveau des idées que des gens qu’il a « réveillé ». Fondamentalement je ne pense pas que les dangers pour la démocratie, la planète, auraient pu venir de son côté et des forces qui sont avec lui. Ce qui n’est pas le cas de ce qui vient. Je pense même que le seul espoir « lucide » sous surveillance peut être , avec participation massive certainement, aurait pu naître là.
    Je suis de ceux qui dans le mouvement associatif se battent pour sauver les terres fertiles, préserver des zones naturelles, essaient d’influer pour un autre aménagement du territoire que celui de la spéculation et du béton, j’ai avec d’autres gagné plusieurs procès liés à ces questions et je connais l’importance des rapports de force, je sais démasquer ceux qui font du pipeau. Autrement dit je ne suis pas de ceux qui croient que l’élection c’est le but et la fin. Mais c’est aussi un moyen.
    Le problème de la séquence que nous vivons c’est de ne voir que le court terme.
    Vous parlez de rhizome, et lecteur de G Deleuze, je ne peux qu’évoquer ce qu’il dit à propos des révolutions et du devenir révolutionnaire dans son abécédaire.
    « On mélange deux choses absolument différentes : d’une part, les situations dans lesquelles la seule issue pour l’homme c’est de devenir révolutionnaire, et, d’autre part, de l’Avenir de la Révolution. Les historiens, ils nous parlent de l’Avenir de la révolution, l’Avenir des révolutions… Mais c’est pas du tout la question ! Alors, ils peuvent toujours remonter aussi haut pour montrer que si l’Avenir a été mauvais, c’est que le mauvais était déjà là depuis le début, mais le problème concret, c’est : comment et pourquoi les gens deviennent-ils révolutionnaires. »
    Et plus loin
     » L’affaire des hommes, dans les situations de tyrannie, d’oppression, c’est effectivement le Devenir révolutionnaire, parce qu’il n’y a pas d’autre chose à faire. Quand on nous dit après “Ah, ça tourne mal”, tout ça… : on ne parle pas de la même chose. C’est comme si on parlait deux langues tout à fait différentes : l’Avenir de l’histoire et le Devenir actuel des gens, c’est pas la même chose. »
    voir la vidéo rafraîchissante là : https://www.youtube.com/watch?v=COqQM5vtloc

    1. GG,

      Vous m’attribuez des pensées qui ne sont que vos fantasmes. Mais c’est que vous ne me lisez pas, ce qui est bien votre droit. Seulement, quelqu’un qui commence ses récriminations en racontant un bobard – je ne serais que l’adversaire de Le Pen (!) -, dans le seul but de la disqualification, est dans le droit fil de ce que j’ai exprimé. Puis, un détail sur Deleuze, qui n’a strictement rien à voir avec ce texte. Votre propos sur cet homme montre certainement votre grande culture, mais si je ne l’ai pas cité, c’est parce que je parlais de tout autre chose, qui ne vous intéresse visiblement pas. Bon, c’est comme ça.

      Fabrice Nicolino

      1. Le traitement tant en quantité qu’en qualité de Le PEN m’a induit dans cette lecture que vous qualifiez de bobard. Telle n’était pas mon intention et je m’en excuse.
        Bien sur que le dérèglement climatique et la disparition des écosystèmes, est le pire danger comme vous dites . J’ai trouvé étonnant de les utiliser face à la Lepen, alors que sur son terrain il y avait tellement à dire.

  3. Cher Fabrice,
    ceci est mon premier commentaire après tant d’années de lectures de ce site et de vos nombreux livres et articles.
    Je partage votre analyse et comprend vos détracteurs.
    Pour beaucoup (trop peu cependant) de nos concitoyens Mélenchon est un espoir, (ou pour les plus éclairés un moindre mal). Mais l’espoir n’est qu’une illusion, Mélenchon charrie derrière lui le césarisme du tribun de la plèbe.
    quelle force morale faut-il pour s’en rendre compte ? Car derrière cet espoir ultime se tapit la peur, seul avenir de la civilisation post industrielle occidentale.
    C’est elle ou le néant. C’est une fuite en avant : droit vers le mur, fatale !
    Continuez donc à nous éclairer, il en restera toujours quelque chose, plus qu’un vil espoir, plus qu’une folle peur : une conscience, la graine d’un lendemain !
    Merci à vous.

  4. Il y a bien deux « courants », le libertaire et l’autoritaire, mais je crois qu’on fait fausse route a vouloir y identifier des personnes. Trotsky n’est-il pas un Makhno qui aurait « reussi »? Marx un Fourier qui aurait reussi? Etc.

    On veut souvent separer les « ideaux d’origine », supposes « purs », des realisations pratiques, supposees retomber dans les vieilles ornieres.

    Mais outre qu’une idee « pure » n’a aucun interet, on ne peut pas ignorer que les crimes contemporains, qui depassent en perversion ceux qui les ont precede, n’auraient pas ete, ne seraient pas possibles s’il ne puisaient pas leur force dans les idees les plus modernes.

    Retrouver le passe est impossible, on ne peut que faire semblant de ne pas (ne plus) etre moderne.

    La non-violence est une idee profondement moderne, en tout cas la maniere dont Gandhi l’a articulee: Tout est dans la maniere.

    Il ne faut pas faire semblant. Pour moi, Deleuze m’aide a ne pas faire semblant.

    Ca ne veut pas dire qu’il faudrait faire une « societe Deleuzienne », ni « Derridienne », etc. Contresens absolu, voire mortel.

