Encore un livre ? Eh oui, encore un

J’ai laissé passer le dixième anniversaire. Cela fait en effet dix ans que j’ai ouvert boutique ici, à l’invitation de mon si cher Alban V., de Marseille, à qui vous devez tout. Il y a ici en mémoire plus de 1500 articles en accès on ne peut plus libre. Ma foi, je crois n’avoir rien à effacer. Et si vous pensez autrement, libre à vous de l’exprimer.

Je n’écris plus guère, car de menus soucis – trois balles dans le corps le 7 janvier 2015 – limitent mes possibilités. C’est ainsi, je me plains d’autant moins que je suis vivant, ce qui n’est pas le cas de tout le monde. Et d’ailleurs, j’espère bien recommencer à commenter jour après jour la marche du monde. Qui est inquiétante, j’allais le dire.

Quoi de neuf ? Je sors le 5 octobre un petit livre, sur fond d’États Généraux de l’alimentation. Si vous voulez – sait-on jamais – me faire plaisir, faites donc passer l’info sur vos plantureux carnets d’adresse. Cela s’appelle « Lettre à une petiote sur l’abominable histoire de la bouffe industrielle », et c’est publié par Les Échappés. Le titre dit tout, pas ? Je raconte à grands traits comment nous en sommes arrivés là. L’histoire est incroyable, mais elle est vraie, dans les grandes lignes du moins.

Voilà la couverture. L’ai-je déjà dit ? J’ai besoin de vous, car la durée de vie d’un livre est ridicule :

 

 

23 réflexions au sujet de « Encore un livre ? Eh oui, encore un »

  1. Merci Fabrice,

    La petiote peut être fière de son papa. 🙂

    Quant aux plantureux carnets d’adresse, plus l’on démontre les injustices, les mensonges, plus il se réduit!

    Prend bien soin de toi, bisous gros,

  2. Salut Fabrice,

    Je vais aller voir ça. Tu parles de Sodexo dedans ? Leurs « repas », quand j’étais petit, puis plus tard, quand j’ai bossé en centre aéré, m’ont toujours rebuté. Quand j’entends « bouffe industrielle », je pense toujours à eux, bien avant macdo et compagnie.

    Bon courage.

    P.S. : j’ai vu passer ça hier, encore un exploit de taré de la gâchette : http://france3-regions.francetvinfo.fr/auvergne-rhone-alpes/savoie/troupeau-anes-randonnee-decime-chasseur-massif-bauges-savoie-1330335.html

    Évidemment, la fédération de chasseurs s’empresse de condamner et de nous sortir le coup du « pas d’amalgame ». Les bons chasseurs et les mauvais chasseurs, on connaît.

    1. 700 tués, cette année par nos chasseurs piégeurs batteurs et leurs enfants ,ils se tuent entre eux,ils tirent sur les gens,tuent chiens chats,chevaux ,moutons etc,et oui nos blouses fluos , sont des ténébreux,dernier accident un gosse dans le Var reçu lors d’ une battue au sanglier ,une balle dans le crâne, de son grand père et un autre en Indre et Loire a tué son petit fils,il y’a même en Suisse des villes ou on tue les chats et on a retrouvé des manteaux en vente,le cauchemar est ancré en l’homme a quand l’arrêt total de la tuerie de la Faune,les pièges a chasseurs,les gluaux pour killers!

  3. Ouvrez les mirettes,

    Ce n’est pas pour rien que le logo d’une grande enseigne de bouffe ( C …….r ) a la même tronche que celle de la couverture de ton nouveau bouquin!

    Pencher la tête vers la gauchue, vous y verrez mieux!

    Bien a vous toustes, merci pour les infos,

    1. Oui c’est totalement hallucinant de lire des trucs pareil au XXI eme siècle ! Ce genre de personne vit dans un univers virtuel à des années lumière du merdier dans lequel elle piétine sans s’en rendre compte.
      Comment faire pour lui mettre le nez dedans ? Un stage sur la côte de St Martin en plein Irma ? Ou avec les gardes qui ont fort à faire avec les braconniers d’éléphant ?

      1. … ou alors, cet homme est un fin blagueur, et il manie l’ironie et le second degré avec une intelligence cynique et provocatrice… en tout cas c’est ce que je j’espère… une bonne grosse blague pour se fendre la poire !!! Qu’est-ce qu’on rit en ce moment !!! J’ai mal aux mâchoires !!!

