Farce estivale dans les Pyrénées (avec montreur d’ours)

Sur le papier, ce n’est pas très drôle. Mais comme je suis un dur à cuire, je me marre tout de même. Pensez ! Les écolos pyrénéens de France Nature Environnement (FNE) sont colère. Je parle là de la grande association régionale nommée Uminate (Union Midi-Pyrénées nature environnement, devenue depuis peu France Nature Environnement Midi-Pyrénées, ici. Faut suivre, je vous jure).

Donc, Uminate est colère. Et le fait savoir par un communiqué de presse qui parle de provocation dirigée contre la protection de la nature et de l’ours. Je cite : « Les associations de protection de la nature viennent de prendre connaissance de l’arrêté du Ministère de l’Ecologie désignant les nouveaux membres du Conseil d’Administration du Parc National des Pyrénées (…) Désormais, avec cet arrêté, c’est une représentante de l’Association pour la Protection du Patrimoine pyrénéen (ASPP 65) qui siègera pour la défense des fragiles écosystèmes et de la biodiversité de nos montagnes. Jusqu’ici, Mme Broueilh siégeait déjà au CA du Parc, comme représentante de la chambre d’agriculture des Hautes-Pyrénées. Créée en 2000, l’ASPP 65 représente en effet essentiellement divers éleveurs et agriculteurs du département ».

Disons-le, c’est farce, et grandiose. L’association qui « représentait » officiellement la nature au conseil d’administration du parc national des Pyrénées s’est fait piquer sa place par une madame Broueilh, qui s’occupe donc de l’ASPP. Ce nom, déjà : on en mangerait. Si vous avez l’envie de vous distraire, allez donc faire un tour sur le site de madame Broueilh (ici), car l’on y rigole follement. Extrait : « La montagne offre un paysage que les visiteurs aiment parcourir ; c’est l’oeuvre du paysan avec les troupeaux qui n’ont cessé d’y inscrire leurs empreintes depuis trois mille ans.
Aujourd’hui, l’implantation artificielle de fauves bénéficiant de toutes les protections vient saccager ce résultat et annonce la disparition de l’élevage et avec lui la remarquable biodiversité que nous rencontrons dans les Pyrénées »
.

Ainsi donc, le Parc national des Pyrénées (PNP) défendra désormais l’ours en confiant le dossier à qui veut se débarrasser de « fauves ». Avouons-le, c’est nouveau et intéressant. Un mot sur ce parc imbécile, qui ne nous fera pas de mal. Créé en 1967,  le PNP a dès les origines essayé d’éviter l’ours, découpant son territoire central de manière qu’il ne soit pas situé dans sa zone centrale, là où la protection pouvait jouer à plein.

Si j’écris imbécile, ce n’est pas, malgré l’apparence, pour insulter. Je sais le travail proprement admirable de tant d’agents de ce parc en faveur de la nature. Non, je ne parle pas d’eux, mais de cette structure faiblarde, trouillarde, paniquarde à l’occasion, où des petits bureaucrates faisant carrière ont toujours démissionné devant les gueulards. Le fait est qu’en 1967, il y avait dans l’ouest des Pyrénées une trentaine d’ours. Le fait est qu’il en reste trois, ou deux. Moins, qui sait ?

L’espèce est perdue. On a réintroduit dans les Pyrénées centrales – ohé, Alain Reynes, ohé François Arcangeli ! – des ours capturés en Slovénie, qui ont fait la preuve évidente que les Pyrénées pourraient accueillir une forte population d’ours. Mais ne nous mentons pas : le lien entre cette montagne et ses ours, qui avait tenu tant de milliers d’années, est rompu. Et c’est une tragédie qui renvoie évidemment à notre impuissance collective.

Pour en revenir à Uminate, j’ajouterai ma poignée de poivre habituelle. Comment se fait-il qu’une association écologiste – mais l’est-elle ? – a pu laisser disparaître une espèce comme l’ours sans le moindre cri authentique ? Et pourquoi ? La vilaine manière de l’arrêté de création du conseil d’administration du parc n’a été possible que parce que le pouvoir savait où il mettait les pieds. Il les mettait, les met et les mettra là où il sait que nul ne le poussera hors du chemin.

