La Chine, Hollande et Le Monde de Natalie Nougayrède

Un mot pour remercier tous ceux qui ont envoyé ici – ou sur ma boîte de courrier électronique personnelle – des commentaires. J’en ai été profondément touché, bien plus que je ne saurais l’exprimer. Je n’ai pour autant pas pris de décision concernant l’avenir de Planète sans visa. Ce n’est certes pas pour obtenir encore davantage de soutien. Je crois que j’en ai assez. Seulement, je réfléchis, ce qui prend du temps.

Je vous laisse ci-dessous un mot concernant la visite que François Hollande mène en Chine en compagnie de huit ministres et de patrons. Je ne saurais trouver meilleure illustration du sous-titre de Planète sans visa – « une autre façon de voir la même chose » – que cet événement, qui fait comme de juste délirer les commentateurs. Tous ne rêvent que d’une chose : fourguer massivement à la Chine tout ce que nos usines peuvent fabriquer d’un peu compliqué. Et coûteux. Ainsi, pensent-ils, la balance commerciale retrouvera des couleurs. Ainsi, imaginent ces benêts, le chômage arrêtera peut-être ses bonds ce cabris.

Je laisse de côté une critique pourtant nécessaire de ces folles perspectives, préférant vous dire deux mots de la Chine réelle. L’industrialisation de l’Occident, qui fut le plus grand désastre humain de tous les temps – les crimes de masse sont une autre affaire, quoique -, disposait d’un hinterland. Un immense arrière-pays appelé Amérique, appelé Afrique, appelé Océanie, et même, dans une moindre mesure, appelé Asie. Sans ces espaces, sans les ressources en apparence infinies de ces continents, croyez-vous sérieusement que nous aurions de rutilantes voitures et des vacances à la neige ?

Ce monde de la profusion n’existe plus. Et la Chine – ses 1 milliard et 400 millions d’habitants – s’est jetée il y a trente ans dans un remake qui ne peut que conduire au collapsus écologique global. Ses besoins en terres, en eau, en bois, en pétrole, en acier, en gaz, sont simplement démesurés. La liste n’est évidemment pas exhaustive. Seul le charbon est présent massivement dans le sous-sol chinois, ainsi que les terres rares, enjeu stratégique il est vrai. Pour l’essentiel, la fantastique croissance chinoise en cours ne peut exister sans un siphonnage stupéfiant par son ampleur des ressources d’autres pays, conquis par la diplomatie, la corruption, la politique, souvent les trois.

Je crois que très peu de gens en France ont conscience que le « miracle » chinois sur lequel glosent politiques, journaleux galonnés et patrons signifie en réalité la destruction accélérée du monde. Je ne vous accablerai pas de chiffres, non. Ils existent, soyez-en certains, et ils sont implacables, inouïs par certains aspects, mais il me faudrait la moitié d’un livre pour les présenter comme il le faudrait.

La Chine signifie la destruction du monde, je me répète volontairement. Et il n’est pas indifférent que l’ancien Premier ministre de droite Raffarin – il accompagne Hollande en Chine -, tous ses amis de l’UMP bien sûr, le PS en totalité évidemment, ne voient dans la dictature postmaoïste que la possibilité de conclure des contrats. Même mon si notable ami Mélenchon a pour Pékin les yeux aveugles de Chimène (ici). Faut-il ajouter que Le Pen en ayant le moyen, elle ferait exactement ce que tente Hollande en ce moment ? Autrement dit, notre misérable classe politique, incapable de voir la Lettre volée, celle d’Edgar Poe, bien en évidence sur la table, est globalement d’accord pour profiter de l’infernale croissance chinoise, espérant en retirer quelques menus avantages.

Mais la Chine, amis lecteurs, et j’y reviens pour la troisième fois, détruit ce qui reste du monde à une vitesse sans précédent. Ce qu’elle réalise en quelques années, ni les Pionniers de la Frontière américaine, ni les soldats de Sa si Gracieuse Majesté en Inde, ni les colons français en Afrique n’auraient pu y prétendre. Ils en auraient eu la volonté, assurément, mais les moyens, non. Car le machinisme radical – pensez aux machines géantes à dessoucher les arbres les mieux plantés – a transformé les activités humaines en un pur et simple massacre de la vie. Si vous avez l’occasion de vous rendre au Cambodge, au Laos, en Sibérie, au Guyana, au Liberia, et dans quantité d’autres pays que j’ignore, vous verrez, avec un peu de curiosité, ce que la demande chinoise laisse de forêts jadis sublimes.

Les missi dominici chinois sont en Afrique, où ils pompent le pétrole du Soudan, du Gabon, de l’Angola, du Cameroun, du Nigeria, du Congo, en se foutant on ne peut davantage de la bombe climatique qu’ils contribuent si magnifiquement à amorcer. Ils accaparent partout où c’est possible des terres agricoles – elles sont trop rares chez eux – pour que leurs petits-bourgeois, qui découvrent la viande, puissent continuer à bouffer du bœuf. Ils s’emparent de même de millions d’hectares, peu à peu transformés en biocarburants destinés à leurs putains de bagnoles. La Chine n’est-elle pas devenue le plus grand marché automobile de la planète ? Le salon de Shanghai, qui a ouvert ses portes le 21 avril, n’a pas assez de place pour accueillir les constructeurs occidentaux, ces imbéciles accourus la langue pantelante. Citation du journal La Croix (ici) : « Le président du constructeur américain General Motors, Bob Socia, est encore plus optimiste. Selon lui, le marché automobile chinois, déjà le premier du monde, devrait peser entre 30 et 35 millions de véhicules par an en 2022. « La croissance dans ce pays est tout simplement sans précédent. C’est très compétitif et chacun veut sa part du gâteau, a-t-il déclaré ».

Or tout se paie, quand on parle d’écologie, car tout se tient de manière définitive. La moitié des fleuves – parmi eux le Fleuve jaune ! – ne parviennent plus à la mer une partie de l’année, pour cause de surexploitation. Commentaire du ministre des Ressources en eau, Wang Shucheng, en 2004 : « Là où il y a une rivière, elle est à sec; là où il y a de l’eau, elle est polluée ». L’air des villes est devenu si dangereux que les chiffres des enquêtes sont un secret d’État. De même que l’Atlas des cancers, qui montrerait sans doute avec trop de clarté comment des millions de citoyens sont destinés à la mort pour cause d’industrialisation. Ne parlons pas des pâturages, qui deviennent poussière. Ne parlons pas du désert, aux portes de Pékin. La Chine est une Apocalypse.

