Vincent Cheynet et La Décroissance (du pouvoir)

Attention ! C’est long, il y a du sport polémique, et au total, cela n’a guère d’importance. Franchement, cela ne saurait intéresser grand monde. Il me semble que, présenté ainsi, cela devrait donner envie d’aller aspirer le magnifique soleil du dehors. Tel est le mauvais sort que je vous jette. Quoi qu’il en soit, et parce que je suis qui je suis, en avant, et comme avant ! Hier au soir, j’ai bu des verres avec des gens. Et parmi eux, un lecteur du journal lyonnais La Décroissance, que certains d’entre vous connaissent évidemment. Son responsable s’appelle Vincent Cheynet. Hier, j’ai appris que le dernier numéro de La Décroissance renvoyait aimablement à Planète sans visa. Bon, je ne fais que répéter, car je n’ai pas lu. Je ne lis plus La Décroissance depuis son numéro 2, paru au printemps 2004, ce qui fait un bail.

J’ai pourtant été membre – quelle fierté, mes aïeux ! – du comité de rédaction le temps du premier numéro. Moi, dans le journal de Vincent Cheynet. Je me pince encore. Mais cela n’aura pas duré. Le mieux est que je vous raconte. Vers la fin de 2003, Vincent Cheynet m’appelle à Paris pour me parler d’un projet de journal autour des idées de décroissance. Une réunion a lieu à Lyon, à laquelle j’assiste. Comme dans La Ferme des Animaux, nous sommes alors tous égaux, acteurs de base d’un projet neuf. La réunion se passe fort bien, et je rentre satisfait. Début 2004, le numéro 1 sort, et les ennuis commencent, pour moi. Si vous êtes aussi masochiste que je le suis parfois, vous irez voir plus bas les échanges de courriels qui rapportent cette picrocholine querelle. Et sinon, voici mon résumé.

J’écris un premier article sur les devoirs de l’homme, qui provoque l’ire de monsieur François Brune, auteur dont l’immortalité est assurée. Je refuse de changer une ligne du texte, et je continue mon bonhomme de chemin, préparant un deuxième article, à paraître dans le numéro 2. Il ne sera jamais publié, car tant Cheynet que Brune, et sans doute d’autres, montent au plafond et décident de me censurer. La censure est-elle une chose banale ? Je crois, sans doute à tort, qu’il s’agit d’un acte gravissime, qui qualifie ses auteurs. Comme il ne faut guère me chauffer, je décide de rompre avec fracas, même si l’affaire se passe en coulisses, et à aucun moment devant l’opinion naissante des lecteurs de La Décroissance.

Je découvre en quelques jours à quel point j’ai été stupide. Car j’ai cru, oui, je le jure, aux promesses « libertaires » de Cheynet. À l’absence de hiérarchie. À l’esprit de liberté. À l’égalité complète entre les artisans – bénévoles – de cette petite entreprise. Cheynet se révèle en une fraction de jours pour ce qu’il est. Un patron. Un petit patron – ce sont souvent les pires, croyez mon expérience – qui a tôt fait de s’emparer du pouvoir et de la décroissance comme d’une marque déposée, avant que de jouer devant les caméras le rebelle absolu. Pouah ! Je vous le dis en conscience : pouah ! Depuis, et bien que n’ayant jamais rouvert ce journal, j’en ai entendu parler par des amis et connaissances. Cela ne s’est pas arrangé, je le crains.

Cheynet s’est glissé dans la peau d’un Torquemada de banlieue, passant au lance-flammes de son intégrité quantité de personnages qui ne lui plaisent pas, ou plus. La liste, autant que je me souvienne, est immensément étirée. Mais moi, je pense surtout à mon ami Pierre Rabhi, qui faisait partie lui aussi du premier comité de rédaction. Je ne puis vous dire, et je le regrette, les qualificatifs à lui adressés par Cheynet, car je n’en dispose pas. On me les a lus, et ils sont indignes. Insupportables. Vincent Cheynet a travaillé dix ans dans la publicité, qui est l’industrie du mensonge. Je ne lui en fais aucunement le reproche, car je souhaite sincèrement que les individus les plus baroques se mettent en mouvement. Seulement, et tout de même, lorsque l’on a donné ainsi dix ans de son meilleur temps, il est recommandé de retenir son fiel et ses jets de poison.

Cheynet s’en moque bien. Il est le chef, ce qu’il a toujours souhaité être, sous couvert de trémolos et de grands principes. Il me semble évident qu’il a fait perdre un temps précieux à ceux qui cherchent. Et il continuera, car ce type de personnage ne renonce jamais. Simplement, un projet de cette nature peut-il appartenir à un individu, sans qu’à aucun moment la mascarade ne soit dénoncée ? Je crois que cette erreur est réparée. Et au fait, je déplore et regrette que Cheynet ait osé évoquer Planète sans visa, car c’en est trop. Je crois bêtement à l’honneur, et je dénie à ce petit monsieur le droit de dire du bien de moi.

Ci-dessous, une sélection d’échanges de courriels qui éclairent mon départ de La Décroissance en 2004. Rebelote : c’est long, et il y a mieux à faire. Sérieux. Je précise que François Brune est le pseudonyme de Bruno Hongre. Si je laisse les deux en place, c’est pour la raison que la page wikipédia consacrée à Brune fait état sans détour de l’usage de ces deux noms. Si tel n’avait pas été le cas, bien entendu, je me serais abstenu et aurais remplacé partout Hongre par Brune.

Tout d’abord, le premier et seul texte de moi publié dans le numéro 1 de La Décroissance

Lettre ouverte à des réactionnaires qui s’ignorent

Le livre de M. Lindenberg, Le rappel à l’ordre, passera sans doute à la postérité, dans la catégorie des farces grandioses. Il sera dit qu’au début du 21ème siècle en France, la classe des intellectuels a pu se passionner, s’étripant au passage, pour un ouvrage qui ne parle de rien, ou de si peu. De gens passant de la gauche à la droite, et chemin faisant de la critique de la société à la critique de la démocratie. D’errance de la pensée et de vacuité, de pessimisme culturel et de « nouvelles idéologies de combat » de la droite. Un certain nombre de ceux visés ont cru devoir vivement protester, quelques uns évoquant même le retour des procès staliniens, celui de la police de la pensée. Rions, même si ce n’est guère amusant.

On surprendrait bien des grands esprits – de Daniel Lindenberg à Pierre Nora, en passant MM Adler, Allègre, Attali, B-H L, Colombani, Daniel, Dantec, Debray, Ferry, Finkielkraut, Gallo, Houellebecq, Imbert, Julliard, July, Kahn, Manent, Minc, Nabe, Revel, Rosanvallon, Slama, Sollers, Sorman,Taguieff, et on en oublie hélas un millier – en leur révélant qu’ils sont profondément unis, et certes pas pour le meilleur. Chers intellectuels, journalistes, écrivains qui paraissez l’ignorer, vous êtes tous incroyablement réactionnaires. Certes dans une acception si neuve qu’elle commanderait presque de trouver un autre mot. Mais n’importe, gardons celui-ci.

Les réactionnaires de jadis réagissaient à l’ordre nouveau – la révolution – en rêvant d’un retour en arrière, en s’accrochant vaille que vaille aux branches de la tradition, en dénonçant le changement. Ceux d’aujourd’hui se concentrent sur des idées mortes, dont certaines il est vrai bougent très considérablement, et refusent du même coup de réagir à ce qui vient et galope même, à ce qui bouillonne déjà sous nos pieds, jusqu’à faire frémir. Les réactionnaires de ce temps, qui dominent tout le champ de la pensée, et l’écrasent, ne voient pas que la désintégration des sociétés humaines, si tragique à l’évidence, n’est qu’un des éléments d’un ébranlement plus colossal encore, qu’on appellera faute de mieux la crise de la vie.

Ils n’ont que peu d’excuses. Les connaissances, certes un peu dispersées encore, sont bien là : nous sommes les contemporains de la sixième crise d’extinction des espèces, décrite avec précision par une communauté scientifique unanime  sur l’essentiel. Jamais depuis la cinquième de ces crises il y a 65 millions d’années – qui vit disparaître les dinosaures, maîtres alors de la terre – la vie n’a été autant menacée. Des milliers de formes vivantes, extraordinaires, inconnues, mystérieuses à jamais, partent vers le néant, qui seront rejointes sous peu par des dizaines de milliers d’autres. L’homme agit désormais à la noble et grande échelle qu’il croit être la sienne, celle de l’évolution, celle du temps géologique.

De quoi nous parlent pendant ce temps nos grands hommes ? Quand ce n’est pas de leur nombril, ce qui arrive, du marché et de l’économie, du libéralisme et du socialisme, de la science et de la technique, de la raison et du progrès, de la paix et de la guerre. Fort bien quelquefois, très mal si souvent, mais sans jamais nous dire que ces vieilles catégories de la pensée ont totalement explosé. Le cadre n’est plus, en effet, qui permettait – depuis 250 ans grossièrement, depuis les Lumières et la révolution – d’imaginer un avenir commun et prometteur pour l’espèce humaine.

Toutes les valeurs issues de 1789 sont désormais vides de leur sens premier. Il n’y aura pas sur cette terre dévastée, dans les conditions qu’on connaît, de liberté, d’égalité et de fraternité entre les hommes. Nos réactionnaires d’aujourd’hui semblent ne pas comprendre – mais le veulent-ils ? – que les vieux rêves universalistes de la gauche et des plus sincères parmi les républicains sont forclos. Que ces songes anciens ont été balayés comme fétu par la crise écologique, qui rebat toutes les cartes. On pouvait espérer en 1936 – année de la gauche triomphante en France – qu’un jour, fût-il lointain, les colonies rattraperaient les métropoles. On pouvait imaginer, en 1960, que les nouvelles indépendances, après un bon départ, conduiraient l’Afrique vers la quatre-chevaux et la télévision pour tous. On a même cru – relisez les journaux, relisez vos journaux – que la micro-informatique (et le nucléaire un peu avant, et le net, un peu après) permettraient au Sud d’entrer dans le cercle vertueux, merveilleux, et pour tout dire magique, de la croissance éternelle.

Eh bien non. Deux siècles de prouesses technologiques et productivistes, saluées constamment de l’extrême-gauche à l’extrême-droite n’oublions pas, ont amené l’entreprise humaine jusqu’aux limites physiques, indépassables, de notre petit univers. Hiroshima nous a donné le douteux pouvoir d’en finir avec nous-même; les crises du climat, de l’océan, de l’eau, la déforestation, la désertification, la folle érosion des sols arables prouvent que nos civilisations, pour la première fois dans l’histoire de l’homme, agissent sur les équilibres globaux de la vie. L’empreinte écologique, une notion essentielle dont nos grands esprits n’ont jamais entendu parler, montre qu’il faudrait deux ou trois planètes comme la nôtre si nous devions satisfaire, chez les 6,2 milliards d’humains, la même folie d’hyperconsommation que celle qui mène les sociétés du Nord.