Je pourrais et devrais poursuivre, mais je suis un poil démoralisé. Je devrais, car toute la chaîne pyrénéenne est en ébullition relative. Les ennemis de l’ours et de la vraie nature se mobilisent partout. Un Jean Lassalle, député du Modem, grand défenseur du tunnel du Somport, grand contempteur de l’ours malgré toutes ses palinodies, vient d’écrire à Sarkozy (1) une lettre bouffonne. Il y proteste contre une réforme du parc national, dont la surface doit être multipliée ar cinq, accusant « Paris » de vouloir changer les valléens – les siens – en « sous-hommes surveillés jour et nuit dans [des] réserves » . Cet homme a l’art du ridicule, poussé à l’extrême. Où s’arrêtera-t-il ? Je l’ignore, mais il ira loin, bien plus loin encore.

Des potentats dans son genre, souvent plus petits encore, les Pyrénées en sont pleines. C’est à pleurer. Louis Dollo, par exemple, dont j’ai du mal à seulement écrire le nom (lire ici). Il annonce triomphalement la création d’une nouvelle association, qu’il présente de la sorte : « Comité des vallées, d’Aspe, Ossau, Barétous et Ouzoum libre, pour la défense des droits des valléens, de leurs us et coutumes mais aussi le développement durable et la biodiversité (ici) ». Ces gens sont bien entendu les amis de madame Broueilh, citée au début de ce trop long papier.

Alors ? Alors et bien sûr, plus aucune avancée n’aura lieu sans un vrai débat public à l’intérieur du mouvement écologiste. Avec au programme quelques questions qui ne sont pas souvent abordées, sans doute parce que la réponse fait peur. Par exemple : à qui appartiennent les Pyrénées ? Par exemple : à qui appartiennent les ours ? Par exemple : la défense de la biodiversité ne crée-t-elle pas un droit nouveau, neuf et supérieur ? Par exemple.

En attendant ce jour heureux qui tarde tant, je jette un coup d’oeil sur le vallon, depuis la fenêtre. Mon vallon à moi. Il est toujours là, toujours aussi merveilleux. Il y avait hier une martre dans l’un des champs en contrebas. Qu’on ne vienne pas me chercher ici !

(1) Je ne parviens pas à rendre valide l’adresse où l’on peut lire en intégralité la lettre de Lassalle. Voici le lien, pour les aficionados : www.pyrenees-pireneus.com/PNP-Jean-Lassalle-ecrit-au-President-republique-sarkozy-1-juillet-2009-Parc-National-Pyrenees.pdf –

39 réflexions au sujet de « Farce estivale dans les Pyrénées (avec montreur d’ours) »

  1. Nos parcs nationaux sont du grand n’importe quoi. Certes, sans eux, cela aurait peut-être été pire, mais quand même. Parc National : normalement pas d’activités humaines, non ? Et pourtant. Parc Naturel : activités respectueuses, non ? Et pourtant. Et en dehors ? On peut faire absolument n’importe quoi ? Ah ! là OK, rien à dire, c’est bien le cas. La seule chose viable, ce serait de foutre en l’air ce système de protection bidon, de faire de vastes zones sans la moindre intervention, et ailleurs d’agir avec raison et respect. Mais faut pas rêver, comme on dit. Avec nos politiques et nos belles associations écolos qui veulent bien souvent mettre leur patte sur leur territoire, on est pas prêt d’avancer. Mais bon, on a parfois de belles surprises. J’ai trouver un petit bois près de chez moi, plus exploité depuis longtemps visiblement, un petit paradis avec une vraie dynamique sylvigénétique, pour de bon. C’est pour l’instant, le seul vrai coin de Nature que j’ai recensé dans mon coin de France : moins de un hectare (1 ha faisant, je le rappelle, 100 m sur 100)…

    Euh, manquerait pas un bout à ton article ? Ou alors ton « Par exemple » mérite une explication… 😉

  2. L’évocation de la martre m’a fait aussitôt jeter un regard sur la liste des animaux nuisibles. Elle y est, tout va bien. Ils ont inscrit également le geai des chênes. J’exige qu’on m’y inscrive à mon tour!