    Tout est dans la maniere. (Desole de ne pas etre plus precis… C’est pas facile pour moi…)

    1. Cher Laurent,
      Je suis en désaccord total. Ta position nous condamnerait à rebondir d’idées fausses en abominations. Mais non, les idées ne sont pas équivalentes, malgré cette tendance humaine à tout diminuer, puis abâtardir. Certaines pensées sont de liberté, quelles qu’en soient les limites, et d’autres de domination. La configuration mentale et morale d’un Trotski n’a rien à voir avec celle d’un Makhno. Dont je suis bien loin d’être le thuriféraire.

      Amitiés,

      Fabrice

      1. Mais il n’y a pas d’idees « fausses »! Personne ne veut faire « le mal ». Les idees sont plus ou moins intelligentes mais on constate que les gens les plus intelligents sont constamment les plus dangereux. Un des esprits contemporains les plus brillants vient de s’eteindre. Il fut aussi un des plus grands terroristes de l’histoire, un brillant theoricien du terrorisme. Ses efforts de toute une vie ont resulte en plusieurs millions de morts au proche-orient, en deux generations devastees, qui n’auront connu que la guerre. Et pourtant je suis sur que dans une discussion avec Zbgniew Brezinski je n’aurais pas tenu deux minutes.

        Pire encore: Le philosophe le plus influent du XX siecle, Heidegger, a cotise au parti nazi jusqu’en 1945. Emmanuel Levinas disait « il nous faut reconnaitre que nous avons tous ete, malheureusement, les eleves de Heidegger ». Comment peux-t-on reconnaitre avoir ete l’eleve de quelqu’un, donc avoir appris quelque chose, et en meme temps le regretter? Levinas ne pense pas a la legere, il est universellement admire sur tous les continents.

        Dire « Heidegger est un con, il avait des idees fausses » n’a pas de sens. Comment Levinas le reconnaitrait-il comme quelqu’un qui lui a appris des choses?

        Deux exemples, l’un pris dans l’actualite et l’autre tres celebre, qui montrent que le probleme n’est pas tant les idees justes ou fausses, que la maniere dont nous les faisons notres.

        w

          1. Cher Fabrice, je percois notre difference plus comme une nuance de perception que comme une opposition. Je suis bien d’accord avec l’idée qu’il y a deux « courants ». C’est particulièrement visible vu d’Europe. La culture européenne a un lien intime avec la violence. René Girard a exploré ce lien en profondeur. C’est assez logique que ca l’amène au Christianisme, conçu comme un chemin par lequel l’Europe peut résoudre son problème avec la violence. Derrida lui aussi a minutieusement décrit le lien intime, presque -apparemment- inextricable, que la pensée européenne, la tradition à laquelle lui-même appartient, entretient avec la violence, telle qu’elle s’exprime -comme malgré elle- dans les travaux d’auteurs aussi importants et influents que Saussure, Rousseau, Lévi-Strauss. Pour Derrida, la remise en cause de la hiérarchie implicitement établie dans la culture humaine n’est pas une opération abstraite, facile, ou gratuite: Il est inévitable que ce travail révèle – et donc subisse en retour – la violence qui restait invisible -même si pas indolore- avant sa révélation. La déconstruction n’est pas un acte de violence, c’est un acte d’empathie, voire de compassion, mais qui doit accepter de subir la violence qu’il révèle. Il est intéressant de comparer le travail d’Edward Saïd avec celui de Derrida, l’auteur de « Orientalisme » et l’auteur de « la mythologie blanche ». Derrida décortique de l’intérieur de sa propre culture, Saïd observe sa culture d’adoption (occidentale) à partir de celle de son enfance (orientale) et donc d’un point de vue extérieur, et ne cache pas sa perplexité intellectuelle face à cette passion occidentale, dont il restitue le caractère étrange et de fait, pour lui en tout cas, malgré des années d’étude, inexorablement exotique. « Orientalisme » est en fait une sorte d’étude phénoménologique, peut-être anthropologique, de la culture occidentale. Il faudrait étudier en détail le rapport profondément différent à la violence en orient et en occident, tel qu’il s’exprime par exemple chez des auteurs aussi différents que l’ingénieur Auguste Choisy (Voutes Romaines, 1867, l’Art de bâtir chez les Byzantins, 1883) ou le mathématicien C.K. Raju (Decolonized Math, Academic Censorship, and the “Pythagorean” Proposition, 2017, The Harmony Principle, 2013) mais moi-même je ne suis pas allé très loin dans cette direction. En tout cas ce dont je suis sûr c’est qu’il est illusoire de se référer à « un courant libertaire » ou à des figures historiques « libertaires » si on ne fait pas, en parallèle, le travail constant, personnel, intérieur, de connaitre et de contrôler sa propre violence. Une des pires erreurs est de croire que les gens ont le caractère de leur religion; c’est le contraire. Si les Européens ont croisé le Christianisme dans leur destin ce n’est pas parce qu’ils sont pleins d’amour, mais au contraire parce que l’amour est ce qui leur manque le plus. Je ne suis pas un fan inconditionnel de René Girard, mais il serait stupide de prendre son avertissement à la légère: « le Christianisme est la seule religion qui aura correctement prédit son propre échec ».

  5. Un commentaire de Frédéric Wolff

    Voilà qui est fort bien écrit, avec ce qu’il faut de mise en perspective, de lyrisme, de pensée libre et juste.