Cette véritable commotion dans l’aventure humaine pourrait passionner nos intellectuels, elle devrait les enflammer du matin jusqu’au soir très tard. Car il s’agit de tout refonder, évidemment. D’imaginer un système de pensée qui intègre ces nouveautés radicales, si profondément menaçantes. Mais tel préfère s’intéresser à Dieu, après un sinueux itinéraire castromitterrandien; mais tel(s) autre(s) pratique(nt) le baise-main aux magnats de la presse, pourtant marchands d’armes ou bétonneurs universels, qu’il(s) rebaptise(nt) mécènes; et tel enfin, honnête et scrupuleux pourtant, trouve la force de s’intéresser à la Corse et à l’Opéra, à MM.Chirac et Juppé, à Max Weber et à Tocqueville. Mais pas au cataclysme écologique qui menace la Chine, laquelle tire nos exportations – hourra ! -, et s’apprête aussi à jeter sur les routes, après 100 autres devenus vagabonds, 200 millions de paysans, pour le plus grand exode de l’histoire humaine. Mais pas à l’Inde, où l’irruption du marché mondial, et donc de nos exportations – hourra ! -, prépare l’implosion d’une paysannerie de 700 millions d’hommes, véritable colonne vertébrale du continent, du monde même. Mais pas à la disparition des grands singes, nos frères pourtant, qui sont pour partie la clé de nos origines. Et même pas au scandale absolu que constitue le refus du Nord de donner à l’Afrique les médicaments dont ont tant besoin ses millions de sidéens.

S’il fallait une seule preuve que 1789 et ses suites – dont 1917 -, a définitivement épuisé son souffle, elle serait là : dans l’incapacité manifeste et pratique où sont nos réactionnaires de tout bord à faire vibrer une seule des fières devises républicaines. Si 89 vivait, nous serions des millions devant le siège des multinationales de la pharmacie, et au vrai, cela ne serait pas nécessaire, car nul n’aurait osé condamner à mort un continent pour cause de royalties. Qu’on y songe : quel serait l’équivalent moral, aujourd’hui, du mouvement lancé le 19 février 1788 par la Société des amis des Noirs ? Disons-le sans détour, nos réactionnaires ne valent pas l’abbé Raynal, ni l’abbé Grégoire, ni Brissot, ni Clavière, ni Mirabeau, héros du combat contre l’esclavage. La Bosnie, oui. Le Rwanda, le sida, non.

Et qui osera réclamer un droit équitable d’utilisation de la biosphère pour tous les habitants de cette planète ? Lequel de nos réactionnaires dirait cette évidence que le gouvernement de M. Bush, en torpillant la (si timide) mobilisation contre le dérèglement climatique, commet un crime majeur contre l’humanité ?

Faut-il leur en vouloir ? Assurément, beaucoup. Car non seulement ils ne font pas le travail qui est pourtant le leur – celui de réfléchir pour tous, avec tous -, mais ils nous préparent des lendemains terribles. L’histoire est tragique – ce qu’ont oublié les générations de l’après-guerre – et l’histoire de la crise écologique le sera plus encore. Pourquoi ? Parce qu’on va, fatalement désormais, vers des conflits (au moins) régionaux qui concerneront l’essentiel : l’eau, le sol, le climat, et donc les ressources alimentaires. Avec à la clé, nécessairement, un nouveau paysage mental, dominé par l’angoisse. Or l’homme est l’homme, et la peur l’a toujours fait se contracter, se rétracter : l’horizon de l’époque risque fort d’être, sans doute pour longtemps, aux couleurs de la régression.

Pourquoi sont-ils aveugles à ce point ? Pourquoi font-ils penser à une famille installée sur une plage, et discutant du pique-nique – « Enfin, pourquoi as-tu oublié les cornichons ? » – tandis qu’un gigantesque tsunami s’apprête à déferler ? Pourquoi sont-ils à ce point muets ? On ne le sait guère, mais on voit bien leur ignorance, en tout cas. Combien, parmi tous nos penseurs émérites, ont lu un quelconque livre d’importance sur l’état de la planète ? Ils ont négligé Rachel Carson en son temps, qui alertait dès 1964 sur les ravages inouïs de la chimie de synthèse. Ils ne savent pas qui est Edward O.Wilson, ils confondent Teddy Goldsmith, fondateur de The Ecologist, et son frère Jimmy, ils n’ont jamais entendu parler d’Anil Agarwal, Vandana Shiva, Martin Khor. Ils ne lisent pas les rapports du World Watch Institute, ni ceux du World Resources Institute. Les travaux des zoologistes et primatologues, des botanistes et forestiers, des climatologues, des hydrobiologistes, des systématiciens ? Jamais ils n’y font la moindre allusion, car ils ignorent jusqu’à leur existence. Il faut se mettre à leur place : nos malheureux intellectuels n’ont pas le temps.

Mais ne nous moquons pas, en tout cas pas davantage. Car le moment est crucial : comment diable ne voient-ils pas que la pensée écologiste est une chance fabuleuse – peut-être la dernière – de faire face humainement, démocratiquement, aux drames qui pointent ? Certes, elle est encore dans les limbes, et fait songer à la pensée socialiste naissante, aux alentours de 1830. Mais elle grandira, si on la nourrit, si on la considère, si l’on s’y met enfin. Et l’on verra bien, alors, qu’elle de taille et de puissance à nourrir quantité de courants et de visions, y compris opposés.

Hélas nos réactionnaires, loin d’aider à l’émergence de ce nouveau paradigme de la pensée humaine, auront tout fait ou presque pour retarder le mouvement, le saboter. En se gaussant, en calomniant, en confondant à plaisir défenseurs de la vie et adversaires de l’homme. Au fait, vous qui avez pouvoir sur les journaux, pensez-vous qu’il soit indifférent de vanter, dans des centaines et milliers de pages de publicité, un mode de vie et de consommation absolument criminel ? Faut-il vous dire la vérité ? Il devient chaque jour plus intenable, moralement, d’inciter des millions de lecteurs distingués, parfois à fort pouvoir d’achat, à gaspiller sans compter. C’est d’une entreprise concertée de destruction du monde qu’il s’agit, savez-vous ? Nous en sommes tous – à des degrés fort divers, il est vrai – les acteurs et complices.

On s’en doute sûrement, même si on feint de l’ignorer, nous n’allons pas vers les beaux jours de la liberté. Ce qui s’annonce au contraire, c’est la contrainte, et dans le meilleur des cas un partage radicalement neuf entre les droits de l’homme et ses devoirs. Cela n’est pas excessivement vendeur, par ces temps d’extrémisme individualiste. Mais ! Mais il s’agit pourtant, bel et bien, de s’opposer frontalement à l’un des socles de ce monde malade, et qu’on pourrait résumer ainsi : celui qui a peut. Qui possède assez peut consommer, voyager, polluer et détruire comme s’il était seul au monde. Mais cela ne se peut plus ! L’individu a sa place, précieuse ô combien, il ne peut la prendre toute.

L’humanisme, au temps de la crise écologique, implique de mettre l’homme au service de la vie, et plus seulement de lui-même. Il s’agit en fait d’agrandir, immensément, le champ de ses responsabilités. L’humanisme du temps qui vient, qui est déjà là sans qu’on le sache, et quoi qu’on veuille, commande à l’homme d’être plus homme que jamais. C’est-à-dire, loin des vieilles croyances, capable de mettre en question sa toute-puissance. Il faudra bien faire émerger de cette brume si épaisse une nouvelle figure humaine. On veut parler de l’homme des limites, de l’homme de bien, de l’homme responsable. Responsable de lui bien sûr, mais aussi de toutes les formes vivantes qu’il menace avec un si atroce enthousiasme. L’homme doit se sauver, mais pas seul. Avec tous les animaux et végétaux qui ont fait le chemin avec lui, jusqu’ici. A quand une déclaration universelle des devoirs de l’homme ? Amis réactionnaires, encore un effort.

Le 18 février 2004, François Brune/Bruno Hongre écrit dans mon dos à Cheynet ce qui suit :
De : “bruno.hongre”
Date : Wed, 18 Feb 2004 12:07:19 -0000
À : “Vincent CHEYNET”
Objet : Re: Point

Cher Vincent,

J’ai enfin pu parcourir l’ensemble du numéro zéro, avec mes yeux fatigués. Il y a un seul point sur lequel j’aimerais que Fabrice Nicolino atténue sa critique: c’est le rejet global des “intellectuels”. On ne peut pas mettre sérieusement sur le même plan Taguieff et BHL, par exemple. Tu sais: la critique des intellectuels est en général le fait du poujadisme ou des patrons libéraux qui reprochent justement aux intellos d’être négatifs, improductifs, utopistes, etc. A ce sujet, on pourrait très bien entendre dans les médias les “décroissants” qualifiés d’intellectuels déconnectés du réel. Il faudrait donc revoir la liste des noms incriminés, ou du moins, préciser “les intellectuels médiatiques”. Là est le point.
amitié,

F.B.H.

 Ma réponse à Vincent Cheynet, pour Bruno Hongre/François Brune
le 18/02/04 13:00, Fabrice Nicolino a écrit :

Vincent,

Là, je crois que le malentendu est total. Du point de vue que j’expose, la (presque) totalité desdits intellectuels se valent absolument. Mettre sur le même plan BHL et Taguieff – aussi bien que 2 000 autres, couvrant tout le champ politique – m’est réellement évident. Je ne comprends guère pourquoi cela choque à ce point Bruno Hongre, car je n’insulte personne, ni BHL ni Taguieff. Quant au rejet global des intellectuels dont il parle, je crois qu’en effet ses yeux étaient fatigués, car je critique ces gens parce qu’ile ne font pas le travail d’intellectuel auquel je crois tant. Il s’agit donc, paradoxalement, d’une défense et illustration de cette fonction sociale essentielle.
Il va de soi que je refuse une modification de mon texte. Pour les raisons ci-dessus, mais, au-delà, parce qu’on ne va commencer à entrer dans une logique de censure, fût-elle discutée et négociée. Bruno Hongre peut parfaitement répondre à mes arguments, mais encore faut-il qu’ils soient exposés.Excuse le ton, qui paraît énervé, alors que je ne le suis pas du tout. Je ne me referai pas : à chaque fois que je discute, il faut que ça prenne cette forme un peu rude. Amitiés,

Fabrice

Réponse de Hongre/Brune qui m’est adressée quelques jours plus tard

Bonjour Fabrice

,Je ne rentre qu’aujourd’hui, après cinq jours d’absence, et je lis avec intérêt ton nouveau courriel. bien sûr, je l’espère, nous pourrons un jour discuter de vive voix, pour préciser sur quels points se situent nos accords (à 90%) et nos petits désaccords (à 10%)… car il y a encore quelques malentendus. Par exemple, je n’ai jamais voulu censurer, et si je souhaitais que tu modifies ton texte, ce n’est pas pour que tu modifies ton idée, mais pour qu’elle ne soit pas prise de travers. Ainsi, lorsque tu affirmes que tu crois fondamentalement à la fonction-clé des intellectuels, eh bien ça aurait été très bien que tu le dises clairement dans ton texte (ça va mieux en le disant, car ça ne sautait pas aux yeux du lecteur sans doute encore trop distrait que j’ai été). L’emploi du mot “intellectuel” est toujours délicat, depuis son origine (insulte lancée aux défenseurs du capitaine Dreyfus!), et les mots que l’on emploie draînent souvent malgré nous des connotations qui nous échappent.

