Les grossières entourloupes de la bio (une si belle annonce)

Il y a un côté pile, ce qui est miraculeux. En 2009, 10 paysans français se sont tournés vers la bio chaque jour (ici). C’est le triomphe des chiffres. La France comptait 677 500 hectares en bio cette même année, soit une augmentation de 16 % par rapport à 2008. Et la fête continue : fin septembre 2010, la barre des 20 000 exploitations en bio aurait été franchie. Commentaire d’Elisabeth Mercier, directrice de l’Agence Bio, qui est un groupement d’intérêt public sous tutelle officielle : « Nous pensons qu’elles seront entre 20 500 et 21 000 à la fin de l’année, soit environ 3 % de la surface agricole utile (SAU)».

Et c’est là que commence le côté face. Toutes ces annonces ont été faites en grande pompe, et sous la présidence du ministre de l’Agriculture, Bruno Le Maire (ici). Pour l’essentiel, il s’agit de faire croire que la France rattraperait un « retard », et qu’elle serait dans les clous par rapport aux promesses du funeste Grenelle de l’Environnement. Lesquelles prévoyaient 6 % de la surface agricole utile (SAU) de notre pays en bio d’ici 2012. Fin 2009, nous en étions à 2,46 %. Autrement dit, nous sommes en pleine propagande. L’important est de berlurer l’opinion, évidemment. Il n’y aucune chance pour que l’objectif de 2012 soit atteint. Aucune.

Mais la malignité de cette mise en scène tient au fait que tout le monde, en tout cas dans les milieux intéressés, parle et parlera de l’agenda ministériel, tel que rappelé par Le Maire. Pour dire qu’il est à portée. Pour dire qu’il est irréaliste. Selon. En oubliant l’essentiel, qui domine et dominera longtemps encore l’époque : l’agriculture industrielle règne sur 97 % de notre territoire agricole. On se moquerait donc du peuple ? Le Maire serait un énième illusionniste, copain comme cochon (intensif) avec la FNSEA de toujours ?  Je vois que je ne parviens pas à vous cacher quoi que ce soit.

31 réflexions au sujet de « Les grossières entourloupes de la bio (une si belle annonce) »

  1. « l’agriculture industrielle règne sur 97 % de notre territoire agricole. On se moquerait donc du peuple ? Le Maire serait un énième illusionniste, copain comme cochon (intensif) avec la FNSEA de toujours « ? : scélératesse de ces gens! Bravo! et merci Fabrice.

  2. Bonsoir,

    Il y a pourtant des viticulteurs qui font des efforts.

    http://www.lalsace.fr/fr/permalien/article/3781441/L-essor-du-bio-alsacien-se-mesure-a-Obernai.html

    La France occupe la 5 e place en Europe pour la viticulture bio. La part de consommation des vins bio dans le pays est passé de 11 % en 2008 à 18 % en 2009. Et en Alsace, les surfaces de vignes conduites en bio ont augmenté de 13 % entre 2008 et 2009. Au total 17 domaines viticoles ont engagé 190 ha de vignes en 2009.

    « Il y a 20 ans, il y avait sept viticulteurs bio pour tout le Haut-Rhin, explique Maurice Meyer organisateur du salon BiObernai, et pendant 15 ans, cela n’a pas changé. Aujourd’hui, ils sont plus de 200 en tenant compte des conversions. » En effet, trois années sont nécessaires pour la conversion d’une vigne conventionnelle en bio.

    9 % des surfaces de vignes alsaciennes (soit 1 437 ha dont 597 en conversion) sont aujourd’hui bio. « Leurs exploitants cherchent l’expression authentique de leurs terroirs.

    http://alsace.france3.fr/info/alsace/le-cheval-avenir-des-vignes-64932584.html

    🙂

    Tchin-tchin!Hips!

  3. @Lléa
    J’aime votre verre à moitié plein, mais malheureusement le pragmatique verre à moitié vide (enfin 97%) de Fabrice a un drôle de goût !

