Je n’ai (presque) rien contre l’UFC-Que Choisir

Sans le hasard d’une conversation téléphonique – Hervé B. se reconnaîtra peut-être -, je n’aurais rien su d’Olivier Andrault. Et je précise de suite que je n’ai rien de personnel contre cet homme que je ne connais aucunement. Il est peut-être, il est sans doute une excellente personne, et même si les mots qui suivent risquent de le blesser, je tenais à cette précaution. Mais commençons, ce sera plus clair.

J’ai écrit en 2009, on finira par le savoir, le livre Bidoche, l’industrie de la viande menace le monde (LLL, puis en poche chez Babel). Chemin faisant, je me suis posé quantité de questions, dont certaines concernant l’association de consommateurs UFC-Que Choisir. Je me demandais régulièrement ce qui était arrivé à cette structure qui menait tant de beaux combats dans les années 70 du siècle passé. En 1980, l’UFC avait lancé un retentissant boycott du veau aux hormones, qui avait fait plier l’industrie de la viande. Et puis de moins en moins d’actions authentiques. Et puis à peu près rien. Je reconnais que cette involution a été parallèle à celle de la société tout entière, passée sans transition des bagarres de l’après-68 au calme plat des années mitterrandiennes.

En tout cas, je m’interrogeais. Et quand a éclaté le soi-disant « scandale de la viande de cheval », j’ai de nouveau été étonné de l’impressionnant silence de l’UFC. Certes, elle a dû publier des communiqués, je n’en doute pas. Mais à part ce service on ne peut plus minimum ? J’en étais là jusqu’au coup de fil de cet après-midi. Mon interlocuteur, très critique sur l’état de l’UFC, m’a signalé l’existence d’Olivier Andrault. Qui est-il ? Vous irez voir si vous le souhaitez l’un de ses articles publiés sur le site du très libéral Atlantico (ici). Ma foi, d’un côté, il a certes bien le droit. Mais d’un autre, sa courte biographie, proposée sous sa photo, m’a aussitôt fait sursauter.

Je vous la livre in extenso : « Olivier Andrault est ingénieur en agro-alimentaire. Il est chargé de mission « agriculture et alimentaire » pour l’association de consommateurs UFC-Que choisir. Il effectue aussi des missions pour Programme national nutrition santé, pour le Ministère de l’Agriculture et de la pêche, où il travaille pour l’amélioration nutritionnelle des aliments. Il fait aussi parti du groupe d’orientation de l’observatoire de la qualité de l’alimentation ». Ce qui me cloue vraiment sur place, c’est la bonhomie avec laquelle Olivier Andrault présente ses activités. Il bosse à la fois pour le ministère de l’Agriculture industrielle, coresponsable majeur du désastre général, pour le Programme national nutrition santé, dirigé par le très contestable Serge Hercberg, que j’ai étrillé dans mon livre Bidoche, et pour l’UFC Que Choisir. Et pas, dans ce dernier cas, sur des questions annexes. L’agriculture et l’alimentation sont en effet au centre de notre monde.

Question légitime : quand éclate le soi-disant « scandale de la viande de cheval », où va la loyauté d’Olivier Andrault ? Au ministère, à Serge Hercberg ? Aux consommateurs ? Voyez-vous, le pire n’est pas encore là. Le pire est que ce mélange ahurissant des genres n’émeut personne, ne choque personne, ne provoque aucune mise en demeure de choisir clairement entre des intérêts parfaitement contradictoires. Y a-t-il quelque chose de pourri au royaume de Que Choisir ? C’est possible. Y a-t-il quelque chose de pourri dans notre manière de voir le monde et ses acteurs ? J’en suis sûr.

AJOUT CONSIDÉRABLEMENT IMPORTANT EN DATE DU 22 MAI 2013

Amis lecteurs, j’ai reçu le 16 avril un mail d’un responsable juridique de l’UFC Que Choisir, Nicolas Godfroy. En voici le texte :

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Monsieur Nicolino,

Je vous contacte en qualité de responsable juridique au sein de l’UFC Que Choisir.

Nous avons été particulièrement surpris par votre article intitulé « Je n’ai (presque) rien contre l’UFC-Que Choisir » mettant en cause notre action mais également l’engagement d’un de nos salariés.

Il nous semble que cette présentation que nous jugeons erronée résulte d’une certaine méconnaissance de nos actions et de l’implication de nos salariés.

Nous souhaiterions donc pouvoir en discuter avec vous.

