Pour qu’ils n’aient jamais la peau de l’ours

Encore un livre. Un bon livre, à n’en pas douter (Plainte contre la France, collection Radicaux libres, éditions imho, 15 euros). Un livre collectif, dont une partie personnelle (« Le pays des forêts sans ours ») est signée Stéphan Carbonnaux, un amoureux fou de la vie sauvage. Je connais un tout petit peu Carbonnaux, qui est un brave. Il a tout quitté pour se rapprocher des Pyrénées, montagne que je crois sacrée à ses yeux.

Que trouve-t-on dans ce livre publié sous la direction d’Armand Farrachi, que je salue au passage ? Une chronologie de la disparition annoncée de l’ours des Pyrénées. Elle commence, et je le regrette, en 1954, année où il restait peut-être 70 ours dans ces montagnes. Je sais qu’on ne dispose pas de chiffres dignes de ce nom pour le temps antérieur, mais je regrette tout de même, car la destruction enragée des ours avait commencé bien avant. Fatalement. Les Pyrénées ont fatalement abrité des milliers d’ours avant de les anéantir un à un.

Une chronologie, donc. Utile, néanmoins, car on voit avec clarté l’effroyable entrelacs de médiocrité, de lâcheté et de sottise qui a conduit à la situation actuelle. Mon Dieu ! Tant de blabla, tant de discours – le vieux roi Mitterrand en personne, à deux reprises -, tant de promesses non tenues. La réalité est sans appel : l’ours brun des Pyrénées, installé là depuis bien plus longtemps que les hommes, n’est plus. Presque plus. Il ne reste que trois mâles, et que pourraient-ils faire seuls, dites-moi ? Le gouvernement a relâché, à partir de1996, plusieurs femelles capturées en Slovénie, et plus tard des mâles. Grâce à ce renfort bureaucratique, on compterait aujourd’hui environ 20 ours dans la chaîne pyrénéenne, répartis de l’Ariège au Béarn, en passant par au moins un versant espagnol. Je vous dis de suite le fond de ma pensée : c’est insultant.

Le livre dont je vous parlais au début de ce texte mérite d’être lu et commenté. Il est rempli d’informations précieuses, et son objectif est de faire condamner la France devant la Cour de justice de l’Union européenne. Il ne fait aucun doute que notre pays a lamentablement failli à ses obligations internationales, notamment celles qui découlent de la Convention de Berne, signée en 1979. Outre cette assignation, déposée en septembre 2009, le livre nous offre une belle échappée sensible en compagnie de Carbonnaux. Dans un texte personnel, il parle de ce qu’il a vu, senti, compris de ce désastre. Une forêt profonde sans ours, pense-t-il, n’est plus une forêt. Et il pose à sa manière la seule question qui vaille réellement : « Sommes-nous capables d’une alliance avec l’ours ? ».

Malgré tout, le livre une fois refermé, je ne peux cacher mon malaise. Bien des choses sont énoncées, mais comment dire ? Je redoute qu’il ne rate sa cible, comme tous ceux qui l’ont précédé, et ils sont nombreux. Sommairement résumé, on sait ce qu’il faudrait faire. Pour commencer, créer de vraies zones de tranquillité, vastes, sans routes – les 4X4 sont l’une des plaies de l’homme -, sans chasseurs. Ensuite, aider les éleveurs à vivre avec la bête. Avec des chiens de protection, en indemnisant les dégâts. Enfin, en renforçant massivement le noyau existant, grâce à des ours venus d’ailleurs. Je rappelle que la Slovénie compte environ 600 ours sur 10 000 km2. Comme si l’on mettait 30 fois la population d’ours de France dans la seule forêt des Landes.

On sait ce qu’il faudrait faire. On connaît aussi ceux qui vomissent l’ours d’une haine mortelle. En Ariège, l’ancien député socialiste et toujours conseiller général Augustin Bonrepaux. Dans le Béarn, le député Modem Jean Lassalle. Et entre les deux, une flopée de pauvres garçons – il y a des filles – à qui l’ours permet d’exister un peu, c’est-à-dire d’éructer. Moribond, l’animal aura encore trouvé le moyen d’assurer la carrière médiatique d’un Louis Dollo ou d’un Philippe Lacube. Derrière cette authentique violence, qui n’est plus seulement symbolique, les administrations locales et nationales. Elles tremblent des pieds à la tête depuis la création du Parc national des Pyrénées, en 1967. Lequel avait soigneusement délimité son territoire de manière à éviter – on n’est jamais trop prudent – le territoire des ours de l’époque.

Nul employé de l’État ou des structures para-étatiques ne se sera levé avec courage pour défendre l’animal comme il aurait dû l’être. On ne peut pas compter ses points de retraite, ou ses droits à mutation dans une région moins périlleuse, et affronter une situation en effet difficile. Mais on aurait peut-être trouvé des valeureux s’il s’était rencontré des politiques dignes de ce nom. Capables de représenter l’intérêt général, pour aujourd’hui comme pour demain. Il n’y en eut aucun. Ni de droite, ni de gauche. Aucun. Ce qui laissait la place aux misérables petits barons locaux, barrant la route de leurs hautes vallées à tous les étrangers, à commencer par les ours.

Le drame ne serait pas complet sans un mot sur les associations de protection de la nature. Beaucoup auront joué la carte de la concertation, comme le Fonds d’intervention éco-pastoral (FIEP), créé dès 1975 pour tenter de trouver la voie d’un cohabitation entre l’ours et les bergers. Fallait-il aller jusque là ? Fallait-il aller jusqu’au bord extrême du compromis, et même au-delà ? Je ne veux juger personne de mon camp, en tout cas pas ici. De toute façon, les associations ont échoué. Toutes. Je me sens solidaire d’elles, affreusement solidaire de cette faillite intégrale.

Alors, une plainte en justice ? Cela sonne comme un terrible aveu d’impuissance. Un juge ne change pas le réel, et la cour européenne, si même elle condamnait la France, n’obligerait pas pour autant les acteurs de ce fiasco à changer d’attitude. Non, je crois que nous avons fait fausse route, sur un plan stratégique. Je vois que nous avons refusé d’assumer une position ferme, nette, et définitive. Cette position, la voici : l’ours a le DROIT d’habiter chez lui, et l’homme a le DEVOIR de le laisser vivre à sa guise dans une partie des immenses territoires pyrénéens. Nous avons perdu parce que nous n’avons cessé de parlementer avec qui voulait en fait la guerre, et la mort. Nous avons perdu faute de combattants. Nous avons perdu parce que nous n’avons pas dit la vérité. L’espace doit être partagé. Et c’est très ennuyeux. Très dérangeant pour les activités humaines, et plus encore pour cette fantasmatique volonté de toute-puissance qui est fichée dans la tête de tant de nos contemporains.

Je ne dis pas qu’en parlant ainsi nous aurions vaincu. Mais au moins aurions-nous succombé dessous notre véritable bannière. Non, non, NON ! les Pyrénées n’appartiennent pas aux Dollo, Lassalle et Bonrepaux. Ils appartiennent à une réalité plus vaste qui s’appelle la vie. Et qui s’impose à eux comme à nous tous. Il va de soi, cela a été écrit des dizaines de fois, que si nous ne parvenons pas à sauver une poignée d’ours dans ces circonstances exceptionnellement favorables, nos frères humains d’ailleurs n’auront pas une chance de conserver des éléphants et des tigres, animaux beaucoup plus problématiques que notre cher ours pyrénéen. Il faut de toute urgence considérer ce combat-ci comme le symbole d’un engagement planétaire contre la destruction des formes du vivant. Je crois profondément qu’il ne faut plus reculer. N’avons-nous pas le dos au mur ?

Notant cela, je ne sous-estime pas l’immensité de la tâche. J’ai lu il y a une poignée d’années un livre admirable de l’historien Michel Pastoureau, L’ours, histoire d’un roi déchu (Le Seuil). J’y ai découvert comment l’église catholique avait passé dix siècles à extirper des esprits d’Occident l’incomparable culte que nos ancêtres rendirent à l’ours, tant qu’ils purent. L’église devait se débarrasser de cet animal, présent dans tous les rituels, dans toutes les toponymies, à la racine de quantité de noms d’hommes. Savez-vous que le prénom Arthur, et donc le roi Arthur et tant de mythologies s’appuient sur une racine qui signifie ours ? Le paganisme adorait le fauve, et le christianisme devait passer, et donc le combattre et le tuer. Ce qui fut fait en grand.

