Arrêter cette main criminelle (sur le soja)

 Les 26 et 27 mai aura lieu au Brésil la quatrième « conférence internationale pour une culture responsable du soja ». Le paravent industriel « Round Table on Responsible Soy Association » (Association pour une culture responsable du soja, RTRS, ici) y tentera de vendre par la désinformation une soi-disant norme acceptable pour la culture du soja, qui est un vaste crime contre l’homme et la nature. Sachez que le monde se mobilise (ici) dans une lettre ouverte retentissante de 60 organisations du monde entier. Le monde se mobilise, mais pas la France, à l’exception des Amis de la terre (ici), dont les moyens sont hélas limités. Greenpeace-France a davantage à faire du côté des officiels et des décideurs, surtout depuis que Robert Lion préside une association jadis combative. Le WWF international – surtout sa branche brésilienne – est engagé de longue date dans des discussions indignes avec RTRS. Le WWF-France de Serge Orru, sur une autre ligne, se montre étonnamment embarrassé, sans que nul média ne s’intéresse pour le moment à cette question clé (ici). Moi, je continue mon bonhomme de chemin, et vous propose une plongée dans ce monde que nous ne voulons surtout pas voir. Bienvenue chez les salopards. 

Le 28 juillet 2008 au matin, un groupe d’Indiens guarani du nord de l’Argentine, dans la province de Jujuy, se réveille comme chaque jour dans le campement appelé Jasy Endy Guasu, c’est-à-dire en français Lumière de la grande lune. Plutôt, ils sont réveillés par un peloton de 50 soldats armés, qui accompagnent les employés d’un des rois locaux du soja, un certain Roberto Strisich. Les bulldozers conduits sur place détruisent les cabanes en bois. Les animaux des Indiens sont tués. Ce qui résiste encore est brûlé. Les soldats sont porteurs d’un ordre d’expulsion signé et contresigné par un juge de la ville. Une loi, des lois fédérales protègent en théorie les Guarani, qui sont tout de même l’un des peuples autochtones de l’Argentine. Chiffons de papier. La communauté Jasy Endy Guasu doit faire place nette au soja transgénique et à ses fabuleux profits.

Autre lieu, au Paraguay voisin. « San Vicente es un importante centro agrícola en el Departamento de San Pedro, en el norte de la Región Oriental de Paraguay ». Il n’est pas nécessaire de traduire, et je résume le reste : cette région, jadis d’élevage extensif, est envahie jour après jour par le soja, souvent transgénique. On déforeste, on ruine pour des décennies, sinon des siècles, le fragile équilibre écologique d’une zone longtemps tranquille. Les habitants de San Vicente ont perdu la forêt, les animaux qu’ils y chassaient, les poissons qu’ils pêchaient dans les rivières. Ils ont en échange des fumigations massives de ce que les Latinos appellent agrotóxicos, les pesticides. Beaucoup de malades, qui n’iront pas à l’hôpital.

Bref. Le 18 août 2007, quatre paysans sont partis chasser là où, de tout temps, ils l’ont fait. Une petite montagne désormais encerclée par le soja, à l’intérieur d’une grande propriété qui était hier une forêt de 93 000 hectares. Le propriétaire brésilien, qu’on appelle là-bas un « absentéiste », vit à Sao Paulo, dans une maison qu’on imagine cossue. La forêt a disparu, mais il reste au milieu des champs une butte boisée où les petits paysans viennent chasser quelques animaux survivants. Et ce 18 août, au moment où les quatre hommes, dont deux adolescents, redescendent, ils sont tirés comme des lapins. Les gardes du propriétaire leur ont tendu une embuscade. Pedro Antonio Vázquez, 39 ans, meurt. Cristino González, 48 ans, meurt. Les plus jeunes, blessés, se traînent jusqu’au village.

Et voici maintenant l’histoire de Tekojoja (Paraguay), telle que rapportée par l’anthropologue canadien Kregg Hetherington (ici). Nous sommes le 24 juin 2005, il est cinq heures, la communauté paysanne de Tekojoja dort encore. Entre 100 et 120 policiers armés débarquent et jettent hors de leurs lits les paysans, malgré une loi explicite qui interdit toute action avant l’aube. Environ 130 paysans, dont des femmes et des enfants, sont emmenés vers la prison dans des camions. Pendant que les soudards œuvrent, deux bandes de malandrins au service de propriétaires brésiliens – le Brésil est proche – détruisent les maisons avec de gros tracteurs, volent ce qui les intéresse, et brûlent ce qui brûle.

Plus tard dans l’après-midi, les spadassins se mettent à tirer sur les paysans, évidemment désarmés, ce qui est à la fois plus drôle et plus facile. Il y a des blessés. Et deux morts : Angel Cristaldo et Leoncio Torres. Mais le soja est passé, ce qui est bien l’essentiel. Autre péripétie d’une tragédie que personne ne veut considérer en Europe, où les supermarchés débordent de viande « nourrie » avec le soja transgénique débarqué à Brest, Lorient, Anvers ou Rotterdam : le cas Agripina. Le journaliste Philippe Chevalier raconte dans le quotidien suisse Le Courrier (ici) comment cette mère de famille s’est retrouvée encerclée par le soja.

Agripina Britez vit avec ses onze enfants et ses deux nièces sur une propriété agricole de dix hectares, dans le département paraguayen de San Pedro. Elle y cultive, à la manière ancienne, sésame et maïs. Au milieu de 3 000 hectares de soja transgénique. Chaque mois, et à quatre reprises, un avion largue des fumigations chimiques dont nul ne sait rien précisément. Agripina, en tout cas, rapporte qu’elle a le côté droit à moitié paralysé. Deux de ses gosses, Carolina (18 ans) et Carmén (6 ans) se plaignent depuis deux ans de nausées et de maux de tête. Ce doit être psychologique.

Au début des années 70 du siècle passé, le soja était inconnu au Paraguay. En 1991, il occupait (Ministerio de Agricultura y Ganadería, 1994) 552 456 hectares. En 2 000, 1 175 000 hectares. En 2 006, 2 429 800 hectares. Plus du tiers de la surface cultivable du pays est désormais dévolu à la culture d’une plante inconnue il y a seulement vingt ans – le soja transgénique -, sous contrôle d’entreprises étrangères pour lesquelles le Paraguay est à peine un point sur le planisphère.