  4. Je viens de visiter avec Debal Deb une foret de l’Odisha, une vraie foret, pas une plantation d’eucalyptus, pas un desert verdatre, mais une ou la hauteur moyenne des arbres est de 30m, une foret habitee, ou chaque espece est soit comestible soit utile, ou le millet, les fleurs, les papayes, les bananes, les bambous, civets, salamandres, chevres vaches et cochons se promenent partout, ou les oiseaux et crickets chanteurs signalent les differentes heures de la journee, ou les villages espaces de 2km sont relies par des chemins escarpes ou l’on se croise a peine, ou les bosquets sacres (sacred groves) a l’entree de chaque village inspirent le respect au visiteur, ou l’eau qui ruisselle est delicieuse partout, ou la terre est noire et sent bon, ou les effluves florales envahissent par moments l’atmosphere, ou l’on n’entend pas le bruit criard des telephones, ou les ondes ne parviennent pas, ou les gens se reunissent en fin d’apres midi sur la place pour discuter du monde et de leurs affaires. Une foret si propre et si hospitaliere, qui sent si bon, que l’on n’a meme pas envie de tuer les scorpions et serpents dont on croise le chemin, une foret a 4h de marche du docteur le plus proche et ou la mortalite infantile est le dixieme de la moyenne en Inde. Une foret qui repose sur les plus grandes reserves de bauxite au monde et que vedanta n’a pas encore reussi a detruire.

  5. Bonjour Fabrice, quelle heureuse nouvelle, tu nous gâtes cette année ! Je l’ai déjà acheté ce matin, je ne sais pas encore quand je le commencerais, mais incessament sous peu c’est certain. Je prie pour tu te rétablisses au mieux, à bientôt !

  6. « Quand résonnent les pets à effet de serre » ou le cri d’alarme lancé par un poète au franc- parler aux décideurs de notre planète… Mon texte présenté au concours d’écriture de la Journée du livre et des Mots à Saint-Bauzély (30)…

    « Ce matin sur le parvis surchauffé des arènes j’ai croisé deux dromadaires : ça ne m’a pas spécialement étonné, eux seuls pourront bientôt faire la traversée de ce barbecue géant sous cette température caniculaire ! Pas un seul arbre autour de cette antiquité et moi, voyez-vous Mesdames et Messieurs, sans arbres à presque 40°, je meurs ! Mais c’est sûr que comme ça on voit mieux ce qu’ont construit les Romains… Il paraît qu’ils étaient fous ces Romains, c’est Obélix qui le dit. Je ne sais pas s’il y avait des arbres autour des arènes à l’époque, mais ces Italiens ils aiment le soleil, il n’y a qu’à les entendre chanter « O sole mio » pour séduire les femmes. Je le sais car ma femme est partie avec un Napolitain. Moi je suis comme Idéfix, le petit chien d’Obélix : j’aime les arbres, j’en voudrais partout et je n’aime pas qu’on les coupe…

    Devant chez moi il y avait des platanes magnifiques qui me maintenaient au frais, et des tilleuls qui me ravissaient les narines chaque année et où les abeilles venaient faire provision de pollen. On les a coupés parce qu’ils avaient tendance à traverser la route en dehors des clous, ça provoquait des accidents ! A la place on a planté des tuteurs où s’accrochent des plantations rachitiques maintenues à l’état de bonzaïs, qui ne feront pas plus de branches que d’ombre sur un trottoir bitumé tout neuf pavé de crottes de chiens. La rue est maintenant bien large, bien dégagée, c’est devenu le circuit des 24H du Mans car plus aucun risque de voir traverser un arbre ! Donc plus d’oiseaux, plus d’insectes, plus d’ombre et une chaleur à crever chez moi en été. On m’a dit de mettre la clim ; elle en a profité pour me refiler la bronchite et grignoter un peu plus la couche d’ozone. Il paraît qu’on en a un sacré trou au dessus de nos têtes et qu’on envoie des avions répandre là-haut des cochonneries pour le colmater et nous protéger du soleil, et qu’elles nous retomberaient dessus après ? Voyez-vous Mesdames et Messieurs, nos ancêtres les Gaulois ne craignaient qu’ une seule chose : que le ciel leur tombe sur la tête ! Aujourd’hui c’est chose faite…