Je pensais tout à l’heure à un affreux éditorial du journal Le Monde, signé par la nouvelle directrice, Le XXIe siècle se joue en Asie – qui aurait imaginé en 1913 les totalitarismes, les guerres mondiales, la décolonisation, la bombe nucléaire ? -, madame

Preuve s’il en était besoin du destin du Monde : le 29 avril, dans quelques jours donc, les pages Planète du journal vont disparaître, comme avant elles, celle du New York Times (ici). Voici quelques lignes écrites par les journalistes de ce service : « À partir du lundi 29 avril, il n’y aura plus de pages quotidiennes Planète dans Le Monde. Cet espace dédié permettait, depuis 2008, de traiter des sujets majeurs – climat, transition énergétique, démographie, urbanisation, santé et environnement, alimentation, biodiversité, etc. – dont les déclinaisons régionales et nationales sont innombrables (…)  L’équipe de Planète (…) considère que la disparition de ces pages quotidiennes dédiées, qui constituaient un espace original par rapport à l’offre des autres médias, est en totale contradiction avec la volonté affirmée de vouloir faire un journal qui se distingue de sa concurrence ».

J’ajoute que cette disparition est cohérente avec l’aveuglement total, et légèrement pitoyable, des nombreuses oligarchies coalisées qui mènent notre société. Politiques, journalistes, économistes, patrons sont de la race de ceux qui menèrent les peuples au désastre en 1914 et en 1939. Ne rêvons pas, nous sommes dans ces mains-là.

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L’éditorial de Nathalie Nougayrède

Le XXIe siècle se joue en Asie

• Mis à jour le

En mars, le dernier char d’assaut américain a quitté l’Allemagne. Le premier était arrivé en 1944. Se clôt ainsi, comme l’a fait remarquer la revue Stars and Stripes de l’armée américaine, « tout un chapitre d’histoire ». Le 25 avril, François Hollande entame sa première visite en Chine, avec comme principal objectif, semble-t-il, une quête de réassurances économiques.

Quel rapport entre ces deux faits ? Le basculement d’une époque. La fin d’un monde, celui du XXe siècle et de ses ombres portées sur l’agencement des puissances. Se poursuit le reflux américain d’Europe, suite logique du « pivot » (réorientation) vers l’Asie-Pacifique voulu par le président Obama. Se poursuivent aussi les affres européennes, dans le lancinant sentiment de déclassement lié à la crise. Voilà que le président d’une France agitée de turbulences politiques et de débats sociétaux acharnés, au coeur d’une Europe saisie de doutes identitaires et monétaires, donne l’impression de solliciter quelque réconfort auprès d’une nouvelle direction chinoise dont les intentions, sur la scène mondiale, restent, à ce stade, assez énigmatiques.

La Chine a la particularité d’offrir depuis deux décennies le spectacle de transformations économiques d’une dimension et d’un rythme sans précédents dans l’histoire de l’humanité. Tout en s’en tenant, sur le plan politique, et avec une régularité de métronome, à un changement de casting à la tête de l’Etat et du parti tous les dix ans environ – pas plus. M. Hollande est à Pékin avec des préoccupations d’investissements et de commerce. Cela n’étonnera personne en ces temps où la quête des marchés et des capitaux chinois bat son plein. C’est à peine si la presse britannique, en l’occurrence le Financial Times, relève le « traitement tapis rouge » réservé par les dignitaires chinois au chef d’Etat français, alors que David Cameron se trouve mis à l’index par ce même régime pour avoir osé, en 2012, réserver bon accueil au dalaï-lama.

La Chine suit de très près les tourments des Européens, la fragilité de la monnaie unique et d’une Union au projet politique en panne. Elle suit tout aussi attentivement la façon dont pourrait se former un nouveau canevas transatlantique dédié au libre-échange. On veut parler, ici, du projet d’accord Etats-Unis – Union européenne sur la création d’un grand ensemble tarifaire et normatif, que le président Barack Obama a décidé de placer parmi ses priorités internationales sitôt réélu. Un projet annoncé lors de son discours sur l’état de l’Union, en février, et qui mériterait plus de débat public en Europe..

Ce grand ensemble de libre-échange regrouperait 50 % du PIB mondial, aiderait la croissance, et consoliderait Américains et Européens face au grand défi chinois du XXIe siècle. La logique est la suivante : si l’ensemble transatlantique ne s’organise pas mieux, la Chine ne finira-t-elle pas, un jour, par imposer ses normes en arguant de son poids de deuxième économie mondiale ?

M. Hollande, qui avance à pas de loup sur ce terrain comme sur d’autres, n’a pas placé la France en force motrice de ce projet. Sans, non plus, chercher à s’en démarquer ostensiblement.

Les états d’âme français bien connus s’agissant d' »exception culturelle » ou de questions agricoles, bref, la réticence à s’aligner sur les conceptions américaines, n’auront certainement pas échappé à Pékin. Le pouvoir chinois sait bien que, même si l’accord de libre-échange est négocié avec Washington par la Commission de Bruxelles, les sensibilités nationales figurent inévitablement au tableau.

En matière commerciale, plus le projet est ambitieux, plus le diable se niche dans les détails. Le risque d’un trop grand effacement français sur ce « front »-là est que la chancelière allemande, Angela Merkel, prenne les devants et fasse la pluie et le beau temps dans cette négociation, en ligne directe avec les Américains, qui aimeraient que les choses aboutissent au pas de charge : en deux ans. On imagine cependant les tiraillements outre-Rhin, où la viande américaine aux hormones n’est pas exactement populaire, et où s’impose surtout une réalité nouvelle : depuis 2012, le premier partenaire commercial de l’Allemagne est la Chine.