Vous pouvez me joindre à l’adresse ngodfroy@quechoisir.org ou au 01.44.93.19.50

Bien cordialement,

Nicolas Godfroy
Responsable Juridique
UFC Que Choisir

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J’ai répondu le même jour ceci :

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Cher monsieur,

Je n’arrive pas à vous joindre, et comme je l’ai expliqué à une personne de l’UFC au téléphone – au numéro que vous indiquez -, je pars demain matin pour une douzaine de jours à l’étranger, sans portable.

Je m’interroge bien sûr sur le sens de votre courrier. Le fait que vous vous présentiez comme responsable juridique a-t-il un sens particulier ? J’ai dit à mon interlocutrice que je lirai avec plaisir – et publierai sûrement – une réponse de l’UFC sur Planète sans visa. Mais pour le reste, j’estime que nous sommes dans la confrontation de points de vue, aussi éloignés qu’ils paraissent.

Bien à vous,

Fabrice Nicolino

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Et là-dessus, j’ai eu un ou deux échanges téléphoniques avec ce monsieur Godfroy, trouvant bien étrange de n’avoir aucun contact avec Olivier Andrault, que je mettais en cause à ma manière, et donc avec vivacité. Mais comme je n’ai souvent qu’une parole, je pensais bien mettre en ligne ici une réponse de l’UFC. Réponse qui n’est jamais venue. À la place, un nouveau courrier de M.Godfroy, qui à mes yeux ne saurait représenter l’association de consommateurs. Voici ce texte, daté du 23 avril  :

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Cher Monsieur,

Je fais suite à notre conversation téléphonique et comme convenu je reviens vers vous suite aux éléments mis en avant dans le cadre de votre article. En effet, comme je vous l’ai indiqué, l’objectif est en premier lieu d’éclaircir un malentendu qui porte atteinte à l’honneur de l’un de nos collaborateurs les plus anciens dans la défense des consommateurs

Tout d’abord, contrairement à ce qui est présenté dans le cadre de cet article, il ne s’agit pas d’articles de Monsieur Andrault mais d’articles rédigés par des journalistes du site Atlantico, comme d’ailleurs la fiche de présentation de Monsieur Andrault.

Il est dès lors inexact de présenter les articles d’Atlantico comme ses articles mais également d’indiquer  » c’est la bonhomie avec laquelle Olivier Andrault présente ses activités » qui sont de la seule responsabilité de la rédaction d’Atlantico. Et vous savez bien en qualité de journaliste d’expérience que l’interviewé n’intervient pas sur le contenu de la publication.

Ensuite, concernant plus spécifiquement votre déduction sur le fait que Monsieur Andrault aurait différents employeurs, celui-ci ne travaille que pour l’UFC Que Choisir et intervient, à ce titre et sur demande du conseil d’administration de notre association (plus spécifiquement notre bureau),  dans différentes instances pour faire valoir les droits des consommateurs, notamment face aux demandes des professionnels (ce qui est loin d’être toujours évident).

Il n’est bien sûr jamais rémunéré par des tiers tel que le ministère de l’agriculture pour ses interventions ou participations à des commissions, instances publiques ….

Exerçant auparavant ses fonctions au sein de la CLCV, cela fait donc plus de 10 ans que Monsieur Andrault œuvre en faveur des consommateurs, ce qui peut facilement être vérifié en consultant son profil linkedin (donc préparé par lui-même cette fois) accessible à tous.

N’hésitez pas à me contacter si vous avez des questions complémentaires

Nicolas Godfroy
Responsable Juridique
UFC Que Choisir
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Depuis cette date, je dois reconnaître que j’ai traîné. Pour plusieurs raisons. Un, comme indiqué, je ne considère pas M.Godfroy comme le représentant de l’UFC. Deux, M.Andrault ne s’est jamais manifesté. Trois, le texte précité entend rectifier quelque chose que M.Andrault continue étrangement de valider. Car à la date d’aujourd’hui, 22 mai, il n’est toujours pas intervenu auprès d’Atlantico pour modifier la présentation qui est faite de lui, et qui dit précisément : « Olivier Andrault est ingénieur en agro-alimentaire. Il est chargé de mission « agriculture et alimentaire » pour l’association de consommateurs UFC-Que choisir. Il effectue aussi des missions pour Programme national nutrition santé, pour le Ministère de l’Agriculture et de la pêche, où il travaille pour l’amélioration nutritionnelle des aliments. Il fait aussi parti du groupe d’orientation de l’observatoire de la qualité de l’alimentation ».

