Une déclaration d’intention

Il n’y a plus d’ailleurs. Et voilà pourquoi ce site s’appelle “ Planète sans visa ”. Cette expression n’est pas de moi : je l’ai découverte chez Victor Serge, mais elle est antérieure à lui. À ma connaissance, elle a été utilisée dès 1929 dans un tract surréaliste, probablement écrit par André Breton, ainsi que dans un livre de Léon Trotsky. N’importe. Révolutionnaire, antistalinien, foncièrement démocrate, Serge était aussi un notable écrivain. Et j’ai retenu cette phrase, sous sa plume : “ Planète sans visa, sans argent, sans boussole, grand ciel nu sans comètes, le Fils de l’homme n’a plus où reposer sa tête… ”.

C’est un fait : la planète est devenue une banlieue où s’entassent les peuples. Jadis, c’est-à-dire hier, franchir une frontière vous mettait à l’abri d’une guerre. En 1917, après avoir passé cinq années dans les prisons de France, Serge prend un train pour Barcelone et découvre un pays épargné par la boucherie. Oui, à cette époque si proche que certains parmi nous l’ont connue, la condition humaine pouvait être refusée, dans une certaine mesure. D’autres que Serge, convoqués en 1914 pour le grand massacre européen, refusèrent les tranchées, préférant l’exil. Comme ils avaient raison ! Et comme avaient tort ces soldats partant la fleur au fusil !

Tout a changé. La planète est une, les prouesses technologiques nous ont définitivement cloués sur place. L’homme, devenu un agent géologique de première puissance, a inventé l’ère anthropocène. Ce site parlera donc de la crise écologique, à ma manière. Sans concessions, sans inutiles précautions, sans vain respect pour les hommes et les institutions.

S’il doit avoir un sens, ce sera celui d’écrire librement. De décrire et de dénoncer ce qui se passe. Car il se passe un événement si considérable, tellement inédit, à ce point stupéfiant que la pensée refuse de l’admettre. Ce qui nous arrive peut se résumer, même si aucun esprit n’est capable de le concevoir pleinement : nous sommes les contemporains de l’anéantissement de la vie. De la destruction des conditions de vie de l’humanité. De l’asservissement des autres êtres vivants à notre bon plaisir imbécile. D’une crise d’extinction des espèces comme la planète n’en a pas connu depuis la fin des dinosaures, voici 65 millions d’années.

Je n’ai pas l’illusion, ni l’outrecuidance, de savoir quoi faire. Je ne sais pas. Mais je pense, mais je suis convaincu qu’il faut marquer au plus vite une rupture complète avec notre manière de penser la société. Et cela implique de se détacher au plus vite des formes politiques anciennes. Je vise la droite comme la gauche. Et les Verts aussi, évidemment.

Ce n’est pas un programme, c’est un drapeau. Il nous reste peu de temps, je le crains, pour imaginer un avenir qui ne soit pas de guerre et d’affrontements majeurs. Comme j’aime la liberté, et parce que je défends l’égalité, et même la fraternité, je souhaite que ces valeurs soient conservées. Il faut donc défendre les droits de l’homme, assurément, mais on ne peut plus en rester là. Le rêve né en France autour de 1789 atteint sous nos yeux ses limites. L’individu est une limite, une triste et terrible limite qu’il nous faut dépasser. L’individu n’a pas, ne peut plus, ne doit en aucune manière avoir tous les droits que lui reconnaissent, pour le plus grand profit des marchands, la publicité et la propagande. Lesquelles ne sont en réalité – qui peut encore l’ignorer ? – qu’un seul et même mot.

Nous devons, dès qu’il sera possible, travailler ensemble à une Déclaration universelle des devoirs de l’homme. Car l’homme a désormais la responsabilité de protéger et de sauver ce qui peut l’être encore. Les plantes et les arbres. Les singes et les colibris. Les fleuves et les pierres. Le vent et les abysses. Les étoiles et les saisons. Sans oublier lui-même. Sans nous oublier nous-mêmes.

C’est peut-être difficile. C’est sûrement moins prometteur, pour les divas de la télé et les margoulins de la presse officielle, que de clamer combien le monde est beau et comme il continue d’aller de l’avant. Mais je n’imagine pas d’autre chemin. Or donc, suivez-moi dans le dédale, et nous tenterons ensemble de ne pas perdre notre fil d’Ariane. Je vous promets de vraies informations. De la dérision et du rire. De la polémique. Et peut-être un peu d’espoir.

