Ce pauvre vigile de Notre-Dame-des-Landes

Les faits : un vigile payé par la société AGO, faux-nez du bétonneur Vinci, a été cogné par une vingtaine de jeunes (ici). À près de trois heures du matin, non loin d’une maison appelée à être détruite pour faire place à l’aéroport voulu par notre Grand Premier Ministre en personne, pour sa gloire éternelle et celle des juteux travaux inutiles.

Mon appréciation. Premièrement, rien ne prouve bien sûr que Vinci, champion du béton, soit responsable d’une vulgaire provocation. Disons qu’on a le droit de se poser des questions. Est-il raisonnable, dans la situation de tension créée par la présence de centaines de flics dans le bocage de Notre-Dame-des-Landes, de laisser seul un vigile au milieu de nulle part ? Officiellement, ce vigile était là pour empêcher qu’une maison vouée à la démolition ne soit squattée. On voit mal comment un vigile aurait pu, à lui seul, empêcher une opération collective. Et la preuve, c’est qu’il n’a pas fait le poids le moment venu.

Deuxièmement, il y a eu volonté claire de désinformation. J’imagine – sans aucune preuve, certes – les petites mains de la préfecture – et/ou de Vinci – se réunir une fois, deux fois, trois fois, dix fois, ressassant cette seule question : comment saboter la formidable mobilisation en cours ? Comment s’attaquer à la si bonne réputation de cette lutte exemplaire ? Comment amoindrir l’impact des appels à manifester sur place le 17 novembre ? Eh bien, la violence supposée de ces vilains anarchistes arrive comme à point nommé. Soit un homme seul, pratiquement martyrisé par une bande ne parlant pas même – pour certains de ses membres – français. Tous les spectres habituels sont là. Ravachol d’un côté, accompagné de la bande à Bonnot, et renforcé par de mystérieux étrangers. Notons ensemble que les premiers titres parlaient d’un homme gravement blessé. Il a en fait un arrêt de travail d’une semaine. On a vu pire.

Troisièmement, un flic est un flic, merde alors ! Les militaires professionnels ne veulent plus mourir, comme on le voit à chaque fois en Afghanistan. Et les flics, fussent-ils privés, ne veulent pas recevoir de coups. Qu’ils changent donc de métier ! Quand on occupe militairement une zone, quand on envoie un millier de professionnels suréquipés affronter des jeunes de 20 à 25 ans sans la moindre expérience de la violence étatique, on prend un risque manifeste. Et l’on assume, M. Ayrault ! S’il est un responsable de ce qui est arrivé au vigile, c’est bien vous, monsieur l’Immense Premier Ministre. Vous !

Et pour le reste, tant que cela nous est possible, rions à gorge déployée de ces misérables manœuvres, dignes d’une école maternelle. Si Ayrault, la préfecture, les flics et Vinci n’ont que cette histoire à se mettre sous la dent, c’est qu’ils sont vraiment dans la panade. Et pour le 17, ça promet. Dites, vous n’oubliez pas, hein ? TOUT LE MONDE SUR LE PONT LE 17 NOVEMBRE ! TOUT LE MONDE À NOTRE-DAME-DES-LANDES !

38 réflexions au sujet de « Ce pauvre vigile de Notre-Dame-des-Landes »

  1. Ah c’était donc ça. J’ai dressé l’oreille à midi en entendant le pauvre zozo qui présente ce qu’il croit sans doute sincèrement être des informations parler de NDDL à la radio, mais j’ai raté le début.
    Bah, ne soyons pas trop amère : je me doutais que s’ils parlaient enfin de NDDL, qui plus est d’un blessé grave (brûlé, il était) et d’enquête de police, c’était sûrement parce que la victime était du côté des « gentils ». Et en effet.
    Pas trop amère, mais très écœurée quand même, je l’avoue. Car j’ai dû y croire, une fraction de seconde. Dans quoi nous vivons mon Dieu… Entre ça et les « vrais gens », n’est-ce pas Frédéric ?

    Finissons sur une note positive, comme ils font à la télé : cet après-midi, je suis passée à la Biocoop locale, où un des employés a préparé avec enthousiasme et amour deux cartons de produits divers pour les assiégés de NDDL (merci à Marieline pour la liste, consultée sur place parce que ce n’était pas du tout moi qui étais censée m’occuper de ça et que je n’avais pas tout en tête). Je les mettrai dans le car vendredi soir, et si la crève ne m’en empêche pas je monterai aussi. Il paraît que le jus de citron sur un foulard est parfait contre les gaz lacrymogènes.