Je résume : M.Godfroy veut que je rectifie le tir, mais M.Andrault laisse complaisamment le site Atlantico écrire sur son compte qu’il travaille à la fois pour l’UFC et le ministère de l’agriculture industrielle. Bon, c’est comme ça. Dernier point : M.Godfroy vient, dans un dernier message, de me faire les gros yeux et de m’annoncer qu’il va m’adresser un droit de réponse. Eh bien, en attendant, voici.

23 réflexions au sujet de « Je n’ai (presque) rien contre l’UFC-Que Choisir »

  1. Encore ce put$$n de conflit d’intérêt permanent, à tous les niveaux décisionnels. Tout le monde est gentil, mais tout le monde a le cul entre 2 chaises…

    Merci pour cette info éclairante !

  2. C’est bizarre, mais je me suis désabonné de leur lettre hebdomadaire car j’en avais marre de voir que des tests d’ipod, de bagnoles, comment choisir sa machine à pain, son blender, son aspirateur traineau, comparateur des super-marchés, etc, etc… GERBANT !

  3. Sans rapport, excusez-moi… Apparemment un systeme a beaucoup de succes en France pour gerer les risques d’inondation: On enfouit des tonnes de plastique dans le sol!

    http://www.batiweb.com/actualites/collectivites-territoriales/les-structures-alveolaires-au-secours-des-eaux-pluviales-11-03-2013-21856.html

    http://www.storm-info.org/les-saul-1/parmi-nos-r%C3%A9f%C3%A9rences/chantiers-rehau/

    Quand on connait l’affinite des bacteries pour le plastique (il n’y a qu’a comparer l’odeur des sandales en plastique avec celle des espadrilles ou des sandales en cuir, ou caresser la surface d’un saut en plastique ayant contenu de l’eau pendant un jour ou deux)… On ne peut que s’interroger sur cette pratique!

    Alors qu’il suffit d’avoir des plans d’eau saisonniers, des zones humides, qui servent de refuge a des especes de plus en plus menacees !

    Bien sur, de tels plans d’eau sont variables, il faut accepter que l’eau vivante ce n’est pas de la plomberie!!! Et ce n’est pas un probleme d’ingenieur, ces caissons en plastique sont une reponse indiscutablement « astucieuse » et « performante » a un probleme precis. De meme, le fonctionnement des zones humides et autres methodes traditionelles est assez bien connu, et elles sont encore plus « astucieuses » et « performantes » si on veut bien les etudier attentivement. La question, c’est quel probleme exactement veut-on resoudre? Eliminer l’eau de notre vue, ou l’accepter avec sa beaute et ses rythmes? La reponse a cette question reclame une relation saine entre la technique et la politique, entre l’ingenieur et le citoyen (je renoue avec le sujet, la !) relation qui reste entierement a construire. M. Roulleau qui defendait ici meme l’honneur de son metier de « technocrate » de la viande tout en deplorant son « impuissance » (quel paradoxe) ne dira pas le contraire !

    Quelques exemples en Inde, (mais il y en a partout dans le monde):

    http://www.rainwaterharvesting.org/Rural/traditional1.htm

  4. « où va la loyauté d’Olivier Andraul »

    Pourquoi voudriez vous absolument que ce monsieur s’embarrasse de cette chose que vous appelez « loyauté »?

  5. Tiens, comme ThC!
    Désabonnée parce qu’écoeurée de cette profusion de conso. On dirait qu’il n’y a rien d’autre au monde qu’acheter moins cher…

  6. Petite reflexion sur le mot de « technocrate » (que je ne concois pas comme une injure)…

    Nous sommes tous des « technocrates », de plus en plus, dans la mesure ou nous dependons de plus en plus d’outils qui ont une existence de plus en plus autonome. Les metiers « non-techniques » disparaissent progressivement, et nous sommes de plus en plus nombreux a vivre le paradoxe de M. Roulleau, ce sentiment d’impuissance croissant alors meme que nos outils qui n’ont d’autre but que l’accroissement du pouvoir, se perfectionnent apparemment sans limites. Les ingenieurs et techniciens sont toujours les plus precis et les plus lucides sur les consequences destructrices des techniques dont ils sont passes maitres, de William Willcox a Openheimer, y compris tous ces ecologistes qui furent des techniciens de haut niveau dans la discipline meme qu’ils critiquent. Le technocrate broye par ses outils, a l’image de l’inventeur de la machine dans « la colonie penitentiaire » de Kafka, et celui en lutte contre ses outils, font partie de la condition de l’homme moderne. Les technocrates ne s’en tireront pas tant que la societe continuera a reclamer d’eux la « neutralite ». Ils savent que la technique ne peut jamais et en aucun cas etre « neutre », qu’elle est aussi orientee, aussi subjective et aussi intentionelle qu’une decision politique ou un roman. Croire en la neutralite des outils est la pire des illusions. L’ingenieur qui ne veut pas etre broye par ses outils et ne broyer ni rien ni personne d’autre, doit etre en lutte constante contre ses propres outils.

