Ma tata Thérèse à moi (le livre tant attendu)

Il se trouve que ma tata Thérèse (rien qu’)à moi a un fan club parmi vous. Cinq membres, huit ? À distance, c’est difficile à évaluer. J’ai glissé ici même au fil des mois des histoires concernant ma tante, telle que je la voyais quand j’avais entre six et douze ans. Je l’aimais ! Ô comme j’aimais cette vieille folle ! J’ai donc raconté quelques souvenirs on ne peut plus véridiques, qui rapportent cette passion sans limites de ma tata pour les animaux. C’est destiné aux enfants, et jusqu’aux archi-vieillards dans mon genre. Si je vous colle ci-dessous une des aventures de ma tata, déjà publiée sur Planète sans visa, c’est que ce matin même, j’ai topé pour en faire un livre, qui devrait paraître aux éditions Sarbacane, où j’ai déjà publié deux bouquins pour les gosses.

J’ai topé. Avec Emmanuelle et Fred, les patrons de Sarbacane, des gens délicieux. Et puis avec une dessinatrice dont je ne donne pas le nom, parce que je ne lui ai pas demandé la permission. Sachez qu’elle est fameuse, excellente, et qu’elle saura faire revivre ma chérie de tante. Bon. C’est tout. Je crois que je n’oublie rien. Le texte ci-dessous est pour ceux qui l’auraient loupé la première fois. Qu’on se le dise, le livre contiendra plein d’inédits. Et voilà.

Thérèse et le perroquet

Ma tante Thérèse pensait à chaque seconde aux animaux. Ceux qu’elle avait, ceux qu’elle aurait, ceux qui étaient vivants, ceux qu’elle guérirait, ceux qui étaient morts, ceux qu’elle ressusciterait, ceux qu’elle arracherait pour finir aux griffes des affreux et des méchants. Comme tu le sais peut-être, ces deux dernières catégories sont assez nombreuses. Un jour, en se mettant à la fenêtre d’une des deux minuscules chambres, qui donnait sur la cour des immeubles de la rue Larrey, Thérèse a vu un perroquet qui volait, en liberté. Elle savait bien qu’il allait mourir, tôt ou tard. De froid ou de faim. Car un perroquet du Gabon ne mange pas des croûtes de pain de Paris, ou alors seulement en apéritif.

Alors Thérèse s’est mise à la fenêtre et elle a commencé à parler à l’oiseau. Au début avec sa voix à elle, comme un roucoulement grave de biquette qui se terminait neuf fois sur dix par une explosion de rire. Le perroquet paraissait se moquer d’elle, tu ne peux même pas imaginer. Il volait, disparaissait vers la Grande Mosquée, revenait, et repartait. Je crois qu’il avait décidé de la faire mariner. Mariner comme les sardines au fond de leur boîte pleine d’huile.

Alors ma tante a décidé d’utiliser les grands moyens. Elle a commencé à siffler comme un pinson, puis à parler du nez, un peu je dois dire comme un perroquet enrhumé. Rien à faire. L’oiseau échappé continuait à voler. Et cela a duré un jour, une nuit, un jour. Libre à toi de ne pas me croire. Je ne dis pas que Thérèse ne dormait pas, je jure qu’elle ne dormait presque plus. Elle veillait l’animal. Et le troisième jour, elle a choisi d’appeler le perroquet, tout simplement. En utilisant le prénom de son fils, Coco, ce qui tombait bien, non ? “ Coco ! Coco ! rentre à la maison ! ”. Comme ça. Cent fois. Deux cents fois. “ Allez, mon Coco ! viens voir maman ! tu vas attraper froid ! ”. Deux cents fois, trois cents fois. Si je peux me permettre, les voisins en avaient assez, tu peux en être sûr et même certain.

Dans l’après-midi du troisième jour, Thérèse piquait du nez contre le rebord de sa fenêtre, et elle ne savait plus où elle habitait. Elle continuait de temps en temps à lancer ses appels dans le vide, avec de moins en moins de conviction. C’est sans doute parce qu’il avait bon cœur que vers les cinq heures, sans s’annoncer, le perroquet a fait son entrée triomphale chez ma tante Thérèse. En une seconde fatale, il était entré dans la chambre, passant au-dessus de sa tête. Pour un peu, il serait reparti aussi vite. Mais ma tata savait être rapide comme l’éclair. À croire qu’elle faisait semblant de sommeiller, pour mieux l’amadouer : d’un coup, elle s’est relevée, et a fermé la fenêtre. Toc ! Coco venait d’entrer dans la grande famille de la rue Larrey.

