Quelques mots avant de me rendormir

Mes amis, mes chers amis, mes chers lecteurs, quelques nouvelles du front intérieur. Je suis encore à l’hôpital, en attente de deux opérations. Cela fera quatre au total si l’on s’arrête là, ce qui n’est pas certain. Je vois le monde au travers d’un voile éthéré, tout est ralenti, et dans le même temps chronométré. Je découvre le monde de la kinésithérapie.

J’en profite pour dire et répéter à quel point je suis merveilleusement traité. Je parle à tout le monde, ébahi par le savoir et le destin de tant d’êtres anonymes. Je ne peux vous conter dans le détail l’histoire des 13 filles rousses, digne des Mille et Une nuits. Je me laisse bercer par des récits de Kabylie, du Mali, de Gambie, du Laos. C’est un tour du monde immobile.

Je mentirais en vous disant que je pense. Mon esprit est comme engourdi, et mon attention faiblit après un quart d’heure d’application. Les médicaments de toute sorte font la sarabande dans mon corps. Et moi qui ai publié un livre sur un « empoisonnement universel » ! Ça y est, je faiblis déjà, laissez-moi donc vous embrasser. Même mes adversaires ? Il le faut, au moins l’espace d’un soulagement. Je ne répéterai jamais assez qu’il nous faut unir. Sur des bases claires – d’où ma virulence -, mais dans une unité aussi complète qu’il sera possible.

Je vous laisse. J’essaierai d’écrire plus souvent dans les jours qui viennent. Je ne peux m’occuper pour l’instant des mails que vous adressez à planetesansvisa@yahoo.fr, pour me dire vos articles préférés de Planète sans visa. Mais je vous jure que rien ne sera perdu, et je vous adjure de continuer, encore et toujours. Merci, merci infiniment d’être là.

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J’aime profondément les oies cendrées, et tous les oiseaux du monde. Madame Royal, ministre de l’Écologie, a signé le 28 janvier une circulaire scélérate qui rappelle hypocritement, pour commencer, que la chasse aux oies cendrées est interdite à partir du 31 janvier. Telle est la loi. Mais le texte mitonné à petit feu par nos services spécialisés ajoute qu’aucun procès verbal d’infraction ne sera dressé avant le 9 février. Ce qui laisse neuf jours de braconnage légalisé aux tireurs fous de la chasse.

Or donc, de splendides oiseaux, retour d’Andalousie et en direction de l’Écosse et des pays scandinaves, vont être abattus pour complaire au lobby du flingue. C’est de la politique. Leur politique.

71 réflexions au sujet de « Quelques mots avant de me rendormir »

  1. Fabrice, une citation de notre grand Rabelais
    « Tout vient à point à qui sait attendre »
    (Pantagruel, livre IV, chapitre 48)
    bon courrage à toi

  2. pardonnez mon français but we love you Fabrice you are so strong. Vive les oies cendrées aussi, je partage l’info. Courage encore et encore, dave

  3. Pauvre chou!courage et encore du courage mais reviens nous entier …. les belles oies cendrées ne sont pas les amies de dame Ségolène, pour sur! elles leur préfèrent ses amis les chasseurs , juste pour info extrait d’un argument de sénateur rené paul Savary pour repousser le vote sur néocotinoïdes

    …. »aucune preuve scientifique n’ayant été apportée. Il n’existait aucune base légale justifiant la révision, la restriction ou le retrait des autorisations existantes.

    Ne tombons pas dans la caricature d’une écologie des interdits. Ce n’est pas ainsi que l’on fera avancer la réflexion. Pourtant, cette proposition de résolution vise à interdire les substances néonicotinoïdes, sans prendre en compte le fait que la recherche, en l’état actuel, ne permet pas encore de proposer de solutions alternatives.

    Ne tombons pas non plus dans le panneau de l’écologie de la décroissance ! Certes, il convient de prendre en compte la dimension environnementale, mais il est également nécessaire de considérer un certain nombre de réalités, notamment en ce qui concerne les semences. Il s’agit tout de même d’une activité économique de plusieurs milliards d’euros, grâce à laquelle notre balance commerciale est positive. Il serait dommage que, du fait de telles propositions de résolution, adoptées trop rapidement, on aboutisse à un interdit remettant en cause toute une économie, sans que nous dispositions des garanties suffisantes justifiant une telle décision.