    La technique comme mode d’action autonome est encore toute jeune, et pour cela encore a peu pres entierement incomprise. Elle est nee avec « l’inversion » moderne (Ben-Aharon) ou « le malentendu » de la modernite (Rabhi), et probablement pour cela elle en est une manifestation tout a fait pure, n’ayant jamais connu l’epoque d’avant.

    Pour commencer, il est important que tout le monde comprenne que toute technique quelle qu’elle soit est avant tout une philosophie, une conception du monde, et ne peut en aucun cas etre placee au-dessus de tout le reste, sur un piedestal de « neutralite ».

  7. avignon la barthelasse : 6000 arbres vont etre arrachés pour construire une digue! contre inondations beurp! envie de vomir!

  8. j’ai alimenté le blog de Natacha Polony depuis nombreux temps sans savoir que c’était un blog fantôme depuis longtemps en fait, je dois dire que cela m’a fait un sale coup. Il n’y a pas eu un mot un moment donné pour dire que le blog était laché du coup si on y va on peut penser que c’est mon blog sauf que cela n’a jamais été mon but, moi je ne suis qu’un simple graphiste-illustrateur.
    Il n’y a que des commentaires de moi, regardez .
    http://blog.lefigaro.fr/education/natacha-polony.html

    J’ai l’impression de m’être fait ridiculisé, j’en suis mécontent et je vais le faire

    Carl Larmonier

  9. A propos de votre article concernant Olivier Andrault, chargé de mission à l’UFC-Que choisir faisant référence au site
    (http://www.atlantico.fr/users/jean-francois-narbonne-et-olivier-andrault) « je n’ai rien contre… » je porte à votre connaissance les éléments suivants:

    Ollivier Andrault représente l’UFC-Que choisir:

    au comité de suivi (collège membres nommés) du Programme de Nutrition Santé (PNNS)

    http://www.sante.gouv.fr/IMG/pdf/Composition_du_Comite_de_Pilotage_et_du_Suivi_PNNS-PO-2.pdf

    au groupe d’orientation de l’observatoire de la qualité de l’alimentation – Comité d’orientation.

    http://www.oqali.fr/oqali/decouvrir_l_oqali/gouvernance

    Ces représentations résultent de ses fonctions de chargé de mission « agriculture – alimentation » à l’ufc-que choisir, laquelle association le désigne pour la représenter.*

    Il ne travaille pas « pour » comme vous le laissez entendre ou comme une personne « mal intentionnée » a pu vous le laisser croire. Il travaille pour l’UFC-Que choisir et il n’y a pas là matière à conflit d’intérêts. C’est dommage que vous n’ayez pas vérifié vos sources.
    Salutations.
    Michel Duvernoy
    Bénévole à l’ufc-que choisir de Brest

  10. Michel Duvernoy,

    Je vais tâcher d’être mesuré. Mais franchement, me donner une leçon, vraiment ? Que n’avez-vous lu la présentation faite par Olivier Andrault lui-même sur le site d’Atlantico ? Et le comble est que je l’ai reproduit in extenso ! Le voici à nouveau : « Olivier Andrault est ingénieur en agro-alimentaire. Il est chargé de mission “agriculture et alimentaire” pour l’association de consommateurs UFC-Que choisir. Il effectue aussi des missions pour Programme national nutrition santé, pour le Ministère de l’Agriculture et de la pêche, où il travaille pour l’amélioration nutritionnelle des aliments. Il fait aussi parti du groupe d’orientation de l’observatoire de la qualité de l’alimentation ».

    Ayez la gentillesse, je vous prie, de vous expliquer.

    Fabrice Nicolino

  11. La tarification progressive de l’energie:

    Comment une mesure, certes pas revolutionnaire mais rationelle, pleine de bon sens et allant dans le sens de la justice, est combattue par les « dogmes » de la droite et du Front de Gauche:

    http://www.batiweb.com/actualites/legislation-et-reglements/le-bonus-malus-sur-lenergie-verra-t-il-le-jour-12-03-2013-21860.html

    Je rappelle que l’electricite a un tarif progressif au Bengale Occidental, Etat de l’Inde de 91 millions d’habitants, depuis 1977, date de l’arrivee au pouvoir du « Front de la Gauche » (Left Front) et que le gouvernement de droite maintenant au pouvoir, n’a pas ose revenir en arriere.

