Pesticide mon amour (oh oui, encore)

Vous avez vu ? Vous avez lu ? L’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (Opecst) vient de publier un rapport sur les pesticides (ici). Restez avec moi jusqu’au bout de ce papier, je crois que cela mérite un quart d’heure. Je n’ai cessé de dénoncer ici même, et depuis septembre 2007, les lamentables palinodies du Grenelle de l’Environnement. Il suffit d’aller voir ce que j’ai alors écrit, quand tous les écologistes officiels criaient au triomphe et à la « révolution écologique » made in Borloo and Kosciusko-Morizet. Alors, j’étais seul. Non pas dans l’opinion vivante, je ne sais que trop – triple hourra ! – que vous existez, mais chez les journalistes, sûrement. Il serait cruel de relire aujourd’hui la prose de certains, et cela n’aurait, au reste, aucun intérêt, car les choses sont ainsi de toute éternité.

Il n’empêche que je suis tout de même soufflé par ce rapport parlementaire. En mars 2007, j’ai publié avec mon ami François Veillerette un livre qui est devenu ce qu’on appelle un best-seller (Révélations sur un scandale français, Fayard). Il contient, je le dis sans forfanterie, nombre d’informations jamais publiées. Il démontre l’extrême dangerosité des pesticides, à partir de centaines d’études publiées dans les meilleures revues scientifiques de la planète. Il rapporte l’histoire de la diffusion de ces produits en France. Il raconte comment l’industrie a pu copiner de très, très près avec l’administration française chargée des autorisations et des contrôles. Il examine en détail des affaires comme celles du Gaucho, du Régent, du chlordécone. Il cite des noms, beaucoup de noms, et d’une manière telle que nous aurions pu, François et moi, nous retrouver devant les tribunaux de la République.

Pas une fois, mais dix, mais cent fois. Or rien. Rien du tout. Aucun démenti, aucune contestation sur aucun point. Aucune réponse de l’industrie ou, tiens, de la surpuissante Direction générale de l’alimentation (DGAL) – sévèrement étrillée – et de ses dirigeants successifs. Au passage, je signale que l’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa), née début 2002, est dirigée par madame Catherine Geslain-Lanéelle, qui fut la patronne de la DGAL en pleine tourmente du pesticide Gaucho, accusé de massacrer les abeilles. Ceux qui disposent d’un accès au livre pourront s’y reporter, ils ne seront pas déçus du voyage. Venons-en au rapport de l’Opecst. Il n’aurait pas été incongru d’être entendus parmi d’autres, François et moi. Car nous connaissons tous les deux, et globalement à la différence de tant de spécialistes, la question des pesticides. Mais nous avons été oubliés, comme c’est bête.

Les deux auteurs du rapport s’appellent Claude Gatignol, député UMP de la Manche, et Jean-Claude Étienne, sénateur UMP de la Marne. Ah quels cocos ! Le premier, Gatignol, a été militaire professionnel – garde-à-vous ! – et vétérinaire. Ce qui l’a nécessairement mis au contact de l’industrie de l’agriculture, pesticides compris, pendant des décennies. Est-ce un crime ? Nullement. Mais nous avons encore le droit de savoir deux ou trois bricoles, non ? Gatignol est par ailleurs un amoureux, un fervent de l’industrie nucléaire. Sa circonscription parlementaire comprend notamment la Hague, et il a milité sans aucune cesse pour que Flamanville – toujours sa circonscription – accueille le premier prototype du type EPR.

Ajoutons qu’une plainte a été déposée contre lui en 2005, au motif qu’il aurait détourné 10 000 euros du Fonds de développement économique de l’après-chantier de La Hague (FDEACH). Malgré le non-lieu de 2007 – Gatignol est donc blanchi -, le président UMP du conseil général de la Manche, Jean-François Legrand, a décidé de se mettre en congé de parti. Pour protester contre la bienveillance de l’UMP à l’endroit de Gatignol. Allez comprendre. Ultime détail : à l’automne 2008, Mediapart révélait que Gatignol acceptait des invitations à des chasses payées par l’assureur Groupama. Du lobbying ? M’enfin, voyons, cet homme est député de la République, non ?

L’autre rapporteur, Jean-Claude Étienne, est donc sénateur de la Marne. Il est lui un constant défenseur des biotechnologies et des biocarburants, cette ignominie morale. Voici ce que je lis sur son site personnel (ici) : « Lorsqu’il était premier Vice-président du Conseil régional (1996) et Président de la Commission Enseignement Supérieur, Recherche Scientifique, Vie sociale et culturelle, le Professeur Etienne a été à l’origine de nombreux programmes scientifiques appliqués au développement de l’économie ; rechercher de nouveaux débouchés alimentaires et surtout industriels permettant le maintien à très haut niveau de productivité des entreprises agricoles de la région ». Le gras est dans le texte d’origine, évidemment. J’ajoute, ce qui classe ce type au plus bas dans ma hiérarchie personnelle, qu’il recherche des débouchés « surtout industriels » à l’agriculture. Un professeur de médecine – sa profession première -, dans un monde qui compte un milliard d’affamés chroniques.

La suite. Le 21 octobre 2009, à 23 heures, parlant probablement devant trois vieillards ressemblant aux Assis de Rimbaud  – Oh ! ne les faites pas lever ! C’est le naufrage… -, il déclame :  « Aujourd’hui, on le sent avec les perspectives qui se dessinent, le monde industriel n’est plus étranger au monde de l’agriculture. Il arrive même à ceux-ci d’entrer en résonnance : on parle parfois d’agro-industrie ! Voilà que la nouvelle industrie, intimement liée à la problématique de l’agriculture, apparaît (…) Regardez la nouvelle industrie ! La chimie, par exemple, est une chimie verte. Adieu la chimie du charbon et de l’acier ! Adieu, probablement, les tours de cracking distillant du pétrole : c’est la production agricole qui sera « enfournée » dans ces nouvelles tours. On voit ainsi bouger la nature de l’industrie, qui revient vers la production agricole. La syncrétie entre les mondes agricole et industriel se trouve ainsi créée, régénérant la ruralité ». J’ai laissé les fautes de syntaxe et d’orthographe, dont je ne me sens pas responsable. Pour le reste :  tant d’inepties et d’horreur en si peu de phrases !