Coco et le bruit de la banane

Le perroquet Coco s’était enfui de chez son ancien propriétaire, qui était un grand patriote. Ma tata Thérèse l’a compris le jour où il a commencé à siffler la Marseillaise, hélas en faisant des fautes terribles au passage. Le début était splendide, tonitruant, et j’accompagnais avec un vif plaisir l’animal. À pleins poumons, je hurlais sans aucune hésitation : “ Le jour de gloi-oi-r’ est arrivé ! ”. Mais cela se gâtait aux environs de : “ Entendez-vous, dans nos campagnes, mugir ces féroces soldats ? ”. Coco sautait carrément deux notes, et toute la chanson dérapait.

La Marseillaise devenait la Paimpolaise, ou pire encore, on ne reconnaissait plus rien. Autour de cette grave question, il y avait deux interprétations. Certains jours, Thérèse défendait bec et ongles le Coco. Pour elle, le perroquet avait appris la chanson sur un disque, qui était rayé, car à l’époque, mais oui, les disques pouvaient être rayés et radoter comme des petits vieux. Mais quand elle était furieuse contre sa ménagerie personnelle, ou pire encore contre Coco, l’infâme, l’insupportable Coco, elle disait que l’oiseau perdait la tête. La boule. Qu’il n’avait aucune mémoire.

Et là, je suis bien obligé de faire un commentaire, car c’est faux. Coco avait une mémoire d’éléphant, ce qui n’est pas si fréquent chez les volatiles. Un jour, j’étais assis à la table de la salle de séjour de tata Thérèse, et j’ai entendu dans mon dos un petit bruit que je n’ai pas reconnu tout de suite. Avant même que je me retourne, ma tante m’avait dit : “ Tiens, je t’ai épluché une banane ”.

Là, j’étais plutôt content, car j’aime bien les bananes, et j’avais justement reconnu le bruit étrange et délicat d’une peau qu’on casse avec le pouce avant de tirer sur les fines lanières pour manger le fruit. Avant de continuer à lire, pense à ce bruit dans ta tête, juste une seconde : tu casses la banane à la tête, et tu tires sur les rubans de sa peau. Tu y es ? Bon, on continue : je me suis donc retourné, et je n’ai pas vu de banane. Car il n’y en avait pas. En revanche, la tante Thérèse était là, elle, avec un rire de hyène tachetée qui barrait son visage. Il faut dire qu’elle imitait très bien ce carnassier, dans ses grands jours.

Thérèse a ricané, au moins trois ou quatre fois, vraiment très fort, et elle a dit : “ Et alors, elle est où, la banane ? ”. Moi, qui avais sept ou huit ans, pas plus, je ne savais absolument pas quoi lui répondre. Il n’y avait rien sur la table. Rien. Thérèse s’est tournée vers la cage de Coco – oui, elle lui avait trouvé une cage – et elle a annoncé, comme si elle présentait un artiste sur la scène : “ La banane, c’est lui ”. Et le plus incroyable, c’est que c’était vrai. Le bruit de la banane qu’on épluche, c’est Coco qui le faisait. À la perfection. Ce bruit phénoménal, je l’ai entendu des dizaines ou des centaines de fois. Et à chaque fois, j’ai aussitôt vu une banane dans mon imagination. Coco, lui aussi, était un magicien. D’ailleurs, je n’étais pas le seul à être trompé par lui. Quand l’envie lui prenait, il imitait la voix de ma tante Thérèse, sans trembler. Ce perroquet n’avait pas froid aux yeux, pour un perroquet. Et celui qui tombait dans le panneau, c’était un minuscule chien appelé Riri qui traînait toujours dans les pattes de ma tante, surtout dans la cuisine.

Voilà comme les choses se déroulaient. Ma tante préparait à manger dans la cuisine réservée aux fennecs et aux chats. Le chien Riri se frottait là-bas à ses jambes, car il adorait Tata. Pendant ce temps, j’étais assis à la table de la salle de séjour en train de lire les aventures de Blek le Roc, le grand héros de mon enfance. Entre les deux pièces, je te le rappelle, il n’y avait qu’un couloir. Eh bien, sans prévenir, avec exactement la voix de ma tante, Coco faisait : “ Riri, viens voir le susucre ”. Et aussitôt le chien arrivait en frétillant de la queue et tournicotait pendant trois minutes en attendant que tata lui donne une friandise.