Savez-vous pourquoi le lion est devenu le roi des animaux chez nous, qui le connaissions à peine ? Mais parce qu’il fallait trouver un remplaçant à l’ours, ce prodigieux Moussou capable de se lever sur ses pattes arrière, comme nous. L’ours, présenté comme une créature diabolique, a été éradiqué de notre mémoire, pour servir l’histoire. Pour servir la domination. Pour servir le pouvoir. Je suis bien incapable de faire la part des choses, mais j’ai le sentiment ténébreux qu’une partie de la détestation actuelle de l’ours vient de cette époque. De ces dix siècles – 1 000 ans ! – pendant lesquels on aura chassé l’hérétique. Celui qui croyait à l’ours, contre toute évidence.

Si je vous écris cela, c’est bien sûr pour la raison que nous sommes en face d’une grande complexité, qui mêle la mémoire ancienne de notre espèce, la psychologie collective et individuelle, l’histoire, la politique. Sans compter le reste. Il va de soi, dans ces conditions, que nous ne pourrons espérer avancer sans une refondation totale de l’action en faveur de l’ours des Pyrénées. Je suggère de ne froisser personne. Je suggère de poser le postulat que tout ce qui a été tenté l’aura été de bonne foi. Je suggère que nous nous serrions tous la main, et les coudes, nous les défenseurs de l’animal.

Et je propose de réfléchir à la tenue d’Assises européennes pour la sauvegarde et l’épanouissement d’ours sauvages dans les Pyrénées. Je précise que le mot européen a un sens capital. C’est dans ce cadre, c’est à cette hauteur qu’il faut situer l’enjeu. L’Europe elle seule peut ramener les tristes sires qui veulent la peau de l’ours à la dimension pichrocoline de leurs gesticulations. Mais au-delà, seule une mise à plat sincère, complète, de notre échec collectif peut permettre une relance du combat sur de nouvelles bases. Rencontrons-nous, abaissons les barrières moyenâgeuses entre associations, écrivons un  manifeste commun, faisons-le signer par l’Europe entière, le monde même, et en avant ! Oui, en avant, sans peur et sans reproche. En avant pour l’ours ! En avant pour nous ! Où serait la différence entre lui et nous ?

49 réflexions au sujet de « Pour qu’ils n’aient jamais la peau de l’ours »

  1. Mais enfin, dans cette région, il n’y a pas que des Augustin Bonrepaux et des Jean Lassalle, ennemis déclarés des ours. Il doit bien se trouver quelques élus des Verts et d’Europe Ecologie ( surtout depuis les élections européennes et régionales) qui pourraient (devraient ?) s’opposer à eux.

  2. Fabrice a écrit :
    « Savez-vous que le prénom Arthur, et donc le roi Arthur et tant de mythologies s’appuient sur une racine qui signifie ours ? »

    De même que Bernard, prénom totémique de dieu païen qui signifie Bern (l’ours) et hard (le courageux).

    La ville de Berne aussi a son nom qui dérive de l’ours.

  3. Bonjour, cela fait maintenant plusieurs mois que je viens lire régulièrement votre blog à la suite d’une conférence que vous aviez donné concernant votre livre « Bidoche » et à laquelle j’avais assisté.
    J’apprends beaucoup en lisant vos articles forts intéressants, et la réflexion que vous éveillez en nous ne l’est pas moins! Je tenais à vous en remercier.
    En ce qui concerne l’ours des pyrénées, j’ai lu il y a quelques années un livre qui m’a semblé bien poser les problèmes liés à cet animal et qui propose également des solutions dont celles que vous évoquez. Il s’agit du « plaidoyer pour Cannelle » de Gérard Caussimont du FIEP. L’idée est de tenter de trouver comment faire pour que l’homme puisse vivre en harmonie avec l’ours. Les pyrénées appartiennent aux ours, mais certainement aussi aux bergers qui y sont installés et qui tentent de faire survivre un certain pastoralisme… Il doit être possible de concilier les deux, après ce n’est peut-être plus qu’une affaire de volonté…

  4. Merci Fabrice d’avoir une pensée pour les ours, quatre ans presque jour pour jour après le lâcher râté de Palouma à Arbas ,qui a été un moment si douloureux et qui a ouvert la porte à toutes les contestations. Laisser Lacube imposer son bon vouloir dans ces circonstances, c’était aussi accepter de céder la place à ceux qui veulent laisser l’homme maître de l’univers,au centre de tout, libre d’éradique les espèces qui ne lui conviennent pas. La faiblesse de la pauvre dame – de bonne volonté sans doute-, mais bien maladroite qui représentait alors l’Etat a permis à Lacube d’apparaître comme le héros d’une montagne libre et fière (j’ai parlé avec des gens qui avaient cette image de la situation !) et ce qui aurait dû s’imposer comme une évidence : que les ours doivent rester présents dans les Pyrénées dont ils sont le symbole le plus fort, est redevenu un sujet de discussion et de débat. Nous avons accumulé des heures de discussion un peu vaines car toujours recommencées, qui nous ont promenés de ministre en ministre, chacun relançant un débat qui n’a pas lieu d’exister puisque chacun sait bien désormais que la seule question à laquelle il est urgent de répondre, c’est où et quand relâche-ton d’autres ours(es) ? De Slovénie ou d’Espagne, mais des ours.

  5. Cette année on célèbre la biodiversité.
    L’ours devrait en être l’emblème.
    Si on ne sauve pas l’ours des pyrénées qu’est que l’on sauvera.
    La loutre a subit à peu près le même sort.
    Les populations en Bretagne s’améliorent un petit peu depuis qu’elle n’est plus considérée comme nuisible, mais ce n’est pas gagné les rivières sont polluées et les routes sont la pricipale cause de mortalité.
    L’ours avec un espace naturel toujours favorable ce n’est qu’une décision politique à prendre.
    C’est ce qui est le plus choquant.

  6. De toutes les brebis qui meurent dans les Pyrénées, 1% seulement le doivent à l’ours. Décidément, détruire l’ours ne sauvera pas le pastoralisme, et sa présence n’a d’ailleurs guère de conséquence sur celui-ci… La quantité de camions qui viennent d’Espagne est un problème bien plus important pour l’ours.

    Si les associations ont échoué, c’est peut-être simplement que même avec les meilleures méthodes, quand on est trop minoritaires et que les idées reçues sont trop lentes à être délogées, on ne peut pas réussir.
    Ce qui ne signifie pas qu’il ne faille pas continuer à tout tenter jusqu’au dernier ours !

  7. Bonjour: J’ai eue la chance de rencontré le frère de Stéphan Carbonnaux l’année dernière et il y a une semaine sur mon poste de travail cette l’hiver.Grégory Carbonnaux ma offert le livre de sont frère « Le cantique de l’ours ». Merci Grégory amitié a la famille.
    Christophe coret ma offert une semaine chez les ours Armand Farrachi, avant sont départ pour la Roumanie.
    Je voudrai dire aussi que Christophe Coret d’Aves france est parti en Roumanie vivre la bas.
    Sinon deux beaux livres a lire vraiment.

  8. ce qui représente le sauvage est mal vue,pas compris ,et surtout pas accepté,pour l’idéalogie de notre époquencomme au moyen -age,le monde appartien a l’homme,et doit lui servir,ou périr.Nous ne somme en globalité pas encore très évolué.

  9. Un encart qui n’a rien à voir; voici un petit texte que je destinais à ma page facebook; je l’ai fait corrigé par une amie qui m’a dis met le chez Fabrice…Donc voici un petit texte sur l’état absurde de mon pays!

    La Belgique : un pays qui se porte mieux sans gouvernement.

    Non, je n’expliquerai plus à mes amis français la crise constitutionnelle belge parce qu’à l’heure où on découvre que des exoplanètes tournent en sens inverse, la petite histoire belge incompréhensible et absurde n’est plus qu’une théorie comme une autre …
    Mon plat pays préfigure la crise réelle, celle qui met nos sols nourriciers en danger et où on tue et spolie pour un bout de terre…Oui BHV est un bout de terre disputé comme tant d’autres !

    Finalement, le Belge ne s’en porte pas plus mal lorsqu’il est sans gouvernement. Pendant ce temps-là, on ne vote pas pour des lois stupides sur des bouts de tissus qui, finalement, remettent la liberté individuelle en cause et fragilisent un système social plus efficace qu’une petite interdiction bardée d’amendes difficilement applicable !