Mais après tout, s’il y a un prochain numéro de la Décroissance, on pourra vigoureusement échanger quelques arguments…
amicalement,
F.B.H

Ma réponse…

From: “Fabrice Nicolino”
To: “bruno.hongre”
Cc: “Vincent Cheynet”
Sent: Friday, February 20, 2004 12:21 PM
Subject: Re: maudit chapeau !
Bonjour,
J’ai lu avec beaucoup d’attention ton courriel, et tu ne t’étonneras pas, j’imagine, qu’il ne me convainque pas. Je reste un petit peu surpris par ta démarche préventive à l’égard d’un texte non paru. Car il s’agissait quand même d’obtenir, par la persuasion et la pédagogie certes, la modification de celui-ci. Or, pourquoi ? S’il est critiquable, et bien entendu il l’est, pourquoi ne pas attendre qu’il soit publié, au vu et au su de chacun ?
Quant au fond de ton propos, je n’y adhère pas davantage. Cette époque a besoin, entre autres choses, de polémique, avec les risques de compactage de la pensée et même à l’occasion de simplification qui lui sont consubstantiels. Tu n’y échappes guère toi-même, en parlant tout à la fois de poujadisme, de libéralisme, et de marxisme dogmatique. Tout cela pour moi ? Quelle charge, pour reprendre tes mots !
Tu auras sans doute oublié que je me réfère explicitement à l’universalisme, à la naissance de la pensée socialiste en 1830 et que la tache qui m’apparaît essentielle entre toutes est « de faire face humainement, démocratiquement, aux drames qui pointent ? ». Si cela, c’est rejoindre le combat de Pierre Poujade…
Ce que j’ai voulu exprimer, et que je pense assurément, c’est que la fonction sociale de l’intellectuel, à l’heure de si graves dangers pour tous, est atteinte. Or tout mon texte, je l’affirme sereinement, montre que j’accorde à cette fonction un rôle-clé. C’est justement parce qu’il n’est plus tenu que je m’insurge ! Je le maintiens, la presque totalité des « intellectuels et médiatiques » passent à côté de ce qui est, à mes yeux du moins, et de fort loin, le plus important, le plus impérieux.
Peu m’importe, dans le cadre de ce propos, les différences bien réelles, entre tel ou tel, que je connais. Oserai-je le dire ?, il m’arrive de (les) lire. Au motif que Debray a écrit des choses intéressantes sur la religion, il faudrait oublier un itinéraire intellectuel et moral en tout point – selon moi – désastreux ? Eh bien, nous ne sommes en effet pas d’accord. Et que Taguieff critique certains points de la modernité interdirait de souligner l’évidence qu’il n’a pas un mot pour la crise de la vie sur terre ?
Je me répète, mais c’est ainsi : nous ne sommes pas d’accord. Est-ce que c’est grave. Non, pas du tout. Sans rancune, et au plaisir d’une nouvelle discussion.

Fabrice Nicolino

Voilà, on en reste là pour le numéro 1, et puis vient le numéro 2. Nous sommes le 5 avril 2004


De Vincent Cheynet à Fabrice
Salut Fabrice,
Aïe, nous sommes le 5 avril et je viens te relancer pour ta tribune (3000 signes) pour le prochain numéro.
Amitié
Vincent

Et tout s’emballe comme suit :

Censure à LA DECROISSANCE

De : Fabrice Nicolino
Date : Wed, 07 Apr 2004 12:53:58 +0200
À : <ladecroissance@netcourrier.com>

Bonjour à vous tous,

Je vous adresse ce mercredi les éléments d’un petit dossier en tout point désolant, et qui me concerne. J’ai envoyé lundi à Vincent Cheynet une tribune à paraître dans le prochain numéro de La Décroissance, que vous trouverez ci-dessous. Vincent Cheynet a décidé de la censurer pour les raisons qu’il explique à la suite. Vous lirez enfin ma réponse, qui me conduit à quitter le comité éditorial du journal. Je ne vous le cache pas, je suis blessé, mais aussi en colère. Je suppose – et je suis sûr – que c’est la vie.

Fabrice Nicolino

Le texte censuré :

Je déteste la gauche
Vous savez quoi ? La gauche m’emmerde. Toute la gauche, toutes les gauches. Besancenot comme Hollande ou Buffet, Arlette autant que Ségolène. Et même Nikonoff, Ramonet, Halimi et tous autres. Cela fait du monde, je sais. Pourquoi ? Parce que. Parce que la Chine, entre mille autres exemples. Rien à voir ? Si.

Un pays est en train de mourir, qui va tout entraîner à sa suite. Probablement 150 millions de mingong – des paysans chinois errants – y cherchent de quoi survivre, passant d’une ville à l’autre. Grâce à l’entrée de Pékin dans l’OMC, ils seront sans doute deux fois plus dans seulement quelques années. Avec un peu de chance, je serai le contemporain du plus grand exode de l’histoire humaine, et de très loin.

Qui nourrira cette Chine détruite à la racine ? Personne. En 1994, l’ancien agronome Lester R. Brown publiait un livre fulgurant, fulgurant et fou, Who will feed China ? Il y prédisait que la Chine, en se « développant » à notre manière, serait contrainte en 2030 d’importer entre 200 et 369 millions de tonnes de céréales chaque année. Et les infâmes bureaucrates de Pékin, qui ne sont pas tous des crétins, prirent l’affaire avec tant de sérieux qu’ils lancèrent une alerte nationale, reléguée depuis par le « miracle » en cours, et ses taux de croissance prodigieux.

Mais aucun miracle n’évitera à ce pays la tragédie qui l’attend. Après avoir atteint son maximum en 1981, la surface mondiale plantée en céréales n’a cessé de diminuer. Voyez-vous, il n’y a plus assez d’eau pour l’irrigation, ni de terres arables de qualité, dont beaucoup sont dévorées par les routes, les villes, les infrastructures. Surtout en Chine, où des villes comme Shanghaï s’enfoncent – je ne plaisante pas – dans le sol parce qu’on a trop pompé dans les nappes phréatiques. Le marché mondial, ce grand totem des aveugles, ne pourra pas fournir ce qui manque, et pour les mêmes raisons. Je parie qu’aucun Madelin n’a entendu parler de l’aquifère d’Ogallala, qui court entre le Dakota du Sud et le Texas, sur près de 1500 km de long. C’est pourtant la plus vaste réserve d’eau douce des Etats-Unis, devenus grâce à elle le plus grand producteur de blé dans le monde par habitant. Et le plus grand exportateur. Mais Ogallala est une nappe fossile, qui contient l’eau de fonte de la dernière ère glaciaire, et elle se vide à une allure désespérante.

La Chine et ses dizaines de millions de petits-bourgeois qui nous ressemblent tant s’en foutent. Le désert est proche de Pékin, les nuages de poussière de l’érosion généralisée empêchent certaines saisons d’y voir à cinquante mètres, l’air tue autant qu’à Mexico, et le boom économique, qui fera boum sous peu, aggrave chaque jour le dérèglement climatique. Mais en 2020, il y aura de 13 à 22 fois plus de bagnoles en Chine qu’en 1998. Le bureau de la statistique, enivré, ne parvient pas à plus de précision.

C’est bien. Renault-Nissan va marquer des points, c’est sûr. Tout comme Alstom, cher au coeur de Chevènement et consorts, parvenu à fourguer des turbines géantes pour le barrage des Trois-Gorges, qui deviendra en 2009 un lac de 600 km de long après avoir chassé un million de paysans de plus. La liste est longue, de BNP-Paribas à Areva : la Chine aide à maintenir ici, pour quelques années du moins, un niveau de vie démentiel.

Et la gauche, je me répète, m’emmerde et m’insupporte. Cette gauche égotiste et misérable a tout oublié de la pensée universaliste qui l’inspira parfois. Elle ne dit plus rien du monde vrai. Elle continue à pousser les drogués du portable et du DVD à réclamer des augmentations de salaire qui nous rapprochent chaque fois du gouffre. Il faudrait penser, elle jure qu’il faut posséder : des choses, des millions de tonnes de choses attristantes. Il faudrait amener peu à peu notre peuple, à commencer par ses classes moyennes, à cette idée fatale que nous avons déjà trop pris. Mais elle prétend que nous n’avons rien encore. Je la déteste.

Fabrice Nicolino

À ce moment tragicomique de l’histoire, Vincent Cheynet montre sa véritable dimension cosmique

Mel de Vincent Cheynet à Fabrice Nicolino

Cher Fabrice,

Publier cette tribune en l’état dans La Décroissance signifierait la mort du journal. Pourquoi ? Comme il est bien précisé dans notre charte, l’écologie ne peut pour nous dépasser les valeurs humaniste et démocratique. Nous nous inscrivons clairement dans une démarche de transformation de la société et de sa représentation politique et non dans une logique révolutionnaire visant à faire table rase du passé et du travail de nos prédécesseurs.
Or, ton article amène à renier radicalement tous les apports de la Gauche, et d’intellectuels. Intégrer cette tribune dans La Décroissance amènerait à des dissensions et des critiques, auxquelles le journal ne survivrait pas, sans que nous ayons eu le temps d’exister. Je précise que je souscrirai à ces critiques, qui ne concernent évidemment pas le corps de l’article décrivant la situation chinoise.

Voilà, me voici assez ennuyé mais la responsabilité face à toutes les personnes qui contribuent au journal m’oblige à cela. Bien amicalement.

Vincent Cheynet

Ni une ni deux, je réponds à Vincent Cheynet :

Courte réponse à un censeur et à ses amis inconnus
Si tu veux mon humble avis, ce ne sont que de pures foutaises. Ces quelques mots mettraient ce journal naissant en péril ? Mais de qui te moques-tu, Vincent ? Cette tribune sortirait du cadre humaniste et démocratique ? Cette accusation me reste en travers de la gorge, car comme je sais lire, elle signifie, par sous-entendu, que je ne serai pas tout à fait, ou plus tout à fait, un démocrate et un humaniste. Je te mets au défi, je mets quiconque au défi de démontrer par des arguments rationnels que ce texte contient une pareille dérive, laquelle serait en effet gravissime. Ce texte peut paraître injuste, bancroche, insuffisant, stérile, ridicule – pourquoi pas ? -, mais il ne s’agit jamais que d’un point de vue polémique.