Allez, je recommence pour ceux qui n’ont pas bien suivi. Le chien était dans la cuisine avec ma tante. Et donc, si la voix de Thérèse l’appelait dans la salle de séjour, c’est qu’elle avait trouvé le moyen de se couper en deux morceaux, l’un pour la cuisine, et l’autre pour la salle de séjour. Ou bien que le chien Riri n’avait qu’un tout petit pois dans la tête. Qu’il était bête comme un pou. Réellement couillon sur les bords. Mais ça, jamais je ne le penserai, car il ne faut pas dire du mal des morts, et Riri, qui m’aura tant fait rire, n’est plus de ce monde. Qu’il repose en paix !

32 réflexions sur « Ma tata Thérèse à moi (le livre tant attendu) »

  1. De quoi de quoi ?!?
    5 membres ? 8 ?
    Et moi ? Et nous ?
    Fabrice, je n’osais en rêver.
    Tu l’as (presque) fait.
    Comme on dit chez moi, y a plus qu’à !

    OuiOui qui rêve d’un fennec d’appartement

  2. Coucou,

    Youpi!Tata est de retour!
    Je n’ai vu que le titre,pour l’instant,mais youpi!

    Je continue ma lecture et d’avance merci,Fabrice.

    Bonne soirée,Léa.

  3. Quand on tope avec un éditeur, on connaît déjà la date, au moins approximative, de sortie du bouquin tant attendu, non ? C’est pour quand, c’est pour quand ????
    Que de livres ces toutes dernières années…

    Quoi qu’il en soit, 😀 😀 😀

  4. Hacène,

    Ça devrait être en 2011. La dessinatrice a du boulot jusqu’à l’automne, et ensuite, les fenêtres de tir de l’édition sont rares…Mais 2011, oui.

    Fabrice Nicolino

  5. quelle histoire original,ça fait rever,cela apporte de la légerté dans ce monde opprèssant et souvent stressant. Je connais très bien ce quartier et ce lieu est plutot agréable,avec le jardin des plantes pas loin

  6. Riri était peut-être simplement bête comme un chien…

    Merci pour l’histoire, elle m’a bien fait rire !

  7. Ah oui, Blek le Rock, toi aussi! La capacité de rêve des enfants…

    Je ne connaissais pas ta tata Thérèse. La mienne de tata, c’était Aimée. Elle avait des oiseaux dans un tout petit appartement. Oui, des perroquets. Elle ne pouvait pas venir (rarement) voir son frère (mon père) sans qu’ils se disputent un peu et qu’elle se mette à pleurer. Chaque fois la visite était gâchée. C’étaient des personnages à la Doisneau. Y avait pas la télé. Si je me souviens bien, la radio est restée en panne plusieurs années. Le journal, ça oui, tous les jours.

  8. stan, soyez poli! Pour celles qui se sentent visées!J’aurais aimé connaître cette Tata, je me sentirai moins seule!Imaginez les stratégies que j’emploie pour sauver les proies de mes chats!(Lézards, souris, oiseaux et m^me chauve-souris) et les victimes de la légéreté ou de la cruauté des hommes… Hier encore, j’ai passé des heures à essayer de capturer un ptit chien (beagle) traversant devant mes roues…Un beagle!
    chien « utilisé » par nos chercheurs, fourni comme un simple matériel de labo, volé auparavant par du personnel « qualifié » et rarement inquiété par la Justice…Petit chien choisi pour ses qualités de gentillesse …Silence on tourne…
    Merci pour ce nouveau livre!
    Une excellente nouvelle : La PMAF (Protection mondiale des animaux de ferme)vient d’être reconnue d’utilité publique.
    (Je précise ici que toutes mes actions indviduelles ou collectives sont légales…)

  9. C’est pas à cette vitesse qu’il va rattraper l’vilain Onfray (5 smileys avec rire d’hyène graphomaniaque atteinte de logorrhée).

  10. Je suis très content que tout(?) le dossier sur T.T. sortira enfin et je sais déjà à qui je l’offrirai. Ceci pourra rassurer l’éditeur en ces temps d’instabilité économique.

  11. La marée noire atteint les marais de la Louisiane: «Tout est mort»
    Sanctuaire d’un écosystème fragile, les marais de Louisiane ont été détruits sur près de 55 km par Bonne question que pose Fabrice.
    la marée noire dans le golfe du Mexique. «Tout est mort», a déclaré jeudi Billy Nungesser, le président du comté le plus touché par le pétrole qui s’écoule depuis le 22 avril dans le golfe du Mexique. Lire la suite l’article
    La marée noire atteint les marais de la Lousiane: «Tout est mort» «Il n’y a plus de vie dans ce marais. Je pleure, et j’ai mal au coeur, mêm tata Thérèse n’arrive pas à me faire sourire.

  12. @ Anne-marie;

    Je suis comme toi; je te rassure; le collier à clochette sur mon chat qui est « un bon chasseur »; ça ne marche pas; parce qu’il se fait alors battre par les gros matous du quartier!