    Je connais quelques personnes mélenchonistes, et sans prétendre qu’elles soient représentatives, voici ce que je peux en dire. Sur certains points, il m’arrive d’être d’accord avec elles, voire d’éprouver de l’affection pour quelques-unes. Mais assez vite, j’ai constaté que nos conversations tournaient court. Je perçois, chez ces insoumis(es), une soumission au grand maître. La moindre réserve émise à son encontre résonne comme un blasphème, un crime de lèse-majesté. La fascination exercée par le personnage virerait-elle à l’hypnose ? J’admets qu’il a un talent oratoire certain. Mais bon, cela n’en fait pas un écologiste à mes yeux.

    Mélenchon se fout pas mal des limites. Il les exècre. Sa soif de la conquête le conduit même à en appeler à la recherche sur la réalité et l’humanité augmentées, le transhumanisme, pour être clair, en d’autres termes la fin de l’humain. Et tranquillement, il clame : « L’humain d’abord ! », slogan qui en dit long, par ailleurs, sur le délire prométhéen. Et l’hologramme bionique d’en appeler à la science et à la technique pour pulvériser les dernières frontières de l’espèce. Développer le numérique et le virtuel – ah ! nos chers « gadgets de destruction massive », surtout ne pas les mettre en question –, exploiter les océans et l’espace, poursuivre la démesure extractiviste, relancer le pouvoir d’achat et la consommation, industrialiser le monde, se réjouir de la croissance chinoise et de la vente d’avions de guerre à l’Inde, s’en remettre à l’Etat jacobin, c’est donc cela sa vision de l’écologie ? Continuer de plus belle la fuite en avant qui détruit tout ?

    Comment peut-on être écologiste et ne pas bondir en lisant de telles inepties ?

    « Ah bon ? Je n’ai pas entendu ça, moi. » Voilà ce que me répondent les adorateurs du grand homme, dans le meilleur des cas, en me dévisageant comme si j’étais un hérétique définitivement perdu, ou un affreux fasciste, anti-écologiste de surcroit. Dans le pire des cas, on me prête des mots que je n’ai pas prononcés, on pense à ma place, on me montre une vidéo grossière de manipulation…

    Ainsi donc, on pourrait exercer son esprit contestataire sur tout, excepté sur un sujet : Mélenchon et ses contradictions. D’où vient ce besoin de s’en remettre à une instance supérieure exempte de tout examen critique ? Est-ce un refus de penser par soi-même, tant la liberté effraie ? S’agit-il d’un parti pris, selon lequel rien ne peut advenir en dehors du groupe organisé et hiérarchisé ? Une nécessité presque vitale de se trouver une famille spirituelle et de faire bloc autour d’elle en renonçant à son libre-arbitre ? Un besoin d’illusion derrière laquelle se tapit la peur, pour reprendre les mots de plioutch ?

    Mais peut-être s’agit-il d’autre chose ? Peut-être qu’après tout, ces réserves que je tente d’exprimer sont-elles mineures et, pour tout dire, insignifiantes, aux yeux du grand nombre, dont les mélenchonistes ?

    1. Je suis tout à fait d’accord sur le fond, mais, honnêtement, est-ce qu’un électeur s’attend à ce qu’un candidat à l’élection présidentielle soit exempt de toute contradiction, de toute critique ou casserole ? Le système actuel n’est jamais allé plus loin qu’une adhésion au moindre mal ou une opposition au pire, et vous le dites vous-même, vous ne prétendez que vos connaissances mélenchonistes soient représentatives.
      Le comportement des  »mélenchonistes » est peut-être telle que vous le décrivez, mais il y a de fortes chances que ce comportement se retrouve à propos de choses complètement extérieures à la France Insoumise.
      Pour résumer, votre critique concerne Mélenchon, les gens qui votent pour son programme, ou les gens qui votent pour lui ? Pour être honnête, ce n’est pas très clair.
      Après réflexion, je préfère même un vote Mélenchon-gourou, qu’un vote Macron – « parce qu’il est beau et jeune, ce que j’ai de loin, le plus entendu. »

  6. Bon alors, finalement, il nous faut une petite synthèse : Le Pen, Macron, Mélenchon, c’est à mettre dans le même sac ? Ils présentent tous les trois exactement la même dangerosité ? Vraiment ? Du côté de la France Insoumise, il n’y a rien de bon à prendre en raison de la présence de son leader ? On laisse l’aut’ Cron démolir ce qui nous reste, et consolider la dictature des multinationales ? Ou doit-on penser que la non intervention par l’abstention suffira ?

    Ou alors – je me permets une pique… Ou alors, le salut c’est ce merveilleux Fion ? Puisque, Fabrice, tu as produit trois dévoilements, et qu’un quatrième manque.
    Ou alors, le salut, c’est ce naufragé du parti rose, Hamon ?

    1. Miaou,

      Je trouve que tu exagères, car tu m’attribues des pensées qui n’appartiennent qu’à toi. Crois-tu sérieusement que je les mets tous dans le même sac ? Mais je n’aurais rien eu à écrire, outre que cette vision est affligeante ! Quant à m’attribuer un penchant pour Hamon, après les centaines d’articles écrits ici même sur l’état du monde, année après année. Franchement, tu me désoles.