    Ces dernières années les décisions gouvernementales ont été rares et désastreuses. L’argent public spolié et dilapidé par des banques, une loi « pour sortir du nucléaire » tournée en ridicule, des armes de la FN (Fabrique Nationale) vendues en masse à Khadafi, un enseignement fragilisé, une chasse aux chômeurs amplifiée en pleine crise économique, des régimes de retraite remis en question … Bref, la même chose qu’en Europe : une solidarité démantelée petit à petit au profit d’une petite élite qui ne veux pas d’un régime socialement humain où elle pourrait moins s’enrichir …

    Pendant qu’on est sans gouvernement, les décisions se prennent à un niveau local : les niveaux communal et régional. Le niveau national est bloqué en l’état …
    Pendant qu’en Europe on s’écrase devant des investisseurs venant de pays peu démocratiques ou que la solidarité se désagrège et que l’argent public est dilapidé, la Belgique sans gouvernement reste en statu quo …C’est bien sur une honte au niveau d’une Europe basée uniquement sur une économie et non sur du social, mais pour le petit Belge cela se transforme en havre solidaire !

    De plus, on ne se prend plus la tête pour voter ; alors que l’abstentionnisme devient galopant dans le reste de l’Europe, enfin un pays où la « majorité silencieuse » est entendue faute de mieux !

    Les politiciens se démènent alors pour nous expliquer que cet état de fait est irresponsable et que l’investisseur va fuir la Belgique. Mais est-ce si grave que l’investisseur fuit la Belgique ??? L’investisseur c’est du management qui fini par « suicider » les travailleurs, c’est la dilapidation des fonds publics, c’est des agriculteurs perdus dans un système de culture destructeur qui ne leur apporte aucune richesse et les dépossède de leur terre, c’est des caisses enregistreuses sans êtres humains au magasin, des guichets sans êtres humains dans les banques …En bref, l’investisseur ne nous veut pas vraiment du bien ; il vient juste se faire du fric sans se soucier des dégâts colatéraux …Oui, une Belgique sans gouvernement pourrait devenir une championne sociale et une émettrice de CO2 faible !

    Cette crise institutionnelle est le reflet de la future guerre pour les sols. Oui, ce sol qui nous nourrit, au fur et à mesure que l’investisseur arrive, est détruit et mis à mal. La biodiversité se dégrade … Que nous importerait un bout de tissus ou un emploi si nous n’avons plus rien à bouffer ???

    J’irais même plus loin : transformons BHV, ce bout de terrain qu’on se dispute, en champs …Que ce pôle économique se transforme en pôle de biodiversité et la question serait réglée ! Laissons les politiciens se disputer et sauvons nos sols tant qu’il est encore temps. Sauvons notre solidarité qui n’est plus à la mode de l’investisseur et qui fait « désordre » ! Vivons tous sans gouvernement !

    Sylviane Lacroix

  10. A Sylviane,

    Tout à fait d’accord ! Nous n’avons pas cette chance en France et en Pologne où la population aurait pu profiter de la situation créée par la mort de son président, la date du choix d’un nouveau maître a été déjà fixée.

  11. A Lionel

    « La ville de Berne aussi a son nom qui dérive de l’ours. »
    Berlin aussi. Ainsi qu’Orcières (Hautes-Alpes), Mas d’Orcières (Lozère) et Orsières (Suisse) et sans doute bien d’autres.

  12. Rencontrons-nous, abaissons les barrières moyenâgeuses entre associations, écrivons un manifeste commun, faisons-le signer par l’Europe entière, le monde même, et en avant ! Oui, en avant, sans peur et sans reproche. En avant pour l’ours ! En avant pour nous ! Où serait la différence entre lui et nous ?
    —————————————
    Je pense la même chose sur le dossier des G-Prédateurs.merci fabrice

  13. Coucou,

    Mon Dieu…le lien a Erik.Comment peut t’on se dire humain après avoir fait ceci.Avec une amie,nous avions receuilli un chien,dans un piteux état.Ses ex maîtres ont pris le « soin » de l’attacher a un poteau de lampadaire,l’oreille tranchée,en plein soleil.Visiblement battu,il a longtemps été traumatisé,mais il a fini ses jours heureux ensuite..

    J’ai pris plaisir a lire l’article concernant Fabrice dans l’Express.
    Merci pour l’info,c’est sympa de votre part,merci.

    J’ai aussi failli tomber de ma chaise en lisant certains commentaires!

    Bordel!

    Bises,Léa.

  14. Si je peux me permettre, une réflexion perso sur les amaps : http://amapdelaboucle.blogspot.com/ . je suis responsable d’une amap depuis trois ans, et je vais passer la main cette année, car je bosse à plein temps , etpuis, il faut que ça tourne. Ca a été une expérience très riche, et qui me semble même indispensable . nous devons ré-apprendre la vie ensemble, l’autonomie .

  15. Fabrice, ton article sur l’ours, tu cites l’Espagne, POurquoi pas UN mot sur l’Italie? je reste réellement intriguée par ce silence total par pratiquement tout ce qui se passe en Italie, (à part la mafia et Berlusconi), on a l’impression que ce pays n’existe pas! alors qu’il est aussi avec l’Autriche un pays qui pratique l’agriculture biologique, pas comme ici, mode pour bobos..ce pays n’aurait-il que des mauvais côtés ? notamment en ce qui concerne les loups et l’Ours;
    Ce trait se retrouve absolument constamment dans la presse française, sauf rares exceptions.!
    En ce qui concerne loups et ours:
    « Pour les éleveurs des Abruzzes la principale difficulté à leur activité est le contexte économique difficile et la forte densité de Cerf élaphe. L’acceptation des grands prédateurs y est surprenante pour nous pyrénéen. Les éleveurs italiens les considèrent comme des habitants légitimes de la montagne. »

    http://www.loup-ours-berger.org/ours_marsicain_des_abruzzes_italie/#tp

    Autre sujet ou ce pays est exemplaire les semences :(info donnée par réseau semences paysannes)
    SEMENCES : L’ITALIE OUVRE UNE BRECHE
    POUR SAUVER LA BIODIVERSITE CULTIVEE
    Après avoir autorisé ses régions à interdire les cultures transgéniques, le Ministère de la politique
    agricole italien a publié le 20 mars 2008 un décret qui reconnaît, à ceux qui produisent des variétés locales
    non inscrites au catalogue actuel, le droit de vente directe de semences ou de plants qui en sont issus,
    ainsi que les droits inaliénables et imprescriptibles des communautés locales qui ont pris soin de leur
    conservation. Après la Suisse qui autorise depuis 1991 la vente de quantités limitées de semences de
    variétés non inscrites au catalogue, l’Italie est ainsi le deuxième pays membre de « l’espace semencier
    européen » à mettre en application les recommandations européennes qui incitent depuis 1998 les états à
    prendre des mesures spécifiques pour favoriser la conservation de la biodiversité dans les champs en
    autorisant la commercialisation de semences et de plants adaptés.
    A cet effet, le décret italien met en place, à côté du catalogue commun qui les exclut, une « section des
    variétés de conservation » qui doit permettre leur reconnaissance grâce au coût modique à la
    simplicité des critères l’inscription. Malheureusement, les pressions de l’industrie semencière, qui craint
    que son monopole ne soit plus protégé par la loi, ont imposé des contraintes qui limitent de manière
    grotesque sa portée. Seules les variétés de plus de cinquante ans d’âge sont reconnues, ce qui exclut leur
    adaptation aux conditions actuelles de culture ainsi que nouvelles sélections par les paysans et les jardiniers.
    De plus, la vente de semences hors de la région où elles sont cultivées est interdite et les quantités autorisées
    sont ridiculement petites, ce qui empêchera une diffusion suffisante pour préserver ces variétés du risque de
    disparition.
    Alors que les députés français s’apprêtent à légaliser la contamination et l’appropriation de toutes les plantes
    cultivées par les gènes modifiés et brevetés de quelques multinationales, les lois semencières françaises
    interdisent toujours les dizaines de milliers de variétés sélectionnées et conservées par des générations de
    paysans et de jardiniers. Le Réseau Semences Paysannes appelle les parlementaires et le gouvernement
    français à mettre fin à ces atteintes à la biodiversité en faisant respecter les « droits des paysans de
    conserver, utiliser, échanger et vendre les semences reproduites à la ferme »1 hors de toute
    contamination par les OGM, et en autorisant la diffusion des semences de variétés traditionnelles et paysannes » .