    Et puis là je viens d’avoir une drole d’histoire; je voulais sortir un chien de la SPA depuis un momment…Mais c’est un peu une lotterie de prendre un chien souvent adulte dont on ne connait pas son éducation…J’ai sorti la semaine dernière un basset hound; il avait vraimment l’air « peinard »; on l’avait trouvé dans la rue avec son « frère jumeaux »…Je l’ai pris quelques jours chez moi…

    Ben vous me croirrez où non; je me suis retrouvée avec un vrai chien de chasse; il avait été dresser…Je me suis renseignée à une confédération de chasse pour voir si je ne « phantasmais » pas…Mais quand j’ai décris le comportemment de ce chien à la prommenade; il s’agissait bien d’un chien dresser! Malheureusement dresser à la peur; et agressif si on ne « lui rentre pas dedans »…Il m’a même trouvé un renard, et c’est pas de l’intinc; parce que si il y avait un fourré qu’il aurrait pu passer; mais pas moi qui était au bout de la laisse; il me regardait et contournait l’obstacle sans que je ne demande rien!

    Comme c’est pas un chien de « maison »; que je n’ai pas l’infrastructure pour accueuillir un tel animal; et qu’il faut le « casser » pour le réformer; je ne l’ai pas garder; mais au moins il ne repartirra plus en « famille »; mais vers quelqu’un qui connait son « origine »…

    Quand des chasseurs ont su que je détennais un tel chien; il y en a au moins une dizaine qui m’ont téléphonés pour venir m’en « débarrasser »…On dirrait que dresser un chien comme ça, coute très cher…Mais j’avais pas trop envie de le confier à un chasseur…Même si il aurrait été « bien » de travailler à ce pourquoi il était fait…Je préfère quelqu’un qui le réforme! C’est quand même des chiens qu’on utilise à la chasse au sanglier; et chez moi il faisait des bonds de près d’un mètre cinquante…

    Maintennant je comprend un peu mieu pourquoi mon pays est une plaque tournante de « traffic de chiens »…Il faut essayer de joindre une confédération de chasse et retracer l’histoire d’un chien avec son numéro d’identification pour comprendre qu’il y a un problème qui vient de là…Et qu’il y en a qui malheureusement « casse » du chien! Moi je ne peux pas garder un chien sur lequel il faut « taper » si il a une tendance dominante; c’est pas possible; il y a moyen de réformer ça; mais pas avec un enfant dans le chemin!

    Ducoup je vais repartir sur un chien sans race; au moins je ne tomberrait plus sur des animaux dresser! Et je commence à ressemblée un peu à tata thèrèse; à force d’accueuillir pleins de bestioles chez moi…Mes voisins sont mort de rire!

  13. Anne-Marie,
    comme vous je « sauve » toutes sortes de bestioles, cela va même jusqu´aux vers de terre (ne riez pas!), et je passe pour une « vieille folle », ce qui me plait beaucoup! Mais avec d´autres « complices », nous n´hésitons pas à transgresser la légalité en détruisant sur place les pièges (à renards, entre autre) que nous découvrons dans la forêt. Des instruments monstrueux d´où sont parfois sortis des animaux en pratiquant l´auto-amputation. Nous préfèrerions le dialogue avec les chasseurs mais c´est peine perdue. Ils se considèrent comme les protecteurs de la forêt, ceux qui veillent à son équilibre biologique et les promeneurs comme un facteur de stress pour les animaux! Toute tentative de discussion sereine avec eux dégénère en confrontation.
    Désobéissance civile? Comment la définir, où commence-t-elle?
    En tous les cas, il en faudrait encore plus, des Tatas Thérèse. On voit où les gens dits normaux nous on conduits! Je me délecte à l´avance de la lecture.
    Fabrice, vous pouvez faire tomber ce post sous le coup de la censure si vous y voyez une incitation à la « violence ».

  14. Membre fondatrice de la branche anglaise de l’association Mad Old Women (MOW), je vous rappelle, très chères consœurs, que le sauvetage de vers de terre en détresse est mentionné dans les statuts. Bien à vous.

  15. Heu…J’espère qu’un lombricompost; c’est pas de la maltraitance; parce que j’en ai adopté un! 😉

  16. tata thérese aurait pu être à la spa avec moi alors.

    Il en faudrait beaucoup plus des tatas thérese et être fière d’en faire partie, moi aussi je parle aux animaux parfois je me dis que je suis un peu tocqueée mais tous les animaux que j’ai sauvé et qui vivent ici s’entendent à merveille et pourtant c’était pas gagné….