    J’attire l’attention de mes collègues sur ce point, en réitérant ma volonté de considérer la question posée de manière non pas négative mais bien positive.

    Mes chers collègues, il faut passer véritablement à l’écologie du XXIe siècle, une écologie moderne et non pas archaïque, qui prenne en compte l’ensemble des dimensions humaine, économique, environnementale et sociale. Or la proposition de résolution que vous défendez ne va pas dans ce sens.

    http://www.senat.fr/seances/s201502/s20150204/s20150204005.html

  4. Merci pour ces nouvelles, Fabrice, et que vivent, malgré les politicards et les grocs, les oies cendrées !
    De grosses bises à toi, et à tous ceux qui te chouchoutent.

  5. Merci Fabrice,

    Grand merci de donner de tes nouvelles.

    Quel courage! Ce qui est merveilleux, ce sont tout ces partages. C’est grâce aussi, a ces partages que toutes les épreuves semblent adoucies. Tes forces sont les nôtres, et les nôtres, les tiennent. Il n’y a qu’unies, qu’elles pourront espérer voir des améliorations et ainsi retrouver l’harmonie.

    Enormes bises, ou tu sais!

    Sur ce: m’en va aller me teindre en rousse et inventer une histoire sans fin …. 😉 😉

    Merci a toutes, tous, bien a vous,

  6. Aaaah ! on retrouve le Fabrice combatif !

    merci et bon retour !

    … et un gros courage pour la kinésithérapie cher Fabrice

    Dominique (SN)

  7. Plein de pensées et de rayons de soleil porteurs de chants d’oiseaux. Tous les adhérents de « SOS busards » sont là avec moi et avec tous ceux de ce blog (que j’aimerais tant un jour rencontrer), pour tresser avec eux cette merveilleuse toile d’Amitié et de soutien sur lequel tu peux et pourras toujours t’appuyer, te ressourcer, te reposer et te reconstruire. Je t’embrasse.

  8. Tiens bon Fabrice !
    Pour le reste, tout est là, en effet, c’est là la plus redoutable des difficultés à dépasser sinon rien ne tiendra :
    « Je ne répéterai jamais assez qu’il nous faut unir. Sur des bases claires – d’où ma virulence -, mais dans une unité aussi complète qu’il sera possible. »

    Oui, des bases claires et acceptables. Pas l’éternelle compromission. Nous devons rester ouverts et accueillants, mais pas nous laisser duper par la vieille garde productiviste ou autoritaire ou technocratique par exemple.
    Ceux qui n’ont rien compris à la crise écologique (double = climat ET biodiversité) doivent aller voir ailleurs ou alors se cultiver enfin…

    Nous avons tous (il me semble) l’impérieux devoir de construire une force de changement qui ne reculera pas. Reculer c’est mourir, c’est laisser mourir le monde… nous le savons, nous n’avons plus le choix !
    Lisez et faites lire « L’événement anthropocène » de Bonneuil…

  9. Heureuse que vous continuez à voyager dans la beauté et l’humanité, même immobile.
    Ici et ailleurs, nous sommes votre nébuleuse, tous là autour de vous.
    Et on ne lâche rien..

  10. Un clic tous les jours au cas où….et le plaisir de découvrir que, oui, aujourd’hui tu as donné des nouvelles. Many, many thanks to those caring people and their stories, healing body and mind. Et bises.

  11. Courage cher Fabrice ! On vous envoie des ondes positives et vous souhaite une bonne rééducation.
    Comme vous le dites si bien, soyons unis !

  12. Du courage, je vous en souhaite plein plein plein! Facile a dire, tellement moins à maintenir. Toutes mes pensées pour les opérations, la kine encore et encore, les traitements… Pour enfin voir le jour et pouvoir aller contempler ces magnifiques oies en vol et se battre tous ensemble pour un monde uni…