  16. « De ces dix siècles – 1 000 ans ! – pendant lesquels on aura chassé l’hérétique. Celui qui croyait à l’ours… »

    Peut-être même 1500 ans d’ailleurs, mais bien des rivières souterraines attendent de ressortir, telle celle de l’alliance entre l’homme et l’animal. Le christianisme même ne l’a pas tant détruite qu’assimilée : qui est le saint patron des Gaules ? Saint-Martin ! et Martin justement c’est l’ours, l’ours Martin ! Le nom Martin et ses dérivés est le plus répandu en France.
    (D’accord, Saint-Martin de Tours est un homme -historique – mais c’est drôle quand même, non ?)
    Dans le même genre, la petite ville auvergnate de Billom (en gaulois billo magus, le marché au chêne) vénère en son église le peu connu Saint-Cerneuf, souvent représenté avec un cerf… Hem ! des fouilles archéologiques ont retrouvé sous l’autel de Saint-Cerneuf un autre autel au dieu gaulois Cernunos, toujours représenté avec des cornes de… cerf !
    Parfois les plantes repartent de la racine.

    Pourquoi pas abreuver les écoles (les instituteurs) pyrénéens de doc sur l’ours, etc. (combat culturel à long terme).
    Pourquoi pas boycotter le mouton des pyrénées (combat économique, mais pas facile pour un végétarien).
    Salut et merci pour ce blog
    Serge

  17. Et bien non, justement, NON !

    Je suis désolé… C’est assez rare pour le souligner, mais je ne suis absolument pas d’accord avec vous, Fabrice.

    Je ne suis pas d’accord sur l’analyse. Je ne suis pas d’accord sur les conclusions. Je ne suis pas d’accord sur le ton général et avec cette noirceur qui finit par parler de l’ours dans les Pyrénées comme un combat perdu.

    Certes, rien n’est simple. Mais regardons objectivement la situation :

    Sans les renforcements de 1996-97 et 2006, il ne resterait dans les Pyrénées qu’un ours ou deux. Or aujourd’hui, il y en a une bonne vingtaine, avec une population qui augmente, doucement, trop doucement… mais qui augmente d’un individu en moyenne par an. Les ours qui ont été relâchés se sont toujours parfaitement adaptés à leur nouvel habitat et se sont le plus souvent réappropriés l’habitat et les sentiers des ours disparus. Les ours relâchés ou leur descendance se reproduisent correctement et la mortalité des oursons est plutôt moindre qu’elle ne l’est ailleurs, preuve de la qualité de l’habitat pyrénéen.

    Rien de tout cela n’aurait été possible sans le travail des associations, sans le soutien des populations locales, et sans l’engagement de quelques élus, de droite et de gauche.

    Non, les associations n’ont pas échoué. Il y a eu, il y a et il y aura encore des difficultés et des échecs, mais le combat est en passe d’être gagné !

    Peu à peu, le discours de l’État est devenu plus clair : la présence de l’ours dans les Pyrénées n’est pas négociable, les engagements et les obligations de la France seront tenus et d’autres plantigrades viendront bientôt de Slovénie renforcer cette population Pyrénéenne encore trop fragile.

    Bien sûr, il reste encore beaucoup de difficultés, mais ce n’est pas en parlant de l’ours au passé qu’on lui prépare un avenir.

    François Arcangeli
    Président de l’association Pays de l’Ours – Adet
    Conseiller Régional de Midi-Pyrénées
    Maire d’Arbas

  18. A PROPOS des ours une très bonne nouvelle :
    un « blitz  » de l’association « animal asia fondation » fondée par une anglaise Jill Robinson a permis de sauver en Chine 10 ours enfermés depuis 30 ans pour la fabrication de bile!
    les ours sont à présent dans un sanctuaire à chengdu, province du sichuan ; photos à faire défiler et à voir ici: une honte de voir ces splendides créatures, ainsi encagées!:

    http://www.lastampa.it/multimedia/multimedia.asp?p=1&pm=1&IDmsezione=59&IDalbum=25967&tipo=FOTOGALLERY#mpos

  19. erik! je viens de voir ce chien noyé! que dire? à part d’attraper ces salauds immondes , me fait penser au chien martyr de Ponthoile, là on connaissait qui a fait çà , c’est le maitre qui l’avait bouclé pendant 3 ans!! il y a une page face book sur cette pauvre créature! mais qu’attendent les politiques pour prendre de courageuses décisions et punir, comme il se doit les auteurs de ces actes diaboliques! il est sur que c’est plus excitant, marrant et glamour de se pavaner à la télé, ..

  20. Cher François Arcangeli,

    C’est un fait. Nous ne sommes pas d’accord. Mais sachez au moins que je souhaite que vous ayez raison. Je redoute le contraire. Bien à vous,

    Fabrice Nicolino

  21. Mince alors, si ça ce n’est pas un échec pour le milieu associatif, qu’est-ce que c’est ?? Et rassurez-vous, avant de me tomber sur le poil, je souligne que l’échec est COLLECTIF.
    Sans doute ai-je tort, mais j’ai toujours pensé que l’ours devait être défendu collectivement, pas toutes les assos, et pas seulement par celles qui sont spécialisées « grands prédateurs », oui, c’est utopique n’est-ce pas ?
    Ensuite, je crois bien que la proposition de Fabrice pourrait apporter un début de solution : en débattre au niveau européen.
    Parce qu’en attendant, et malgré tous les sondages que nous faisons circuler pour nous rassurer, je crois bien qu’une grande majorité de français se fout complètement de l’avenir des plantigrades.
    En tout cas, cette vision optimiste du dossier ours nous sépare irrémédiablement, et j’en suis navrée…

  22. Nous sommes dans une année cruciale pour l’avenir de l’ours et ce n’est pas aujourd’hui que nous devons décider si le programme de renforcement a été un echec ou pas . Ce qui doit se décider aujourd’hui ,au niveau de l’Etat , c’est comme promis,la décision d’un nouveau renforcement de population . Pour l’avenir , réussite ou échec , seront étroitement liés à cette décision de la plus haute importance en cette année de la biodiversité . Personnellement j’estime qu’avec le faible nombre d’ours réintroduits , le résultat à ce jour est plus qu’honorable . Ce nombre d’ours est en accroissement , mais ce n’est pas suffisant puisque la moindre perte de plantigrade est considérée comme un echec . Ce qui manque jusqu’à ce jour c’est la volonté ferme de l’Etat de faire face à ses engagements et à ses responsabilités en matière de sauvegarde d’une espèce en voie de disparition .L’avenir proche va nous dire si le ministère de l’Ecologie va enfin ou non se décider à avoir une politique volontaire et cohérente pour sauver le plantigrade et dégager sans équivoque les termes d’une nouvelle cohabitation avec le monde pastoral . Aprés cela on pourra ou non parler d’échec programmé et savoir si d’un plan de sauvegarde nous passerons à un plan de gestion de la disparition du plantigrade . Effectivement, peu de gens semblent concernés et c’est bien dommage car la présence de l’ours ou son absence vont décider de l’environnement auquel nous aurons droit demain dans les Pyrénées .Aurons-nous un environnement sauvage encore préservé ou un paysage domestiqué à outrance … nous le saurons bientôt … N’oublions ce que nous a dit Nayrou ; « l’ours n’apporte rien à la biodiversité  » …Les seuls écosystèmes validés seront-ils ceux maitrisés, entretenus et rentabilisés par l’homme ? L’avenir nous le dira bientôt !

  23. @ Sylvie et Fabrice

    Pardon, mais je ne comprends pas en quoi telle ou telle vision devrait nous séparer « irrémédiablement ».

    Concernant le volet européen, je souscris… je souscris complètement !

    Mais là aussi, nous ne partons pas de zéro et une partie du travail est déjà fait, ou en cours.

    « L’Europe des prédateurs » et ses acteurs ont commencé à se connaître et à travailler ensemble au travers d’un programme européen qui s’est achevé en 2008.
    Un symposium de clôture a d’ailleurs été organisé dans les Pyrénées.
    Cela a d’ailleurs été l’occasion de mesurer que la situation en France est par de nombreux aspects meilleure que dans d’autres pays en Europe.
    Des voyages d’études ont été également organisés en Espagne, en Italie, en Slovénie…

    Un projet d’ « Alliance Européenne pour l’Ours » est actuellement à l’étude et, de notre côté, nous avons embauché une personne qui ne travaille qu’à ça.

    Loin de devoir nous séparer au motif de telle ou telle vision divergente, je partage l’idée de Fabrice : rencontrons nous !!!