Les responsables chinois ont tiré un trait depuis belle lurette sur les terrifiantes chimères du maoïsme, mais ils entretiennent, s’agissant de la France, une nostalgie marquée pour les années 1960, quand de Gaulle se démarqua des Américains en reconnaissant la Chine populaire. Le Général qualifiait sans hésiter le régime de Pékin de « dictature », mais fixait du regard les horizons larges et l’histoire des nations – « la Chine de toujours », disait-il. La stratégie de la France et de l’Europe face au « pivot » est inexistante. Le regard plutôt tourné vers leur nombril, les Européens laissent les Etats-Unis déployer seuls un jeu compliqué, qui hésite entre engagement et endiguement, face à l’ascension chinoise.

On peut évaluer politiquement l’accord de libre-échange qu’ambitionne Barack Obama : une relance de la relation transatlantique un peu moribonde pendant son premier mandat, avec, comme pendant, la création d’un autre ensemble de libre-échange, « transpacifique », que le Japon vient de rejoindre. Un bloc euro-atlantico-asiatique face à la Chine ? Pas si simple. Washington a fait savoir que si la Chine acceptait d’entrer dans un système de règles communes, la porte lui serait ouverte.

L’enjeu est de trouver la manière dont la puissance chinoise pourra être insérée dans un ordre mondial en transition. Le commerce et la sécurité vont de pair. La France, pas plus que l’Europe, n’a les moyens d’être acteur stratégique de poids en Asie-Pacifique. Mais elle doit afficher un choix clair. Pour accroître les chances de renouer avec la croissance, pour afficher un ancrage dans un grand ensemble où, derrière les questions tarifaires, se forgeront rien de moins que l’architecture et les normes du monde de demain, la France de François Hollande doit s’engager de plain-pied. Elle doit soutenir avec détermination ce projet. Le voyage à Pékin est l’occasion à ne pas rater pour sortir des ambiguïtés. Le XXIe siècle se joue en Asie.

33 réflexions au sujet de « La Chine, Hollande et Le Monde de Natalie Nougayrède »

  1. Oh que je comprends votre lassitude, moi qui reviens d’un séjour de 4 semaines en brousse à Madagascar… (déprimant comme toute choses de ce monde)…
    Désormais loin de la propagande quotidienne intitulée information je me répète Carpe Diem et agir local sans penser au reste…
    Oui la chine dévore le monde…. Un exemple : ces gens sont friands d’holothuries (dire dinga dinga à madagascar)… Après avoir pillé les coraux malgaches se sont tous les coraux de l’océan indien qui sont désormais la proie de navires usines chinois qui ancrés à proximité envoient des centaines de barques à l’assaut des coraux… Des coraux par milliers de kilomètres qui sont ainsi condamnés d’asphyxie comme ceux des cotes malgaches… L’holothurie est en effet le filtre de ces coraux, sans filtres c’est la mort… Il faudra moins de cinq ans pour que tout ceci disparaissent…. A mon emerveillement devant cette nature qui me rappela mon désir d’enfant d’étudier la nature ma vie durant, mes amis me calmèrent : des naturalistes ils en voient tout au long de l’année pour les emmener en brousse… et ceux çi pleurent… ne sont plus que les comptables des disparitions annoncées dans l’indifférence générale… Sur place, on regarde les prochains mois qui arrivent, on parle de la météo et le reste on ne veut plus y penser….

    Oh que je comprends votre « j’en ai assez »…

    Nous sommes désormais à un point de non retour : baudrillard dans les années 90 a dénoncé le regne du faux… En 2013 la réalité n’existe plus, seule sa représentation compte désormais et nous avons, les esprits encore attachés au réel, à constater que la réalité n’existe plus : il suffit de la nier comme le font les publicitaires et les marchands au pouvoir…

    Maigre consolation, l’heure du grand crash écologique viendra et le retour à la réalité sera bien dur pour celles et ceux qui vivent dans le rêve de leur toute puissance…

    Alors oui, même si ce blog s’arrête, la vie continue et les luttes, même minuscules comme les notres (garder le moral vaille que vaille et sans medicament) ne sont pas vaines, ne serait ce que pour nos proches…

    Bon courage…

  2. La Chine, Hollande, Natalie Nougayrède et la sacro-sainte croissance (des enfants chinois) :
    http://www.nytimes.com/2013/04/23/world/asia/pollution-is-radically-changing-childhood-in-chinas-cities.html?pagewanted=all&_r=0
    « A study published by The New England Journal of Medicine showed that children exposed to high levels of air pollution can suffer permanent lung damage. The research was done in the 1990s in Los Angeles, where levels of pollution were much lower than those in Chinese cities today. « 

  3. « L’enjeu est de trouver la manière dont la puissance chinoise pourra être insérée dans un ordre mondial en transition. Le commerce et la sécurité vont de pair. »
    Quel programme ! Gerbe et terreur !
    On sent par là-dessus la « journaliste » tentée par la grande analyse et la géo-politique inter-planétaire, et d’une neutralité inaliénable.

  4. Dans un post précédent je vous ai supplié de continuer ce blog.. mais tout compte fait il vaut mieux l’arreter. Puisque la situation est désespérée, puisqu’il n’y a rien à faire qu’à assister impuissants à la catastrophe, il faut penser à s’amuser un peu avant la fin… Buvons un coup, dansons, faisons l’amour (sans faire d’enfant évidemment!). Encore mieux : bouffons des steaks 3 fois par jour, volons d’un aéroport à l’autre, moquons-nous de ces sornettes écologiques, achetons des 4×4 etc etc… Taisez-vous Nicolino ! ou plutôt venez vous éclater avec nous !!! Détruire cette merveille qu’est notre planète c’est le pied !!!!!

  5. Quelle belle image que celle de La Lettre volée du grand Edgar Poe (et Baudelaire!). Rien à ajouter, une fois de plus. Ils sont fous! Comment peut-on à ce point être aveugle? A propos de la disparition des pages Planète du Monde (qui figuraient, un signe de plus, après le Sport, par exemple…), on peut le déplorer tout en ne s’en étonnant pas. Mais si c’est pour y lire ce genre de papier:
    http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/04/26/comment-la-france-cherche-a-vendre-la-ville-durable-a-la-chine_3166702_3244.html
    Heureusement, il y a des guillemets à « ville durable ». Serait-ce de l’ironie? Même pas!
    La Chine, bientôt (déjà?) « Première Nuisance mondiale ».

