Appel à Nicolas Hulot, Allain Bougrain-Dubourg, Pierre Rabhi et tous autres

 

Amis lecteurs de Planète sans visa, je vous demande de faire un effort personnel. Si vous êtes d’accord avec ce qui suit, diffusez, aussi massivement qu’il vous sera possible. Auprès de vos proches et de vos amis, auprès de vos élus – qui ne risque rien n’a rien -, auprès de tous les groupes possibles, auprès des personnes citées dans le titre, auxquels s’adresse cette Lettre ouverte, qui est évidemment destinée à tous. Je vous en prie : une heure de votre temps doit être consacrée à cette nouvelle bagarre, que j’espère nationale, internationale, planétaire. Ne remettez pas à demain. S’il vous plaît, commencez aujourd’hui même. Et merci.

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Appel à Nicolas Hulot, Allain Bougrain-Dubourg, Pierre Rabhi et tous autres

Je souhaite être solennel. Vous lirez ci-dessous un article que j’ai publié dans Charlie-Hebdo voici quelques semaines. Il n’a rien banal, car il touche aux profondeurs de notre destin commun. Même s’il  s’agit de criminels ordinaires, ordinaires dans notre monde criminel. Un groupe minier russe, qui travaille en Afrique dans des conditions scandaleuses, veut s’en prendre au joyau écologique qu’est la forêt tropicale de la Guyane dite française.

On ne peut laisser faire. À aucun prix. Nous sommes en face d’une modeste mais réelle responsabilité historique. Car la France détient sur le continent américain une fraction de la richesse biologique mondiale. Une mine d’or industrielle là-bas serait le signal que tout, désormais, est possible. Si un pays comme le nôtre accepte de sacrifier cette merveille, quel autre se sentirait tenu de s’arrêter pour réfléchir ? La Chine ? L’Indonésie ? Le Brésil ? Le Rwanda ? La Russie de Poutine ? Voyons, un peu de dignité.

Nous crevons sous le poids de discours illusoires et de déclarations qui n’engagent à rien. Du haut des tribunes frelatées, comme il est aisé de crier : « Notre maison brûle, et nous regardons ailleurs ! ». Elle brûle, en effet, et en enfer. Elle se tord, elle hurle sa douleur chaque seconde de chaque minute, et nous faisons comme si tout devait se passer entre gens de bonne compagnie. Cela ne peut plus durer. Qu’on le veuille ou qu’on le cache, une frontière sépare ceux qui accélèrent dans la dernière ligne droite discernable, et ceux qui se jettent de désespoir sur le frein.

Le noble combat de Notre-Dame-des-Landes est essentiel pour la France, car il affirme dans la clarté qu’on ne peut plus faire comme avant. Ici, dans ce pays-ci. La grande bagarre de Guyane que j’appelle de mes vœux est d’emblée internationale, mondiale, planétaire. Elle signifie que la défense de la biodiversité – nom savant de la vie – oblige à sortir du bois et à compter ses forces. Reculer, ce serait avouer que nous ne sommes pas de taille. Reculer, ce serait accepter tout, étape après étape. Je vous suggère, amis de l’homme, des bêtes et des plantes, d’organiser un voyage de protestation en Guyane même, dès qu’il sera possible. Le crime qui se prépare, car c’en est un, mérite que nous bandions toutes nos forces, et elles sont grandes, malgré tout.

Levons-nous ensemble, car sinon, autant se taire pour l’éternité.


Ci-dessous, l’article paru dans Charlie.

La mine d’or guyanaise d’Attali, Juppé et Macron

Tous aux abris ! La forêt tropicale de Guyane – la nôtre – est menacée par un tsunami affairiste. Le gouvernement donne les clés d’une mine d’or gigantesque à une transnationale russe qui sévit déjà au Burkina Faso.

 

Attention les yeux, on va voir apparaître comme par magie un Attali, un Juppé, un Macron pour le prix de presque rien. Mais dès l’avance, il faut dire deux mots de la Guyane audacieusement appelée française. Il y a là-bas des Noirs Marrons, descendants d’esclaves échappés des plantations philanthropiques. Des Indiens installés au profond de la forêt tropicale, le long des rivières et des fleuves. Et puis des Blancs, car il y a partout des Blancs. Autrement, qui tiendrait le nerf à bœuf, dites-moi ?

La forêt tropicale, qui couvre 95% du pays, est à peu près intacte, ce qui se fait rarissime dans un monde qui crame tout. Et en théorie, les envolées permanentes des nobles politiques sur la biodiversité devraient pouvoir protéger les singes hurleurs, les aras et les jaguars pour l’éternité.

Mais il y a l’or. Des milliers d’orpailleurs clandestins pourrissent les eaux de Guyane depuis des décennies en balançant à tout va de charmants produits comme le mercure – idéal pour extraire l’or de son substrat rocheux – dans les rivières. C’est pas bon, c’est pas beau, et c’est artisanal. Tout autre est la puissance de feu des transnationales, qui peuvent mobiliser des concasseurs de la taille d’un avion et pulvériser des millions de tonnes de roches sans coup férir.