Ce sont ces deux hommes, croisés de l’industrie, militants de l’atome et des biocarburants, qui viennent donc de rendre public un rapport sur les pesticides qui va à l’encontre de tout ce qui se publie de sérieux sur le sujet depuis vingt ans. Ils auront même oublié en route l’expertise de l’Inra de 2005, qui pour la première fois mettait lourdement en cause ces poisons hélas certains. Mais nos deux hommes sont ailleurs, en compagnie qui sait, et notent sans état d’âme qu’ils « souhaitent rappeler les bénéfices de l’usage des pesticides et invitent les pouvoirs publics à anticiper les conséquences d’une diminution trop brutale de l’utilisation des pesticides en France ».

Encore faut-il entrer dans le détail de ce texte qui ouvre sur une forme d’aveu. Lisons ensemble une petite partie de l’introduction du rapport. Voici ce qu’ils écrivent dès la page 9, à l’entrée dans un texte de 195 pages : «  Les pesticides ont constitué un progrès considérable dans la maîtrise des ressources alimentaires. Ils ont grandement contribué à l’amélioration de la santé publique en permettant, d’une part, d’éradiquer ou de limiter la propagation de maladies parasitaires très meurtrières (lutte contre les insectes, vecteurs de ces maladies) et en garantissant, d’autre part, une production alimentaire de qualité ». C’est tout simplement extraordinaire. Avant que de développer leur « travail », ils savent. Les pesticides, c’est bon. Après une telle pétition de principe, que peut-on espérer de ce qui suit ? Exact : rien.

La suite n’est là que pour montrer tout le sérieux de l’entreprise. Et nous voici déjà rendus en page 189, pour la conclusion, dont je vous propose les premiers mots : « La mise sur le marché, au milieu du XXe siècle, de produits phytopharmaceutiques a permis aux agriculteurs de disposer de moyens efficaces et rentables pour lutter contre les diverses pressions parasitaires que subissent les cultures. L’augmentation significative des rendements des terres agricoles en résultant, bénéficie également au consommateur de produits frais ou transformés, qui se voit proposer une nourriture abondante et peu chère ». Relisons, chers lecteurs de Planète sans visa. L’introduction et la conclusion ne sont-elles pas proprement identiques ? Ite missa est. Je dirais même plus : Cum tacent, consentiunt. Ce qui veut dire : celui qui se tait consent.

PS : Pour écrire Révélations sur un scandale français, j’ai demandé et obtenu un entretien avec Jean-Charles Bocquet, directeur à Paris de l’Union des industries pour la protection des plantes (UIPP). Derrière ce gentil sigle se dissimule – mal – 98 % du chiffre d’affaires des pesticides en France. Ce charmant monsieur Bocquet m’a reçu le 30 août 2006, et après une petite heure d’entretien, il s’est levé, et m’a dit en souriant : « Vous m’excusez ? Je dois aller faire du lobbying au Sénat ».

71 réflexions au sujet de « Pesticide mon amour (oh oui, encore) »

  1. Rappel : gouvernement italien (comme celui d’Allemagne) a signé décrets d’interdiction des neocotinoïdes (ici le Cruiser) reconduits depuis 2008, au grand dam des multinationales de la chimie :
    (8 maggio 2009) Finalmente dal mondo degli apicoltori una buona notizia: nel nord Italia è tornato nella primavera 2009 l’allegro e operoso ronzio delle api.: Traduction: (8 mai 2009) ENFIN UNE BONNE NOUVELLE DU MONDE DE L’APICULTURE/ DANS LE NORD DE L’ITALIE ON ENTEND A NOUVEAU AU PRINTEMPS 2009 LE JOYEUX ET LABORIEUX BRUIT DES ABEILLES…
    Dopo dieci anni di crescente moria dei preziosi insetti gli apicoltori della padana tirano un sospiro di sollievo. Gli apicoltori e le loro associazioni territoriali testimoniano che le “Le api sono tornate come dieci anni fa, prima dell’entrata in commercio dei neonicotinoidi. Una vera e propria “esplosione di vita”.: TRADUCTION : APRES 10 ANS DE MORTALITE CROISSANTE LES APICULTEURS DE LA PADANIE POUSSENT UN SOUPIR DE SOULAGEMENT. les apiculteurs et leurs associations témoignent « QUE LES ABEILLES SONT COMME IL YA 10 ANS AVANT LA COMMERCIALISATION DES NEOCOTINOIDES UNE VERITABLE EXPLOSION DE VIE.

    DEPUIS 2000, DANS NOTRE PAYS ET EN EUROPE les apiculteurs ont lancé de pressants et croissants appels sur les nouveaux principes acrtifs des insecticides : il se sont heurtés à des murs d’indifférence!
    Tout l’article est là:
    http://www.mieliditalia.it/n_nonvolanopiu.htm

    SUPER site sur les abeilles et l’apiculture , mais en italien, mais le monsieur Panella parle très bien le français.

  2. J’ai été aussi effaré (le mot est faible) par ce que j’ai lu concernant ce rapport. Mais je n’ai pas trouvé où il se trouve. Pourrais-tu, Fabrice, mettre un lien vers ce texte ?

  3. Bonjour,

    Merci,Fabrice.Pesticides?C’est a vous écoeurer encore d’avantage.

    Parkinson : le rôle des pesticides reconnu

    POUR la première fois en France, la maladie de Parkinson a été reconnue «maladie professionnelle» par le tribunal des affaires de sécurité sociale de Bourges pour un ancien ouvrier agricole. L’affaire devrait avoir des conséquences majeures en imposant désormais la mise en oeuvre de mesures de protections lors du maniement des pesticides. C’est en effet en arguant du lien récemment découvert entre l’exposition aux pesticides et la maladie de Parkinson, que cet homme d’une cinquantaine d’années, atteint depuis 1997, a pu aboutir à cette reconnaissance.
    En 2002, après s’être longuement documenté, ce patient qui a travaillé toute sa vie en milieu agricole décide de consulter un avocat, persuadé que les pesticides maniés pendant des années pouvaient être à l’origine de son mal. «Avant d’aller devant le tribunal, nous sommes passés devant le comité régional de reconnaissances des maladies professionnelles à Orléans qui a refusé la demande», raconte son avocat, Me Bertrand Couderc (Bourges). En juillet 2005, le tribunal des affaires sociales de Bourges demande l’arbitrage au comité régional des maladies professionnelles de Clermont-Ferrand, qui répond favorablement en mai 2006. Le tribunal de Bourges accepte alors rapidement de qualifier la maladie de Parkinson du plaignant comme maladie professionnelle. Le résultat n’a été divulgué que la semaine dernière, le plaignant et son avocat préférant s’assurer avant que la Mutualité sociale agricole ne fasse appel.