    La martre esthètisante

    Une martre
    s’assit sur un balcon
    au milieu du vallon.

    Savez-vous
    pourquoi ?

    Le veaux de lune
    me le confia
    exprimant son estime :

    L’animal raffiné
    l’eut fait
    pour la rime.

    Traduction libre (en fait il s’agit d’un furet) d’un poème de Christian Morgenstern. Poète loufoque dans une Allemagne qui n’avait pas encore connu l’horreur.

    En vacances redoublons de vigilance!!

  3. Désolé Fabrice. En fait j’ai fait un copier-coller de ce que je croyais être un problème général mais qui semble n’être comme ça que sur mon écran avec internet explorer. Voilà ce qui apparaît sur mon écran avec ce logiciel : « Par exemple. » (maintenant avec le point !). Mais sous Firefox, tout est OK. Mystère de l’informatique… Bref, utilisez un logiciel libre,c’est mieux qu

  4. Pfff, une partie du message envolée… ????? Bref, il y avait des signes divers et variés, le mot « endif » et plein de choses qui entouraient tes mots. Il est grand temps d’éteindre l’ordinateur…

  5. Arf Hacène. Petit détail technique sans aucune importance. Mais je te rassure, je vois la même chose (IE). Tu as bien toute ta tête.
    Ce qui n’est pas le cas de Madame… euh, comment s’appelle-t-elle déjà ? On touche le fond. Chasse aux sorcières, photos de brebis sacrifiées à l’appui. On est vraiment mal barré.

  6. Chaperon, évidemment que c’est sans importance, mais encore fallait-il savoir que ce n’était qu’un petit bug d’affichage. J’ai d’abord cru qu’il manquait tout un morceau de phrase…

    « On est vraiment mal barré ». Je le crains en effet. Comment lutter contre les a priori, culturellement ancrés ? Et puis que dire quand on tombe d’accord sur des faits ? L’Ours n’est pas un gentil herbivore non plus, il peut exceptionnellement être dangereux, à l’occasion croquer une brebis etc. Les protecteurs, y compris certains bergers qui n’osent pas trop l’ouvrir, l’acceptent, ceux qui ne veulent pas d’ours dans leurs montagnes le rejettent : pas de partage de l’espace, tout pour l’homme. Sur eux, aucun argument n’a prise, il est (presque ?) vain de parler. Alors que faire ?
    Quelqu’un saurait-il ce qu’en pensent les Pyrénéens qui vivent dans les zones concernées ? Globalement pour ou contre ?

  7. Bernhard écrit: « liste des animaux nuisibles. Elle y est, tout va bien. Ils ont inscrit également le geai des chênes. J’exige qu’on m’y inscrive à mon tour! »
    Moi aussi.

  8. Soyons langue de p..et faisons circuler:

    «Le logement n’intéresse ni Fillon, ni Sarkozy. Et je ne parle pas des sans-abri. Parce que là, c’est encore pis!»

    réponse :
    Christine Boutin, l’ancienne ministre du Logement, dans l’hebdomadaire Le Point

  9. Hacène, je disais ça pour Fabrice, qu’il ne s’embête pas à retoucher son texte ou à comprendre d’où ça vient.

    Quant à l’ours, ben oui, il a faim, il doit nourrir ses petits, il doit tuer pour manger. De là à vouloir le faire passer pour un monstre sanguinaire… Pour Madame Brouette doit être exclu de « cette remarquable biodiversité » tout ce qui peut nuire aux élevages. Je m’arrête là, parce que l’intégralité de la phrase n’est qu’absurdité.

    Le geai des chênes, espèce nuisible ?!

  10. Les Parcs nationaux aux Etats-Unis sont truffés d’ours – qui ne viennent pas de Slovénie – et personne n’en fait un caca nerveux, bien au contraire. On indique simplement aux visiteurs de garder toute nourriture dans des containers spéciaux prévus à cet effet.