  6. Un peu de distraction joyeuse 🙁 avec ce documentaire interactif, trouvé un jour sur le site du Monde et que Nathalie Nougarède aurait bien fait de voir avant de pondre son article :
    http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/visuel/2008/11/17/voyage-au-bout-du-charbon_1118477_3216.html

    Mais comme me disait un jour un Allemand, la Chine est vitale pour l´économie de son pays, uniquement basée sur l´exportation forcenée, alors on doit accepter les dommages collatéraux ! Ben voyons 🙁

  7. Le film « Paysages manufacturés » illustre assez bien tes propos Fabrice.

    Sinon bonne « retraite »

    C.

  8. Contrairement à ce que vous affirmez, ce n’est pas la Chine qui signifie « la destruction du monde ». Mais c’est le capitalisme libéral voulu par les occidentaux. Ce sont nos entreprises polluantes qui ont profité des travailleurs chinois et ainsi polluées des contrées lointaines. Notre mode de vie porté en exemple à travers le monde est à la base de la destruction de notre belle planète, les méchants chinois ne sont pas à la base de ce système, ils se sont greffés à notre stupidité. Il faut également rappeler qu’un chinois consomme 6 fois moins de viande qu’un américain et 8 fois moins de pétrole également. Donc où se situe le véritable destructeur de la planète ???
    De plus les chinois n’ont pas l’esprit impérialiste contrairement au US, ils ne possèdent aucune base militaire en dehors de leur propre territoire.
    Bref il est triste de voir qu’un grand pays comme la Chine ne respecte pas l’environnement, mais avons-nous des leçons à donner ? Je ne le crois pas. Nous occidentaux, nous devons d’abord changer notre vision du monde et notre manière de vivre avant d’apparaître crédible sur ce genre de sujet face à des pays qui accèdent au « développement ».
    Pour les pages planète du monde, cela reflète la chute de ce journal qui se trouve de plus en plus aux ordres des idées néo-libérales les plus nocives. Heureusement il reste le monde diplo…

  9. Oui c’est un jeu de dupes que cette fascination envieuse pour la croissance « infernale » Chinoise. Il n’y a pas grand-chose a dire sur l’edito de Nougayrede, cette suite de lieux communs dont presque chaque phrase pourrait etre inversee si on voulait y chercher une verite… Quand a la « ville durable », si on n’est deja pas capables de la faire chez nous… Il y a quelques annees, les Chinois avaient deja achete une « ville durable » a un architecte Americain super-mediatique, McDonough, « heros de l’ecologie » et ami de Clinton, et la « ville durable » fut un fiasco dont plus personne ne se vante! Mais bon soyons positifs, si les Chinois nous demandent de les aider a faire chez eux ce qu’on n’arrive pas a faire chez nous, essayons! Eux de leur cote, investissent dans EdF. Ca, dans le cote « intentions assez enigmatiques », n’est-ce pas… Franchement, sont-ils les derniers gogos, ne sachant pas ou placer leur argent, ou n’ont-ils pas compris ce qui s’est passe a Fukushima? A moins qu’ils ne se placent a long terme, pour recolter les juteux marches de la decontamination apres un Fukushima Francais (pardon, un « Nogent », ou un « Bugey », ou un « La Hague »…) qui statistiquement est inevitable. Voir les contrats entre Areva et l’Etat Britannique a Sellafield. L’entreprise dicte ses conditions, sans aucune garantie ni responsabilite. C’est pire que d’acheter un « software »! L’Etat, apparemment sans alternative, accepte piteusement, sans ebruiter. Peut-etre qu’Areva espere de son cote etre bien placee pour obtenir les futur marches de decontamination de ses EPR en Chine. Ca c’est du long terme!!! Jeu de dupes.

  10. voilà exactement pourquoi on aime et pourquoi on a besoin de planète sans visa parceque qui interprette de cette façon la visite des français en chine ? Personne je n ai entendue que des conneries économique de développement de marché etc et personne ne crie que c est une folie sauf planète sans visa …

  11. Cet édito du monde, c’est du creux intégral ! (si on peut dire – plein de vide). C’est bien caractéristique de la doxa qui nous mène.
    Et ce voyage de Pépère en Chine, comme les tournées des autres pseudo-dirigeants occidentaux, quelle comédie ! Ils feignent de ne pas voir que, même vu de l’intérieur de leur absurde paradigme économiciste, leur quémandage chinois est absurde, puisque le chômage chez nous est en grande partie dû à la production chinoise, et qu’alors les exportations qu’on pourrait faire vers la Chine ne seraient que la récupération de quelques miettes des croupières que l’industrie chinoise nous taille. Tiens, l’ENA, c’est l’anagramme d’âne.

    À propos du vrai et du faux, je vous invite à écouter La tête au carré (Inter) de jeudi dernier (le 25 avril), qui était un entretien avec Roland Gori; à sa manière, et même sans s’avancer sur le terrain de l’écologie, il nous a démonté les mécanismes de la société libérale actuelle.

    Fabrice, concernant Planète sans visa, fais ce que tu veux; moi, j’aimerais que tu continues. Tu es en effet une source très spécifique d’informations (et donc de formation intérieure), spécifique parce que tu es sans doute le seul à aborder certains faits, à côté desquels passent même certains valeureux de tes confrères ou certaines revues hors système. Tout se passe comme si – et attention, je ne te considère pas comme un gourou – ton travail était une flamme du Saint-Esprit qui en pousse plus d’un à affronter l’incompréhension et la rancœur, en mettant les pieds dans le plat de cette société de consommation, de production, d’ordre officiel, et d’anéantissement généralisé. Tu n’es pas le seul, mais tu détiens seul une des clés du trousseau.

  12. Merci Lionel, l’emission « Repliques » etait interessante. Si Biagini etait tres interessant, les interventions que j’ai le plus apprecie sont celles de Finkielkraut, toujours lucide, et d’une fidelite opiniatre a la clarte et a la rationalite, son clin d’oeil sur les ecoles « sans ordinateurs ni ecrans » dans lesquelles les cadres de Google, Yahoo et Apple mettent leurs enfants (des ecoles Steiner), et surtout sa question sur la « jouissance » du smartphone, question que ni l’un ni l’autre des intervenants n’a vraiment prise au serieux, malheureusement. Il parait que Finkielkraut n’a pas de portable… Voila quelqu’un qui « n’a pas peur du folklore », ni de la soi-disant « marginalisation »!