  4. Ca ne vous étonne pas, évidemment!

    L’agriculture biologique ou paysanne (la vraie…) est par définition autonome, économe.
    Elle n’intéresse ni les Multinationales, ni les Etats.
    Evidemment, il n’y a pas de « lueur » a attendre de ceux-là!
    Donc, bien sur, toutes ces « conversions » sont du flan.
    Néanmoins, je pense que ces cahiers des charges « bio » apportent un tout petit peu de moins pire quand-même.

  5. Je vais vous parler de mon humble action à propos du hors sujet préféré de tous, l’indispensable aéroport de Notre Dame des Landes.

    Comme il existe un site internet officiel, pour ce bel ouvrage d’art, j’ai envoyé mon petit message de fécilitation et d’encouragement.
    La croissance du PIB et la technologie doivent vaincre l’horrible nature pour le bonheur de l’humanité !

  6. Un petit complément au billet très lucide de Fabrice.
    Notre ministre de l’Agriculture, Bruno Le Maire, était hier l’invité d’une émission économique sur LCP.

    Lors de sa discussion avec le journaliste de la chaîne parlementaire, il cita quelques uns de ses bons amis dont un certain Christian Jacob. Ce nom ne vous dit peut-être rien.

    Il se trouve que Mr Jacob est député UMP de Seine et Marne et fut en première ligne (et l’est encore) pour défendre les OGM dans l’agriculture, lors des débats parlementaires de 2008. Il est aussi un fervent supporter des agrocarburants et des industriels du secteur. Une question, qu’il posait dans l’hémicycle à Mr Borloo le 22 juin dernier, donne le ton :

    (…) « A-t-on bien tenu compte du fait que les biocarburants de deuxième génération n’en sont qu’à l’état expérimental et ne seront industrialisables qu’à l’horizon 2020 ? Ignorer cette donnée reviendrait en effet à sacrifier la filière et tous ceux qui s’y sont engagés. Monsieur le ministre, la consommation de bioéthanol au cours de l’année qui vient de s’écouler a été de 35 millions d’hectolitres environ, dont 8 millions ont été importés.

    En 2020, nous consommerons plus de 100 millions d’hectolitres. Il faut rassurer notre agro-industrie et les industriels français car, dans ce domaine, ce sont des investissements à long terme que nous leur demandons – ainsi qu’aux agriculteurs. Monsieur le ministre, comment envisagez-vous d’accompagner l’agriculture et l’agro-industrie françaises dans le domaine des biocarburants ? »

    et un extrait d’une autre intervention concernant les OGM (le 26 mars 2008)

    « Les OGM développés à des fins alimentaires constituent une opportunité d’améliorer la santé humaine, en particulier dans la mesure où ils permettent de diminuer les intrants employés en agriculture. Les risques que certains évoquent n’ont jamais pu être démontrés dans aucune étude, notamment celles de l’Organisation mondiale de la santé »

    La question qui me vient est la suivante : Mr Le Maire, dont le parcours semble bien éloigné du monde de l’agriculture (agrégé de lettres modernes, énarque) s’inspire-t-il souvent des conseils avisés de son ami Christian Jacob lorsqu’il a besoin de prendre certaines décisions ?
    Si oui, l’agriculture biologique n’est pas prête de « décoller » dans l’Hexagone…

  7. @ Léa, poétesse de l’ortie…

    Les arboriculteurs bio se battent aussi pour pouvoir utiliser l’huile de neem. Un produit naturel qui remplace avantageusement pesticides et fongicides mais dont les industriels ne veulent plus entendre parler. Comme du purin d’ortie.

    En avril dernier, des paysans ont pulvérisé l’huile hors-la-loi dans le jardin public de Saint Chamond (Loire). Pour dénoncer des textes de lois qui vont à l’encontre des engagements pris lors du Grenelle de l’Environnement.

    http://www.reseauxcitoyens-st-etienne.org/article.php3?id_article=2064

    @ voir : Un documentaire génial de Perinne Bertrand et Yan Grill : L’Ortie fée de la résistance. On doit pouvoir commander le DVD sur internet.

  8. NB : Saint Chamond, c’est aussi la ville d’Antoine Pinay (pour les plus âgés) et d’Alain Prost (pour les moins vieux), cher au coeur de Fabrice, je crois…

  9. Léa …Et sur le coup des NPPP (peu préoccupantes)il faut connaitre l’avis DEFAVORABLE de la dame Jouanno (représentante du gouvernement) , qui geint devant le peuple en ce moment (un livre à vendre); une rapide recherche vous permettra d’avoir le contenu des débats..c’est çà pleurer.
    de rage!
    http://www.assemblee-nationale.fr/13/cri/2009-2010/20100184.asp#ANCR201000000193-00547
    sinon cette femme ayant un livre à vendre est aussi passée chez Denis Cheysouxe; je n’ai pas eu l’occasion d’entendre, si cet aspect très important des choses a été abordée!
    si vraiment elle est si sincère : démission et basta!

  10. Un lien qui n’a rien a voir avec l’article; quoique; les produits chimiques on fini toujours par les retrouver dans tous…Quand j’entend parler de bisphénol; je pense toujours aux produits bio qu’on trouve dans les grandes surfaces; et qui sont emballé dans du plastique pour éviter « la contamination »…

    Ben voilà; l’AESA décrète sur base de dire de scientifiques (on ne sait pas lesquels ni payer par qui!) que le bisphénol A n’est pas nocif pour la santé!
    Et les petite filles qui deviennent pubère trop vite; où les grenouilles qui disparaissent parce qu’il y a moins de mâles; ça devient une vue de l’esprit! Quel monde de C…
    http://www.lesoir.be/actualite/sciences/2010-09-30/le-bisphenol-a-n-est-pas-dangereux-pour-la-sante-795927.php

  11. Fabrice. Le titre de ton billet prête à confusion, surtout pour ceux, de mauvaise foi, qui pourraient n’en lire que le titre. Il ne s’agit pas d’entourloupes de la bio mais des entourloupes des discours officiels sur la bio visant à faire croire que les modestes objectifs du Grenelle de l’Environnement seront tenus et à cacher la réalité (le scandale) que tu rappelles : environ 97% de la surface agricole utile française toujours soumise à l’agrochimie pour à peine 3% d’agriculture bio.

    Cependant, cette réalité est diverse. Par exemple, dans les Pyrénées Orientales, la SAU en bio atteint 10%, et, crois-moi, sur place, ça compte, ça se voit, ce n’est pas indifférent.

    @ La petite bergère. Les « conversions » à la bio ne sont pas du flan. On ne peut pas passer du jour au lendemain de l’agrochimie à l’agriculture bio. Une période dite « de conversion » est donc imposée aux agriculteurs. Elle leur permet d’abandonner les pratiques agrochimiques pour adopter les pratiques bio et s’y former. Les cahiers des charges bio n’apportent pas « un tout petit peu de moins pire » mais un très gros plus puisque, tout d’abord (avant même de penser à la santé des consommateurs) l’agriculture bio rend la vie aux sols et rétablit la biodiversité que l’agrochimie tue à petit feu.

  12. Bonjour Janot Lapin,

    Que certaines personnes aient une démarche sincère vers de meilleures pratiques agricoles, je n’en doute pas et c’est tant mieux!
    Mais, car il y a un mais, l’agriculture biologique est en pleine dérive. Je vous laisse faire vous même des recherches, vous allez trouver!
    Une belle manne pour l’agrobuisness…

    Une monoculture, fut-elle en bio, reste une monoculture. C’est donc juste un petit peu moins pire.

  13. Bonjour, Petite bergère

    « Une monoculture, fut-elle en bio, reste une monoculture. C’est donc juste un petit peu moins pire. » Certes, et si, comme c’est probable, les employés sur ces monocultures sont exploités, c’est presque aussi « pire » que l’agrochimie… Nous sommes d’accord.