33 réflexions au sujet de « Une déclaration d’intention »

  1. “ Planète sans visa, sans argent, sans boussole, grand ciel nu sans comètes, le Fils de l’homme n’a plus où reposer sa tête… ”
    Bonne idée de mettre ce texte en bonne place pour être (re)lu. Du coup, me revient un étrange malentendu que j’avais oublié. Ce titre « Planète sans visa » m’a accrochée au début, avant même d’avoir rien lu, parce que j’y entendais « Le monde tout entier nous appartient à tous, aucune frontière n’est légitime, aucun visa n’est (ne devrait être) nécessaire. Cette planète sans barbelés me plaisait.
    Or le texte de Serge Victor dit quasiment le contraire, met dans le même sac l’absence de visa et l’absence de comètes dans le ciel, et ne laisse aucune place à l’homme que celle d’errant.
    Y a-t-il une petite place quelque part pour « mon » interprétation du titre?

    1. Oui, peut-être chez Gille Clément et son « Jardin planétaire ». Voir « Où en est l’herbe ? » chez Actes Sud (mais vous connaissez sûrement déjà). Gilles Clément, répondant aux questions des personnes présentes lors de son passage à la médiathèque de Saint-Etienne, concluait, en substance (je ne garantis pas les termes) que bof, un ou deux Fukushima, un ou deux Tchernobyl, et hop, l’humanité disparaîtrait de la planète, et que celle-ci s’en remettrait. Il ajoutait que, vu la formidable capacité du végétal à se préserver pendant des millénaires de dormance, il y aurait sûrement une résurgence du vivant, et que ce serait différent, ce serait autre chose…

  2. Bonjour fabrice, merci pour le travail que tu fais et tes réflexions. je tiens à porter à ta connaissance le travail d’un anarchiste écolo belge non dénué d’humour. Peut-être en as tu entendu parler mais à l’heure actuelle il passe sous les radars. C’est robert dehoux qui propose une anthropologie de l’aliénation. Voici les chapitre de son livre que l’on trouve sur le net libre de droits:
    Table des matières
    I. INTRODUCTION
    Chapitre 1 : Où la nécessité exige le plaisir, le plaisir fait la loi
    Chapitre 2 : L’homme « primitif » des historiens
    Chapitre 3 : Il n’y a jamais eu d’homme primitif
    Chapitre 4 : La société dite primitive ne contient pas que les hommes, elle
    comprend la Terre entière
    Chapitre 5 : Réponse du chef Seattle aux délégués de la Maison Blanche qui, en
    1854, proposaient aux Sioux d’acheter leur territoire pour le compte des États-Unis
    Chapitre 6 : L’homme primitif des politiciens
    Chapitre 7 : La parenthèse d’une indianisation blanche
    Chapitre 8 : Un bon Indien est une Indien mort !
    II. DE L ‘HISTOIRE CONSIDÉRÉE COMME ANTHROPOLOGIE DE
    L’ALIÉNATION
    Chapitre 9 : Découverte de l’empire de la « nécessité » et de son univers
    impitoyable
    Chapitre 10 : Mes premiers pas dans le monde des spécialistes de la « nécessité
    »
    Chapitre 11 : Le blé réclame une organisation de tous les instants et pousse à
    l’invention du clepsydre pointeur
    3
    Chapitre 12 : La servitude contamine les planteurs et devient « volontaire ».
    Naissance de Jéhovah
    Chapitre 13 : Derniers jours de Ninive, séjours à Sparte, Athène, l’Acropole – et
    les dessous du «miracle grec»
    Chapitre 14 : Où il s’avère qu’une fois faussé, le Monde donne des idées qui le
    faussent toujours plus
    Chapitre 15 : Ecce Zéro (égal].C.) d’une ère nouvelle – en attendant le Messie qui
    met l’Auguste à genoux!
    Chapitre 16: Les oreilles ont des murs et les murs sont bavards
    Chapitre 17 : L’esclave n’est plus à vendre, mais il est à louer
    Chapitre 18 : Pédagogie de la misère – Échec aux Rois – Révolution Bourgeoise
    Chapitre 19 : L’École : la mise en pli de la Volonté, ou la fabrication des
    Responsables
    Chapitre 20 : La Bête, mode d’emploi. Le Pantalon, affaire d’État
    Chapitre 21: Le Pouvoir est imprenable, mais il est destructible. Il sera donc
    détruit, et justice sera Fête !

