Miserere (à propos de M. de Rugy)

Je n’ai toujours pas une seconde à moi. Car je prépare quelque chose, oui. Mais vous trouverez ci-dessous la copie d’un article du Monde sur la grande puissance des lobbies industriels jusqu’à l’intérieur de notre si glorieuse Assemblée nationale. Quelque chose, qui n’est pas ça, a arrêté mon attention : les propos de François de Rugy, président en titre de l’Assemblée. Je vous les retrouve aussitôt : « Il ne faut pas non plus fantasmer sur des lobbies. Je considère qu’il est normal qu’il y ait des groupes de pression qui fassent entendre les intérêts privés (…) après c’est le Parlement qui tranche en toute transparence. »

C’est sublime, non ? Les preuves sont innombrables du comportement criminel de l’industrie dans des douzaines de sinistres affaires, mais ce M. de Rugy, ci-devant « écologiste », n’y trouve rien à redire. Au contraire ! Et il était l’un des chefaillons du parti de Placé et Duflot il y a si peu de temps ! Et il s’est présenté à la primaire socialo après avoir promis de soutenir le vainqueur – qui fut Hamon -, avant de trahir sa promesse. Ce Rugy et tous les autres qui ont tant occupé les fenestrons de la télé au nom de l’écologie, n’étaient ni de taille ni d’esprit. Tant d’années perdues !

Vous trouverez ci-après, dans l’ordre, quelques papiers publiés ici sur le compte de Rugy. Et puis l’article du Monde. Attention, il va falloir agir, je vous le promets.

UNE PETITE SALOPERIE COMMERCIALE S’EST INVITÉE, QUE J’ESSAIE DE FAIRE SORTIR DE CHEZ MOI. NE CLIQUEZ PAS SUR WHOLESALE NFL…

François de Rugy le supplétif d’Ayrault (à Notre-Dame-des-Landes)

Vers une rencontre au sommet François de Rugy/Fabrice Nicolino

 

Des nouvelles de la vieille politique (De Rugy et Mélenchon)

La violence à Nantes (à propos de François de Rugy)

Vous qui ne connaissez pas François de Rugy

 

Jean-Vincent Placé, François de Rugy et le dégoût de la politique

——————————————–LE MONDE

Glyphosate : Stéphane Travert dément tout lien avec les lobbies après la fuite d’un amendement

La députée socialiste Delphine Bato a affirmé, mercredi, que des industriels avaient eu accès à un amendement avant les parlementaires. Une enquête interne n’a pas permis de déterminer l’origine de la fuite.

Le Monde.fr avec AFP |

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image: https://img.lemde.fr/2018/05/22/0/0/4223/2813/534/0/60/0/7b1ef72_5609466-01-06.jpgLe ministre de l’agriculture, Stéphane Travert, le 22 mai à l’Assemblée nationale.

Alors que l’Assemblée est en plein examen de la loi sur l’agriculture et l’alimentation, l’ancienne ministre socialiste Delphine Batho a affirmé devant les députés, mercredi 24 mai, que l’Union pour la protection des plantes (UIPP), réunissant des producteurs de pesticides comme Monsanto ou Bayer, avait eu accès à son amendement d’interdiction de l’herbicide controversé glyphosate « plus de quatre-vingt-dix heures » avant les députés.

« J’ai saisi le 30 mars le président de l’Assemblée nationale de ces faits. (…) Il est inacceptable que des lobbies puissent avoir des accès privilégiés à des informations internes à l’Assemblée nationale afin de déployer des stratégies pour court-circuiter nos débats », a-t-elle dénoncé.

Estimant que cet « exemple est rarissime », le président de l’Assemblée nationale François de Rugy a indiqué, jeudi, qu’une enquête menée en interne n’avait « pas permis de déterminer d’où venait la fuite ». « Sur la sécurisation du processus de dépôt de nos amendements nous allons encore renforcer nos règles », a-t-il conclu.

« En tout cas, ce ne sont pas les fonctionnaires de l’Assemblée nationale (…) qui diffusent les amendements dont ils ont connaissance », a-t-il précisé, avant de poursuivre : « Il ne faut pas non plus fantasmer sur des lobbies. Je considère qu’il est normal qu’il y ait des groupes de pression qui fassent entendre les intérêts privés (…) après c’est le Parlement qui tranche en toute transparence. »

Stéphane Travert « pas aux mains des lobbies »

Interpellé sur d’éventuels échanges avec l’UIPP sur Franceinfo, vendredi matin, le ministre de l’agriculture, M. Travert, a d’abord estimé « curieux de retrouver des amendements comme ça dans la nature », avant d’affirmer : « Je ne suis jamais en contact avec l’UIPP. Ça commence à bien faire. (…) Cela fait des semaines et des semaines qu’on m’insulte à longueur de journée, en disant que je suis aux mains des lobbies. C’est quoi, les lobbies ? Est-ce que c’est la FNSEA, est-ce que c’est la Coordination rurale, est-ce que c’est la Confédération paysanne, qui sont les organisations syndicales ? »

Lire aussi :   Les impasses de la commission pesticides au Parlement européen

Le retrait d’un amendement inscrivant l’interdiction du glyphosate dans le projet de loi sur l’agriculture et l’alimentation a été qualifié de « rétropédalage » du gouvernement par les dizaines de milliers de signataires d’une pétition réclamant une sortie de cet herbicide en France en trois ans.