Pour qui sait ce que ce mot veut dire, pour qui a la moindre idée de l’histoire de cette tradition-là, en France, en Europe et dans le monde, il est plus que tout ordinaire et banal. Tu as préféré utiliser un procédé parmi les plus répandus dans le débat d’idées, l’un des plus lamentables qui soient : la disqualification. Puisque tel sort du cadre de la démocratie – et bien sûr, ce qui compte, c’est de le dire ou de le croire, pas de le prouver -, la messe est dite. On est du bon côté, et l’autre non.
Je suis donc blessé, mais au passage, ton mot m’aura fait rigoler quand même. Car La Décroissance annonce plus ou moins la fin du monde – situation d’extrême urgence -, mais refuse de cogner – dans une tribune ! – sur des courants politiques qui ne font strictement rien pour changer quoi que ce soit de fondamental. Toi même, tu piques des crises publiques pour une toute petite connerie de nuit de la pub, et moi, je ne pourrais pas critiquer radicalement l’une des causes très secondaires, mais bien réelles, du merdier dans lequel nous sommes ?

Ne m’as-tu pas dit il y a quelques jours au téléphone à quel point tu étais heureux d’avoir assisté à une réunion au cours de laquelle des lecteurs s’emparaient du journal et le considéraient comme le leur ? J’ai dû rêver. Qui décide donc, dans ce journal ? Serais-tu devenu le patron sans que personne n’en ait été averti ? Tu signes seul cet acte de censure, mais tu as nécessairement dû réunir quelques personnes, je n’en doute pas. Que ne se montrent-ils ? Et les lecteurs ne sont-ils pas aptes à dire ce qui leur convient ou pas ?

Mon précédent papier a eu l’accueil que tu sais, notamment de la part de ce bon François Brune, dont les arguments ont visiblement fait leur chemin. Mais bien d’autres m’ont fait savoir leur accord plein et entier avec cette tribune-là. Parmi eux, Hervé Kempf, l’auteur du sympathique article dans Le Monde qui a valu à La Décroissance tant de courrier. Parmi eux, Jean-Paul Besset, ancien directeur-adjoint de la rédaction du Monde, et biographe de Dumont. Parmi eux, Silvia Pérez-Vitoria, vice-présidente de La Ligne d’Horizon, qui m’a appelé tout spécialement pour me le dire. Tous des antidémocrates, des antihumanistes ?

Allons, décidément : qui veut noyer son chien…Bien évidemment, retire mon nom du comité éditorial. Comme je ne veux en aucun cas nuire à l’avenir de ce journal, je me contenterai d’une demande, et d’une seule : je souhaite qu’un court encadré signale exactement ce qui s’est passé. A savoir : « Fabrice Nicolino, qui faisait partie du comité éditorial, le quitte à la suite d’un désaccord de fond sur le contenu d’un article qui devait paraître dans ce numéro ». Rompons de la sorte, et restons-en là. Mais je ne veux pas que ce court encadré figure dans un coin sombre. La page courrier me paraît tout indiquée. Je me réserve le droit, en cas d’embrouille, de rendre publique cette histoire, que je trouve au plus haut point exemplaire de ce qu’est le débat politique, intellectuel et moral, y compris parmi ceux qui prétendent incarner un autre avenir.

PS : Sur un plan plus personnel, Vincent, laisse-moi te dire ma vive déception. Nous avions jusque là des relations cordiales et même légèrement amicales. Tu pouvais – tu devais, selon moi – m’appeler dès réception de cette tribune et me dire dans quel malaise elle te plongeait. Nous aurions discuté. Pour être franc, je ne crois pas que j’aurais changé d’avis, mais enfin, il y a la manière, comme on dit. Au lieu de quoi, un mel. Pas l’amorce d’une discussion, non. Un couperet. Comme si. Comme si ce journal était une boîte. Comme si tu en étais le patron. Les actes comptent plus que les postures.

J’arrête ici, j’ai déjà trop abusé. J’arrête sur un texte flamboyant de Paul Ariès, le grand penseur que l’on sait, et qui est intervenu dans le « débat » sur ma censure en approuvant Cheynet. Je le cite, c’est tellement beau : « Le texte de Fabrice me semble politiquement dangereux et inacceptable ». Qui dit mieux ? Un ultime mot : j’ai su à l’époque que ce qui affolait la belle équipe, c’était la perspective d’avoir à “affronter”, à travers mon texte, les foudres des commissaires politiques du Monde Diplomatique. Lequel journal semble être toujours leur point de repère. Je ne ris pas, j’ai les lèvres gercées.

79 réflexions au sujet de « Vincent Cheynet et La Décroissance (du pouvoir) »

  1. Bonjour Fabrice, je viens de prendre connaissance (sans le lire encore) de ton nouvel article et je te signale qu’il apparait dans un format texte très grand avec toutes les balises de mise en page.

  2. Fabrice Nicolino a écrit :
    « je souhaite qu’un court encadré signale exactement ce qui s’est passé. A savoir : « Fabrice Nicolino, qui faisait partie du comité éditorial, le quitte à la suite d’un désaccord de fond sur le contenu d’un article qui devait paraître dans ce numéro ». »

    L’ont-il au moins publié ?

    Le site decroissance(point)info a été accusé par ce même journal pas moins que d’être un réseau d’extrême droite qui cherchait à infiltrer la décroissance et flirtant avec le GRECE.

    La modération du site étant collective comme cela est expliqué dans la charte (qu’un enfant de 5 ans saurait comprendre) ils ont en cherché sur le forum un commentaire d’un visiteur ou utilisateur, en le généralisant en disant que le site publiait des articles xénophobes et identitaires.

    Les administrateurs du site on envoyé un droit de réponse (*) en recommandé.

    Celui-ci n’a jamais été publié.

    Étrange pour quelqu’un qui se dit et répète toutes les deux pages qu’il est humaniste, démocrate et républicain de ne pas appliquer la loi qui oblige à publier un droit de réponse après calomnie.

    D’autant plus que sur le site de leur journal (rubrique communications juridiques) ils s’indignent d’avoir des droits de réponse non publiés.

  3. @Lionel;
    pourquoi quand j’ai posé la question sur décroissance info; on m’a laissée dans le vide???
    J’le connais pas moi Cheney; et c’était avec vous que je dialoguais!

    Tous ce que je vois c’est une lutte intestine qui pue la testostérone…On est pas capable de dépasser ça???

  4. Mais que reste-t-il comme canard ? (Je dis ça mais j’ai acheté 1 fois ce journal dans ma vie)
    Je comprends que ces 2 articles (admirables à mon goût) puissent secouer un peu l’endormi, mais je suis d’accord, cela ne justifie en aucun cas la censure (au contraire).
    Par ailleurs, Monsieur Pierre Rabhi mérite le plus grand respect de tous. S’il fallait nommer un héros contemporain, c’est probablement lui que je citerais en premier.

    Çà me fait penser à un conflit entre L’age de faire et la Décroissance. Le premier a attaqué le second en diffamation et a perdu. Les propos révélant que l’Age de faire utilisait ses journalistes comme des esclaves n’étaient donc pas mensongers, semble-t-il. Mais La Décroissance n’est pas beaucoup moins pourrie alors ?
    N’y a-t-il aucun journal sérieux ? (à part les cahiers de St Lambert bien sûr 😉 )

  5. Fabrice,
    le moins qu’on puisse dire est que c’est une cohérence intellectuelle au long cours qui t’anime.
    Je m’engueule souvent avec des amis en arguant que l’intégralité du corpus philosophique et idéologique qui structure toujours la pensée est issu d’avant la révolution industrielle, qui a lancé le progrès mais s’achèvera dans la destruction totale et simplement l’impasse pour la terre à 10 milliards d’habitants assoiffés de biens qu’elle aura permis.
    J’ai souvenir de la première fois où je t’ai entendu chez Ruth Stégassy, où tu parlais déjà des civilisation paysannes de l’Inde et de la Chine, socle de l’humanité et en voie de destruction accélérée.
    Force est de reconnaître qu’on compte sur les doigts d’une main, en France, ceux qui ont la

  6. [suite] cohérence de tirer les conclusions jusqu’au bout. Ta radicalité est nécessaire, même si tu dois en payer le prix fort.
    Elle est totalement inconvertible en principes d’action politique, mais devrait en constituer le soubassement moral. Là encore, la démocratie est un piège.

  7. @Sylviane

    Désolé, je ne sais pas pourquoi personne n’a répondu à ta question.

    Peut-être (certainement) parce que c’est un sujet récurrent qui re-naît de ses cendres et qu’il faut tout ré-expliquer à chaque fois.

    Tout comme les sujets malthusiens ou de régulation de naissances, sur le développement, ou les débats sur la neutralité de la technique, le phénomène technicien etc. qui reviennent régulièrement et certains admins se lassent et laissent passer en espérant que des nouveaux/elles
    s’en chargent.

    Tout est dans le forum.

    par exemple ici :
    http://forum(point)decroissance(point)info/viewtopic.php?t=8246

  8. Fabrice, je dois avouer que si j’avais lu ces textes à l’époque, je n’aurais sans doute – très certainement – rien compris, et j’y aurais vu un extrémisme de base. Lors que maintenant, préparée par quelques années de lecture de Planète sans visa,, et d’autres blogs ou sites quelque peu dans la même veine ou du moins qui parlent réellement de la crise écologique, il me semble comprendre, et adhérer. Et des gens que je pense plus intelligents que moi, eux, ne comprennent donc pas l’urgence. Et bien faisons sans eux. Baste. (Le souci étant qu’à force de scissions et de disputes intestines, Lambda ne s’y reconnaisse plus, et laisse tout tomber pour se remettre devant sa console de jeux…)

  9. Kellia,

    Que veux-tu que je te dise ? Je ne cesse de radoter la même chose. Qu’il faut rompre, trouver des mots nouveaux, des mots « venus de l’autre côté de la rive », accordés à des actes inédits. Par pour le plaisir incertain de s’opposer sans cesse, non, je ne crois pas. Mais parce qu’il le faut. Et cela passe, j’en suis bien désolé pour toi et sans doute bien d’autres, par la critique, la polémique, et la délimitation d’un espace dédié à cette remise en question fondamentale.

    Si tu savais, oui, si tu pouvais savoir comme je me fiche de Vincent Cheynet ! Bien à toi,

    Fabrice Nicolino

    PS : Le mot extrémiste. Combien de fois me l’aura-t-on servi, celui-là ? Et la situation, elle est pas extrémiste, la situation ? Cessons donc de nous mentir. Commençons par une saine explication franche avec nous-mêmes. Ou il faut du neuf, et vite. Ou le vieux, rafistolé, ripoliné, fardé et botoxisé fera l’affaire. Ou, ou. On appelle cela une alternative.