  11. J’entends bien Chaperon, j’expliquais pour que cet embrouillamini ne soit pas trop incompréhensible pour ceux, les plus nombreux je pense, qui avait tout comme il faut sur leur écran…

    Quant à l’ours : j’espère bien ne pas l’avoir fait passer pour un monstre sanguinaire. D’autant qu’il ne croque que rarement de la chair fraîche. Mais évidemment, devant un inoffensif troupeau gentiment éparpillé sur un versant ou parqué sans protection efficace, on ne peut s’étonner qu’il fasse son prélèvement. C’est aussi un vrai problème pour un éleveur. Mais comme il a été dit maintes fois ici et ailleurs, la cohabitation est possible et réelle en d’autres lieux…

    Tel ou tel nuisible ? Tu me poses la question ? Tu ne te doutes pas que je te répondrais que cette notion est à mettre définitvement à la poubelle ? On devrait commencer sérieusement à se connaître les uns les autres tout de même…

  12. Elle est terrible cette lettre de Lassalle! C’est incroyable que ce type soit président des populations des montagnes du monde!!!! J’imagine que pour lui, les hôtels et non les arbres devraient pousser dans les Pyrénées… Et en plus il fait des fautes d’orthographe dans une lettre qu’il adresse à qui? au président!! la honte…

  13. le probleme c’est les eleveurs qui parquent les animaux sans les rentrer a la bergerie le soir,ils touchent pour les betes tuées des sommes rondelettes,alors on va pas pleurer,et il ya encore 40ans,j’ai vu des ourses dans les Pyrennées,jamis attaquer,les betes nous reperaient et fuyaient de terreur des humains et les eleveurs faisaient avec eux,les sanctuaires n’existent pas en France,et c’est cela qu’il faudrait creer,des zones sauvages totalement sans l’homme,j’ai participeé a la creation de quelques sanctuaires en Indes avec One Voice et ailleurs pour les ours tres malmenés dans les pays de l’est et qui sont torturés,enlevés jeunes pas sevrés pour montreur ours et ici ca recommence,marre de ces elus qui accueuillent de telles inepties,tout les étés les assoces mailent a cause de montreur d’ours ici ,a nous de leur dire ce qu’on en pense.

  14. une planète bien aseptisé ,sans risque que de croisé d’autres visages que celui des humains.c’est ce que veulent les élues,les politiques et tout ces gens qui ne comprénnent pas que demain on se retrouvera en face de soit meme.U désert

  15. D’ici quelques semaines, l’exploitation minière des collines de Niyamgiri, dans l’Etat d’Orissa en Inde, va démarrer. Le gouvernement indien a finalement accepté que la compagnie Vedanta éventre la montagne sacrée des Dongria Kondh pour en extraire la bauxite, un précieux minerai à partir duquel est fabriqué l’aluminium.
    La raffinerie est déjà construite au pied de la montagne, les populations déplacées, tout est prêt pour que la vie des autochtones, les Dongria Kondh, soit anéantie. Stephen Corry, directeur de Survival International, déclare ainsi : « A moins qu’elle ne soit inversée, cette décision sonne le glas pour les Dongria Kondh ». Apparemment les alertes pour dénoncer des taux de pollution « alarmants » n’ont pas stoppé le projet, ni les accusations de fraude à l’encontre du président de la compagnie, ni le combat que mènent les habitants depuis des années pour sauver leur montagne et leur mode de vie.

  16. exploitation,exploit,exemple de destrution sans fin pour quelque hommes avide ,et d’autre persuadé que l’avenir est beau comme une mannequin,design comme un mp3 et que tout se jou dans le pouvoir d’achat et d’avoir.