  2. Par contre, on ne parle plus du tout (après en avoir parlé très peu), de ce gendarme qui a fait une chute de six mètres de haut et s’est fracturé les vertèbres lombaires, alors qu’il tentait, sans harnais de sécurité, de déloger des squatteurs installés dans un arbre.

    Il est bien possible que celui-là soit gravement blessé, et indiscutablement les zadistes n’y sont pour rien.

  3. Tjs aussi percutant notre Fabrice lui si bucolique dans le bocage (félicitations pour la balade poétique)
    Donc la biocoop a fait son boulot! super! plusieurs biocoop ont fait de même! nos petits zadistes ont droit à la bonne nourriture !
    le soute du car en partance de Carcassonne sera bien pleine ! et si ces braves pandores nous laissent le champ libre, cela va être la fête à la Vache Rit! A samedi

  4. Je pense que cet « événement » est à mettre en lien avec la lettre de Philippe Grosvalet (du capital) le président du CG44 qui avait écrit aux élus du département avant la manifestation du 24 Mars dernier. Quand un rdv s’annonce comme un temps fort de la lutte, il s’agit de discréditer les opposants en stigmatisant certaines personnes. Que ce soit avec des fourgons, des hélicos, des communiqués de presse ou des actions coups de poings… Tout est bon et les encravatés ne reculeront devient rien pour mener à bien leurs projets mortifères. Ils sont la honte de la démocratie.

  5. du fond de ma transhumance hivernale, je le regale de la restistance de Notre Dame des Landes, et de la plkume du Fabrice…; qui a toujours raisons et dit si bien les choses. mais c’est vrai…;qu’ils changent de métier tous ces flicaillons, ces vigiles,….. qu’il rejoignentn enfin les resistants,

  6. C’est vrai que c’est assez mystérieux, ces vingt zozos cagoulés, le genre de menaces (le laisser dans la voiture prête à flamber) et le fait que personne, parmi les zadistes, ne revendique cette action.

    Si nous avions des journalistes, ils pourraient essayer d’en savoir plus, au lieu de répéter bêtement, en copié/collé, le texte des agences de presse, eux-même copiés/collés sur les déclarations de la préfecture.

    En tous cas, Auxiette était fin prêt, son communiqué était pré-rédigé, il n’a pas eu besoin d’enquêter, lui, pour pondre une déclaration assez ridicule, sonnant le tocsin, genre « Horreur, la Bande à Bonnot a encore frappé! »

  7. Et tiens, une nouvelle info, légèrement divergente, sur cet événement bizarre, qui se serait finalement passé hors de la ZAD:

    « Cette maison, qui est située à l’extérieur de la ZAD, n’a absolument rien à voir avec le projet d’aéroport mais est liée au circuit automobile départemental à Fay-de-Bretagne », dit le président (PS) du conseil général, Philippe Grosvalet, dans un communiqué ».

  8. @cultive ton jardin
    Souvent la plus part des journalistes se contentent de faire les perroquets des dirigeants.
    Il est vrai que cette intervention cagoulée en dehors de la ZAD et du contrôle des opposants à l’aéroport est suspecte.

    PS N’oublions pas un autre combat, celui de Pierre Emmanuel Neurohr, Laure Noualhat a écrit un article dans le dernier Siné mensuel ainsi que sur Marie Mason condamnée à 22 ans aux usa.

  9. Enorme, cette agression, une aubaine qui va faire Valls’er les accusations en tous genres, au bal des manipulateurs : des terroristes, ces zadistes, on vous l’avait bien dit.
    L’Agence France Préfecture relaie la désinformation d’Etat, des grands médias font du copier-coller sans se poser de questions, la démocratie a comme du plomb dans l’aile.
    La résistance semble décoller bel et bien, j’en suis ému, de voir tout ce qui s’organise en départs groupés, venus de si loin, j’en ai la chair de poule.
    Frédéric

  10. « Troisièmement, un flic est un flic, merde alors ! »

    Je reste estomaqué par cette xénophobie qui se pare de bien-pensance.

  11. Bonjour,
    Anthony Torzec, rédacteur en chef à Radio fidélité nous apprend que la première source de cette bien étrange agression de vigile esseulé par une vingtaine d’homme cagoulés est: CHRISTOPHE CORNEVIN (et non pas corps-venin), journaliste au Figaro. Cet homme est déjà connu pour plusieurs coups foireux en matière journalistique, sur Tarnac entre autre.
    http://www.liberation.fr/medias/0101266655-fabrication-d-epouvantails-mode-d-emploi

    VIGILANCE EXTRÊME REQUISE

  12. Marc,

    Ce serait mieux d’expliquer votre point de vue. Car enfin, où est la bien-pensance, néologisme plutôt périlleux ? En quoi le fait de rappeler cette évidence qu’un policier, fût-il privé, exerce une violence, fût-elle légitime, et qu’il s’expose de la sorte à d’éventuelles conséquences, serait « estomaquant » ?