  10. Merci, j’ai beaucoup ri . J’ai fait partie un temps d’un groupe de décroissants local . Un temps .

  11. C’est quand meme triste tout çà, et quelle perte de temps. et quel manque de concret.
    Cette crise écologique, nouvelle par son ampleur, mais logique ..les hommes ayant toujours brutalisé la nature et les animaux pour leur profit. Rien de nouveau sous le soleil. Ce qui a changé ce sont tous ces personnes formées à la recherche dans leur jeune âge et qui cherchent, cherchent, cherchent tous azimuths du sol au plafond, du ciel au fond des mers, plus un seul lieu n’échappera à l’oeil froid et expert de la technoscience ; et les moyens énormes mis pour exploiter encore plus loin, encore plus fort.
    Alors c’est logique; a côté de cela, l’ensemble de la société ne mesure pas; l’ensemble du monde ne mesure pas ; Bp ne mesure pas; ma voisine ne mesure pas, mes collègues ne mesurent pas, mon copain journaliste du Dauphiné ne mesure pas, l’avocat du coin ne mesure pas, son fils fait des études pour travailler dans les biotechs ! la caissière auchan ne mesure pas, son fils joue sur des nitendo, le maire de B et C ou C ne mesure pas , le préfet, le sous-préfet ne mesurent pas , la directrice de la revue V magazine mesure un peu, mais fait son job, et bien que faisant partie d’europe écologie (mais çà c’est PRIVE) elle ne peut laisser écrire un avis sur ikea qui ruine des terres agricoles, ni sur le béton qui ankylose nos terres; seul a droit de cité « le développement durable » ; il faut y aller petit à petit,..choquer personne, ménager le chèvre et le chou; » Quelle frilosité ! aLORS question: pourquoi les intellos devraient mesurer mieux que les autres? d’où vient cette présomption de clairvoyance qu’il faudrait leur accorder? si on parle des écrivains c’est autre chose, mais les intellos, surtout eux que tu cites franchement..et puis dans le fond ils sont trop CYNIQUES ces gens, ils manquent d’innocence et d’ingénuité et de ferveur, de croyance en autre chose que leur seule personne.
    (D’ailleurs au coin du potin et en passant l’intello BHL (60ans) n’est plus avec madame Dombasle mais avec (son nom m’échappe, l’héritière de la bière Guiness,(42ans) . alors EUX la crise écologique : connait pas, et pourtant ils sont dans tous les magazines de France et Navarre ! quelle vanité !
    Les responsables de cette économie (chinoise et autres) qui ruine des pans de la société chinoise, (mais aussi les gens d’ici faudrait pas les oublier, quand meme): ce sont concrètement des hommes d’affaires, des gangsters et des hommes politiques d’abord chinois, ceux qui ont ouvert les portes et ensuite franco, italo,americano tout ce que vous voudrez, les plus malins, sans morale et qui agissent pour business, cinéma compris; dans le fond : rien de nouveau sous le soleil.c’est juste d’une dimension mondialisée;
    Qui s’est élevé contre cette mondialisation, lorsqu’elle a démarré ? , moi j’ai entendu Maurice Allais Prix nobel français 1988 d’économie , toujours mis à l’écart, par les memes intellos d’ailleurs?
    Ce monde comme un vaste échiquier sur lequel les superprédator qui prennent l’avion à tire larigot, eux! s’amusent : 30 000 salariés d’ici : dehors ! et embauche à shangaî. Ici s’ils sont pas contents..on s’en fiche ils ont le chomage..et les tranquillisants..et là-bas ils sont si contents de gagner ..
    Qui sait si les salariés de nos pays n’auraient pas pu être en mesure de faire une vraie révolution qualitative, puisqu’il avaient atteint un certain niveau de vie (histoire des luttes n’est pas un vain mot tout de même), mais on a tout détruit ici aussi.

    et face à tout çà il n’y a plus de révolution possible apparemment..alors que faire? fermer ses oreilles et attendre la fin? quels liens entre nous? on n’a même plus le droit d’être patriote, de vouloir protéger son sol! je ne vois pas de quel creuset improbable et fraternel va sortir la forte et terrible révolution; je vois plutot se mettre en place une dictature qui montrera bientôt son vrai visage, mais il sera trop tard; excusez-moi mais c’est assez sinistre tout çà.

  12. cher Fabrice, chers lecteurs,

    merci pour ces informations. Je ne savais pas – ou j’avais oublié – que Vincent Cheynet était un ancien publicitaire, mais d’une certaine façon, cela lui donne du crédit et des arguments en tant que « casseur de pub ».

    J’achète et je lis de façon irrégulière le journal « La Décroissance », je n’avais pas encore acheté le dernier numéro, mais comme il parle de « Planète sans visa », voilà qui me donne envie de le lire !

    Dans ce journal, certains articles me semblent parfois contestables, tels que ceux souvent anti-malthusiens de Vincent Cheynet justement, et ceux du grand chef théoricien Paul Ariès, qui me passent au dessus de la tête comme on dit dans les cours de récréation…

    Toutefois, ce journal a des rubriques intéressantes telles que « l’objet que vous n’achèterez pas ce mois » ou les témoignages de vies à l’écart de la grande consommation, et on y trouve plein d’infos en vrac sur les aberrations de notre société de gabegie.

    Ce journal encourage également des actions – certes symboliques – telles que la semaine sans écrans de mars dernier ou que la marche décroissante contre le grand prix de formule 1 de Magny-Cours en 2005. Les marcheurs -beaucoup de jeunes- étaient partis de Lyon et en tant que voisin, j’avais assisté après le boulot à la 1ère étape au camping au dessus de Vaugneray. Il y avait beaucoup de naïveté là-dedans, mais aussi beaucoup de ferveur.

    Bref, comme toujours, rien n’est simple à moins que tout ne soit trop simple…

  13. Je suis abonnée à ‘La décroissance » et j’aime bien ce journal .
    D’après moi, ils ont loupé le coche en ne collaborant pas avec toi, car vous êtes complémentaires.
    Tu leur aurais apporté la profondeur de tes raisonnements écologistes.Matière où ils sont trop légers à mon goût.
    Quant à la politique, ils sont plus dans la dérision que toi, ils frappent avec moins de force.Tu leur (lui) a fait peur, c’est évident !
    Mais cet aimable renvoi à « Planète sans visa » ne serait-il pas un appel du pied pour des retrouvailles ?
    Ils ont peut-être évolué depuis 2004 ?
    Ce serait bien si tu y écrivais à nouveau ! Ce journal serait alors PARFAIT !

  14. @Fab,
    « N’y a-t-il aucun journal sérieux ? »

    Heureusement que si, personnellement j’en lis régulièrement deux qui sont pour moi de très bons journaux et qui méritent d’être soutenus.

    -Campagnes solidaires de la conf’ (sur abonnement).

    et surtout :

    – OLS (Offensive Libertaire et Sociale, chez le buraliste).
    http://offensive.samizdat.net/
    Ce journal a souvent de très bons articles, souvent de haute qualité, des analyses pertinentes sur bien des sujets passionnants.

    Le numéro de ce trimestre, sorti la semaine dernière, concerne la françafrique (élaboré en collaboration avec l’association Survie).

    Je suis en train de le lire en même temps que leur livre « Divertir pour dominer, la culture de masse contre les peuples » aux Editions L’échappée, 2010.

    Les anciens numéros sont consultables sur leur site gratuitement.

  15. divertir pour dominer: version 2010 du très vieil adage romain : panem et circenses » du pain et des jeux!

  16. Le seul extrémisme encensé est celui de la modération : il faut être extrêmement modéré . Etre rebelle , oui , mais seulement à condition de respecter les horaires de rébellion autorisés par le pouvoir dont les intellectuels sus-cités sont des agents de l’ordre sans uniforme qui veillent aux respect de ces horaires puisqu’ils les définissent …
    Du point de vue de l’intelligence , les intellectuels s’appliquent à eux-même avec le plus grand zèle leur principe d’extrême modération . Certains finissent même ministre ! Qui sait , garde des sots , un jour …

    @ Marie

    merci pour votre lien sur les animaux de cirque , il m’a été fort utile !

  17. C’est un journal comme il y en a trop, enferré dans le même carcan idéologique que Le Monde Diplo. Et, en quelque sorte, leurs succès respectifs sont révélateurs de notre incapacité à nous mettre réellement en mouvement. Pourquoi nous raccrocher encore et toujours à des petits maîtres à penser, la liberté n’est-elle pas plus désirable?

  18. Salut,
    je suis surpris de ne pas avoir vu publié mon commentaire sur l’article « Vincent Cheynet et la décroissance ». S’agit-il d’un problème technique ou d’une volonté délibérée, et dans ce cas, pour quelle raison?
    Merci d’avance pour tout éclaircissement.
    Marcel

  19. Marie-Line,

    Je suis bien désolé pour toi, mais je n’ai rien inventé. Et il n’y a bien entendu aucune possibilité d’aucune sorte pour que je serre seulement la main à Vincent Cheynet un jour lointain.

    Je sais, j’espère savoir combien il est nécessaire de croire à quelque chose, fût-ce un journal. Mais je pense également à l’effort nécessaire pour commencer à réfléchir enfin d’une autre manière. La façon de Cheynet, qui est le langage du pouvoir et de l’appropriation, a déjà beaucoup servi. Si tu as ou peux te procurer le numéro 1, jette un oeil sur ce qu’on appelle l’Ours, où se retrouve la liste des collaborateurs. Compare ensuite aux numéros les plus récents. Cela se passe de commentaire.

    Par ailleurs, ce journal était au départ de mouvement, de mouvement collectif. As-tu jamais entendu parler d’une Assemblée générale de la soi-disant association qui édite ce journal ? Qui dirige ? Dans quelles conditions ? Qui gère les recettes ? Qui rend le moindre compte ? Je rêve d’autres valeurs, d’autres usages, et parfois même de liberté. Le contraire, en somme. Bien à toi,

    Fabrice Nicolino

    PS : Extrait d’un courrier que m’envoie un autre membre du comité de rédaction du numéro 1 de La Décroissance : « Tu es encore bien gentil ! Tu devrais lancer un appel aux anciens du 1er numéro de la Décroissance, car on s’est tous plus ou moins fait jeter !».

  20. Triste constat d’un immobilisme aveugle de tout ce petit monde « médiatique » et d’un manque incroyable de clairvoyance ou de courage de ces fameux « intellectuels », de nos politiques …. Je comprend qu’il y ait de quoi s’énerver et je pense aussi que tu es bien gentil avec tous ces gens qui se lèvent en défenseurs de la planète pour simplement dorer leur tunique mais qui veulent surtout rien changer dans le fond et pire qui espèrent croitre grace à ça un peu plus.

  21. La joie de vivre du journal la Décroissance, je la cherche encore…
    Complètement d’accord avec Raton Laveur.
    Pourquoi toujours pas un mot sur « Les cahiers de Saint-Lambert » ? Tellement, mais alors tellement plus intéressants à mon humble avis…

  22. Les intellectuels possèdent leur propre langue qui ne m’est pas très familière, je n’ai que très peu lu les ouvrages cités en référence et par conséquences peu d’intérets à leur charabia.
    Mais cela ne m’empêche pas de réfléchir il y a d’autres languages dont celui de la nature dont peu d’intellectuels ne savent tout simplement pas observer, ils ont lu des bouquins.
    Mais Ils n’ont certainement pas lu Bidoche »
    Pas de contact direct avec cette nature, pas d’émotion donc pas de mémoire tout simplement.