    Certitudes

    C’est à la fin des années 1990, que les premières études ont indiqué un lien possible entre utilisation de pesticides et maladie de Parkinson. Mais une, voire deux études n’emportent pas l’adhésion en épidémiologie. Des travaux multiples et concordants sont nécessaires pour qu’un lien solide entre un facteur de risque et une pathologie soit établi. «C’est en lisant dans le Quotidien du Médecin en 2004 un article relatant la remise du prix Epidaure au docteur Alexis Elbaz, pour ses travaux sur la relation entre Parkinson et pesticides, que nous nous sommes sentis confortés», raconte l’avocat. Ces travaux menés en France sur 247 malades ont révélé une corrélation positive forte entre les pesticides et cette maladie, avec une augmentation du risque en fonction du nombre d’années d’exposition.

    Depuis, d’autres études ont renforcé les certitudes. Ainsi, en juin 2006, l’équipe d’Alberto Ascherio de l’école de santé publique de Harvard a conclu, sur 143 325 personnes, que l’exposition aux pesticides augmentait le risque de Parkinson de 70%. Ainsi, selon ce travail publié dans Annals of Neurology, 5% des personnes exposées aux pesticides risqueraient d’avoir un Parkinson, contre 3% pour la population générale.

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    En 2009, une étude en France de l’Inserm chez les agriculteurs avait déjà montré un lien entre l’exposition aux produits pesticides et la survenue de la maladie de Parkinson. Les insecticides organochlorés étaient particulièrement mis en cause.

    (©AFP / 16 février 2010

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    L’intoxication par pesticides à qualifier de maladies professionnelle.

    Publié le 26 mars 2010 par admin dans Brèves, tags: agriculteur, FNSA, maladie, MSA, pesticide
    Ils sont pour le moment trente huit agriculteurs à avoir pu faire qualifier les affections dont ils souffrent de « maladies professionnelles » par la Mutualité sociale agricole, la MSA, qui est l’équivalent de la Sécurité sociale pour les agriculteurs, après des démarches longes et complexes, comme pour cet agriculteur d’Auvergne qui a mis trois ans pour faire reconnaître par le tribunal administratif de Clermont-Ferrand, que sa maladie était bien due à l’utilisation des pesticides.

    Les démarches sont extrêmement complexe dénonce le président du Mouvement pour les droits et le respect des générations futures, le MDGRF, car il serait politiquement incorrect de vouloir admettre en France que les pesticides rendent malades, bien que la MSA ait obtenu, dès 2002, l’interdiction de l’arsenic de soude utilisé en viticulture, un cancérigène avéré.

    La Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles, la FNSA, qui va tenir incessamment son congrès annuel, affirme être prêté à une réduction de l’utilisation des pesticides, en annonçant la création d’un groupe de travail chargé de mesurer l’impact des mesures environnementales déjà décidées.

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    Et a l’avenir,cela donne quoi?

    PS.Le titre.Pesticide.Envie forte de changer de pseudo,pas pour le premier mot,mais pour les suivants!:)

    Ciao,Léa.

  4. J’ai lu ton bouquin et je peux te dire qu’on en ressort sonné.
    Evidemment, les pesticides ont permis une production en masse, abondante et peu chère. Mais à quel prix ??? La pollution par les pesticides a ceci de terrible qu’elle ne se voit pas. Donc tout le monde fait comme s’il n’y en avait pas. Simple, non ?
    Et quand le pétrole sera épuisé, ou trop cher, que se passera-t-il ? Des agro-carburants, avec force pesticides, eau, engrais, déforestation ?… ça n’est pas possible. Quelque chose doit se passer…

  5. Nous nous rapprochons du mur. Fabrice.
    En marchant sur la tête (c’est pour cela que c’est aussi lent…un peu d’humour mal placé).
    Je suis toujours étonné de la capacité de Dame Nature à encaisser autant d’agressivité. Cette forme d’inertie à la douleur est-elle bonne ? Oui pour ceux qui se gavent (nous les occidentaux), car elle laisse encore cette petite distance du mur. Non pour ceux qui crèvent déjà la dalle…

    La vie de l’humain sur Terre me rappelle un funambule (l’homme) sur sa corde (la Nature) sans filet.
    La corde ne cédera jamais, c’est le funambule qui va tomber. La question, c’est quand ? et de quelle hauteur ?
    Je connais une seule des 2 réponses : il tombera de très haut…

  6. « Le pire est de savoir, et de ne rien faire » : Gandhi.
    Tout est dit, tout se sait, tout le monde s’en fout.
    Tous les ingrédients sont là pour des lendemains difficiles…

    Mon voisin avait le choix hier soir entre aller voir le dernier Coline Serreau avec débat post projection avec la réalisatrice et IronMan2…
    D’après vous, il est allé voir quoi ?

  7. Fabrice. Peut-on télécharger ce rapport ?
    L’article dans le lemonde m’a interpelé. Mais je n’arrive pas à mettre la main dur le doc…

    Bien à toi. Et un grand merci…
    Pierre de Chartreuse.

  8. Fabrice,

    J’ai lu votre livre lors de sa sortie et vous remercie de l’excellent travail en amont qui nous a permis d’avoir des éléments concrets sur la grande arnaque puis catastrophe annoncée (santé & écologique).

    Et pourtant, cela continue autant dans la pratique agricole que dans la communication que les médias distillent à gros sabots.

    Combien de fois n’ais je pas entendu des « téléphones sonnent » sur France Inter ou d’autres emissions sur ce sujet qui laissent à penser, « spécialistes » à l’appui que tout va bien dans le meilleur des mondes et que la nocivité des pesticides n’est pas prouvée scientifiquement.

    Je crois que les gens tout en n’étant pas totalement dupes continuent malheureusement de les utiliser grâce à ce refrain rassurant & lancinant.

    Je voyais encore la semaine dernière mon voisin septuagénaire utiliser du roundup sans vergogne alors qu’une semaine avant il me parlait de son potager « bio ».

    On n’est pas sorti de l’auberge !