    Aurai-je dû l’exprimer autrement ? Par exemple de cette manière : « Un vigile défendant le bien privé, contesté, d’une grande société, mérite la médaille du travail, car il prend des risques dans un monde dangereux ». Mieux ?

    Pour ma part, je suis pour la non-violence. Mais pour des raisons qui peut-être vous estomaqueraient. Je suis pour la non-violence, car j’ai vu de près, ici ou ailleurs, où mène l’exercice dévoyé de la violence dite populaire. En outre, le chemin qu’on suit définit de près les buts qu’on atteint. Et la violence ne conduit pas aux buts qui sont les miens. Enfin, la violence contre l’État et ses innombrables serviteurs ne sert selon moi qu’à renforcer Moloch. Mais dans ce dernier cas, sans applaudir, je comprends. Ô combien.

    Fabrice Nicolino

  13. « Enfin, la violence contre l’État et ses innombrables serviteurs ne sert selon moi qu’à renforcer Moloch. Mais dans ce dernier cas, sans applaudir, je comprends. Ô combien. »

    Je suis complètement d’accord. Devant certaines violences légales, feutrées, silencieuses ou au contraire brutales, je comprends fort bien qu’on ait des envies de violence en retour. Et bien sûr, c’est ce qu’ils attendent, ce qu’ils provoquent parfois sciemment, car ils savent bien que sur ce terrain, celui de la violence brutale, ils sont comme un poisson dans l’eau. Enfin, l’emploi de la violence laisse des traces indélébiles chez les vainqueurs aussi.

    Pas étonnée de cette histoire de vigile. Soit des militants ont pris la gniarre à force de se prendre des coups (mais lesquels, puisque personne ne revendique?), soit cette histoire est pur enfumage. Troisième hypothèse: le vigile s’est fait agresser pour une histoire sans rapport avec NDDL, et le conglomérat Politiques/Presse a trouvé que ça tombait à pic.

  14. Inutile de vous justifier avec autant d’emphase. Certes, vous déguisez bien vos propos, mais il reste après lecture, un sale gout d’archaïsme.

    Il est plutôt confortable d’avoir des propos si hargneux contre une profession qui, si on n’est pas obligé de l’aimer, ne mérité certainement de telle agression généralisante (et je l’espère déjà regrettée) de votre part.

    Je demande au gouvernement de faire preuve de responsabilités et de bon sens. C’est peut-être peine perdue, mais nous devons tenter.
    Voir que mes pairs se vautrent dans la facilité de l’excitation des foules et de l’appel à la violence me consterne, voilà tout.

    J’ai simplement peine à vous voir tomber à pieds joints dans les pièges qui vous sont tendus.

  15. Expliquer sur 5 lignes pourquoi vous êtes fondamentalement non violent, après cet article, pour terminer par « Mais dans ce dernier cas, sans applaudir, je comprends. ô combien. » c’est un petit peu comme dire « moi la peine de mort, bien sûr que je suis contre, enfin, mais bon, pour un violeur, je comprends – sans applaudir, hein ». Ce n’est pas très étayé comme commentaire, mais votre article non plus.

  16. Hier distribution de tracts au marché de Paimpol, aujourd’hui celui de Tréguier.
    Une expérience enrichissante face aux diverses réactions des uns et des autres, des jeunes et des moins jeunes, des sous l’influence totale de la télérimarien….
    Et puis des mots partagés autour d’un thé chaud avec la bande de militants qui se rendent tous sur place samedi.
    Est notamment présent un couple qui vit ses convictions à fond les manettes et leur investissement m’émeut beaucoup; ces personnes sont dans le coeur, le don total, la gentillesse; ils ont pris en charge les photocopies des tracts à distribuer ici et là, ils vous offrent un verre, ils pensent à tout ce qu’il est possible de faire avec leurs petits moyens.
    Des comme eux, il y en a dans chaque campagne et ils sont un exemple pour tous car ils rendent ce monde tolérable en déposant l’espoir d’un monde plus juste partout où ils passent.
    Alors que ces magnifiques énergies qui convergent vers les hobbits depuis quelques jours à travers tous ces préparatifs d’organisation permettent à ce rassemblement d’atteindre l’objectif de sauvegarder toute une région d’un désastre de plus, malgré les manipulations de déstabilisation habituelles.