  17. Malgré une législation (encore) stricte pour la défense de la nature , les parcs nationaux restent quand même des gouffres à subventions très intéressants pour les élus locaux sponsorisés par la chasse et le syndicalisme agricole qui a une vision de la nature autre que sauvage . Pour ces lobbies rétrogrades mais puissamment représentés dans la sphère politique , il n’y a de nature que domestiquée et campagnarde où le sauvage aseptisé n’est que toléré .
    Le dilemme pour ce petit monde est d’accepter l’argent public et de laisser la contrainte qui va avec , c’est à dire la protection qui est la vocation première d’un parc national digne de ce nom .
    L’ascension de Mme Broueilh dans un rôle quelle a toujours combattu , est la réponse réaliste à ce choix cornélien . Tout simplement en attaquant de l’intérieur la subtance de la bête pour mieux se parer ensuite de sa dépouille .
    Reste que la source de financement d’un parc national est l’argent de tous les français , est-il tenable et moral sur le terme [d’utiliser] l’argent public à la gestion des seuls intérêts d’une minorité d’individus aussi protégés soient-ils .

    PS de Fabrice Nicolino : désolé, mais j’ai dû changer un mot de ce commentaire, entre crochets, pour des raisons légales que Paul comprendra sûrement. Du moins, je l’espère.

  18. Toute cette problématique montre réellement combien il va être difficile de par le monde de sauvegarder la biodiversité dés qu’elle est en concurrence ou gêne un tant soit peu l’activité économique humaine . Sauver la biodiversité veut dire avoir le désir et la volonté de cohabiter intelligement et respectueusement entre espèces vivantes . Je parle d’intelligence car celà ne peut se faire qu’à l’initiative de l’homme . Reste aussi à définir ce qu’est la biodiversité et dans le cas qui nous interesse de savoir si l’ours oui ou non , qu’il soit slovène ou pas, fait bien partie de la biodiversité Pyrénéenne . A titre personnel , je pense que oui et ce depuis des millénaires … Mais non , nous dit l’ASPAP : l’ours est un obstacle à la biodiversité … ou priorité à l’homme nous dit Lassalle … Ceci nous conduit tout droit à une biodiversité de complaisance et de connivence d’interêts . Comme si la biodiversité de montagne ne s’entendait que dans l’épanouissement de l’économie pastorale ! En vérité l’ours est considéré comme un nuisible à éliminer et qu’il soit Pyrénéen ou Slovène ne change rien à la démarche sournoise d’élimination conduite depuis des décénnies par beaucoup d’élus ,par l’ IPHB en particulier et par le PNP entre autres par son inutilité et son inertie en la matière depuis sa création . Aujourd’hui les choses sont claires et effectivement quand on lit l’article de F Nicolino on peut dire là, qu’on touche au comble du ridicule ! Les Dollo , les Lassalle ,les Lacube et autres dont le ridicule hélas ne tue que l’ours peuvent se frotter les mains ! Quand je pense que dans le PNP il est interdit de cueillir la moindre fleurette mais qu’en revanche on n’hésite pas à éliminer l’ours du terrain et de la charte ça me rend malade ! Bref , on rêverait que les Pyrénées deviennent un exemple de cohabitation et de partage de l’espace sauvage et pastoral mais ce n’est pas encore pour demain … Comment vivre tous ensemble , comment partager l’espace si nous ne sommes pas capables d’adapter notre économie pour préserver une biodiversité garante d’équilibres essentiels à notre nature d’homme et à l’avenir de nos enfants ? Je veux encore croire avec l’Adet , Férus ,F.Nicolino et autres bonnes volontés que nous pourrons sauver la présence de l’ours dans les Pyrénées mais il reste à ce jours bien des questions en suspens !…

  19. Le Ministère fait tout depuis des années pour geler le dossier ours. Ils ont consenti à quelques lâchers pour éviter les amendes de l’UE, mais ils ont su placer les bons acteurs au bon endroit pour que ça n’aille pas plus loin.

    D’abord l’IPHB, puis un dialogue bien encadré avec des associations dépendant des subventions attribuées par le ministère… et maintenant Broueilh au PN ! Je peux savoir comment on peut encore changer les choses en France ?

    Les plaintes contre l’Etat français que nous avons envoyées à la commission européenne sont restées lettres mortes ; les plaintes contre les tentatives de destruction d’ours ont été classées sans suite par les tribunaux.