Dans l’Argentine voisine, c’est pire. Cela ne veut rien dire, bien entendu. Comment cela pourrait-il être pire ? Au début des années 70, le soja couvre moins de 100 000 hectares. En 2 000, plus de 10 millions. Et 14 millions d’hectares en 2003. Et 16 millions d’hectares en 2007, ce qui représente environ 60 % des surfaces cultivées de ce pays géant.

Au Brésil, au cours des soixante dernières années, l’agriculture du soja s’est étendue de zéro à plus de vingt et un millions d’hectares de terre cultivée. Le Brésil est le deuxième exportateur mondial, et sera bientôt le premier, devant les Etats-Unis. Il pourrait même exporter deux fois plus que le géant du Nord en 2015 ! Car sa progression est fulgurante, inouïe : il représente déjà, avec environ 62 millions de tonnes par an, le quart de la production mondiale. Et ce n’est qu’un début.

Car à l’autre bout de la chaîne, il y a nous, tout simplement. Une étude du WWF (ici) rappelle opportunément cette réalité qu’il ne faut surtout, surtout pas voir : « Un Français mange en moyenne 92 kg de viande, 250 œufs et une centaine de kilos de produits laitiers chaque année, ce qui nécessite une surface cultivée en soja de 458 m2 par habitant pour répondre aux besoins en alimentation animale. La France fait partie des principaux responsables de cette tragédie. Elle est en effet le premier consommateur européen de soja, principalement originaire du Brésil (22 % du soja exporté du Brésil arrive en France) ».

Arrêtons de lire une seconde.  Faisons semblant de croire qu’il existe sur terre une seule et même humanité. Une seule. Eh bien, une partie – nous – utilise sans s’en soucier 458 m2 par tête d’une terre fabuleuse à tous points de vue pour parachever l’alimentation du bétail industriel qu’elle ingurgite. Question stupide, qui nous fait aussitôt redescendre sur terre : que fait, plutôt que ne fait pas le mouvement des consommateurs français ? A-t-on le droit de se regarder dans la glace sans penser une seconde aux innombrables sacrifiés de cette sinistre histoire ?

70 réflexions au sujet de « Arrêter cette main criminelle (sur le soja) »

  1. Voici la traduction de cette pétition soutenue par des tas d’associations et d’organisations paysannes. ( C’est quand même mieux de signer en sachant ce qu’on signe…)

    Lisez et signez ensuite avec ce lien : http://www.toxicsoy.org/toxicsoy/Action/action.html

    C. Berdot

    Introduction du site : En mai 2009, la Table Ronde Internationale votera sur les critères du soja « responsable ». Ces critères sont très faibles et n’offrent pas de solution efficace, face aux conséquences graves provoquées par la culture du soja. Pire même, ils légitiment le soja modifié génétiqement qui est conçu pour être produit avec de grandes quantités croissantes de produits agrotoxiques. Tout cela se fait aux dépens de la population et de l’environnement. Ce site explique ce qui ne va pas et pose la question du rôle du gouvernement néerlandais dans ce processus.

    Le gouvernement néerlandais soutient financièrement cette Table Ronde, directement ou par l’intermédiaire d’ONGs comme Solidaridad. Le WWF est aussi un fervent supporter de la Table Ronde, tout en continuant à prétendre qu’il est opposé aux plantes modifiées génétiquement. Le site révèle ce que la plupart des donateurs et membres des organisations ne savent probablement pas.

    SIGNEZ LA PÉTITION

    Le soja GM toxique ne sera jamais responsable

    Appel à Solidaridad et au WWF

    En tant que membre de la Table Ronde sur le Soja Responsable, votre organisation a consenti à l’étiquetage du soja toxique modifié génétiquement comme « responsable ». Je proteste fortement contre cette attitude.

    L’accroissement incessant de l’utilisation du soja au Round Up provoque d’immenses problèmes sociaux et environnementaux en Amérique du Sud. La monoculture du soja a transformé l’environnement naturel ainsi que les zones de petites exploitations agricoles, en désert vert.

    L’utilisation massive de pesticides empoisonne la terre et les habitations des populations locales. La monoculture du soja aggrave les conflits fonciers déjà existants et aggrandit encore le fossé entre les riches et les pauvres.

    La Table Ronde donne une légitimité à la continuation de l’expansion de la production de soja. Des organisations paysannes et des ONG de l’Amérique du Sud et du reste du monde ont protsté à maintes reprises car il est faux que ce type de soja puisse jamais être qualifié de « responsable ». La Table Ronde nuit aussi aux labels locaux établis pour les produits locaux ou biologiques.

    Solidaridad et le WWF jouent un rôle prépondérant au sein de cette Table Ronde. C’est en grande partie grâce à vous que le soja GM toxique pourra être étiqueté « responsable ». C’est pourquoi je vous demande de revoir votre position. Soutenez la petite agriculture et l’environnement naturel et quittez cette Table Ronde.

    Nom
    Ville/pays
    E-mails

    Cette pétition sera envoyée à un certain nombre de représentants de Solidaridad et du WWF dans différent pays, au président de la Table Ronde ainsi qu’aux chaînes de supermarchés impliquées dans cette table-ronde.

  2. Dites-moi ce qu’il faut faire, alors, puisque mon mari est éleveur laitier, et utilise du tourteau de soja pour nourrir ses bêtes. Grâce à mes suggestions, il va le remplacer partiellement par du colza, qui est moins bon nutritivement, et pas forcément meilleur du point de vue écologique. Alors quoi? faut-il changer d’activité? Dites-ça à ceux qui ont investi dans des bâtiments et du matériel, endettés pour des années. Faut-il que le gouvernement paie les reconversions? Et reconversion à quoi? Il a appris ce métier, il n’en connaît pas d’autre, et dans la situation actuelle, trouver autre chose est quasi impossible (sauf caissière dans un hyper! Sic)j’en sais qqchose, étant moi-même en recherche de travail. Quelle est la solution? Je suis entièrement d’accord avec ce que vous écrivez sur ce blog. Mais il faut vivre!