  3. L’impératif du tri sélectif … des migrants

    La plupart des Européens se sont désormais bien accoutumés au tri sélectif des déchets à tel point que ce tri peut aussi s’effectuer d’une part entre les migrants et les réfugiés mais aussi entre pays européens suivant les capacités de chacun et surtout leurs besoins économiques en une main d’oeuvre corvéable . De la même manière , les nazis avaient habitué les prisonniers des camps de concentration ou des ghettos juifs à être rentable : ils devaient travailler pour l’occupant , construire eux-mêmes les camps et s’occuper de l’organisation interne jusqu’à leur propre élimination . Au début du capitalisme industriel , Ford s’était inspiré des abattoirs de Chicago pour élaborer ses chaînes de montage automobile ; un siècle plus tard , dans la tourmente d’un capitalisme en crise économique et écologique permanente , le capital est contraint de rationaliser à outrance tous les aspects de la vie : le déchet trié , sélectionné et réutilisé sur plusieurs cycles d’utilisation est devenu la norme globale de toute vie humaine contrainte de supporter les catégories totalitaires du capital . Il existe pourtant des déchets inutilisables ne rentrant pas dans les standards du tri rationalisé ; traduit en terme politique , on appelle cela une rébellion et ces déchets inutiles peuvent devenir un modèle pour les autres .

    http://www.lejdd.fr/Politique/Pour-accueillir-200-000-migrants-en-Europe-Valls-veut-des-centres-d-accueil-749433

  4. Merci pour votre intervention à FRANCE INTER ce matin
    Un vrai moment de plaisir à vous entendre ( pendant la traite de nos chèvres)
    Continuez le combat contre cette agriculture productiviste que cogère l’état et ce syndicat majoritaire pestiféré
    Bon courage pour tout
    RICHARD

  5. Bravo cher Fabrice !
    Nous étions accrochés Françoise et moi, ce matin au débat sur France Inter et à ton analyse de la catastrophe paysanne et environnementale qui n’en finit pas de s’étendre.
    Nous allons acheter cet ouvrage et t’en remercions.
    Comment recevoir automatiquement cette profusion d’articles ?
    Affectueusement,

    Michel, un ami des vautours…

  6. Pour revoir notre copie, nous devons tous faire un examen de conscience sur la nature de nos besoins. Si c’est vraiment, comme d’aucuns le soutiennent, notre agressivité qui nous pousse au pire, alors il n’y a rien à faire de plus qu’attendre notre fin en abandonnant le relais à une espèce qui ne serait pas destructrice d’elle-même et de son environnement.

    Mais pour moi, la cause de notre dérive n’est pas écrite dans nos gènes; elle est collective. Notre société s’empoisonne elle-même en fabriquant du stress, alors qu’à l’origine, elle s’était constituée pour répondre à nos besoins basiques, relationnels comme biologiques, donc pour éloigner, ou au moins réduire le stress.

    Le stress nous enlève nos facultés de réflexion et annule de fait l’énorme avantage du cerveau humain, détruisant du même coup notre autonomie d’action et notre équilibre de comportement. C’est cela qu’il faut travailler. Pour ça, il faut essayer de trouver l’origine, et je pense qu’il faut la chercher du côté d’une dérive des objectifs communs.

  7. Un grand merci.
    Paysan bio dans le Gers, je partage votre analyse.
    Pouvez vous m’indiquer comment vous contacter.
    Bravo pour votre courage, votre travail et votre determination.
    Paul

  8. il y a des personnes qui compte dans une vie…parce ce qu’elles disent (ou écrivent) vous éclaire, vous venge, ou tout simplement vous font du bien…
    Personnellement, vous faite parti de « ces personnes ».
    Ce 7 janvier 2015, j’ai eu peur de vous perdre
    je vous garde sans jalousie dans mon cercle de gens bienveillants, m’évertuant à ce que vos livres, après les avoir achetés et lu, circulent parmi les gens que j’aime ou les sceptiques du bio adorateur de la soit disante « agriculture raisonnée » .
    je ne vous remercierai jamais assez pour votre intégrité dans votre travail.
    continuez à prendre soins de vous…les personnes comme vous sont rare

    Cédric ( un paysan- boulangé bio)

  9. Bonjour,
    Vous étiez l’invité de de JJ Bourdin.
    Ici en Bourgogne, le problème de l’agriculture intensive est un « tabou ».
    Notre rôle d’éducation populaire passe aussi par l’information.
    Nous sommes toujours à la recherche d’intervenants pour animer des conférences-débats sur des thèmes de société.
    Ce serait vraiment extrêmement utile, pour faire évoluer les mentalités, que vous acceptiez de vous déplacer à SENS (89100) et animer une conférence, avec une table de presse et dédicaces.
    Notre public se situe entre 150 et 200 personnes.
    J’ose espérer une réponse positive de votre part, pour que nous puissions organiser, au mieux, votre venue le premier semestre 2016.
    Très cordialement.
    Annie dromer – membre du CA – Cercle Condorcet du Sénonais.