  24. En attendant Fabrice vous pouvez signer la pétition en ligne.
    2010, Année de l’Ours dans les Pyrénées
    Les associations se mobilisent Ferus, Pays de l’Ours – Adet, Altaîr Nature, WWF, FIEP, Cpn Brabant et Noa

    http://www.ours2010.org/

    Depuis le 1er janvier 2010 la France n’a plus de Plan de restauration de la population d’ours dans les Pyrénées, malgré les engagements annoncés, non tenus.
    L’ours brun est pourtant une des deux seules espèces de mammifères en « danger critique d’extinction » en France selon l’UICN. La France débute donc très mal l’Année Internationale de la Biodiversité.
    La survie de l’ours en France exige une politique volontariste et ambitieuse. Nous soussignés, demandons au gouvernement français le lancement d’un nouveau Plan de Restauration de la population d’ours, incluant :
    – des lâchers d’ours réguliers, prioritairement en Béarn, mais aussi dans les Pyrénées Centrales ;
    – une meilleure protection juridique de l’ours brun en France ;
    – une meilleure protection de son habitat ;
    – une politique volontariste de valorisation pour les populations locales de ce patrimoine naturel exceptionnel.

  25. Bonjour.
    Toutes les bonnes volontés doivent s’unir !…

    Si nous voulons faire un bilan du passé et être objectifs, nous devons constater qu’il y a deux histoires différentes : celle des Pyrénées Béarnaises et celle des Pyrénée Centrales .

    Pour ce qui est du Béarn l’histoire est un échec cinglant, de plus de trente ans ,à tous les niveaux . Le Fiep et la Sepanso , malgré leurs bonnes intentions ayant été roulées dans la farine par l’iphb et les zélus à la solde de Lassalle . Cet échec se poursuivant lamentablement depuis la mort de Cannelle jusqu’à aujourd’hui , plongeant définitivement, si rien n’est fait, les gènes des derniers ours mâles de souche dans la plus obscure des stérilités .

    Pour ce qui est des Pyrénées Centrales le destin de l’ours , à l’inverse du Béarn ,connait une progression favorable puisque qu’on y est passé de 1996 à ce jour d’une absence de plantigrade à une petite population en cours de viabilité et je ne vais pas rappeler ici ce qu’a déja écrit F.Arcangeli . L’effort dans ces Pyrénées Centrales doit absolument être poursuivi !

    Toutes les bonnes volontés doivent donc peser ensemble pour que les décisions bientôt attendues soient favorables à un plan de sauvegarde renforcé et plus efficace . Bien sûr l’option Européenne doit être envisagée et exploitée . Mais attention , le temps joue aujourd’hui contre le destin de l’ours , il y a eu trop de temps perdu et nous n’avons pas encore trente ans à perdre en tergiversations ou réunions stériles parceque des chaises restent vides . Le temps est à l’action et il faut impérativement décider d’un nouveau plan de renforcement de la population ursine .Il y a urgence . Il n’y a pas d’autres alternatives si nous ne voulons pas voir à moyen terme décliner le noyau central comme a périclité le noyau Béarnais .

    L’ours est éliminé des Pyrénées par un certain pastoralisme parcequ’il n’entre pas dans le cadre d’une biodiversité voulue et décidée par l’homme .Notre plantigrade ne correspond pas aux critères voulus d’écosystèmes maitrisés , entretenus et rentabilisés par l’homme , ( la biodiversité à visage humain ! ). L’écologie n’ayant de sens pour certains que si elle est avant tout et contre tout  » profitable  » à une espèce humaine toujours prioritaire sur le reste du vivant . C’est ainsi qu’il a été décidé de longue date que l’ours devait disparaitre de la biodiversité et de notre patrimoine naturel, et que toutes les actions des Nayrou , Berdou ( directeur du P.N.P ), Lassalle , Lacube et autres Dollo vont en ce sens . Actions et reflexions cautionnées par des arguments aussi fantaisistes qu’Allegresques …

    La survie de l’ours est une question philosophique dont de la réponse dépend la qualité de notre propre survie …  » Sommes-nous capables d’une alliance avec l’ours  » ? Nous sommes tous concernés par cette question . Comment pourrait-on faire ailleurs une alliance avec le gorille , l’orang-outang , le tigre , l’éléphant , la baleine … si chez nous, nous sommes incapables de donner un avenir à l’ours alors que nous sommes en contre partie capables de donner des conseils de biodiversité à toute la planète ?… Louis Dollo nous parle d’un environnement pyrénéen préservé mais , n’oublions pas que dans ces montagnes , viennent de disparaitre successivement le lynx , le bouquetin des Pyrénées , que le coq de bruyère est moribond , que l’avenir du gypaète est plus que précaire et que l’ours … ( je ne vous parlerai pas du sort qui sera reservé au loup si nous échouons à sauvegarder la cause de l’ours ! ) Quand tout cela va t-il s’arrêter ?
    Bientôt je l’espère !

    Longue vie à l’ours et au pastoralisme !

  26. Cher François Arcangeli,

    Je connais un peu et apprécie beaucoup Sylvie C. Mais elle n’est pas moi, ni ne suis elle. Aussi bien, lorsque vous écrivez à nous deux : « Pardon, mais je ne comprends pas en quoi telle ou telle vision devrait nous séparer “irrémédiablement” », vous ne vous adressez qu’à elle.

    Moi, j’en serais resté à « cette vision nous sépare », car en effet, elle nous sépare. Je sais l’exceptionnelle qualité du travail que vous menez en compagnie – notamment – d’Alain Reynes. Mais est-ce bien suffisant ? Je n’aurai pas l’outrecuidance de donner des conseils de terrain, moi qui ne vis pas sur place. Mais j’ai le droit, et même comme un devoir, de dire mon sentiment sur la question prise dans son ensemble.

    Et cette question n’est ni celle de l’ours, ni celle des Pyrénées. C’est celle de la défense de la vie et des formes de celle-ci, partout sur terre. En France, ce grave sujet cristallise autour de l’ours et du loup. Je maintiens que nous n’avons, nous les défenseurs de la diversité, cessé de reculer, incapables de rassembler au-delà de nos chapelles, incapables de parler d’une voix ferme, incapables d’affronter nos adversaires avec les armes nécessaires.

    Ce constat nous inclut tous, moi compris, cela va sans dire. Il réclame, pour être complet, le bilan critique de 40 ans de protection de la nature en France. Il exige de regarder les yeux ouverts où a mené l’esprit de compromis et de concertation qui a régné en maître d’un bout à l’autre de la France depuis disons 1969, date symbolique de la grande pétition en faveur de la Vanoise.

    En somme, ce que je dis, ce que je proclame, c’est que le mouvement qui reste le mien reste englué dans des pratiques qui ont mené à une situation désastreuse, symbolisée à la perfection par la supercherie nommée Grenelle de l’Environnement, à laquelle s’accrochent encore, désespérées mais complices, la plupart des associations françaises.

    Je termine sur un point qui nous réunit néanmoins : discutons ! Ouvrons en grand les vannes de la parole, en espérant qu’elle servira, pour une fois, l’action. Oui, parlons ensemble et sans tabou de l’ours et des moyens de mener des actions efficaces. Pas seulement ici ou là, mais partout.

    Bien à vous, cher François Arcangeli,

    Fabrice Nicolino

  27. tout cela sur l’exquis site « la buvette des alapages ».: c’est très long: mais çà fait bien le tour de la question (avant tout et comme toujours une question de sensibilité)!
    Ours brun des Abruzzes : pourquoi l’Italie bat la France?

    Ours brun des abruzzes : vivre avec l’ours marsicain

    En Italie, dans les Abruzzes, les ours marsicains font le bonheur des villages, attirant les touristes du monde entier.

    Une seule inquiétude, leur possible disparition.

    Pescasseroli est à plus de 1 000 kilomètres des Pyrénées et quelques années-lumière des combats enragés qu’y suscite le retour de l’ours. Cette petite ville de 2000 habitants perchée dans les montagnes du Parc national des Abruzzes, au coeur de l’Italie, coule des jours tranquilles à la botte du plantigrade, animal qui lui assure prospérité et longue vie.

    Tout ici porte la griffe de l’ours dit « marsicain », du nom d’un mont sacré situé à quelques kilomètres de là. Camping dell’orso, Bar dell’orso, Pizzeria dell’orso, sans compter la silhouette de la bête qui orne ça et là les murs des maisons et, depuis 1970, le logo du Parc.

    Construite à 1 200 m d’altitude et fondée essentiellement par des bergers, Pescasseroli est aujourd’hui une station de ski qui vit également à plein régime ses étés, grâce à sa faune et surtout à ses ours, derniers survivants de la Péninsule. La commune compte 40 hôtels pour une capacité hôtelière de 2000 lits, soit plus que Cortina d’Ampezzo, la station de luxe des Dolomites, hôte des Jeux olympiques d’hiver en 1956.
    Elle n’a qu’une seule crainte : que l’ours, victime d’une lente érosion de ses effectifs, disparaisse à jamais de son ultime refuge italien.