    Cette tarification progressive a pour effet que ceux qui mettent la clim dans leurs logements, ainsi que les commerces et l’industrie, payent le kW environ le double de ce que payent ceux qui n’utilisent l’electricite que pour la lumiere.

    Ce qui n’est que logique car meme au tarif le plus fort, il est probable que, a part ceux qui ont des systemes solaires, personne ne paye l’electricite en Inde a son vrai prix, la pollution et les dangers de la production au charbon etant fortement concentree sur les plus pauvres, qui souvent n’ont meme pas l’electricite…

  12. Je n’entends pas parler de cela dans les médias radio-télé: comment ils font à la Hague pour refroidir leurs bidules puisque tout est gelé?

  13. Des nouvelles de Pierre-Emmanuel Neurohr :

    mercredi 13 mars 2013

    Pierre-Emmanuel Neurohr a bloqué plusieurs fois des avions pour manifester la nécessité de lutter contre le changement climatique. Il a été emprisonné plusieurs mois. Mais l’instruction continue, et la juge demande une expertise psychiatrique. Il la refuse, en tant qu’ »opposant politique ».
    http://www.reporterre.net/spip.php?article3965

  14. LBL a été bien bon de nous informer que « Sauvons le climat » se demande si Que Choisir est « manipulée par le lobby du gaz », sous prétexte que toute distinction entre gaz naturel classique et gaz de schiste serait forcément oiseuse

    Profitons-en pour nous demander – à la lecture de la conclusion ci-dessous de la Charte de « Sauvons le Climat » – par qui, au juste, est manipulée ou actionnée « Sauvons le Climat », et qui exactement cette association entend sauver avec une telle Charte, surtout depuis le désastre du 11 mars 2011…

    Extrait de la Charte de « Sauvons le Climat » :

     » Il est temps que les Français se convainquent que l’objet du débat énergétique n’est pas de savoir s’il faut ou non « sortir du nucléaire », mais plutôt de savoir comment « limiter le plus possible l’utilisation des combustibles fossiles » qui menace notre climat. Le nucléaire, maîtrisé comme il l’est dans nos pays, présente des risques minimes comparés à ceux des gaz à effet de serre et s’il serait irréaliste de vouloir « sortir des combustibles fossiles » il serait totalement irresponsable de s’en tenir au statu-quo.

    Nous appelons nos concitoyens et nos dirigeants à engager une politique volontariste et décidée, à la fois d’économies d’énergie et de développement de l’énergie nucléaire et des énergies renouvelables. Une telle politique est la seule qui puisse raisonnablement garantir à notre génération et aux générations futures le maintien de conditions climatiques acceptables et prévisibles. « 

  15. A LBL,

    C’était de l’humour la référence à « Sauvons le climat » ?
    Site dans la droite lignée Jancovici, car comme ils l’écrivent eux-mêmes :  » > considère que l’utilisation de l’énergie nucléaire pour produire de l’électricité est un des principaux moyens pour contrôler et limiter les rejets de gaz carbonique »

    Il pourrait se renommer « Sauvons l’atome »…

    Cela dit, le gaz de schistes est bien une abomination dont l’idée continue à faire son chemin, soit dit en passant.

  16. Bonjour a tous,

    « C’était de l’humour la référence à “Sauvons le climat” ? » Non.

    « Cela dit, le gaz de schistes est bien une abomination dont l’idée continue à faire son chemin, soit dit en passant. » C’est pour cela que j’ai osé mettre le lien. Avec la grave crise du chômage qui se profile, et le fait que l’on importe ce qu’en France il y a dans le sous sol, nous n’avons pas fini d’entendre parler du gaz de schiste.

    PS. J’ai loin d’avoir votre savoir, et il est souvent possible que je mette des liens foireux! Mes excuses. 🙂

    Bien a vous,

  17. Bonjour,
    Je réagis un peu tard. Je connais bien le fonctionnement de l’association UFC Que Choisir pour y avoir travaillé, et je ne nie pas la dérive globale que vous mettez en évidence.
    Mais concernant Olivier Andrault, il est chargé de mission à l’UFC. C’est-à-dire qu’il fait du lobbying et à ce titre, il représente -bien ou mal, ça peut se discuter- les intérêts des consommateurs dans différentes instances. Il n’est pas payé pour des missions au ministère de l’Agriculture, il est payé par l’UFC Que Choisir pour représenter les consommateurs au ministère de l’Agriculture. La nuance est quand même importante. Et si vous aviez contacté l’UFC pour vérifier les informations d’Atlantico plutôt que de les prendre pour argent comptant, je pense qu’ils vous auraient volontiers répondu.

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