  10. Bonjour Je voudrais échanger avec vous sur la possibilité d’une intervention dans une session de l’Académie du Grand Bassin Parisien qui, en 2016, se consacrera aux grands enjeux de développement économique de cette grande région.
    Jacques GODRON
    06 42 31 15 57

  11. Bonsoir,
    Je suis la petite fille de Maurice Belmas, paysan de Cazalrenoux que vous avez rencontré en 1983.
    J’ai été très touchée par vos pages sur mon grand père et le village que vous n’avez pas oublié plus de 30 ans après.
    Je souhaiterai que vous me contactiez. Merci beaucoup.

  12. Bonjour Fabrice,
    j’ai vu votre passage dans l’émission 28 minutes sur Arte et c’est comme ça que je vous ai découvert…Merci pour avoir le courage de dénoncer ce qui ne va pas.
    Je vais acheter votre livre et parler de vous à toutes les personnes qui partagent ma vie.
    J’espère que votre santé va mieux et je vous souhaite un rétablissement complet.
    Bonne journée et ne vous fatiguez pas trop, prenez soin de vous! 🙂
    Avec beaucoup de sympathie et de respect
    Anna

  13. Bonsoir Mr Nicolino,
    Apres avoir ecoute une emission sur France Inter (ou vous n’etiez malheureusement pas invite) je suis allee acheter les quelques livres qui m’interessaient, dont celui de Mr Rahbi. Et je suis « tombee » sur le votre. Grand bien m’a pris. Je l’ai englouti le meme soir. Bien sur, impossible de s’en detacher. Je savais que le sol francais etait des plus « pesticides » au monde, mais la j’ai decouvert pas mal de choses deconcertantes sur les volontes politiques qui ont amene a un tel desastre. Merci de m’avoir eclairee sur ce sujet. Je ne manquerai pas de faire part de votre livre tres bien construit, tres bien ecrit et avec fortes references utiles.
    Il ne me reste plus qu’a recuperer les podcasts de vos interventions radio et lire vos autres livres!
    Et bon retablissement a vous.

  14. Paysan de la Manche (50), j’ai lu certains de vos livres et m’en sert comme argumentaire pour démontrer le suicide de l’agriculture. Merci pour ce coup de main.
    Je participe à l’organisation d’une grande fête de la bio, dans notre département, en mai 2016 et nous aurions le plaisir de vous y accueillir en tant qu’intervenant si votre santé et votre emploi du temps vous le permettaient. Je souhaiterais entrer en contact avec vous pour vous apporter quelques précisions sur notre demande. Continuez on a besoin de gens comme vous
    à bientôt

  15. Le message que j’ai précédemment posté commençait abruptement par « oui » ; c’était bien sûr la réponse à la réflexion que vous nous invitez à déplier dans votre propre commentaire sur votre billet « déclaration d’intention » (la question du sens des mots « planète sans visa » selon Victor Serge ou dans l’acception que vous en aviez tirée), et que j’ai toujours entendue comme vous depuis que je vous lis. Occasion de redire que Gilles Clément apporte de l’eau (de la Creuse !) à votre moulin en ce qu’il défend une responsabilité collective, planétaire, et conteste à l’humain le droit d’établir une hiérarchie qui le placerait au-dessus des autres espèces vivantes.

  16. Bonsoir Fabrice.

    J’espère que ça va mieux…

    J’aimerais contacter quelqu’un (journal, association, …) qui aurait le pouvoir de secouer le cocotier du côté de France Inter. Pour faire court, la copie d’un mail envoyé au Défenseur des droits (je l’ai contacté à plusieurs reprises pour le même problème : il ne m’a jamais répondu) :

    « Bonjour,

    Vous ayant contacté à plusieurs reprises sans jamais obtenir de réponse, je vais faire court. Voici une copie du mail que j’aie envoyé à la Quadrature du net :

    « Bonjour.