  13. @ PP : de tout coeur avec toi, et je veux bien aider à leur botter les fesses..
    Pour Fabrice, je me fais quelques secondes l’avocat du diable… Tu constates comme tous ceux qui ont poussé la porte d’un hôpital l’efficacité du personnel, certes, mais aussi – et surtout – des machines, des médicaments… en serait-il ainsi si nous n’avions jamais procédé à des essais sur des animaux, aussi barbares soient-ils ? Si nous n’avions pas gratté la terre et bricolé des produits radioactifs, des poisons, des métaux lourds ? Pas de cobalt, pas de titane, pas d’antibiotique, pas d’irm ni de scanner, et tu serais pas la pour tenir la barre, ni nous pour t’encourager.. Et pourtant je suis, nous sommes tous farouchement contre la vivisection, contre le sacage du Niger par Areva, etc etc…
    Je fais comme Alice, un clic tous les jours..
    Bon, soyons positif, tu vois le kiné, donc tu es plus ou moins debout, ouf…

  14. Fabrice,
    je suis bouleversée par ce qui vous arrive, par ce qui arrive à la société française (notamment).
    Les politiques et les administrations ne voient pas ce qui est déjà en cours.
    Au vu de votre souffrance,permettez-moi d’attirer votre attention sur les souffrances terribles, liées aux empoisonnements collectifs pat les métaux lourds, par exemple. Un intervenant plus haut évoque aussi une question sanitaire, il me semble.
    Je prie le ciel que vos sens bientôt à nouveau raffermis suivent l’évolution des vraies réalités, celles ultimes des perditions sanitaires et environnementales. Le reste, je me demande si ce n’est pas déjà une conséquence.
    Humblement vôtre, DS.

  15. Pourquoi choisir?

    Ne pourrions nous pas regarder devant?
    Pourquoi ne pas chercher un thème pour le prochain livre d’un révélateur de conscience qui nous tient à coeur, qu’il nous faut et que l’on attend avec impatience.

    Courage Fabrice

  16. @ bakoko34:

    « en serait-il ainsi si nous n’avions jamais procédé à des essais sur des animaux, aussi barbares soient-ils ? Si nous n’avions pas gratté la terre et bricolé des produits radioactifs, des poisons, des métaux lourds ? Pas de cobalt, pas de titane, pas d’antibiotique, pas d’irm ni de scanner, et tu serais pas la pour tenir la barre, ni nous pour t’encourager. »

    Comment savoir où menait le chemin que nous n’avons pas pris? Nous n’aurions pas, alors, fabriqué de gaz moutarde… ni de kalachnikov…

  17. Belle causerie sur le loup et sa vie hier soir en Ardèche au Vans, 70 personne… public passionné… ça fait partie des bons signes.
    Dessin de Charb montré et cité.
    Il y a officiellement un loup en Ardèche. On lui attribue 253 victimes (ovins) en 2014 (« loup non écarté » disent-ils… mais non obligatoire non plus ! Merci les chiens…) et il a 14 arrêtes de tirs préfectoraux contre lui en 2014 (des tirs potentiellement tout à fait létaux, 5 loups en ont fait les frais dans les Alpes en 2014) et 59 chasseurs formés par l’ONCFS prêts à lui débouler dessus dès lors que le préfet dégainera un arrête de « prélèvement » comme le consacre la novlangue du « plan loup »…
    J’espère que ce sera alors la révolution sur le terrain et la honte absolue pour le préfet, l’Etat et le monde agricole.
    J’espère que nous n’en sommes pas encore là.
    Je répète… UN loup !

  18. Cher Fabrice,

    J´ai été consternée de lire que vous deviez à nouveau repasser sur la table d´opération, et ce plusieurs fois. Je vous souhaite tout le courage nécessaire pour faire face à tout ce que vous devez encore affronter sur le chemin de la guérison. Mais elle viendra, chaque jour qui passe vous en rapproche. C´est tout un art d´être Fabrice, et vous le maîtrisez parfaitement.
    Aussi bien que les canards de Claude Roy maîtrisent celui d´être canard 🙂 :

    C´est tout un art d´être canard
    C´est tout un art
    d´être canard
    canard marchant
    canard nageant
    canards au sol vont dandinant
    canards sur l´eau vont naviguant
    être canard
    c´est absorbant
    terre ou étang
    c´est différent
    canards au sol s´en vont en rang
    canards sur l´eau, s´en vont ramant
    être canard
    ça prend du temps
    c´est tout un art
    c´est amusant
    canards au sol vont cancanant
    canards sur l´eau sont étonnants
    il faut savoir
    marcher, nager
    courir, plonger
    dans l´abreuvoir
    canards le jour sont claironnants
    canards le soir vont clopinant
    canards aux champs
    ou sur l´étang
    c´est tout un art
    d´être canard.
    (Claude Roy)

    Ma fille me charge de vous transmettre toutes ses amitiés et ses voeux de bon rétablissement. Elle est infirmière dans un service intensif pour les grands blessés. Elle sait mieux que moi ce que vous traversez. Tout comme elle connait le dévouement et l´engagement du personnel médical.