      Fabrice Nicolino

      1. Oui, j’exagère, mais céfééxpré. Juste pour te chatouiller suffisamment pour avoir une réponse; je ne t’attribue pas de pensées, je pose des questions. Un penchant pour Hamon, tu interprètes un peu fort, c’est une question, assez provocatrice il est vrai; mais je n’essaie pas de dire que c’est ton intention (alors on ne peut pas rigoler du parti dit socialiste ?).
        Dans tes billets, tu as émis trois hypothèses : ce que sont Le Pen, Macron, et Mélenchon – je garde le terme d’hypothèse même si tu as clairement construit une démonstration. Mais alors, il manque maintenant une liaison logique entre ces trois-là : que doit-on en conclure ? Conclure, pour chaque hypothèse, séparément (ceci n’est pas difficile), et surtout pour l’association des trois ? J’ai une idée personnelle, mais j’aimerais connaître la tienne.
        (précision : j’ai ton dernier livre sous le nez, mais il est encore dans la partie « à lire » de la pile, et si tu y as déjà écrit quelque chose, je ne l’ai pas encore vu.)

        1. MIAOU,
          Bon, quoi ? J’ai déjà expliqué mon point de vue des dizaines de fois. Il faut, il faudrait, il faudra bien imaginer des formes politiques nouvelles, pour la raison évidente que la situation est inédite. Bien que différentes entre elles – le FN raciste est évidemment la plus détestable -, les structures en place alimentent la destruction du climat et des écosystèmes. Allez, bonne journée,

          Fabrice Nicolino

  7. Je croie qu’il ne faut pas attendre le prophète qui surgira pour nous sauver.
    personne ne sera élu par les français en disant dés demain vous allez tous mettre à la casse votre seconde voiture et dans deux ans la première et prendre des transport en commun ou votre vélo pour vous déplacer, jamais.
    La solution c’est comme dirait l’autre « aide toi et le ciel t’aidera » il faut ne pas attendre que quelqu un nous dise de faire je ne sais quoi il faut le faire donner envie à nos enfants de choisir une autre voie et aller de l avant avec ceux qui réfléchissent déjà à un autre monde car les politiques ne feront pas grand chose, quand on voie que la France trouve génial d avoir vendu pour 17 milliards d’armes cette année il n y a rien à attendre d’eux.

  8. Cher Fabrice, je te rejoins parfaitement sur la vision historique du mouvement ouvrier, sur Élisée Reclus, sur Trotsky, Duclos, Mélenchon, etc.
    Âgé de 78 ans et ayant roulé ma bosse en usines, imprimeries et chantiers de France, après la guerre d’Algérie dont je suis encore traumatisé, j’ai un tout autre parcours que le tien, mais n’empêche…
    Et je crois que ma fibre poétique m’aura été bouée de sauvetage à ne pas me laisser embringuer longtemps par des aventuriers politiciens que j’ai connu, notamment depuis Mai 68. Notamment chez les Rouges, les Rouge-et-Verts, les Verts… et les pseudo-insoumis. Même dans le mouvement libertaire traînent des p’tits-chefs… mais PARTOUT sont d’humbles lucides qui se battent, qui désirent, qui font l’avenir.

  9. Un grand merci Fabrice pour cette série d’articles. Merci d’avoir montré qu’il n’y a pas de fatalité et qu’il n’y a pas d’uniformité absolue non plus. Toujours, il y a eu des femmes et des hommes qui on pensé et agit autrement et ailleurs que dans ce flot mortifère, destructeur et aveugle qu’est notre civilisation occidentale industrielle.
    Oui, des esprits libres, généreux on toujours produit autre chose.
    L’enjeu, c’est donc de faire grossir ce flot d’espérance réelle.
    Et… il semble que le flot à faire grossir ne peut pas plus l’être dans le lit des politiciens actuels que dans celui de Mélenchon.
    Ton article apporte une réponse importante à mon questionnement : miser sur la capacité de Mélenchon à démarrer un changement responsable et radical… ou voir en lui l’ancien système dont il ne sortira plus grand chose de bon…
    Il s’agit bel et bien de ne pas se tromper de lit ! Continuer à gonfler l’ancien quant il en faut à tout prix un autre… c’est se montrer aveugle, coupable voire irresponsable quand on sait l’importance quasi géologique des enjeux ! (Anthropocène : destruction du climat, effondrement des écosystèmes… etc…).

  10. J’ai été frappée par le nombre de fois ou J.L Mélenchon exhorte les personnes qui viennent à ses meetings à penser par eux-même, à ne pas se comporter avec lui comme un gourou, et franchement, lorsqu’on observe un peu celles et ceux du premier rang, et leur regard halluciné comme devant une rock star, on a moitié envie de rire, moitié peur… Voilà la rançon de trop bien parler et de fasciner, au lieu d’en prendre et d’en laisser, vous avez tendance à être suivi avec d’autant plus d’aveuglement que vous aurez fait preuve d’éloquence. Tout cela est aussi vieux que Machiavel. Je suis presque persuadée que Mélenchon fait tout ce qu’il peut pour ne pas qu’on l’admire exagérément, mais quand on a l’ego assez dimensionné pour briguer la place suprême en France, passer pour un modeste, c’est difficile… 😉 Se revendiquer de l’insoumission, c’est déjà une grosse responsabilité. N’empêche que depuis le temps que cet homme politique tient un blog, où il publie avec une abondance balzacienne, il est intéressant de constater comment ses idées ont évoluées, sur quoi il reconnait avoir eu tort, sur quels autres aspects il s’obstine dans le déni de réalité…

  11. Toute personne me semble-t-il est critiquable. On peut quand même reconnaître à M. Mélenchon le fait qu’il parle d’écologie et des conditions de vie des animaux d’élevage même quand il ne dispose que de peu de temps (dans la conclusion d’un débat par exemple).
    Il abordait ces sujets lors de la campagne présidencielle dès qu’il le pouvait et il est bien le seul. D’autres n’en ont pas fait mention une seule fois…
    Alors malgré les maladresses, le manque de dicernement et la mégalomanie dont il fait parfois preuve il était, à mes yeux, le seul candidat qui aurait pu changer les choses ou au moins initier un changement de mentalités…