    Ça fait environ quatre ans que j’interviens quotidiennement sur le site de France Inter, principalement sur la page du 7/9. Nombre de mes commentaires n’étant pas publiés, alors qu’ils respectaient la charte de participation du site, j’ai dû batailler longuement : en contactant le Médiateur de Radio France, la rédaction, les relations auditeurs, et même le Défenseur des droits (qui n’a jamais daigné me répondre, mais je vais lui transmettre une copie de ce message…peut-être que ça le fera bouger). Ça a été utile le plus souvent, mais aujourd’hui ça recommence (l’invité du jour était M. Valls…ceci expliquant peut-être cela…). Et j’avoue que j’en aie ma dose.

    Je tiens à votre disposition la copie de tous mes commentaires (publiés ou pas) ainsi que les courriers envoyés ça et là depuis quatre ans.

    Dans l’attente d’une suite,

    Bien cordialement.

    Fab
     »

    Merci.
     »

    Si vous aviez quelques adresses, ce serait avec plaisir. Merci.

    Bon rétablissement, si possible.

    Fab

  17. Bonjour Fabrice

    Cela fait long temps que je suis votre planète sans visa êt que je lis vos livres. De prime abord, tout nous oppose. Excepté le plus fondamentale, je suis persuadé due notre planète est malade des hommes. J’ai donc décidé avec ma famille, de quitter mon bureau d’où j’observe notre pauvre planète, êt de procéder à un retour vers la Terre. Je vais abandonner le monde des multinationales, et créer une ferme biodynamique, produire et vendre nos légumes et les fruits, des œufs… Pas de machines agricoles, la seule force de deux poneys….Bref, tel le colibri, je veux faire ma part pour notre planète
    A bientôt sûrement.
    Pierre

  18. Bonjour,

    Appréciant vos articles. Je vous contact pour vous présenter brièvement le projet MyVote qui pourrait à son tour faire l’objet d’un article.
    MyVote est un outil d’expression visant à favoriser la démocratie directe.

    MyVote est une application regroupant une série de questions portant sur des thèmes variés. Les questions et les réponses proposées sont similaires à celles d’un référendum.
    Les questions sont traduites simultanément en plusieurs langues et les résultats sont ensuite regroupés. N’importe quels utilisateurs peut proposer de nouveaux référendums par l’intermédiaire de l’onglet contact.
    Une fois traduits, les referendums sont soumis à la communauté.

    L’application est gratuite, sans publicité et apolitique.

    MyVote est disponible sur le google play store ainsi que sur l’amazon market.

    Je vous remercie pour la lecture.

    Toutes les remarques et propositions sont les bienvenus. vous pouvez nous contacter à l’adresse suivante:

    contact.myvote@gmail.com

    https://play.google.com/store/apps/details?id=appinventor.ai_jeanmaximebon.MyVote

    https://itunes.apple.com/fr/app/myvote-referendum/id1088562720?mt=8&ign-mpt=uo%3D4

    https://www.facebook.com/MyVote-1566436436999967/?ref=hl&__mref=message

    MyVote

  19. Fabrice,

    Je me permets de te tutoyer car nous nous sommes déjà croisé, il y a quelques années de ça à la Comédie du livre de Montpellier. Il y avait quelques amis de Charlie avec toi. Mais ce n’est pas pour ça que je te contacte.

    Je participe à Nuit Debout Avignon et à d’autres petits trucs de ci de là. Nuit Debout Avignon organise avec d’autres collectifs et asso (la confédération paysanne, ATAC, le collectif stop TAFTA, Solidaires, la CNT et d’autres) un forum social et citoyen les 7,8 et 9 juillet prochains.
    Le but est d’organiser une convergence régionale voire nationale à Avignon afin de fêter comme il se doit le retour de la loi travaille à l’Assemblée. Mais il s’agit surtout de discuter de convergence des luttes et aussi de l’après. Aussi bien pour Nuit Debout que pour le mouvement syndical, la convergence des luttes, les luttes à venir (TAFTA, CETA et autres saloperies).

    Je sais que c’est totalement à l’arrache mais c’est un peu beaucoup comme ça depuis début mars pour bon nombre d’entre nous.

    Je ne m’étends pas plus. Nous pourrons t’envoyer l’appel national que nous allons lancer dès cette semaine ainsi qu’une première liste d’intervenants/ invités dès ton retour.
    Si tu es intéressé nous pourrons discuter des modalités de ta venue et de ta participation au forum.