Jusqu’ici, les projets les plus crapoteux ont échoué, mais celui dont on va parler a plus que ses chances. En 2011, la Columbus Gold, boîte canadienne junior – on va expliquer, c’est très malin –, achète huit concessions minières en Guyane. L’une des huit se trouve à 80 km au sud de Saint-Laurent-du-Maroni, au-dedans d’un lieu appelé la Montagne d’Or. Il y aurait 155 tonnes d’or planquées, peut-être le double. Miam.

Pour récupérer la mornifle, il faudra creuser une fosse d’au moins 2,5 Km de long, de 600 à 800 mètres de largeur, de 200 à 250 mètres de profondeur. Compter 460 millions de tonnes de roches à broyer, au bas mot, car on récupère au mieux qu’1,5 gramme d’or par tonne. Prévoir également de gros besoins d’énergie et d’électricité. Disons l’équivalent de ce que consomme la capitale Cayenne en un an.

Mais une telle apothéose, ami technophile, ne peut être déployée par une petite junior, qui apparaît en la circonstance comme le paravent d’une grosse mère que les spécialistes nomment une major. La Columbus Gold ne fait qu’explorer, avant de refiler le bébé au vrai bénéficiaire, la Nordgold, sise à Moscou. Nordgold est seule capable d’exploiter et d’ouvrir les entrailles de Guyane. Et elle est en plus entre des mains charmantes. Une ONG suisse et catho, Action de Carême, a publié en février 2016 un rapport sur les mines d’or au Burkina Faso (1), où l’on peut lire : « Dans beaucoup d’endroits, l’exploitation aurifère détruit les bases de l’existence de populations, porte atteinte aux droits humains ». Avant de préciser : « Les sociétés minières présentes au Burkina Faso, en l’occurrence Iamgold, Nordgold et Amara Mining, ont une grande responsabilité dans les violations des droits humains exposés ».

Si cette mine ouvre, et tous les feux sont au vert, adieu à la forêt tropicale que l’on connaît. En toute certitude, ce sera la ruée vers l’Eldorado, car on trouve de l’or un peu partout. Il y aura des routes, des autoroutes, des barrages, des pylônes à haute tension. Et si tout est désormais sur les rails, c’est que la mine est soutenue par des autorités morales considérables. Jacques Attali, le preux lobbyiste international, siège au Comité consultatif de la Columbus Gold. Alain Juppé, fervent écologiste, en meeting à Cayenne ces dernières semaines : « J’ai conscience des enjeux écologiques de la Guyane. Mais le territoire est vaste, il y a de la marge. La balance doit être faite entre les enjeux environnementaux et humains » (2). Quant à l’immense Emmanuel Macron, il s’est carrément rendu sur le futur chantier, vantant l’excellence du projet, précisant : « Cet industriel [la Columbus Gold] est l’un des fers de lance de la mine responsable ».

C’est maintenant que tout se joue, nazes que nous sommes. Ou la mine ou la forêt. Si les écolos de France et de Navarre arrêtent de se branlotter une seconde, il y a peut-être une chance.

(1) https://voir-et-agir.ch/content/uploads/2016/02/160215_Etude_Or_Burkina-Faso.pdf

(2) Cette citation de Juppé a été modifiée, car une erreur s’était glissée dans l’article de Charlie. La phrase attribuée précédemment à Juppé venait en réalité de Léon Bertrand, ponte UMP de Guyane, qui ouvrait le meeting de Juppé. Merci à Philippe, lecteur de Planète sans visa.

45 réflexions au sujet de « Appel à Nicolas Hulot, Allain Bougrain-Dubourg, Pierre Rabhi et tous autres »

  1. un tres grand « bravo et merci », Fabrice Nicolino – car l’inquiétant silence des grandes ONG (WWF, Amis de la Terre, Greenpeace, France-Nature-Environnement, …) m’attriste et me met en colère. A lire sur le site d’une assoc guyanaise « Maiouri Nature Guyane » les differents articles du quotidien France-Guyane sur cette future mine d’or:
    https://sites.google.com/site/maiourinature/revue-de-presse

  2. Bravo et merci Fabrice, on va relayer autant qu’il sera possible.

    Amputer l’Amazonie, c’est aussi amputer l’Humanité.
    Pour vous en convaincre, je vous propose :

    « La chute du ciel » de Davi Kopenawa et Bruce Albert

    « Les lances du crépuscule » de Philippe Descola

    L’un montre comment les catastrophes écologiques que nous créons bouleversent et anéantissent les peuples amérindiens, l’autre montre combien notre relation à la nature (basée sur la domination et l’exploitation absolue) est unique au monde… ce sont les indiens Achuars qui ont fourni à Descola la réflexion pour son livre maître : « Par delà nature et culture »… Beau programme d’été 😉

    Les deux conseillés sont publiés dans la collection Terre Humaine chez Plon, collection créee dans les années 50 par l’immense Jean Malaurie (c’estce dernier qui a convaincu Levi-strauss d’écrire le 1er de la collection : « Tristes tropiques » et son fameux « Je hais les voyages et les explorateurs » … Malaurie a publié à la même époque le magistral « Les derniers rois de Thulé » puis dans las années 90 les 3 fabuleux tomes de la série circum-polaire « Hummocks »).