Alors qu’Emmanuel Macron avait demandé à la fin de novembre au gouvernement de « prendre les dispositions nécessaires pour que l’utilisation du glyphosate soit interdite en France dès que des alternatives auront été trouvées, et au plus tard dans trois ans », M. Travert a fait savoir qu’il s’agissait avant tout d’une « mobilisation ».

Des élus de plusieurs groupes, y compris certains députés En Marche comme Matthieu Orphelin, proche de Nicolas Hulot, espèrent néanmoins « de nouvelles avancées », dont une « programmation raisonnée de la fin du glyphosate » inscrit dans la loi.

En savoir plus sur https://www.lemonde.fr/planete/article/2018/05/25/glyphosate-stephane-travert-dement-tout-lien-avec-les-lobbies-apres-la-fuite-d-un-amendement_5304529_3244.html#Di377do8lQMT4I2J.99

16 réflexions au sujet de « Miserere (à propos de M. de Rugy) »

  1. Bonjour à tous,

    Voici deux liens qui m’ont intéressée, le premier parle de produits chimiques….et d’un conseil municipal dans la campagne bretonne…Ben oui, c’est bien comme cela que ça se passe un peu partout en France…Rugy et consorts….

    https://www.franceculture.fr/emissions/les-pieds-sur-terre/journal-breton-saison-2-1213-la-fabrique-du-silence-retour-a-glomel

    et le second est une rencontre entre F.Rufin et H.Kempf :

    https://reporterre.net/Francois-Ruffin-L-enjeu-est-de-sortir-les-gens-de-la-resignation
    Je trouve que ce député a une vision très juste de la politique et de notre société, et il me semble intègre. Avec lui, Mélanchon semble dépassé…
    Merci Fabrice pour cet article du Monde, tout cela est extrêmement énervant !!

  2. De la part de lapetitelibrairie

    Les Etats Généraux de l’Alimentation n’ont pas mis en perspective les mesures agricoles attendues, elles en ressortent amoindries avec des dispositifs morcellés.

    L’exemple majeur est l’interdiction du glyphosate dans les 3 ans qui ne figure plus dans la loi, ni dans le plan phytosanitaire.

    Une journée nationale de mobilisation à l’initiative de l’UNAF ( Union Nationale de l’Apiculture Française) est organisée le 7 juin, afin que les apiculteurs professionnels manifestent leur mécontentement et face entendre leur souhait d’une agriculture saine, propre, non nocive, non toxique pour eux, nous vous et tous les écosystèmes

    https://www.unaf-apiculture.info/actualites/mortalites-d-abeilles-journee-nationale-de-mobilisation-le-7-juin.html

  3. J’ai commencé à envoyer des mails via Agir pour l’environnement aux imbéciles sans conscience qui ont opté pour le glyphosate, mais à mon avis, les dés étaient pipés : Macron a fait croire que… laissant les mains libres aux députés en sachant pertinemment que pas mal des siens et d’autres voteraient contre. Ce qui lui permet de garder une veste toute propre…

    À Malles Venosta, la petite commune du Tyrol du Sud qui a organisé un référendum remporté haut la main contre les pesticides, le label bio Bioland de la région a plié devant le lobby des agriculteurs qui détruisent le paysage et la santé des habitants avec leurs pommiers à perte de vue : ils ont refusé de rédiger une expertise pour Malles Venosta. Du coup, c’est Bioland Allemagne qui va probablement le faire. Comme quoi, tous ces prédateurs ont le bras long… et les dents aussi ! Quant aux agriculteurs du coin qui avaient deux ans pour se convertir au bio, ils n’ont rien entrepris et ont simplement laissé passer le temps, si bien que tout cela va se terminer devant un tribunal, comme la plupart des autres revendications du maire. Bref, tout est fait pour les faire reculer, les intimider (allant jusqu’à arroser de glyphosate des pommiers bio plantés avec amour et soin : toute la récolte perdue,les arbres fichus, le terrain dévasté…). Et bien entendu, les insultes, les coups bas, etc… la guerre des nerfs car ils pensent les avoir à l’usure. Mais les habitants de Malles sont coriaces et leur maire épatant !