    1. tout à fait, il a évoqué la souffrance animale, et la souffrance humaine, mieux, il a entendu au cours de ses meetings, un onde concernant ces souffrances exprimées, de même que le problème du travail, insoluble en l’état . Il faut être un peu sourd pour ne pas reconnaître de qualité dans l’écoute de M , de ce qu’il a remonté comme information au niveau du public .
      les informations ne sont pas de son seul fait, elles sont celles de nombreux insoumis. libertaires, écolos , homos, féministes, malades épuisés du travail ou par la chimie, et puis, il tenait un discours relatif à l’international qui est le meilleur qu’on puisse avoir, concernant la paix . De plus il est parle français,
      décidément
      ici non plus
      il n’y a plus rien nulle part, noir c’est noir.

  12. Salut Fabrice,

    La sortie des USA des fameux « accords de Paris », tu en penses quoi ? Je crois qu’on en fait tout un fromage, que c’est une mauvaise nouvelle évidemment, mais que ces accords, certainement négociés sous la surveillance de lobbies de l’industrie, n’auraient rien empêché du désastre à venir, non ?

    1. Cher François,

      je n’ai pas trop le temps. Mais deux choses. La décision de Trump remet en question, d’une manière violente, le sens de tout vote populaire. Il a été alu « démocratiquement », certes, mais un peuple, quel qu’il soit, a-t-il le droit de décider pour tous d’un bien commun – le climat – à la planète entière ? Cela bouleverse des notions telles que le droit international ou l’inviolabilité des frontières. Par ailleurs, les Accords de Paris sont une foutaise, mais je ne te demande pas de me croire sur parole. J’essaierai d’y revenir.

      Fabrice Nicolino

  13. Apres tout ce qu’on a dit de mal -y compris moi- sur Melenchon et sur Hulot, je crois que je vais quand meme essayer d’aider un peu Hulot dimanche, en votant pour l’insoumis de ma circonscription 🙂

  14. Cher Fabrice,
    vous dites « À tant d’autres, je vous perdrais. »
    Je veux bien que vous continuiez à nous perdre. Quand je pense que je ne connaissais d’Elisée Reclus que sa géographie universelle… Et je découvre John Muir…
    Merci !
    Quant à Mélenchon, j’ai voté pour lui et son mouvement pour la première fois à cette présidentielle. Me suis-fourvoyé ? Je ne sais pas. Au moins la crise écologique a été mise en avant. Même si pour l’instant cela ne change rien. Même si je sais que ce vous dites sur le communisme est parfaitement vrai. Et que je suis d’accord avec l’analyse de Frédéric Wolff.

  15. Donc si on vous suis, dans l’offre politique point de salut. Je suis de mon coté effectivement convaincu que l’action locale, les coopérations, les projets à tailles humaines feront changer les choses. mais si au niveau politique ca suivait un peu ca serait qd même bp plus efficace. Et surtout, une fois qu’on aura abandonné tout espoir, restera que Le Pen.
    Mais quoi, comme vous le dites, Mélenchon a fait sortir des thèmes, il relance l’idée d’écologie au niveau politique (bien plus que ne le font les verts).
    Alors quoi, devant le rien, le vide, et surtout l’inacceptable, je préfère voter pour lui. Cela ne m’empêche pas de faire ce que je peux à mon niveau, avec mes incohérences, mes faiblesses et mes renoncements.
    Il est surement à mes yeux le seul qui pourrait apporter quelque chose de bon malgré toutes ces casseroles à lui. Il est celui qui m’a fait renoncer à l’abstention au premier tour. Pour l’instant.

  16. Sapere Aude ! Fabrice Nicolino conciliant savoir historique et nécessité lucide de l’exprimer et ce malgré un parcours récent de fractures physique, mérite encore + d’être entendu dans ses analyses suffisamment élaborées, constructives pour demain, car reflétant une vérité politique que le « progressisme de France » à trop longtemps jeté aux oubliettes, faisant ainsi, la part belle à la sauvegarde du Système Libéral destructeur.
    L’Espoir ! Aujourd’hui, car l’Humanité, l’Humain est ainsi faite, fait, il réside dans cette Action-Réaction du Peuple, des Peuples, qui vient, qui viennent, toujours « au dernier moment », ou plus justement aux moments critique, au moment des « ruptures », des « régulations », qui justifieront de l’adage « nécessité fait loi » !
    Le Fil de l’Histoire est en accélérer depuis déjà un certain temps et il se fait de + en + incisif ! A nous de déceler les raisons de cet « éclat éblouissant » qui avance galopant et qui conduit les « fils de la Lumière » à s’engager face aux « forces obscures » ravageuses d’un Libéralisme incompatible d’avec notre avenir à tous, d’avec l’avenir de la Planète.
    Les réponses arrivent comme par synthèse et celle du Front Social Uni et Unitaire, sans parti pris, ni sectarisme, dans une démocratie directe et participative, à l’image de nos Collectifs victorieux de 2005 et trahie par toute une classe politicienne de partisans encartés (Mélenchon au PS, MGB au PCF, Besancenot au NPA) etc, abandonnant ainsi l’esprit des Collectifs ! Synthèse : 2005-2017 = 12 années de perdues !
    Cela suffit !!! Le temps de la Refondation du Socialisme Historique de France, de son progressisme si riche, se doit d’être confirmé avec l’abandon de pratiques, centraliste et jacobine, dont Lénine, illuminé par Robespierre se sera trop laissé contaminé !
    Le mea-culpa du progressisme de France se doit d’être honoré et ainsi permettre au Peuple de s’émanciper, et aux Peuples de reprendre Espoir en l’image des seules valeurs de résistance républicaine sociales d’une France qui se fait attendre !
    Rejoindre le Front Social Uni c’est concilier bonheur Individuel et bien-être Collectif car la «liberté Libérale» en est incapable !
    Lutte et Fraternité
    Front Social 13 (modérateur !)
    @YvesDON (tweeter)
    Facebook Yves Don Simoni