    Pour éviter ce naufrage et évaluer ses chances de prospérer, des chercheurs de tous poils (spécialistes des ursidés, généticiens, écologues) traquent la vraie nature de l’ours marsicain, depuis sa tanière jusqu’à son ADN (

    Moins d’opposition qu’en France

    « Ici l’ours a une histoire. Il y a toujours vécu, dit Aldo De Benedetto, directeur du parc national des Abruzzes depuis quatre ans. Grâce au parc, nous rassurons les éleveurs et les bergers en surveillant le territoire avec 30 gardes forestiers et 30 gardes spécialisés, qui connaissent la faune comme leur poche. » « L’ours n’est pas un carnivore mais un omnivore. Et la brebis n’est pas sa proie favorite, affirme-t-il. Et puis, où sont-ils tous ces ours ? Il n’y en a qu’une soixantaine sur les 50 000 hectares du parc. Les loups sont bien plus nombreux. Et si un mouton est mangé de temps en temps, ce n’est pas dramatique. » D’autant moins qu’à chaque dégât signalé, la direction du parc diligente ses spécialistes pour une enquête et propose une indemnisation aux éleveurs. « Cela réduit les conflits, note De Benedetto. Au moindre litige, on détermine s’il est bien dû à une prédation. Ensuite, on applique le barème déterminé par la chambre de commerce. Un veau, par exemple, peut coûter jusqu’à 3 000 euros. Idem pour les cultures, mais toujours après enquête par nos soins. »

    Concernant les apiculteurs, régulièrement pillés par l’ours, De Benedetto a pris les devants : le parc finance la protection des ruches. « Nous préférons installer à nos frais ces barrières électriques plutôt que devoir dédommager au prix fort. » Près de 200 000 euros ont ainsi été versés pour l’exercice 2004-2005 en indemnités diverses.

    La paix de l’ours

    Si l’ours et le loup suscitent moins d’opposition ici qu’en France, c’est aussi qu’ils n’ont jamais cessé de faire partie du paysage de ces montagnes, réserve de chasse du roi (Victorio emmanuelle de Savoie) jusqu’en 1922. Aussi, à la différence de leurs confrères des Pyrénées, les bergers des Abruzzes ne lâchent jamais leurs moutons dans la montagne sans surveillance. Au point que, depuis quelques années, les plus gros éleveurs ont recours aux bergers macédoniens ou albanais qui ont les mêmes traditions d’élevage que les Abruzzesi. Un autre phénomène joue en faveur de « la paix de l’ours », la baisse des effectifs des bergers, depuis vingt ans. Enfin, De Benedetto n’a cessé de mener une campagne de sensibilisation de la population à la valeur de la faune sauvage et de la flore du parc….

    Surprise : ils découvrent, juste en contrebas, quelques ours vaquant à leurs occupations. « Nous y sommes retournés le lendemain et nous avons encore vu les ours, raconte-t-il. Leur tanière n’était pas loin. » Le bouche à oreille fait le reste, Cesidio est sollicité pour « emmener voir l’ours ». Face à la demande croissante, il crée une association qui propose aujourd’hui des excursions de juin à septembre, quinze personnes au maximum à la fois. Une partie des gains est reversée au parc national. « Nous bénéficions d’un patrimoine unique au monde, assure Cesidio. Il ne faut pas le laisser filer. »

    A l’entrée de Pescasseroli, une quarantaine de véhicules ont envahi un virage qui surplombe la lisière de la forêt. Depuis deux jours, au crépuscule, trois ours (dont un petit) viennent s’ébrouer dans un ruisseau. « Les gens accourent des villages voisins avec leurs enfants, dit Ezechia Trella, un des gardes du parc. Tout au long de l’année, on vient de l’étranger marcher ici.» Juste pour le bonheur d’être l’homme qui a vu l’ours.

    [ NDLB: Une nouvelle fois, l’italie bat la France! Les bergers pyrénéens sont-ils plus bête que les italiens? Surement pas! Mais on attend le déclic: la réconcilation entre les touristes et les bergers, les bergers et les ours, les bergers et la réussite. Ils croient que tout le monde leur en veut…, et si le problème venait de chez eux? ]

    Baudouin de Menten sur 25 juillet 2006 dans Italie, Ours brun en Italie – Marsicain des
    L’Italie, l’Autriche et l’Espagne ont aussi renforcé ces dernières années la population d’ours (Ursus arctos) dans leurs montagnes, où ces expériences, assorties de politiques d’accompagnement, ont permis de sauver leur présence.

    En France, la politique d’accompagnement proposée par le ministère de l’Ecologie est du même ordre, mais les éleveurs anti-ours organisent un tel bordel, soutenus par des politiciens près à enfreindre (ou à faire enfreindre) la loi qu’il est permis de se poser des questions sur le respect des lois dans les montagnes pyrénéennes.

    L’arrivée la semaine dernière des deux premières ourses Palouma et Franska s’apparente à un jeu du chat et de la souris. Les anti-ours hilares étaient partis d’Arbas en vainqueurs. Les gendarmes vexés se sont jurés de ne plus se faire prendre, et ont bernés ceux-çi pour le lâcher de Franska. De l’extérieur, le comportement d’adolescents rebelles des bergers anti-ours est risible, mais effrayant. Il est loin le côté sympatique des bergers de Praz-sur-Arly qui organisent des visites de la bergerie en plein agnelage.

    La guerre de l’ours

    Les éleveurs anti-ours « tiennent des positions », organisent des « barrages », pistent les gendarmes, parcourent les lieux de lâchers avec pétards, fusées et cloches pour effrayer les jeunes ourses relâchées.

    D’autres abandonnent du miel mélangé à des débris de verre en guise de cadeau de bienvenue. Extrémisme violent et sanguinaire. Voilà le résultat de la politique et des discours « guerriers » de Jean Lassalle et d’Augustin Bonrepaux qui portent sur leurs épaules le commandement des troupes paramilitaires qui disent « sauvegarder le patrimoine pyrénéen » et vouloir présenter « un autre visage ». Le visage de la haine et de l’anarchie paysanne ?

    Détermination ministérielle

    Nelly Olin ne compte pas se laisser déborder par ceux qui ont refusés tout dialogue avant de crier à « l’obscurentisme » et au « passage en force ». Qui utilisent la force? Qui manipulent les médias et pleurent sur les dégâts causés par l’ours dans des troupeaux abandonnés?

    Dans les Pyrénées françaises, trois nouveaux ours slovènes sont encore attendus pour renforcer une population de 14 à 18 individus. Faudra t-il forcer les barrages, parachuter des troupes, envoyer le Clémenceau pour appliquer le plan du gouvernement qui est passé de la réintroduction de 15 ours à 5 cinq ? Belle concession accordée aux éleveurs, alors que tous les spécialistes estiment que ce ne sera pas suffisant pour sauvegarder l’espèce.

    Négociations et boycott

    Qu’on cédé les éleveurs en contre partie ? Rien ! ils ont commis de nouveaux actes de violences et semblent au dessus des lois. Les télévisions regardent, font de l’audimat. A part les anti-ours notoires qui braillent comme des veaux, les hommes politiques se taisent. D’autres chats à fouetter.

    Après le saccage d’Arbas, les maires et les habitants de Bagnères-de-Bigorre s’attendent au pire lors du prochain pic-nic « non violent ». La violence est déjà annoncée et justifiée par des « refus du dialogue » et autres stigmatisations de la « colère » et des « injures » de la ministre après l’échec du lâcher d’Arbas et les pleurs des enfants, déjà meurtris de la manifestation violente dans leur village.

    Boycott, menaces, violences, saccages, manipulations : le pastoralisme pyrénéen est une mafia et possède ses parains, bien au dessus des lois. Vu de l’extérieur, voilà qui ne donne pas envie de parcourir les sentiers de promenades ventés par les magazines éco-touristiques finançés par la région. La Slovénie, les Monts Cantabriques, les Tatras deviennent des destinations bien plus reposantes.

    Les éleveurs pyrénéens sont-ils une exception française?

    Il y a 3 000 ans, l’aire de l’ours brun couvrait l’ensemble du continent européen. Aujourd’hui, on le trouve surtout en Scandinavie (Finlande et Suède) et à l’Est (Roumanie, Bulgarie) et sur le territoire de l’ex-Yougoslavie. Ainsi, la Slovénie, qui abrite près de 800 ours, après une très bonne gestion de la population ursine accepte d’en céder depuis une quinzaine d’années aux pays qui le lui demandent.