    P.P
    merci pour le lien. Mais il vaudrait mieux prévenir les lecteurs, il y a de quoi tomber de sa chaise 🙂 !
    D´accord avec vous, mais j´ajouterai que les politiques ne sont pas les seuls responsables. Les plus coupables sont les voyageurs, il faut quand même le dire.
    Les avions sont remplis de passagers, toujours plus. Oblige-t-on les gens à monter en masse dans les coucous? A passer des vacances à l´autre bout du monde? Certains prennent l´avion comme d´autres le bus ou le métro.

  19. Bonjour Fabrice,
    Quel désastre … mais tant qu’il y a de la vie, tous le espoirs sont permis !
    Je voulais vous souhaiter du courage pour tout ce que vous avez à subir, de « beaux voyages » auprès de vos soignants et de belles rencontres humaines pendant ce temps de parenthèse. Je voulais aussi vous dire merci pour tout ce que vous avez écrit et écrirez encore qui ouvre nos yeux sur certaines facettes du monde.
    Avec vous,

  20. Oui Martine, « je hais les voyages et les explorateurs » 😉
    Bon, j’exagère un peu, comme ce bon vieux CLaude L.S.
    Mais… cette maladie des occidentaux à bouger partout montre aussi combien ils sont mals dans leur « civilisation ». Sans cesse obligés d’aller se changer les idées ailleurs. C’est grave.
    Surtout que dans 90% des cas ces déplacements détruisent tous les ailleurs… et le climat !
    On ajoute à ça toutes les addictions, et le tableau de notre société fait pitié…
    Je ne me remets pas de l’info selon laquelle les français ont augmenté de 20%(!)leurs prises de chimie médicale après le 7 janvier… en sachant qu’on a déjà en France une consommation de somnifères et autres tranquillisants colossale.
    Un peu comme les pesticides.
    On adore ça la chimie en France…
    J’aurai préféré découvrir qu’après le 7 janvier, des réunions, soirées, débats de toute sorte ont augmenté de 20% ! (c’est peut-être aussi le cas d’ailleurs…).

  21. Bonjour Fabrice,

    Vous vous battez et ça je crois que c’est le meilleur sésame!
    Je ne peux sans doute pas très bien m’imaginer ce que vous traversez, ce n’est pas facile ni physisuement ni mentalement, j’en suis certaine.

    J’ai lu vos articles en vrac au gré de mes « inspirations » et votre franc parler fait du bien, votre humour aussi, et j’apprend plein de choses (sauf qu’il faudrait 10 vies pour approfondir la moitié d’un dixième!)

    Si une petite « lettre » d’une inconnue vous donne un coup de pouce, j’en suis ravie (surtout s’il y en a plein, ça fait des grands coups de pouce, je veux dire de pattes d’éléphant!

    Bon courage et requinquez-vous bien!!

    Sylviane

  22. Merci de puiser dans vos forces pour nous donner des nouvelles.Le chemin sera long mais vous avez beaucoup de courage et semblez bien entouré. Je vous adresse d’ affectueuses pensées

  23. Mes allusions à la chimie médicale ne concernent évidemment pas les malades dans des situations d’urgence physique tels que toi Fabrice, pas d’ambigüités : à ta place j’accepterai aussi 100 % des traitements proposés sans discuter.
    Il y a un temps pour tout.

  24. Contente de vous lire alors que vous auriez pu disparaitre.
    Merci la vie, merci aux soignants qui vous aident à récupérer vos forces et à pouvoir marcher à nouveau.
    Les commentaires au-dessus me mettent les larmes aux yeux.
    Vous êtes précieux et je vous souhaite toute la force nécessaire pour surmonter ces opérations et la rééducation.
    Merci d’être encore parmi nous !

  25. Pour reprendre l´idée émise par Frédéric de publier les textes marquants de Fabrice, je partage celle de Stan de publier l´ensemble des articles.