    1. Ce sont des “pillards”, pas des “prédateurs”. Les prédateurs ont toute leur place dans un écosystème… et elle est indispensable à l’ensemble.
      Ce n’est pas le cas de ces sales pillards…

      1. regardez dans le dico, c’est un synonyme de pillard.
        Et puis en ethnologie :
        Homme pratiquant l’économie destructrice

        Donc je persiste et je signe, d’ailleurs c’est le terme qu’emploie Kokopelli.

        1. @Laurenzerl, aucune animosité dans mes propos. Tu n’as pas compris où je veux en venir : peu importe ce que dit Kokopelli (!), je cherche simplement à éviter de stigmatiser sans cesse les ANIMAUX prédateurs dans nos paroles quotidiennes à propos des ANIMAUX HUMAINS que nous sommes : ours, loups, lynx, requins…etc… n’ont pas à être continuellement comparés à ceux, hommes, qui saccagent notre monde. Les prédateurs animaux, au contraire, sont indispensables à notre monde… et même à notre imaginaire. Et la plupart sont très menacés. Je trouve donc tout à fait responsable de se poser la question de l’utilisation du terme “prédateurs” pour dire le mal qui ronge notre monde…

          Après, bien entendu, nous ne sommes pas dans les exactitudes linguistiques mais dans les glissements néfastes humain/autres animaux.

          Si tu es amoureux du terme “prédateur” pour les humains qui saccagent tout, c’est toi qui vois (je suis sûr que ça se soigne 😉 !!

          Mais tu peux essayer, tu verras que pillards remplace “prédateur” dans la plupart des situations.
          Eh ! C’était juste un conseil amical, ne t’énerve pas !

          Kokopelli ou pas, moi je dis pillards, pas prédateurs.
          Les prédateurs, je les défends et ce sont les ours, les loups, les lynx, les aigles, etc…
          Après, bien sûr, tu fais ce que tu veux 😉

  4. Rugy, le glyphosate de la droite !
    Si cher Fabrice, tous,
    Et si c’etait Le moment ! oui et fort !
    Un lin lien ci-après vers une réaction, une réponse de Ruffin à quelques citoyens. Une explication qui en dit tellement long sur tout ce que nous discutons ici et ailleurs de façon trop confidentielle. Outrageant et tellement, malheureusement confirmant que le vote, le notre comme celui de nos « représentants » n’a plus aucune raison, aucune valeur.
    Alors si c’etait Le moment, très fort et devant (dedans ?) l’assemblée nationale…
    Je te salue bien amicalement, espérant que tu vas bien.
    Nicolas

  5. Réponse à mon mail d’un certain Roland Lescure :

    Bonjour Mme Wuillemin,

    Un certain nombre d’entre vous m’ont interpelé sur le projet de loi EGAlim ou m’ont reproché mon vote contre l’inscription dans la loi de l’interdiction du glyphosate. Ces interpellations sont légitimes. Je souhaite y répondre en appréhendant le problème dans son ensemble.

    Depuis quelques années, le monde agricole connait sa crise la plus dramatique et la détresse a gagné les campagnes : un agriculteur sur deux perçoit un revenu inférieur à 350€ net par mois, une exploitation en France disparait toutes les 15 minutes, le taux de suicide des agriculteurs en 2016 a triplé en un an, c’est 25% supérieur à la moyenne nationale. Ceux qui nous nourrissent sont en train de mourir de faim.

    En même temps, les scandales à répétition dans l’agroalimentaire et les recherches sur le lien entre l’alimentation et la santé publique ont exalté chez le consommateur une demande croissante pour une alimentation plus saine, plus durable et plus en phase avec la préservation de l’environnement.

    Fort de ce constat, le Gouvernement a rassemblé, dès sa prise de fonction, toutes les parties prenantes autour de la table, créé un dialogue, condition sine qua non de la réussite sur le long terme : les États Généraux de l’alimentation de juillet à décembre 2017. Ainsi, en concertation avec tous les acteurs, la majorité et le Gouvernement ont abouti à un projet de loi pour changer le modèle économique du secteur agricole tout en garantissant une transition vers une agriculture et une alimentation saine, sûre, durable et accessible à tous.

    Cette loi donne à nos agriculteurs le pouvoir de vivre décemment de leur travail. En même temps, elle responsabilise ces derniers pour monter en gamme et accélérer la transition agricole dans chaque filière. Comment ? Par exemple en renforçant leur rôle dans la négociation des prix.

    Cette loi donne le pouvoir aux intermédiaires de définir une stratégie commerciale viable. En même temps, elle les responsabilise en cadrant et en contrôlant les pratiques agricoles pour assurer une meilleure qualité et une meilleure traçabilité. Comment ? Par exemple en luttant contre les pratiques commerciales déloyales dans la grande distribution.