    1. « Ils savent, mon frère, ce que je vous ai dit, qui ne guérit pas de grand-chose, et toute l’excellence de leur art consiste en un pompeux galimatias, en un spécieux babil, qui vous donne des mots pour des raisons, et des promesses pour des effets. » (Le Malade imaginaire, acte III, sc. 3)

      En vous lisant, Front Social, m’est venu cet extrait et si vous pouviez être un peu plus clair(s), le « peuple » ne pourrait que mieux comprendre pour mieux s’en porter. Vos idées de re-fondation du socialisme historique et d’émancipation (enfin!) du peuple sont formidables, bien que votre ambition de « concilier bonheur individuel (je) et bien-être collectif (nous) » soit à approfondir. C’est un débat très actuel. Le « bien-être collectif ne dépend-il pas du bonheur individuel » ? Comment se définir en tant qu’individu par rapport à la communauté et comment sentir libre, responsable et solidaire en tant qu’individu ?

      C’est peut-être ce à quoi, dans ses différents billets, pousse(nt) la (les) réflexion(s) de Fabrice Nicolino.

      1. Superflu(x) – Merci de votre réponse.
        La Citoyenneté étant dans l’exercice de la Réciprocité afin de répartition, est l’axe majeur de ma « définition » du Politique. Seule une application réelle de nos Valeurs :  » La Liberté comme base, l’Egalité comme moyen, la Fraternité comme but » Ricardo Mela est la réponse à vos justes questionnements sur la posItion auto-réverssible de l’Individu et du Collectif.. tous 2 forcément Humain ! A ce titre et à la suite de mon engagement militant de toujours, je vous livre ma réaction, sur les réseaux sociaux ce jour, suite aux nouveaux attentats de Londres. Salutation fraternelle et militante
        Du 1er #FSE #Florence 2002 à #Londres2017 «contre la guerre, le racisme et le néo-libéralisme» Mondialiser la Résistance #FrontSocial 15 ans ont passé et les résultats du Libéralisme sont là ! L’urgence de Justice Sociale, Démocratique, dans la coopération et réciprocité citoyenne économique des Peuples est la seule Alternative à la survie de ce Monde Libéral enclin au destructions permanente, par la guerre, le terrorisme, la précarité, la misère, les sectarismes populistes et nationalistes, que cela entraine, pour les profits, sans fin, exclusifs, des accapareurs, minorités agissantes de la « dictature des Marchés », responsables des évènements graves et sans fin que nous connaissons.
        #ForumSocialMondial : La Solidarité seule, internationale et citoyenne, dans le rassemblement des Peuples de la Terre, doit exercer maintenant toute sa démonstration de force, pour construire un avenir de Paix, dans la Liberté et la Justice Sociale de tous. Les Peuples doivent l’exiger s’ils veulent survivre, prouver qu’ils sont Humains.
        #FrontSocialUni La France connaît à la fois la fin du statu quo des partis stérile, une recomposition politicienne sur les vieux lambeaux du Libéralisme, qui ne saurait être la réponse au déclin amorcé, et par contre-coup, la résurgence d’un contre-pouvoir citoyen offensif, avec la multiplication rapide des Collectifs Fronts Sociaux départementaux, libre et démocratique.
        Notre devoir premier est de faire en sorte qu’une majorité de citoyens rejoignent cet espace de Lutte pour les changements nécessaires et impératif à construire tous ensemble.
        Lutte et Fraternité
        Front Social 13…. Modérateur !

  17. Bonjour Fabrice
    as tu l’occasion de voir les deux documentaires d’Arte sur l’Anarchisme ?
    http://sites.arte.tv/anarchisme/fr
    On n’y parle malheureusement pas d’Elysée Reclus (que j’ai surement découvert grâce à ton blog) mais bien de la 1ère Internationale où Marx était minoritaire, des bourses du travail, du 1er mai, de la guerre d’Espagne …
    J’ai appris énormément de choses.

  18. A toutes et à tous,
    Si je puis me permettre, je vous conseille très fortement la lecture (ou relecture) des écrits d’Isaac Asimov.
    Bonne journée.

  19. faute, erreur, punition, autorite, ecologie?

    Ce policier de Bangalore renverse avec beaucoup d’intelligence beaucoup d’idees recues!

    http://bangaloremirror.indiatimes.com/bangalore/others/this-bengaluru-police-inspector-hands-out-saplings-with-message-to-traffic-violators/articleshow/58979738.cms

    Qu’est-ce que c’est que cette fameuse « puissance de recuperation du capitalisme », demandait Deleuze…

    Plus important encore, demandons-nous quelle est cette puissance de guerison de l’ecologie!