    CAMINAREM, EL TIEMPO QUE TARDA! NO PASARAN!

    Cathou

  17. Marion et Marc,

    Pardonnez-moi de vous répondre en bloc, mais je n’ai guère de temps. Marc, où avez-vu, je vous prie, de l’emphase ? Il ne suffit pas d’écrire, il faut aussi argumenter. Et parce que, moi, je prends le débat au sérieux, je chercherais seulement à me justifier ? Ma foi, c’est un rien étrange. Je maintiens en tout cas mon propos, non pour vous embêter, mais parce que c’est ce que je pense. Je déteste qu’on s’en prenne à un homme seul, fût-il un flic. Et si – mais le si a de l’importance, figurez-vous – ce vigile a été cogné par une vingtaine de personnes, je trouve cela lamentable, injustifiable. Nous en sommes loin, mais enfin, c’est bien ce que je pense. Et je maintiens que lorsqu’on accepte un métier de cette sorte, dont on peut parler longtemps, eh bien on s’expose fatalement à des réactions, y compris physiques. Et j’estime que cela, il faut l’assumer sans pleurnicher.

    Marion, je ne comprends pas votre propos. On peut parfaitement comprendre un phénomène, quel qu’il soit, sans applaudir le moins du monde. Pour reprendre l’exemple de la peine de mort, et en admettant que vous soyez contre, j’espère bien que vous comprenez le désir de vengeance de personnes frappées au travers d’un enfant, d’un frère, d’une mère. Car de vous à moi, si vous ne compreniez pas cela, je trouverais cela bien inquiétant.

    Fabrice Nicolino

  18. Bonsoir,

    Tout est inversé.
    Les gentils sont les méchants, et les méchants sont les gentils.

    Ce n’est pas pour rien que je me suis permise de vous dire: Soyez toutes et tous prudents.

    Et aussi. C’est connu, dans toutes les manifs il y a des infiltrés.

    Bon sang! Maintenant je me fais encore du soucis pour des « inconnus » rencontrés sur la toile! 🙂

    Surtout … ne parlez pas a tout le monde, et n’acceptez jamais de bonbons. Hein?

    Bises, bien a vous toutes et tous,

  19. Ce mélange de réflexes purement rhétoriques, de confusion linguistique (que vient donc faire la « xénophobie » à propos des flics ??), de discours de déni devant les zones d’ombre de l’humain (la violence, c’est mal, donc ça n’existe pas, donc je ne l’éprouve pas), et d’incapacité à lire un texte et à en comprendre en profondeur le propos (confondre « comprendre » et « approuver »), c’est malheureusement la bien-pensance dans laquelle nous baignons depuis quelques dizaines d’années et qui n’a pas fini de faire des dégâts et de générer de la violence — qu’elle sera bien entendu incapable de comprendre. Et ainsi de suite.

  20. Tout le monde sur le pont…

    D’envol du porte-avions Charles de Gaulle pour Notre-Dame-des-Landes ?

    Conseil de vieux : Se méfier des raquettes, en bout de piste !

  21. Karg se,

    Je vous applaudis des deux mains, et vous demande humblement deux choses.

    1/Comme je ne crois pas vous faire peur à ce point, veuilles donc ne pas vous contenter d’un pseudonyme. Quand on écrit des choses importantes, il est bon qu’elles le soient sous son vrai nom.

    2/Une fois cette formalité accomplie, que ne m’attaquez-vous, en votre nom propre, devant un tribunal ? Je suis sûr que cela sera instructif pour tout le monde.

    Bien à vous,

    Fabrice Nicolino

  22. Excellent article.

    Qui fait la preuve du sectarisme, de la violence, de la haine, de l’incompétence et de l’ignorance la plus crasse de son auteur.

    Vous vous permettez des écrits qui sont totalement diffamatoires car sans la moindre preuve de ce que vous avancez !!!

    Vous vous permettez de faire l’apologie de la violence et encore plus de la violence envers les agents de l’état.
    Pour des gens qui se disent « non violent », cela est totalement hypocrite !!!

    En tant que chercheur en écologie, j’ai une profonde aversion pour les gens comme vous, qui n’ont aucune compétence en science et encore moins en écologie (qui reste et doit rester une science. Mais qui affirment Doctement énormément d’erreurs, de fausses affirmations ou pire carrément inventées. Et ne se gênent nullement pour détourner les sciences et les faits afin de les faire coller à leur idéologie.
    Absence de débat, attaques ad hominem et violence. Voila ce qu’est l’écologie politique !!!