    1. que faire quand je m’acharne à arracher mon chiendent à la bêche et que mon voisin agriculteur répand son round-up et qu’il m’oblige à me terrer chez moi pour éviter de respirer sa fumée nauséabonde;ceci dit je souffre d’allergies respiratoires épouvantables après son passage;

  9. Bonjour Fabrice.Je voudrai reprendre une question posée a Chantal.J. de terre sauvage.
    (désolé pour les fautes)
    T-S Quittons les sommets internationaux, parlons de citoyen, de chacun de nous, on nous demande d’agir pour préserver la biodiversité, mais, au quotidien, onne peut pas faire grand chose….
    ———————————————-
    Réponse de CH-J : Vous plaisanter?C’est le citoyen qui peut en faire le plus!D’abord par ses choix de consommation quotidienne, notamment alimentaire, en ne mamgeant pas d’espèces menacées, etsurtoput en disversifiant ses achats.
    Le drame, c’est l’uniformation des co,sommation.Il peut ausi privilégier les produits locaux, le bio quand c’est possible.
    S’il a un jardin, il peut, par exemple, limiter l’utilisation de PESTICIDE, d’ANGRAISy installer un hôtel à insectes il peut énormément, en fait.

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    Pour moi ces propos sont vraiment démago, suite a ce que j’ai lu avant.Alors Fabrice merci pour ta qualité de tes articles.

  10. Forcément, puisque « bon hein, ces questions d’environnement ça commence à bien faire » :-/

    Merci Fabrice pour les CV de ces 2 types, qui n’étaient pas fournis avec cette info navrante sur le site de libé alors qu’ils m’intriguaient beaucoup 😉

  11. Fabrice,
    Les révélations des 2 zigotos de l’UMP sont consternantes.
    C’est un peu hors sujet de ton post, mais te connaissant amoureux de la faune, je ne peux pas m’empêcher de te faire part de mon immense tristesse pour ce qui se passe en Louisiane…
    L’accident a eu lieu le 22/04 (plus d’une semaine). Personne n’en parle véritablement. Mes collègues de boulot me disent ne pas être au courant…aujourd’hui. Les conséquences ? Tout le monde s’en fout…

    Depuis 1978, les marées noires importantes se succèdent, causant des dégats irréversibles.
    Et on ne fait,…rien. Rien.
    Et je ne parle pas des dégazeurs…

    Rappel des dates des marées noires :

    6 mars 1978 – France. Le naufrage du supertanker libérien Amoco Cadiz, provoque la fuite de 230.000 tonnes de brut sur environ 400 km de côtes françaises au large du Finistère. Les dégâts sur le littoral et la faune sont immenses.

    3 juin 1979 – Golfe du Mexique. Après l’explosion du puits de pétrole mexicain Ixtoc One, un million de tonnes de pétrole se déversent dans le golfe du Mexique, provoquant l’une des plus grandes marées noires de l’histoire. Plus de neuf mois de travail sont nécessaires pour juguler la fuite.

    24 mars 1989 – Etats-Unis. Le pétrolier américain Exxon Valdez heurte un récif dans la baie du Prince William, en Alaska, et répand 38.800 tonnes de pétrole. C’est la pire marée noire de l’histoire des États-Unis. Environ 1.300 kilomètres de côtes sont polluées. Selon une étude de l’université de l’Alaska, seul un quart de la faune sous-marine a survécu.

    Janvier 1991 – Arabie Saoudite. Un million de tonnes de pétrole brut échappé des réservoirs des tankers en rade, de terminaux et de puits off-shore sabotés, se répandent dans le Golfe à la suite du déclenchement de la guerre contre l’occupation du Koweït par l’Irak. Plus de 500 kilomètres de côtes sont pollués

    Août-Octobre 1994 – Russie. Entre 14.000 et 60.000 tonnes de pétrole, selon Moscou, s’échappent d’un oléoduc et se répandent dans la toundra et les rivières, polluant plusieurs dizaines de kilomètres carrés dans la province de Komi, à hauteur du cercle polaire arctique. L’organisation écologiste Greenpeace avance le chiffre de 280.000 tonnes de pétrole, ce qui en ferait une des pires catastrophes pétrolières de l’histoire

    16 février 1996 – Royaume-Uni. Le pétrolier libérien Sea Empress fait naufrage au large des côtes sud du Pays de Galles. Environ 147.000 tonnes de brut s’échappent de ses réservoirs.

    12 décembre 1999 – France. Le pétrolier maltais Erika se brise en deux avant de couler au large des côtes bretonnes. Quelque 20.000 tonnes de fioul se déversent, polluant 400 kilomètres de littoral et mazoutant plus de 150.000 oiseaux.

    19 novembre 2002 – Espagne. Le pétrolier libérien Prestige coule au large de la Galice. Plus de 50.000 tonnes d’hydrocarbures s’échappent et polluent les côtes atlantiques espagnoles sur des milliers de kilomètres. Les côtes françaises et portugaises seront touchées dans une moindre mesure

    22 avril 2010 – Louisiane.

    Il y en a 3-4 par décennies…
    C’est affreux. Ca donne envie de chialer…

    Bon week-end quand même.
    Pierre de Chartreuse.

  12. À tous,

    Je ne sais pas comment mettre dans les commentaires le PDF du rapport de l’Opecst. Si quelqu’un peut m’aider, volontiers. Mais il faut clairement me donner la marche à suivre. Pour l’heure, le PDF est sur le bureau de mon Mac OS X. Bien à vous,

    Fabrice Nicolino

  13. Dans les commentaires je ne crois pas que tu le puisses insérer un pdf. Par contre tu peux faire un lien vers une page indépendante que je peux te créer et où je l’hébergerai ad vitam aeternam, si tu veux.
    (au passage mes excuses à libé, ça devait être plutôt le site maxisciences que j’ai lu ce matin)

  14. Merci Sylvie, je l’ai récupéré.

    Fabrice, je ne crois pas non plus que tu puisses mettre un pdf dans les commentaires. Il faudrait peut-être que tu vois avec ton hébergeur, mais comme sylvie à donné le lien, ne t’embête pas avec ça

  15. Bonjour Fabrice, bravo, bravo et merci de nous aider à nous indigner…. il faut bombarder de mails nos députés, sénateurs, représentants politiques. Il faut aller discuter avec les agriculteurs, qui savent bien eux ce qui se passe avec les pesticides. Il faut les soutenir. Ils ne sont pour la plupart que des pions dans un système qui les (et nous) dépasse, mais rien n’est inéluctable.
    Continue !
    Benoit

  16. mes petits amours ; ne nous laissons pas faire par la bétise ambiante: ceux-là doivent PERDRE le combat.
    journal des bonnes nouvelles :
    LES MUREAUX Les terres du circuit de F 1 rendues à l’agriculture
    Retour à la case départ pour les 178 ha de champs situés aux Mureaux et à Flins et sur lesquels devait être construit à partir de 2011 un circuit de Formule 1. Ces terrains devraient être rendus à l’agriculture dans les prochains mois, au terme de l’appel à candidatures lancé par la société d’aménagement foncier et d’établissement rural d’Ile-de-France, une instance chargée de promouvoir l’agriculture en région parisienne.
    http://www.flinssanscircuitf1.org/documentation/les-mureaux-les-terres-du-circuit-de-f-1-rendues-a-lagriculture/
    un peu de douceur pour les abeilles :

    http://www.youtube.com/watch?v=bkmRo_QvG8Q&feature=related

    gentle rain..