  20. Et… vivement que tous les pays civilisés et dignes de ce nom se lancent enfin à corps perdu dans le nucléaire (contre l’effet de serre bien entendu…) car… le Plutonium, c’est fantastique ! Ca se passe (encore…) au Japon, avec un combustible français (le MOX) car quand c’est français, c’est toujours beaucoup mieux … :

    http://www.lemonde.fr/planete/article/2017/06/08/des-ouvriers-japonais-du-nucleaire-exposes-au-plutonium-239_5140766_3244.html

  21. Merci pour ces deux beaux billets qui rayonnent comme une flamme dans la nuit des insomniaques …
    Il me semblerait juste de laisser ici une place à Pierre Kropotkine et son « Entraide , un facteur de l’évolution (entraide entre les animaux) » ou de ses observations de naturaliste éclairé, il prend le contre-pied de Darwin et de son « origine des espèces ». L’entraide et la solidarité au coeur même du fonctionnement de la vie sur terre…voilà bien une pensée anarcho-écologiste! Et pourtant…
    Une fois n’est pas coutume, je positive: une autre pensée est TOUJOURS possible, je dirais même qu’elle est (une force) vitale.

  22. ça y est, Fabrice, j’ai lu ton dernier ouvrage.
    Je suis d’accord à peu près avec tout. En plus, ton livre nous redonne de l’énergie.

    Mais (car il y a un mais), et pour faire le lien avec Mélenchon : tu dis toi-même qu’il faut arraisonner ces masses d’argent incontrôlées; d’accord, mais peut-on le faire en dehors de la politique traditionnelle ? Si cela possible, alors la forme serait bigrement nouvelle (des masses d’humains vont-elles envahir et occuper les immeubles de bureaux des banques, des multinationales, les data-centers – parce que c’est là aussi que ça se passe -, sans oublier les CCI, FNSEA, FDSEA ? Vu le conditionnement publicitaire, comment cela surgirait-il ? Combien de personnes se jettent sous les avions, aujourd’hui ? Une seule jusqu’à présent). Et donc la probabilité est faible.
    D’autant plus que l’aut’Cron veut nous retirer un siècle de conquêtes sociales et démolir les libertés individuelles (ah, l’inénarrable prétexte du terrorisme). Je ne pense pas que les gens peuvent se mettre à réfléchir quand ils sont écrasés économiquement, et bourrés du crâne proportionnellement à la concentration des richesses. Encore plus demain qu’aujourd’hui.
    Donc, on ne pourra pas faire de justice écologique sans faire de justice sociale (et réciproquement, d’ailleurs). Aussi, je ne pense pas qu’on puisse maintenant laisser la politique de côté. Pour moi, il faut aller voter France Insoumise; c’est le seul programme qui va dans le sens de ce que tu avances. C’est nécessaire, mais bien sûr insuffisant, il faut aller plus loin et corriger certains concepts. On vote, puis on garde la main. Si on ne freine pas le macronisme maintenant, on n’aura plus aucune chance d’arrêter les destructions.

    1. @Miaou, en effet, il ne faut pas quitter le champ politique. Mais dans le sens primal du terme : les affaires de la cité… et non pas ce ramassis de partis et de candidats tous plus déliquescents les uns que les autres, tout porteurs des maux qui sont en train de nous abattre. Construire autre chose, c’est aussi et surtout cela la politique.
      Après, je comprends qu’on veuille voter Mélenchon. Mais je tends à penser comme Fabrice que c’est vraiment se leurrer et laisser tomber l’essentiel (« ce qui compte vraiment »).
      Pour moi, il en va de même de la démocratie (comme la politique : ne surtout pas la laisser tomber ni croire qu’on peut s’en passer !).
      Mais certainement pas la démocratie représentative, ce système ubuesque et pourri jusqu’à la moëlle, qui ne peut pas fonctionner à l’échelle de millions d’habitants. La démocratie, c’est bien plus direct (Athènes il y a 2500 ans) et ça ne marche bien qu’en petit (échelle de la commune ou du quartier). Le reste, c’est donner le pouvoir aux notables ! Et ça… ça suffit, ce sera sans moi.

      Bonnes réflexions 😉

      1. Oui, merci. C’est intéressant, en effet. Je ne dis pas que cette vision n’a pas d’avantages. Cependant, il y a des tas de choses qui sont intéressantes à faire en « grand », plus qu’en « petit ». En outre, la version « petit » me semble prendre le risque du retour du féodalisme.
        L’échelle de la France est la bonne : ni trop grand, ni trop petit; ça nous a bien aidés durant l’Histoire.

  23. Les media americains, « dominants » et « alternatifs », sont tous contre le pouvoir en place. Ce qui est important ce n’est pas Trump, c’est cette situation ou les media retrouvent leur role de contre-pouvoir, et abandonnent celui de co-gerants du pouvoir. C’est plutot sain, et ca correspond a la definition officielle de la democratie.

    En Angleterre, une petition demande a May d’accepter sa defaite et a recu 1/2 million de signatures en 24h. Les media en parlent. Plutot sain, la aussi.

    En France, la coalition des cadres superieurs et professions liberales (la « surclasse » d’Attali) et des lobbies de l’armement et de la finance semble avoir subjugue le pays. Vont-ils se prendre la raclee qu’ils meritent ou finir d’accaparer tout le pouvoir?

  24. @Laurent Fournier : « Vont-ils se prendre la raclee qu’ils meritent ou finir d’accaparer tout le pouvoir? » Gageons qu’ils vont s’accaparer tout le pouvoir et M. Macron, « l’idole des jeunes » et des nettement moins jeunes va pouvoir régner et étendre ses tentacules d’ambitieux. Et vive le IIIe Empire !