  26. Cher Fabrice
    Même si nos trajectoires pesonnelles ont divergé depuis les années de la course après les fûts de Seveso (‘private joke’), je suis toujours ton engagement indéfectible pour la cause.

    J’ai lu avec intérêt que tu milite aussi pour des devoirs et des responsabilités et pas seulement des droits. Quand tu seras sur pieds je serais très honoré d’en discuter avec toi.

    D’ici là mes pensées t’accompagne. Je comprends tes sentiments d’être livré aux produits chimiques après ce que tu en avais dit. J’ai subi il y a quelques années une « curie thérapie » et été traité pendant quelques jours comme un déchet nucléaire, les infirmières me visitaient avec un tablier en plomb!!!
    Amitiés

  27. Cher Christian Brodhag,

    Tes mots venus de loin – nous avons en effet divergé – me remplissent d’une joie sincère. Je te remercie, et t’envoie, moi aussi, mes amitiés,

    Fabrice Nicolino

  28. Que prendre de ta souffrance ?
    De celle des innombrables qui souffrent ?
    Que prendre pour qu’elle s’allège ?
    Seuls les Princes du sang réduisent l’épreuve

    Que leurs pensées soient justes
    Que leurs yeux ne cillent pas
    Que leurs mains ne tremblent pas
    Et tu seras bientôt guéri

    D’affectueuses pensées
    Christian

  29. Vous êtes très courageux, monsieur Fabrice Nicolino et chaque jour qui passe vous rend encore plus fort. Merci de prendre soin de vous pour nous donner encore longtemps le plaisir de mieux comprendre le monde. Bien cordialement

  30. Christian Brodhag… ça me rapelle l’époque où les Verts donnaient espoir… c’était il y a bien longtemps. Je me permets de vous saluer aussi M. Brodhag, je vous ai longtemps tenu comme l’un des écologistes intègres et sincères de ce parti dont je fus.C’était la fin des années 80. Les années « Seveso », en effet…
    Aujourd’hui, Voynet dit quelque chose de sensé :
    http://www.lemonde.fr/politique/article/2015/02/13/dominique-voynet-il-y-a-plus-d-ecologistes-en-dehors-d-eelv-que-dans-le-parti_4575839_823448.html

    Elle a raison : il n’y a plus beaucoup d’écologistes (depuis longtemps voire depuis le début ?) au sein d’EELV.
    C’est évident : NOUS SOMMES TOUS LA ! Sur « Planète sans visa » 😉 😉 😉 !!!
    Fabrice, prends le temps de te soigner partout, bien solide et… ils vont voir ce qu’ils vont voir !;-)

  31. Cher Fabrice,
    tout simplement merci d’être là, merci pour le bonheur de lire vos mots et même vos maux.
    Aujourd’hui j’ai vu dans le ciel des vols d’oies sur le retour. Le printemps arrive bientôt.
    Amitiés

  32. Je vous envoie des ondes positives pour tenir et revenir avec nous et continuer la marche du tous ensemble contre l’ignorance de certains. En attendant, laissez vous bercer par les contes d’autres espace temps qui peuvent reposer votre mind and body. Bonjour à ce personnel dévoué afin de continuer à vous remettre sur pied. Bises
    Jalil

  33. merci pour ces nouvelles et bon courage ;
    pour vous Fabrice les premiers crocus
    et les pépiements de 2 mésanges huppées
    qui, vues sous un certain angle, ont l’air
    de lutins avec des bonnets pointus…
    c’est la première fois que je les remarque et que j’en vois « en vrai », les autres années elles ne venaient pas aux graines de tournesol et aux boules de graisse.

  34. cher fabrice,

    Cela fait plaisir de vous savoir si bien entouré et de voir aussi que votre malice n’a pas été atteinte . Je vous souhaite beaucoup de courage pour tout le chemin qu’il vous reste à parcourir. Que les oies cendrées viennent remplir vos rêves. Je ne manquerai de scruter le ciel pour essayer d’en apercevoir et ainsi penser à vous.
    A bientôt de vous lire tout simplement,
    Affectueusement
    Florence

  35. Courage, tiens bon.
    Au menu en ce moment je me tape « Bidoche », ton bouquin. Ça se lit super bien, belle plume.
    J’espère que tu vas nous en pondre d’autres.