    Un programme européen pour sauvegarder les ours

    L’Europe est accetée par les bergers dès qu’elle paie, pas quand elle prend une décison de sauvegarde des espèces menacées ou de leur habitat (2000). Là, elle devient « manipulée par les lobbies écologistes et citadins », par les « fonctionnaires de Bruxelles ou d’ailleurs ». Le grand complot contre les populations de montagnes chères au président Lassalle !

    A partir de 1992, l’Union européenne a mis en place le programme « Life » invitant les Etats membres à prendre des mesures urgentes de conservation.

    L’ours en Italie

    * Dans les Alpes italiennes, la population du Trentin survivait à peine avec trois ours quand elle a reçu entre en 1999 et 2002 le renfort de dix ours slovènes.
    * En 2004, leur présence était estimée entre 15 et 17 ours et approuvée par 77% de la population locale.
    * L’Italie compte par ailleurs une soixantaine d’ours bruns marsicains – plus légers que ceux de Slovénie – dans le Parc national des Abruzzes, où leur présence est un argument touristique. « Qu’il s’agisse des Abruzzes ou du Trentin, la cohabitation avec l’ours se passe bien », assure Jean-Jacques Blanchon, directeur des programmes de la Fondation Nicolas Hulot, citant également le cas de l’Espagne.

    « Les exemples réussis en Espagne, en Italie ou en Slovénie prouvent que notre espèce est capable de cohabiter avec d’autres », estime Jean-Pierre Raffin, fondateur de la chaire d’Ecologie à l’université de Jussieu et protagoniste du programme de renforcement de l’ours en 1996-1997. « On a les moyens techniques, on sait faire. Mais en France, les bergers et les éleveurs, soumis à des contraintes réelles, refusent par principe les mesures d’accompagnement et de gardiennage », déplore-t-il.

    Des ânes et des imbéciles

    Ils se comportent comme des « ânes », comme des « imbéciles » a dit Nelly Olin, très en colère après l’intrusion de Philippe lacube crptté sur le lieu du lâcher d’Arbas. La France à le pastoralisme le plus con et le plus violent d’Europe qui fait tourner la presse autour de son petit doigt et se fout pas mal d’être hors la loi, puisque protégé par des petits barons locaux, élus braconniers ou chanteurs susceptibles aux méthodes douteuses.

    Les Français, pourtant se sont très majoritairement prononçé en faveur de l’ours. Allez-vous vous réveiller et remettre cette bande d’extrémiste à leur juste place? Auprès de leurs troupeaux.

    Agir pour l’ours

    Dites votre manière de penser aux bergers, aux journalistes, aux hommes politiques. Choisissez vos gigots et vos fromages. Ayez un comportement responsable et actif. Ne laissez pas les éleveurs anti-ours ridicules vous manipuler. Soutenez les maires, adhérez aux associations, merde !

    D’après LCI

    Baudouin de Menten sur 02 mai 2006 dans Actualités ours des Pyrénées 2006,
    Ours bruns en Italie : Amour infini et furie sauvage

    Le miroir de l’homme

    Peut être que pour mieux décrire le caractère de l’ours il n’y a pas eu de biologiste spécialisé, mais un historien humaniste à l’ample vision comme Franco Cardini : « L’Ours est peut être l’animal par rapport auquel l’homme réalise de façon majeure sa position contradictoire dans les conflits du monde animal » – écrivait-il en 1986 – « Une apparence duale d’énergie guerrière et d’affection fraternelle »… Et il continuait : « L’ours est féroce et pourtant, il est sympathique et dans ses mouvements, il rappelle souvent l’homme ».

    TToutefois il ne va pas plus loin, il est bien conscient de ses propres limites et de son propre rôle, il ne commet pas de « délits gratuits », et n’attente jamais à l’équilibre de la nature. Parce qu’il sait, comprend et se souvient, et garde même gravé dans son patrimoine génétique qu’il fait parti de la nature, que sa vie même, et celle de ses enfants en dépend. Une vérité très simple, que le très intelligent Homo sapiens semble pourtant avoir beaucoup de difficultés à accepter.

    Les hommes veulent rester les seuls sur la terre

    Nils_holgersson_voyageL’écrivain suédoise Selma Lagerlof en avait eu une parfaite intuition au début du siècle dernier, alors que dans son célèbre roman « Le merveilleux voyage de Nils Holgerssons à travers la Suède », elle affirmait tristement par la bouche de maman ours : « Il ne reste plus une seule tanière d’ourse dans toute la forêt… Je crois que les hommes veulent rester les seuls sur la terre ! », concluant après : « Alors, également s’il ne se nourrit pas de fraise, de fourmis et de végétaux, il n’a plus du tout le droit de vivre dans la forêt. »

    Quand l’homme comprendra le mal qu’il fait à la nature, et donc à lui-même, il sera peut être trop tard. Et notre pays (l’Italie), qui dans les sondages figure souvent comme le plus désireux de protéger l’environnement, avec un Parc des Abruzzes et son Ours ’Marsicano’ présent dans tous nos esprits n’échappe pas à la règle.

    « Aujourd’hui l’esprit du grand ours a disparu en grande partie de notre terre, mais au temps de nos grand-pères, il voltigeait partout et tous le respectaient pour que soient plus forts et puissants chaque valeureux guerrier. Ici, où il vit encore, l’esprit du grand ours remplit la terre… Je prie dans mon coeur pour son futur. »

    Mais y a t-il encore quelqu’un qui voudrait écouter cette prière douloureuse, qui est aussi un cantique d’espérance pour l’avenir de tous les êtres vivants ?

    Professor Franco TASSI
    Centro Parchi – Villino 16/4
    Viale Gorgia Leontini, 330
    Source : Aves

    Baudouin de Menten sur 25 mars 2006 dans Italie, Ours brun en Italie – Alpes, Ours brun en Italie – Marsicain des Abruzzes , Ours des Pyrénées – Patrimoine |

    2010 Année Internationale de la Biodiversité : la France doit respecter ses engagements

    2010 Année de l’Ours des Pyrénées

    L’Ours patrimoine pyrénéen abandonné

  28. Monsier Ar.., écrit: .
    « Je ne suis pas d’accord sur l’analyse. Je ne suis pas d’accord sur les conclusions. Je ne suis pas d’accord sur le ton général et avec cette noirceur qui finit par parler de l’ours dans les Pyrénées comme un combat perdu… »
    Ces phrases: discours, lucide ou tièdement electoraliste? Bof..de toute façon, chacun aura le sort qu’il a merité, qu’il mérite, par l’amour et l’intelligence qu’il aura donné à ses irremplaçables richesses naturelles; foin de blabla, foin de stériles paroles: Auchan ou les ours…quelque part le choix est là.
    et bien certains préfèrent auchan et basta.

    Il y a aussi les réserves, (comme les indiens) après les courses chez auchan…on va regarder les ours grimper leurs arbres en plastique, les derniers survivants..

  29. Marie, entre Auchan et les ours, il y a longtemps que François Arcangeli a choisi. Vous gagneriez à vous renseigner sur son parcours et ses engagements.

  30. merci pour l’info sur Arcangeli; grazie Lea; oui Raton je ne savais pas qui était ce monsieur;

    coucou Hacène ton berger dit ce que l’on aimerait entendre plus souvent.

  31. Marie,

    Chuuuuut….Marie,je ne dit plus rien.

    Entre les ours,tout ce que l’on fait de mal aux autres animaux,aux hommes,a notre Terre,mon coeur risque de lâcher!

    La poubelle serait de trop…et Dieu sait combien je l’aime,cette poubelle!

    Petite Marie,prenez bien soin de vous,je vous embrasse très fort,Léa.

  32. et si on se disait tout?!
    Les écolos n’aiment pas les enfants, c’est évident, cela ne se discute plus!
    Les ours, eux, ADORENT les enfants…la preuve en image :
    http://img687.imageshack.us/img687/4562/41340210.jpg
    voici les drames quotidiens qui se nouent aujourd’hui sur les bords du gave d’Aspe, infesté d’ours. Merci à la buvette des alpages pour ce montage très réaliste. 🙂

  33. des nouvelles des ours dans la presse régionale bien de chez nous :

    sale bête, non seulement il effraie les amateurs de morilles, mais son passage entraîne l’intervention des secours en montagne!
    http://www.lindependant.com/articles/2010-04-23/l-ours-balou-est-de-retour-168295.php

    et là il égorge des chèvres – au passage ce troupeau est connu pour n’être jamais gardé – aux abords des villages. + les vautours. brrr! finissons-en avec la nature
    http://www.ladepeche.fr/article/2010/04/28/825050-L-ours-attaque-encore.html

  34. Coucou,

    Dans les autres pays il ne font pas un tel remue-ménage a propos de la réintroduction des ours…

    Attention,les infos sont un peu datées.