    1. L’immense Jean Malaurie: oh combien! Grâce lui soit rendue. Lévi Strauss, Descola aussi bien sûr. P.P. , nous avons au moins en partie les mêmes lectures. Et nous rencontrons parfois, comme ce beau jour de janvier, avec Fabrice, pour le loup.
      Des lectures pour l’été? Pourquoi pas un précurseur visionnaire, Thoreau. Ai découvert ce beau recueil, anthologie de textes et réflexions « naturalistes »:
      http://lemotetlereste.com/litteratures/voisinsanimaux/
      En attendant, et ce n’est pas le moindre paradoxe de notre époque, alors que la cupidité menace la nature amazonienne, une poignée de militants aide un couple de balbuzards à maintenir la vie sauvage auprès de notre dernier fleuve resté (au moins en partie) lui aussi sauvage:
      http://www.balbucam.fr/index.php/fr/en-direct/

    2. Lecture d’été… ou de toute saison. Intemporelle, si l’on veut, fouissant en tout cas aux racines (quelques-unes des racines, mais celles-là si profondes qu’elles se manifestent encore aujourd’hui à un inimaginable degré) du désastre. Pour ceux et celles qui ne le connaîtraient pas encore, bien sûr:
      http://www.actes-sud.fr/catalogue/essais-sciences-humaines-et-politiques/lor-ou-lassassinat-du-reve
      Le maître-mot là-dedans: avidité. Qui rime (sans poésie aucune) avec cupidité.

  3. Mort de Michel Rocard : un type de gauche qui , au mieux, passé sa vie à ignorer la catastrophe écologique globale que produit notre civilisation, au pire, contribué de toutes ses forces à l’accélérer… un archétype de l’aveuglement, de la surdité. Hélas…

    Je sais, il a un peu bricolé sur l’Antarctique et le moratoire de son exploitation… mais il a été chef de gouvernement, 1er ministre et qu’en est-il sorti pour l’écologie du monde ? Rien de plus que le triomphe habituel de l’idéologie mercantile qui saccage le monde et ses habitants…
    Je suis désolé, on peut être triste pour l’homme, mais je ne regrette rien de Michel Rocard. Rien.

  4. « On ne veut pas que des lobbies écologistes viennent contrecarrer un projet qui serait créateur d’emplois »

    Nous y voilà, une fois de plus, une fois encore : le chantage à l’emploi. À chaque crapulerie, à chaque saloperie, c’est la même formule magique qui fonctionne à tous les coups : « sakrédézemplois ». Inusable. Imparable. Et systématique. Concernant Juppé, disons qu’on se passera des avis d’un repris de justice. Quand à Attali, pourquoi ne suis-je pas étonné ? Sitôt qu’un truc pue vraiment très fort, Attali est toujours dans le coin, pas loin.

    1. Effectivement, dès qu’un truc pue, Attali est dans le coin, avec son protégé Macron.
      Dans l’affaire des forages de gaz de couche en Moselle, les deux mêmes sont aussi là, avec leur poulain Julien Moulin.
      Ca puuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuue très fort le prout destructeur.
      200 puits sur 600 000 m2, une vallée du gaz.
      Et « sakrédézemplois « , à peine 300 sur tout un bassin de vie de plus de 50 000 habitants.
      Kling, kling, klig, vous entendez les espèces sonnantes au fond des poches de quelques favoris, et les crânes vides de beaucoup d’élus playmobilisés qui sonnent creux. Mais, « on ne veut pas des lobbys écologistes ». Lobbys, vous avez dit lobbys, juste des habitants qui se sont constitués en collectifs qui luttent pour leur territoire.

  5. C’est scandaleux, abominable, inhumain…
    Mais même en diffusant à la plus grande échelle, que peut-on faire pour arrêter tout ça ?
    Le monde va-t-il se réveiller un jour, ou va-t-il continuer à courir vers sa propre destruction ?