  36. Comme dit P.P. (ci-dessus quelque part) »Il y a un temps pour tout »…
    Il y a 2 ans, à 74 ans, j’ai eu de graves soucis de santé (j’abrège). J’ai d’abord subi de très lourds traitements médicaux (j’abrège). J’ai pu mentalement tenir le coup, par rapport à tant d’autres, du fait de mon passé militant, de plus en plus lucide, vers la vraie écologie (la nôtre)et l’utopie-réaliste de la vraie anarchie (car là aussi il y a du ringard déchet!)…
    J’ai pu tenir le coup grâce à mon réseau d’amis (dont des artistes-bricolos ce que je suis aussi : poète, photographe)…
    BREF, j’ai pu récupérer assez de force, mentale, pour m’auto-guérir (avec soins doux!)et stopper NET une poursuite de traitement médical lourd qui me démolissait le moral…

    Mon médecin traitant (1 visite trimestrielle) n’en revient pas : « Vous avez rajeuni de 10 ans! »

  37. OUBLI dans mon commentaire précédent:
    Je précise que ce sont les encouragements d’amis à poursuivre mon œuvre (interrompue par mes soucis de santé) qui m’ont permis de remonter la pente…
    Et c’est ce qui est en train de t’arriver, mon cher Fabrice, à une puissance bien plus grande…

  38. Coucou,

    Je m’associe a tous ces beaux messages d’Amour pour te réconforter. Prend bien soin de toi.

    J’espère ne pas faire Carole pot de colle, a laisser souvent de petits mots de soutient.

    En don de ta prompte guérison, afin que tu puisses te rendre le plus tôt possible dans ton vallon te ressourcer, ai osé faire don de « mon » don de sourcière. Mais non! Pas sorcière! 🙂

    Les baguettes sont muettes depuis.

    Douce nuit. D.B.

    Amitiés. Grosses, grosses bises, bien a vous toutes, tous,

  39. J’espère que vous manger bio au moins à l’hosto !
    Blague à part, 4h 25 du mat’… moi aussi je vais me coucher après avoir bouclé un nouveau recours contre un jugement scélérat. Studieuse la Saint Valentin, ouais !
    Je pense à vous, ça me donne du courage ! Merci Fabrice

  40. Colère aujourd’hui. Nous tuons la mer, partout. Merci à Fabrice de n’avoir cessé et de ne cesser d’alerter là-dessus : nous avons bousillé 90% des ressources océaniques !
    Et ça va s’aggraver d’un facteur 10 (!) pour le plastique.
    Encore une fois, que font nos politiques ? Ils sont minables et en dessous de tout. Ils ne servent qu’à maintenir le système en place. Qu’ils dégagent, vite !
    Ce sujet devrait être sur la table dans les priorités de Nations Unies, de l’Union européenne, des parlements de tous les pays… Mais rien, rien, rien. Ah oui… le Grenelle de l’environnement sur les plastiques… Nul ! Honte à ceux qui se contentent de ce lamentable échec ! Eux aussi qu’ils dégagent !
    Et là encore, ras le bol de la Chine… une autre version de « La Chine, ça suffit ! »… sauf que… la Chine, c’est nous et notre consommation effrénée, nous et notre « modèle » de civilisation mortifère et basée sur le pillage de toutes les ressources de la planète.
    Nous devons contribuer à lever un vaste mouvement de fond, planétaire, efficace et déterminé, il est temps ! :

    http://www.lemonde.fr/pollution/article/2015/02/12/le-deversement-des-plastiques-dans-les-oceans-pourrait-decupler-d-ici-a-dix-ans_4575610_1652666.html

  41. Je suis, comme beaucoup d’autres, passé par des moments difficiles. Et il me semble que la souffrance, en nous rendant fragiles, sensibles et humbles, nous ramène à l’essentiel et nous fait aimer les autres, tous les autres.

    Je suis sûr que tu garderas de cette expérience éprouvante une richesse intérieure faite d’humanité et d’amour et que tu retrouveras les forces, qui te manquent aujourd’hui. Tu pourras alors lutter contre ceux et celles qui, aveugles et cyniques, se croient indestructibles, éternels, au-dessus de la vie et qui écrasent, laminent, cassent et tuent.

    Repose-toi et garde confiance en toi et dans l’avenir.