    Quelques citations dont je me souviens:

    – Bruno Patino (reduit de fait dans une sorte de position « d’avocat de la defense » du numerique a l’ecole): « le numerique, par lui-meme, ne resoudra AUCUN des problemes de l’ecole ».

    – Cedric Biagini: « l’apprentissage passe par la lenteur, passe par la repetition, et meme parfois par L’ENNUI ».

    Merci Cedric Biagini, c’est exactement la raison que je donne pour refuser la tele a la maison: Pour respecter le DROIT a l’ENNUI de nos gamins!

    Et comme quoi… il fallait avoir rendue possible, avec le numerique, « la vie sans ennui » pour enfin decouvrir la vertu irremplacable de l’ennui!

  13. Je ne pense pas qu’il faille se résigner, tout n’est pas foutu loin de là. Des peuples luttent et tentent de trouver des solutions. Des peuples qui connaissent beaucoup plus de difficultés que nous et qui puisent en celles-ci un courage formidable.
    Un pays montre l’exemple, dans son « Living Planet Report » de 2006, le WWF dresse un état des lieux de la soutenabilité des pays. Un pays est considéré comme « soutenable » si son indice de développement humain est supérieur ou égal à la valeur considérée comme un « haut état de développement humain », et si son empreinte écologique par habitant ne dépasse pas la capacité biologique moyenne mondiale par habitant. On peut critiquer l’approche qui consiste à chiffrer des notions difficilement quantifiables (bonheur, écosystèmes, …), mais je trouve que l’approche a le mérite de fournir une vision facilement compréhensible.
    Malheureusement, un seul pays parvient à rassembler ces deux critères. Tous les autres pays accaparent plus que leur part (empreinte écologique trop forte), ou vivent dans la « pauvreté » (indice de développement humain trop bas).
    Devinez-vous de quel pays il s’agit ?
    Il s’agit tout simplement de la république de Cuba. Ce pays qui est si souvent décrié sur ce blog sans données objectives. Ce n’est pas parce que la meute des médias transnationaux affirme que Cuba est une dictature, qu’il faut hurler avec elle…
    Cuba est un pays singulier. En 1959, Fidel Castro, a la tête d’une armée, renverse la dictature de Batista. Suite à une détérioration des liens entre Cuba et les États-Unis résultant de nationalisations dans l’île, ces derniers tentent une invasion en 61 puis imposent un embargo — toujours en vigueur — depuis 1962. Cuba se met alors sous la protection de l’empire soviétique, dont il tire un pétrole bon marché en échange de canne à sucre, ainsi que la plupart de ces biens de consommation.
    Suite à l’effondrement de l’URSS, Cuba se retrouve sans marché exportateur, sans pétrole, et toujours soumis à un embargo de la part des États-Unis. Va alors s’ensuivre la « période spéciale« , (chute de 35% du PIB) pendant laquelle le pays va se réorganiser dans l’urgence. Il a fallu repenser l’agriculture qui utilisait des tracteurs et des pesticides sur des cultures d’exportation, pour une agriculture vivrière demandant plus de main d’oeuvre. Il a fallu réorganiser les transports, en reconvertissant les poids lourds en transports publics, en réhabilitant le covoiturage et la bicyclette, …
    Cuba nous montre la voie d’une descente énergétique gérée admirablement à la fois au niveau individuel (autoproduction, utilisation des bicyclettes, etc.), national (privatisation de grandes fermes collectives pour que les gens se réapproprient leurs moyens de production, législation protégeant les plus faibles …), et communautaire (entre aide envers les personnes agée, dons aux écoles …).
    Il n’est pas étonnant que Cuba soit une sorte d’exemple pour le mouvement des villes en transition, d’autant plus que des permaculteurs australiens sont allés prêter main forte aux cubains lors de la période spéciale, pour apporter les principes et les techniques de la permaculture à cette société en pleine mutation. L’idéologie socialiste (vibrante parmi la population) alliée à l’éthique permaculturelle (dont le niveau d’influence reste cependant inconnu), a permis à ce petit bout de terre immergé, qui a comme voisin hostile la plus grande puissance du monde, de se développer humainement dans un contexte de pénurie énergétique.
    Je me suis rendu à Cuba et j’ai été surpris de me rendre compte à quel point notre occident use de propagande contre ce peuple et son administration, propagande reprise sur ce blog meme.
    Il est clair que les cubains ne sont pas arrivés à ce résultat remarqué par la WWF par leur simple volonté, les contraintes qui leur sont imposés ayant joué une grande importance. Quelques Cubains souhaiteraient évidemment vivre dans une société capitaliste dans laquelle tout serait plus facile, pour se déplacer, manger et consommer. Mais j’ai été également surpris par le degré de conscience qui anime les habitants de cette île. Ils sont intimement convaincus que l’Occident n’est pas sur le bon chemin, et que pour que l’Homme puisse vivre sur cette planète, l’Occident doit faire d’énormes sacrifices et montrer un autre exemple…

  14. et moi qui me retrouve menacer d’un procès en diffamation pour avoir osé critiquer une association locale ramifiée à une association nationale. Ce monde est définitivement à chier.
    Pseudo caché pour raisons de sécurité.

  15. Bharat Mansata, ecrivain et libraire a Kolkata, a ecrit un livre sur la « revolution biologique » de Cuba en 2008:

    http://www.bhoomimagazine.org/archives/agriculture/item/12-why-cuba-is-the-only-nation-to-achieve-sustainable-development/12-why-cuba-is-the-only-nation-to-achieve-sustainable-development

    http://www.goodreads.com/book/show/9408065-organic-revolution

    C’est quelquechose dont il faudrait parler plus, et ca ne veut pas dire tomber en extase devant le gouvernement de Cuba, mais simplement essayer de s’informer sur un des sujets les plus importants aujourd’hui. D’ailleurs il y a d’autres exemples, comme par exemple le Bhutan, (qui n’a certainement pas non plus un gouvernement sous lequel j’aimerais vivre, en fait a tout prendre je prefererais encore Cuba…) et beaucoup d’autres regions qui ne sont pas a l’echelle d’un pays mais d’une region, de quelques villages!