    Me trompe peut-être et le souhaite vivement, c’est pourquoi essayons de respirer pour les quelques heures qui restent !

  25. Bizarre : taux d’abstention record (51,2 %) et… le FN s’effondre !
    Dire qu’on ne cesse de faire croire aux abstentionnistes qu’à cause d’eux, le FN grossit, grossit, grossit…
    Il faudrait arrêter de se planter quand on analyse les faits politiques !

    1. La majorite des Francais ne vote plus. Ta theorie et celle de Fabrice est en train d’etre realisee: Le gouvernement est en train de devenir hors-jeu, sans importance. Mais ca pose quand meme beaucoup de problemes. La « societe civile » qui ne prend presque plus part au processus electoral, est encore incertaine et balbutiante. D’autre part le pouvoir (qui s’etait, notamment au sein de Bilderberg, prepare de longue date a gerer des « societes ingouvernables » – autre nom pour la societe civile), redouble de violence comme un vieux dictateur qui a peur qu’on l’oublie et qui s’affole. Avec le pitre fantoche que nous avons au pouvoir, il est facile de voir que l’etat d’urgence va etre reconduit jusqu’a ce qu’un ensemble de lois, voire un changement de constitution, le rende permanent. On ne peut meme pas dire « daech a remporte les elections » puisque daech c’est l’OTAN. L’OTAN a remporte les elections, apres avoir achete presque tous les media. La societe civile ne peut plus compter que sur elle-meme, et doit eviter le piege de la violence, qui la rendrait « gouvernable ». Je crois que les faits ont donne raison a Fabrice, d’une maniere que je n’imaginais pas il y a 3 mois. Cela ne veut pas dire, en ce qui me concerne, qu’il ne faille pas essayer de faire passer un depute « insoumis » la ou c’est possible, mais la politique maintenant se joue ailleurs. La politique electorale s’est debarassee de ces impuretes, elle a finit par expulser completement la politique. Parti unique, etat d’urgence permanent, fantoche arrogant et photogenique au pouvoir, entoure de ses mignons affairistes ou mediatiques, medias veules et a plat-ventre… c’est caricatural.

      .

  26. Questions ce matin a ma femme faisant le marche dans la banlieue proche de Kolkata: « qu’est-ce qui se passe en France? Comment ce Macron a-il pu rafler tout le pouvoir en si peu de temps? » demandent le reparateur de portables, un voisin, un instit d’une ecole du quartier. « Je sais, c’est terrible »! -« Vous n’avez pas parle aux gens, vous ne leur avez pas explique »? -« c’est pas si facile, qu’est-ce que je peux faire toute seule »? Qu’elle repond! On aimerait parfois que les gens regardent ailleurs, mais ils regardent, et on est un peu gene.

    u

    1. Les trois dernières lignes de votre premier commentaire résument parfaitement la situation. Complètement d´accord avec vous.
      Je suis aussi un peu mal à l´aise quand on s´étonne ici de ce qui se passe en France. Cela semble très exotique pour les Allemands qui préfèrent la stabilité 🙂 !
      On va probablement en reprendre pour quatre années avec Mutti !

  27. A propos de l´engouement béat des électeurs de Macron, certains médias parlent de macronmania, d´une vague déferlante ! Bof ! Avec plus de 50% d´abstention, il vaudrait mieux faire profil bas. Ce taux est pour moi la meilleure nouvelle de ce début de semaine.
    https://reporterre.net/Le-sortilege-oligarchique
    Macron n´est qu´un nouveau gadget dans le paysage politique. Et comme tous les gadgets, il sera sujet à l´obsolescence programmée. Espérons que l´abstention va prendre du poids.

    A Mardié, les petits balbuzards en prennent aussi, du poids . « Ce qui compte vraiment » 🙂
    http://www.balbucam.fr/fr/en-direct-nie/

  28. Un commentaire de P.P :

    CE SOIR, LE GOUVERNEMENT MACRON A PERDU SA LEGITIMITE, QU’IL LE SACHE !

    Une fois n’est pas coutume, je suis dans le camp des grands gagnants de ces élections : 51,2 % dès le premier tout. Pas mal, non ? Un candidat avec un tel score serait élu sans avoir à affronter le second tour !
    J’espère que l’on va faire encore mieux au second tour.
    Avec un président qui n’a obtenu QUE 24% des votes EXPRIMES au 1er tout, mais élu au second tour uniquement pour éviter de se coltiner une présidente Front National (donc SANS ADHESION DEMOCRATIQUE A SON PROGRAMME) et aujourd’hui, un 1er tour des législatives avec une abstention record de 52,1%, on peut l’affirmer haut et fort : ce gouvernement de lobbyistes industriels est parfaitement ILLEGITIME.

    Il devra accepter de gré ou de force d’infléchir sa politique à la faveur des mouvements écologistes et sociaux qui, espérons- le, ne manqueront pas d’émerger assez rapidement. C’est bien à cela que nous devons tous oeuvrer !

    Oui, je sais, je suis TRES optimiste. Mais… c’est important ce soir de faire la différence entre le droit et la morale. C’est la différence (énorme !) entre légal et légitime !
    Ce gouvernement , s’il possédait une once de morale, ne pourrait pas appliquer le programme de Macron.
    J’espère que ce 51,2 % va nous encourager à être nombreux pour leur montrer que le droit ne suffit pas, la morale compte aussi !

    LES MINISTRES DE MACRON SONT ILLEGITIMES ! QU’ILS COMMENCENT PAR SE TAIRE… avant de DEGAGER EUX AUSSI !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *