Martin Arnould, du WWF, se pose des (bonnes) questions

Polémique ? Oui. Nous ne sommes pas des gamins de cinq ans qu’on devrait tenir par la main pour traverser la route. Nous sommes des humains, menacés dans le tréfonds de leur existence. Et cela donne des droits, même si cela commande aussi des devoirs. Je n’ai pas envie de passer ma vie à chahuter les apparatchiki de France Nature Environnement (FNE). Mais dans le même temps, impossible de laisser filer le commentaire que m’a adressé Martin Arnould à propos d’un texte publié (ici) il y a trois semaines.

Martin est un militant exemplaire de la protection de la nature en France. Cet homme a réalisé de grande choses pour nous tous, notamment dans le cadre du combat contre les barrages sur la Loire. Il m’est arrivé de m’opposer ici même au WWF, l’association qui l’emploie. Et vivement. Il suffit de chercher un peu dans les archives de ce blog. Mais cela ne change rien à la valeur de ce combattant. Voici son texte.

Bonjour Fabrice,

Je viens de lire avec un grand intérêt ton article incisif sur FNE. Sans faire de commentaire au fond, n’ayant pas le temps aujourd’hui, je dirais qu’il lance, prolonge, nourrit un débat salutaire, celui des moyens que se donnent les ONG pour faire entendre leur voix, donc de l’argent dont elles ont besoin pour faire leur travail, tout simplement. Ah l’argent…Depuis des années, plus même, je travaille, avec beaucoup d’autres, pour que les ONG se professionnalisent, aient des moyens financiers décents, n’hésitent pas à se rapprocher des acteurs économiques, des autres usagers de la nature, de ceux qui usent de notre environnement à tous, c’est à dire tout le monde.

Pendant des années, je me suis fais reprocher, ainsi que l’ONG dans laquelle je travaille, le WWF (et SOS Loire Vivante avant) par une bonne partie de FNE, sans doute ces « bureaucrates », cet establishement que tu évoques (et heureusement, il y a des gens formidables dans ce réseau) le fait de passer des alliances avec des entreprises (pas n’importe lesquelles), reprocher de chercher, dans notre volonté de communication vers l’extérieur, les autres, ceux qu’il faut intéresser et convaincre, des ressources financières. Le seul argent « propre » était l’argent public, ce qui n’a évidemment aucun sens. L’Etat était perçu comme un recycleur idéal, en quelque sorte. La puissance publique valait quitus, enlevait le fond peccamineux de l’argent, semblait-il.

Je vois que, enfin, certains à FNE (je parle toujours de la direction) ont compris que l’argent privé pouvait aussi permettre de travailler : le problème, c’est qu’ils semblent être allés le chercher là où tous les autres ne vont pas, précisément parce que des critères éthiques président toujours à la mise en place de partenariats avec des groupes privés.

Cela m’amuse donc, même si c’est un rire de second degré, de voir une partie des donneurs de leçons se faire prendre la main dans le pot de confiture. Une expérience salutaire ? A tout le moins, elle apprendra, je l’espère, quelques règles d’usage et de modestie qui seront les bienvenues pour faire en sorte que les ONG coopèrent mieux, et il y a encore du travail, là aussi.

Cordialement,
Martin Arnould
WWF-France

47 réflexions au sujet de « Martin Arnould, du WWF, se pose des (bonnes) questions »

  1. et les financements de WWF ,il dit pas n’importe lesquels,ben ca oui,en effet,tout les supers pollueurs les financent ,necro carburant,pesticides et j’en passe et fondation ultra liberale US financent cette ONG ,alors qu’il soit transparent et le dise,nous aidons la croissance »verte »donc les pollueurs a s’installer partout dans le monde,partout ou ils font une campagne,sur OGm Bresil via ONG Canadienne,apres ,comme par hasard les OGM arrivent,et l’association disparait,ecran pour faire croire a la masse que WWF travaille pour ecologie!!!
    Desolée, mais WWF pour moi est la pire des ONG créée pour et par les industriels pollueurs.
    Mr Arnoult énumerez donc tout vos sponsors et partenaires dans le monde ,et que WWF travaille pour les lobbies pollueurs,est connu par tout les gens qui bossent dans l’ecologie, sans ces financements industriels et sont donc libres et indépendants de ces killers verdoyants.

  2. Il dit simplement, si on sait lire, qu’il est bien content que FNE accepte enfin d’aller à la soupe, comme WWF le fait depuis longtemps.

    Il prétend simplement que c’est pas la même soupe, qu’ils sont plus sélectifs… à voir.

    Aucun à priori contre WWF, mais faut reconnaître qu’on voit parfois leur petite bestiole dans des endroits inattendus…

  3. Ourse,

    Quand on annonce une telle avalanche de révélations sur le financement du WWF, on le documente. Vous ne le faites pas, et je le déplore. De quoi parlez-vous au juste ? J’ai moi-même, à de nombreuses reprises, critiqué durement le WWF, mais à partir d’exemples précis. Faites-le !

    Concernant Martin Arnould, j’insiste sur le fait qu’il est l’un de nos meilleurs militants écologistes. Et salarié du WWF-France. J’ajoute pour aggraver mon cas que j’apprécie la personne de Serge Orru, le directeur du WWF en France. Les choses sont – hélas ? – parfois plus compliquées que ne le croient les slogans.

    Bien à vous,

    Fabrice Nicolino

  4. Le problème n’est pas de savoir si on doit accepter du fric « sale ». Oui, on peut l’accepter. L’argent n’a pas d’odeur. Que les fabricants de telle ou telle saloperie financent des associations dites écologiques n’a pas d’importance. C’est leur problème. Il faut prendre l’argent où il est.

    Non, ce qui est important, c’est de savoir si les organisations en question vont se taire (ou pas) en échange (ou à cause) de ces financements.

    Bref, ce qu’il faut comprendre, c’est quel est le degré de copinage (éventuel) ou de paralysie (ou pas) de la parole associative que ces financements pourraient provoquer. Et cela, il n’y a que l’adhérent dit « de base » (l’adhérent lamda, bénévole) qui peut s’en rendre compte et éventuellement le dénoncer.. (pour les responsables associatifs dont l’emploi dépend des ressources de l’association, c’est moins évident..). Chacun peut essayer cela, du moins dans les petites associations : il suffit de consulter les comptes de l’association en question, rubrique  » recettes » et de vérifier, dans le rapport d’activité, que cet apport (mécénat, sponsoring, subventions etc..) n’a pas réduit l’asso au silence sur telle ou telle problèmatique locale dans laquelle serait également impliqué le financeur.. (collectivités locales par exemple). Evidemment, pour les grandes ONG, type FNE, ce sera plus difficile. Mais on peut déjà avoir une petite idée en se demandant qui finance FNE (il paraîtrait que la moitié de ses ressources proviennent de l’Etat ?) et en le comparant avec ce qu’elle dit de l’Etat, de son administration, de son gouvernement.. Tout un programme qu’il serait sans doute illusoire de vouloir mener sérieusement à bien à cette échelle et encore plus pour ce qui concerne le WWF avec son implantation internationale..

  5. A Satan,

    Je suis complètement en désaccord avec toi, sur l’argent sale. Accepter en toute conscience l’argent venant d’entreprises capitalistes complètement corrompues et destructrices de l’environnement permet de justifier (presque) tout. Il n’est alors plus possible de critiquer en profondeur la spéculation et la création d’horreurs.

    Je suis également en désaccord avec monsieur Arnoud lorsqu’il souhaite que les ONG se professionnalisent. A partir du moment ou les structures militantes passent ce pas (voir l’humanitaire) il y a de grandes chances pour que les personnes à leur tête ne comprennent plus grand chose de ce qui se passe dans la réalité. Un salarié recruté parmi des étudiants en relations humaines n’aura jamais l’intégrité d’un militant travaillant sur le terrain. Par souci de professionnalisation les associations aujourd’hui recrutent des adhérents dans la rue par des jeunes qui pendant quelques jours vendent pour une association puis ensuite pour une autre et ainsi de suite pour justifier un salaire. Et l’engagement?

    Cordialement

  6. Et çà est-ce que c’est fiable? Qui le sait?:

    http://www.onepercentfortheplanet.org/fr/members/

    Histoire du salaire? Certains militants engagés passent beaucoup de temps et de talent à se former et à travailller pour l’asso. Les rémunérer est pratique et juste et permet de dégager plus de temps encore, avec les dangers de dérive que tout le monde connait.
    Bon de toute façon, les orangs-outangs s’en fichent complétement de tout çà, juste ils flippent because on leur pique leur « maison ». alors salariés ou pas, çà leur fait une belle patte. et ils ne peuvent pas s’organiser en mouvements pour bouter l’envahisseur de leurs forêts.

  7. Oui Mathieu. Mais l’engagement sincère peut aussi être le fait de professionnels et leurs compétences techniques peuvent quand même bien aider à l’efficacité d’une association.

    Les associations qui veulent tout faire toutes seules et tout réinventer à chaque réunion végètent. Un bénévole, même surdoué, ne peut être à la fois naturaliste, financier, bon communiqueur, fin stratège, avoir des connaissances scientifiques ou juridiques suffisantes, savoir déboucher les lavabos et jouer avec internet..

    La difficulté, c’est de permettre que les orientations de ces assos soient réellement contrôlées par les bénévoles élus. Car si elles ne sont plus contrôlées, il est tentant pour les équipes de salariés qui les animent de passer beaucoup de temps à chercher des fonds pour assurer leurs salaires.. quand le besoin s’en fait sentir, (c’est-à-dire tout le temps). C’est humain, mais une telle dérive se ferait au détriment de l’action militante, voire de l’indépendance de l’asso vis-à-vis des financeurs… Ce sont des accidents qui ont sans doute dû déjà arriver !

    Quant à l’argent et à sa provenance, je comprend que tu sois horrifié par mon propos mais je continue de penser que cela n’a pas énormément d’importance si le principe d’indépendance absolue de l’asso est fermement préservé.. A chaque asso de vérifier, à chaque fois qu’elle reçoit de l’argent, qu’il n’y aura pas de contrepartie plus ou moins cachée..

  8. Je ne sais que penser. Non à toute compromission serait ma première réaction. Mais après-tout, si, les choses étant claires dès le début (aucune influence possible, absolument aucune contrepartie, etc.), une grosse boîte est prête à faire un gros chèque en sachant qu’elle n’en sera pas moins critiquée s’il y a lieu, pourquoi pas, non ? Bon , l’idéal serait bien sûr une plus grande congruence, une correspondance entre ce que les gens pensent (paraît les questions liées à la crise écologique les intéressent beaucoup) et ce qu’ils font (consomment par exemple). Rien que ça, et les choses avanceraient très vite. Mais là, faut pas rêver… Les moutons sont menés au précipice et on accuse Canis lupus…

  9. « si le principe d’indépendance absolue de l’asso est fermement préservé »..hem..hem..On peut toujours rêver d’absolu. Prendre l’exemple de la presse écrite.
    La grosse boite polluante se paie sa danseuse comme on disait au 19ème!: Elle finance une asso de protection nature,mais quelle naïveté; elle pourrit d’un côté, mais de l’autre se rachète une conduite.Comme les croyants qui achetaient des indulgences pour réintégrer le giron de l’église, malgré leurs péchés.
    Monsanto va donc bientôt pouvoir devenir honorable.Quelle belle stratégie marketing pour elle! Je lui dis non: allez vous faire foutre. Il y a assez de boites sur la terre pour justement mettre certaines entreprises là où elles doivent être: du côté de l’adversaire. Par ailleurs il me semble que le premier financeur devrait être celui qui a charge de l’intêrêt général: l’Etat et les collectivités publiques.

  10. Sujet très difificile, voire douloureux.

    Des bénévoles qui se sont épuisés dans une lutte, on en connait. Petétin et le tunnel du Somport pour n’en citer qu’un.

    Des professionnels, ça peut effectivement aider. En effet, pour suivre certains dossiers complexes, il est plus facile d’y consacrer presque tout son temps professionnel, que son temps libre après avoir travaillé pour vivre et aider sa famille.

    Pourtant, combien de luttes sur le terrain sont menés par des assos locales, des citoyens reliés à aucune ONG et avec un niveau d’expertise à faire pâlir pas mal de salariés ? Usines d’incinérations, rocades, pollutions diverses, fauchages de champs OGM, etc…

    Et puis, n’inversons pas les priorités.

    Avant que les associations ne se professionnalisent, il faut qu’elles se DEMOCRATISENT… Avant de chercher des moyens financiers, trouvons des moyens humains. Je suis géné par ces propos de Martin Arnoud.

    Qui décide que WWF International participe à une réunion à Amsterdam sur le « Soja Responsable » ? Sur le site de cette table ronde à laquelle participaient toutes les entreprises qui exploitent l’Amérique du Sud (Dreyfus, Cargill…), on pouvait lire (je cite et traduis de mémoire) : « Comme une bonne partie du soja est GM, il faudra se poser la question de sa « durabilité »; en gros pourquoi pas certifier le soja GM ! Sur la même page en bas de cette question, se trouvait le sigle du Panda…

    Le partenariat du WWF avec les ciments Lafarge ne m’enthousiasme pas non plus. Comme entreprise défendant l’environnement, on doit pouvoir trouver mieux. Je ne connais pas très bien non plus les liens entre entre Mr Le Pen et cette société.

    Alors que faire ? Jusqu’où aler ? La ligne entre compromis et compromission est toujours aussi ténue.

    Le travail – souvent excellent – fourni en faveur de l’environnement d’un côté peut-il justifier qu’on ferme un peu les yeux sur l’origine de l’argent ?

    Pour terminer, non, c’est argent, ce n’est pas un pot de confitures dans lequel on trempe les doigts. C’est le piège qui englue ceux qui s’en approche trop.

    MH

  11. J’ai toujours été stupéfait, dans pratiquement toutes les associations auxquelles j’ai appartenu, de constater que lors des assemblées générales, moment normalement privilégié de fonctionnement démocratique, on se contentait de voter « pour » ou « contre  » le rapport d’activité de l’année écoulée, le bilan de trésorerie, ou sur le rapport moral, (comme si on pouvait revenir sur le passé), mais rarement sur un document d’orientation pour l’année à venir ! Bien sûr le rapport d’activité est obligatoire mais la présentation des projets et orientations ne devrait-elle pas l’être aussi ? Il y aurait là un truc à revoir.. Mathieu a cent fois raison : insistons pour que nos associations fonctionnent plus démocratiquement !

  12. Fabrice

    depuis que les « globals leaders »du business, ont pris en main l’écologie;depuis Rio et Johannesbourg,on a vu fleurir une nouvelle sorte d’écologiste,l’écolo « partenaire ‘du business,qui intégre dans sa démarche les préocupations des multinationales.WWF en est l’exemple le plus abouti sur l’International ,entièrement financé par ces entreprises pollueuses.Ceux la qui ont le culot de parler au nom des écologistes au grenelle!!
    Cette démarche de collaboration,débouche ,nécessairement,sur des collaborations et sur des solutions conformes aux plans de ces entreprises,cad,le toujours plus et le vérouillage des marchés.Sur le verdissement de la Croissance.Donc une société hyper centralisée,coercitive,a cause de l’appropriation PRIVEE du bien commun .
    Ainsi ,ce monde Orwellien,plein de gentils écologistes au discours trés soft,collaborant avec les gentilles entreprises et les gentils policiers chargés de faire respecter la loi des pollueurs,et les gentils reporters qui photographie en hélico les derniers animaux,ou de gentils pilotes épandent par avion des pesticides sur les derniers indigenes.
    Il Y a des associations indépendantes de ces groupes totalitaires,a partit du moment ou j’accepte sous pretexte de recevoir du fric de me mettre au service de ces pollueurs,je ne suis pas crédible et je m’associe sur des campagnes scandaleuses partout dans le monde,comme le fait le WWF.
    Etre independant est la clef de l’Ecologiste de base,il y a des gens qui les financent sans rien en echange,quelques fondation Hollande,Suisse etc,qui sont totalement independantes des industriels et des groupes de pression .
    Orru,que je connais, est proche du pouvoir en place,et grâce a ces financements,voir le fiasco total du Grenelle,le verdissement organisé de cette croissance sans limite que soutien WWF et son president ,plutot que sur le demande réelle,sont des usines a gaz centralisées plutot que de trouver des solutions locales
    Il y a une autre voie que cette coercition mondialisée,celle des choix personnels et de conscience;
    Car on a le choix de limiter l’usage des pesticides ou la vitesse des bagnoles entre des solutions coercitive,et l’appel a la responsabilité individuelle.
    Il est évident que l’écologie est un combat contre des organisations ayant des interêts contraires a l’écologie et que WWF est l’exemple le plus criant de cette asservissement, des sa création,fait pour de servir les lobbies americains les plus pollueurs de la planète.

  13. Mais les faits, on les connait tous Fabrice. Ne faites pas semblant de faire comme si WWF était blanc comme neige. Et ils sont bien trop long à citer ici.

  14. Suzan,

    Non, pas d’accord avec vous. J’ai critiqué durement le WWF, ici même. Je ne me souviens plus des dates, mais les archives sont là. Mais je maintiens que, pour débattre, il faut s’appuyer sur des faits. Et Ourse se contente de dénoncer. Non, pas d’accord.

    Fabrice Nicolino

  15. allez voir les rapports annuels de WWF ,allez sur google cherchez et vous trouverez facilement,je pensais que en écologiste et journaliste veritable vous connaissiez les sources ,tout le monde le sait sauf vous,je ne dénonce pas,je dis ce que tout le monde sait,pas besoin de vous envoyer des docs fastidieux,la confiance régne!!

  16. alors juste quelques nom,WWF states :Fondation Ford ,une horreur!!!
    Nokia,Canon,Laffarge,Carrefour,Caisse d’Epargne,Gaz de France,toutes ces boites et des Fondations plus ou moins opaques,WWF a des contrats de licence avec les entreprises qui leurs payent une redevance de licence pour utiliser leur nom et le label qui leur sert a verdir leur image,point barre,les comptes sont faramineux ,un fric colossal ,et derriere des grosses fondations americaines,Ford la,pire des pires,le bisseness vert,wood group,ils ont trois maisons differentes,une pour ecologie,une fondation pour le fric etc,…………..

  17. en reponse a mr Arnould :le seul argent propre c’est celui qui ne vient pas de ces industriels qui polluent et devastent la, planète ,et qui finançent WWF,et qui vous rapportent un max de pepettes,mais des particuliers trés friqués et trés ecolos radicaux qui eux n’ont d’ordre a recevoir de personne et ne touchent rien en échange, de leurs dons!

  18. Pour moi, le débat n’est pas de savoir s’il y a des gens bien ou non chez WWF, il y en a, j’en connais et je ne doute pas que Martin Arnould en fasse partie. Le problème est la façon dont les entreprises utilisent le WWF pour verdir leur image.

    Je ne donnerais qu’un exemple. Mais de poids. Le partenariat entre WWF et Coca-Cola et l’invention hallucinante de la « compensation eau ». Pour être honnête, il faut préciser que Serge Orru pour le WWF France et le WWF Inde Inde étaient opposés à ce partenariat. Qu’importe WWF International est passé au-delà et a signé pour empocher le jackpot.

    A lire sur le site du World Rainforest Movement (http://www.wrm.org.uy/bulletinfr/129/vue.html#démocratie):

    « Coca-Cola a été la cible de campagnes soutenues d’organisations pour la justice sociale du monde entier, mais c’est en Inde que les méthodes de l’entreprise ont reçu une attention particulière. En 2003, le Centre pour la science et l’environnement de Delhi avait publié un rapport, fondé sur des tests en laboratoire, qui montrait que les taux de pesticides et d’insecticides de plusieurs boissons vendues par Coca-Cola en Inde étaient de onze à soixante-dix fois plus élevés que le maximum fixé par l’Union européenne pour l’eau potable. Le Centre de documentation sur l’Inde, situé aux États-Unis, a fait de nombreuses déclarations contre l’entreprise, l’accusant de provoquer une grave pénurie d’eau pour les communautés du pays et affirmant que ses usines d’embouteillage polluent le sol et la nappe phréatique des environs. En mars 2004, les autorités de Kerala, un État du Sud de l’Inde, ont fermé une de ces usines, par suite des plaintes des communautés et des activistes de la zone qui affirmaient qu’elle avait pollué et drainé les réserves d’eau locales.

    En août 2007, pendant qu’il sirotait un Diet Coke devant le logo du panda caractéristique du Fonds mondial pour la nature (WWF), Neville Isdell, PDG de Coca-Cola, a annoncé le lancement d’un partenariat de 20 millions USD avec le WWF, destiné à « remplacer chaque goutte d’eau que nous utilisons dans nos boissons et notre production ». Le troisième élément du paquet, qui incluait la diminution et le recyclage de l’eau utilisée, était le réapprovisionnement. Ce réapprovisionnement n’aurait pas lieu aux endroits où l’eau avait été prise mais à d’autres endroits du monde, par le biais d’une série de projets, c’est-à-dire par un système de compensation. »

    Pour ceux qui en doute, vérifiez sur le site de Coca-Cola (Belgique) : https://www.cocacolabelgium.be/Intensification-du-partenariat-de-Coca-Cola-avec-le-WWF-pour-proteger-les-ressources-d-eau-douce
    Je cite tellement c’est hallucinant : « L’année dernière, nous nous sommes fixé pour objectif de rendre aux communautés et à la nature une quantité d’eau égale à celle que nous avons consommée pour la production de nos boissons. » Après la bêtise de la compensation carbone, la compensation eau : on prive d’eau des gens en Inde mais on compense en finançant des campagnes pour sensibiliser les français à fermer le robinet le robinet quand ils se lavent les dents. Je force le trait mais la logique est là. L’accès à l’eau est un droit fondamental et inalienable, on ne peux pas compenser la perte de ce droit. C’est ignoble.

    Le vrai problème avec le WWF, ce n’est donc pas les gens qui y travaillent mais le rôle de cette organisation : des qu’une entreprise est critiquée par une ONG, elle conclut un partenariat avec le WWF et s’achète une image d’ecolo. L’entreprise n’est plus publiquement irresponsable mais « en progrès grâce à son partenariat ». Je m’arrête là mais il y aurais encore tellement à dire.

  19. Ikea, le brillant déforesteur à qui personne n’ose faire de reproches tellement la com’ de la multinationale est bien rodée, s’apprête à présenter une « voiture propre » (ou un truc dans le genre) le 1er avril pour la semaine du développement durable.

    Avec le soutien de qui? du WWF.

    Y’en a marre de ces [bip] de groupes écologistes qui s’associent avec les pollueurs.

    http://www.marcelgreen.com/lire/transport/leko-la-voiture-ecolo-d-u2019ikea,528

  20. Juste pour compléter mon message: Martin Arnould a parfaitement raison quand il dit que recevoir de l’argent public peux placer les associations dans une situation de dépendance au moins aussi grande qu’avec de l’argent d’entreprises privées.
    Le vrai problème est donc l’indépendance financière: en comparaison d’autres pays européens, très peu de personnes font des dons aux associations ou deviennent adhérents. Pour moi, le fond du problème est là. Qui est responsable: les associations qui n’ont pas un fonctionnement assez démocratique ou ceux qui s’en foutent et considèrent que c’est à l’Etat de payer les asssociations?

  21. Je ne cautionne pas une partie de la politique du WWF ni certains de leurs partenariats, loin de là, cependant comme le souligne Sylvain l’indépendance financière des assos est un problème crucial et sans argent difficile de faire un bon travail. Le bénévolat a ses limites. Le fait est que nombre de gens sensibilisés à la protection de la nature rechignent à adhérer ou donner. Alors que faire ?
    Dans le collectif d’APN que nous avons créé dans la Nièvre, on travaille tous avec des bouts de ficelles. Peu d’adhérents, des dossiers lourds à gérer qui demandent du temps et des compétences (chapeau à ceux qui s’occupe du problème des installations classées…), pas d’argent, et si quelques assos perçoivent une subvention publique, le montant est ridicule, des bénévoles en nombre réduit dont la moyenne d’âge dépasse les 50 ans… Bref, il faut vraiment être motivé pour continuer. ça c’est pour les assos militantes. En revanche, les assos naturalistes, qui ne font pas de vagues, juste des inventaires et des animations scolaires, pas de problèmes… subventions de l’administration et du Conseil Général de la Nièvre. Donc reste à trouver un mécène ou un partenariat. Mais les entreprises qui ont une réelle conscience environnementale ne sont pas si nombreuses et donc très sollicitées. J’en reviens donc à mon histoire d’adhérents. Et on tourne en rond…

  22. @ Sylvie.

    Une association qui s’engage vraiment sur des questions environnementales ne peut espérer recevoir des subventions des collectivités locales si en contre partie elle ne joue pas – ne serait-ce qu’un peu – leur jeu . La seule solution est de prouver aux collectivités (mairie, Conseil général, régional) qu’elle représente une partie importante de l’opinion publique : c’est la seule chose qui peut les interpeller.. Si vous agacez un peu trop un président de conseil général en contestant ses décisions, il lui sera facile de vous dire qu’il n’a pas assez de sous pour vous aider à sauver la planète.. Mais si vous lui dites que vous représentez 10.000 personnes dans le département, il y regardera à deux fois.
    Une autre question (mais qui est étroitement liée à celle-ci) est le nombre incalculable d’associations qui travaillent dans le même domaine.. Si une asso est un peu trop remuante, il sera tentant pour des élus d’accorder plutôt leur confiance à une autre qui mettra moins les pieds dans le plat.

    Bref, pour que nos associations deviennent incontournables il faut cesser d’en créer sans arrêt de nouvelles pour un oui ou pour un non (par exemple pour se faire plaisir : si, si, ça existe..) et faire fonctionner démocratiquement celles qui existent déjà (ce qui est une autre paire de manches). Quand on pense par exemple qu’il y a en France, plus d’associations se préoccupant de l’ours des Pyrénées que d’ours , il y a de quoi se poser des questions sur la véritable volonté de leurs adhérents ou de leurs responsables de rechercher l’efficacité ! Le résultat est d’ailleurs là pour le démontrer : chacun travaille dans son coin, pour sa propre chapelle, pour sa propre gloire, et il ne se passe rien de déterminant pour l’ours.

    Tiens, c’est une bonne idée, ça : je m’en vais de ce pas créer une nouvelle association pour mettre ça en pratique .. -:)

  23. @ Lénine

    Vous avez raison d’une certaine façon et cependant la pluralité d’associations reste nécessaire. Je vais vous donner un exemple concret : dans mon département, il y a 3 ans, un projet d’exploitation de mine de charbon a refait surface. J’habite à 15 km, je me suis sentie aussi concernée que ceux qui habitent la commune incluse dans le périmètre de la future mine. Premier réflexe, nous avons cherché une association existante pour nous aider à contrer ce projet. Pas d’asso suffisamment solide dans la Nièvre, refus de certaines assos nationales comme Greenpeace. Quant au WWF et à FNE, ces deux assos ont accepté, à la longue, de nous donner un coup de main (appui technique de FNE et participation aux enquêtes publiques du WWF). Raisons invoquées par ces deux assos : trop de dossiers à traiter, manque de temps et de personnel. Et comment les en blâmer ? Résultat, deux associations locales ont été créées (deux de plus) uniquement pour travailler sur le sujet du charbon. Avait-on le choix ? non.

  24. Aujourd’hui, le travail associatif est une des formes les plus élaborées de l’AUTO-EXPLOITATION !

    Combien de personnes dans ce pays passent des centaines d’heures à éplucher des dossiers d’enquête publique, des PLU et autres documents tout aussi rébarbatifs, à monter des actions pour contrer des projets foireux et nuisibles !

    Et ces personnes ne le font pas pour la gloriole, personne ne les connait. Elles agissent par conviction parce qu’elles n’acceptent pas que leur coin de Terre soit cochonné, détruit ou parce qu’elles n’acceptent pas que l’argent puisse tout se permettre, alors que la loi affirme le contraire.

    Et de braves gens de droite peuvent devenir enragés lorsqu’ils voient que les valeurs auxquelles ils croient – honnêteté, probité, intérêt général – sont bafouées…

    Par contre, combien de nos concitoyens considèrent les associations comme un service public. J’ai un problème avec l’odeur de friture du restaurant voisin (sic), j’appelle les bénévoles de l’association locale pour le résoudre. Pas besoin de dire merci, ils sont là pour ça.

    Il y a un problème d’ordre général ? La question n’est pas « Que fait-on ? », mais « Que font les écologistes ? ».

    Face à cette situation, comment informer, faire prendre conscience des problèmes, donner l’envie de participer, de filer un coup demain ?

    Je comprends que certains n’aient pas (plus) envie d’y passer leur santé, leur temps de libre, leur vie de famille. Et s’ils peuvent être salariés, c’est plus vivable, même si dans certaines associations ce ne soit pas vraiment de tout repos.

    Cher Satan, la question n’est pas de savoir « si on était 10 000 » mais comment on arrive à 10 000 ?

    Je suis preneur de toute bonne idée.

    MH

  25. Je comprends bien ce que dit Lénine; C’est un jeu qui se joue à plusieurs: les assos expertes, les élus et les journalistes. Si les 3 partagent ce qu’il faut partager sans le dire: des valeurs, des refus, une âme, un coeur, enfin vous voyez des choses, dont souvent, ici, on se gausse, eh bien, la cause peut avancer. Il y a aussi l’argent des legs, à ne pas négliger.
    Sous réserve d’un travail de vérification mais çà semble une très bonne nouvelle :
    Le Congrès américain a donné mercredi son accord final à un ensemble de lois de protection de l’environnement, salué par les associations écologistes comme l’un des plus importants de l’histoire du pays. Ces quelques 160 lois accordent un statut protégé à plus de 800.000 hectares de parcs, rivières, déserts ou forêts répartis dans neuf Etats. L’exploitation du gaz naturel et du pétrole, entre autres ressources, y sera interdite.
    Les adversaires de la loi, républicains pour la plupart, lui reprochent d’empêcher l’accès à des gisements d’hydrocarbures et accusent le camp démocrate, majoritaire dans les deux chambres du Congrès, d’avoir refusé tout changement du texte à la Chambre.
    Les 800.000 hectares concernés se situent dans les Etats de Californie, Idaho, Utah, Colorado, Oregon, Virginie, Virginie occidentale, Nouveau-Mexique et Michigan.
    De plus, les nouvelles lois étendent le statut de protection dont bénéficiaient déjà plus de 10 millions d’hectares de zones historiques ou de paysages spectaculaires, comme le Canyon des Anciens dans le Colorado ou celui du Rocher rouge près de Las Vegas.
    Les générations futures regarderont ce jour comme une étape primordiale dans l’histoire américaine de la protection de l’environnement », s’est réjoui William Meadows, président de la Wilderness Society.

  26. pour financement entierement independant pour assoce militante de terrain,allez voir
    fondation Pour une Terre Humaine
    terrehumaine.org

  27. Merci OUrse, je ramène sur le blog de Fabrice, un peu d’édito 2007-2008 de « Terre Humaine » car il n’est pas certain que les liens soient toujours visités et je trouve çà bien:
    « A la fin de notre dernier exercice, nous avertissions dans notre rapport annuel du danger d’une marginalisation et d’une démobilisation des véritables écologistes, face à la récupération de l’écologie par les industriels.Ce mouvement de récupération s’est poursuivi en 2007-
    2008, particulièrement en France, avec les réunions dites du « Grenelle de ‘Environnement », dans lesquelles se sont fait pièger les associations écologistes avec une déconcertante naïveté : les négociations avec les représentants ds lobbies industriels, après avoir suscité
    beaucoup d’espoirs, et avoir été bien sûr largement médiatisés, n’ont finalement débouché sur pratiquement rien de concret, sauf plus de business « vert ». Rien sur le nucléaire, rien sur le bien être animal, presque rien sur la
    biodiversité, des objectifs peu ambitieux en matière de pesticides, aucun des moratoires demandés ( sur les ogm,sur les autoroutes et sur l’incinération des ordures ), etc.En réalité, face à la puissance des multinationales, se sont
    développées ces temps ci chez les écologistes deux
    attitudes tout aussi néfastes l’une que l’autre . La première consiste à dire : puisque les lobbies sont si puissants,utilisons cette puissance au service de l’écologie en collaborant avec eux. C’est en gros la position du WWF et de tous ceux qui nouent des partenariats fructueux avec
    les entreprises. Mais c’est oublier que l’écologie est un combat entre des intérêts contradictoires et souvent non réconciliables : à nos yeux cette stratégie est nécessairement perdante car elle ne peut déboucher que
    sur un affaiblissement de l’énergie des militants, et une renonciation de fait à dénoncer trop vivement les pollueurs, cédant ainsi à la mode du consensus mou selon laquelle il serait « contreproductif » de critiquer.
    L’autre attitude consiste à dire : puisqu’ils sont si puissants on ne peut rien changer. Attendons donc que se produise la catastrophe finale inévitable que provoquera cet
    immobilisme, et alors on sera bien obligés de changer. C’est à l’évidence une stratégie du pire qu’aucun écologiste véritable ne peut accepter car elle est la négation même de l’utilité du combat écologique »…(La suite est très bien aussi.)

  28. En parlant du WWF…

    60 minutes: «pour» la planète ?

    26/03/2009 14:00
    Samedi 28 mars, l’ONG WWF organise l’opération «60 minutes pour la planète». Durant une heure, la population mondiale est invitée à éteindre les lumières afin de manifester son engagement en faveur de solutions politiques pour le climat. Malgré les précautions prises, une opération d’une telle envergure peut avoir des conséquences sur les émissions de gaz à effet serre.

    Les opérations «5 minutes de répit pour la planète», initiées par l’Alliance pour la planète en 2007, ont fait des petits, toujours plus grands. Samedi 28 mars, ce ne sont plus 5 minutes mais 60, pendant lesquelles la population est invitée à éteindre ses lumières. L’expérience avait été menée l’an passé, mais la France n’y avait pas participé pour cause d’élections, l’organisation voulant éviter une récupération politique. Lancé par l’ONG WWF, «60 minutes pour la planète», ou «Earth Hour» puisque l’événement est international, a pour ambition cette année de mobiliser 1 milliard d’humains qui pourront ainsi exprimer leur engagement pour le climat. «Lorsque les dirigeants se réuniront à Copenhague pour négocier un nouvel accord sur le climat, ils devront sentir que le monde entier a les yeux braqués sur eux», explique Serge Orru, directeur général du WWF-France, dans un communiqué.

    Quelques jours avant le jour J, 980 villes (dont plus de 200 en France) et plusieurs entreprises, dans plus de 80 pays, se sont déjà engagées. Extinction des monuments pour les premières, des enseignes pour les secondes, parfois même plus, à l’image des restaurants EXKi qui organisent des dîners à la bougie ce soir là, l’opération est préparée bien en amont. Et pas uniquement par WWF; RTE, le gestionnaire du réseau de transport d’électricité français, est également impliqué. Il faut en effet adapter la production et la distribution de l’électricité à la demande. Un travail qui sollicite de nombreux interlocuteurs, puisque les réseaux électriques des pays sont connectés. Ainsi, lorsqu’un pays européen connait un pic ou une chute de consommation d’électricité, il peut compter sur ses voisins pour lui fournir ou lui récupérer de l’électricité. Cette fois, ce sera plus compliqué. «Nous ne connaissons pas l’impact de cette action sur la consommation d’électricité ; en effet, la baisse de consommation dépendra des gestes qui seront faits par chacun et de l’ampleur de la mobilisation. Nous allons donc devoir gérer cette incertitude sur l’équilibre offre-demande d’électricité. Même si nous avons l’habitude de gérer les aléas, le personnel de RTE sera particulièrement mobilisé et vigilant», confie Clotilde Levillain, directrice déléguée du Centre national d’exploitation du système (Cnes) électrique de RTE.

    Pour WWF, pas question de provoquer un black-out: dans son dossier de présentation (1), l’organisation environnementale conseille aux citoyens «d’éteindre et surtout de rallumer progressivement leurs lumières». L’objectif de cette action est avant tout «d’envoyer un message lumineux d’engagement» et «non de réduire notre consommation d’énergie et les émissions de CO2 durant une heure».
    D’ailleurs, une telle action aurait plutôt tendance à avoir l’effet inverse sur les émissions de CO2.
    Lorsqu’il y a des variations importantes de consommation électrique, «on sollicite des groupes de production à dynamique rapide, hydraulique ou thermique, pour grossir les réserves d’énergie», explique Clotilde Levillain. «La baisse et la hausse de la consommation d’électricité sont susceptibles d’avoir un effet momentané sur les rejets de CO2». En France, nous avons de l’hydraulique, mais pour d’autres pays européens l’ajustement pourra se faire plutôt grâce aux centrales thermiques.

    Pour limiter au maximum de telles perturbations, WWF a donc choisi un créneau horaire «correspondant aux périodes de pointe des pays grands consommateurs d’énergie»: entre 20h30 et 21h30. Plus précisément, proche de l’heure de pointe, puisque d’après RTE le pic de consommation les samedis de mars se situe à 19h30 (mais contrairement à 19h30, il est sûr qu’à 20h30, il fera nuit). «En termes de consommation électrique, s’il y a vraiment surconsommation, ce sera marginal. L’éclairage ne correspond qu’à 15% de l’électricité consommée, et il s’agit dans cette opération de quelques pourcentages sur l’éclairage», affirme Damien Demailly, chargé de programme Energie-climat chez WWF. D’ailleurs, l’opération «5 minutes de répit pour la planète» organisée en février 2007 lui donne raison: en France, seule une baisse de la consommation de 800 mégawatts avait été enregistrée, sur une consommation totale de 75.520 MW (2).

    Afin que cette édition 2009 ne puisse pas être critiquée pour son impact environnemental, mieux vaudra donc suivre les recommandations de WWF: ne pas couper toute son électricité. «On peut regarder la télévision, utiliser son ordinateur et son électroménager», précise l’organisation. Pour RTE, au-delà des difficultés que cela peut engendrer, Clotilde Levillain estime que «ce qui compte est aussi la sensibilisation à une maîtrise durable de la consommation d’électricité par les gestes simples et réguliers de chacun. »

  29. J’ai glané çà sur le net: sur un réseau plutôt fiable:
    Le premier évènement pour la sauvegarde de la planète a l’échelle mondiale
    Je crois que la WWF n’a pas toujours pas compris, ou bien qu’elle n’a plus d’idée nouvelle permettant d’entrevoir les solutions finales à mettre en place pour sauver notre Chère Planète : nous n’en sommes plus au stade des gestes symboliques, c’est beaucoup trop tard et c’est devenu obsolète car….
    Même si ce geste peut éventuellement sembler louable, personnellement je trouve l’appel de la WWF quelque peu douteux… douteux dans le sens où je pense que sa principale finalité, une fois encore, n’est ni plus ni moins qu’un coup médiatique de grande ampleur, un de plus, juste pour faire parler d’elle.
    Enfin, juste un petit rappel sur cette fameuse WWF… dont « l’un des présidents du passé était
    non seulement un chasseur célèbre pour ses tueries massives d’animaux mais aussi président de la National Rifle Association, un lobby international contre tout contrôle des armes a feu. Jusqu’en l988 la WWF organisait des enchères de vente de fourrure pour renflouer ses caisses. Elle a toujours soutenu la chasse aux phoques en connivence avec le gouvernement canadien. »

  30. Le WWF est coutumier de positions parfois ambigües, peu claires en tout cas et différentes des campagnes de com. J’ai été adhérente, longtemps, et bénévole pendant un peu moins de 10 ans. J’ai vu des bons éléments, des gens de valeur, quitter le navire au fil des années. Et des choses m’ont heurtée, qui m’ont poussée à aller voir ailleurs.
    En 2007, voici ce qu’on pouvait lire dans un rapport de l’asso robin des Bois (et ce n’est qu’un exemple parmi d’autres) à propos de la réunion de la CITES à La Haye sur l’avenir de l’éléphant d’Afrique :

    « Le bureau CITES français s’était prononcé contre le moratoire devant les associations présentes aux
    réunions préparatoires, en précisant que cette position était aussi européenne. Et si un changement intervenait ? « On ferait rire tout le monde » avait répondu le sous-directeur de la chasse, de la faune et de la flore sauvages. A l’exception du WWF opposé à tout moratoire « car la convention ne contient aucune disposition à cet effet » (« Positions du WWF – CITES CoP14 2007 »), toutes les autres associations étaient pour: la Société Nationale de Protection de la Nature, la Fondation Brigitte Bardot, IFAW France, France Nature Environnement, Milles Traces, et même le bureau français de l’UICN (Union mondiale pour la nature). »

  31. @ Ourse. Quel rapport ?
    Par ailleurs, voici ce qui est indiqué sur leur site : « L’association est financée par les adhésions, les dons, la vente de l’huile de jojoba sur les salons ou par correspondance, et par le conseil en environnement qui consiste à visiter des sites industriels et à faire des rapports détaillés de visite. En 2005, 2006 et 2007, une subvention de 20.000 euros a été attribuée par le Ministère de l’Ecologie. »

    Je ne vois pas en quoi ça les rend moins efficaces ou virulents…

  32. et oui,conseil en environnement, visite des sites industriels et les rapports detaillés pour ces industriels ,et finançé par eux, pour qui ils bossent,c’est limite,jacky Bonnemain fut ecolo et ne l’est pas ,tres limite pour moi,se faire financer son assoce en bossant pour les industriels est bien loin de l’ecologie!Il ne sont pas virulents ni efficace,derriere il bosse pour les pollueurs,point.

  33. Je ne sais pas en quoi consistent ces visites. Je ne peux que supposer (mais je suis peut-être naïve) que des industriels font appel aux membres de cette asso car ils ont une bonne expérience dans ce domaine, et que ces rapports dressent un état des lieux d’une installation que l’industriel choisira ou non d’améliorer… Je poserai la question à Robin des Bois. Mais en tout cas, on leur doit beaucoup de dossiers très complets sur des sujets peu connus de l’opinion publique. Je me permets de critiquer certaines assos parce qu’ayant été adhérente et bénévole j’en connais le fonctionnement (c’est le cas pour le WWF ou FNE). Pour les autres, je ne porte aucun jugement, je ne me fie pas aux on-dit mais j’accepte bien volontiers d’examiner des faits et témoignages concrets. Qu’on m’apporte la preuve que Bonnemain n’est plus un écolo, et on en reparlera…

  34. Bonnemain travaille comme une boite de conseil pour les industriels pollueurs,point,j’ai su cela ,l »assoce a été plusieurs fois en grande difficulté financiére et virée de leur local,et voila,il me parait difficile ,ayant vu des dossiers de demande financiére de la part de Bonnemain, a des fondations, et refusées a cause de cela,la collusion est trop grande avec les industriels,désolée, moi ausssi j’ai connu Bonnemain ecolo,c’était il ya trente ans!!!!

  35. j’ai entendu Serge Orru au micro de Denis Chaissoux et c’était pas brillant… Quelle désolation ce WWF et Orru m’apparait de plus en plus à ce qu’il ressemble : un petit prétentieux opportuniste qui vient à l’écologie pour la bonne gamelle, les places et les honneurs qu’on peut en retirer

  36. Suzan,

    Je crois que vous vous trompez. Ou je crois que tu te trompes, je ne sais plus. Quoi qu’il en soit, et c’est un comble, je vais prendre la défense de Serge Orru, que je connais. Il est loin de moi à bien des égards, mais je le sais sincère sur l’essentiel. Il fait partie de ces gens qui, après un parcours X, se posent des questions Y. Si on ne mise pas sur eux, sur leur capacité à évoluer, et à nous surprendre, eh bien, tirons l’échelle sans remords.

    Bien à vous, bien à toi,

    Fabrice Nicolino

  37. Orru adore le pouvoir,je le connais bien et,en effet il est désolant et flatteur,sincére Orru,mais Fabrice ou est votre discernement,le Festival du Vent idée piquée a une petite assoce Corse Aqua VIVA,etc,les sacs plastique en Corse,justeun contrat avec les super marchés industriels,et pas avec les autres magasins de l’ile,les plastiques jonchent toutes la Corse,je suis Corse et Orru c’est du Vent,sincére mais de quoi,il pactise avec tout les salauds de la planéte,il est arrivé a WWF ,copain UMP, avec ce que tu prends pour de l’innocence n’est que de l’interet pour lui même,fat et ennuyeux,boff…….

  38. alerte environnement ce sont les supos de satan,il bosse pour les petrochimie de l’agriculture,et membre de Bildeberg alors il tape sur tout ce qui bouge voir les immondices sur Nicolino etc,sur ce site

  39. diviser pour régner… en attendant les patates brulent les mains et les ogm ??
    bon appétit les naifs ! ils ont déjà gagné la partie.

    au fait un bézoard c’est quoi ?
    j’ai refusé de consommer du soja. il suffit de refuser et pour ma part de marché c’est fait !

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