  23. Cher monsieur Daniel,

    Vous êtes distrayant. Je vous remercie donc. Peut-être serait-il préférable de vous nommer avant que de vous livrer à des attaques aussi diffamatoires que celles que vous m’attribuez ? Non ? Étrange.

    Quant aux erreurs, inévitables dans plus d’un millier d’articles publiés ici, ce serait mieux d’en citer quelques-unes, car je crois savoir que cette démarche est celle des gens honnêtes.

    Comme j’aime bien le débat, cher monsieur Daniel, je vous mets gentiment au défi d’une discussion contradictoire, où vous le voudrez, avec comme thème unique : la crise écologique planétaire. Je ne crois pas prendre un gros risque d’être ridicule. Non, à relire votre prose exemplaire, je ne le crois pas. À bientôt donc ?

    Fabrice Nicolino

    PS : votre connaissance sans nul doute parfaite de notre langue commune vous aura-t-elle entraîné trop loin ? Certains synonymes du mot aversion, mot mesuré s’il en est, rapprochent dangereusement d’une forme déguisée – hypocrite ? – d’apologie de la violence. Surtout quand il s’agit d’une « profonde » aversion. Reste cette énigme : en quoi le fait d’être « chercheur en écologie » peut-il être relié par une chaîne logique – « en tant que » – à votre si impérieuse détestation de moi ?

  24. Vous êtes un [bip], vert, mais un [bip]. Portez plainte si vous voulez, mais j’espère que la famille du vigile le fera.

  25. M. Alexandre (Karg se),

    Vous êtes un vrai comique. Car si j’ai bien compris votre premier message, vous me reprochez une grave diffamation, doublée d’une apologie de la violence. Ma foi, c’est grave, non ? Si. Seulement, vous ne précisez pas, ce qui est un rien irresponsable, car ces imputations sont très précisément définies en droit, et ne peuvent s’appliquer à tout et n’importe quoi. Il se trouve que je n’ai diffamé personne, ni fait l’apologie de la violence. C’est pourquoi je vous recommande à nouveau de porter plainte contre moi, de manière qu’un tribunal vous donne tort.

    Par ailleurs, et c’est en cela que vous êtes si plaisant, vous ne manquez pas, vous, d’essayer de me diffamer en me traitant de fasciste. Ce qui est en outre une insulte publique. Laquelle doit se prouver. Il ne suffit pas d’éructer, M. Alexandre, pour avoir raison. Encore heureux. Voyez, en mettant un bip à la place du mot fasciste, je vous ai évité des déboires. Non, je ne demande pas d’honoraires.

    Bien le bonjour,

    Fabrice Nicolino

  26. J’ai d’autre chose à foutre, mais ça me permet de vous juger. J’avais une opinion sur vos idées, maintenant j’en ai une sur vous en tant qu’humain. Vous vous doutez bien qu’elle est déplorable. J’espère que vous vous rendez compte que votre discours va très mal passé, y compris chez vos amis écolo, y comprit activistes vraiment non violent.

  27. Sinon dans le fond je comprend ce que vous avez tenter d’exprimer. Vous n’avez pas voulu reproduire l’habituel dénonciation de dérapage (j’espère que vous savez que ce genre de « manifestation » attire une faune internationale plus intéressée par la bagarre que par la cause, et que c’est sans doute ce type d’individu qui a organisé et participé à ce lynchage) alors vous avez été contraint d’utiliser deux techniques de propagande:
    – la dénonciation d’un complot: toujours pratique, pas besoin d’avoir de preuve, il suffit d’inventer un mécanisme, plus il est complexe et absurde, plus ça passe.
    – relativiser l’événement, je suppose qu’il est normal selon vos critères de tabasser les vigiles, et que leur métier consiste à se faire tabasser par les délinquants de toute nature.
    Cette posture est très décevante de la part d’un journaliste, mais peu étonnante au vu de votre aveuglement idéologique. Par contre ça dénote une tendance paranoïaque, allez voir un spécialiste ou évitez certaine drogue, ça provoque ce genre d’effet secondaire un peu gênant.

  28. M. Alexandre/Kang se,

    Vous êtes si ignorant de l’histoire, de la psychologie humaine, de la politique, et même de la science – malgré que vous en ayez – que votre propos en devient fantastique. Au point que, sans le savoir bien sûr, vous en êtes réduit aux artifices des tyrannies totalitaires, psychiatrie en bandoulière. Et j’oublie la drogue, inévitable adjuvant. Monsieur, tout le monde ne peut pas être aux ordres. Je pressens que vous ne me croirez pas, mais je vous jure que vous me faites passer de bons moments. Encore !

    Fabrice Nicolino

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