    Vive la France. ça me conforte dans l’idée de m’expatrier en Roumanie. Là-bas au moins, les éleveurs cohabitent avec les ours. Laissez-moi croire que l’herbe est plus verte ailleurs !

  20. l’état s’intérresse a ce qui rapporte de l’argent ,ainsi que les industrielles,et meme pour les petits eleveurs qui ne pésent rien ,mais qui rapporte ..un peu.La grande sauvages et ce qu’elle rêprésente,c’est a dire la clarter ,et la pureté d’un monde qui disparait,et l’imaginaire (baudelaire,ou rimbaud par ex),quelle peut engendrer chez certain hommes qui n’ont pas perdu leurs ames,creer les meilleus choses et souleves des question métaphysique qui font avançer le monde,et rend l’homme meilleur ,plus égalitaire.qu’on le réfute ou pas.Imaginez les artistes,des écrivains ou des peintres s’extasiant devant des usines en putréfaction,ou devant des HLM et des voitures calciné.Et pour aller au vert ,admirer des moutons et des prairies sans fin,et entendre dire/ha bin la nature a besoin de l’homme ,et grace au moutons on a plus de fleurs,et on voit devant nous/,ce discour représente la pensée étroite que pas mal ont,c’est d’imaginé que la nature a attendu le bibède bourré d’égo ,pour sépanuire,et que sans sont bourreau elle pourrisserait.Vive les remonter mécanique ,et les désert creer par l’homme,au déla des ville.Belle évolution vers le néant.

  21. Toujours aussi passionnant, intéressant et consternant de lire tes articles Fabrice. Merci, encore et encore, de nous informer et de nous ouvrir les yeux sur les réalités imbéciles de notre pays et d’ailleurs.

  22. Je peux savoir comment on peut encore changer les choses en France ? En voilà une bonne question merci de la poser! « Destruction des Insectes et autres animaux nuisibles »A.L.Clément; ed Larousse. année 1930.135 p.: les nuisibles dessinés sur planche noir et blanc: Renard, genette, hermine, loutre, fouine, martre putois belette blaireau écureuil, chat sauvage loup, loir, lérot muscardin, mulot, , sanglier,lapin de garenne, circaete, faucon, milan royal, emerillon,epervier, pie, geai, ramier, casaria, héron,couleuvres, , ver de terre, hirondelles, bergeronnette, corbeau, bec-fin,triton, lézard,… je vous passe les insectes et la préface qui vaut son pesant; mais c’était en 1930. On se demande quand même si fondamentalement cela a changé (je parle des la mentalités) et on se dit que finalement petit à petit les éradicateurs ont qd m^me bien réussi certains de leurs coups. bien sur le but poursuivi est la protection des cultures. .. »Le reproche que l’on fait à la plupart des oiseaux de détruire indistinctement ce qui nous est utile ou seulement indifférent en même temps que nuisible; Pourtant il n’est pas discutable que l’observation démontre l’influence bienfaisante de beaucoup de ces animaux ..à tort que plusieurs sont détruits sans ménagement » On discute déjà aussi de leur degré de nuisance; pas étonnant tout ce qui s’est ensuivi dans nos campgnes par la suite, et çà continue.

  23. @Marie. Même le ver de terre ! Alors là, fallait le faire. Est-il indiqué la raison de ce classement ? Et les hirondelles ? Pour certains, on comprend la logique sous-jacente, même si elle est erronée, mais pour d’autres…

  24. Je veux encore croire avec l’Adet , Férus ,F.Nicolino et autres bonnes volontés que nous pourrons sauver la présence de l’ours dans les Pyrénées mais il reste à ce jours bien des questions en suspens !

    Oui, Chris 64, mais parmi ces questions il en est une, fondamentale, que Fabrice a esquissé mais qui ne provoque pas beaucoup de réactions : celle du positionnement et de la capacité de réaction et d’initiatives des grandes associations..