  42. bonjour Fabrice,
    Qu’il est bon, doux de sentir l’énergie encore présente dans ce message et de savoir que l’envie d’Etre là est toujours présente ! Quel soulagement pour nous ! J’ai hâte de vous lire de nouveau.
    Je vous souhaite tout le courage encore nécessaire,
    Amicalement, Gaëlle

  43. Courage Fabrice, courage. J’ai aussi une fascination pour les oiseaux. Quand on pense aux milliers de kilomètres que certains font, en passant par des endroits qu’on ne pourrait même pas imaginer, on se sent tout petit. J’ai entendu récemment une émission radio qui parlait de leur faculté à connaitre à l’avance les ouragans et dépressions et à changer de trajectoire de migration en fonction. J’ai trouvé ça fantastique cette réelle connexion avec leur environnement. Connexion que nous avons perdue (est-ce que nous l’avons eu un jour…). Alors quand je vois la chasse, ça me fait pleurer. Pour les oiseaux, mais aussi pour les hommes, qui ne mesurent pas l’importance de ces choses là. Ce n’est même pas mesurable d’ailleurs… Alors ne parlons pas de Royal. Elle est insupportable…

    Merci Fabrice d’être là, et tiens bon.

  44. Bon courage Fabrice !

    J’admire que malgré tout, vous nous parliez des oies cendrées ! Et oui, elle est chouette notre ministre de l’écologie…

    je vous embrasse, vale te vale

  45. Bonjour Fabrice,

    Un grand bonjour à ceux qui t’entourent actuellement . Voici une petite merveille qui rappelle combien la beauté dans la nature se réinvente perpétuellement avec une minutie mathématique :

    http://www.etereaestudios.com/docs_html/nbyn_htm/nbyn_mov_youtube.htm

    La nature nous offre chacune de nos contemplations , l’ensemble des sentiments et des raisonnements qu’elles font naître . Elle nous donne notre dimension d’homme .
    Vivent les oies cendrées !

  46. Bon courage cher Fabrice, continuez à vous battre.
    J’ai fini « Un empoisennement universel », merci infiniment pour ce livre. Quand viendra le moment d’une prise de conscience et d’une réaction universelle ?

    Ici, près de Montpellier, il y a des gens qui semblent adorer la bétonisation et les inondations qui vont avec (entre autres méfaits). Contre un autre projet inutile:
    http://www.petitions24.net/contre_limplantation_du_village_oxylane_a_st_clement_de_riviere
    Bien à vous

  47. Fabrice,

    On pense à toi qui malgré toutes les épreuves, les douleurs et la valse des médocs, prends quelques minutes pour penser à ces oiseaux sauvages que nous aimons tant.

    On t’embrasse,

    Françoise et Roger MATHIEU

  48. Cher Fabrice,

    Tu nous as demandé de rechercher parmi tes centaines de billets publiés ici ceux qui nous ont marqués, bouleversés ou émus.

    Je n’hésite pas une seule seconde tant je garde un souvenir merveilleux de deux ou trois d’entre eux décrivant de manière hypersensible la grande beauté d’un certain vallon que tu affectionnes particulièrement… Les plus anciens lecteurs de ce blog ne l’auront sans doute pas oublié.

    Alors puisque tu traverses des jours difficiles, je te propose de de t’y projeter à chaque baisse de moral afin de t’y ressourcer et d’y puiser toute l’énergie dont tu as besoin. Sache que ce vallon inconnu est un peu devenu le mien et que je m’y promène bien souvent…

    Un grand merci pour ce superbe cadeau, parmi tous ceux que tu nous as généreusement offerts !

    Prends grand soin de toi. Sancho

  49. Bonjour Fabrice?
    Nous allons comme d’habitude mettre ton texte sur le blog « Bagnolet en Vert ». A bientôt !
    Hélène et Pierre

  50. Bonjour Fabrice,

    Une petite visite hebdomadaire, pour vous dire que si je veux bien zapper la société du zapping, mes pensées, elles, continuent à vous accompagner. J’espère que vous recouvrez peu à peu des forces vives.

    J’imagine sans difficulté, Sancho, que le vallon de Fabrice soit aussi devenu le vôtre. Il le deviendra peut-être aussi pour ceux qui, comme moi, le découvrent en ce mois de février. Et je m’étonne devant ces mêmes mots, hors de l’espace-temps, qui vous ont si profondément marqués par le passé, et qui m’émerveillent aujourd’hui.