    Un écolo a dit à mon pote Louis que le trou c’était la faute aux vaches qui pètent ! Louis a donc mis des bouchons dans celui de ses vaches, mais pas longtemps car dès le lendemain, expulsés avec force, ils sont allés fracasser les vitres de l’écolo qui a porté plainte pour dégradation. Il va en falloir des bouchons pour les mille vaches de cette nouvelle ferme laitière là-haut dans le Nord, et aussi des vitres de rechange… Tout ça c’est une grosse blague bien sûr, c’est juste pour détendre un peu l’atmosphère car elle ne rigole plus beaucoup l’atmosphère, ça la fait tousser ! Elle est gravement intoxiquée aux particules fines avec des pics de fièvre de pollution.

    Imaginez le Petit Prince assis au bord de sa planète quelque part là-haut et qui regarde par temps clair -ce qui est de plus en plus rare-, le spectacle de notre Terre en suspension parmi les étoiles. Entre deux satellites qui passent sur l’autoroute de l’espace aussi bondé que pour un départ de vacances en Août, il peut apercevoir sept milliards de fourmis qui s’agitent en tous sens sur la surface du globe, des fourmis qu’on prend pour des ânes appâtés par une carotte au goût de bonheur consumériste illusoire, et pour qui on fabrique sur mesure du confort, des loisirs, des besoins, du rêve… Sept milliards d’humains nourris aux OGM, par des usines à malbouffe, par de l’élevage et des cultures intensifs sur un sol qui n’a plus de terre que le nom, asséché, ruiné par les engrais et autres pesticides, sans aucun respect pour dame Nature et les animaux !
    Il doit être bien triste le Petit Prince, lui qui prenait tant soin de sa rose et apprivoisa un renard…

    Sept milliards de terriens, Mesdames et Messieurs, à qui on reproche aujourd’hui, tout en les accusant d’être responsables de la destruction de leur environnement, d’utiliser ce qu’on leur offre sur un plateau depuis des lustres à grands coups de pub, à grands coups de déforestation, de pillage d’énergies fossiles et autres ressources naturelles, en massacrant les océans ! Saviez-vous d’ailleurs que les poumons de la terre sont les océans, et non les arbres ? J’aimerais bien voir la gueule de mon footeux de voisin si on lui disait qu’on allait éliminer un terrain de foot toutes les 4 secondes chaque jour en France ! Car c’est l’équivalent en surface forestière de ce qu’on anéantit chaque jour ailleurs, et il y a des singes qui meurent pour que d’autres « singes » puissent ensuite planter de quoi fabriquer cette pâte à tartiner, où tremperont les doigts ces petits obèses qu’ on fabrique aussi partout dans le monde. Il n’y a plus de jungle en Indonésie, bientôt plus de forêts en Colombie, au Brésil ou en Amazonie : c’est bien loin de chez moi, mais j’entends quand même d’ici Idéfix hurler à la mort…
    Quant aux océans ils sont à bout de souffle, ils ont mal à leurs écosystèmes, affaiblis de surpêche et malades à vomir des activités industrielles de ceux-là mêmes qui tirent bien souvent hypocritement la sonnette d’alarme ! Le diagnostic est là : la planète devrait mourir d’asphyxie sous peu car les océans sont au bord de l’embolie pulmonaire. Mais pas de panique : des professeurs Nimbus -ces héros des temps modernes- doivent déjà être en train d’imaginer des respirateurs artificiels géants au fin fond de leurs laboratoires…
    Tout était pourtant là pour notre survie, avec quelques adaptations à faire peut-être. Vous rendez-vous compte que l’on scie la branche sur laquelle on est assis ?