    Quand on fait son jardin on sait ce que c’est qu’un sol, on comprend la météo.
    Les intellectuels n’intrègrent que très peu les catastrophes sanitaires à venir dans leur préocupations ou propositions.¨
    Par exemple alerte de l’agence du médicament sur la présence d’un circonvirus porcin de type I et
    2 dans des vaccins contre les gastro entérites pour bébé de plus de six semaines.
    Fabrice que veux tu que nos penseurs puissent faire de cette info.
    Je crois que je t’ai envoyé le document à faire circuler

  23. @ Lionel;
    Je cogite ferme depuis deux jours; je ne suis toujours pas persuadée que le forum de « deroissance.info » possède une réele modération collective…J’y avait trouvé des trucs chouettes; mais dés que ça dérrape; il n’y a personne « ou peu » au commandes…Je me souviens d’un qui gars « faisait chier »; que plusieurs voulaient sortir, lui-même voulais être désinscrit…Un des administrateur avait déplacer tous ses commentaires dans un truc qui s’appelait « camp de confinement »…
    Ils ont bouger ça; parce que bcp s’était indigner; en attendant j’appelle ça « merder »…
    Je sais que les administrateurs ne veulent pas se remetre en question sur un encadrement…Je sais qu’un encadrement est difficile à mettre en place; mais leur lassitude, moi elle m’indique qu’il y a un problème!
    Peut-être que je me trompe lourdement; mais il me semble qu’un truc sans encadrement sur internet; le premier venu atteint de « gloriole aïgue » s’y engoufre comme dans du beurre!
    Est-il normal que se soit au dernier venu qu’on ne connais pas; puisqu’on est pas obliger de signer de son nom; de « cadrer »???
    Je ne parle encore même pas de censure; je parle de décision collective; si tous le monde à la même valeur sur ce site; ce gars aurrait du être sorti!

  24. @ Fabrice;
    Je vais peut-être dire une grosse connerie; mais comme je suis leeeente j’ai besoin qu’on éclaire ma chandelle…

    Tu connais Nicolas Hulot; j’ai signé le pacte contre lui parce sortant aussi de la pub (mais pas au nivau d’un Cheynet; c’est vrai!) je suis concsiente des pressions qu’il subit!
    J’ai le sentimment que si Nicolas Hulot va jusqu’au bout; il serra bouder voir ignoré; si pas discrédité; ou alors il continue sans aller au bout des choses…Là dessus je trouvais que les « casseurs de pub » n’avait pas entièrement tord…Son film a été daillieur bouder parce qu’il remettait l’humain au sein de la crise écologique; une des rare critique positive que j’ai entendu vennait des « casseurs de pub » (étonnament)…C’est vrai qu’ils sont trash la dessus; mais moi je voyais ça comme un « contre-pouvoir »…
    Je voudrais bien savoir; c’est quoi la différence entre Nicolas Hulot qui est « coincé »; et Cheynet qui est « à la botte du monde diplomatique »???

  25. Sylviane,

    Je ne suis le maître à penser de personne, et d’ailleurs, cela ne m’irait pas au teint. Mais je veux bien te dire ce que je pense. Nicolas Hulot vient d’un univers exécrable, celui de TF1, des paillettes, du sponsoring, du fric et j’en passe. Il a gardé des liens avec ce monde-là, mais ne s’en cache guère. C’est-à-dire qu’il ne le clame pas sur les toits, mais que tous ceux qui veulent le savoir le savent.

    Il est donc loin d’être un héros, à mes yeux du moins. Si je l’ai défendu, c’est pour une raison fort simple : il rend à notre communauté d’humains des services qu’aucun autre n’est est en mesure de donner. Je ne partirais sûrement pas en vacances avec lui, mais le fait est qu’il est capable – Ushuaïa Nature – de parler de biodiversité, sur le fond, à des millions de gens. Sur ce terrain clé, je le crois, je le sens, je le sais même sincère. On ne fabrique pas un tel personnage.

    Il me semble légitime de le critiquer, mais en gardant en tête ces ordres de mesure. Hulot est sincèrement en mouvement, et permet à des milliers, des dizaines de milliers de jeunes et moins jeunes d’accéder à une conscience plus juste des enjeux de la crise écologique. Tout en restant lié, en bien des points, à l’univers de pacotille d’où il vient. Bon. Qu’est-ce qui est important ? Le plaisir de le cartonner comme à la foire ou la reconnaissance nécessaire que l’on doit à un grand vulgarisateur de la crise ?

    Tout autre est Vincent Cheynet. Son entreprise est dérisoire. Il mène à la baguette un journal qui tourne en rond, radote, répète à destination de gens qui sont déjà acquis à la seule idée du titre, qui ne lui appartient évidemment pas : la décroissance. Et par ailleurs, il éructe, fulmine, excommunie – je dois dire qu’une certaine loufoquerie est au programme -, tempête comme le ferait un nain dans son jardin. Service rendu à notre communauté : zéro. Non, moins que zéro. Il aura découragé certains valeureux, ajouté, si peu que ce soit, au désarroi, semé de la confusion dans les esprits.

    Mais où est l’air du large ? Où sont l’enthousiasme, l’entraide, l’empathie, l’altruisme, la compassion, la solidarité, la coopération ? Vincent Cheynet, dont je ne souhaite plus parler, car il compte réellement peu, est un personnage comme on en trouve partout. Un homme de pouvoir et d’ombre. Un homme qui fait perdre absurdement une fraction du temps minuscule qui nous est concédé. Je lui ai déjà accordé bien trop d’énergie.

    Voilà, chère Sylviane, ce que je voulais te dire.

    Fabrice Nicolino

  26. Sylviane a écrit :
    « Est-il normal que se soit au dernier venu qu’on ne connais pas; puisqu’on est pas obliger de signer de son nom; de “cadrer”??? »

    Je te renvoie à la FAQ : http://www(point)decroissance(point)info/-Foire-aux-questions-#question_755

    Si tu parles du cas Ermite il faut rappeler que ce gars-là jouait au Troll (1) : un espèce de jeu de geek (nerd ou encore no-life) attardé dans lequel on pollue les fils de discussion, on répond à tout et n’importe quoi, on provoque tant qu’on peut dans le but de se faire virer et, se victimiser et crier à la censure après.

    Après modération collective et vote il a été banni et ses propos sont effacés.

    http://forum(point)decroissance(point)info/viewtopic.php?t=7901

    Cela-dit, je ne pense pas que le blog de Fabrice soit le lieu le plus approprié pour en parler et je préfère personnellement en parler sur le forum de decroissance(point)info qu’ici.

    note : (1) : http://uzinenet/article1032.html

  27. Pour ceux qui n’auraient pas lu le numéro de juin 2010 de « La décroissance », et au risque d’énerver Fabrice, c’est en page 16 -la dernière-, juste au dessus du sommaire, qu’on trouve la référence à Fabrice Nicolino.

    La colonne dont le titre est Gâtisme, contient d’abord les critiques de propos (de Pascal Bruckner et Jacques Julliard) parus dans le Nouvel Observateur du 20-5-2010. Ces critiques sont plus courtes que celles publiées le 23 mai 2010 par Fabrice Nicolino mais visent les mêmes propos, et seule la conclusion de Fabrice Nicolino est reprise :

    Le journaliste écologiste Fabrice Nicolino diagnostique du « gâtisme » et rappelle : « Selon les données du National Climatic Data Center (NCDC), le mois d’avril 2010 a été le plus chaud sur Terre depuis 1880, année des premiers relevés. »
    (blog, 23-5-2010)

  28. Fabrice, le constat que tu fais de Hulot n’est pas convaincant à mes yeux. Tu dis que son émission permet de montrer blablabla. Franchement, si la télé changeait les choses, il y a longtemps que tout serait changé. La télé ne change rien et Hulot non plus. La seule chose qui permettrait de changer les choses serait d’ailleurs de rendre la télé inopérante.
    Son émission, c’est du tartuffe en barre. On regarde, on s’émerveille, on s’indispose, on se couche, on dort et le lendemain, on n’y pense plus: ma voiture, ma maison, mon gazon, mon round-up, mon ushuaia nature pour occuper ma soirée et tant pis pour la planète: ma vie d’occidental que diable!!!

    La télé est identique à la politique sur bien des points: c’est du gavage de masse qui ne change rien mais qui vend du changement.

  29. Alain,

    Moi, j’ai le sentiment que tu as raison et tort à la fois. Sur la télé, j’irais même bien plus loin que toi. Je pense que cet outil insensé a plus fait pour déstructurer les sociétés et les perspectives de projet humain que toutes les propagandes du passé. Je la crois notre ennemie à tous. Si je pouvais la détruire à jamais, je ne demanderais l’avis de personne, et je le ferais. Pas démocrate ? En la circonstance, en effet, du tout.

    Quant au reste. Un tartufe est un hypocrite, qui prétend quelque chose et fait son opposé en se dissimulant, non ? Hulot n’est pas un tartufe. Il croit, et à mes yeux il se trompe totalement, qu’il s’agit de convaincre un à un, aidé par les puissances qui ont un intérêt à détruire encore.

    Bon. Ushuaïa Nature, que je n’ai guère vue – je n’ai pas de télé – parle au plus grand nombre. Lequel plus grand nombre retourne en effet dès le lendemain au monde qu’on lui a fait saliver. Mais quelques milliers, quelques dizaines de milliers de cerveaux entrevoient au passage ce qui reste de beauté, et commenceront de la sorte, avec difficulté, mais sans plus jamais renoncer, un chemin qui les mènera là où l’on respire pour de vrai, sans valise publicitaire, sans animateurs aux dents blanches, sans arnaque à tous les coins de rue.

    J’estime que Nicolas Hulot ne mérite pas tant de critique, et parfois de haine. D’autres exigent notre vrai courroux, qui nous laissent pourtant muets. Bien à toi,

    Fabrice Nicolino

  30. @ fabrice tout à faitd’accord au sujet d’Hulot ..et de Vincent truc (marre des stars locales qui font perdre un temps précieux)

    @ Tous et pour revenir à nos moutons ou à niotre eau , savez vous que bientôt, le simple fait d’ouvrir la bouche, le nez en l’air sous la pluie risque de devenir un acte illégale . Et oui, la récupération d’e

  31. Bonsoir,

    Personne n’a eu les oreilles qui sifflaient?
    Un vrai amoureux de Gaïa,regarde aussi le ciel et a souvent le nez dans les étoiles,non?

    Sur un autre blog,en parlant des sites écolos,certains s’étonnaient des silences a propos des trainées persistantes.

    Quitte a me faire chauffer les oreilles je pose la question.

    Qu’en pensez vous des chemtrails?Dites nous….

    Merci,bises,Léa.

  32. Bien d’accord avec Lléa, et la nature, alors ??!!!
    Il faut penser à lever le nez des e-mails et des cogitations intellectuelles, pour regarder notre ciel constamment pollué par les épandages d’avions.
    Connaissez-vous au moins le mot « chemtrails »?