    Cependant, dire que l’agriculture biologique est en pleine dérive est à mes yeux excessif, tendancieux et contre productif. C’est donner des gages aux adversaires de la bio. Ceci dit, la bio est, reste et restera un combat et elle nécessite depuis toujours notre vigilance.

    Dans son n° 70 (de nov. – déc. 2008, janvier 2009), la revue « Nature et Progrès », experte en matière d’agriculture bio, a consacré un dossier à ces problèmes. Pour parer aux dérives mercantiles et capitalistes de la bio, elle rappelle notamment la dimension sociale de l’agriculture biologique et en propose, sous le vocable d’agroécologie, une définition plus explicite ajoutant, aux critères sur les modes de production, des critères portant sur l’organisation économique des exploitations, des critères sociaux, des critères juridiques et même des critères philosophiques et moraux.

    Il était en effet devenu nécessaire de préciser ce qui autrefois allait de soi et était plus ou moins implicite. C’est cela qu’il faut faire savoir et rappeler pour savoir de quoi l’on parle. L’agriculture biologique proprement dite, ce n’est pas n’importe quoi. C’est effectivement, depuis ses débuts, un engagement social et moral qui appelle et a besoin du soutien éclairé de consommateurs citoyens combatifs. J’espère que vous en êtes Petite Bergère…

    Fabrice, tu nous as confié que tu aimes bien boire un petit coup de rouge à l’occasion (moi aussi). Dans son n° 79 (en cours), « Nature et Progrès » publie un dossier sur le vin bio et l’histoire de la vigne. Vraiment intéressant, notamment l’article de Guy Kastler sur les causes des maladies de la vigne soumise à la dictature du marché.

  14. Monsieur Nicolino, d’avance je m’excuse auprès de vous pour l’abus que je fais de cet espace!
    Mais je souhaite tout de même préciser quelques points qui me semble importants, après j’arrête, promis!

    A la bonne heure Janot (vous permettez que je vous appelle par votre prénom?)!
    Vous faites ici la distinction entre agriculture biologique et agriculture biologique.

    Etre lucide n’est pas une attaque.
    Le Règlement Européen en matière d’agriculture biologique à été assoupli.
    Et ceci pour permettre des tas de choses facheuses ici et ailleurs et nous sommes de plus en plus éloigné de toute « agroécologie ».
    Une bonne partie de l’agriculture biologique est maintenant industrialisée et les productions délocalisées ont de très lourdes conséquences pour les populations locales.
    Je parle de ces produits « bio » que l’on trouve en grandes surfaces.
    Désolée, je sais que ce n’est pas facile pour les gens de se retrouver la dedans.
    Mais voilà, il faut le savoir, je crois.

    Une fois encore, l’engagement des petits producteurs n’a rien avoir avec ça.
    Ils font du bon boulot, nul doute.

    Seulement cette Industrie de l’alimentaire exige que rien ni personne ne lui résiste.
    Nous vivons une aire nouvelle, industrielle à l’échelle de la planète entière.
    C’est vraiment grave.

    C’est pour cela qu’il faut résister!!!
    J’ai lu que des jardins potagers voyaient le jour sur le toit des villes.
    De plus en plus de jardins partagés se créent.
    Voilà, c’est ça qu’il faut faire par exemple, pour ceux qui le peuvent.
    S’engager par les temps qui courent et face à l’ampleur de la tâche, un peu, beaucoup, passionnément ou pas du tout n’est simple pour personne.
    Et il est vain d’attendre que d’autres le face à notre place.

    Quand à mon engament personnel, puisque vous semblez désireux de le connaitre, il s’appelle Saltus, depuis déjà pas mal d’années, et je peux vous dire que c’est un p***** de défi…!