  17. hier ma fille a trouvé un bebe pie,et bien nous l’avons remis là où elle l’avais trouvé car quelques minutes plutard la maman était là.

  18. Tata Thérèse la truculente, Coco le magnifique, Riri le bienheureux, et Fabrice le magicien qui nous concocte avec tous ces personnages une vivifiante alchimie d’humour et de passions !
    Quelques minutes d’évasion dans ce monde de brutes, pour la fan inconditionnelle que je suis !
    Quelle idée géniale d’écrire un livre sur les pittoresques aventures de Tata Thérèse ! Je vais attendre sa parution avec impatience ; surtout, préviens-nous dès sa sortie !

  19. Avec mes excuses pour la diversion hors sujet : connaissez-vous la dernière de Claude Allègre ? Il porte plainte pour diffamation contre huit auteurs d’un article paru dans l’hebdomadaire Politis du 18 juin 2009.
    Il y aura un procès.
    En attendant, une pétition de soutien est lancée :
    http://www.politis.fr/

  20. Merveilleuse nouvelle !! Je fais partie des fans de tata Thérèse !! J’attends le livre avec impatience !!

  21. Tata Thérèse : Yop Yes Youpi!
    Un fan-club ? Présente !

    Et encore plein d’infos intéressantes dans les commentaires.

  22. « Here’s neither bush nor shrub, to bear off any weather at al….and another storm brewing, I hear it sing i’th’wind : yond same black cloud, yond huge one, looks like a foul bombard that would shed his liquor : if it should thunder,as it did before, i know not where to hide my head : yond same cloud cannot choose but fall by pailfuls …. »
    The tempest – Shakespeare

    @ George , merci pour l’info . J’ai hâte de voir ce procès grand-guignolesque .

    Aujourd’hui , je ivre de soleil et de joie, car j’ai mené ma troupe à la mer et je n’aime rien tant que sa perpétuelle chanson . Alors que de jeunes oreilles l’entendent pour la première fois !!! Partager la coque blanche ou épineuse et tous les filtreurs, le bernard-l’ermite, les balanes …

    « amo il sale della mare, amo il sale della vita, , amo il sale della gente »

  23. Coucou,

    Un ours des Pyrénées descend de sa montagne en direction de la mer
    TOULOUSE – Sans doute enhardi par la recherche d’une femelle, Balou, ours des Pyrénées, est descendu de sa montagne pour s’aventurer comme rarement aussi bas, des Corbières à une trentaine de km de Narbonne et de ses plages, selon l’équipe de suivi du plantigrade.

    Balou, 7 ans, a laissé des traces de son passage dans la nuit de samedi à dimanche près de Saint-Laurent-de-la-Cabrerisse (Aude), où on parle beaucoup de lui après avoir cru à une blague quand la nouvelle a été rapportée.

    C’est un promeneur, retraité et chasseur, qui a découvert de bon matin les empreintes de pattes sur un chemin poussiéreux parcourant les magnifiques paysages de vignobles, de pinèdes et de garrigue autour de Saint-Laurent.

    Robert Rico a raconté dans la presse locale avoir immédiatement pensé à un ours, un jugement confirmé par les agents de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS).

    « Il n’y a pas de doute: il s’agit bien d’un ours, et vraisemblablement de Balou, le seul susceptible de se promener jusque dans ce secteur », a indiqué mercredi Christophe Tavin, chargé de mission ours à l’administration régionale de l’environnement et de l’aménagement.

    Les agents de l’ONCFS et de son « équipe technique ours » ont essayé de localiser Balou, en voitures et en avion, mais ne l’ont pas retrouvé. D’autres traces, repérées lundi plus au sud, près de Villerouge-Termenès, font penser que Balou a rebroussé chemin pour remonter dans son massif, dit M. Tavin.

    S’il est « exceptionnel » que l’ours s’éloigne autant de chez lui, il a déjà pris le large en 2006 et en 2007 en Ariège, « en 2008 déjà il s’était rapproché des Corbières sans y pénétrer trop et, là, il est allé un petit peu plus loin », dit M. Tavin.

    « Ce n’est pas anormal, c’est sa façon de faire lui. Les autres sont moins vagabonds, mais il faut comprendre que c’est la période du rut et qu’il cherche désespérément une femelle », dit-il.

    « Il n’y a pas de danger car l’ours est naturellement craintif de l’homme, et celui-là encore plus. Il n’a quasiment jamais été observé directement, sauf un épisode de chasse malheureux où on lui avait tiré dessus », dit-il.

    (©AFP / 26 mai 2010 14h16)

    Bien a vous,Léa.

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