  17. Merci pour ces nouvelles révélations qui donnent littéralement la nausée. Ce sentiment m’envahit de plus en plus, lorsque je vois ce qui se passe autour de moi. Pesticide mon amour (j’ai découvert avec horreur une nouvelle lubie de la DDE : déverser du round-up sur les accotements des routes sur des kilomètres, à perte de vue).

    Pour le quidam et la majorité des agriculteurs endoctrinés, les pesticides permettent un gain de productivité. Ce qui est bien sûr absolument faux, à moyen et long terme. Il faudrait donc commencer par démontrer cela, ou plutôt reprendre les démonstrations existantes, et faire un immense travail de propagande, chiffres à l’appui (ex. production de quintaux de blé à l’hectare en Beauce) (marteler également l’argument massue que le nombre de « nuisibles » est supérieur actuellement à ce qu’il était avant guerre, source : votre livre notamment).

    Les pesticides étant « invisibles », comme il a été dit ici, il faut alerter le plus possible sur leurs conséquences sur l’eau… et l’air qui nous entourent. En gros sur toute la chaîne de la vie (et y compris sur l’eau des océans, dans lesquels des tonnes et des tonnes de pesticides finissent être charriées, via les rivières et les fleuves).

    Seulement, alerter, lutter contre le langage fourbe des marchands de mort (style « médicaments des plantes », etc.), faire de la pédagogie, est-ce que ça suffit ?

    Je ne sais pas. J’en doute de plus en plus. Chaque pulvérisateur croisé, au hasard d’un chemin, est une déchirure de plus en plus insupportable. Aussi, parfois, de plus en plus souvent, je rêve d’une révolution. D’un soulèvement populaire imposant une conversion immédiate des quelques paysans (un demi million ?) qui, à eux seuls, contaminent toute une nation. D’une création d’immenses ceintures vertes maraîchères bio autour des villes. D’une cessation immédiate de la culture du maïs en France. Bref, je rêve, les yeux ouverts, sur une terre dévastée.

  18. J ai lu cet article affligeant sur un site du monde j ai pensé à Fabrice , à tout ce travail effectué… Ces clempins qui nous gouvernent c est désastreux il y a des révolutions qui se perdent.

  19. Il y a des effets de seuil considérables car tout le monde sort les pulvérisateurs en même temps sur la même culture.(des pluvérisateurs de plus en plus énormes.)
    Avec les systèmes d’alerte météo ou conseils agricoles c’est logique.
    97% des produits partent dans l’air.
    Un sol brun et labouré capte plus la chaleur que les prairies humides.
    La différence de pression atmosphérique fait que les polluants retombent sur ces zones plus fraiches et de bas fonds.
    Il va falloir mettre des pancarte « cancer » dans les parcelles concernées

  20. j’habite en beauce t mon très cher voisin l’empoisonneur(comprenez l’agriculteur) vient pulveriser souvent en scaphandre blanc avec masque, jusuqe là bon mais le hic c’est que son chant touche mon terrain et que mes enfants jouent au même moment ou se monsieur pulverise par temps de vent et j’ai beau me plaindre et il me répond d’aller habiter ailleurs, je crois avoir entendu dire qu’il y avait un texte de loi, imposant une distance entre le champ traité et les habitations, pourriez vous me la communiquer SVP

    merci

    sophie

  21. Le professeur Gilles Lemieux, chercheur québécois, inventeur de l’expression et de la technique du BRF, Bois Raméal Fragmenté (parfois au pluriel) est décédé jeudi 29 avril 2010. Le BRF, une technique d’une simplicité et d’une efficacité remarquable, permettant de se passer de pesticides et d’engrais, pour des rendements en rien diminués. Les tests en grande culture, ailleurs qu’en France !, sont pleinement satisfaisants, le BRF n’est pas réservé qu’aux petits potagers. Aidons les haies à revenir…

  22. @ Sophie45. Ce que vous subissez est scandaleux et ne devrait pas être. Surtout, rentrez vos enfants en cas d’épandage. Notez les dates des épandages. Prenez des photos. Il vous faudrait effectivement trouver de l’aide. Vous pouvez au moins faire un courrier à l’agriculteur avec copie envoyée en recommandé avec accusé de réception à la mairie (probablement complice), et étudier aussi la possibilité de porter plainte. Je sais que certaines gendarmeries (également complices) envoient promener le plaignant. Il faudrait donc peut-être consulter un avocat. Vous pourriez aussi vous rapprochez du MDRGF (Mouvement pour le Droit et le Respect des Générations Futures) qui connaît le problème. Il y a peut-être aussi d’autres villageois qui souffrent en silence et qui se manifesteront si vous bougez.

    @ Erick rapportant une réponse de Chantal J.

    « S’il (le citoyen) a un jardin, il peut, par exemple, limiter l’utilisation de pesticides, d’engrais, y installer un hôtel à insectes il peut énormément, en fait. »

    Dans un jardin, un équilibre se crée assez rapidement et on peut facilement se passer totalement de pesticides et encore plus facilement d’engrais chimiques. Certains pratiquent même délibérément le jardin naturel et se passe ainsi des produits tolérés en jardinage bio, comme la bouillie bordelaise utilisée contre le mildiou.