    L’imbécilité, la cupidité et l’abrutissement des gens pèsent plus lourd que le bon sens et il en est ainsi depuis des décennies.
    On saccage la nature depuis des lustres, et partout dans le monde, sans pitié…
    Pourquoi s’arrêteraient-ils, puisqu’ils ont, qu’ils auront l’appui de tous les politiciens, quels qu’ils soient…

  6. Bonjour Fabrice,

    Une petite précision : la phrase « On ne veut pas que des lobbies écologistes viennent contrecarrer ce projet qui serait créateur d’emplois » n’est pas d’Alain Juppé, mais de Léon Bertrand, élu guyanais et ancien ministre de Chirac.
    La phrase de Juppé reprise pas la presse locale est : « J’ai conscience des enjeux écologiques de la Guyane. Mais le territoire est vaste, il y a de la marge. La balance doit être faite entre les enjeux environnementaux et humains ».

    http://www.franceguyane.fr/actualite/politique/operation-seduction-pour-alain-juppe-287478.php

    1. Philippe,

      Merci de cette précision. Je n’ai pas tiré le mot de mon chapeau, mais d’un article de la presse locale. J’en reste désolé.

      Fabrice Nicolino

      PS : après vérification, il s’agit d’une erreur. La mienne. J’ai modifié en conséquence la citation.

      1. Bonjour Fabrice,

        Je souhaiterais vous signaler que la citation attribuée à Juppé n’a pas été rectifiée sur la site Reporterre. Il vaut mieux être très précis, parce que le côté obscur recherche ce genre d’erreur de détail pour discréditer une critique qui les gêne, comme ce fut le cas pour les chiffres cités par Elise Lucet. Encore merci pour votre travail en espérant que les épreuves s’éloignent. Cordialement.

  7. Quand saura-t-on où sont situés les sites auriferes ? Ils parlent d’un a 80km au sud de Saint Laurent mais c’est tout où sont les 7 autres ?

  8. Bonjour,

    Un collectif d’opposition citoyenne s’organise en Guyane. Nous aurons besoin d’aide. M. Nicolino nous cherchons à vous contacter. Envoyer nous un mail svp à : ordequestion(at)gmail(dot)com

    A ceux qui liront ce message, (résidant en Guyane ou pas), si vous voulez nous soutenir et/ou participer, contactez nous aussi…
    Merci

  9. Les orpailleurs clandestins, la plupart du temps, sont des pauvres types qui n’ont que cela pour faire vivre leurs familles. La colonisation française a décimé les peuples autochtones qui ne peuvent plus survivre et vivre comme ils l’ont fait depuis des milliers d’années. Pour eux, le progrès m’a tué!

    Il faut que vous sachiez quand même que l’économie marchande, le capitalisme ira chercher partout les ressources naturelles, les débouchés. C’est dans nature.

    Tant que l’on restera dans ce système, vous pourrez crier aux loups, cela ne changera strictement rien.

    L’économie marchande est un fait totalisant qui régit tous les aspects de la vie.

    Oui, il faut arrêter toutes ces conneries! Mais nos chers représentants qui ne représentent qu’eux-mêmes et les puissants ne feront rien qui les empêcheront de continuer leurs petites carrières.

    Vous croyez franchement que les pitres que vous citez vont faire quelque chose? Ils se sont fait prendre dans les filets de la marchandise (bien que je pense que certains sont totalement naïfs).

    Ce n’est pas seulement d’une abolition de la loi travail qu’il nous faut, mais de l’abolition du travail et de tout ce qu’il représente: la valeur, la marchandise, l’argent, l’ Etat (qui n’est là que pour réguler le système tant bien que mal et qui sera toujours du côté des dominants car institué par eux et pour eux), le droit.

    Il n’ y aura pas de changement radical sans changement radical de société. Or, pratiquement personne ne souhaite ce changement car nous vivons dans une société hédoniste, de l’instant présent (voyez l’opium du peuple EURO2016). La plupart d’entre nous ne se rend même pas compte de l’absurdité de cette société tournée exclusivement vers la valorisation de la valeur. Si cela ne continue, c’est le chaos; le système périclite.

    De l’or, je vous rappelle qu’il en faut énormément pour l’électronique, pour l’aviation, etc…Comment voulez-vous renoncez à cela? L’ être humain est dépendant à tout oint de vue de cette société et ne cherche nullement à se poser les questions qui pourraient remettre en cause son train train quotidien.

    Oui, il faut sauver ce joyau, mais il nous faut aller plus loin et je ne suis absolument pas convaincu par ce que je voie et j’entends tous les jours que l’ Humanité est prête à faire ce sacrifice.

    1. J’ai oublié ce point dans mon autre commentaire. Je recommande d’éviter de traiter de « pitres » des gens que l’on ne connaît pas, l’attaque sur les personnes, on a tout à y perdre, surtout le crédit (ça cache souvent le manque d’arguments, je ne dis pas que c’est votre cas) et ça laisse un parfum de sectarisme. De quoi faire partir en courant des gens qui pourraient s’intéresser à vos idées.

    2. Je vois qu’un collectif nommé « quel orpaillage pour la Guyane » a produit un communiqué le 16/06, à lire ici :

      https://www.blada.com/boite-aux-lettres/infos-citoyennes/222-Collectif_Quel_orpaillage_pour_la_Guyane_.htm

      Je compte écrire à l’adresse envoyée en commentaire à Fabrice ordequestionarobase
      gmailpointcom pour savoir moi aussi comment on peut les aider.

      Il y a aussi les « hurleurs de Guyane » qui combattent l’orpaillage illégal, (mais ce qui est annoncé semble parfaitement légal et même encouragé par l’état).

      Dans le troupeau de lemmings qui court avec insouciance trop près de la falaise, il reste visiblement quelques individus qui aimeraient bien reculer si c’est encore possible…

  10. Bonjour Cyril,

    Vous avez raison, il faut changer radicalement de société, abolir le capitalisme, sans moquerie, j’en suis convaincu. Comment on fait déjà ?

    Comment une société post-étatique va-t-elle pouvoir gérer le contrôle de notre parc de centrales nucléaires qui, même si on arrête la production, va nous laisser sur les bras ses matériaux radio-actifs « chauds-brûlants » dont Fukushima nous a montré qu’il faudra sans cesse les stocker, surveiller et refroidir (sinon…) sans interruption aucune.

    C’est une vraie question, j’aime l’idée du fédéralisme libertaire, mais, cette question de la gestion du nucléaire « post-changement radical » m’inquiète.

  11. Bonjour Fabrice et merci de votre soutien pour la préservation de la forêt guyanaise.

    De 2006 à 2008, la société civile de Guyane s’est opposée avec force contre un projet minier industriel, aux portes de Cayenne. Il a généré le collectif « Non à Iamgold à Kaw », regroupant 33 organisations. Après 18 mois de lutte militante, l’Etat a annulé le projet.

    Contrairement au précédent, le projet Colombus / Nordgold reçoit le soutien de la classe politique locale (mis à part les partis « Cap 21 » et « Guyane Ecologie Les Verts ».
    Nous retrouvons les mêmes travers : retombées économiques dérisoires pour la région et conséquences environnementales bien pire car en rapport avec sa démesure !

    Les membres de Maiouri Nature Guyane oeuvrent depuis 2007 avec opiniâtreté, pour la protection de l’Environnement en Guyane. Nous avons rédigé un dossier, non exhaustif, sur la problématique Nordgold en Guyane.
    A lire sur ce lien :
    https://sites.google.com/site/maiourinature/le-projet-minier-nordgold

    Merci d’avance de votre coopération.

  12. Bonjour Olivier R,

    Oui, je suis absolument d’accord avec vous notamment concernant le gestion des calamités causées par le système et la toute première d’entre elle, le nucléaire. Effectivement, cette industrie criminelle, il y a en a bien d’autres et ne faudrait-il pas toutes les englobées sous cet épithète?, nous impose une gestion centralisée et un Etat fort. Je me rends compte pertinemment qu’il serait très difficile de se passer de la bureaucratie et de la technocratie dans ce cadre que les « décideurs » nous ont imposé.

    Là est justement mon désarroi et mes questionnements pour envisager une autre société car je n’arrive pas à concevoir justement un cadre pertinent pour pouvoir s’affranchir de ce système totalitaire qu’est le système techno-scientiste lui-même encastré dans le le système de la marchandise.

    Ce système ne vise que la valorisation de la valeur et ce ne sont pas des prétendus filous, accapareurs, financiers, qui en sont la cause. Ce système doit s’auto-entretenir sinon il périclite et nous entraîne encore plus rapidement dans la barbarie. En effet, le capitalisme doit croître pour que le capital se valorise sans cesse; c’est son destin, son sujet automate comme dit Marx. Il n’ y a pas de méchants ou de gentils, il y a des cyniques, des arrivistes, des opportunistes, des cupides, des individus devant subvenir à leurs besoins, etc…Ce système a besoin de nous toutes et tous pour se perpétuer et nous sommes obligés d’y souscrire si nous ne voulons pas mourir de fin donc ce système est un système totalitaire dans le sens qu’il nous enserre dans tous les aspects de notre vie.

    Cependant, les limites internes de ce système absurde sont presque atteintes: à savoir, l’énorme augmentation de la productivité relative depuis l’avènement de la micro-électronique (concurrence inhérente au capitalisme qui fait que chaque capitaliste doit accroître sa productivité par rapport à son concurrent et innover pour pouvoir vendre des marchandises somme toute équivalente) et qui fait que l’on doit produire toujours plus pour compenser la diminution de valeur économique incluse dans chaque marchandise quelle qu’elle soit (valeur économique mesurée par le temps de travail abstrait socialement nécessaire pour fabriquer n’importe quelle marchandise) du fait de cette augmentation de productivité. D’autre part, les sauts technologiques inexorables font disparaître ce fameux travail vivant productif (que les plus radicaux de la gauche voudraient faire renaître en ré-industrialisant le pays, mais qui ne comprennent pas que cela est impossible à cause justement de la contradiction interne du système qui détruit ce travail productif); d’où une surproduction ne trouvant pas de débouchés et une sur accumulation de capital ne trouvant pas où se valoriser dans l’économie productive.

    Ce dernier point nous permet de comprendre maintenant pourquoi il y a destruction des services publics, incorporation dans ce système de pans entiers de notre vie (santé, éducation, le Vivant, la nature, etc…), tout cela pour essayer de trouver de nouveaux débouchés et de nouveaux « eldorado » pour valoriser le capital. En outre , les services publics, la protection sociale sont financés par une ponction sur la survaleur produite. Donc, comme cette survaleur diminue, il y a moins à ponctionner. En période de crise, l’ Etat ne finance que ce qui pourrait relancer la machine et non pas ce qui est inutile d’un point de vue capitaliste.

    D’où aussi les appels quotidiens au retour de la croissance, à la confiance des ménages (consommation, obsolescence programmée) et des investisseurs (les capitalistes en fait). D’où les cris d’allégresse quand il y a des contrats faramineux, les rodomontades contre les obscurantistes qui ne veulent pas de nouveaux aéroports, de center parcs et autres attrape-nigauds.

    Le capitalisme du temps des 30 glorieuses (piteuses plutôt en terme ravage écologique) ne peut plus assurer l’ auto-entretien de la valorisation par la consommation de masse et des salaires permettant cette consommation du fait de l’extraordinaire productivité engendrée. Salaires d’ailleurs attaqués depuis plusieurs décennies (gel et/ou baisse des cotisations, flexibilité, attaque du SMIC, des pensions de retraite) qui permet une meilleure productivité absolue (baisse réelle des salaires). Ce capitalisme qui permettait encore jusqu’au milieu des années 70 de compenser les gains de productivité, ne le peut plus.

    Depuis 40 ans, le capitalisme dit « financier » et le néo libéralisme, ont permis, je dis bien permis, de retarder l’inéluctable, c’est à dire la lente agonie du système. En effet,
    sans cette politique, il y aurait eu une crise autrement plus sérieuse que celle de 2007-2008. Ce virage a été nécessaire pour placer le capital ne trouvant plus à se valoriser dans l’économie productive vers le capital dit « fictif » (voir Marx); c’est cela qui a permis de relancer la croissance avec l’endettement et le crédit. Croissance virtuelle et auto-entretenue dans les limbes de l’industrie financière.

    Malheureusement, aujourd’hui, cette financiarisation arrive aussi à sont terme et n’arrive plus à tirer l’économie. Des signes annonciateurs nous l’avez prédit notamment l’éclatement de la nouvelle économie, la bulle Internet qui n’a absolument pas permis de relancer l’économie dit réelle. Bien pire, cette politique dont le but est de capitaliser aujourd’hui des promesses de valorisation future (c’est cela le crédit) va à sa perte car la plupart du temps, ces promesses ne sont pas tenues (voir le crédit hypothécaire aux USA ). Nous sommes donc à la merci d’un effondrement financier absolument sans précédent et qui ne pourra pas être compensé par des mesures monétaristes.

    Toutes les autres tentatives de prétendues nouvelles économies seront vouées à l’échec, même si quelques unes peuvent encore retarder pour un temps le déclin.

    Le capitalisme nous impose notre vie dans tous ses aspects. Sa finalité absurde, valoriser de l’argent, ne peut en aucun cas nous émanciper. Tant que l’on sera dans le cadre de ses catégories (travail, valeur, marchandise, argent), nous ne pourrons qu’assister à la descente funeste dans la barbarie (voyez tout ce qui se passe de nos jours) et nous seront privés d’autonomie et d’auto détermination. Même notre prétendue démocratie ne permet en aucun cas de changer de paradigme car nos représentants n’ont aucune latitude pour changer radicalement les choses (et le veulent-ils d’ ailleurs ainsi que nous tous?).

    Cela me ramène donc à mon début de texte où je me questionne quant à la possibilité de s’affranchir de l’ Etat dans un cadre qui aujourd’hui ne le permet pas; vaste chantier! C’est pourquoi, malgré mon impertinence et/ou mon ironie, je suis tout à fait persuadé que la majorité des individus font ce qu’ils peuvent. Nonobstant, il y a des salauds qui ne pensent qu’à faire supporter l’absurdité du système sur les plus humbles, les gens ordinaires (voyez mon regard!). Je préfère donc sans hésitation une politique de relance, plus clairvoyante et plus juste pour la majorité de mes semblables. Je déteste et je proclame haut et fort à ceux qui détruisent le code du travail, les acquis chèrement obtenus, qu’ils sont des criminels.

    PS: il m’arrive parfois d’être excessif, et lorsque j’ai parlé de pitres, je me suis dit que je suis aller trop loin. Cependant, on ne me fera pas croire que M. HULOT est bien sérieux quand cet individu a toujours roulé pour les capitalistes (ou alors il est vraiment stupide et naïf); pathétique a été sa charte signée par tous les politicards de service! J’aime bien M. RABHI, mais lui aussi s’est laissé alpagué par tous les prédateurs qu’il entend combattre en pensant, naïvement aussi, qu’il pourrait changer les choses de l’intérieur ou a petites touches. Impossible! C’est plutôt les capitalistes qui se servent de son charisme pour incorporer ses idées dans leur système et qui au final blanchissent des idées radicales.
    En ce qui concerne M. BOUGRAIN-DUBOURG, je le considère comme quel’qu’un qui est bon et courageux dans ce qu’il fait.

    Mon attaque était peut-être déplacée, mais elle n’est pas comparable au mépris de tous les politiciens, décideurs, capitalistes envers les gens ordinaires qui essaient de comprendre le monde qu’il vive et qui résistent à leur domination.

  13. « Une petite précision : la phrase « On ne veut pas que des lobbies écologistes viennent contrecarrer ce projet qui serait créateur d’emplois » n’est pas d’Alain Juppé, mais de Léon Bertrand, élu guyanais et ancien ministre de Chirac. »

    WIKIPEDIA : ( Léon Bertrand, né le 11 mai 1951 à Saint-Laurent-du-Maroni (Guyane), est un homme politique français, ancien député de Guyane et ancien ministre du Tourisme sous la présidence de Jacques Chirac.
    Mis en examen pour délit de favoritisme et corruption passive, Léon Bertrand est condamné en 2013 à une peine de prison, avec privation de droits civiques, civils et de famille. Il est également condamné en 2016 pour abus de biens sociaux.)
    Mais parmi les porteurs du projet Columbus, il n’est pas le seul – hélas – a trimballer une série de casseroles plus ou moins ragoûtantes.

    « De l’or, je vous rappelle qu’il en faut énormément pour l’électronique, pour l’aviation »

    En ce qui concerne l’usage que l’on fait de l’or, c’est la bijouterie qui tient le haut du lingot avec des pourcentages qui varient selon les sources entre 65 et 80%. Par contre ne pas oublier qu’il y a 2500 tonnes de ce métal qui roupillent ds les coffres de la banque de France. Largement de quoi satisfaire les besoins de l’industrie, la dentisterie ou la nano-medecine pour quelques décennies.

  14. Et ça continue ! La France est décidément un champion du discours rose bonbon sur la biodiversité, le climat et tutti quanti, pour mieux s’en servir après comme papier hygiénique pour se torcher et paraître plus « propre ». ça met vraiment en rogne. Ils sont haïssables.
    Des emplois ? On ne connaît qu’une infime partie de cette biodiversité des forêts tropicales. Qu’ils embauchent des biologistes !

    Cette affaire, c’est un peu le remake guyanais d’Avatar. Pour toucher le grand public, il faudrait que James Cameron en fasse un peu de pub… Je vais voir s’il n’y a pas un fan club, ou un truc comme ça, où on pourrait faire remonter cette note de Fabrice.

  15. @Cyril : Merci pour cette implacable démonstration. C’est malheureusement bien ça.

    Concernant Hulot, j’estime le personnage bien que ne partageant pas ses choix tactiques. Je pense qu’il est sincère, et pas dupe du tout. Il a fait le choix d’essayer de changer le système de l’intérieur au plus haut niveau, sans grosses illusions je crois. Il ferait mieux de tirer les leçons de cet échec total et de sortir le bâton. Dans un autre registre, d’autres ont fini par comprendre, comme Pierre Larouturrou qui a fondé Nouvelle Donne après avoir tenté de changer le PS de l’intérieur et avoir mis le pied dans le panier de crabe d’EELV.
    Même la stratégie de FNH, je l’ai trouvée trop molle pendant la COP21. Abonné à la lettre d’info, je l’ai annulée à force de recevoir des mails incessants trop « pubs » avec peu de contenu, ce harcèlement a fini par me gonfler.

    @Pat : C’est insupportable. On voudrait sortir le tonneau de goudron et le sac de plumes pour les crapules qui se font condamner par la justice et qui continuent à la ramener envers et contre tout. Comme dirait Audiard : « Les cons ça ose tout. C’est même à ça qu’on les reconnaît ». Grrrr…

  16. La très vielle histoire du métal jaune

    L’or est presque aussi ancien que la Terre elle-même. Sa rareté, son éclat, sa pérennité en ont fait le métal précieux le plus prestigieux. Certains filons ont jusqu’à deux milliard et demi d’années. La fascination pour l’or est née il y a 6 000 ans environ. Les Égyptiens ont été les premiers à tirer l’or du Nil et à exploiter des gisements à ciel ouvert. Ce sont eux qui ont créé les premières mines, 3 000 ans avant notre ère, en construisant des galeries à des dizaines de mètres de profondeur (source : Encyclopédie Intégrale, Intergold / Nathan)…

    Tout l’or sorti de terre ou de l’eau dans le monde est, aujourd’hui, estimé à 177 200 tonnes qui se répartissent entre la bijouterie (85 900 tonnes), l’épargne (35 500 tonnes), les réserves des banques centrales et autres institutions officielles comme le FMI (30 500 tonnes) ainsi que les applications industrielles (21 600 tonnes). On estime les réserves des gisements à 54 000 tonnes d’or non extraites (source : World Gold Council).

    Une fois extrait des mines, l’or brut est transformé en barres de 402 onces (12,503 kg). Après affinage, les barres sont mises à la disposition des marchés (Londres, Zurich, Hong Kong, New York). Le fixing (ou cotation de l’or) se fait à Londres. La cotation de ces marchés sert de référence dans le monde entier.

    http://www.cpordevises.com/or/histoire

    1. M’enfin…sale gosse ! De l’or – sans faire le jacques – ça mène à tout…en bon chrétien. Surtout actuellement.
      😀

      1. 🙂

        https://www.youtube.com/watch?v=eAwfjBSq8zU

        J’espère que nul ne m’a cru avec l’histoire des boucles d’oreilles faites avec des haricots! Hein? Vous vous rendez compte du péché? Des graines à planter qui en feront d’autres à planter qui en feront d’autres à planter qui en feront d’autres à planter qui en feront d’autres à planter qui en feront d’autres à planter qui en feront d’autres à planter qui en feront d’autres à planter. Des milliers de graines.

        Eux ont : http://www.blueman.name/YG_LeBunkerdeLApocalypse.php

        Nous, nous avons: Planter = partage.

        😉 😉

  17. Merci CYRIL ! Bonne démonstration = we’re fucked !!!
    Moi j’adresse un merci et un bravo à tous ceux qui oeuvrent du côté de la bienvaillance, contre les faux-semblants et les pensées téléguidées…
    Merci à tous ceux qui mettent de l’énergie pour que demain soit…
    Merci et bonne chance à tous !
    Que ma joie demeure !!!

  18. à lire ou relire, « Les Veines ouvertes de l’Amérique latine » d’Eduardo Galeano, paru dans les années 70 chez Terre Humaine.

    Que ce soient des mines d’or ou d’étain, des plantations de bananes ou de café, la façon de faire du profit reste quasiment toujours la même.

  19. A Eric,

    Je ne pourrai pas répondre à votre question, mais la fièvre de l’or ne date pas d’aujourd’hui:
    « Quid non mortalia pectora cogis, auri sacra fames ?  » que l’on peut traduire ainsi: » A quels forfaits pousses-tu le coeur des hommes, soif exécrable de l’or? »
    Virgile Enéide livre III, vers 57.

  20. si on peut encore sauver quelque chose dans cette histoire(j’ai guère d’espoir vu l’enjeu), il faudra mieux choisir nos « alliés » :

    Nicolas Hulot :  » Je ne veux pas représenter ceux qui ont une vision trop radicale de l’écologie.  »

    Quoique, si on peut utiliser ses relations avec les multinationales car en matière de fricotage avec ces dernières, il en connait un rayon( ou plutôt une pale d’hélicoptère)

  21. Bonjour Fabrice,
    encore merci pour cette funeste information , toujours cette soif d’argent, de pouvoir
    de quelques industriels et politiques .
    Citation du génial Frank Zappa, parti trop tôt:
    « L’esprit c’est comme un parachute : s’il reste fermé, on s’écrase. »
    Heureusement avec Fabrice Nicolino , l’esprit ne manque pas !
    Cette info sera relayée et j’espère lue massivement.

  22. Je viens d’adresser à Jacques Attali le courriel ci-dessous :
    SAINT-NAZAIRE le 18 juillet 2016

    à l’attention Monsieur Jacques Attali, sec@attali.com
    copie : Fabrice-Nicolino, http://fabrice-nicolino.com/?p=2357#comments
    copie : positiveeconomy.co, http://positiveeconomy.co/contact/
    copie : Marie-Odile BOUILLE mobouille@assemblee-nationale.fr

    Monsieur,

    Je ne comprends pas !

    D’une part vous préfacez L’ATLAS de la planète positive, qui présente des solutions au service des prochaines générations.

    D’autre part je lis dans l’article de REPORTERRE
    https://reporterre.net/Soutenu-par-Macron-Attali-et-Juppe-un-minier-russe-s-apprete-a-saccager-la
    que vous soutenez le projet de gestion d’une mine d’or en Guyane par une transnationale russe. Projet qui détruira des milliers d’hectares de forêt primaire.

    Les deux points cités ci-dessus sont en parfaite contradiction.
    Je vous demande de ne pas soutenir ce projet et d’user de votre influence pour protéger la forêt de Guyane française.

    Avec mes salutations écologistes,

    Jean-Pierre Mével

    1. Chère Jocelyne,

      Elle n’est pas là, en effet. Nous mettons en place quelque chose de plus vaste, je vous tiendrai – tous – au courant. Bonne journée,

      Fabrice Nicolino

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