  33. @ Lea, en ce qui me concerne, les chemtrails sont surtout une notion fantaisiste . Scientifiquement, ce n’est pas du tout pris au sérieux .(et sans toucher aux oreilles)

  34. Bonsoir,

    Notion fantaisite?
    Scientifiquement pas pris au sérieux?

    Beaucoup de choses pas prises au sérieux au début,se sont avérés êtres des réalités ensuite avec plus de recherches.

    Merci Bénédicte,mais j’avouerais franchement que c’est l’avis de Fabrice qui m’intrigue au plus haut point.

    Je rêve!

    Bonne soirée,Léa.

  35. J’oubliais,

    P.P,merci pour la vidéo.

    De très belles images,la nature et sa splendeur cachée…

    Bien a vous,Léa.

  36. Concernant les chemtrails, il y avait un symposium à Gand en Belgique les 29 et 30 mai derniers, avec le documentaire de Patrick Pasin diffusé en début de symposium : « bye bye blue sky ».
    Ce documentaire a été supprimé du net à la demande de l’auteur, mais je l’ai vu et toutes les preuves (même scientifiques) sont là sous les yeux.

  37. Bonsoir,

    Il est grand temps de prendre au sérieux ce phénomène de voile nuageux artificiel… Ne serais ce que le fait que mété-France présente le « voile nuageux » comme naturel, des Cirrus… Avec observation, on se rends très bien compte que ce sont généralement des trainées d’avions qui finissent par s’étalée et voiler totalement le ciel.
    Sans parler de produits chimiques, ce phénomène occulté par « écologistes » et autres bien pensants mérite une attention et surtout une observation. Ne rejetons pas en bloc quelque chose sous prétexte que cela ne rentre pas dans les critères de l’écologie tendance. Les relevés de métaux lourds dans les sols et l’air (notamment neige du Mt Shasta mais aussi parcs parisiens) montrent la présence d’aluminium et de baryum, lesquels ne devraient nullement se trouver là ! Et quand on regarde du côté de la géoingénierie, on se rend compte que l’épandage d’aérosols comprend de l’aluminium entre autre, ce n’est pas un secret !

    Documentaire sur le sujet:
    http://dl.free.fr/getfile.pl?file=/oggqWMb3

  38. HELIOS dit : »Il faut penser à lever le nez des e-mails et des cogitations intellectuelles, » vous faites une erreur, car la nature elle est là et toujours là dans ce que vous appelez « cogitations » et qui ne sont bien souvent que d’amers constats sur ce qui se déroule un peu partout; ex : le thon rouge et Greenpeace.
    J’apprends que les pêcheurs français étaient en Sicile? (Pourquoi en Sicile? ne comptes pas sur les diseurs de dépêche pour t’éclairer, apparemment çà ne fait pas partie de leur job!) et que les miltiants voulaient ouvrir la cage pour faire sortir les thons capturés; pour çà un harpon! et pour çà la prochaine fois: mort possible.

  39. Re-bonjour,
    je refais donc mon commentaire (de mémoire)!
    Ce que je voulais dire, c’est que je trouve cette affaire pitoyable. Même s’il n’y a pas mort d’homme, c’est malgré tout fortement dommageable de la part d’un journal, La Décroissance, duquel on était en droit d’attendre autre chose que ce genre de méthodes. Sur le fond, je ne comprends pas vraiment le rejet de ton second article, que je trouve personnellement très bien et très… « antiproductiviste » et « décroissant »! D’ailleurs, si tu en es d’accord, je suis prêt à le publier tel quel sur Carfree France, avec un court texte présentant l’historique et un lien vers cet article.
    Marcel

  40. personnellement , si je « mets le nez dans les e-mails et que je fais des cogitations intellectuelles » devant , la TV, le net ou des journaux, pendant ce temps là, je ne suis pas dehors à regarder la nature et le ciel rempli de trainées curieuses qui sont tout sauf des nuages normaux .
    Il faut bien observer la nature pour constater ce qu’il s’y passe et aussi écouter autour de soi.
    C’est vrai que malheureusement certains intellos sont complètement à « coté de la plaque » et ne sont absolument pas conscients de ce qui se passe sur terre.
    Merci à Raymond pour ses explications sur la géoingénierie.

  41. C’est vraiment complètement stupide que le journal Décroissance se soit passé d’un auteur de la trempe de Fabrice pour une petite histoire d’intello outré qu’on puisse critiquer les intellos :-(((((((((

  42. Chemtrails,

    Merci Bénédicte,mais j’avouerais franchement que c’est l’avis de Fabrice qui m’intrigue au plus haut point.

    Je rêve!
    J’ai rêvé!

    Ciao,Léa.

  43. Léa,

    Je n’ai pas d’avis sur tout, il s’en faut. Un ami des Alpes de Haute-Provence, qui se reconnaîtra, m’a alerté depuis un moment sur les chemtrails, mais pour l’heure, je ne sais rien. Et ne pense donc rien. Désolé.

    Fabrice Nicolino

  44. Sur les chemtrails, pourquoi ceux qui semblent avoir quelques connaissances du sujet, s’ils ont le temps, ne nous font-ils pas un bref exposé des théories, de manière argumentée, avec éventuellement des liens. Car pour ce que j’en sais, on parle aussi bien de contrôle du climat que d’empoisonnement. Qui dit quoi et sur la base de quelles preuves ou éléments de preuves ?

    PS : merci à Raymond pour le documentaire, que je n’ai pas encore le temps de visionner.

  45. @ Léa, si vous ne souhaitiez n’avoir que l’avis de Fabrice Nicolino , pourquoi avoir fait un appel au peuple ?

    En ce qui concerne les chemtrails, je n’ai pas la science infuse, ,mais il est est dit tellement de chose … Si j’étais une crapule, la version choisie par la camorra me semblerait nettement moins onéreuse .

    ce qui est certain et avéré scientifiquement, c’est que l’atmosphère est en effet polluée très fortement ,suffisamment pour soulever de grands mouvements populaires .

    Le problème avec les théories qui semblent du complot, c’est qu’elles discréditent et démobilisent , c’est pourquoi je suis méfiante .Après « errare humanum est » comme nous le savons tous .

  46. Dis donc Lea, ils sont sympas ces englishes! ils en font des misères ; moi çà ne m’étonne pas plus que çà note! quand j’ai vu à la télé le culot tout aristocratique de l’archimilliardaire reine d’Angleterre assise sur son trone, sortant de son carosse! proner la rigueur à ses sujets! (et puis je l’imagine bien chevauchant belzébuth les soirs de lune avec son vieux roi chenu! ah mes aieux! çà doit donner! ) en attendant si Berlusconi en avait fait le quart: mon dieu quelle indignation n’aurait il pas suscité! mais bon , c’est la queen of england.

  47. @fabrice

    Lire votre article m’a donné en envie de relire « la trahison des clercs » de Julien Benda ce week-end. Juste à côté sur ma bibliothèque « Aden Arabie » et « la conspiration » de Paul Nizan se sont offerts à ma relecture aussi. HOP !
    Il y a certain livre que j’aime lire et relire.

  48. Bonsoir

    je me permets de laisser quelques liens concernant le phénomène des trainées persistantes qui sont fortement soupçonnées de contenir des métaux lourds entre autre.

    En ce qui concerne la géoingénierie:
    Voici une traduction du rapport « Retooling the planet »d’ETC group (Suède). Il ne traite pas directement de « chemtrails » mais il mentionne les techniques d’épandages, notamment de sulfure dans la stratosphère pour reflèter les rayons solaires.
    également d’ensemencer les océans avec particules d’aluminium…pour développer un plancton mangeur de CO2, comme si les poissons n’étaient pas déjà asser chargés en métaux ! Mais aussi ensemencement de nuages avec de l’iodure d’argent.

    http://www.scribd.com/doc/28325918/Traduction-en-francais-du-rapport-Retooling-the-planet-d-ETC-group

    Egalement un rapport du CFR datant de 2008 à propos toujours de géoingénierie:

    entre autre:

    Injection dans la stratoshère de particules réfléchissant la lumière…

    Création de nuages artificiels dans la troposhère

    « Les différentes particules comprennent entre autre de l’oxyde d’aluminium en aérosol conçus pour migrer vers des régions particulières. »

    http://66.196.80.202/babelfish/translate_url_content?.intl=fr&lp=en_fr&trurl=http%3a%2f%2fwww.cfr.org%2fproject%2f1364%2fgeoengineering.html

    http://truthmediaproductions.blogspot.com/

    http://acseipica.blogspot.com/2009/03/cfr-geoingenierie-modifications.html

    http://overstorm.dyndns.org/MonWiki/dossiers/chemtrails.pdf

    Merci de ne pas rejeter en bloc quelque chose qui peut paraitre insencer… Mais combien de choses en matière d’écologie sont classables dans le rayon « incroyable » de nos jours ?

    dernier lien puisque beaucoup rechignent à lever les yeux au ciel: (une évolution des fameuses trainées formant les sois disant Cirrus « naturels »)

    http://www.youtube.com/watch?v=WabzHXBJTHg

  49.  » Et la gauche, je me répète, m’emmerde et m’insupporte. Cette gauche égotiste et misérable a tout oublié de la pensée universaliste qui l’inspira parfois. Elle ne dit plus rien du monde vrai. Elle continue à pousser les drogués du portable et du DVD à réclamer des augmentations de salaire qui nous rapprochent chaque fois du gouffre. Il faudrait penser, elle jure qu’il faut posséder : des choses, des millions de tonnes de choses attristantes. Il faudrait amener peu à peu notre peuple, à commencer par ses classes moyennes, à cette idée fatale que nous avons déjà trop pris. Mais elle prétend que nous n’avons rien encore. Je la déteste. »

    On est au moins deux ! Plus , peut-être , mais pas beaucoup …

     » On nous dit que les riches , c’est les méchants et que les pauvres , c’est les gentils . Tout le monde veut devenir méchant , quoi … « 

  50. bénédicte le 7 juin 2010

    @ Léa, si vous ne souhaitiez n’avoir que l’avis de Fabrice Nicolino , pourquoi avoir fait un appel au peuple ?

    Dans mon premier commentaire,j’ai fait appel a tout les écolos,le peuple.Fabrice,n’est certainement pas le seul a se coucher dans l’herbe,mouillée ou pas,et a observer le ciel.

    Bénédicte,j’ai relancé Fabrice parce que je trouvait tout naturel qu’il donne son avis.

    Certains chemtrails font des pointillés,ne me dites pas que cela est du a la condensation ou je ne sais quoi!

    Je ne suis experte en rien,si ce n’est que je vois que les « grands » se foutent de nous grave,et cela me suffit largement.Vivement le maquis!

    Bises,Léa.