    J’ai un hôtel à insectes dans mon jardin depuis 2 ans, ça marche du tonnerre. Les abeilles sauvages (osmies cornues) et autres insectes volants se disputent les places (tiges creuses de bambous ou d’arbustes). Leur manège est intéressant à observer. Un monde…

  23. en aparté : il me semble important de porter à la connaissance du plus grand nombre la parution du livre djournaliste scinetifique de Libération Sylvestre Huet

    « L’imposteur, c’est lui ». éditions Stock
    un réquisitoire très argumenté qui démontre que Claude Allègre a dupé ses lecteurs.

    mais mieux encore, ce livre décortique ce qu’Hervé Kempf appelle dans une récente chronique « L’art du mensonge ».
    ici : http://www.lemonde.fr/opinions/article/2010/04/27/l-art-du-mensonge-par-herve-kempf_1343298_3232.html
    « Peut-on mentir effrontément? » demande Hervé Kempf.
    Oui! semblent répondre en choeur les médias qui ont tendu micros et tribunes au menteur de service.

  24. Petite question: pourquoi lors du chargement de ce site, il y a brièvement un envoi vers « lesechos.fr »? le webmaster pourra peut-être répondre.

  25. janot, la gendarmerie ne veut rien savoir, pour elle je n’ai pas le choix sauf …..de déménager !

    La MDRGF, je les ai contacté il ont pris mon adresse et mon nom mais depuis plus rien.

    Je sais qu’il y a une loi car j’avais demandé jadis, (il y avait une emission sur la 8 Complement terre) ou justement le collègue à fabrice était passé et il m’avais cité cette loi mais la gendarmerie dit ne pas la connaitre.
    Et pour la lettre au paysan, lorsque je me suis rebellée et bien il est allé faire un scandale chez le maire (lui aussi agriculteur) et m’ont bien fait comprendre que j’étais une emmerdeuse et de plus je les crois capable de faire du mal à mes animaux (en les empoisonnant) car ils ne sont pas fino et sont un peu restés au moyen age ses messieurs les seigneurs.
    J’ai des maux de têtes très souvent, et recemment un agriculteur est mort d’un cancer de la moelle epignère et les docs lui avaient dit que les pesticides n’y étaient pas étrangers car il ne se protégait pas du tout, il est mort à …47 ans , mais je n’est pas envie que le même sort arrive à mes enfants et à moi, mais j’avoue être impuissante et après les révélations de fabrice sur ce rapport, je pense que déménager serait malheureusement la solution, comment faire autrement, ils sont tous très solidaires entre eux les paysans et ils sont terribles.

    bien à vous

    sophie

  26. en cas d’épandage,faire un malaise(bidon ou pas), appeler les pompiers et voir le médecin qui certifie que cela est dû a ces s……eries, et porter plainte contre le nécroculteur,c’est le seul truc qui porte ses fruits,et qui pése légalement,la distance de plus de 300 mètres est demandée,un projet de loi a été fait au Grenellorama,par une de FNE MCS,voir le site de Denis Lebodia MCS contamination chimique,mais comme la régression absolue a été atteinte sur le législatif environnemental, pendant et apres cette mascarade du Grenelle,maitre Farraud et d’autres en sont atérrés,il va devenir trés difficile de se défendre contre tout les pollueurs,le législatif étant le nerf de la guerre
    vous imaginez ce qu’est la vie des abeilles et autres coleoptéres qui agonisent pendant des heures grâce a ces toxiques hautement cancérigenes,je piétinne,grrrrrrrrrrrr………

  27. faites comme le dit Ourse et peut-etre un constat d’huissier après tout cela peu apporter de l’eau au moulin..sinon il reste le sabotage..

    Faites un scandale devant la mairie! convoquez FR3 allez voir le préfet, le député, le président du conseil général; prenez pour vous soutenir un teigneux sans pitié; allez y !

  28. @ Sophie. Les conseils qui vous sont donnés ici sont bons mais, dans une situation pareille, il faut songer avant tout à votre santé et surtout à celle de vos enfants. Alors si vous le pouvez, le mieux serait probablement de déménager rapidement. Ce qui ne vous empêche pas de rencontrer le maire de votre village et de lui parler entre quatre yeux et peut-être aussi d’aller au moins une fois à une séance du Conseil Municipal. Elles sont publiques.

  29. éffectivement sophie le mieux est de partir ,car cette épandage d’horreur ,peut nuire a votre santé et celle de vos enfants.
    De plus avoir pour voisins des paysans aussi idiots,que méchant,ne doit pas etre agréable tous les jours.Le probleme est qu’ils sont tous main dans la main pour plus de profits tous ces anes,au dépents de la santé de tous,et celle du vivant en général.Bon courage.

  30. Dire et redire ….

    « Les distributeurs devront signer avant l’été un accord de modération de marges sur la vente de fruits et légumes en magasin lorsque les prix des fruits et légumes payés aux producteurs sont en crise », a annoncé le président de la République dans un entretien à l’hebdomadaire la France Agricole et à l’agence Agra Presse au lendemain de la manifestation des céréaliers à Paris, des propos conformes à ceux déjà tenus, le 6 avril dernier, lors de la visite d’une exploitation agricole à Bruno-Bonnevaux (Essonne) en début de mois.

    « Ceci afin que le producteur ne soit pas pénalisé par des prix trop bas et les consommateurs ne soient pas pénalisés par une hausse des prix. » explique Nicolas Sarkozy.

    Pourtant, un peu plus loin, parlant de la TVA, Nicolas Sarkozy déclare  » ne pas être opposé à ce que, sur quelques produits « , et de citer à nouveau les fruits et légumes,  » on puisse expérimenter une augmentation du prix payé par le consommateur en échange d’une augmentation du prix payé au producteur ».

    Maintenant il faut agir lui répond le monde paysan…

    AM

  31. bien sur tout cela est très difficile, mais le conseil  » courage fuyons! » bof;.. c’est laisser la place à ces « praticiens » pour se réfugier ailleurs..au moins avant d’en venir là (déménager…pas une mince affaire non plus), tenter quelque chose..sinon, tout nos mots ne servent à rien…On est certes très loin des anars du 19ème siècle!(vaillant and co..)-
    Est-ce que l’on pourrait s’inspirer de ce texte, poème écrit dans un autre contexte, mais enfin toujours d’actualité :
    « Quand ils sont venus chercher les communistes,
    Je n’ai rien dit,
    Je n’étais pas communiste.

    Quand ils sont venus chercher les syndicalistes,
    Je n’ai rien dit,
    Je n’étais pas syndicaliste.

    Quand ils sont venus chercher les juifs,
    Je n’ai pas protesté,
    Je n’étais pas juif.