  16. Je suis très content, Laurent, que l’émission vous ait plu.
    Alain Finkielkraut s’était déjà exprimé au sujet de la numérisation de l’éducation nationale à la radio avec cet argument – école Steiner et les cadres de la Sillicon Valley, qui est à mon sens, l’un des meilleurs pour contrer les techno-prophètes du numérique et qu’il avait lu dans le livre de Cédric Biagini (il l’avait cité).

    La plupart de ses questions faussement naïves (ou questions rhétoriques ou oratoires) venaient en fait du livre en question ‘L’emprise numérique’ de Biagini auquel il adhère et que je ne peux que vous conseiller.

    Moi j’ai retenu surtout la formule : c’est la première fois que pour désaccoutumer à un drogue (ici la cyberdépendance, la frénésie communicationnelle et la névrose narcissique) et ses conséquences, on en renforce la dose – on veut à tout prix occuper par le numérique et ses écrans l’un des seuls endroits où les jeunes peuvent encore y échapper.

  17. Un passage du film « Des abeilles et des hommes » de Markus Imhoof montre une région de Chine où la pollinisation des fruitiers se fait à la main parce que les abeilles ont tout bêtement disparu ! Le documentaire ne dit rien de la superficie de cette région, ni depuis combien de temps les hommes en sont réduit à polliniser à la main. Toujours est-il que cette région pourrait bien s’étendre. C’est beau le progrès…

    P-S je suis apiculteur et bien placé pour savoir que les abeilles meurent aussi chez nous

  18. Bien entendu, Laurent F., il ne faut pas tomber en extase devant le gouvernement cubain. Mais il serait bon de voir ce qu’il y a de positif à Cuba au lieu de toujours nous ressasser la liberté d’expression… La plupart des dissidents soi-disant politique cubain sont en fait des cubains qui sont financés par l’ambassade des USA afin de déstabiliser Cuba. Comme l’explique très bien Salim Lamrani, ce genre d’acte est puni dans toute les démocraties de la planète y compris en France, et en faisant un comparatif on se rend même compte que Cuba est loin d’être le pays le plus sévère. La France notre pays, ne plaisante pas non plus avec ce genre de chose :

    Article 411-4 :

    « Le fait d’entretenir des intelligences avec une puissance étrangère, avec une entreprise ou organisation étrangère ou sous contrôle étranger ou avec leurs agents, en vue de susciter des hostilités ou des actes d’agression contre la France, est puni de trente ans de détention criminelle et de 450 000 euros d’amende.

    Est puni des mêmes peines le fait de fournir à une puissance étrangère, à une entreprise ou une organisation étrangère ou sous contrôle étranger ou à leurs agents les moyens d’entreprendre des hostilités ou d’accomplir des actes d’agression contre la France ».

  19. Que de phrases ampoulées mes amis pour ne pas dire grand chose (mis à part ena anagramme d’ane, çà j’aime!)
    Pourtant les faits sont têtus : nous sommes 7 milliards, nous serons 10 milliards au millieu du siècle et peut être 12 milliards ou plus dans un siècle…et un jour J (n’étant pas de vin, (hahahaha) mais d’eau , je ne peux prédire quand) la courbe descendante du Peak Oil (et pas seulement du Peak Oil, du Peak de toutes les ressources) croisera la courbe ascendante de la démographie humaine, et là ! paf! çà explosera! et je vous fiche mon billet que le jour où çà explosera, les gens n’en auront rien à cirer de savoir s’ils vivent en régime capitaliste, libéral ou socialiste!

  20. William Wallace,

    Je n’entends pas polémiquer avec vous sur Cuba. J’interviens juste pour dire – ce que j’ai affirmé au long de dizaines d’articles, ici ou ailleurs, et depuis si longtemps – que ce pays est dirigé par une dictature qui, en 1962, envisageait sereinement un holocauste nucléaire pour complaire au caudillo, sur fond de crise des fusées nucléaires. Et bien sûr, sans en avertir le peuple auquel était destiné ce grand massacre. Les références historiques ne sont pas même discutées par Castro lui-même. Le saviez-vous ?

    Et puisque vous semblez être un ami de la Nature, que ne nous parlez-vous pas de la centrale nucléaire cubaine de Juragua.

    Enfin, votre mépris à peine dissimulé pour la « liberté d’expression » donne à imaginer ce qui se passerait dans une France dirigée selon vos principes.

    Je vous préviens sans malice que je n’entends pas répondre à vos interventions.

    Fabrice Nicolino

  21. et à cuba, où en sont les abeilles, au fait? appris qu’en Grèce pas de problème car très peu de pesticides! et pourtant la grèce s’oppose au moratoire!
    soudoyée?

  22. Lundi 29 avril 2013 :

    Record bientôt battu !

    Bientôt 400 ppm !

    On est des champions, on est des champions, on est, on est, on est des champions !

    Champagne pour tout le monde !

    Lisez cet article :

    Le CO2 va passer un nouveau seuil, « inquiétude « de l’ONU.

    La responsable de l’ONU pour le climat Christiana Figueres a exprimé lundi à Bonn son « inquiétude » et appelé à une action « urgente » devant l’évolution de la concentration de CO2 dans l’atmosphère, sur le point de passer le seuil symbolique des 400 ppm (parties par million).

    Selon l’observatoire Mauna Loa de Hawaï, qui dépend de l’Agence américaine océanique et atmosphérique (NOAA), la concentration de CO2 sur notre planète a atteint 399.72 ppm, le 25 avril.

    « Nous sommes tout près de dépasser le seuil de 400 pm », a déclaré Mme Figueres aux délégations de plus de 190 pays réunies pour préparer le round de négociations annuel sur la lutte contre le changement climatique, qui se tiendra en fin d’année à Varsovie, selon un communiqué de l’ONU.

    Aussi, « je vous accueille avec une inquiétude plus vive », a-t-elle lancé aux négociateurs, exprimant aussi un « sens de l’urgence plus fort ».

    Il s’agit de la première réunion des délégations depuis la conférence de Doha, fin 2012.

    La communauté internationale s’est fixé comme objectif de parvenir en 2015 à un accord obligeant tous les pays, dont les deux grands pollueurs qui sont la Chine et les Etats-Unis, à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre (GES). Il entrerait en vigueur en 2020.

    L’objectif est de contenir la hausse du thermomètre à 2°C par rapport aux niveaux pré-industriels, seuil au-delà duquel les scientifiques estiment que le système climatique s’emballerait.

    Pour parvenir à une température entre 2°C et 2,4°C, il faudrait que la concentration de CO2 plafonne à 350-400 ppm (ou entre 445 et 490 ppm pour la totalité des GES), selon le dernier rapport du groupe d’experts de l’ONU sur le climat, le Giec.

    D’après le Scripps Institution of Oceanography, qui travaille avec l’observatoire de Mauna Loa, la concentration de CO2 pourrait dépasser les 400 ppm en mai, pour la première fois de l’histoire humaine.

    Les premières données observées en mars 1958 s’établissaient à 316 ppm. Avant la période industrielle, et le recours aux énergies fossiles, la concentration de CO2 était estimée à 280 ppm.

    Le niveau de CO2, le principal GES, était probablement de 400 ppm durant la période géologique du pliocène, il y a entre 3,2 millions et 5 millions d’années, quand la terre faisait de 2 à 3 degrés de plus, indique le Scripps dans un communiqué.

    http://www.romandie.com/news/n/CLIMATLe_CO2_va_passer_un_nouveau_seuil_inquietude_de_l_ONU54290420131631.asp

  23. Je ne suis pas aveugle devant Cuba, du moins pas autant que vous qui ne voyez en ce Régime que la propagande Atlantiste. Comme je l’ai dit dans un post précédent, Cuba n’est pas arrivé à être en équilibre avec son environnement par volonté, mais par contrainte. Oui la centrale de Jaragua aurait été un immense facteur de risque et un dommage irréparable pour l’environnement. Mais ce projet n’a pas vu le jour et c’est tant mieux à quelques mois près.
    Quant aux menaces d’armes nucléaires, ce sont les USA qui les ont lancé. Dois-je vous rappeler que ce sont les USA qui ont déclaré la guerre à la jeune révolution cubaine. La tentative d’invasion de l’île par des mercenaires soutenus par la CIA était l’œuvre de la grande démocratie US et c’est cet évènement qui a fait paniqué les cubains qui ont cherché la protection de l’autre grand bloc de l’époque qu’était l’URSS.
    La rhétorique occidentale au sujet des droits de l’Homme pour justifier la stigmatisation de Cuba est un prétexte peu crédible, il suffit de regarder les chiffres d’Amnesty International. Je n’affirme pas qu’il n’y a aucune violation des droits de l’Homme ou sur la liberté d’expression. Il en existe c’est sûr et il faut s’en indigner. Mais sur le continent américain, du Canada à l’Argentine, les violations des droits de l’Homme sont terrifiantes, et Cuba est de loin le pays le moins accablé par l’organisation. Au USA, actuellement, 180 enfants sont condamnés à la prison à vie, sans aucun droit à la liberté conditionnelle, et ce rien que dans l’état de Californie… Dans les prisons d’Abu Ghraïb, Guantanamo, Baghram ce sont plusieurs centaines de personnes enfermés, torturés sans motif et sans procès juste sur des soupçons. Et je ne parle même pas des drones qui massacrent plus d’innocents que de terroristes. Je n’évoquerai pas non plus le cas d’Israël qui bafoue les droits les plus élémentaires de nombreux Palestiniens… Je suis un fervent défenseur des droits de l’Homme et de la liberté de parole, c’est pour cela que je défend Cuba de toutes les calomnies qui sont déversées sur ce pays, qui certes mérite d’être critiqué, mais pas de la manière dont nous le faisons. D’autant plus que d’après Amnesty International, l’Europe est moins bien placé que Cuba sur les Droits de l’Homme, puisque de nombreux pays de l’UE apparaissent dans les rapports, pour exportations d’armes vers des pays où persistent de graves atteintes aux droits de l’Homme, pour manque d’impartialité de la justice, pour discrimination contre des minorités, pour traitement inhumain et dégradants à l’égard de détenus… et la liste est longue, bien plus que celle concernant Cuba.
    Au sujet de la liberté d’expression, rendez-vous sur place et vous verrez vite qu’un Cubain dit ce qu’il a sur le cœur qu’il soit pour le gouvernement ou contre ce qui est en fait assez rare. Car la plupart des cubains souhaitent rester dans un état socialiste ils ont réitéré leur choix par référendum en 2006 à une écrasante majorité, mais ils n’hésitent pas à critiquer ce qui conviendrait d’améliorer ou de changer. Au sujet des médias, d’innombrables journaux locaux existent, des dizaines de stations radios, l’art quant à lui est florissant.
    Il est triste de voir que sur ce blog qui contient des articles intéressants, soit mêlée une propagande bien huilée. Pour moi comme pour de nombreuses personnes il y a au sujet de Cuba une différence abyssale entre la représentation idéologique véhiculée par les médias occidentaux et la réalité du pays. L’intoxication médiatique à l’encontre de la problématique cubaine est tellement efficace qu’elle a même contaminée les secteurs les plus progressistes du monde occidental.
    Heureusement, le monde n’est pas uniforme, et Cuba jouit d’un grand prestige sur les continents Asiatique, Africain, et d’Amérique Latine. De nombreuses institutions internationales comme l’Unicef, l’Unesco, la commission économique pour l’Amérique Latine, etc., félicitent les efforts engagés par Cuba dans divers domaine, comme l’environnement, la santé, la culture et l’éducation. La plupart des nations du Tiers-monde ne cessent de remercier le gouvernement de La Havane pour l’aide fournie gratuitement (mot que nous ne connaissons que trop peu) en termes de médecins et d’enseignants.
    Vous ne souhaitez pas répondre à mes interventions, mais vous jetez tout de même quelques fientes sans fondements au passage histoire de…
    Au sujet des abeilles cubaines, je peux vous dire que l’on voit des ruches partout même dans La Havane. L’absence totale de pesticide et d’insecticide dû à l’embargo US ont sûrement préserver les abeilles. On trouve du miel en abondance et peu coûteux et de nombreux médicaments sont élaborés à partir de produits de la ruche.
    Spécialistes mondiaux de l’apithérapie qui utilisent les produits de la ruche à des fins thérapeutiques, Théodore Cherbuliez et Roch Domerego allient tradition et modernité. Leurs travaux de recherche et de vulgarisation dans le domaine font depuis des années référence tant dans l’apithérapie que dans la médecine verte en général. C’est à Cuba en premier lieu qu’ils ont permis à la «médecine des abeilles» d’être reconnue comme une solution nationale de santé publique.