    Cette loi donne le pouvoir au consommateur d’avoir accès à un large choix d’aliments sains, sûrs et durables. En même temps, elle les responsabilise pour qu’ils deviennent des « consom’acteurs », prêts à payer le prix pour la qualité à laquelle ils aspirent. Comment ? Par exemple, en imposant aux cantines de servir 50% de produits de qualités et au moins 20% de produit bio ou encore en renforçant l’étiquetage de certains produits afin de mieux renseigner le consommateur.

    L’examen de la loi agriculture et alimentation illustre bien la complexité du monde dans lequel nous vivons. Dans une société, les intérêts divergent et le pouvoir politique a alternativement choyé une partie de la population au détriment d’une autre : on a pu favoriser le consommateur pendant un temps avant de faciliter le travail du producteur pendant une autre période, toujours au détriment de l’un et l’autre et en pariant sur la fidélité électorale qui en découlerait.

    Pour finir, parlons du glyphosate. Trop souvent passer par la loi permet aux politiques de se laver les mains d’un problème sans le résoudre en profondeur. Interdire le glyphosate d’ici trois ans, comme un couperet, mettrait le fardeau uniquement sur nos agriculteurs, qui sont déjà dans une détresse inédite. Alors que la France a réussi à baisser de 10 à 5 ans, l’autorisation de renouvellement du glyphosate en Europe, nous devons être exemplaire au niveau national : demander à l’ensemble des acteurs d’être responsables, de s’organiser pour établir des plans de sorties crédibles du glyphosate, et ensuite montrer la voie à l’Europe. Il faut responsabiliser, tout en respectant les engagements du Président de la République, et rester en phase avec les attentes des agriculteurs, des consommateurs et des intermédiaires.

    Loin de moi l’idée d’être en faveur du glyphosate dans nos champs et dans nos assiettes mais l’esprit inédit de concertation de tous les acteurs menés depuis les États généraux de l’Alimentation me paraissait incompatible avec l’interdiction dans la loi des phytosanitaires d’ici trois ans.

    De manière générale, je préfère la responsabilisation et la cohésion à la coercition. L’ensemble des acteurs (politiques, agriculteurs, industriels, chercheurs, etc.) ont toutes les cartes en main pour transformer l’essai. Stéphane Travert, Ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation, a dévoilé en avril son plan d’action pour réduire la dépendance de l’agriculture aux produits phytopharmaceutiques. Si les acteurs ne saisissent pas de cette opportunité, comme l’a dit notre Président de Groupe, Richard Ferrand, la loi sera inéluctable. Christophe Castaner, Secrétaire d’État chargé des Relations avec le Parlement, a d’autant plus précisé qu’un groupe de travail va être mis en place pour surveiller cette transition : « La confiance n’exclut pas le contrôle ».
    En tant que Président de la Commission des Affaires économiques, je suivrai de près cette transition et je veillerai personnellement à ce que son interdiction soit inscrite dans la loi si les acteurs ne font pas face à leurs responsabilités dans les 18 mois.

    Bien à vous,

    Roland Lescure

    D’action point. Mais du blabla, en veux-tu en voilà …

  6. Une seule réponse à ce piteux Lescure…:

    «(…) Le glyphosate est un pesticide cancérigène, qu’on trouve partout dans les urines des humains. Nos autorités proches et lointaines acceptent cet empoisonnement, qui est désormais certain. Nous demandons protection, c’est-à-dire l’interdiction immédiate de ce produit chimique dangereux. (..) » (signé : El sub-commandante Nicolino !)

  7. A Lucchini,
    Merci pour ce lien grâce auquel j’ai pu lire l’intervention de François Rufin. Intervention qui permet de connaître une des causes du nombre insignifiant de députés qui a voté l’amendement sur l’interdiction du glyphosate.
    A P.P. ,
    Monsieur Lescure peut bien parler de couperet si l’interdiction du glyphosate avait été inscrit dans la loi, mais c’était bien la seule façon (et encore!) de mettre un coup d’arrêt à l’utilisation de ce produit. On en soupçonne -connaît-les dangers depuis déjà bien des années et si les agriculteurs l’avaient vraiment voulu, il semble qu’ils auraient envisagé une solution alternative. Nous sommes vraiment pris pour des naïfs.

  8. “Ce mardi 5 Juin, journee mondiale de l’environnement, les bureaux du gouvernement du Kerala vont faire leur adieu aux accessoires jetables y compris les bouteilles d’eau en plastique, les tasses a the jetables et les sacs en plastique, et dans le meme temps, les stylo a encre et les assiettes, verres et couverts en acier vont revenir”

    https://punemirror.indiatimes.com/news/india/world-environment-day-2018-kerala-government-offices-to-bid-adieu-to-disposables-bring-back-reusables/articleshow/64451347.cms

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