    Quand ils sont venus chercher les catholiques,
    Je n’ai pas protesté,
    Je n’étais pas catholique.
    Puis ils sont venus me chercher,
    Et il ne restait personne pour protester

    Martin Niemöller

  32. en écho au lien donné par Ezekiel hier, un reportage de Canal (interdit d’antenne ?) sur l’autorisation d’un maïs OGM de plus en Europe.
    http://www.livevideo.com/video/embedLink/BEC30EB5FF234A1297EF2F3B7D0CF2E8/74501/les-ogm-sont-ils-dangereux-pour-la-sante-l-etude-qui-accuse.aspx
    Comme c’est assez saccadé comme vidéo, voici un extrait des dernières minutes:
    maïs OGM Monsanto MON863
    Marc Fellous, president de la COB , comission du génie Biomoléculaire
    Questionné sur les dangers de ce produit à long terme .

    – Moi, ça me parait, si vous voulez, scientifiquement … maintenant, je peux me tromper…
    je peux me tromper… Mais disons que, avec ma rigueur scientifique, ,j , j’aurais t, j’ai ten, j’ai
    c’est pour ça que nous avons voté pour euuh… nous avons proposé à nos ministres de …
    – Si vous dites que vous pouvez vous tromper, ça veut dire qu’un doute subsiste ?
    Non. Non, mais peut être que dans … c’est pour ça que, si vous voulez… , assorti à not notre avis, nous avons dit que, de toutes façons, quand cet OGM passera à l’alimentation, ce qui est le cas, il faut quand même de la bio-vigilance.
    – C’est à dire ?
    – C’est à dire que ces rats ont été nourris à 90 jours. Peut être que … au bout de 4, 5 ans, peut être qu’on va voir quelque chose.
    – Est-ce que dans ce cas là, si on a un doute, si on ne sait pas, si on n’est pas sûrs, est-ce qu’il ne faut pas appliquer le principe de précaution?
    – Non, si vous voulez, avec ces résultats, je n’ai pas de doute, mais, par précaution, le principe de précaution, on dit on va surveiller.
    – Donc on n’est pas totalement sûrs de l’inocuité du produit ?
    – Je ne peux pas éliminer la possibiolité que, au bout de 10 ans, 20 ans, il apparaisse quelque chose; je ne peux pas l’éliminer.
    PUIS
     » Une note confidentielle du gouvernement français qui demande aux autorités européennes de Bruxelles, de ne plus communiquer le résultat des études sur la toxicité des OGM, c’est à dire le danger pour notre santé, parce-que, dit le gouvernement français, la communication, la publicité faite autour de ces études pourrait se révéler, pourrait nuire à la position concurentielle des entreprises qui fabriquent des OGM. Merci pour notre santé, merci pour la transparence, car cette note n’est pas signée. »

  33. entendu ce matin le sieur Gattignol, çi-devant député ;

    émission « 2 minutes pour convaincre » sur RMC info;

    message balancé à une heure de grande écoute : les pesticides on en a besoin et c pas mauvais pour la santé;

    ni pour les abeilles.
    dormez tranquille braves gens.
    En réponse Sophie tu pourrais peut-être appeler cette radio et soit (essayer, pas évident) de passer en direct, soit laisser un message àJpbourdin, en lui parlant de ta situation (qui ne doit pas être unique en son genre).
    Tu peux aussi faire un message à ce monsieur élu de la République Française en lui exposant ton cas , en lui demandant de te donner des conseils … de t’aider à déménager, bref d’assumer concrétement ses propos : voici ses coordonnées :

    claude.gatignol.permanence@wanadoo.fr

    http://www.assemblee-nationale.fr/13/tribun/fiches_id/1432.asp

  34. Dans ma petite ferme je n’ai que trois ruches, mais cela fait tout de même quelques dizaines de milliers de protégées. Quand je vois aux premiers rayons de soleil l’envol des butineuses pour une harassante journée de labeur, je ne peux m’empêcher de penser à l’harmonie de cette société des abeilles qui déjà existait alors que l’Homme n’était qu’un lointain et incertain projet de la nature.

    Dans un de ses derniers posts, Pat, un apiculteur alsacien, crie (photos à l’appui) sa colère et son impuissance devant l’épandage insensé des pesticides.
    http://passion-apiculture.over-blog.com/article-pesticide-emploi-abusif-a-qui-la-faute-49158193.html
    Elles vont confiantes butiner le nectar nourricier, mais voilà que dans un drôle de nuage elles sont prises d’une fatigue subite, d’un vertige inconnu et puis tout s’arrête brusquement. Elles ne retrouveront plus à la ruche familière. Cependant, dans un dernier sursaut, elles veulent nous rappeler que leur destin et le nôtre sont intimement liés.

  35. c’est fait Marie j’ai envoyé une lettre corcée à ce monsieur.

    merci du tuyau et je tacherai d’appeler Jean Jacques Bourdin je l’écoute tous les jours.

    bonne journéé

  36. Il y a quelques jours, en sortant de notre maison de bon matin, quelle ne fut pas ma surprise de me retrouver face à face avec un cosmonaute tout de blanc vêtu et portant sur le visage un masque digne de ceux des poilus de la 1ère guerre mondiale !
    Ma stupeur passée, je compris qu’il s’agissait d’un agent municipal chargé par la mairie d’éradiquer les malheureuses graminées osant encore envahir les trottoirs de notre petite ville.

    La disproportion de la méthode employée et la dangerosité du produit utilisé (j’ai appris qu’il s’agissait du merveilleux Round Up) sont totalement irresponsables, surtout lorsqu’on sait que le 1er magistrat de notre commune est médecin généraliste…

    Pulvériser sans états d’âmes ces substances cancérigènes sur des trottoirs où gambadent innocemment nos enfants me semble relever de l’homicide avec préméditation. L’équipement porté par l’agent municipal étant la preuve irréfutable de la nocivité identifiée du produit.

    Et ces pratiques ne semblent toutefois pas inquiéter outre mesure nos concitoyens qui passent à côté
    de ces extra-terrestres sans aucune réaction, j’ai pu le vérifier après coup.

    De nombreuses communes ont heureusement abandonné ces pratiques nuisibles au profit de nouvelles, beaucoup plus respectueuses de la vie et de notre environnement.

    Il ne nous reste plus qu’à aller très vite rendre visite à notre maire pour lui en soumettre l’idée en espérant qu’il saura entendre nos inquiétudes.

    @ Sophie : Le MDRGF est sans doute l’association la plus apte à défendre votre cause. Ne lâchez rien !
    Pourquoi ne pas lancer une pétition avec un texte commun à renvoyer au maire de votre commune afin de faire pression sur l’agriculteur irrascible qui vous empoisonne ?