  51. Les cigognes blanches du 10 février, elles sont passées côté Rhône finalement… c’est moins sportif que le col ardéchois mythique, surtout après des jours de Mistral de face plein Nord ! On peut les comprendre.
    En attendant, les voici le jour même, côté Rhône, donc, j’en ai vu 300, en sont passées plus de 4 fois plus ce jour là ! :

    http://www.migraction.net/index.php?m_id=112&graph=synthesis&action=list&frmSite=5&year=2015&frmSpecies=0&frmPrePost=-&frmDoy=041&f=0

    Fabrice, tu as sûrement été opéré cette semaine étant donné le silence radio. Repose toi bien pour reprendre des forces, compte les moutons pour sombrer dans les bras de Morphée et réjouis toi en pensant à tous ces jeunes ornithos qui eux aussi comptent… non pas les moutons mais les migrateurs un à un !
    Par chez moi, ils le font du lever au coucher du soleil et 7 jour sur 7 de mi février à mi mai !
    Ils reconnaissent le moindre piaf en 1/3 de seconde ! Impressionnant. Un beau savoir faire !

  52. Bonjour,

    Je t’envoie une jolie photo. Tu verras, elle aidera, un peu a soigner les douleurs.

    Mes plus belles pensées, je t’embrasse fort,

  53. Fabrice,
    L’hiver est long et il doit l’être plus encore dans une chambre d’hôpital. L’hiver loin des arbres, des chemins où se perdre en rêveries, c’est à croire qu’il n’en finira pas, j’imagine.
    Hiberner ? Se faire un refuge de sommeil ? Se tenir aux aguets ?
    Un lundi de février, le printemps m’est apparu sous le visage d’un soleil que j’avais oublié. Toute la journée, un chuchotement m’a accompagné : Nous allons vers des jours meilleurs. En moi, autour de moi, tout un monde me murmurait cette grande nouvelle. Guidé par mon instinct, j’ai ouvert mes bras et j’ai préparé les premiers semis de l’année.
    Mais à nouveau, la pluie est revenue, le vent. A nouveau, le monde a perdu sa lumière. Chaque année, c’est pareil. On espère le printemps dans les moindres lueurs, on l’aimerait précoce et, quand il ébauche un premier signe, on a envie d’y croire, tout en ne pouvant s’empêcher d’y voir l’indice d’un climat déréglé, si bien que la plus simple des joies, une belle journée de soleil, se voile d’une menace.
    Il faudra de longues semaines, des mois. Et un jour, le printemps reviendra dans nos vies. On pourra dire : C’est arrivé. L’hiver a rendu les armes.
    Oh ! Pas d’angélisme. Les guerriers, eux, ne les rendront pas de sitôt. Ils continueront à mettre à l’encan la nature, à bruler tous les feux, à faire de nous des inflammables à la merci d’une étincelle, des somnambules avançant sur le bord des gouffres.
    Nous avons à retrouver nos ardeurs, à tendre vers cette « accumulation des forces » que vous appeliez de vos vœux dans un texte mémorable qui mériterait sans doute d’être retenu parmi les plus beaux. Et si l’hiver était justement cette saison à rassembler nos énergies, à reconstruire nos corps, nos vies, pour mieux les habiter ? Ce long travail du dedans, si difficile, si nécessaire aussi, comment en faire l’économie si l’on veut aller vers des jours meilleurs avec leurs emportements, leurs fenêtres ouvertes, l’espérance d’un ailleurs à saisir à pleines mains ?
    Ce n’est jamais du temps en vain. Se reconstruire pour, à son tour, construire des chemins vers un monde d’oiseaux, un monde où ça chante à nouveau…
    Je vous embrasse.
    Frédéric

  54. 🙂

    Merci Frédéric,

    Superbe.

    Toujours, encore, pour le bonheur de vous lire, la plume verte et grand amant des muses.

    Gros bisous.

  55. Fréderic, votre texte est d’une beauté à couper le souffle. C’est très touchant et très vrai. Merci infiniment de l’avoir partagé ici… C’est l’une des choses que nous sommes nombreux je crois à penser pour Fabrice, mais là c’est si bien écrit et avec une telle sensibilité… je n’ai pas de mots.

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