  3. Que doivent faire les végétariens qui remplacent la viande par le tofu? Portent-ils aussi leur part de responsabilité dans ce drame? Je pose cette question peut-être un peu débile car, ne mangeant pratiquement pas de viande (une dizaine de fois dans l´ANNEE), je consomme régulièrement des produits à base de soja.
    Maintenant, je ne sais plus que faire.

  4. Post scriptum:
    quand on a signé la pétition, arrive une réponse automatique en néerlandais. Y-at-il une possibilité de trouver une traduction quelque part?

  5. Reprocher à Greenpeace de ne pas se mobiliser contre les OGM, là tu y vas un peu fort Fabrice.
    Aveuglé de rage que tu es par l’arrivée chez Greenpeace de R. Lion, tel que nous l’avons déjà vu en décembre dernier, tu profites de chaque occasion pour décocher une flèche en sa direction.
    Alors que GP a été de tous les combats contre cette saloperie et ne rate jamais une occasion de dénoncer le crime des OGM.
    En Argentine, GP se bat comme elle peut contre le soja, mais elle se bat.
    En France, cela a toujours été le cas ; demandes à Arnaud Apoteker, chargé de campagne anti OGM depuis plus de dix ans, ce qu’il fait de son temps !

    Pour répondre à la Kellia, dont le post me prècéde, je ne peux que lui suggérer d’aller voir le film  » Herbe « , sorti cette année. On y vois des éleveurs bretons ayant renoncé à nourrir les animaux avec autre chose que de l’herbe. En comparant leur vie avec celle des leurs voisins.
    Edifiant !

  6. Claudio,

    Je vais essayer de rester calme, mais tu ne m’y aides pas. Faut-il te payer des lunettes de soleil ? J’ai parlé de SOJA, nullement d’OGM. Et il est clair que Greenpeace n’a pas apposé son nom sur la pétition des 60 dont je parle. Je serais ravi que tu y expliques ici les bonnes et sans aucun doute excellentes raisons.

    Or donc, si tout cela te dérange, c’est ton affaire, et pas la mienne. Ecco.

    Fabrice Nicolino

  7. Booon. Je te remercie de ton effort pour rester calme. et pour les belles lunettes qui me vont si bien.
    A mon tour de faire un effort.
    Soit, tu n’as parlé que de soja OGM.
    Soit, GP n’a pas (encore) signé cette pétition.
    Mais voila que tu t’empresses de déverser un peu de venin sur l’une des associations parmi les plus actives et indépendantes, qui se bat – entre autres – contre la saloperie des OGM, y compris le soja, depuis toujours.
    Plutôt que de chercher à savoir pourquoi cette pétition n’est pas encore signée, ni si elle le sera, tu chausses les bottes de l’inquisiteur et nous ressortes tes anathèmes contre R. Lion.

    Tes chroniques seraient un tantinet plus agréables à lire si tu t’abstenais de cracher dans la soupe.

  8. oui, bon article, qui rappelle notre dependance au soja importé (qu il soit OGM ou pas), et les malheurs apportés en Amerique du Sud par les cultures industrielles de soja (qu il soit OGM ou pas).
    Demain samedi 16 mai, a Sete (dans l’Herault), toute une journee de rassemblement inter-associatif pour en apprendre plus sur le sujet « OGM: du port de Sète à notre assiette ».
    Dans le tract qui a été rédigé pour cette manifestation, on peut lire:
    « Depuis 2002, c’est bien plus de 300 000 tonnes de tourteaux de soja OGM qui sont débarqués à Sète chaque année.
    Ces tourteaux proviennent essentiellement du Brésil . Ils ont été cultivés avec force engrais et pesticides dans d’immenses exploitations qui ont éliminé les petits paysans et fortement dégradé l’environnement, pollué les nappes phréatiques, et contribuent chaque jour un peu plus à la destruction de l’Amazonie. »

  9. Martine,
    Nul besoin de s’affoler… Il n’existe pas que les produits à base de soja (le tofu par exemple) pour remplacer la viande. Le soja est d’ailleurs fort controversé quant aux risques allergènes qu’il peut induire, et la qualité de ses protéines est plus que douteuse.
    Tu peux largement compenser la viande par des apports réguliers en légumineuses (lentilles, pois cassés…), céréales complètes, oeufs, quelques laitages (mais pas trop)- tu peux même remplacer le lait de vache par du lait de riz, de quinoa, ou d’avoine ou d’amande -, oléagineux (noix, noisettes…), le tout biologique, évidemment !

  10. Mes parents agriculteurs, de retour de vacances au Brésil, Argentine et Paraguay, soutiennent qu’il n’y a pas de soja OGM au Brésil, contrairement aux autres pays !
    Or j’étais persuadée que le soja brésilien qui arrivait en France était transgénique…
    Qui peut m’en dire plus ?

    Pour Kéllia, je crois que le vrai problème c’est le prix du lait payé aux producteurs qui devient de plus en plus insignifiant.Il faut que les paysans se battent pour que le lait soit rémunéré à sa juste valeur ! si le lait est payé correctement(c’est à dire qu’il permette largement de rembourser les investissements et de faire vivre les familles d’éleveurs), ils peuvent alors mettre leurs vaches à l’herbe et accepter une baisse de rendement de leur part, ce qui reposera tout le monde, et les vaches, et les paysans ! bon courage.

  11. Qui dit vaches au pré, dit pâturage, et qui dit pâturage, dit reconversion des champs agricoles en pâturage, car plutôt rares les pâturages, non ?
    C’est pas gagné !

  12. Arrêtons de bouffer de la bidoche comme des obsédés. Descendons de 250g/jour à 125g. Grosse déprime chez soja &co assurée. En plus on sera moins malade. Grosse déprime chez le fabricants de pilules.
    J’adore quand Fabrice crache dans certaines soupes, ça veut dire qu’il fait son boulot.

  13. Chanee 19,
    merci pour les informations. Intéressant d´apprendre que le soja peut déclencher des allergies, c´est bon à savoir.