    Nous serions très heureux de te compter parmi nous sur une de ces journées ou sur les trois.

    tu peux nous contacter via l’adresse ci-dessous ou le FB.

    Salutations combatives et deboutistes

    Thierry

  20. Bonjour Fabrice,
    je viens de découvrir ce blog.
    « Planète sans visa » est aussi le titre d’un roman de Jean Malaquais, qui évoque Marseille juste avant l’invasion de la zone « libre » par l’armée allemande…

  21. Hello,
    Je suis partante pour travailler ensemble à une Déclaration universelle des devoirs de l’homme. Idée enthousiasmante et pétulante !
    A + donc !

  22. Bonjour,

    Merci pour votre belle plume et vos coups de gueule qui relayent les nôtres !
    Je voudrais rebondir sur les projets ineptes d’autoroute, et sur l’obstination des élus à les faire aboutir, malgré l’évidence d’une non-rentabilité à terme supportée par le contribuable, l’engorgement à prévoir du réseau secondaire avec risques d’accidents décuplés, les préjudices écologiques, etc…
    Votre confrère à Reporterre, P Thureau-Dangin,a déjà dénoncé le Grand Projet Inutile qui concerne notre région : la mise en concession de la N154 et de la N12 en Eure et Loir (https://reporterre.net/Un-projet-absurde-d-autoroute-menace-l-Eure-et-Loir) Mais si je prends la plume c’est que j’aimerais croire qu’à l’approche de l’enquête d’utilité publique à l’automne, il n’est pas trop tard pour faire entendre la mobilisation citoyenne et les pétitions remises, que tout n’est pas biaisé d’avance, que brader notre réseau secondaire au concessionnaire privé (et nos 2X2 voies déjà payées), ce n’est pas une fatalité… Mais peut-être que je crois aux contes de fées.
    Vous pourriez pourtant d’un coup de baguette magique faire un bel article, reprenant les aberrations des A19, A65 et autres A inutiles, pour nous soutenir, et taper dans la fourmilière ! Notre collectif Tous avec mob 28 (sur facebook), qui défend le projet alternatif MOB 28, trois fois moins cher et écologique, a un stock d’arguments pour vous convaincre ; il est porté par bon nombre d’associations, regroupées par la FEEL.
    La Décision d’Utilité Publique est prévue début 2017.
    Merci de l’attention que vous porterez à notre cause, et merci surtout de rester un fervent défenseur d’une nature préservée, et d’une humanité plus responsable…

    Raymonde

  23. Bonjour Monsieur Nicolino, (la page contact du blog semble tourner à vide…)
    je n’ai pas le goût d’être inconditionnel de quelqu’un ou de quelque chose, mais j’avoue être totalement en phase avec vos combats et votre manière de les mener.
    Si vous avez quelques minutes, j’attire votre attention sur cette cause environnementale emblématique (une de plus…) , défendue par Michel Huet :
    http://k6.re/Cu9ms
    Je serai heureux de pouvoir vous envoyer notre communiqué et ses documents synthétisés.
    Bien à vous,
    L.D

  24. Un beau texte d’introduction qui ne peut que se doubler, pour son auteur, d’une éthique végane, le véganisme étant le seul mode de vie à même de respecter intégralement les droits fondamentaux des autres animaux mais aussi, d’un point de vue écologique, la planète.

  25. Beaucoup d’auteur très clairvoyant parlent de l’obsolescence de l’homme, notamment Günter Anders en 1956, Maître Chemillier Gendreau dans ses ouvrages et bien d’autres ,

    Les « Cornucopiens » que je préfère au terme de scientiste ont réduit l’humain a une variable d’ajustement dans le monde matérialiste des « capitalistes », ce monde est mortifère mais personne ne veut en sortir à part une poignée d’imbéciles comme nous .
    Je crois malheureusement que l’homme participe à sa propre disparition, par orgueil, appât du gain, manque chronique de réflexion, absence de respect de la terre nourricière, toutes bêtises dont on fait croire au monde entier que tout cela est la panacée, je suis meurtri et je pratique la dérision qui comme a dit un auteur célèbre dont j’ai oublié le nom :  » La Dérision, c’est l’humour, des gens désespérés » Au plaisir et merci à Fabrice qui a beaucoup contribué à m’ouvrir les yeux , son ouvrage sur un « empoisonnement universel  » est un régal, des horreurs mais qui s lit presque comme un roman MERCI

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *