Quand monsieur Hubert Védrine me jette aux oubliettes

Chez ces gens-là, les manants restent à leur place. Je le savais, je le sais, je serai enterré avec cette évidence dans un coin de ma tête. Mais quand même. Vers la fin de 2006, alors que je faisais de longs entretiens, chaque mois, dans le magazine Terre Sauvage, j’ai décidé de rencontrer Hubert Védrine, ancien conseiller de François Mitterrand, ancien ministre des Affaires étrangères de Lionel Jospin. Je l’ai fait pour la raison qu’en 2004, j’avais lu une tribune de lui désignant l’écologie comme la « question centrale ». Mazette, centrale ! Cet homme semblait tache dans l’univers politicien que nous connaissons tous.

Je n’avais pourtant pas la moindre illusion. Védrine avait compris une chose plutôt évidente : qui veut continuer à faire de la politique est obligé de se positionner par rapport à la crise écologique. Voyez le cas Sarkozy et son Barnum personnel appelé Grenelle de l’Environnement. Bref, fin 2006, après des préparatifs de rendez-vous complexes, je sonnai à la porte de ses bureaux de la rue Jean Goujon, dans les beaux quartiers parisiens. Je m’autorise dès maintenant à vous rassurer sur les fins de mois de monsieur Védrine. L’espace et la lumière, l’épaisseur et la qualité des moquettes, la joliesse des moulures et des boiseries me permettent de penser que cet homme ne connaît pas de trop près la crise.

Je mentirais comme un arracheur de dents si j’écrivais que Védrine m’a impressionné. Oh non ! Je suis d’un monde qu’il ignore, mais dans lequel les puissants ne seront jamais les maîtres. Cet homme manifeste en tout cas un dédain confondant, qui se trahit par le ton de la voix, le geste de la main, le mouvement de l’œil. On jurerait Mitterrand, qu’il imite sans que personne n’ait semble-t-il pensé à le lui faire remarquer. Cette froideur m’était-elle destinée ? Je ne crois pas. Je suppose que Védrine traite les hommes en deux catégories : ceux qui comptent, et les autres. Moi, autant l’avouer, j’étais sans aucun doute les autres. Mais il est certain qu’il considère les Importants d’une manière différente, car il ne recevrait autrement que des pierres. Ce qui, pour un diplomate de carrière, ne serait pas de la dernière efficacité.

En tout cas, une heure de rencontre, peut-être un peu plus. Je mentirais derechef en vous disant que l’entretien était sans intérêt. Certes, Védrine s’attribuait, c’est humain, des dons de prescience rétrospectifs. Lui qui avait été secrétaire général de l’Élysée entre 1988 et 1991, prétendait avoir compris dès cette époque l’importance cruciale de la question climatique. On n’est pas tenu d’y croire. Car si l’on y croyait, on serait aussitôt contraint de faire un lourd procès, lui aussi rétrospectif, à Védrine Hubert, qui n’a strictement rien fait en ce domaine quand il en avait le pouvoir. Donc, un entretien, mêlant de vraies préoccupations à de consternantes banalités, approximations et même erreurs de taille. Sur les rythmes de la crise écologique, sur la gravité du dérèglement climatique, sur René Dumont, sur la croissance, sur le nucléaire, etc. Mais je ne m’attendais pas à autre chose.

De retour chez moi, je commence alors un gros travail technique et professionnel qui consiste à transformer un échange de paroles en un texte écrit. Il faut d’abord « décrypter » l’enregistrement, de manière à obtenir un texte brut, puis de le réduire considérablement, en le réorganisant de fond en comble. Faute de quoi, c’est illisible. Védrine ne manque pas de clarté d’élocution comparé à tant d’autres, mais il demeure que son propos ne pouvait être publié ainsi. J’ai donc écrit, oui écrit, non seulement les questions, mais aussi les réponses. En totalité. Certes, à partir du verbatim, mais en améliorant grandement le tout, qui reste à la disposition des Archives nationales (je plaisante).

J’envoie ensuite le projet d’entretien pour validation. Je n’ai jamais fait cela que dans quelques cas, notamment ces entretiens au long cours par lesquels des personnalités s’expriment. Je pense qu’elles ont le droit moral de vérifier que leur pensée n’est pas estropiée. En tout cas, le texte me revient, avec quelques modifications mineures. Et un ajout, sous la forme d’un appel de notes, que voici : « (1) Michèle Froment-Védrine est médecin et directrice générale de l’AFSSET (Agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail). L’AFFSSET a accueilli à Paris en septembre 2006, 1600 spécialistes mondiaux de l’évaluation ds pollutions et des nuisances venus de 61 pays ». Il n’y a pas de suspense : Madame est l’épouse de monsieur, qui aura voulu lui rendre un petit hommage. Rien que de très naturel. Je signale au passage que, vraisemblablement, la relative ouverture de Védrine aux questions d’écologie a été favorisée par ce lien familial précieux.

Mais en 2006, je me retrouvai soudain face à un sérieux hic. Deux, en réalité. D’abord un petit : il fallait raboter le texte de Védrine, de façon qu’il puisse entrer dans l’espace imparti à l’entretien. En clair, couper. Le second hic était plus fâcheux. Fin 2006, je mettais en effet la dernière main au livre écrit avec mon ami François Veillerette, Pesticides, révélations sur un scandale français (Fayard). Et dans le cadre de ce travail, j’avais eu à connaître des détails de la réunion des 1600 spécialistes mondiaux évoquée dans l’appel de notes supplémentaire de Védrine. Ce qui donne dans le livre ceci, page 282, après une longue explication : « Soyons sérieux : l’AFSSET, agence publique de santé environnementale étrillée par l’administration interne, organise des congrès “scientifiques” de conserve avec le lobby américain de la chimie. En compagnie de professionnels qui défendent des intérêts commerciaux. Dont acte, comme on dit parfois quand on ne sait plus quoi dire. Dans une nation mieux éduquée, davantage tournée vers la règle stricte et la défense intransigeante du bien public, de telles informations emporteraient fatalement la direction actuelle de l’AFSSET. Que cette dernière se rassure : nous sommes bien certains qu’elle sortira indemne de ces menus désagréments ».

Vous imaginez peut-être la tête de madame Froment-Védrine, directrice du machin, à la lecture de ces mots au printemps 2007, date de sortie du livre. Entre-temps, l’entretien avec son époux était paru dans Terre Sauvage, auquel j’avais, entre autres, retranché toute mention du fameux raout scientifique. Car tout de même. Bien entendu, jamais Hubert Védrine n’a jugé bon de seulement me faire envoyer trois mots par sa secrétaire. Pour me remercier, qui sait ? Mon travail était pourtant, compte tenu du matériau de départ, une réussite. En la circonstance, nul doute que j’ai été l’auteur de cet entretien.

Or, j’ai feuilleté en librairie l’autre jour un nouveau livre, dont je doute qu’il devienne un succès mémorable. Mais comme il est signé Hubert Védrine, il mérite les trois lignes qui suivent, du moins ici. Son titre : Le temps des chimères, articles, préfaces et conférences (Fayard). Le livre s’achève sur l’entretien que j’ai réalisé et écrit. Tiens donc, cela lui aura donc plu. Mais Hubert Védrine, grand seigneur mitterrandien, s’est simplement emparé du texte, sans seulement m’en avertir ou demander quoi que ce soit à Terre Sauvage. Et, bien entendu dois-je ajouter, mon nom a simplement été éliminé, effacé du tableau. L’entretien faisait bien dans le décor général d’autopromotion, mais pas moi. À la trappe, le Nicolino moqueur et critique ! Au fond des douves, l’ennemi de Madame ! N’a jamais existé ni n’existera jamais ! Peut-être pour ne pas avoir d’ennui juridique – monsieur est avocat-conseil, n’est-ce pas ? -, le mot Terre Sauvage apparaît quelque part en tous petits caractères, sans aucune mention d’entretien ni de date. Évidemment, aucun lecteur ne peut en inférer que le texte dont se glorifie apparemment Hubert Védrine provient de ce journal. Encore bravo, monsieur notre maître !

PS : Je renonce, car je suis comme d’habitude trop long, à vous entretenir d’autres histoires. Pour qu’on sache bien que je ne suis pas dans la simple détestation de Védrine, je précise que j’ai pris sa défense il y a quelques années, publiquement, alors qu’il était victime d’une ignoble calomnie provenant d’un homme que je ne veux même plus citer. Ce qui m’a valu un procès, que je ne regrette nullement. Védrine méritait d’être défendu, je l’ai défendu.

Je laisse donc tomber les enfilages de perles que Védrine s’autorise à propos de l’écologie. Sachez quand même que l’ancien ministre est très distrayant lorsqu’il parle de la Chine, qu’il connaît visiblement en habitué des suites royales de Shanghai et Pékin. Ou quand il prédit, en novembre 2009, que la conférence sur le climat de Copenhague ne peut être un échec. Ou bien encore comme il vante les mérites d’une croissance qui, par on ne sait quel miracle, deviendrait « verte » avant que de sauver le monde. Hubert Védrine a compris, par la grâce de son épouse et de Dieu réunis, que l’affichage écologique lui donnait une bonne longueur d’avance dans la course entamée à l’ENA vers les sommets de la gloire. Il a raison. Et il est le conseiller en géopolitique du délicieux patron de Total, Christophe de Margerie, amoureux de la nature et des nappes de pétrole lourd se déposant sur la côte.

Deux citations, pour la route.

La première : « Et lui [de Margerie], qui le conseille ? S’il fallait n’en citer qu’un, ce serait Hubert Védrine, l’ancien chef de la diplomatie sous Jospin reconverti dans le conseil, avec qui Margerie partage une certaine vision de la France, éloignée du déclinisme ambiant (ici) ».

La seconde : « Hyperactif, le nouveau directeur général de Total ? Sans doute. Mais c’est aussi ce qui lui a permis d’enrichir progressivement son bagage de départ. A ceux qui regrettent – jamais ouvertement – qu’il ne soit pas ingénieur, ses nombreux partisans font valoir ses talents de diplomate hors pair. Hubert Védrine est bien placé pour en juger. L’ancien ministre des Affaires étrangères a souvent été amené à rencontrer Christophe de Margerie. De son point de vue, le successeur de Thierry Desmarest était tout simplement “au même niveau que les meilleurs du Quai d’Orsay”. La moindre des choses, il est vrai, quand on porte le nom d’une famille d’ambassadeurs. “A la tête des grands groupes, poursuit le ministre, les dirigeants perçoivent évidemment les enjeux mondiaux, mais leur expertise se cantonne le plus souvent à leur domaine de prédilection. Christophe de Margerie a un compas beaucoup plus large. Par goût personnel, il s’intéresse à une foule de choses qui lui confèrent une véritable culture diplomatique. Et pas seulement au Moyen-Orient” (ici) ».

Je pense vous avoir assez embêté comme cela. Vive la République ! Vive la France !

20 réflexions au sujet de « Quand monsieur Hubert Védrine me jette aux oubliettes »

  1. Bonjour,

    Je suis un étudiant en fin de thèse sur les impacts environnementaux des agrocarburants et je compare les politiques françaises et britanniques à leur sujet. J’évoquerai dans mon manuscrit la situation catastrophique du débat en France et le fait que les ONG aient eu si peu de poids dans les analyses des impacts des agrocarburants. Je désire vous rencontrer très prochainement et espère que vous me contacterez à l’adresse mail que je vous ai laissée.
    Bon courage à vous et bonne continuation.
    Bien cordialement,

    Jérémie

  2. Fabrice j’adore cet article! concernant Total, j’entendais ce matin (Europe 1) le comédien réalisateur (film sur mer et sanctuaires) Jacques Perrin, vanter les mérites de Total, car grand financeur de films sur l”environnement”, on entend cela et on se dit : ” voilà les puissants : d’un coté ils ruinent et de l’autre ils ont de quoi se rachèter! “gagnants sur tous les tableaux quoi!.

  3. Rien de bien nouveau sous le soleil.Jean de La Fontaine avait déjà parlé des gens qui se comportent comme Hubert Védrine dans la fable : « Le Geai paré des plumes du Paon. »

  4. Je ne sais si c’est pour Total ou pour quelqu’un d’autre qu’il roule le réalisateur J.Perrin, mais il a senti la “tendance”: faire du film “écolo”, en plus avec des acteurs pas chers qu’on emmm….de au fond des océans, ou qu’on dérange pour le moins.

    Ils ne demandent rien, ces animaux, sauf qu’on leur foute la paix; ils seront suffisamment utiles à l’homme le temps venu quand ils seront mutilés par les amateurs d’ailes de requins, de thon rouge, de baleines, de phoques, d’anchois, etc, etc…

    Entretemps,le réalisateur aura empoché des milliards d’euros sur le dos de ces animaux.

    Remarquez, il n’est pas le seul, L’Oréal et tous les cosméticologues amateurs auront aussi tué des millions de souris de laboratoire pour que les facies des “adeptes du paraître” continuent à s’illuminer devant les miroirs accusateurs décelant la moindre ride.

    J’ai une pensée pour elles ce soir, je parle bien sûr des pauvres souris blanches qui hantent dans la souffrance les longues allées de nos laboratoires tortionnaires.

  5. Il est de bon ton de ne pas
    Déranger les poissons
    Sinon
    Les thons se mettront à rugir
    Le plancton se planquera
    Les anchois chouineront
    Les photographes
    Ils mangeront
    Alors
    Attention au thon

  6. ça fait longtemps que Jacques Perrin fait des films sur la nature. Microcosmos, c’était il y a une dizaine d’années. Je ne pense pas qu’il soit millionnaire avec ses films…
    J’avoue en avoir un peu marre de ceux qui ne savent que critiquer, encore et toujours, “les méchants qui se font du fric sur la nature”.
    Donc la nature, on ne le montre pas ? Elle est parfaite, intouchable. Filmer les poissons c’est aller les emmerder. Les oiseaux aussi. Nous sommes des êtres tellement ignobles que nous ne méritons plus de vivre, et d’ailleurs vivement l’extinction de notre race !…
    Voilà ce qu’on lit depuis quelques temps ici, et je crois effectivement que certains ne sont pas bien du tout dans leur tête. Je vais donc prendre mes distances avec ce blog que j’ai pourtant énormément apprécié.
    Désolée pour le hors-sujet, Fabrice… mais là vu les commentaires de certains, ça vire à la secte.

  7. Hélène,

    J’ai toujours laissé libres les commentaires, à quelques exceptions près, que j’assume seul, bien entendu. Je n’entends pas empêcher quiconque de s’exprimer, mais je pense qu’il me faut rappeler un point important. Planète sans visa n’est pas un lieu où l’on vient déposer son propos sans tenir compte ni de l’auteur principal – moi -, ni des auteurs secondaires, ô combien importants, que sont les lecteurs.

    C’est oublier plusieurs règles de savoir-vivre élémentaires. Un, j’écris des articles qui me demandent beaucoup de temps. Nul ne m’oblige, et si cela ne me gratifiait pas assez, j’arrêterais. Il reste que ce lieu offre sans contrepartie des informations et mises en perspective. Le respect de ma personne passe, ce me semble, par une considération pour ce qui est écrit en haut de la page.

    Deux, les commentaires doivent rester un lieu d’échange où l’on peut certes se critiquer, durement à l’occasion, mais sans virer à l’anathème et à la furie. Nous discutons, chacun à partir de notre point de vue. Nous ne sommes pas toujours d’accord, et c’est bienheureux.

    Trois, il s’agit quand même, in fine, de faire avancer quelques idées communes sur la crise écologique. Pas de hurler sur tel ou tel. Pas de s’emparer d’un micro virtuel pour dire ce que l’on a envie de dire, hors tout contexte.

    Je rappelle qu’il existe une infinité de lieux sur le Net, et que je ne réclame, pour ma part, que des lecteurs acceptant cette (si petite) règle du jeu. Je rappelle également qu’il est on ne peut plus simple de créer soi-même un blog. Cela prend une ou deux heures. Disons trois.

    Je souhaite donc ardemment que l’espace des Commentaires redevienne un lieu sans logorrhée, sans agressivité, et en rapport avec ce qui est discuté. Dans le cas contraire, et si rien ne devait changer, j’assumerai comme d’habitude les responsabilités qui sont les miennes. Bonne journée à tous,

    Fabrice Nicolino

  8. Je crois que c’est une erreur de dire que nous, humains, devont nous tenir à l’écart des animaux. Je peux me tromper, mais il me semble que, lorsque l’humain a une attitude respectueuse, ce sont les animaux qui “viennent à sa rencontre”, sans agressivité. C’est peut-être d’autant plus vrai pour les mammifères marins. Les animaux, nous avons tant à apprendre d’eux. Avec son dernier film, J. Perrin veut qu’on se sente “poisson parmi les poissons”. En regardant “Le Peuple Migrateur”, je me suis sentie “oiseau parmi les oiseaux”. Et l’humilité, c’est p’têt ce qui nous manque le plus ?

    PS : est-il prévu d’intenter un procès à H. Védrine ?

  9. les deux dernières citations sont simplement magnifiques, tant de cirages de pompes en si peu de mots, c’est du grand art !
    On aurait peu rajouter quelque chose comme
    “déjà tout petit, Monsieur … écrivait des symphonies, redémontrait la relativité restreinte (il a entendu sagement d’avoir 8 ans pour la théorie générale), parlait 43 langues (dont le Hongrois) et claquait des coups francs comme personne. Bref, il était destiné à être un grand éclaireur de notre temps.”

  10. Hubert Védrine, ancien conseiller de François Mitterrand est un personnage odieux qui n’a pas conscience du drame qui se produit actuellement sur notre planète, il est d’ailleurs considéré par des milliers de personnes […] Rwandais, 15 ans après, ils attendent toujours le pardon de la France…
    Ce personnage devrait depuis longtemps être aux oubliettes !
    Je reviens à peine du Rwanda et je peux vous assurer que l’espoir d’une reconnaissance et d’un pardon de l’état Français reste très vive après autant d’année.
    Ce peuple est un exemple concernant la protection de l’environnement, mais il subit comme beau nombre des pays d’Afrique, une pression face à la crise économique mondial, les moyens n’étant rien par rapport aux pays qui se disent “développé”, il faudra des années pour voir des jours meilleurs,ces pays riches qui font encore plus souffrir ces peuples d’Afrique en leurs pompant le peu qu’ils ont !
    Soit, j’ai un peu dévié, mais cela mérite d’être dis au nom d’une population très touchée..
    Bravo pour votre travail !!
    Bien à vous,
    Claude

    PS : Claude, j’ai été contraint, pour des raisons légales, de mettre en crochets un extrait de votre courrier. Fabrice Nicolino

  11. hélas oui cet homme qui après son entartage en 2008 ne se préoccupait que du nettoyage de son costume Lanvin à 2000 euros ne mérite que mépris et oubli, comme 1000 fois hélas beaucoup de ceux qui prétentent s’occuper de l’avenir de la planète en en profitant éhontément.

  12. Bonjour,

    Selon Jacques MOREL, les actes suivants :
    1/ Entente en vue de commettre un génocide
    – adhésion et soutien à une idéologie raciale ou ethniste qui a favorisé le génocide
    – connaissance de l’intention de commettre un génocide
    – soutien à ceux qui préparent un génocide en dépit des massacres qu’ils commettent afin de tester leur degré d’immunité au niveau international,
    2/ Complicité avec les auteurs d’un génocide
    – contribution à la fourniture d’armes et de munitions, à la formation militaire pour commettre le génocide
    – contribution à la mise en place du gouvernement qui a organisé le génocide
    – caution internationale apportée aux organisateurs du génocide pendant l’exécution de celui-ci
    – refus de porter secours aux personnalités politiques menacées le 7 avril dont le Premier ministre
    – refus de porter secours aux victimes des massacres alors que des militaires français sont présents sur place
    – aide pour favoriser la fuite des organisateurs du génocide et empêcher leur arrestation,

    …sont des crimes prévus aux articles 2, 3 et 4 du statut du Tribunal pénal international sur le Rwanda. Crimes pour lesquels le TPIR n’a pas jugé bon jusqu’ici d’intenter des poursuites contre les responsables français du génocide.
    Sur ces bases, des victimes du génocide ou ayants droit seraient fondés d’engager des poursuites contre Monsieur Hubert Védrine devant une juridiction adéquate.

    Plus d’infos sur :
    http://jacques.morel67.free.fr/VedrineHubert.pdf

    Cordialement,
    A. GIVORD

  13. Au lycée de Bois-Colombes, il avait déjà cette attitude lointaine, nous nous en amusions avec notre prof de philo. Cependant nous conservons des bons souvenirs de cette année scolaire. La suite est vraiment autre, différente et évolutive, chacun dans ses choix.

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