  14. Claudio,

    Tu appelles cela de la soupe ? Chacun ses goûts. Je maintiens. Évidemment. Tout. Évidemment. Je crois me souvenir qu’il existe dans le testament de Jehan de Meung un codicille. Lequel contient cette sentence qui semble faite pour notre controverse : « N’est si mal sourd comme cil qui ne veut ouïr goutte ».

    Jehan de Meung est un poète, né aux alentours de 1240, et mort depuis un moment. Ce qui ne me rajeunit pas.

    Fabrice Nicolino

  15. Claudio encore,

    Tiens, me voilà énervé. Je te renvoie à l’adresse suivante, qui est celle de Greenpeace en Argentine. La « une » du site n’évoque pas même le déferlement d’une plante qui détruit la structure même du pays. Mais peut-être que tes petits amis locaux ne sont pas au courant ? Regarde par toi-même ce que contiennent les articles des années passées, et tu me diras si c’est digne d’une association écologiste : http://www.greenpeace.org/argentina/footer-links/search-results?sort=newest&q=soja

    Cerise provisoire flottant au-dessus de cette soupe dégueulasse : un article qui date de 2005, et que j’avais d’ailleurs lu en son temps, sans en comprendre tous les enjeux. C’est en espagnol, mais cela vaut le coup de faire un effort. Cette année-là – 2005 -, Greenpeace Argentine a accepté de participer à une réunion avec les grands groupes du soja industriel. Sans doute au nom du réalisme. Que j’appelle pour ma part une vérole.

    Extrait : « Greenpeace Argentina participa en esta iniciativa como ONG ambiental. La mayoría de las instituciones y las compañías que participan en el Foro de los 100 millones también estuvieron en la Mesa Redonda de Marzo. Este foro desató la indignación entre las organizaciones argentinas que cuestionaron fuertemente el modelo agro-exportador impuesto a los países del Tercer Mundo. Este modelo beneficia solamente a las corporaciones de semillas, agroquímicas y de exportaciones y de ninguna manera puede ser sostenible aumentando e intensificando aún más las áreas agrícolas. Según la ONG argentina, Grupo de Reflexión Rural, la participación de ONGs ambientales conocidas que tienen un cierto prestigio ante la opinión pública será utilizada por las agroempresas para legitimar su objetivo de sacar beneficios con la ayuda de iniciativas de lavado verde de imagen ».

    http://www.ecoportal.net/content/view/full/50686/

    Fabrice Nicolino

  16. Fabrice,
    continuez sans désarmer à cracher dans la soupe, vos articles sont une excellente source d´informations. Cette soupe qui d´ailleurs tient plutôt du cloaque.
    On ne peut pas plaire à tout le monde.

  17. Pensez d’abord à ce qui est bon, vraiment bon, pour vous. Documentez-vous, lisez des articles, des livres, ayez l’esprit critique et la volonté de ne plus être pris pour des andouilles. Retrouvez le goût, pour de bon (et là, même une bonne glace à la fin du repas, vous trouverez que ça vous ruine tout ce qui a précédé). Alors, vous ne mangerez plus que peu de protéines animales, très peu voire plus du tout de produits laitiers (j’adorais pourtant,par ailleurs persuadé que c’était très bon pour la santé -je revis depuis-. Il y a pléthore de livres sur le sujet, notamment ceux de Souccar). Alors, si chacun de son côté, pour lui même, agit de la sorte, la transformation sera radicale…

    @Bernhard. De 250 à 125 g/jr, une vraie transformation ! Mais 125 g/jr, c’est encore beaucoup ! Pour ma part, il m’arrive communément de ne pas avaler plus de 50 g/jr de produit animal (pas de la viande en général) et je vais très bien. D’ailleurs, la personne la plus en forme que je connaisse n’en consomme pas du tout depuis plus de trente ans !

  18. Hacène: extrait de « Non au capitalisme vert » : ….Or, si les actes d’achat et les comportements évoluent dans une certaine mesure au niveau de la conso, cela reste encore très marginal et totalement insuffisant face aux enjeux auxquels nous sommes confrontés.Penser pouvoir « changer le monde par la seule consommation serait faire l’impasse sur les logiques extrêmes qui régissent les entreprises, en particulier les plus grandes; ce serait nier le rôle du politique et ignorer les effets de stratégie de marketing et des messages publicitaires. C’est assurément impossible sans remise en cause de l’idéologie productiviste et consommationniste

  19. Pour le soja, mais aussi le maïs utilisé pour nourrir le bétail essentiellement en hors sol
    3 solutions
    1 Réduire sa consommation de viande
    2 Acheter du bétail qui a paturé
    3 Exiger de nos élus une augmentation de la surface agricole française consacrée au soja.
    Pour la consommation personnelle de soja vérifier sa provenance ou le produire soi même (avant je le faisais dans le sud ouest, ayant déménager je le fais maintenant en Lorraine depuis 9 ans).
    Vu l’urgence de la situation alerter vos élus (même si la plus part ne sont pas préoccupés cela ne mange pas de pain)
    http://www.survivalfrance.org/agir/lettres

  20. @Marie. « cela reste encore très marginal et totalement insuffisant ». Totalement insuffisant CAR encore très marginal. SI chacun divisait par dix sa ration de protéines animales, ce serait loin d’être insuffisant, ce serait une évolution radicale ! Mais bien sûr, je n’ai aucune illusion sur les mouvements de masse, qui semblent vouloir ne fonctionner que dans les mauvaises directions et le plus mauvais des sens. Néanmoins, si les gens réellement préoccupés prenaient vraiment conscience de leurs actes et étaient franchement plus congruents, alors peut-être une masse critique d’éveillés verrait le jour et ferait évoluer les choses dans le bon sens.
    Quant à la politique, jusqu’à présent, elle est le fait des politiques, et là franchement, rien à en attendre (par ailleurs, tu imagines un instant un homme politique qui briguerait un mandat mais dont on saurait qu’il est végétarien, ne boit pas de vin et ne consomme pas de produit laitiers ? Aucune chance d’être élu, c’est clair et net !)…

  21. Hacène, ce n’est pas les politiques, mais LA POLITIQUE, qui a été totalement démonétisée par les mafias et les laquais, à leur service qui nous gouvernent; Sans la politique et un (une)politique qui l’incarnera, on ne s’en sortira pas. ce ne sont pas nos choix individuels de bobos ou babas, qui feront basculer la tendance, en tout cas, je ne vois pas comment; n’oublions pas que l’adversaire est mondial, qu’il a toutes les cartes en main et que nous sommes très, très, très divisés; Chavez a fait de la politique: il a dit: Basta! le pétrole est au Vénézuela! dehors ! il a aidé avec cet argent l’Argentine à régler sa dette au FMI, il a fait venir des médecins cubains pour soigner sa population; bref: il fait une politique: et à la base l’idée est simple: l’argent du pétrole ne doit pas seulement aller dans les villas super luxeuses de quelques uns, pendant que le peuple croupit dans les bidonvilles;idem avec Lafarge qu’il viré; Tu dois connaitre la mauvaise réputation que les médias lui font, comme par hasard; il contre les puissances d’argent.
    Pour nous: par ex. il ne faut plus que notre agriculture soit dopée aux pesticides; il ne faut plus d’élevages industriels, enfin encore 2 ou 3 idées comme çà et un plan applicable tout de suite sur 5 ans à 10 ans; « là où il y a une volonté, il y a un chemin ». Je ne sais plus qui a dit çà.

  22. Que chacun réagisse, agisse, parle autour de lui, à son échelle (x n individus) et les choses commenceront sérieusement à évoluer, jusqu’à ce que certains sortent du lot et portent la parole plus fort et plus haut (je ne dirai pas plus vite pour éviter la référence à la farce pathétique des Jeux Holympiques -z’avez remarqué qu’on ne fait plus certaines liaisons, surtout avec les €), dans les médias (il y en a mais on ne les entend que peu, pas souvent, surtout si on est passif). Quant aux individus politiques, je crains qu’à l’heure actuel il n’y en ai pas un seul qui ne soit pour une perpétuation du système, à son compte. Quand j’en verrai un qui fait de la politique quelque peu forcé et contraint par son honnêteté envers ses convictions et, comme dirait l’autre, sa volonté bonne, alors je serai un peu rassuré de ce côté-là. Mais rien à l’horizon. À nous de faire en sorte que ça COMMENCE à bouger. Faut pas attendre le messie (je ne dis pas que c’est ton cas), qui viendra peut-être quand même…

  23. En Suisse, un groupe d’investisseurs suédois/finlandais, appelé joliment GreenBioEnergy, veut construire une usine de raffinage d’éthanol pour la production d’agrocarburant proche de Delémont (Jura).

    Il serait question d’importer de la canne à sucre brésilienne… Heureusement, l’initiative parlementaire suivante risque d’être acceptée:

    1. On édictera des dispositions légales permettant de décréter un moratoire de cinq ans sur l’importation des agrocarburants et des matières premières servant à leur production. Les agrocarburants sont des carburants tels que l’éthanol, qui est issu notamment de la canne à sucre, de la betterave sucrière, du maïs, du blé, du peuplier et de l’eucalyptus, et que le diesel, qui est issu notamment du colza, du soja, de l’huile de palme et du jatropha.

    2. Le moratoire ne portera ni sur les carburants issus du biogaz, des déchets alimentaires, agricoles ou forestiers et des huiles usagées, ni sur les carburants liquides issus d’une production décentralisée destinée à la consommation locale.

    Ce moratoire embête quelque peu GreenBioEnergy, mais ils sont tout de même prêts à construire l’usine (65 mio d’euros) et assurent pouvoir trouver une solution (petit-lait? déchêts industriels?). Personne ne sait ce que ce sera, mais la société civile va de toute façon s’opposer au projet.

  24. Chavez : Pouah! et son projet de méga gazoduc à travers l’Amazonie, c’est beau comme un édito du Monde Diplodocus?

  25. Hacène : « tu imagines un instant un homme politique qui briguerait un mandat mais dont on saurait qu’il est végétarien, ne boit pas de vin et ne consomme pas de produits laitiers ». Du point de vue écologique, que vient faire le vin dans cette histoire ? 🙂 D’autant que notre actuel nabot, paraît-il, ne boit pas.
    Côté produits laitier, mon médecin me l’a récemment confirmé : un adulte n’en a nul besoin. Il est même le seul mammifère, une fois passé le « sevrage », à en consommer et de surcroît produit par une autre espèce que la sienne. Les idées reçues ont la dent dure.

  26. Plutôt que « la dent dure », je voulais dire la « peau dure ». Mais bon, vous aurez sans doute rectifié par vous-mêmes.

  27. Pour le vin, j’avais commencé par mettre une parenthèse indiquant que cette lacune dans le régime était en option, puis je me suis ravisé, me disant qu’il y aurait à coup sûr une réaction sur ce point. Ca n’a pas loupé ! 😉
    Bon, histoire de dire un truc sérieux, rappelons quand même que les vignes, qui représentent 3% de la SAU encaissent 20% des produits phytosanitaires et que leur sols sont particulièrement érodés.

  28. Ah ben voilà. Alors, oui, tu as raison, privilégions le bio (mieux encore, la biodynamie) et sans modération.

  29. (suite) Chiffres (nombres !) concernant la France.

    Une autre précision, pour remettre les choses à l’endroit, puisque la propagande est passée par là aussi. Ce qui est censé être si bon pour la santé dans le vin, le resvératrol, est présent dans le raisin. Les tests sur la santé ont été fait à partir de l’ingrédient de base, puis généralisé pour prétexter que la consommation de vin était bénéfique pour la santé. Sauf que le resvératrol est dans la peau du raison et qu’au pressage, une toute petite quantité passe dans le jus. Donc pour la santé, un verre de vin=un verre de jus de raisin (sauf que si vous buvez cinq verres de jus de raisin, ce sera pas préjudiciable !) et si vous voulez avoir un véritable effet, il vous faut boire une dizaine de litres de vin par jour. Ou comment faire la promotion de son produit par la propagande (le grand classique en matière de santé, avec la complicité le plus souvent de « scientifiques » reconnus). Bref, pour le vin, c’est seulement pour se faire plaisir si on aime, certainement pas pour la santé (études bidons que tout le monde reprend, notamment les médecins)…

    Chaperon Rouge, pour les roduits laitiers, c’est pas simplement qu’on en a pas besoin, c’est que c’est néfaste à beaucoup de points de vue (voir Souccar, probablement ce qu’il y a de plus complet -avec bibliographie très complète).

  30. @Hacène
    Bien sûr, 125g c’est toujours énorme, mais as-tu déjà essayé d’éoigner un carnivore de son steak?
    Faut y aller mollo, mollo, sinon ils te bouffent une patte ou une oreille.
    @Chaperon Rouge
    Bio, je veux bien mais sans la daube à Steiner.

  31. La Bretagne importe 1,6 millions de tonnes de tourteaux de soja, soit l’équivalent de 800 000 ha de destruction de forêts.
    Boycoter les productions animales hors sol, c’est la seule solution a notre disposition.
    Avec 5 ou 10% de baisse de consommation on annule la rentabilité qui est très faible.
    Le boycot, augmentation du prix des matières premières,plus des craintes sanitaires cela va devenir difficile.

  32. L’avantage du soja transgénique (selon ses promoteurs) est sa tolérance vis-à-vis des herbicides ce qui permettrait de ne faire qu’une seule application d’un seul poison. D’où baisse du coût et justification du prix élevé du soja ogm. En réalité on arrive entre temps à deux à trois traitements avec un cocktail d’herbicides, plus qu’en culture conventionnelle. En même temps les rendements son moindres. Bref, ce n’est pas brillant.

  33. Chavez : « Pouah! et son projet de méga gazoduc à travers l’Amazonie, c’est beau comme un édito du Monde Diplodocus?  » On est d’accord sur le principe « atteinte à la nature »; maintenant je ne connais pas le projet en détail; vous oui?.alors vous étes pour le fait de le liquider comme certains le souhaitent? et le retour de EXXOn et autre..lafarge qui exploitait sans vergogne en faisant ses benefs sur le dos des vénézuéliens?
    Voilà un exemple type des innombrables divisions qui font que je suis pessimiste: « cracher » sur un homme de l’envergure de ce type; je voudrais bien vous y voir Raton, marcher sur le pré carré des puissants! Faites, je vous en prie.Nous sommes dans la m..çà c’est clair.

  34. J’aime.

    23 avril 2004

    Le Président du Venezuela, Hugo Chavez Frias a annoncé que les semences transgéniques seront interdites sur le territoire du Venezuela, instaurant ainsi la prohibition la plus drastique des cultures d’OGM de l’hémisphère occidental. Si les modalités de cette politique sont encore à arrêter, la décision du Président Chavez a d’ores et déjà provoqué la résiliation du contrat que le Venezuela avait négocié avec la multinationale américaine Monsanto.

    Face à un parterre de sympathisants internationaux réunis récemment à Caracas, le Président Chavez a condamné les semences génétiquement modifiées comme étant contraires aux intérêts et aux besoins des paysans et des travailleurs ruraux du Venezuela. Il a dès lors réduit à néant les plans de Monsanto d’établir une plantation de 150.000 hectares de soja transgéniques dans ce pays.

    « J’ai ordonné de mettre fin à ce contrat dès que j’ai appris que des semences transgéniques seraient utilisées », a dit le président Chavez, « Ce projet est terminé ». Le président Chavez a souligné l’importance de la souveraineté et de la sécurité alimentaire, -prévues par la Constitution bolivarienne,- qui sont à la base de sa décision. Au lieu de permettre à Monsanto de développer ses semences transgéniques, ces terres seront consacrées à la culture de manioc, un produit local, a expliqué Chavez. Il a également annoncé la création d’une grande banque de semences qui permettra aux mouvements paysans et indiens du monde de se fournir en semences.

    L’organisation paysanne internationale Via Campesina, qui représente plus de 60 millions paysans et travailleurs ruraux, avait alerté l’administration de Chavez dès qu’elle avait été informée du contrat qui se préparait avec Monsanto. Selon Rafael Alegria, secrétaire général de Via Campesina, Monsanto et Cargill sont à la recherche d’autorisations pour produire du soya transgénique au Venezuela.

    « Cet accord s’opposait aux principes de souveraineté alimentaire qui guident la politique agricole du Venezuela » a déclaré Alegria quand

  35. @ Hacène
    Ah! comme c´est beau la force de frappe en uniforme, quelle virilité, quel courage!!!!!!!
    Face à cette horde de sauvages assoiffés de sang, la république se défend fièrement.
    « la, la, la,la, la…..qu´un sang impur abreuve nos sillons, plon, plon ».
    Trêve de plaisanterie. Cette vidéo me plonge dans la plus grande consternation. Scènes de guerre, on tire sur des manifestants pacifiques, à pied ou en fauteuil roulant. Des adultes, des enfants.
    Bravo!

    « La désobéissance civile a de l´avenir…. », si seulement c´était vrai.

  36. Pour revenir à mes moutons – ou plutôt, à mes vaches… – le bio n’est pas une solution dans notre cas, pour deux raisons au moins:
    – pour le soja comme pour l’huile de palme, bio ou pas bio, le problème est dans la déforestation et dans l’extermination des peuples qui vivent sur ces terres. Au passage, avez-vous remarqué comme c’est difficile de trouver un savon bio sans huile de palme?
    – deuxième point, pour faire du bio, il faut de l’espace, pour « tourner » et laisser des terres en jachères. Or nous avons trop peu de terre pour cela.
    – en réponse à ceux qui disent qu’il faut faire comme les bretons: n’a pas la pluie bretonne qui veut, ici, plus au sud, les vaches sont à l’herbe 3 mois, et encore avec des compléments en ensilage, après quoi, l’herbe est jaune et sèche. Et puis prendre en exemple les éleveurs bretons… hum hum…
    Bref, mon mari aime ses bêtes, il les soigne du mieux qu’il peut, et dans le coin c’est le moins intensif qu’on trouve. Si vous avez des solutions, il ne demande pas mieux.
    Fabrice, je suis d’accord avec vos positions, je le répète, mais là, c’est du concret: qu’est-ce qu’on fait?

  37. Pour réagir au film proposé par Hacène, bouh lala, vive la démocratie. On en redemande. Pourquoi on ne voit pas ces images au 20h? (remarquez, je ne le regarde pas le 20h, mais il me semble que si on y voyait ce genre de film, les gens réagirait peut-être un tout petit plus?)

  38. Marie, au sujet de Chávez, vous devriez lire le blog « Planète sans visa », ce serait un bon début.

    http://fabrice-nicolino.com/index.php/?p=298

    Chávez et l’oeil qui voit tout
    Publié le 8 juin 2008

    extrait:

    « Pourquoi parler du président vénézuélien Hugo Rafael Chávez Frías, ce Chávez adoré en France par une part notable du mouvement dit altermondialiste ? Parce que ce militaire obsédé par l’autorité et le narcissisme me dégoûte. Et que certains altermondialistes, qui seraient tant utiles dans la bagarre pour la vie sur terre, préfèrent se vautrer dans un soutien qui rappelle celui apporté jadis à Cuba, puis au Nicaragua. »

  39. @Raton Laveur
    Que veut dire « ce serait un bon début »? Début à quoi? De fermer sa gueule? De ne pas penser tout seul?

  40. Oui, a priori, ce que signale Marie semble positif de la part de Chávez – et quant à penser tout seul sans manichéisme, c’est pas mal non plus.

  41. Moi sur la vidéo d’Hacène; c’est vrai que je suis consternée par les moyens mis en oeuvre…

    Imaginez le fric que ça coute de faire venir tous ces CRS hyperéquipés; ‘pas sûre que le champs à défendre coute ce prix là! Imaginez aussi si ce pognon était plutôt investi dans des écoles, où des activitées qui éviterraient aux gosses « peu chanceux » de mal tourner…

    Oui je suis consternée par ces moyens démesurés de montrer « ce pouvoir »! Un bel exemple d’argent publique mal utilisé!

    Oui je sais je me la ramène encore sur l’argent publique; mais je trouve qu’un gouvernemment « démocratique » devrait répondre sur l’utilisation du bien d’autrui!

    Le seul vrai moyen de montrer qu’on est là; c’est de consommer moins; nos super-marchés sont envahit de marque « bio »; dont on ne sais pas d’où ça viens ni comment c’est produit…On trouve même des légumes « bio » congeler et prédécouper; bel exemple de « greenwashing »! (je crois que ce qui m’énerve le plus c’est les sacs « plastique » d’emballage qu’on vous propose à la caisse, fait avec du maïs!)

    Ici prochainemment j’aimerrais faire une formation sur les dites « mauvaise herbes »; je sais qu’on peut manger un tas de truc que je ne connais pas; comme du mourron; des chicorées; des orties ect…Je pense pas que des CRS m’empêcherrais d’allez cueuillir de la nourriture que dame nature nous donne « gratuit »!

  42. Je pense pas que des CRS m’empêcherrais d’allez cueillir de la nourriture que dame nature nous donne “gratuit”!
    Dans le monde que certains veulent construire, pas sûr ! Je rappelle qu’a été présentée à la chambre US une résolution visant officiellement à renforcer la sécurité alimentaire, en interdisant tout simplement les potagers, notamment bio ; pensez bien, aucun traitement, donc forcément à risques. L’aimable dame qui l’a présentée n’a bien sûr rien à voir avec les lobbies, elle est juste l’épouse du directeur des recherches de Monsanto…
    Encore un rappel, avec le Codex, c’est la fin du bio, tout aliment devra être produit d’une certaine manière (pas celle qu’on aime), avec tout ce qu’il faut de pesticides, en faisant la part belle aux OGM, devra ensuite être irradié avant commercialisation (ce qui existe déjà, y compris pour des « choses » qu’on avale en France). Les compléments alimentaires (dont on ne pourra se passer avec une telle alimentation) seront 100% labos de la pharmaco-chimie, que des molécules de synthèse, rien de naturel. Labos qui s’en mettront par ailleurs plein les poches avec les médocs qu’ils vendront pour soigner ceux qui auront un système immunitaire affaibli (et comment pourrait-il en aller autrement ?). Ca ressemble à un cauchemar ? C’est le rêve de certains.

  43. « C´est le rêve de certains ».
    Oui, bien en passe de se réaliser si les consommateurs ne se réveillent pas à temps. Eux seuls pourront renverser la vapeur. Personne n´est encore venu me chercher pour me mettre au trou parce que je consomme le moins possible de produits trafiqués!

    Potagers bio interdits aux USA? Et celui de Michelle Obama?!!!

  44. bernhard le 17 mai 2009
    @Raton Laveur
    Que veut dire “ce serait un bon début”? Début à quoi? De fermer sa gueule? De ne pas penser tout seul?

    Un bon début pour l’expression d’une pensée libre Bernhard! Merci de lire les posts précédents.
    Marie prend Chavez comme référence et homme politique « d’envergure ». Je rappelle ses projets destructeurs en matière d’environnement (le mégagazoduc de 8000 kms à travers l’Amazonie), ce à quoi Marie répond « alors vous étes pour le fait de le liquider comme certains le souhaitent? ».
    consternant.

  45. Mouais, c’est quand même bien difficile de s’y retrouver. S’il faut tirer à boulet rouge sur tous ceux qui ont un projet mauvais parmi de meilleurs… Personne n’est « pur ». Je n’ai pas envie de jouer à l’ange, bien que je sois au pays des Cathares. Je sais qu’il y a urgence, mais il faut faire avec la réalité, et l’humain, qui ne se convertissent pas en un jour, à moins d’une dictature. Et même une dictature « verte », serait-elle bonne? De toute façon, je n’y crois pas. Je veux dire, au bien fondé d’un système totalitaire, quel que fussent ses buts. Le « Green Diktat » n’est pas meilleur que le « Greenwashing ».

    Hélas, j’ai bien peur que ce dont parle Hacène par contre, arrive bel et bien un jour. On le voit avec l’histoire du purin d’ortie, dont il est interdit de faire l’éloge, et d’enseigner la recette. On atteint déjà là un abîme d’irrationnel qui laisse entrevoir le pire. Ils ne craignent même pas le ridicule: tout de même, légiférer sur l’ortie! Et le pire c’est que ça marche: la majorité des gens laissent couler sans réagir. On commence par ci, on ose ça, de plus en plus gros, et ça fonctionne. On avale. Les pilules. De synthèse.

    Et je ne sais pas ce qu’on va faire de nos vaches! 😉

  46. Bonjour Kellia,

    Le purin d’ortie, laisse les légiférer. On s’en fout.
    Ramasse, laisse 3 semaines dans la flotte, remue de temps et temps, filtre et rien à battre du gouvernement.
    Les autres s’en foutent. Pas grave non plus. Sauvons les choses nous mêmes, n’attendons pas la prise de conscience, elle ne viendra pas. Exemple?
    Un collègue de bureau qui vit à la campagne, tout proche d’un bois. Discussion sur les limaces. Il fout des granulés toxiques. Je parle du purin de fougères. Il s’en fout, n’a pas le temps et à autre chose à faire.

    Pour revenir à tes vaches… Est-ce le bon endroit (pas d’herbes régulières) pour avoir des vaches? Et la polyculture? La recherche de l’autarcie? Peut-être que cela serait un début de solution?
    On ne peut pas tout faire partout. Regarde l’Espagne qui fait pousser des fraises dans les déserts andalous. Va leur dire et ils te diraient: « il faut bien que je vive » mais est-ce une raison finalement pour faire des trucs à où c’est trop compliqué ou trop débile?

    Bien à toi.

  47. Ce à quoi Marie répond “alors vous étes pour le fait de le liquider comme certains le souhaitent?”.
    consternant.
    pourquoi?

  48. Un grand bravo à Chavez,là il remonte dans mon estime !
    Les brésiliens l’ont-ils précédé ? Y a t-il du soja transgénique au Brésil ?

  49. « On le voit avec l’histoire du purin d’ortie, dont il est interdit de faire l’éloge, et d’enseigner la recette. »

    Pas tout à fait exact, c’est un VENDEUR qui a eu des problèmes (perquisition, confiscation et procédure judiciaire). Mais le ridicule a été tel que la démarche a été stoppée. On peut de nouveau sans problème parler du purin d’ortie, en fabriquer, en vendre.

    N’empêche, l’exemple du purin d’ortie fait encore rigoler plein de gens et met en évidence bêtise, rapacité, et surtout complicité des pouvoirs publics avec les fabricants de poison.

    Hélas, Marieline, le Brésil se vautre dans les OGM et les nécro-carburants…

  50. Marie,
    Michel Collon, soutien de toujours du régime castriste, n’est pas à mes yeux un libre penseur.

    Ne demande jamais
    Ton chemin à celui qui le connaît.
    Tu risquerais de ne pas t’égarer.

    (Rabbi Nahman de Bratslav)

  51. « Quant au sceptique « pourquoi ? » le « parce que » crédule a répondu, la discussion est close. »
    (Jules Renard / 1864-1910 / Journal – 18 décembre 1889)

  52. Ce n’est pas en se fixant sur Chavez ou Israël et en éludant ce qui se passe ailleurs (souvent plus dramatique) que l’on défend efficacement la démocratie. S’il est vrai Chavez a un entourage plus ou moins corrompu et qu’il entretien des relations avec des dictateurs (poutine, hujintao, ahmadinedjad, loukatchenko, castro)ce n’en est pas un à la différence de ces derniers et il a eu le mérite de réduire partiellement la fracture sociale avec l’argent de la manne pétrolière. S’il est vrai qu’Israël à tué plus d’un millier d’innocents en bombardent la bande de gaza c’est un état qui jusqu’à maintenant est plus démocratique que ces voisins.
    Si dénoncer les abus de Chavez et d’Israël est nécessaire il faut aussi balayer devant sa porte (giscard à la chasse à l’ours avec ceausescu ou brejnev, les relations mitterand hassanII, chirac avec poutine, hu jintao et saddam hussein, sarkozy qui décroche la palme en vendant des réacteurs nucléaires à kadhafi…) et s’attaquer prioritairement à des menaces bien plus grave en Amérique Latine : Guatemala, Cuba, Mexique, Pérou, Paraguay, Colombie, et pour ce qui est des indiens (Brésil et Argentine)
    et ailleurs : Indonésie (plus de 100000 Papous liquidés), Malaysie, Chine, Russie, Soudan, Tunisie, Algérie, Arabie saoudite, Irak, Corée du Nord, Congo, Soudan…

  53. Bon
    pour en revenir au coeur du sujet, à savoir que donne t-on à manger à nos animaux à la place du soja, car il faut pas rêver, il y aura toujours une demande de viande(même si diminuer sa consommation de viande c’est bon pour la planète et c’est pas mauvais pour notre corps). Pas bien possible de faire pousser plus de soja en France (il y en a un peu dans le sud) de manière rentable; il faudrait beaucoup d’eau et des pesticides, désolé. En revanche il existe une bonne vieille plante, la luzerne, qui est encore plus efficiente que le soja , c’est à dire que sur un hectare elle produit deux fois plus de protéines et sans engrais ni pesticides ou presque rien, s’il vous plait; Seul problème, pour les connaisseurs, il faut la sécher, pour pouvoir la transporter jusqu’aux élevages qui ne peuvent donner à leurs animaux 12 mois sur 12 paturages ou foins de bonen qualité. Et qui dit séchage dit énergie; il y a toujours quelquechose qui ne va pas ! D’ou l’emploi de plus en plus répandu de bois (sous produits), de miscanthus (une sorte d’herbe immense et facile à faire pousser) et même de méthane produit à partir de déchets méangers. Bon j’arrête la; il y a aussi d’autres plantes amies de nos climats et riches en protéines: pois, féverolles et aussi colza.

  54. Denis,

    Vous oubliez le lupin, formidable plante qui a eu le malheur de ne pas plaire à l’empire industriel de l’agriculture. Bien à vous,

    Fabrice Nicolino

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