  51. je vois Fabrice,et cela fait du bien de se sentir moins seule,et Duez de L age deFaire aussi,procés pour diffamation je vous passe les details et methodes bolcheviques ,et d’autres,et avec Silence qui a Cheynet dans le collimateur;idem,les dictateurs ,neodecroissants,seraient ils sur le declin,denoncer,salir,boff,alors ce canard a qui on a aidé: the number 1,dit des verités mais pas en faisant n’importe quoi,descendre tout les cretins fastoches,cela fut drôles et faisait du bien,mais descendre tout ,de tout,Rabbhi,etc,non et non.Je souscrit et merci pour cette mise au point,cela fait du bien,ton courage et ton honneteté sont bien rares en ce moment de concensus mous,de durable verdatre,d’anéantissement de l’écologie par ces reseaux qui cédent aux sirènes du pouvoir

  52. Mon jugement sur la question est suspendu, je n’acquiesce ni ne rejette. Néanmoins, une chose est sûre, c’est qu’on présente systématiquement les traînées de condensation, les contrails, comme des chemical trails, ou chemtrails. Or des conditions atmosphériques favorables peuvent tout à fait permettre la persistance de ces traînées et leur évolution en nappes de cirrus.
    Cela étant dit, l’existence des chemtrails ne peut être rejetée a priori. Mais demeurent quelques questions embarrassantes se résumant ainsi : dans quel but ?
    Empoisonnement ? Expérience sur la santé ? L’ennui premier, c’est quand même qu’il s’agirait d’un épandage maîtrisé en rien et absolument pas ciblé. Tout le monde y passerait, y compris les initiés et leurs familles. À moins qu’ils aient des antidotes… Et reste un épineux « pourquoi ».
    Contrôle du climat ? Dans quel sens ? Ralentir le réchauffement ? Bah euh, les cirrus auraient plutôt une action contraire. Accélérer le réchauffement ? Sans commentaire ! Si ce n’est que dans les deux cas, faut pas oublier une chose : la faible couverture de ces nappes, surtout si l’on se place à l’échelle mondiale (mais même dans les zones de fort trafic aérien, ça reste marginal). Ca ferait beaucoup d’efforts pour presque rien.
    Évidemment, il peut y avoir d’autres raisons.
    Quoi qu’il en soit, que ça n’empêche pas de jeter un oeil aux documents écrits et vidéos envoyés. Je le ferai quand j’aurai du temps, en espérant que ça m’aide à me faire une idée.

  53. bonjour

    pour apporter de l’eau au moulin du premier sujet de discussion, je me permets de rapporter deux phrases, tirées du journal du moi de mai, qui m’ont fait tiquer.

    Il s’agit de la conclusion de l’article « peut on être joyeusement catastrophique ? » :
    « Notre décroissance n’est pas celle du nécessaire, celle des experts en écologie, mais celle de la gourmandise et de la joie de vivre. La fin programmée des classes moyennes libérera des forces sociales et psychiques pour mener à son terme cette révolution par la décroissance. »

    je ne suis pas expert en vocabulaire et rhétorique, mais ça me semble connotée comme phrase, non ?

    Cela dit, je suis gré à ce journal de parler on ne peut plus régulièrement de l’omniprésence de la pub et de la limite des ressources naturelles. Mais le cassage trop systématique de certains personnages peut finir par lasser.

  54. Merci Fabrice pour cet éclairage éclairant !!

    « Nous nous inscrivons clairement dans une démarche de transformation de la société et de sa représentation politique et non dans une logique révolutionnaire visant à faire table rase du passé et du travail de nos prédécesseurs. »

    Mince alors… Il m’est arrivé de lire ce journal, et jamais au grand jamais je n’ai lu pareil argumentaire… Peut être eu t’il peur de perdre des lecteurs… Le concept de décroissance n’a peut être rien de révolutionnaire au sens putschiste du terme, mais si une société de décroissance n’est pas une révolution par rapport à celle que nous vivons, je bouffe mon chapeau…
    Les petits gars anticipent un rapprochements avec leurs potes de gauche ?… On ne parle certainement pas de la même décroissance alors…
    Il est vrai que de vrais acteurs de la simplicité volontaire, j’en connais peu, très peu… Pas même moi, qui suis pourtant un dangereux extrémiste vgtalien…

  55. Fabrice. Je ne savais pas pour « La Décroissance », Vincent Cheynet et toi. Evidemment, je suis abonné à ce journal. Evidemment, c’est faute de mieux… S’être privé de tes compétences et d’une plume comme la tienne, entre autres participations, c’est fou !

    J’ai reçu hier le n° 70. La double page « Débat » porte sur : « Faut-il sortir du matérialisme ? » Trois contributeurs, dont Jacqueline Kelen, auteure bien connue des lecteurs de la revue « Nouvelles Clés ». Jacqueline Kelen a du cœur et ne manie pas la langue de bois. Je l’en remercie. Son texte mériterait de figurer, entier, ici, pour nous qui te lisons. Elle écrit notamment : « Ce qui caractérise sans nul doute notre monde depuis le XIXème siècle, c’est la perte du sens de l’absolu. » Et aussi : « Nous manquons notamment de personnes qui rappellent la dimension verticale de l’humain. » Par ta façon d’attaquer le mensonge à la hache, je crois pouvoir dire que tu nous rappelles cette dimension, nous y invites. Et il me semble que nous t’en savons gré, ici.

    Malgré ses évidents défauts, ses tics, rien que pour la contribution de Jacqueline Kelen, ce numéro de « La Décroissance » méritait d’exister. Ce qui n’absout pas Vincent Cheynet de sa faute (?) à ton égard et au nôtre. Mais je ressens un manque. C’est sûrement trop tard mais, selon moi, il faudrait, dans cette affaire, pouvoir aller plus loin. Idéalement, il faudrait que tu puisses entendre Vincent Cheynet, connaître ses motifs, le fond, le vrai, et qu’il puisse, de même, t’entendre afin que la vérité jaillisse, que la lumière soit entre vous, pour votre bien et indirectement le nôtre. Tu vas m’envoyer promener mais cela s’appelle l’écoute. D’une manière générale, quasiment par réflexe, nous refusons cela qui passe, à tort, pour de la faiblesse. Du coup, le conflit s’enkyste et nous avons : la division et la perpétuation de la disharmonie, de l’immense pagaille à laquelle nous aboutissons. Ainsi, nous sommes divisés extérieurement et intérieurement. Le temps serait peut-être venu de comprendre le processus avant qu’il soit trop tard sur la planète. Non ? Evidemment, même si j’ai pu parfois mettre en œuvre ce que je préconise, je ne m’absous pas du problème. Et je sais qu’il faut aussi parfois dire non de la façon la plus ferme. Ce que j’ai fait aussi parfois.

    Allez, j’ajoute une formule extraite d’une réponse de Philippe D. (Il ne met pas son nom) à une question d’une internaute sur le forum du site « Philosophie et spiritualité. » Je cite : « La révolte de l’intelligence, c’est le feu de la lucidité qui voit le faux là où il se trouve, toute l’horreur du monde et la démence d’une société égarée. » Bon, Philippe D. amène et complète ce propos de façon fort intéressante, à mon avis. Je renvoie à son texte (page 17 du forum) ceux, celles qui seraient intéressés (ées).

    Mais, Fabrice, tu parlais de compassion. Cela n’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd. Je suis d’accord. M’accorderas-tu que la lucidité, l’indispensable lucidité, sans la compassion, est une arme qui se retourne contre celui qui la porte, à moins qu’il la tourne contre autrui et le monde, ce qui revient au même. Quel défi, n’est-ce pas ? Pas étonnant que les hommes s’abrutissent… Nous voyons là que la remise en question doit être faite de fond en combles. C’est faute par chacun de ne pas le faire que nous nous renvoyons la balle. Les temps sont peut-être venus pour l’homme de cesser de jouer ce jeu de dupes, si meurtrier. Et pour cela, il lui faut comprendre son propre fonctionnement. Il faut qu’il voie sur le vif son fonctionnement. Merci de ton attention.

  56. Janot,

    Tu as raison, je t’envoie promener. Amicalement, mais aussi sans détour. Le schéma de la captation, les tours, détours et contours de la possession, les ruses du pouvoir, tout cela est vieux comme le monde. Tu tentes, avec bonne foi j’en suis certain, de nier par le dépassement ce qui est un affrontement de principe. Et moi, je te dis franchement : bonne chance. Mais ce n’est pas parce que tu lis La Décroissance que son patron n’est pas un censeur et un aboyeur. Bien à toi,

    Fabrice Nicolino

  57. Janot,

    Je dois ajouter que je réserve mes capacités d’empathie et de compassion à des personnes le méritant tout de même plus que le propriétaire de La Décroissance.

    Fabrice Nicolino

  58. En 2004 je n’aurais pas juger le texte sur ces « intellos réacs » extrémiste mais caricatural. Je me serais dit, ce n’est pas possible, ils ne sont pas tous aussi cons, 6 ans après, je crois bien que oui.

  59. ETCGroup qui est une ONG très sérieuse,qui fait un travail d’investigation à partir de faits, aux analyses pertinentes sur les nanotechnologies, la bioengénierie.

    ETCGroup n’a jamais parlé de chemtrails épandus par des avions par les illuminati, les franc maçons ou autres bilderberg.

    Je suis un peu indigné qu’ils soient récupérés à tour de bras un peu partout par le biais de leur dossier sur la géoingénierie.

    Cela pour amener un halo de crédibilité sur ces thèses conspirationnistes farfelues.

    J’espère qu’ils communiqueront clairement là dessus.

    Moi j’ai une photo scientifique qui prouve que la vérité est ailleurs :
    http://img18.imageshack.us/f/screenshot0001e.jpg/

  60. Bonjour Fabrice,

    En vous lisant, vous et vos camarades pro-MOI-FABRICE-le-super-hero-de-l-ecologie-qui-sait-plus-que-les-autres-ce-qu-ils-pensent-reelement-parce-que-j-ai-toujour-raison-contre-le-reste-du-monde, je ne peux m’empêcher de penser à cette ado (que vous êtes encore, vous qui n’avez pas encore l’âge adulte : 60 ans !) Steph le Décroissant (que l’on retrouve dans le journal La décroissance sous la jolie plume de Druilne) :

    Steph projette son malaise d’adolescent sur le monde et vous votre Stalinisme sur Mélenchon et sur tous les militants du FG (salaud que nous somme, on devrait nous pendre avec les boyaux des capitaliste !).

    Ps : vous rappelez fort justement que nous voulons un smic à 1700€ brut (salaud de pauvre qui vont pouvoir se nourrir, se loger, se cultiver,…) sans rappeler ce qui va avec : le plafonnement des revenues à 360 000€ ce qui reviens à réduire la pollution des fortunés (doubles effets : on réduit leurs consommations donc leurs pollutions et on restreint leurs puissances de prescription , le niveaux de consommation des riches étant pris pour exemple par les autres, il faut donc casser leurs exemplarités).

    Bonne soirée.

    Rachid (fils d’un salaud d’ouvrier-agricole-pollueur qui gagnait le smic marocain mais en travaillant en France : si c’est pas trair le tiers-monde !).

    ECOLOGIE-SOCIALISME-REPUBLIQUE.

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