    Merci pour cet espace d’expression et bon Dimanche à tous

  15. Agri bio : blabla : ex (parmi tant d’autres)ici 45 ha de terres vont être transformées en parking et centre Auchan, et SEULE la notion de concurrence commerciale (les autres commerçants lésés) pourraient remettre çà en question! ces espaces agricoles ne seront certainement pas transformés en fermes bio pour par exemple alimenter la zone scolaire en produits bio! On peut toujours en rêver et faire un colloque!
    et puis à la base, ce sont les agri ont fait leur beurre en vendant leur terres à Auchan (rien à foutre du reste)
    ..ah non il ne faut pas les culpabiliser!
    http://www.femininbio.com/cuisine-bio/actualites/etat-des-lieux-des-cantines-bio-en-france.html

    EXTRAIT:
    « Où sont les cantines bio en France ? Il faut une loupe pour les dénicher sur la carte… Mais pourquoi tant de réticences à passer au bio ? L’enjeu est de taille et la mobilisation se renforce. Pourtant les chiffres ne sont pas très satisfaisants. Les contraintes réelles ou supposées qu’implique le passage au bio dans les cantines scolaires sont tenaces… »
    Par contre d’autres pays Italie par exemple ont dès 2001 entamé le processus:
    (ma cantine bio est un site tenu par un parent d’élève de je ne sais plus quelle fédération)

    http://macantinebio.wordpress.com/2009/06/08/le-bio-dans-les-entreprises-de-restauration-collective-en-italie/
    Extrait:
    « On a donc du mal à croire les mêmes sociétés (sodexo)quand en France ils nous disent que ce n’est pas possible d’introduire plus de bio dans les menus, que l’offre n’est pas suffisante, que ça coûte cher…. Il est sûr que s’il n’y a pas de demande l’offre ne va pas se créer et les prix resteront élevés. »
    Extrait et lien :
    http://macantinebio.wordpress.com/2009/06/08/cantines-bio-en-italie/
    « L’Italie est le 1er pays producteur de produits bio en Europe avec 1,1m d’ha cultivés en bio en 2007 (source biobank.it)
    C’est aussi celui où le bio est le plus implanté dans les cantines scolaires.

    http://macantinebio.wordpress.com/2010/06/14/cantines-scolaires-de-rome/
    Les cantines scolaires de Rome: un exemple unique en Europe
    Les chiffres de la restauration scolaires à Rome:
    13000 repas/jour en crèche: ce service est fourni directement par la ville.
    extrait
    150 000 repas/jour répartis sur 700 écoles primaire et collèges soit 27 millions de repas/an. 92% des écoles ONT LEUR PROPRE CUISINE. Seuls 8% des réfectoires reçoivent des repas préparés à l’extérieur.7 sociétés se partagent le marché dont Alberts, celle de Mr Agostini.

    Prix moyen du repas: 5,03 euros frais de personnel compris..

    Ces infos devraient permettre d’avoir des munitions pour peser auprès des décideurs afin qu’ils se magnent le train!!

  16. sûr que nous on est pas dupes… on sait bien ce que ça signifie en réalité et aussi les mensonges, les entourloupes qu’on veut nous faire avaler…
    mais pour la sacro sainte opinion publique (qui la plupart du temps hélas ne fait pas l’effort intellectuel nécessaire, bref qui ne se pose pas de questions) c’est un tout autre message qu’ils entendent…

  17. Tiens aujourd’hui j’ai enfin vu le film de Coline sérau…En regardant le film j’arrêtais pas de penser à ce chiffre…97% de terre cultivable « morte »; et un jour les ressources pétrolières seront en berne avec 40 jours de réserves!
    Il est temps de faire ses graines; et de renourrir la moindre parcelle de sol quand on à la possibilité d’en avoir à disposition!

  18. Fabrice,
    tout a fait d’accord avec ton analyse.
    16% en 2009, environ 18% en 2010 d’augmentation de la surface agricole bio. Il faudrait 35% en 2011 et 2012 pour atteindre les grenello 6% à fin 2012. Soit une sacrée marge de progression. Allons allons un peu d’efforts que diable. Peut être les Safers pourraient elles aider un peu ce fantastique élan????

    Bien à toi,
    Olivier

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