    On me surnommait le berger des abeilles. Mes butineuses me fabriquaient un miel qui a fait ma réputation jusqu’à l’autre bout du pays. Elles sont toutes mortes, empoisonnées… J’ai bien tenté de leur expliquer, à l’aide de quelques pas de danse devant les ruches, d’éviter les champs de tournesols et de ne pas boire la rosée sur les feuilles de vignes, mais elles repartaient à tire d’aile signer leur propre arrêt de mort. Plus d’abeilles, plus de pollinisation donc plus de fruits, de fleurs ni de légumes ? Que nenni ! Les professeurs Nimbus arrivent dard-dard à la rescousse pour modifier les gènes des abeilles afin qu’elles s’adaptent aux pesticides et autres poisons, et sauver ainsi la planète ! Et de toute façon la pollinisation est déjà assurée par des bourdons électroniques, qui serviront peut-être aussi à l’occasion de sextoys aux reines dans l’intimité de leurs chambres nuptiales… Et la modification des gènes des professeurs Nimbus, c’est prévu pour quand ?

    Moi je roulais depuis 30 ans dans une petite bagnole, héritage de mon paternel, pas gourmande du tout et pour la clim j’ouvrais les vitres, ça me permettait de dire bonjour au passage, et j’ai toujours réussi à éviter les arbres qui traversaient la route.  » Elle n’est plus aux normes  » et me voilà donc avec une voiture à l’électronique compliquée où je ne risque plus de réparer le démarreur avec un bout de fil de fer. Mon garagiste est désormais un chirurgien qui travaille en gants blancs et son garage un hôpital, où je manque d’aller moi aussi chaque fois qu’il me présente la facture.  » C’est le progrès, c’est pour une planète plus propre, dans 5 ans vous devrez en acheter une autre, celle-ci ne sera plus aux normes « . Une planète plus propre et aux normes avec tous ces rebus de la société de consommation galopante qui envahissent le moindre espace terrestre ? Tous ces matériaux non recyclables qu’ on balance à la mer ou qu’on enterre comme cadeaux pour les générations futures ? Ces bouteilles de plastique que l’on trouve même au sommet de l’Everest et ces tonnes de déchets toxiques électriques et électroniques qui vont polluer l’eau, l’air, les sols, en empoisonnant au passage ceux qui les manipulent ? Notre globe va se décrocher bientôt sous le poids des voitures, des ordinateurs, des téléphones portables, des télés ou des réfrigérateurs qui s’amoncellent… Où donc cette course sans fin nous mènera-t-elle ?

    Un jour viendra où je rejoindrai sur sa planète le Petit Prince. Pour finir sur une note optimiste, je souhaite de tout coeur l’entendre dire en m’asseyant près de lui, alors qu’il montrera du doigt une orange bleue dans le lointain :  » là-bas, c’est un jardin qu’on appelle la Terre. Sans l’obstination de quelques jardiniers qui ont décidé de retrousser leurs manches, elle aurait disparu » …
    Mesdames et Messieurs, et si vous décidiez aujourd’hui de devenir ces jardiniers sauveurs ? Si vous plantiez dès maintenant sur notre Belle Bleue les graines d’un futur meilleur ? Je n’ai ce matin frisé l’insolation que pour venir vous interpeller à ce sujet…

    A propos de mes dromadaires ils m’ont dit aller vers le nord, le Grand Nord ! J’ai levé bien malgré moi un sourcil interrogateur, car le moindre mouvement me faisait couler la transpiration. Ils ont contacté des pingouins qui font chambres d’hôtes en Arctique, et ils partaient chercher un peu de fraîcheur là-bas. Ils m’ont parlé des gaz à effet de serre qui font monter la température du globe et combien ils ne supportent même plus leur Sahara natal. En entendant le mot gaz j’ai repensé aux vaches de Louis. Il paraît que la banquise fond et que le niveau des océans monte. Les Napolitains devraient chanter un peu moins fort avec les pieds dans l’eau, c’est le seul point positif, ça les empêchera peut-être de nous piquer nos femmes »…

  7. Ce livre aussi a l’air genial:

    https://reporterre.net/Dans-la-jungle-de-l-existence-flotte-un-entetant-parfum-d-entraide

    Je n’ai jamais lu ni entendu quelqu’un denoncer « l’anthropomorphisme », ni le « romantisme », ni « l’ethnocentrisme », ni « l’anthropocentrisme »… de la soi-disant « loi de la jungle »!

    Pour un animal, manger est un devoir. Que faisons-nous du droit de la nourriture a etre mangee??? Nous pouvons renverser completement le Malthusianisme, et remettre les Hardin, Ehrlich, etc. a leur place, qui n’est certes pas la poubelle, mais leur juste place: une etape dans l’histoire de la consience humaine.

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