  37. à elhierro : on peut regarder la vidéo sur les ogm sans saccades en la laissant se charger quelques temps. Lancez-la puis mettez sur pause : une barre grise indique la progression du chargement (qui est particulièrement lent il faut bien le dire).

  38. @ Sancho. Si le désherbant utilisé est du Round Up, il contient du glyphosate, et à ce titre, selon l’article L. 253-1 du code rural, le délai de rentrée pour le public sur les parcelles et endroits traités est de 24h00.

    Il est possible de rappeler au Maire premièrement qu’il lui incombe de faire respecter cet article, deuxièmement qu’il a la possibilité de faire former le personnel communal aux techniques alternatives pour aboutir à l’objectif dit du « zéro phyto ».

    Il y a probablement une commission Hygiène et Sécurité dans ta commune. Tu peux la saisir du problème de l’utilisation de désherbant chimique dans des lieux et espaces fréquentés par le public, notamment par les jeunes enfants et les femmes enceintes. Pour aboutir à un résultat, il est bon d’insister.

  39. « Ne vous fiez pas aux commentaires condescendants qui tentent de le caricaturer. Si ce livre n’était pas extrêmement sérieux et scrupuleusement documenté, il aurait déjà mille procès en diffamation, compte tenu des précisions qu’il apporte. »

    J’écrivais ça en juin 2008.
    http://cultivetonjardin.eu.org/post/2008/06/05/Pesticides-de-Fabrice-Nicolino
    Pour moi, c’était la meilleure preuve de la totale fiabilité de votre bouquin. Un livre VRAIMENT précieux.

  40. @ Sophie45:

    Si tu ne peux pas déménager, et en attendant de pouvoir faire changer les choses, peut-être peux-tu planter une haie en bordure de ton terrain (50cm si moins de 2m de haut). A défaut de résoudre le problème, cela protègerait un peu ta famille.

    Ca ne pousse pas très vite une haie, mais il est, hélas, possible qu’elle soit efficace avant l’aboutissement de tes démarches.

  41. @ Janot Lapin :

    Un grand merci pour ta réponse détaillée… Je n’ai pas vraiment compris ce qu’est le délai de rentrée.

    Sais-tu où je pourrais trouver ces textes du Code Rural ainsi que les propositions « Zéro Phyto » afin que je
    travaille plus précisément mon argumentation ?

    Bien à toi.

  42. oui j’y avais pensé cultive ton jardin, j’ai commencé à mettre des bambous ça poussent vite et c’est dense.

    et pour la pétition Sancho, personne ne veut signer car ils ne veulent pas d’histoire, c’est leur termes exactes.

    merci à vous tous

    sophie

  43. « ne veut signer car ils ne veulent pas d’histoire »
    pfft!!!toujours les memes dégonflés; bon c’est vrai qu’il ya des brutes et que la violence çà fait peur, c’est dangereux! bonjour la démocratie! mais que fait la police! pendant ce temps-là à EE cologie y discutent de motions programme où il ne faut pas oublier le terme « féminisme »! quelle chance j’aimerais avoir leur tranquillité d’esprit. (j’ai été féministe attention).
    il t’a répondu le çi-devant Gatignol?

  44. @ sophie45:

    Méfie-toi quand même des bambous; ça pousse très vite, mais c’est aussi très envahissant, très difficile à maîtriser une fois installé. Dégât collatéral, ton voisin va forcer sur les pesticides.

  45. Je ne sais pas si ce forum est toujours actif mais je ne partage pas vos inquiètudes.
    D’après des statistiques récentes,les agriculteurs auraient en moyenne moins de cancer que le reste de la population( – 21 % dans le Calvados) et je constate autour de moi dans le 51 la même chose.
    Si la maladie de Parkinson est à priori plus frèquente chez les agris,ce n’est pas non plus dramatique et concerne principalement des personnes n’ayant dans la plupart des cas prises aucunes précautions lors da la manipulation des différents produits phytosanitaires,pas de gants,pas de masques, etc.

    Tout ce tapage médiatique ne sert pas à grand chose puisque le nombre de molècules phytosanitaires diminuent sensiblement depuis environ dix ans et ce n’est pas fini.

    Concernant la pollution environnementale,il ne faut pas exagérer,si des traces de pesticides représentant une crotte de mouche dans une piscine olympique polluent alors tout est pollué également par nos déjections,nos boues de ville remplient de métaux lourds,nos lessives bourrées de phosphate et autres molécules,le benzène et les suies des carburants,etc,etc.
    Et pourtant l’espérance de vie ne cesse pas de croître , alors il faudrait rester un brin logique et ne pas céder à la panique.

  46. Les pesticides, les OGM on devrait tous dire « Non ! » et là réside le brin de logique. Leurs producteurs sont des assassins comme ceux qui les utilisent en refusant de savoir les effets. Le bio. comme l’artisanat sont la voie du bon sens : agronomie, humus,observations,travail manuel, petites structures, certes dures, mais humaines, et souvent 5 fois plus rentables … Bien sûr il y a toujours des cas particuliers.
    Oui les déchets,nos lessives, nos boues de station sont le prochain problème qu’il faudra bien affronter pour de bon : avec son concept de « décroissance active » et de « sobriété heureuse », Pierre Rabhi est le Gandhi de notre siècle.
    Tout est lié : dire non aux pesticides chimiques c’est aussi parler de circuit court bio locaux, comme de notre représentation des filières,des pub et de la télé, du chômage, du développement des pays autres, d’énergie, de santé (les allergies, la violence, le surpoids eux aussi ne cessent de croître …). Il est temps d’être conscient que l’on peut encore essayer de faire quelque chose : c’est aux citoyens de se mettre en mouvement. Les sonnettes qui se tirent un peu partout m’apparaissent comme des contre-feux encourageants pour les générations à venir.

  47. Mars 2014

    Excellent article (en anglais) ds la revue américaine « The Nation » sur la corruption des hommes politiques aux USA par les firmes chimiques pour promouvoir un pesticide très dangereux.

    The Nation http://www.thenation.com/article/178802/pesticide-industry-vs-consumers-not-fair-fight?page=0,0&utm_source=Sailthru&utm_medium=email&utm_term=email_nation&utm_campaign=Email%20Nation%20-%2020140313&newsletter=email_nation_thursday

    Le pesticide en question (autorisé en France), ds Wikipedia
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Chlorpyriphos-%C3%A9thyl

    Cordialement,
    Lou

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