    Avec des  » Si » on mettrait les pyrénées en bouteille, alors, je dis que  » si » les grandes structures associatives, comme FNE, le WWF, la Fondation NH et les personnages emblématiques qui y sont plus ou moins associés, comme Yann Arthus Bertrand, Hubert Reeves et quelques autres, donnaient ENSEMBLE de la voix pour fustiger et contester cette nomination, il serait plus difficile au ministère d’aller dans le sens de cette biodiversité « à usage agricole » qui pointe le bout de son nez. Or, on ne les entend pas. Pourquoi ? Cela serait quand même plus efficace que de louer les retombées du Grenelle, comme vient de le faire hier FNE dans un communiqué sur la création de deux nouveaux parcs nationaux.. Le gouvernement nommera t-il au Conseil d’Administration de ces nouveaux parcs des protecteurs de la nature ou des adeptes du mouton ou de la chasse ?

  25. Hacène, des précisions :  » les vers de terre ou lombrics généralement utiles par le mouvement qu’ils font subir au sol deviennent nuisibles dans les semis. On les détruit alors avec des décoctions de marron d’inde…etc » « L’écureuil commun est comestible. Il ronge les bourgeons et les graines, nuisibles aux arbres verts et mange les oiseaux: on le tue au fusil ». le coucou (lui il est aussi considéré comme utile, malgré les controverses)qui se nourrit surtout de chenilles velues; il a une prédilection pour celles du bombyx proccessionnaire que les autres oiseaux délaissent. L’hirondelle n’est pas classée nuisible; mais voilà le discours la concernant: « animaux carnassiers: à bocoup d’entre eux on pourrait faire le reproche que l’on fait à la plupart des oiseaux, de détruire indistinctement ce qui nous utile ou seulement indifférent en même temps que ce qui nous est nuisible…c’est à tort que plusieurs sont méconnus et détruits sans ménagement » il y a une petite réflexion sur le rôle joués par « les auxiliaires », mais dans tout le livre il n’est question que de recette de destruction.
    Sinon, l’oiseau rare que tu cherches à localiser, doit vivre ses périodes migratoires à quelques encablures de par chez nous. Lançons nos plus fins limiers à sa recherche.bises.
    Envoi de copains cubains
    http://www.youtube.com/watch?v=Ixy7-JO9KTM

  26. @Marie. C’était un autre temps. Me souviens avoir lu dans la thèse de Crocq sur le Casse-noix moucheté que cet oiseau était détruit en Suisse jusque dans les années 1950 si mes souvenirs sont bons (en tout cas ils ne se sont pas arrêtés avant) parce qu’on l’accusait de manger les graines de pins arolles et d’empêcher ainsi la reproduction de l’arbre. En effet, il boulotte les graines, mais fait des stocks qu’il n’utilise pas et permet ainsi leur dissémination, car sans intervention extérieure, elles restent sur la pomme de pin et sont perdues. Un joli cas de mutualisme. Ainsi, en voulant protéger les arolles, on faisait tout le contraire (D’ailleurs, ceux qui ont introduit ce pin dans les Pyrénées se sont demandé pendant un moment pourquoi il n’y avait pas propagation de l’espèce, avant de comprendre qu’il manquait l’oiseau !).

    Merci Marie,pour la musique, je ne connaissais pas. À mon tour :
    We had hopes, we had dreams
    Of a clear green land
    http://www.youtube.com/watch?v=veAB-IODRhA

  27. Bonjour Fabrice,

    J’ai lu cette information sur cet excellent blog : http://www.buvettedesalpages.be/
    Blog qui reprend lui même cette nouvelle : http://www.lourdes-actu.fr/parc%20national%202.html

    Ce sont les actions en justice, réelles ou possibles (ici, la reconnaissance possible d’une « erreur d’appréciation »), qui donnent des résultats.

    Alors bien sur, c’est bon à savoir puisqu’il faut être pragmatique, mais bon sang, c’est au fond sacrément triste.

  28. Oui, Hélène, il y a des ours dans les Parcs Nationaux Américains, mais aussi en Espagne, en Italie… et on est bien loin de la polémique qui existe chez nous ! Franska

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