  24. Bonsoir,

    http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/04/29/abeilles-trois-pesticides-vont-etre-interdits-dans-l-union-europeenne_3168273_3244.html

    Pour le bien de nos abeilles. Un commentaire d’ailleurs, que j’avais relevé, pour pouvoir le mettre a l’occasion. Par amour pour les petites mayas.

    Attention cela pique! 🙂

    Et les pratiques des apiculteurs? Ne pourraient on pas en parler? C’est à l’identique que dans l’élevage ovins et bovins sans compter les produits chimiques pour soi disant éradiquer le Varroa, les types de ruches dites productives , dites ruches à cadres avec ‘don’ de cire chimiques et j’en passe…

    Je suis apiculteur naturel… 30 ruches… je n’ai pas de cadres dans mes PETITES ruches (warré), je ne donne pas de cire, elles la construisent elles mêmes (besoin impérieux pour leur cycle naturel) -soi dit en passant, le fait de leur donner des cirés pré alvéolées est une grosse MERDE consumériste. Ces préalvéoles sont 1mm plus grandes que les alvéoles naturelles. Pourquoi? Pour avoir plus de rendements.

    Pas de produits chimiques dans mes ruches, j’ai du varroa mais mes petites gèrent depuis des années et j’en ai de moins en moins voire plus du tout dans certaines de mes ruches. Le frelon? elles gèrent merveilleusement bien. Certains frelons sont choppés par une trentaine d’abeilles et chauffent à 43°C. Certaines meurent et le frelon meure a coup sur, je les voit faire. Je n’ouvre jamais mes ruches, condition indispensable pour ne pas casser un éco système fragile tous les deux jours. Mes ruches sont en foret.

    Bilan=> je n’ai pas de pertes. AUCUNE depuis 5 ans.

    Les apiculteurs devraient balayer devant leurs portes avant tout. Simplement, il faut QUE CA RAPPORTE. Si cela rapporte pas assez c’est de la faute de quelqu’un … FORCEMENT.
    QUI MIEUX QUE L’ABEILLE SAIT CE QUI EST BON POUR ELLE. L’homme croit que c’est lui avec son complexe de supériorité … Bouffon qu’il est!

    Les abeilles en ont raz le jabot de vos gueules. J’ai rarement vu des êtres aussi intelligents, beaucoup plus doué que l’homme moderne. Notez que leurs alvéoles sont construites au NOMBRE D’OR!!!!!!!!!!

    L’apiculture ne devrait pas être professionnelle. C’est dit.

    Le rapport au fric détruit tout.
    L’agriculture moderne est une GROSSE MERDE tout autant que l’apiculture moderne avec ses grosses ruches à cadres.

    Les abeilles en ont raz le jabot, elles se cassent…

    Et pour info, pour respecter le cycle naturel des mes petites, je ne récolte que 10 kg tous les 2 ANS…AHH ca peut choquer. Mais c’est ainsi. J’ai un roulement de 2-3 ans pour récolter sur mes ruches. C’est la clef pour laisser l’abeille et son essaim évoluer lentement en harmonie avec son environnement.

    Demandez aux apiculteurs ce qu’ils donnent a leurs abeilles pour hiverner. La majorité vont vous dire du sucre … donc de la MERDE. Ne pas s’étonner des maladies et autres morts hivernales. Ils prennent un max de miel et leur redonnent du sucre pour l’hiver. Le seul miel acceptable est le miel toute fleurs récolté en Septembre/Octobre, récolté avec parcimonie et si doute il y a , leur laisser tout leur trésor. De plus, le miel monofloral dit de printemps est une GAJEURE. Ce miel est indispensable pour les abeilles car il contient toute la pharmacopée et autres oligoéléments pour survivre. Il faut leur laisser mais personne ne le fait. Alors ne pas s’étonner ….

    L’apiculture moderne est un cache misère de merde. Qu’ils ne viennent pas pleurer, ils se comportent comme les agriculteurs modernes.

    Bzzz, Bzzz, 😉

  25. Que dieu les protège! et pourvu que cela dure! merci de ces bonne nouvelles! Ici nous les avons fracassées! porca miseria!  »
    Au sujet des abeilles cubaines, je peux vous dire que l’on voit des ruches partout même dans La Havane. L’absence totale de pesticide et d’insecticide dû à l’embargo US ont sûrement préserver les abeilles. On trouve du miel en abondance et peu coûteux et de nombreux médicaments sont élaborés à partir de produits de la ruche.
    Spécialistes mondiaux de l’apithérapie qui utilisent les produits de la ruche à des fins thérapeutiques, Théodore Cherbuliez et Roch Domerego allient tradition et modernité. Leurs travaux de recherche et de vulgarisation dans le domaine font depuis des années référence tant dans l’apithérapie que dans la médecine verte en général. C’est à Cuba en premier lieu qu’ils ont permis à la «médecine des abeilles» d’être reconnue comme une solution nationale de santé publique.

  26. S’il vous plait ne nous quittez pas.
    Cet article est l’illustration parfaite de ce que vous apportez sur le Net.
    J’adore venir par ici et relayer votre pensée sur le modeste blog que je nourris http://lemurparle.blogspot.fr/
    Je sais qu’ici j’y trouverai des infos sur la planète, des infos que je ne trouverais pas ailleurs parce que votre esprit n’est pas affilié aux Verts à Mélanchon ou je ne sais quel parti, association, groupe organisé.
    Les êtres libres dans leur tête qui se préoccupent de la santé du monde sont plutôt rares.
    D’un autre côté si vous en avez assez mieux vaut faire autre chose et je suis sûre que vous continuerez à votre façon à défendre la vie et la beauté

  27. « Peak Oil »? « Peak de toutes les ressources »?

    Savez-vous qu’on a deja atteint le « Peak babies »?

    http://www.ted.com/talks/hans_rosling_religions_and_babies.html

    Ca vous rassure ou ca vous inquiete?

    Attention! Selon votre reponse, on pourra voir si selon vous l’homme est une nuisance ou une ressource…

    « directeur des nuisances humaines »… Si l’on etait logique, il faudrait inventer ce titre, non?

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