    Ours : Roumanie, ruraux, urbains et ruralité
    Bardet

    Tiens, quelqu’un parlait de la Roumanie… En Roumanie, il y a encore des ours et des loups qui vivent librement, et cela ne pose problème à personne. Les paysans et les bergers roumains ne s’en plaignent pas, et il y a très rarement des accidents.

    J’ai vécu dans ce pays, y compris et surtout dans le milieu rural, et donc je sais de quoi je parle. En fait, les bergers ne se plaignent pas des attaques d’ours ou de loups car ce sont effectivement des bergers et pas des éleveurs : ils gardent leurs troupeaux à l’ancienne et utilisent des grands chiens robustes – le berger carpatique (ciobanesc carpatic) ou le berger mioritique (ciobanesc mioritic) – pour surveiller leurs troupeaux et éviter ainsi les attaques d’ours ou de loups. Comme quoi, l’homme peut vivre et faire de l’élevage même en présence d’animaux prédateurs.…

    Je pense en outre qu’il est erroné et même fallacieux d’opposer les gens de la campagne « qui savent de quoi ils parlent » aux gens de la ville « qui ne savent rien », car beaucoup de gens de la campagne en France ont perdu les savoir-faire et les compétences de leurs aïeux sur l’autel de la modernisation de l’agriculture (et des modes de vie) et par l’insertion totale de celle-ci dans le système de production capitaliste (rentabiliser, faire fructifier les gains, etc.). La paysannerie française est morte dans les années 1960 (cf. Henri Mendras, La Fin des paysans, 1967). Elle a aujourd’hui été remplacée dans les campagnes par des éleveurs, des cultivateurs et autres exploitants agricoles – c’est-à-dire des « professionnels » de l’agriculture, d’une part, et par des néo-ruraux, c’est-à-dire des gens qui habitent à la campagne et travaillent en ville, d’autre part.

    D’une certaine manière, les derniers « paysans » français, ce sont paradoxalement ces citadins qui, du printemps à l’automne, cultivent leur jardin ouvrier.… Finalement, je me demande si l’on n’assimile pas trop facilement les chasseurs au monde agricole et celui-ci aux seuls « professionnels de l’agriculture ». Or la ruralité ce n’est pas seulement cela.

    Force est cependant de constater que certains cherchent à défendre leur vision étriquée des choses en la justifiant au nom d’une prétendue « ruralité » (celle des « professionnels » de l’agriculture) dont ils se présentent comme étant les seuls représentants. Au royaume des aveugles, les borgnes sont rois.…

    Commentaires,

    Habitant moi-même la ville de Brasov en Roumanie connue pour un lieu où se cotoient les ours et les hommes, je confirme ce que dit l’auteur de cet article. Il y a de temps à autre incidents et accidents, souvent générés par des humains ne respectant pas l’animal sauvage (jet de pierres, coups de bâtons). Mais les bergers et leurs brebis cohabitent sans de réels problèmes. Et la Roumanie est le pays d’Europe où l’ours se trouve en plus grand nombre… alors quelques ours en Pyrénnées et quelques loups dans les Alpes !?

    Je salue ce témoignage plein de tolérance et de clairvoyance. Habitant moi-même les Hautes-Pyrénées, je suis bien placé pour voir ce qu’est devenu l’agriculture et l’élevage. Du maïs avec tout ce qu’il faut de pesticide à perte de vue en bas, et en montagne, des bêtes livrées à elles-mêmes sans berger et que les éleveurs montent voir une fois par semaine pour leur porter le sel. Pas étonnant qu’un ours de passage prélève une ou deux brebis sur ces troupeaux non gardés et non protégés. Quant au commentaire de Nounours : je précise que je me balade dans les Pyrénées depuis plus de 40 ans et dans des coins où il y avait encore des ours (et oui, il reste des ours de souche pyrénéenne, car l’ours n’a jamais totalement disparu des Pyrénées) et je n’ai jamais eu d’appréhension. Quand on s’intéresse à l’histoire des Pyrénées sur les derniers 150 ans, jamais un accident mortel impliquant un ours, alors qu’en 1900 on estimait le nombre d’ours à encore environ 150. Je dirais même au contraire que l’idéal de beaucoup de Pyrénéens, c’est de « voir » l’ours et ceux qui l’ont vu s’en souviennent toute leur vie… et en sont toujours revenus intacts et en vie… On ne peut pas en dire autant des ours qui ont croisé des chasseurs…

    Pour les loups,tout se passe bien en Italie,

    Le loup a tué beaucoup de brebis en France et c’est vrai qu’on peut le considérer comme une menace pour les troupeaux des bergers, mais bizarrement, c’est un problème que l’Italie ne connaît pas. Aujourd’hui, il y a beaucoup d’intérêts économiques qui sont contre sa réintroduction. En effet, les bergers vivent grâce à leur brebis donc dès qu’ils en perdent, ils perdent aussi de l’argent. De plus, les bergers ont une véritable haine envers les loups car ils ne connaissent pas très bien cet animal, ils en ont peur et le considèrent comme un voleur de bétail et tout le monde sait que l’inconnu amène à la peur et que la peur, débouche sur la haine. Et le problème essentiel est bien là puisque ce problème ne se pose pas en Italie et en Espagne où le nombre de loups est bien plus important ! Cependant, cette haine des bergers français vient d’une haine ancestrale avec par exemple, la légende du loup-garou, l’histoire de la bête du Gévaudan, au XVIIIème siècle, on a attribué à des loups les crimes d’un noble pervers, déguisé en loup !

    PS.C’est dans la tête,les gens se souviennent du petit chaperon rouge et le méchant loup.Bouh!

    Bon samedi-dimanche,Léa.

  35. Léa, je n’ai rien compris à votre copié-collé. Qui parle? et de quoi?
    Tout d’abord, il n’y a jamais eu de réintroduction en Roumanie ou en Italie. En France, on parle de renforcement des populations car l’ours n’a (pas encore) disparu des Pyrénées.

    L’ours ne se porte pas bien en Roumanie. Il subit une énorme pression de chasse de la part de riches chasseurs (français, allemands, espagnols…). Ceux qui y échappent se voient déranger par les nouveaux loisirs verts (moto-cross, quad). heureusement les Carpates sont vastes et d’immenses zones refuges restent inaccessibles aux appétits humains. Mais pour combien de temps?
    A Brasov, les ours assurent le spectacle en venant manger dans les poubelles…
    En Italie on ne peut pas dire que la situation soit très brillante. Là-bas ce n’est pas la chasse qui menace la fragile population d’ours mais les dérangements, le faible espace vital qui leur est concédé, et dans une moindre mesure la consanguinité.

  36. On ne peut que comprendre François Arcangeli lorsqu’il réagit à un certain fatalisme de discours condamnant la survie de l’ours dans les Pyrénées . En effet et comme il le rappelle , s’il reste des ours dans les Pyrénées , c’est tout à l’honneur de l’Adet et notamment d’un petit village qui eu à subir le saccage et les violences de manifestations conduites par des élus (notamment du parti socialiste …) mais qui persiste dans sa volonté de protection de l’animal sauvage et libre .
    Il peut paraître un peu injuste d’oublier de tels actes de résistance et occulter les hommes , leur engagement dans ce qu’ils croient .
    Mais la faillite , car faillite il y a , reste collective , du milieu associatif aux faibles moyens , aux riches partis politiques qui loin de leurs vagues engagements sur l’écologie se servent de l’ours pour durer en politique .
    Et puis il y a l’électeur qui comme le rappelle une militante associatif , se fout un peu des ours , préférant l’agneau des antipodes et le politiquement correct .
    Cher Fabrice vous avez loupé un grand moment qui s’est déroulé dernièrement à Tarbes , une sorte de grande messe politique où tout le gratin politique , députés , sénateurs , conseillers généraux , maires et mini élus sont venus faire leurs emplettes électorales auprès de tous les grandes gueules de l’agriculture , de la chasse et du terroir .
    Mais le plus magnifique fut finalement de voir l’actuel président du parc national des Pyrénées libéré enfin de tous complexes se joindre à la fête .
    Enfin il y était mais à titre personnel et non par sa fonction . Ouf !! on a craint le pire un bref moment .

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